Friday, July 19, 2013

En Suisse, prison et procès pour Frank Brunner


Ce 30 juillet, le révisionniste Frank Brunner, actuellement en prison, passera en jugement devant un tribunal de Genève. A sa demande et à celle de son avocat, Me Pierre Bayenet, j’ai accepté de me présenter à la barre en qualité de témoin. J’ai pris mes premières dispositions pour me rendre à Genève quand, tout à coup, Me Bayenet m’a fait savoir que le procureur s’opposait à notre projet. Jusqu’à nouvel ordre il me faut donc y renoncer.

Déjà en 2000, je m’étais vu refuser le droit de témoigner à Lausanne en faveur du révisionniste Gaston-Armand Amaudruz qui, à 80 ans, allait se voir condamner à un an d’emprisonnement ferme et à toute une série de peines financières et autres.

Le 26 juin de la même année, je diffusais un article intitulé : « Procès Amaudruz à Lausanne : ce que j’aurais dit à la barre, sous serment ». Avec mon accord, ce texte était publié en août, avec d’autres textes signés d’autres noms, dans un opuscule intitulé Le procès Amaudruz, une parodie de justice. L’éditeur en était René-Louis Berclaz, secrétaire général de l'Association Vérité & Justice, qui avait son siège en Suisse, à Châtel-Saint-Denis.

Le 19 juin 2001, je recevais à mon domicile, en France, une « ordonnance pénale » du 15 juin 2001 signée d’un certain Michel Favre, juge d’instruction à Fribourg. De ce magistrat qui ne m’avait jamais auparavant donné signe de vie, qui ne m’avait jamais rien signifié, qui ne m’avait jamais interrogé ou entendu, j’apprenais ma « condamnation » (sic) pour « discrimination raciale » (sic) en raison de deux fragments de mon article d'un total de 24 + 17 = 41 mots. J’étais condamné à un mois d’emprisonnement et au versement de 230 FS pour frais de procédure. On ajoutait : « Une opposition contre la présente ordonnance peut être déposée auprès du Juge d’instruction, dans les 30 jours après sa notification ».

Dès le 20 juin j’adressais à Michel Favre le pli RAR suivant :

Je n’ai jamais été averti, ni par vous-même ni par une autre autorité judiciaire de votre pays de l’ouverture d’une procédure judiciaire à mon encontre. Je constate que, dans le secret de votre cabinet, sans m’avoir entendu, vous venez de me condamner à une peine d’un mois de prison ferme ainsi qu’au versement de 230 FS pour « frais de procédure ». – Votre ordonnance pénale du 15 juin 2001 m’est parvenue hier, 19 juin. Je me tiens à la disposition de la justice du canton de Fribourg en vue de purger ma peine. Vous devrez me faire savoir dans les meilleurs délais le lieu et la date de mon incarcération.

Je tiendrai, si c’est possible, à voir votre visage.

Le 22 juin 2001, le journal suisse 24 Heures titrait : « Procès Amaudruz. Recalé comme témoin, Faurisson veut être emprisonné en Suisse ». Le 23 juin, avec sa malhonnêteté coutumière, Le Progrès [de Lyon] titrait : « Robert Faurisson condamné en Suisse à un mois de prison ferme » et le contenu de l’article était rédigé de sorte que le lecteur français pouvait croire que cette condamnation, prononcée par un juge d’instruction, l’avait été à tout le moins après une audition du condamné ; en outre, on ne soufflait mot du fait que je m’étais dit prêt à me rendre en prison. J’envoyais au journal un texte en droit de réponse, qui... n’allait pas être publié. Dans le dernier alinéa de ce texte j’avais écrit : « Par crainte de l’intolérance et de la censure, Voltaire, dans les dernières années de sa vie, s’était établi à Ferney, à proximité de la Suisse ; ainsi, en cas de menace d’arrestation pour ses écrits, pouvait-il d’un pas aller trouver refuge en la libre Helvétie. Les temps ont changé. »

Le 26 juin, un autre journal suisse, La Gruyère, titrait : « Révisionnisme / Faurisson ira en prison » et annonçait : « Le révisionniste français Robert Faurisson se tient à la disposition de la justice du canton de Fribourg pour purger sa peine d’un mois de prison ferme. Il reproche au juge Michel Favre de l’avoir ‘condamné par correspondance’ » ; suivait un long article signé d’une Marie-Paule Angel dénonçant en particulier ma « prose infestée de relents antisémites ».

