Monday, June 26, 2017

Texte du stupéfiant jugement rendu le 6 juin 2017 à mon encontre + Texte de mes premiers commentaires


Tribunal de Grande Instance de Paris,
17e chambre correctionnelle, 6 juin 2017

Président : Fabienne Siredey-Garnier. Assesseurs : Marc Pinturault et Caroline Kuhnmunch. Ministère public : Florence Gilbert. N° de parquet : 14356000489. Plaidoiries le 9 mai 2017. Robert Faurisson porte plainte pour diffamation publique contre Ariane Chemin, journaliste du Monde, et Teresa Cremisi, directrice de publication des Editions Flammarion, pour avoir écrit et publié dans Le Monde / 70 ans d’histoire (août 2014, 496 p.) un article intitulé : « 29 décembre 1978 / Le jour où Le Monde a publié la tribune de Faurisson » (p. 469-470).
Le texte du jugement qui me déboute de mes demandes
Voyez ci-après les neuf pages du jugement du 6 juin 2017 qui déclare recevable l’offre de preuve d’Ariane Chemin, renvoie Ariane Chemin et Teresa Cremisi des fins de la poursuite, déclare Robert Faurisson recevable en sa constitution de partie civile et le déboute de ses demandes en raison de la relaxe prononcée.
Mes premiers commentaires sur ce jugement
Me voici déclaré 1) un menteur, 2) un falsificateur et 3) un faussaire de l’histoire. De 1979 à 2017, soit en 38 ans, jamais une instance judiciaire n’a porté à mon encontre une seule de ces trois accusations. Si j’avais été vraiment condamné à l’un ou à l’autre de ces titres, les médias du monde occidental auraient immanquablement corné la nouvelle à tous les échos.
Mais il y a pire. Dans ce jugement, on ne me fournit pas un seul exemple, pas une seule preuve de ce que je serais effectivement soit « un menteur professionnel », soit un « falsificateur », soit un « faussaire de l’histoire ». J’attendais au moins trois exemples, trois preuves. Je ne découvre rien de tel.
Parce que j’ai souvent fait état du résultat de mes enquêtes sur les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs, et cela notamment en une phrase de près de soixante mots, j’ai pu être condamné pour « diffamation raciale (!) », pour « dommage à autrui » (!), pour « contestation » (loi Gayssot) (!) ou pour tel autre motif, mais jamais je n’ai été condamné comme menteur professionnel, comme falsificateur ou comme faussaire de l’histoire. Certains de mes adversaires sont allés jusqu’à déplorer cet état de fait surtout quand, par exemple, un arrêt de la Cour d’appel de Paris, en date du 26 avril 1983, a rendu justice à la qualité de mes travaux sur les « chambres à gaz nazies ». J’ai, d’autre part, obtenu, par le passé, la condamnation de personnes déclarant que j’avais été condamné comme faussaire de l’histoire (tel a été le cas de l’avocat Bernard Edelman, docteur en droit, et du responsable du Recueil Dalloz-Sirey« la bible des juristes », successivement en première instance, en appel et en cassation ; voy., par exemple, Le professeur Faurisson obtient la condamnation du Dalloz-Sirey, 23 novembre 1983).
L’explication, incroyablement biscornue, de mes juges se situe à la page 6 de leur écrit. Pour eux, les différentes juridictions qui, par le passé, se sont prononcées sur mon cas l’auraient fait en recourant à des « formulations et précautions stylistiques et méthodologiques » qui cachaient leur conviction profonde selon laquelle j’aurais « occulté et travesti la vérité historique ». Mes juges estiment que leurs précautionneux prédécesseurs n’auraient pas exprimé le fond de leur pensée ! Pendant 38 ans (de 1979 à nos jours), lesdits prédécesseurs auraient considéré que j’étais un homme qui avait « occulté et travesti la vérité historique » mais, pendant 38 ans, prenant toutes sortes de précautions, ils n’auraient pas osé et su le dire. Ici on attend une démonstration. On aimerait savoir comment, tout d’un coup, en 2017, mes juges auraient soudainement sondé les cœurs et les reins de leurs timides prédécesseurs. Quelles auraient été au juste ces « formulations » précautionneuses ? Ces « précautions stylistiques » ? Et surtout ces « précautions méthodologiques » qu’on a peine à imaginer vu le caractère jargonnesque de la formulation ? On aimerait surtout des démonstrations rigoureuses avec, d’une part, les phrases des anciens juges, d’autre part, leurs « précautions » et, enfin, la traduction précise de leur pensée profonde par de nouveaux juges, sans doute particulièrement pénétrants.  
