Saturday, March 31, 2012

Pour Vincent Reynouard

 Je souhaite vivement que soit entendu de tous nos amis l'appel que nous lance Vincent Reynouard avec, à ses côtés, Marie Bruchet.

Sur le plan strictement historique et scientifique le révisionnisme a gagné la partie mais, en face, sur le plan de l'enseignement, de la propagande et des médias, nous sommes de plus en plus submergés. Au grand public nous risquons de plus en plus d'apparaître comme des perdants. Le flot des publications faussement scientifiques de nos adversaires ne cesse de croître ; il faut plus que jamais l'endiguer par des réponses de caractère réellement scientifique et technique. Les Florent Brayard, Edouard Husson, Patrick Desbois et leurs compères multiplient les ouvrages les plus volumineux, les plus creux, les plus malhonnêtes. Il faut leur répliquer. Se taire ou renvoyer le bon public à des études révisionnistes publiées dans le passé serait illusoire.

Il y a cinq ans, lors d'un procès, M
e Charrière-Bournazel, à l'époque bàtonnier du barreau de Paris et plaidant pour la LICRA, avait cru bon de prendre à témoin le tribunal pour s'étonner de mon « énergie ». « Mais où puise-t-il cette énergie ? » avait-il lancé et d'ajouter avec la délicatesse qu'on lui connaît : « La solution biologique ne semble pas en vue ! ».

Aujourd'hui, la solution biologique s'est rapprochée. Mon hygiène de vie – comme celle, d'ailleurs, de Vincent Reynouard lui-même et de nombreux révisionnistes – est, si je puis dire, ... le surmenage.

A 83 ans, cette hygiène de vie devient mortelle. Jusqu'à ces derniers jours je me consolais de cette fatale perspective en songeant que la relève serait assurée en France par Vincent Reynouard aidé d'une jeune femme énergique (j'ai pu le constater à la récente conférence de Téhéran où, connaissant parfaitement son sujet, elle ne s'était pas du tout laissé intimider par la partie adverse). Mais voilà que j'apprends la funeste nouvelle : Vincent et Marie pourraient se voir contraints de quitter la galère révisionniste !

Il ne peut en être question. Vincent Reynouard est exceptionnellement doué pour l'exercice de la recherche scientifique et il n'a surtout pas son pareil pour expliquer. Il doit ce rare talent à ses qualités de cœur : il sait écouter, se mettre à la place d'autrui et avec indulgence ramener dans le chemin de la compréhension et de l'intelligence celui qui ne comprend pas ou ne veut pas comprendre. Son dévouement à la cause révisionniste est total et il a cher payé son héroïsme.

Il serait absurde et scandaleux que, comptant dans nos rangs un homme de ce calibre, nous nous séparions de lui et cela à l'heure même où l'offensive désespérée d'un adversaire aux abois risque de nous submerger.

Il y a certes plus d'une demeure dans la maison du révisionnisme et je sais qu'à son tour un homme d'une énergie singulière s'apprête à entrer pleinement en scène pour nous venir en aide, mais je le dis comme je le pense : « Vincent Reynouard est irremplaçable ». Vous le saviez sans doute mais il m'a semblé qu'en cette heure décisive pour l'avenir du révisionnisme il me fallait vous le rappeler, fût-ce avec « les restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint ».

Je vous en adjure, venez-lui en aide, inlassablement. Faites-le pour lui, pour moi, pour la noble cause du révisionnisme historique. Merci.
31 mars 2012

NB  Pour toute information concernant les abonnements à Sans Concession, la revue de Vincent Reynouard, ainsi que Le Cercle des Amis de la Famille Reynouard, adressez-vous à vincentreynouard@gmx.fr ou à sansconcession@gmx.fr.

L'adresse du site de V. Reynouard – « Pour une Histoire Débarrassée des Nombreux Mensonges » – est www.phdnm.org.


For Vincent Reynouard


I sincerely hope that the recent appeal by Vincent Reynouard with, at his side, Marie Bruchet, will be heard by all our friends.



At the strictly scientific and historical level revisionism has won the match but, on the other hand, at the educational, propaganda and media level we are more and more besieged. To the general public we increasingly risk appearing as losers. The flood of falsely scientific publications by our opponents swells relentlessly; now more than ever it must be stemmed with responses of real scientific and technical character. In France the Florent Brayards, Edouard Hussons, Patrick Desbois and partners come out with stacks of the most hefty, hollow and dishonest books. They need to be answered. We would be fooling ourselves if we thought it would do to keep quiet in the face of them, or refer people to revisionist studies published in the past.



At a trial five years ago barrister Charrière-Bournazel, then head of the Paris bar association and representing the “anti-racist” organisation LICRA against me, had the court itself remark his surprise at my “energy”. “Where does he get all that energy?”, he cried, adding, with the delicacy for which he is known: “The biological solution doesn’t seem to be in view!”.



Today the biological solution has come closer. My lifestyle – like, for that matter, Vincent Reynouard’s and that of other revisionists – is, so to speak, ... overwork.



At 83 such a lifestyle becomes deadly. In the face of this fatal outlook I used to console myself, until just lately, in thinking that the job would be carried on in France by Vincent Reynouard, assisted by a vigorous young woman (as I was able to see at the recent conference in Tehran where, knowing her subject thoroughly, she was not intimidated in the least by the opposing side). But now I learn the dismal news: Vincent and Marie might be forced to jump the revisionist galley!



There can be no question of it. Vincent Reynouard is exceptionally gifted for scientific research and, above all, he has no equal in the skill of explaining things. He owes this rare talent to his qualities of the heart: he knows how to listen, to put himself in the position of others and, with forbearance, to bring those unable or unwilling to understand back onto the path of comprehension and intelligence. His dedication to the revisionist cause is total and he has already paid dearly for his heroism.


It would be absurd and disgraceful if, having a man of this calibre in our ranks, we let go of him just when the desperate offensive of an opponent at bay threatened to swamp us.