Ce même 26 juin 2001, mon juge accusateur répondait à ma lettre RAR du 20 juin. Non recommandée, sa lettre me parvenait le 9 juillet. Au lieu de me dire où et quand je devais, le moment venu, me rendre aux autorités de son pays pour qu’elles jettent en prison un professeur à la retraite qui – horribile dictu et visu – ne croyait notamment pas aux magiques chambres à gaz nazies, il m’expliquait, Sancta Simplicitas !, que 1) la loi de son canton l’autorisait à faire ce qu’il avait fait (je m’en doutais), 2) qu’il fallait aux autorités de son canton observer le délai de trente jours avant de faire ce qu’elles avaient à faire (je le savais). 

Là-dessus, depuis douze ans (2001-2013), je n’ai jamais plus rien entendu ou reçu de mon fier Helvète. Pour quelle raison ? Je n’en sais diantre rien. Peut-être avait-il commis l’erreur de me signifier ma condamnation sans passer par le canal diplomatique ?

Rebondissement dans l’affaire Frank Brunner le 18 juillet 2013

Pour en revenir à l’affaire Frank Brunner, celle-ci vient de connaître un rebondissement, et cela parce qu’on a refusé à la défense de pouvoir me citer à la barre du tribunal ce 30 juillet. Telle est en tout cas, comme on peut le voir ci-dessous, la nouvelle annoncée par La Tribune de Genève dans sa livraison du 18 juillet 2013.

Un négationniste veut la peau du juge du tribunal
Par Fedele Mendicino

L’homme, qui doit être jugé le 30 juillet, voulait que le révisionniste Robert Faurisson soit entendu au procès. Refus du magistrat.

Arrêté le mois dernier, un négationniste, qui s’en prend aux juifs et à une organisation de lutte contre l’antisémitisme, sera jugé le 30 juillet devant le Tribunal de police. En principe... En effet, selon nos informations, le quinquagénaire, défendu par Me Pierre Bayenet, a demandé la récusation du juge dans un courrier du 17 juillet. Aux yeux de la défense, le président du tribunal aurait un parti pris dans cette affaire.

Au début du mois, l’accusé demande que le révisionniste français Robert Faurisson, condamné pour « incitation à la haine raciale », soit entendu durant le procès. Pourquoi? « Mon client soutient, par exemple, qu’une chambre à gaz exposée aux touristes à Auschwitz n’en est pas une, explique Me Bayenet. Il remet en cause les témoignages de soldats afro-américains qui disent avoir libéré des camps de concentration. Selon lui, ce sont de faux témoins.

Enfin, il conteste qu’il y ait eu des ordres écrits d’éliminer les juifs à cette époque. Mon client ne nie pas le génocide, il conteste des faits ponctuels. Pour répondre à ces interrogations, il nous paraît donc intéressant que le tribunal interroge Robert Faurisson. »

Refus sec du juge le 16 juillet : « Le tribunal n’a pas à instruire, puisqu’il s’agit d’un fait notoire, l’existence d’une contestation, par les personnes se réclamant du révisionnisme, de la véracité des témoignages relatifs à l’Holocauste, de l’existence de millions de victimes juives sous le nazisme, ainsi que de l’existence des chambres à gaz. »

Me Bayenet ne compte pas en rester là. Il demande donc le lendemain au magistrat de se récuser : « Il est inadmissible qu’on ne laisse pas la possibilité à mon client de prouver que ce qu’il a dit est vrai. » Aux yeux de Me Philippe Grumbach, avocat de la partie plaignante, le prévenu « veut utiliser le Tribunal de police comme un forum pour dire que les chambres à gaz n’existaient pas. C’est inacceptable. » Si le magistrat refusait de se récuser, Me Bayenet saisirait alors la Cour de justice.

Comme nous l’écrivions le 28 juin, le Ministère public avait condamné le détenu, via une ordonnance pénale (OP), à une peine de quatre mois de prison ferme pour discrimination raciale et calomnie. C’est parce qu’il a fait opposition à cette sanction qu’il doit affronter désormais un procès public.

D’une manière générale, pour les magistrats en proie à la fièvre de châtier les révisionnistes, il n’y a plus ni foi ni loi ni droit à respecter. Les vrais révisionnistes sont payés pour le savoir mais cela ne les empêche pas de publier les résultats de leurs enquêtes et de leurs découvertes qui, jusqu’à présent, ont à ce point déconcerté les censeurs que ces derniers, faute de pouvoir fournir des preuves et de présenter des documents à l’appui de la thèse officielle, se sont trouvés réduits, jusque devant les tribunaux, à l’exhibitionnisme, à l’invective et à l’exigence d’une répression toujours plus vaine dans ses effets. 

En tout cas l’affaire est à suivre et je la suivrai. De près.

NB : Soit dans le volume V de mes Ecrits révisionnistes, soit dans le blog <http://robertfaurisson.com> on trouvera, pour les années 2000 et 2001, quatre articles propres à éclairer le lecteur sur certains aspects de « l'affaire Faurisson » en Suisse et à cette époque :
19 juillet 2013

Thursday, July 11, 2013

D'après Shoah Hebdo « le Talmud, c'est magique ! »




Ce qui est permis à Charlie Hebdo sur "l'islamisme", lequel n'est pas à confondre avec la religion islamique, devrait être permis à Shoah Hebdo sur "le juivisme", lequel n'est pas à confondre avec la religion juive.