De quel droit le tribunal s’est-il dispensé de toute véritable démonstration ?
Il est arrivé que, portant plainte contre telle personne me traitant de « faussaire », j’aie été débouté. Tel a été le cas quand Robert Badinter a osé dire à la télévision qu’il m’avait fait condamner « pour être un faussaire de l’histoire ». Mais la vérité allait se révéler toute autre. En 2007, les juges de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris ont expressément prononcé que l’ancien Garde des Sceaux avait « échoué en son offre de preuve » (p. 16 du jugement du 21 mai 2007), ce qui signifie que R. Badinter n’avait pas été capable de prouver que Faurisson avait été condamné en qualité de « faussaire de l’histoire ». R. Badinter n’avait échappé à une condamnation qu’au bénéfice de « la bonne foi » (sic). Dans ces conditions, les juges de la même chambre du même tribunal de Paris, cette fois-ci, en 2017, sous la présidence de Dame Siredey-Garnier ne peuvent  pas se prévaloir d’un tel jugement et l’invoquer pour conclure qu’il y avait là, dans ce jugement même de 2007, une preuve de plus de ce que Faurisson était au fond un faussaire de l’histoire, un faussaire stigmatisé comme tel par une instance juridictionnelle française. C’est  pourtant ce qu’ont eu l’audace de faire ces juges, le 6 juin 2017.
Autre étrangeté : en 1990, le Parlement, avec la loi Gayssot (ou « loi Faurisson »), a soudain institué en délit le fait même de contester l’existence de la Shoah et des « chambres à gaz exterminatoires ». Soit ! Mais comment, le 6 juin 2017, le tribunal a-t-il pu ajouter que cette loi « confère nécessairement aux personnes persistant [dans la contestation] la double qualité de délinquant et de menteur » (p. 6) ? La qualité de « délinquant », certes, mais celle de « menteur », nulle part. On s’arroge le droit de qualifier de « menteur » celui qui ose « contester » la vérité révélée aux juges et par les juges de Nuremberg : serions-nous là face à l’application d’un dogme de nature religieuse, selon lequel celui qui persiste à douter est nécessairement de mauvaise foi ?
Le tribunal présidé par Dame Siredey-Garnier s’est lui-même permis de gravement falsifier le texte et le contenu de l’arrêt susmentionné du 26 avril 1983. Au bas de la page 8, citant un important passage de cet arrêt, il en interrompt subitement le cours et en omet froidement la si importante conclusion. Juste après les mots « plus de quatorze ans », suivis d’un point-virgule, la cour avait ajouté le considérant suivant : «  la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur les chambres à gaz nazies] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ».  On aura noté la présence de la conjonction « donc ». Pour la cour, les recherches, les travaux, les conclusions de M. Faurisson en ce domaine sont si sérieux (car sans aucune trace soit de « légèreté », soit de « négligence », soit d’ignorance délibérée, soit, surtout, de « mensonge ») que tout le monde doit avoir le droit 1) de dire, tout comme Faurisson, que ces prétendues chambres à gaz nazies ne sont qu’un mensonge historique et 2), à plus forte raison, d’en débattre librement. 
Comment des magistrats peuvent-ils ainsi pousser l’aplomb jusqu’à dénaturer par de tels escamotages le sens d’une décision de justice ? Il est inconcevable qu’un arrêt qui contient, dans l’une de ses parties, un pareil hommage à mon travail sur les prétendues armes de destruction massive d’Adolf Hitler contienne, au fond, l’idée ou l’accusation que je serais « un menteur professionnel », un « falsificateur » ou un « faussaire de l’histoire ». Il est tout aussi inconcevable qu’un jugement où il est dit que Robert Badinter a été incapable de prouver qu’il avait, en tant qu’avocat, fait condamner Robert Faurisson en qualité de « faussaire de l’histoire » contienne, au fond, l’idée que le même Robert Faurisson serait, lui, un « faussaire avéré de l’histoire ». Assurément des juges peuvent quelquefois exprimer au début de leur sentence un avis, puis, par la suite, exprimer sur tel autre point des réserves ou des critiques mais ils ne le feront pas au point d’aller jusqu’à s’infliger un pareil démenti ou jusqu’à tenir un discours aussi incohérent.
26 juin 2017 