There is of course more than one dwelling in the revisionist house and I know that, in his turn, a man of singular energy is about to enter fully upon the scene to come to our aid, but I shall say what I think: “Vincent Reynouard is irreplaceable”. You were probably already aware, but it seemed to me, at this defining moment for the future of revisionism, that I ought to remind you, even if with “the remnants of a dwindling voice and an ardour that is fading”.


I beseech you: give him your help, unstintingly. Do so for him, for me, for the noble cause of historical revisionism. Thank you.

 

March 31, 2012


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Note: For information on subscriptions to Vincent Reynouard’s publication Sans Concession or on membership of the Cercle d’amis de la famille Reynouard, please contact vincentreynouard@gmx.fr or sansconcession@gmx.fr.

Mr Reynouard’s website, “Pour une Histoire Débarrassée des Nombreux Mensonges » (For a History rid of numerous lies), is at www.phdnm.org.Bas du formulaire

Per Vincent Reynouard


Auspico vivamente che venga inteso da tutti i nostri amici l'appello che ci invia Vincent Reynouard avendo, al suo fianco, Marie Bruchet.
Sul piano strettamente storico e scientifico il revisionismo ha conseguito la vittoria ma, di contro, sul piano dell'insegnamento, della propaganda e dei media siamo sempre più sommersi. Agli occhi del grande pubblico corriamo il rischio di apparire come dei perdenti. L'ondata delle pubblicazioni falsamente scientifiche dei nostri avversari non cessa di crescere; bisogna più che mai arginarla con risposte di carattere davvero scientifico e tecnico. In Francia i Florent Brayard, Edouard Husson, Patrick Debois ed i loro compari moltiplicano le opere più voluminose, più traballanti, più disoneste. È necessario replicar loro. Credere che basti tacere o rimandare il buon pubblico agli studi revisionisti pubblicati nel passato sarebbe un'illusione.
Cinque anni fa, durante un processo, l'avvocato Charrière-Bournazel, allora presidente del consiglio degli avvocati del foro di Parigi e patrocinante per la LICRA, aveva creduto bene di prendere a testimone il tribunale per stupirsi della mia “energia”. “Ma dove attinge questa energia?”, aveva gridato, aggiungendo con la delicatezza che lo contraddistingue: “La soluzione biologica non si intravede! ”.
Oggi la soluzione biologica si è avvicinata. Il mio stile di vita, come quello d'altronde dello stesso Vincent Reynouard e di numerosi revisionisti, è, se lo posso dire... il sovraffaticamento.
A 83 anni questo stile  di vita diventa mortale. Fino ad oggi mi consolavo di questa fatale prospettiva sognando che il cambio della guardia sarebbe stato assicurato in Francia da Vincent Reynouard, aiutato da una giovane donna energica (ho potuto constatarlo alla recente conferenza di Teheran in cui, avendo perfetta conoscenza dell'argomento, essa non si era affatto lasciata intimidire dagli avversari). Ma ecco che apprendo la funesta notizia: Vincent e Marie potrebbero vedersi costretti a lasciare la galea revisionista!
Questo non deve assolutamente essere possibile. Vincent Reynouard è eccezionalmente dotato per l'esercizio della ricerca scientifica e non ha soprattutto eguali nella spiegazione. Deve questo raro talento alle sue qualità di cuore: egli sa ascoltare, mettersi nei panni altrui e con pazienza condurre nella strada della comprensione e dell'intelligenza chi non può o non vuole capire. La sua devozione alla causa revisionista è totale e ha pagato caro il suo eroismo.
Sarebbe assurdo e scandaloso che, potendo fare assegnamento nei nostri ranghi su un uomo di questo calibro, ci separassimo da lui e proprio nel momento in cui l'offensiva disperata di un nemico, che si trova agli estremi, rischia di sommergerci.
Certamente c'è più di una dimora nella casa del revisionismo e so che a sua volta un uomo di una singolare energia si appresta ad entrare pienamente in scena per venirci in aiuto, ma lo dico come lo penso: “Vincent Reynouard è insostituibile”. Voi lo sapevate probabilmente ma mi è sembrato che in quest'ora decisiva per l'avvenire del revisionismo mi occorreva ricordarvelo, fosse anche con “ciò che rimane di una voce flebile e di un ardore che si spegne”.
Ve ne scongiuro, venite in suo aiuto senza stancarvi. Fatelo per lui, per me, per la nobile causa del revisionismo storico. Grazie.
31 mars 2012

Traduzione a cura di Germana Ruggeri
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NB: Per ogni informazione in merito all'abbonamento a Sans Concession, la rivista di Vincent Reynouard, così come per il Cercle des Amis de la Famille Reynouard (la Cerchia degli Amici della famiglia Reynouard), potete rivolgervi a: vincentreynouard@gmx.fr oppure a sansconcession@gmx.fr.

L'indirizzo del sito di V. Reynouard – Pour une Histoire Débarrassée des Nombreux Mensonges ("Per una storia sgomberata da numerose menzogne") – è www.phdnm.org.

Friday, March 30, 2012

Sornettes et tricheries de Valérie Igounet sur le compte de Robert Faurisson (Première partie)



