Sunday, December 28, 2008

Au Zénith, Dieudonné présente Faurisson


Voyez d’abord http://www.leblogtvnews.com/article-26191783.html. Le texte est succinct ; la vidéo est souvent coupée au bout de quelques secondes ; le journaliste ne cache pas son désarroi. Il existerait de meilleures vidéos, et complètes.

Dans Le Journal du dimanche, voyez, à la page 5, « Dieudonné dérape encore / L’humoriste a invité le négationniste Robert Faurisson en guest-star de son spectacle, au Zénith de Paris ». Le texte, entaché de quelques erreurs, est intéressant. Il est signé de Mathieu Deslandes et de Marie-Christine Tabet.

La salle était bondée. Des spectateurs étaient assis par terre. Je crois savoir que le nombre des spectateurs a dépassé le chiffre de 5 000.

Quelques erreurs appelant rectification

1. Les journalistes en question écrivent : « Depuis plus de trente ans, Robert Faurisson alimente la chronique judiciaire en niant l’existence de l’Holocauste. L’an dernier la justice l’a débouté : il avait attaqué pour diffamation Robert Badinter qui l’avait qualifié de ‘faussaire de l’histoire’ » .

En réalité, R. Badinter, allant encore plus loin, avait eu l’aplomb d’affirmer qu’en 1981, alors qu’il était avocat et qu’il allait être nommé ministre de la Justice, il m’avait « fait condamner pour être un faussaire de l’histoire ». Lors du procès que je lui ai intenté, il a essayé de prouver la vérité du fait allégué. Mais, selon les juges, il « a échoué en son offre de preuve » (p. 13 du jugement en date du 21 mai 2007). Selon eux, R. Badinter m’a bel et bien diffamé, mais... de bonne foi. Ils m’ont donc débouté et condamné à lui verser 5 000 €. Je n’ai pas interjeté appel et il m’a fallu débourser cette somme. Si je n’ai pas voulu d’un appel, c’est principalement parce que j’avais obtenu satisfaction sur le fond, mais c’est aussi pour d’autres raisons : je n’avais plus d’argent et mon fidèle avocat, Eric Delcroix, devant prendre sa retraite le 31 décembre 2007, je savais qu’il me serait difficile, sinon impossible, de lui trouver un successeur ; de fait, un an plus tard, toutes nos tentatives communes pour lui trouver un successeur ont abouti à des échecs. Le Diable a droit à un avocat mais non Faurisson.

2. Les journalistes affirment que Dieudonné aurait tenu à mon sujet le propos suivant : « Je ne suis pas d’accord avec toutes ses thèses. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l’île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c’est la liberté d’expression qui compte. »

Cette formulation, dont j’ignore si elle a été fidèlement rapportée, risque de prêter à confusion. Dieudonné est un esprit subtil et libre. Il y a quelques années, lors d’une conversation, je lui avais cité, parmi bien d’autres mythes, celui de la « Maison des esclaves de l’île de Gorée ». Par la suite, je lui avais envoyé copie d’un article du Monde, intitulé « Le mythe de la Maison des esclaves qui résiste à la réalité » (27 décembre 1996, « Gorée, de notre envoyé spécial, Emmanuel de Roux »). Dans cet article on lisait par exemple : « La Maison des esclaves de l’île de Gorée figure dans tous les guides. Pas un touriste ne manquera la visite de ce monument au sinistre passé. Il sera accueilli dans la cour de ce bâtiment ocre rouge par un cicerone inspiré, Joseph N’Diaye, un ancien sous-officier. Ce dernier raconte avec émotion l’histoire de cette ‘esclaverie’ construite par les Hollandais [sic] au XVIIe siècle [sic], pivot de la traite à Gorée qui vit défiler des centaines de milliers [sic] d’Africains, enchaînés vers le Nouveau Monde. – Les différentes cellules sont détaillées [par le guide] : celles des hommes, celles des femmes et celles des enfants et la porte pour le ‘voyage sans retour’ qui s’ouvre sur l’océan. Un escalier à double révolution conduit aux appartements des négriers. La Fondation France-Liberté, de Danièle Mitterrand, comme en atteste une plaque, a financé une partie de la rénovation de l’édifice. La Maison des esclaves est devenue un élément du patrimoine de l’humanité, surtout depuis que l’Unesco a classé l’ensemble de l’île dans cette rubrique. Le problème, c’est que tout est faux, ou presque, comme l’expliquent Abdoulaye Camara et le Père de Benoist, un jésuite, historien, chercheur à l’IFAN. La maison, parfaitement identifiée, n’a rien de hollandais. Elle a été construite par les Français, en 1783, pour Anna Colas, une signare – riche dame métisse – quand la traite tirait à sa fin. Les pièces du bas ont peut-être servi de logements à des esclaves domestiques mais sûrement pas à la traite. C’étaient essentiellement des entrepôts à marchandises. – L’esclaverie, car elle a existé, se situait non loin du port qui abrite aujourd’hui le Musée historique. Elle a disparu. Gorée n’a jamais été un centre très actif pour la traite (deux cents à cinq cents esclaves par an, si l’on en croit les chiffres du savant jésuite), par rapport aux comptoirs de la Côte des esclaves (l’actuel Bénin), du golfe de Guinée ou de l’Angola. La légende de la Maison aux esclaves doit tout à l’indéniable talent de Joseph N’Diaye qui a mis une douzaine d’années à forger un mythe qui, aujourd’hui, a force de loi. » NB : Les trois « [sic] » sont de moi.