[Ces « premiers commentaires » devraient avoir prochainement une suite]



Friday, June 23, 2017

Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?

En 1987, lors de l’affaire du « détail », Jean-Marie Le Pen a malheureusement très vite battu en retraite et il a finalement admis l’existence et le fonctionnement des mythiques « chambres à gaz [nazies] ».
Tout récemment, « Hannibal », alias Martin Peltier, vient de nous faire une remarque en ce sens dans Rivarol et hier « Bocage » a été bien inspiré d’appeler notre attention sur son article (bulletin 5989, « Rivarol : Si seulement Le Pen avait osé … ») :
Il faut toujours lire l’hebdomadaire Rivarol (19 avenue d’Italie, 75013 Paris, www.rivarol.com) si l’on ne veut pas passer à côté d’une belle perle.
Dans le Rivarol n° 3287 du 15 juin, Hannibal – toujours lui ! – dans un article intitulé « De l’imposture de Zorro à l’assassinat de Jeanne d’Arc » (en page 12), s’interroge sur celui ou celle qu’il aurait fallu choisir pour défendre la nation française et il écrit :

A vrai dire, Le Pen lui-même n’avait pas tout à fait le profil. C’était Du Guesclin, ce qui n’est déjà pas si mal. Il lui manquait les voix, celles d’en haut, pas celles des électeurs, sainte Catherine, sainte Marguerite. Il lui manquait, pour réussir une pleine rupture avec le système, une volonté de sacrifice christique, qui lui aurait fait prononcer certaines vérités en direct au vingt heures, amenant sa mort politique pour libérer l’Euramérique de son mensonge originel. Mais il n’est pas facile de se laisser tuer en direct sur le Golgotha médiatique. Ne pleurons pas sur le passé, voyons l’avenir. Pour que les peuples continuent à espérer en Jeanne d’Arc, il y a sacrément intérêt à ce qu’elle se ramène fissa. La foi flageole.
Rappelons-nous la mémorable interview (http://www.ina.fr/video/CAB87032378) où, il y a trente ans, le 15 septembre 1987, interrogé sur les chambres à gaz nazies, Le Pen avait répondu : « Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé ». Il avait ajouté que, personnellement, il n’avait pas pu en voir. Et, vivement pris à partie, il avait vite cédé concluant que, de toute manière, ces chambres à gaz n’étaient en somme qu’un moyen parmi d’autres pour les Nazis de massacrer les juifs ; celles-ci ne constituaient donc qu’un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Le 18 septembre 1987 il a tenu à se justifier dans une longue déclaration à la salle de conférences de l’Assemblée nationale, publiée par Le Quotidien de Paris dans son édition des 19-20 septembre, p. 2, dont voici un extrait :
Les camps de concentration où moururent par millions juifs, tziganes, chrétiens et patriotes de toute l’Europe et les méthodes employées pour mettre à mort les détenus : pendaisons, fusillades, piqûres, chambres à gaz, traitements inhumains, privations, constituèrent un chapitre, une partie, un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme en témoignent d’ailleurs tous les ouvrages généraux qui y furent consacrés.
Il est dommage qu’à ses agresseurs il n’ait pas dit qu’il comptait sur eux pour lui faire voir ce qu’il n’avait pas pu voir et que personne d’autre que lui n’avait pu voir et décrire devant un tribunal de façon convaincante : il n’existe, en effet, aucune expertise médico-légale attestant de ce qu’en tel camp, à tel endroit, il a réellement fonctionné une telle « arme de destruction massive ». En 1945-1946, au cours de leur grand procès-spectacle de Nuremberg, les accusateurs de l’Allemagne n’en ont pas fourni la moindre description. Les plans de construction des cinq crématoires d’Auschwitz, que j’ai découverts le 19 mars 1976 et qu’on tenait soigneusement cachés, montrent au contraire que ces crématoires n’ont jamais contenu que des locaux inoffensifs et radicalement impropres à un quelconque gazage homicide.
Il vaut la peine d’écouter Le Pen trois jours après le soir du « détail » (http://www.ina.fr/video/CAB87032637), puis quatre mois plus tard, en janvier 1988 (http://www.ina.fr/video/I00005274).
Dans son récent programme électoral on l’a vu réclamer en principe l’abrogation de la loi anti-révisionniste dite « loi Gayssot » mais, à moins que je ne me trompe, il n’est jamais intervenu en faveur d’un révisionniste aux prises avec la police de la pensée. Encore en 2017, il n’a élevé aucune protestation en faveur du libraire Benoît Loeuillet, responsable du Front national à Nice, chassé du jour au lendemain de son parti par les soins de Marine Le Pen en personne (à ce sujet voyez mon bref article du 18 mars 2017 : Marine Le Pen entre en campagne contre le révisionnisme historique. Que va décider Jean-Marie Le Pen ?).
 Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?  
                                                                                                                        23 juin 2017