Ô mânes de Céline emprisonné au Danemark et de Robert Denoël assassiné à Paris, en 1945, ce sont les éditions Denoël et nulles autres qui viennent de publier le nouveau factum de Valérie Igounet : Robert Faurisson, portrait d’un négationniste (mars 2012, 464 p., 27,50 €) ! Révérence gardée et pour parler comme Céline, reconnaissons qu’il s’agit là d’un « portrait au caca fumant ». On y voit demoiselle Igounet soutenir la thèse que, chez Robert Faurisson, de bout en bout, « le fil conducteur reste la haine » (4ème de couverture). Dans le corps de l’ouvrage, ce leitmotiv de la « haine [des juifs] » revient de manière lancinante. Il est censé tout expliquer mais, en réalité, rien ne vient justifier cette prétendue explication sinon le raisonnement circulaire selon lequel la preuve que Faurisson est antijuif tient essentiellement au fait qu’il ne croit pas à la Shoah et, s’il ne croit pas à la Shoah, c’est qu’il est antijuif. Voilà qui n’est pas sans rappeler une réjouissante ânerie universitaire de 1979 où, dans une solennelle déclaration signée de trente-quatre universitaires français, on me rétorquait : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (voy., entre autres commentaires de cette mémorable réponse, mon article du 23 février 2002, « Pierre Vidal-Naquet à Lyon », http://robertfaurisson.blogspot.it/2002/02/pierre-vidal-naquet-lyon.html). Dans ces centaines de pages, nulle trace d’un effort de réflexion. Le lecteur en est réduit à tourner en rond ou à faire du sur place. Sa haine mise à part, Faurisson ne serait… rien. Mais, s’il n’est rien, pourquoi en faire tout un livre ? Peut-être aux yeux de Zigounette ce Faurisson est-il le diable ? On en a souvent l’impression. Après tout, du diable n’a-t-il pas « l’esprit qui toujours nie » ? Du diable, en tout cas, il a l’art de tromper. Il s’avance masqué. Voyez tous ces témoignages qui le décrivent comme un professeur hors pair, certes exigeant et caustique mais enjoué, « charmant » (sic) et d’une exceptionnelle culture : eh bien, pour Mademoiselle Igounet, ces témoignages attestent tout bonnement de la duplicité de Faurisson, un vrai comédien, un Nijinski du double jeu. Ses malheureux admirateurs n’avaient pas percé son jeu et, surtout, ils n’avaient malheureusement pas eu pour eux l’intelligence et le discernement de Zigounette, qui, à l’instar de ses pareil(le)s, détecte à cent pas l’odeur du soufre à tuer les juifs. 



Quel peut bien être « le fil conducteur » de cette demoiselle de petite quarantaine tout au long de ces pages si pleines de sornettes, fariboles, ragots, cancans et papotis auxquels s’ajoutent – et c’est bien plus grave – de stupéfiantes tricheries ? Serait-ce la haine ? L’amour rentré ? La jouissance qu’elle semble trouver dans la débauche d’imagination ? Serait-ce – les dieux m’en gardent – que le « diable » Faurisson sorti de son imagination lui émoustillerait les sens ? Zigounette subirait-elle tout au fond d’elle-même, par moments, l’attraction de ce « négationnisme » (sic) auquel elle consacre ici son second ouvrage ? Le premier, aujourd’hui vieux de douze ans, s’intitulait Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000, 701 p.). Comment diable peut-on consacrer comme elle le fait deux gros livres à ce qui, pour elle, serait le néant de la pensée et se résumerait à des élucubrations antijuives ? Si Faurisson a conclu de ses recherches, par exemple, que les chambres à gaz d’Adolf Hitler n’ont pas plus existé que les armes de destruction massive de Saddam Hussein, peut-être est-ce pour l’unique raison que, vérifications faites, ces magiques abattoirs (pour, à chaque fournée, des centaines ou des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants) n’ont tout simplement pas existé, ni même pu exister ? Depuis douze ans et encore aujourd’hui notre romancière ne semble pas s’être posé la question. On aimerait la voir se colleter avec la dure réalité au lieu de donner libre cours à « la folle du logis », c’est-à-dire à son imagination enfiévrée.



Mal conçu, inorganisé, réduit à un déballage chronologique qui fait se heurter dans le désordre les anecdotes les plus futiles, rédigé en un français trop souvent approximatif, l’ouvrage de Valérie Igounet comporte cinq parties ou, plutôt, quatre premières parties où Faurisson apparaît sous les traits d’un raté congénital et une cinquième et dernière partie où l’on a la surprise d’apprendre que le raté en question est, contre toute attente et par miracle, enfin parvenu à son but et connaît aujourd’hui « la gloire » !

Les cinq parties s’intitulent respectivement : 1. L’extrémiste (1929-1968) ; 2. Le provocateur (1968-1978) ; 3. Le propagandiste (1978-1985) ; 4. Le manipulateur (1985-2000) ; 5. L’heure de gloire ? (2000-2011). Le titre de la première partie nous révèle qu’ayant vu le jour en 1929 Robert Faurisson, cette année-là, serait donc « né » « extrémiste » : un tour de force ! Quant au titre de la dernière partie, il se termine sur un point d’interrogation mais cette interrogation est ici rhétorique car, ainsi qu’en fait foi une page dudit chapitre, l’extrémiste-provocateur-propagandiste-manipulateur qui recherchait la gloire sans jamais l’atteindre, tout d’un coup, en 2008, est parvenu à « une notoriété sans précédent. L’heure de gloire [cette année-là] de Robert Faurisson a sonné » (p. 374). Et la demoiselle prolongée de conclure : « Il était temps ».

Alors que son ouvrage allait être confié à l’imprimeur, un scrupule l’a saisie. Mademoiselle Igounet (ou son éditeur ?) a dû songer que des lecteurs trouveraient étrange qu’écrivant un gros ouvrage sur Faurisson elle n’eût pas jugé utile de poser la moindre question à l’intéressé. Comment cela ? Pour se faire une juste idée du personnage, elle aurait directement interrogé certaines personnes, en France ou à l’étranger, soit par lettre ou message électronique, soit par téléphone, soit à l’occasion d’une rencontre, mais pas un instant elle n’aurait, pour ce livre, posé de questions à celui-là même dont le caractère maléfique lui semble si rempli de contradictions : ici, diable masqué ourdisseur de complots et, là, diable à cornes et à queue, bien voyant, sûr de lui, dominateur et dont, en fin de compte, « l’heure de gloire […] a sonné » en 2008.

Aussi, à la dernière minute sinon à la dernière seconde, Zigounette m’a-t-elle posé les huit questions qu’on trouvera ci-dessous et auxquelles j’ai bien voulu répondre. Connaissance prise de son ouvrage, je certifie que ces huit questions, à elles seules, reflètent l’esprit tout entier dans lequel l’auteure a conduit ses minuscules enquêtes. Encore dois-je honnêtement prévenir le lecteur que, dans certaines de ses parties, le pavé recèle des épisodes encore plus forts que ceux dont on trouve ici l’esquisse. Je recommande en particulier les anecdotes concernant mes débuts de jeune enseignant à Ambert, alors capitale du chapelet en France. Dans Les Copains de Jules Romains, dont l’action principale se situe à Ambert, les inventions les plus échevelées et les plus cocasses excitaient l’imagination de leur auteur. Ici, Zigounette prend pour argent comptant les fantaisies de certains de ses « témoins » ambertois (ou vichyssois ou clermontois) et, sur un ton de vierge effarouchée, nous en fait le récit. Là où d’autres ne marcheraient pas, elle marche, elle court, elle vole et ne semble plus même se rendre compte de ce qu’elle écrit ou essaie d’écrire.