Voyez le commentaire de Joe Lecorbeau à http://joelecorbeau.com/2013/07/10/shoah-hebdo-le-talmud-cest-magique/
11 juillet 2013

M. Ahmadinejad's solemn revisionist declaration (July 7, 2013)


Whilst their counterparts in France seem to have passed over it in silence, the information has been put out by the American and Israeli media.
Here, for example, is a report of July 8 by the Washington Times (http://www.washingtontimes.com/news/2013/jul/8/irans-president-ahmadinejad-touts-achievement-adva/):

Iran’s President Ahmadinejad touts achievement: Advancing Holocaust denials
By Cheryl K. Chumley The Washington Times 
Monday, July 8, 2013
Iran’s Mahmoud Ahmadinejad said during Sunday’s farewell ceremony that one of his biggest accomplishments while president was advancing the perception that the Holocaust never happened.
“That was a taboo topic that no one in the West allowed to be heard,” he said, The Times of Israelreported. “We put it forward at the global level. That broke the spine of the Western capitalistic regime.”
Mr. Ahmadinejad’s remarks were on the Iranian Fars news agency in Arabic, but they were omitted from the site’s English version, The Times of Israel reported.
In another part of his speech, Mr. Ahmadinejad said the Arab region should ban [sic] together and take revenge on Israel for its leaders’ treatment of Palestinians.
“We have two missions: One is developing Iran, and the other one is reforming the world,” Mr. Ahmadinejad said, The Times of Israel reported. “Some imagine that these two are separate issues and that we should just deal with Iran and forget the world, but we believe that these two are interrelated and binding issues.”
Incoming President-Elect Hassan Rouhani wasn’t impressed with Mr. Ahmadinejad’s remarks, calling it “hate rhetoric,” and saying such rhetoric had nearly brought Iran to the brink of war, The Times of Israel reported.
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(two further links

My comment: To my knowledge, this is at least the sixth time that Ahmadinejad has had the courage to speak out against the myth of the Holocaust. Here he has done so in a more solemn and definitive tone than ever.
The last time, on February 2, 2012, opening a conference in Tehran, he awarded me the first "prize for courage, resistance and combativeness" before granting me a brief private interview. He also bestowed an award on Vincent Reynouard, represented by Marie Brunet. Also participating at that conference were Maria Poumier, Dieudonné M'Bala M'Bala, Paul-Eric Blanrue (through a representative), Béatrice Pignède and, from Italy, professor Claudio Moffa. Some American guests, a few Neturei Karta rabbis and other personalities, all hostile to revisionism, attended as well. From the time of the first "Holocaust" conference (December 11-12, 2006) both sides have, in equitable manner, been allowed to speak freely. 
For photos of the most recent conference or for its content please see, in the archive of my blog (at February 8 and 14, 2012),
July 11, 2013

For Shoah Hebdo, "the Talmud is magical!"




This week the French left-wing satyrical publication Charlie Hebdo, with extreme crudeness, makes fun both of the victims of the recent tragedy in Cairo and of their religion, Islam, denigrating its sacred book, the Koran. In the front-page cartoon the Koran is considered "shit" for its inability to stop bullets, as a Muslim is shown being riddled with gunfire despite his "shield".

Joe Lecorbeau, already known – and prosecuted – for his anti-conformist and pro-revisionist productions of re-worked popular culture images (taken from the cinema, advertising and... Charlie Hebdo), has come out with a parody of the current Charlie Hebdo cover: his "Shoah Hebdo" presents the Talmud, the sacred book of the Jews, as "magical", capable, in the context of a "miracle at Auschwitz", of transforming water into gas and gas into gold. 
My comment: What Charlie Hebdo is allowed to do on the subject of "Islamism", which is not to be confused with the Islamic religion, Shoah Hebdo ought to be allowed to do on the subject of "Jewism", which is not to be confused with the Jewish religion. 
 July 11, 2013

Wednesday, July 10, 2013

Solennelle déclaration révisionniste de M. Ahmadinejad (7 juillet 2013)

L'information a été publiée par des médias américains et israéliens tandis que les médias français l'ont soigneusement passée sous silence. 

  IRAN
Numéro 1253 - 09.07.2013 - 2 Av 5773 
Iran - Ahmadinedjad : mes plus belles années.... la négation de la Shoah
par Gerard Fredj

Dimanche se tenait une cérémonie d'adieux à l'occasion du départ de Mahmoud Ahmadinedjad, qui a eu l'occasion de rappeler ce qu'ont été, selon lui, ses réalisations majeures.