Saturday, June 3, 2017

Mon procès contre Ariane Chemin (9 mai 2017) : pour mémoire, le cas symptomatique de Raul Hilberg


Le plus prestigieux des historiens de ce qu’on appelle « l’Holocauste » ou la « Shoah », ou « l’extermination des Juifs » n’est autre que le professeur Raul Hilberg (1926-2007), juif américain, qui, pour sa part, tenait à parler de ce qu’en termes plus mesurés il appelait « La destruction des Juifs d’Europe » (The Destruction of the European Jews).

Dans mon compte rendu de l’audience du 9 mai 2017 du procès que j’ai intenté contre la journaliste Ariane Chemin, relisez de près les termes dans lesquels cet historien a fini par nous expliquer que, si l’on ne trouve en fin de compte aucune preuve de la réalité d’une telle horreur, c’est que cette horreur sans précédent aurait été perpétrée secrètement (!) à la suite d’un complot (!!) ourdi par la bureaucratie allemande qui, peu à peu, avait renoncé à l’écrit pour l’oral et usé de la télépathie (!!!). Je ne plaisante pas ; selon R. Hilberg, ce crime aux proportions gigantesques avait été commis, en propres termes, par l’effet d’« une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie ».

En 1988 est parue La destruction des Juifs d’Europe (Fayard, 1 101 pages). Il s’agissait de la traduction de The Destruction of the European Jews (New York, London, Holmes & Meier, 3 volumes, 1 274 pages) ; curieusement, cette édition se qualifiait de « Revised and Definitive », une précision absente de la traduction française. Dans sa livraison du mardi 7 juin 1988, en page 7, le journal Le Monde décidait de frapper un grand coup en faveur de la sortie du livre en français et contre « le révisionnisme à la Faurisson ». En un pavé de citations, il regroupait les avis de cinq personnalités faisant autorité dans l’historiographie de la « Shoah ». Le ton des commentaires était tout simplement dithyrambique. Qu’on en juge !

Claude Lanzmann, dans Le Nouvel Observateur, avait salué un livre unique :

Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer.