Mais, sans plus tarder, voici les huit questions et réponses.

***


Robert Faurisson répond à huit questions de Valérie Igounet (16 janvier 2012)


1) D’après certains témoignages, alors que vous étiez enseignant à Ambert, au lycée Blaise Pascal, vous avez « heurté » le fils d'un notable de la ville. Les mêmes témoignages évoquent une altercation avec vos supérieurs et une première procédure disciplinaire enclenchée à votre encontre à la suite de cet incident. Pouvez-vous me donner votre version de cet incident ? Confirmez-vous qu’une procédure disciplinaire a été enclenchée à votre encontre par la suite ?

Réponse : En 1955-56 j’enseignais, en qualité d’adjoint d’enseignement, le français et le latin au collège d’Ambert. Je préparais en même temps l’agrégation des lettres. Un jour, le maire du pays (responsable d’une fabrique de chapelets ?) avait fait irruption à mon domicile et, en présence de ma femme et de notre enfant, avait tempêté et promis qu’il porterait plainte parce que j’avais infligé à son fils une mauvaise note, indûment à son avis. Le fils en question était, lui, un gentil garçon, fort soumis. Il n’y avait pas eu de violence de ma part. Jamais, de ma vie, je n’ai porté la main sur un élève ou un étudiant. Je ne sais si le maire a tenté de mettre sa menace à exécution.

2) D’après d’autres témoignages, alors que vous enseigniez au lycée des Célestins [à Vichy], d'autres problèmes seraient survenus avec certaines de vos élèves. Que répondez-vous à ceux qui vous présentent comme un enseignant brillant et, en même temps, comme un homme exigeant et même parfois brutal vis-à-vis de certaines élèves, notamment des jeunes filles d'origine africaine ? Confirmez-vous avoir tenté de défenestrer une élève ? Est-t-il vrai que pendant cette période d'enseignement à Vichy, vous auriez reçu, à plusieurs reprises, des avertissements de la directrice de l'établissement et des autorités académiques ?

Réponse : Ma nomination au Lycée de jeunes filles de Vichy avait été le fruit du hasard. J’avais demandé un poste dans l’académie de Clermont (mon épouse est née en Auvergne) mais, à l’époque, aucun poste d’agrégé des lettres n’était disponible dans ladite académie, sinon à Vichy. Le lycée était dirigé par une brave femme avec laquelle j’entrais parfois en conflit en ma qualité de représentant syndical et à cause de nos conditions de travail dans des locaux inadaptés, ceux d’un ancien hôtel transformé pendant la guerre en un ensemble de bureaux du ministère de l’Intérieur et si mal aménagé en établissement d’enseignement que la séparation entre deux classes se réduisait parfois à une cloison coulissante de carton ondulé : un professeur faisant un cours de français pouvait entendre de l’autre côté de la cloison une collègue prodiguant une leçon de géographie et vice-versa. Et aucune cour de récréation ! Quoique n’appartenant pas à l’entité dite des « intellectuels de gauche », je militais au sein d’un syndicat de gauche, le Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES). Plus tard, à l’Université, j’appartiendrai au SNESup, qui, en 1978, m’exclura de facto et ex abrupto à cause de mon révisionnisme en matière d’histoire. Je prenais mon rôle de syndicaliste au sérieux. C’est grâce à mes interventions que notre lycée s’était enfin doté d’une cour de récréation aux dépens de la Compagnie fermière de Vichy, propriétaire du Parc des Célestins. Lorsque venait dans ma classe de français un inspecteur général, notre directrice ne manquait pas de lui tenir compagnie et de se montrer, je dois le dire, vraiment bon public. – Une simple tentative de défenestration et d’une seule élève ? Hum ! Pour ma part, bien des années après mon passage au lycée et alors que mon révisionnisme était partout dénoncé, j’ai appris que j’aurais bel et bien défenestré une ou plusieurs élèves, et cela à partir du deuxième ou du troisième étage du bâtiment. De ma vie je n’ai ni tenté de défenestrer ni effectivement défenestré qui que ce fût – Quant aux élèves africaines, je crains qu’il ne s’agisse là d’un anachronisme (« l’anachronisme est un signe du faux »). A l’époque, c’est-à-dire au début des années 1960, j’ai l’impression qu’aucune Africaine ne figurait parmi les élèves du Lycée des Célestins. Je peux me tromper mais, dans mes souvenirs de cette lointaine époque, je n’aperçois aucune enfant de « la superbe Afrique », pas un seul « oiseau des îles » ! – Les « autorités académiques » ? Des « avertissements » ? Je me souviens d’avoir été reçu au rectorat de Clermont au sujet de ma nomination au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand afin d’y occuper notamment un poste de professeur de première supérieure. Tout en continuant d’avoir ma demeure à Vichy (c’est le cas depuis 1957), je prenais le train pour Clermont et, plus tard, me transformant en « turbo-prof » pour Paris (d’abord à l’ancienne Sorbonne, puis à la Sorbonne Nouvelle-Paris III, et, enfin, à l’Université Lyon-II). Ces deux dernières universités étaient réputées de gauche mais je n’ai jamais accordé trop d’importance à ces réputations-là.

3) Vous reconnaissez-vous dans la description que font de vous des anciens élèves du lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand comme sujet à des accès de colère et prompt à humilier certains élèves ?