En 1997, Jean-François Forges, historien antirévisionniste, dénoncera, à son tour, le mythe de la Maison des esclaves de l’île de Gorée. Il écrira : « C’est un mythe qui dit cependant une vérité fondamentale. Encore faudrait-il en informer les touristes » (Eduquer contre Auschwitz / Histoire et Mémoire, ESF éditeur, 1997, p. 67, n. 33).

Le dimanche 18 avril 1998, entre 9h et 10h, dans une émission de « France-Inter », on évoquera le caractère fallacieux de cette « Maison des esclaves », mais pour conclure que la charge symbolique en est telle qu’il serait indécent d’aller se soucier de la vérité historique.

« Tout y est faux », c’est ce que, pour sa part, l’historien antirévisionniste Eric Conan avait été contraint de reconnaître, en 1995, à propos de la prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz-I (L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68). Ce camp et sa chambre à gaz emblématique sont également classés par l’Unesco au patrimoine de l’humanité. Ils reçoivent à peu près 500 000 pèlerins par an. Jusqu’à une date récente, l’un des plus importants pourvoyeurs financiers de ces pèlerinages n’était autre que l’escroc Madoff.

3. Le régisseur de ce spectacle m’a remis un trophée. Il portait l’uniforme des internés d’Auschwitz et l’étoile jaune. C’est ce qu’avait exigé son rôle dans un sketch du spectacle. Il n’y avait là nulle provocation. Si, comme à Dieudonné, je lui ai donné l’accolade, c’est que je le connaissais. Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi je repousserais un « juif » qui, comme certains autres juifs, croit devoir apprécier mes efforts. Dès la fin des années 1970, j’ai dit que les découvertes de l’école révisionniste constituaient après tout une bonne nouvelle pour la pauvre humanité : l’homme, pourtant capable de toutes les horreurs, n’avait tout de même pas conçu un programme d’extermination physique d’une fraction de ses frères humains et il n’avait pas, pour cela, inventé des armes de destruction massive, c’est-à-dire des abattoirs chimiques appelés « chambres à gaz » ou « camions à gaz ». Le révisionnisme est un humanisme. Il peut libérer les juifs à la fois d’un songe et d’un cauchemar : le songe, creux et calamiteux, du sionisme et le cauchemar, permanent, de la Shoah.

28 décembre 2008

Wednesday, December 24, 2008

Texte en droit de réponse au "Monde Diplomatique"

Pli recommandé, avec avis de réception, envoyé le 24 décembre 2008 par Robert FAURISSON, 10, Rue de Normandie, 03200 VICHY,

à Monsieur le Directeur responsable du Monde diplomatique,

1, Avenue Stephen-Pichon, 75013 PARIS

Monsieur le Directeur,

Dans votre livraison d’octobre 2008, p. 29, vous publiez un article de Lionel Richard sur un livre de Bernard Jouanneau intitulé La Justice et l’Histoire face au négationnisme. Au cœur d’un procès. Cet article appelle de ma part un texte en droit de réponse que vous trouverez ci-après et dont je vous demande la publication dans Le Monde diplomatique sous la forme et dans les délais prescrits par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. – Veuillez recevoir, je vous prie, mes salutations distinguées.

Signature :


TEXTE EN DROIT DE REPONSE

Dans votre livraison d’octobre 2008 (p. 29), Lionel Richard a rendu compte d’un livre (La Justice et l’Histoire face au négationnisme / Au cœur d’un procès) que Bernard Jouanneau a consacré au procès en diffamation qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter à la suite d’une déclaration de ce dernier. Le 11 novembre 2006, lors d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE, Robert Badinter avait affirmé : « Le dernier procès que j’aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre, c’est l’affaire [en 1981], c’est le procès contre Faurisson. J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Le compte rendu de votre journaliste passe entièrement sous silence le fait que, dans son jugement du 21 mai 2007, le tribunal a prononcé que Robert Badinter avait tenté de prouver son assertion par des documents et des témoignages, mais en vain. Le tribunal a jugé que « la vérité du fait diffamatoire » n’avait pas été prouvée et il a spécifié en propres termes : « Il convient de constater que le défendeur [Robert Badinter] a échoué en son offre de preuve » (p. 17 du jugement et p. 269 du livre). Il est, en revanche, exact que le même tribunal a aussi conclu que, si j’avais été effectivement diffamé, c’était « de bonne foi ». Il a donc simplement accordé à Robert Badinter « le bénéfice de la bonne foi » (p. 16 du jugement et p. 274 du livre). Si je n’ai pas interjeté appel, c’est que pour moi, le tribunal me rendait justice sur l’essentiel : la vérité était que R. Badinter ne m’avait jamais fait condamner pour être un faussaire de l’histoire. D’ailleurs, jamais de ma vie je n’ai été condamné pour être un faussaire de l’histoire ou pour avoir faussé ou falsifié quoi que ce fût. Affirmer ou laisser entendre le contraire, c’est me diffamer.