Et pour lui, aucun doute, son plus grand succès a été la négation de la Shoah.
"C'est un sujet tabou que personne en Occident ne veut aborder" a déclaré Ahmadinedjad dans son discours." Nous l'avons mis au centre, et cela a brisé la colonne vertébrale des régimes capitalistes".
Les propos d'Ahmadinedjad sur la Shoah ont été rapportés par l'agence de presse officielle Fars, mais on ne les retrouve évidemment par sur son site internet en anglais.
Ahmadinejad n'a pas oublié Israël, appelant le monde arabe à "à punir" l'état hébreu "pour ce qu'il fait aux palestiniens".
Selon lui, deux choses étaient importantes dans l'exercice de sa fonction de Président : "réformer et développer l'Iran, et changer l'ordre mondial".
"Certains s'imaginent qu'il s'agit de deux questions distinctes mais nous pensons que ces deux questions sont interdépendantes" a déclaré Ahmadinejad [...].
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Pour sa part, Al-Manar (Le Phare), une chaîne de télévision essentiellement en langue arabe ayant siège au Liban, a consacré un long article en français à la déclaration d'Ahmadinejad (article dans lequel une erreur s'est glissée : jamais jusqu'ici mon révisionnisme ne m'a effectivement valu d'aller en prison ; il m'a coûté une somme considérable d'ennuis – dont dix agressions physiques – mais pas encore un seul jour d'emprisonnement).
A lire au lien ci-dessous :


Mon commentaire : A ma connaissance, c'est au moins la sixième fois qu'Ahmadinejad a le courage de dénoncer le mythe de la Shoah. Il le fait, cette fois-ci, sur un ton plus solennel et définitif que jamais.
La fois précédente, le 2 février 2012, à Téhéran, à l'ouverture d'une conférence, il m'avait décerné le premier « prix du courage, de la résistance et de la combativité », puis il m'avait accordé un bref entretien personnel. Il avait aussi décerné un prix à Vincent Reynouard, représenté par Marie Brunet. Participaient également à cette conférence Maria Poumier, Dieudonné, Paul-Eric Blanrue (représenté),  Béatrice Pignède ainsi que, venu d'Italie, le professeur Claudio Moffa. Etaient encore présents des Américains, des rabbins Netureï Karta et d'autres personnalités, toutes hostiles au révisionnisme. Dès la première conférence sur 
« l'Holocauste » (11-12 décembre 2006), la parole avait été ainsi donnée de manière équitable à l'une et l'autre parties.

Soit pour les photos, soit pour la dernière conférence elle-même le lecteur pourra se reporter à mon blog aux dates des 8 et 14 février 2012 :

PS : Une version anglaise du présent message sera prochainement publiée dans ce blog. A la place du fragment en français d'Israël infos figurera un article intégral du Washington Times accompagné de références à des articles de contenu identique publiés par MSN News et par JTA (Jewish Telegraphic Agency).

10 juillet 2013

Monday, July 8, 2013

Thomas Hochmann publie "Le négationnisme face aux limites de la liberté d'expression"

Maître de conférences à l'Université de Reims Champagne-Ardennes, Thomas Hochmann vient, nous annonce-t-on, de publier Le négationnisme face aux limites de la liberté d'expression ; l'ouvrage aurait obtenu le Prix des droits de l'homme - René Cassin
Le dimanche 7 juillet 2013, Radio RCJ (la Radio de la Communauté Juive, dépendant du Fonds Social Juif Unifié) a diffusé un entretien avec T. Hochmann qu'on peut entendre à
(merci à Paul-Eric Blanrue).
T. Hochmann est remarquablement creux mais il vaut la peine de l'entendre pour mesurer à quel point, en particulier, l'expression du révisionnisme sur Internet semble poser pour nos censeurs un problème majeur.
Il y a deux ans, le personnage avait publié une étude aux accents vengeurs dans la revue Droit et Cultures (Université de Nanterre, numéro 61-2011/1, p. 235-256). Intitulée « Faurisson, falsificateur de la jurisprudence ? » Cette étude, où mon nom apparaissait plus de 160 fois, m'ouvrait la possibilité de déposer une plainte. Faute d'argent, je n'ai pu le faire. 
Lors d'un procès, j'aurais été en mesure d'apporter la preuve – spectaculaire – de trois grossières falsifications commises par mon diffamateur précisément dans le domaine de ce qu'il appelle « la jurisprudence ». A trois reprises, il avait rendu compte de décisions de justice en dénaturant chacune de ces dernières par l'escamotage de fragments essentiels à leur juste compréhension.
L'occasion se présentera peut-être bientôt de revenir sur le cas de notre escamoteur.  
8 juillet 2013