Réponse : Non. J’ai pu parfois manifester ma colère. Des élèves ont pu se sentir humiliés car j’ai le défaut d’être caustique. J’étais un professeur vivant, enjoué, autoritaire mais, n’ayant jamais eu à subir de chahut, je n’avais pas à élever la voix. J’intéressais mes élèves et je leur apprenais à apprendre. Mes rapports d’inspection en témoignent. Plus tard, à l’Université de la Sorbonne Nouvelle, Pierre Citron, directeur de notre UER, avait ainsi conclu son rapport : « Très brillant professeur - Chercheur très original - Personnalité exceptionnelle ». Quand la grande récréation de 1968 était survenue, j’avais été le seul professeur du Lycée Blaise-Pascal à conserver d’excellentes relations avec tous les élèves.

4) Que répondez-vous à ceux qui vous décrivent comme un activiste proche de l'OAS, voire comme un « pro-nazi » dans les années 60 ?

Réponse : Dès le lendemain de la guerre, j’avais déchanté. Français par mon père et britannique par ma mère (qui était Ecossaise), j’avais estimé « totally unfair » la façon dont les vainqueurs de l’Allemagne et du Japon (où j’avais vécu dans ma tendre enfance, à Kobé) avait traité les vaincus. Déjà, en août 1944, pour avoir vu à l’œuvre une certaine Résistance en Charente limousine, il m’était venu des doutes sur ma cause, celle des Alliés, une cause qui m’avait poussé en 1942, à l’âge de treize ans, au collège des jésuites de Marseille, à bêtement graver au couteau sur mon abattant de pupitre : « Mort à Laval ! ». Après la guerre, professant mon peu d’estime pour cette Résistance et mon indignation devant la mascarade du procès de Nuremberg, je me voyais par certains traité de « nazi ». A partir du début des années 1960 j’aggravais mon cas en montrant ma sollicitude pour un sympathisant de l’Algérie française, ancien doriotiste de surcroît, un homme d’une rare érudition littéraire. Je tournais en dérision ses généraux de l’OAS et j’avais cotisé au Comité Maurice Audin contre la torture en Algérie. Paradaient dans ce comité des juifs quelque peu voyants. « Cachez vos juifs », avais-je conseillé, et cela dans l’intention de montrer que les signataires étaient de toute provenance, confessionnelle ou autre.

5) Confirmez-vous vous être opposé au début des années 60 à un commissaire de police de Vichy qui procédait à l’enlèvement d’une plaque commémorative que l’ « Association pour la Défense de la mémoire du Maréchal Pétain » avait apposée sur la porte de l’ancien Cabinet de travail de l’Hôtel du Parc ?

Réponse : Je vous le confirme. J’ai déjà, de moi-même, évoqué dans tous ses détails ce pittoresque épisode du commissaire de police avec son écharpe tricolore. Où ? Je ne saurais vous le préciser pour le moment car, de là où je vous écris dans l’urgence, je n’ai pas présentement accès à mes publications.

6) Claude Régent, journaliste au Matin, a affirmé dans son journal que vous auriez reçu au lycée Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) un blâme à la suite de propos antisémites. Vous avez déjà démenti cette information. Le Matin a d'ailleurs été condamné pour diffamation à ce sujet. Pourtant, il semble tout de même qu'un inspecteur vous ait reproché l'interprétation d'un texte. Pouvez-vous m'en dire plus ?

Réponse : Je vous confirme que je n’ai pas tenu de propos de ce genre. Quant à l’inspecteur général venu de Paris, après le cours auquel il avait assisté, il m’avait, selon l’usage en vigueur, reçu pour un entretien préalable à la rédaction de son rapport. Ce jour-là, il avait débuté par force compliments en ce qui regardait les élèves dont la vivacité et le goût de la précision l’avaient surpris. Il avait hautement apprécié la manière dont s’était déroulée une « explication de texte » portant sur un charmant poème, une vraie vignette rhénane d’Apollinaire intitulée « La Synagogue » : « Ottomar Scholem et Abraham Loeweren / Coiffés de feutres verts le matin du sabbat / Vont à la synagogue en longeant le Rhin / Et les coteaux où les vignes rougissent là-bas. » Ce poème d’Alcools (poèmes des ivresses amoureuses) prenait fin sur une formule cabalistique transcrite en hébreu, dont une note nous donnait le sens en français, mais, poussé par la manie révisionniste d’aller à bonne source, j’étais allé vérifier ce sens à Vichy dans « la synagogue pleine de chapeaux ». Toutefois grande avait été la déception de l’inspecteur de voir que je n’avais pas saisi l’occasion que m’offrait ce poème pour évoquer devant mes élèves… l’extermination des juifs par le IIIe Reich ! Je lui avais rétorqué : « Supposons que je sois vertueux ; vais-je alors clamer que je le suis ? » Je lui laissais le temps de comprendre qu’à propos d’un poème datant de 1901 et racontant une amusante histoire de rivalité amoureuse entre deux juifs épris de « Lia aux yeux de brebis et dont le ventre avance un peu » (elle est enceinte mais duquel des deux ?) je n’avais pas cru devoir évoquer un événement sinistre des années 1940, et cela au risque de me faire trop aisément reluire avec ma belle âme soucieuse de former à son image d’autres belles âmes.

7) Des enseignants lyonnais affirment que vous faisiez passer un courrier aux organisations juives pour les prévenir de la date et l’heure de vos cours. Vous arriviez à l’université, accompagné d’un huissier. Ce dernier constatait, sur place, les réactions à votre encontre. Comment réagissez-vous à cette accusation ?