Dans L’Express, Luc Ferry, futur ministre de l’Education nationale, et Sylvaine Pasquier avaient, pour leur part, écrit :

La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet ... Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle « le point de détail ».

Quant à Annette Levy-Willard, dans Libération, elle avait salué un monument :

Un monument implacable du XXe siècle. Le récit, jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants.

Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix, avait annoncé « Un livre magistral ».

De 1961, année où était parue la première édition de son ouvrage, jusqu’en 1982, R. Hilberg s’en était tenu à l’explication traditionnelle selon laquelle le IIIe Reich avait, de bout en bout, ordonné, organisé et mené à bien une destruction systématique des « Juifs d’Europe » en usant d’ordres et de moyens dont, en principe, il devait être facile de retrouver de multiples preuves. C’est à partir de la fin des années 1970, quand les révisionnistes ont vraiment démontré l’inexistence ou l’inconsistance des preuves avancées, que R. Hilberg, mis au pied du mur et sommé de fournir de véritables preuves, s’est vu finalement contraint d’exposer en 1983 son insoutenable théorie de ce qu’il a appelé «
 an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy ». Deux ans plus tard, en janvier 1985, lors du premier procès de Toronto où comparaissait le révisionniste Ernst Zündel, assisté notamment de l’avocat Doug Christie que je secondais en qualité d’expert, R. Hilberg, lui-même expert de l’accusation, allait subir en plein prétoire la plus cuisante et la plus humiliante des défaites. La transcription officielle des débats en fait foi.

Personnellement je garde en mémoire l’instant pathétique où le malheureux Hilberg a quitté la barre d’où il avait si piteusement tenté de répondre à nos questions. Nous avons, lui et moi, échangé un regard. Emu par sa défaite, j’ai alors failli quitter ma place, me porter à sa rencontre et le réconforter d’un mot. Je m’en suis abstenu, eu égard au sort bien plus déplorable de mon ami Ernst Zündel et de tant de révisionnistes. Par la suite, pendant des années, il donnera l’impression de maintenir sa thèse, si absurde, si aberrante et même si loufoque qu’on ne saurait guère lui en trouver d’équivalent dans la production historiographique ; seuls les procès de sorcellerie religieuse ou de sorcellerie politique ont atteint de tels sommets d’inanité. Il mourra en 2003, ce qui lui épargnera de constater que par la suite, de 2003 à 2017, la thèse exterminationniste ira de désastre en désastre si bien qu’elle ne subsiste plus aujourd’hui, çà et là, que par la force injuste de lois d’exception et grâce à une répression judiciaire de plus en plus cynique contre les révisionnistes. R. Hilberg aura certes fait « école » mais dans le sens le plus fâcheux du mot : plus s’accumulent de nouvelles versions de la thèse officielle où l’on s’efforce encore de nous faire croire à l’existence durant la dernière guerre mondiale d’une extermination des juifs, plus s’affiche l’impossibilité d’en fournir la moindre preuve. Sur le plan de la science et de l’histoire, la victoire des révisionnistes est totale ; sur le même plan historique et scientifique la défaite des exterminationnistes est écrasante et s’accompagne, en outre, du déshonneur d’exercer une telle répression, digne des régimes totalitaires.

Ne l’oublions jamais, c’est avec Raul Hilberg que l’histoire de la prétendue Shoah a vraiment tiré ses premières et ses dernières balles. C’est avec l’existence de son gros ouvrage en anglais, en français, en allemand que, pendant quelques années, on a pu faire croire à une partie du grand public qu’un prestigieux historien américain avait gagné la partie contre les révisionnistes. Mais c’est aussi, en grande partie, à cause de son exemple et de ses pures spéculations d’« historien de papier » qu’en fin de compte les adversaires du révisionnisme historique ont non seulement perdu la bataille mais aussi perdu l’honneur.

NB : En 2003 paraîtra une troisième édition en anglais. En 2006, Gallimard en publiera une traduction en français présentée comme une « édition définitive, complétée et mise à jour » « avec des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour cette version française ».
3 juin 2017