Réponse : Je ne pense pas avoir été assez naïf pour aller prévenir l’adversaire d’une date et d’une heure connues de tous. A partir de novembre 1978, une petite troupe de juifs, venue en train de Paris et retrouvant sur place des juifs lyonnais conduits par le docteur M. A., avait pris l’habitude de manifester contre moi, de m’empêcher de faire cours, de me prendre en chasse et, à l’occasion, de « gazer » le fort méchant révisionniste. Un jour, en leur présence, deux appariteurs me déclaraient qu’une réunion syndicale venait de se tenir à propos de mon « affaire » et que la conclusion en avait été : « Nous avons décidé que nous étions ici pour protéger les lieux et non les personnes ». Autrement dit : on pouvait à nouveau me frapper, les appariteurs de service n’interviendraient pas. Ces mots à peine entendus, j’avais pris la fuite et l’habituelle chasse à courre, une fois de plus, avait repris. Heureusement pour lui, le cerf avait une bonne pratique de la course et, pour une fois, il avait semé ses poursuivants jusqu’à se retrouver hors d’haleine sur un chantier proche de l’Université où un ouvrier casqué et d’origine arabe lui avait dit : « Qu’est-ce qu’il y a, camarade ? » Ce jour-là, j’avais eu la chance d’échapper à cette sorte d’hallali où personne ne tient à être vu en train de prendre le parti du cerf. Dans une autre circonstance, une seule, j’avais fait venir un huissier dont la présence avait intimidé les justiciers, lesquels allaient tout de même, à son nez et à sa barbe, empêcher les plus courageux de mes étudiants d’assister à ce qui allait être « mon dernier cours ».

8) Certains observateurs perçoivent dans la thèse d'H. Roques un partage de travail entre vous et lui. À les en croire, vous seriez le rédacteur de cette thèse. H. Roques a attaqué les éditions du Seuil et Pierre Vidal-Naquet pour cette affirmation. Quel est votre point de vue sur cette controverse ?

Réponse : Ma sœur et moi, nous avons beaucoup aidé H. Roques dans la préparation de sa thèse qui portait sur les différentes versions étrangement contradictoires et uniformément absurdes de ce qu’on appelle « le Rapport Gerstein » mais je n’ai pas rédigé une seule ligne de sa remarquable thèse (que, par la suite, un ministre allait faire annuler pour vice de forme !). Au fait, vous oubliez de rappeler que P. Vidal-Naquet et, avec lui, les Editions du Seuil ont été condamnés pour diffamation envers Henri Roques. En appel, P. Vidal-Naquet avait invoqué la loi Gayssot qu’il avait jusque là fait profession de condamner !

En conclusion, je crois devoir vous mettre en garde contre l’adage : « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Trop souvent il ouvre la porte à la médisance, autorise les spéculations gratuites et permet l’insinuation, souvent pire que la franche accusation ; à la fois épée et bouclier du calomniateur, elle est l’arme du lâche.

Enfin, pour en terminer, la formule est fausse : vous l’aurez noté, un tas de fumier, lui aussi, dégage de la fumée, et même – n’est-ce pas ? – une fumée malodorante.

Au terme de ce petit interrogatoire, laissez-moi vous dire que vous n’auriez pas dû attendre d’avoir bouclé votre livre pour me soumettre ces questions à la toute dernière minute et pour me laisser à peine le temps d’y répondre.

Veuillez néanmoins, je vous prie, recevoir mes salutations distinguées. 

Robert Faurisson



***


L’ensemble de ces huit questions, je le répète, nous donne une juste idée de la demoiselle et de son absence à la fois de travail, de méthode et de sérieux. Rien de bien méchant, au fond, sinon une forte tendance à la crédulité, une crédulité qui, au demeurant, ne saurait surprendre chez une « historienne » capable, encore en 2012, de croire à la magique chambre à gaz nazie (jamais vue, jamais décrite), à un ordre d’extermination des juifs (jamais trouvé, dixit François Furet, « malgré les recherches les plus érudites ») et au chiffre fantasmagorique de six millions de juifs exterminés par ces diables de nazis.



En revanche, la malheureuse s’est laissée aller à commettre, par ailleurs, tant et de si graves tricheries qu’on ne saurait lui pardonner un ouvrage qui, somme toute, comme on le verra, la déshonore.

                                             (à suivre)


30 mars 2012

Saturday, March 24, 2012

Menzogna, indietreggiamento, e nuova menzogna del CRIF


Comunicato per diritto di replica al CRIF (consiglio delle istituzioni ebraiche di Francia) del 6 marzo 2012, seguìto dal commento della Sig.ra Anne Kling alla reazione di Marc Knobel, “incaricato di missione” del CRIF.

Lettera raccomandata, con ricevuta di ritorno, inviata il 6 marzo 2012 da Robert  Faurisson  ---, 03200 Vichy, al Signor Presidente responsabile del Conseil représentatif des institutions juives de France, 39 rue Broca, 75005 Parigi:

Signor Presidente,

Vi prego di ben voler pubblicare il testo seguente ai termini e alle condizioni previste dalla legge che regola “il diritto di replica” (legge per la fiducia nell’economia numerica, 2004, modificata nel 2011, articolo 6, §IV).

Vogliate gradire i miei saluti.                      R. Faurisson


COMUNICATO PER DIRITTO DI REPLICA


In un articolo pubblicato il 22 febbraio 2012, intitolato “Extrême droite et Iran: le grand amour” (Estrema destra ed Iran: il grande amore) e firmato da Marc Knobel, si parla del mio incontro a Teheran con il Presidente Ahmadinejad. Accanto ad una fotografia che mi ritrae mentre converso col Presidente si legge la seguente frase: “Di più, Faurisson può ringraziare Ahmadinejad, al quale egli probabilmente deve accendere una candela: un assegno di €120.000 come premio!” (http://www.crif.org/tribune/extreme-droite-et-iran-le-grand-amour/30010).

La verità è ciò che segue: né prima né durante né dopo il mio soggiorno a Teheran ho ricevuto, sia dal presidente iraniano sia da uno qualunque dei suoi rappresentanti, “un assegno di €120.000” neppure qualsiasi altra somma di denaro, sia mediante assegno che sottobanco o in qualunque altro modo.
                                              R. Faurisson

Annotazione alla data di lunedì 12 marzo 2012: in questo stesso giorno ho ricevuto l’avviso di ricevimento di questa lettera, ricevuto dal suo destinatario il 9 marzo 2012 e debitamente firmato. Sono in attesa di vedere se il CRIF pubblicherà questo testo per diritto di replica. Se non lo farà o se lo farà senza rispettare le regole, perseguirò in giudizio il responsabile del CRIF.                                         
***

Il 22 marzo 2012 la Sig.ra Anne Kling ha pubblicato sul suo blog “La France LICRAtisée” [la Licra – Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme – essendo un altro organismo importante della lobby ebraica che fa la legge nel paese – NdT] gli elementi qui sotto (http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2012/03/22/quand-le-crif-recule.html):

QUANDO IL CRIF  INDIETREGGIA…

Ma sì, ma sì, capita... Finalmente, le azioni giudiziarie, questo è fastidioso per tutti, anche per un commissario politico del CRIF. Ho ricevuto l’info seguente, cui mi fa piacere e sento di dover ricambiare:

<< Marc Knobel, del CRIF, minacciato di un’azione giudiziaria dal Prof. Faurisson che egli aveva accusato di aver ricevuto €120.000 dalle mani del presidente iraniano, si appiattisce! Ma, nel momento stesso in cui, cercando di riparare, afferma che lui “non ci tiene” a “dire una cosa che non è esatta”, omette un dettaglio che vedremo più tardi.


Precisazione riguardante un articolo su Robert Faurisson
Da Marc Knobel, 21 marzo 2012


Il 15 febbraio 2012 sul sito internet del CRIF ho pubblicato un articolo intitolato: “Faurisson et Ahmadinejad: le couple infernal” [1]. In questo articolo ho riferito che il 2 febbraio 2012 Robert Faurisson aveva ricevuto dalle mani di Mahmoud Ahmadinejad il primo premio detto del “coraggio, della resistenza e della combattività”, in margine del 30° Festival Internazionale del Film di Teheran. Egli è inoltre fotografato col Presidente iraniano.

Il 22 febbraio, sono ritornato su questo argomento, pubblicando un nuovo articolo intitolato questa volta: “Extrême droite et Iran: le grand amour” [2]. In questo articolo ho aggiunto che Faurisson aveva ricevuto un assegno di €120.000 da Ahmadinejad, durante quel Festival. Orbene, l’informazione che mi era stata data poco prima della redazione di questo articolo era falsa.

Se Robert Faurisson ha difatti ricevuto quel primo premio, non ha ricevuto del denaro prima, durante o dopo quel Festival, stando alle nuove informazioni che mi sono state comunicate parecchio tempo dopo la stesura di quell’articolo. Voglio perciò ristabilire i fatti. Non è necessario – fosse anche per combattere il negazionismo e Robert Faurisson – dire una cosa che non è esatta e io non voglio farlo.

Tuttavia, se Robert Faurisson non ha ricevuto denaro (e ne prendo atto qui), egli però è ritornato in Iran ed ha ricevuto ancora una volta questa consacrazione che il regime dei Mullah e [sic] l’unico regime al mondo ad accordargli.


Nota:

Ecco la menzogna dovuta all’omissione: il Sig.re M. Knobel passa completamente sotto silenzio il fatto che il 15 marzo era stato recidivo (messaggio di “bocage” intitolato “Le livre de Valérie Igounet sur le Prof. Faurisson”) e aveva dichiarato: “Come meravigliarsi, in queste condizioni, che all’inizio del mese di febbraio 2012 Ahmadinejad ha consegnato, a Teheran e personalmente, un assegno di €120.000 a Faurisson?” >>

Traduzione a cura di Germana Ruggeri

Mensonge, reculade, et nouveau mensonge du CRIF

Texte en droit de réponse au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) du 6 mars 2012, suivi du commentaire de Mme Anne Kling sur la réaction de Marc Knobel, "chargé de mission" du CRIF


Pli recommandé, avec avis de réception, envoyé le 6 mars 2012 par Robert Faurisson, --- , 03200 Vichy, à Monsieur le président responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France, 39, rue Broca, 75005 Paris :

Monsieur le Président,
Vous voudrez bien, je vous prie, publier le texte ci-dessous dans le délai et les conditions que prévoit la loi régissant « le droit de réponse » (loi pour la confiance dans l’économie numérique, 2004, modifiée 2011, article 6, § IV).
Veuillez recevoir mes salutations.          R. Faurisson

TEXTE  EN  DROIT  DE  REPONSE
Dans un article publié le 22 février 2012, intitulé « Extrême droite et Iran : le grand amour » et signé de Marc Knobel, il est question de ma rencontre à Téhéran avec le Président Ahmadinejad. En marge d’une photographie qui me montre en conversation avec le président on lit la phrase suivante : « Au-delà, Faurisson peut remercier Ahmadinejad, à qui il doit probablement une fière chandelle : un chèque de 120 000 euros à la clé ! » (http://www.crif.org/tribune/extreme-droite-et-iran-le-grand-amour/30010).
La vérité est la suivante : ni avant ni pendant ni après mon séjour à Téhéran je n’ai reçu, soit du président iranien, soit de l’un quelconque de ses représentants,  « un chèque de 120 000 euros » ni même toute autre somme d’argent soit par chèque, soit de la main à la main, soit par tout autre moyen.
                                 R. Faurisson

Remarque en date du lundi 12 mars 2012 : j’ai, ce jour même, reçu l’avis de réception de ce pli, qui a été reçu par son destinataire le 9 mars 2012 et dûment signé. J’attends de voir si le CRIF publiera ce texte en droit de réponse. S’il ne le fait pas ou s’il le fait en manquant aux règles, je poursuivrai en justice le responsable du CRIF.

***

Le 22 mars 2012 Mme Anne Kling a publié sur son blog "La France LICRAtisée" les éléments qui suivent (http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2012/03/22/quand-le-crif-recule.html)


QUAND LE CRIF RECULE …



Mais oui, mais oui, ça arrive… Finalement, les poursuites judiciaires, c’est embêtant pour tout le monde, même pour un commissaire politique du CRIF. J’ai reçu l’info suivante, que je me fais un plaisir et un devoir de relayer :

<< Marc Knobel, du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), menacé de poursuites par le Pr Faurisson qu'il avait accusé d'avoir reçu 120.000 euros des mains du président iranien, s'aplatit ! Mais, au moment même où, cherchant à réparer, il affirme qu'il "ne tient pas" à "dire une chose qui n'est pas exacte", il omet un détail que nous verrons plus loin.
http://www.crif.org/fr/tribune/précision-concernant-un-article-sur-robert-faurisson/30410


Précision concernant un article sur Robert Faurisson Par Marc Knobel - 21 mars 2012

MARCKNOBEL2.jpgLe 15 février 2012, j’ai publié sur le site Internet du CRIF un article intitulé : "Faurisson et Ahmadinejad : le couple infernal (1)". J'ai rapporté dans cet article que, le 2 février 2012, Robert Faurisson venait de recevoir des mains de Mahmoud Ahmadinejad, le premier prix dit du "courage, de la résistance et de la combativité", en marge du 30e Festival International du Film de Téhéran. Il est d’ailleurs photographié avec le Président iranien.


Le 22 février, je suis revenu sur ce sujet, publiant un nouvel article intitulé cette fois: "Extrême-droite et Iran : le grand amour (2)". Dans cet article, j’ai ajouté que Faurisson avait reçu un chèque de 120.000 euros d’Ahmadinejad, lors de ce festival.Or, l’information qui m’avait été communiquée peu avant la rédaction de cet article était fausse.
Si Robert Faurisson a bien reçu ce premier prix, il n’a pas reçu d'argent, avant, durant ou après ce festival, selon de nouvelles informations qui m’ont été transmises longtemps après la rédaction de cet article. Je tiens donc à rétablir les faits. Il n’est pas nécessaire – fut-ce même pour combattre le négationnisme et Robert Faurisson – de dire une chose qui n’est pas exacte et je ne tiens pas à le faire.
Cependant, si Faurisson n’a donc pas reçu d’argent (dont acte), il est bien retourné en Iran et il a reçu une fois encore cette consécration que le régime des Mollahs et [sic] le seul régime au monde à lui accorder.



Note :
Le mensonge par omission, le voici: M. Marc Knobel passe complètement sous silence le fait que le 15 mars il avait récidivé (n/message intitulé "Le livre de Valérie Igounet sur le Pr Faurisson") et déclaré: "Comment s’étonner, dans ces conditions, qu’au début du mois de février 2012, Ahmadinejad ait remis, à Téhéran et en personne, un chèque de 120 000 euros à Faurisson?">>

Tuesday, March 20, 2012

Il mito della battaglia del piatto delle Glières + un bell’avvenire per il revisionismo?


Nel suo Histoire des Français sous l’Occupation, Henri Amouroux, il cui coraggio non era che relativo, si era già fatto l'eco dei dubbi che si potevano nutrire alla sua epoca sulla storia ufficiale di ciò che, ancora oggi, si chiama pomposamentela battaglia del piatto delle Glières”.
            Rinvio ai miei propri Ecrits révisionnistes 1974-1998, p. 721 ("Lettre à Jacques Willequet") e 735 ("Les révisionnistes proposent un débat public").
            Oggi raccomando vivamente l'articolo del Point.fr datato il 19 marzo 2012 (http://www.lepoint.fr/societe/la-battaglia-dei-glieres-ha lei-avere-luogo-19-03-2012-1442712_23.php)
            Eccone l’inizio:

La battaglia delle Glières ha avuto luogo?
Una tesi [di Claude Barbier] imbarazza la versione comunemente ammessa secondo la quale un pugno di partigiani ha resistito all’esercito nazista.
La battaglia delle Glières del 26 marzo 1944, simbolo della Resistenza commemorata ogni anno da Nicolas Sarkozy, non sarebbe che una leggenda creata di tutto punto? Questa tesi, sostenuta da nuove ricerche storiche, suscita polemiche in Alta-Savoia.
“Uno dei blasoni della storia millenaria ed eroica della nazione”, ha scritto di essa l’accademico Max Gallo, una “grande e semplice storia”, diceva l’ex ministro della Cultura André Malraux, o semplicemente la “prima battaglia della Resistenza”, secondo il sito dell’Association des Glières: il piatto delle Glières, che Nicolas Sarkozy visita tutti gli anni a partire dal 2007, ha una storia meno semplice di quel che sembra, se si crede al risultato di nuove ricerche che suscitano una forte emozione.
Mito
Al centro della polemica si trova la tesi di Claude Barbier, sostenuta nel novembre 2011 alla Sorbona davanti una giuria di specialisti di quel periodo, Olivier Wieviorka, Jean-Pierre Azéma, Pascal Ory, Gilles Vergnon et Jean-Marc Berlière. Questo dottore in storia di 47 anni [si tratta di Claude Barbier], che ha avuto accesso a degli archivi fino ad allora inutilizzati, intacca seriamente la versione ufficiale degli avvenimenti. “Non c’è stata una battaglia a Glières”, asserisce. “Ciò che è chiamato la battaglia delle Glières il 26 marzo 1944, sono 2 partigiani uccisi ed un altro ferito durante una ricognizione offensiva di un distaccamento tedesco dai 30 a 50 uomini”, aggiunge.

            La conclusione dell’articolo interesserà particolarmente i revisionisti. Vi si legge:

Jean-Marc Berlière, professore emerito all’università della Borgogna [e membro della giuria], predice [...] “uno straordinario tornante storiografico” sul periodo [dell’Occupazione]. “Durante 60 anni, si è vissuto su delle equazioni false. Grazie all’apertura degli archivi ed ad una nuova generazione di storici che non si autocensurano più, si andrà molto a sfumare e a correggere ciò che è stato scritto” sull’Occupazione, promette. “Poco a poco, un certo numero di avvenimenti appariranno per ciò che sono: dei miti, delle leggende”, assicura.
            [Fine dell’articolo]

           I commenti dei lettori non mancano neanche di interesse.

          Ricordo che Jean-Marc Berlière, specialista della storia delle polizie in Francia, ha segnatamente pubblicato nel 2009, da Larousse, in collaborazione con Frank Liaigre, un eccellente libro intitolato L’Affaire Guy Môquet – Enquête sur une mystification officielle, ed io mi permetto di rinviare al mio articolo del 22 ottobre 2007 "Quels tracts Guy Môquet distribuait-il ?" (Che volantini distribuiva Guy Môquet?), in Ecrits révisionnistes 2005-2007, p. 332.
20 marzo 2012
Traduzione a cura di Francesca Maria