Signature :


24 décembre 2008

Tuesday, December 16, 2008

Un aspect inattendu de Guy de Girard de Charbonnières

En 1985, Guy de Girard de Charbonnières a publié un livre dont le titre est emprunté d’un mot de Winston Churchill sur la Seconde guerre mondiale: La plus évitable de toutes les guerres (Paris, Editions Albatros, 271 p.). Dans le Bulletin célinien n° 296 (avril 2008), Charles-Antoine Cardot a publié une remarquable étude sur le personnage de Charbonnières et il a été conduit à citer de larges et intéressants extraits de ce livre, dont le sous-titre est: Un témoin raconte. Personnellement, si j’avais à signaler un extrait de cet ouvrage aux céliniens, ce serait l’étrange chapitre XIV.

En dix pages, l’auteur y raconte un voyage qu’il a fait avec un ami, en voiture, à travers l’Allemagne, à l’été de 1939, c’est-à-dire juste avant l’éclatement du conflit. Rarement ai-je lu un témoignage empreint de plus de compréhension et de plus de sympathie pour le peuple allemand, y compris lorsque la foule allemande à Munich, loin de toute «hystérie collective» et «sans aucune démence», manifeste une «prodigieuse ferveur» à l’endroit de son Guide (p. 198). Charbonnières était certes en faveur d’une politique de fermeté à l’égard d’Adolf Hitler mais il jugeait insensée la perspective d’une guerre entre Allemands et Français: «En quoi étions-nous des ennemis? Je repartis [d’Allemagne] en me disant à la fois que la guerre était certaine et qu’elle était impossible» (p. 203). Au fond, à cette époque, Céline et son futur Torquemada n’étaient peut-être pas si loin de partager, sur l’essentiel, les mêmes convictions: tous deux, la mort dans l’âme, jugeaient la nouvelle guerre franco-allemande à la fois inéluctable et absurde. D’autres en ont jugé autrement.


NB. Pour en obtenir la parution dans Le Bulletin célinien n° 303 (décembre 2008), p. 8, j’ai dû signer ce bref article d’un nom de plume (Jessie Aitken), qui se trouve être le nom de ma mère.

C’est à l’héroïque Vincent Reynouard, et à nul autre, que je dois d’avoir lu La plus évitable de toutes les guerres. Non sans raison, il qualifie ce témoignage de «capital». Il en cite de larges extraits dans ses «Réponses à un ‘antinazi’» (Sans Concession, septembre-décembre 2008, p. 135-137).

Vers la fin de la guerre, Louis-Ferdinand Céline, avec sa femme et leur chat Bébert, a d’abord cru trouver refuge à Copenhague, mais, au Danemark comme partout ailleurs en Europe, allait se déclencher une chasse aux vaincus qui dure encore aujourd’hui, soixante-trois ans après la fin de la guerre (voyez, entre autres, la nouvelle affaire Demjanjuk). Pour leur courte honte, les autorités danoises ont arrêté Céline et, dix-huit mois durant, l’ont détenu en prison (cellule et hôpital) dans de terribles conditions. Mais, pour leur honneur, elles n’ont pas déféré à la demande d’extradition reçue des autorités françaises. Guy de Girard de Charbonnières du Rozet (1907-1990), ministre de France au Danemark, a déployé une considérable activité en vue d’obtenir cette extradition, mais il a fini par échouer dans son entreprise qui, en cas de succès, aurait peut-être abouti pour Céline à une sentence de mort. A l’époque, en France, les «Comités de libération (sic)» faisaient la loi au sein des «Cours de justice (sic)». Communistes et gaullistes y communiaient dans des mascarades judiciaires qui leur permettaient de prononcer à la chaîne, en particulier contre les écrivains, les condamnations les plus lourdes et les plus expéditives.

Friday, December 12, 2008

Dans nos écoles, le catéchisme obligatoire de la Shoah et du Shoah Business

Au sujet de «Comment enseigner la Shoah en CM2» (Le Monde, 7-8 décembre 2008, p. 23), un correspondant, auquel je signalais qu’avec «la mallette Simone Veil» on se proposait déjà d’initier à la Shoah les enfants de cinq ans, m’a écrit:

Je suis très inquiet pour mon petit garçon qui risque lui aussi d’être pris en otage. Je ne veux pas qu’il voie ce genre d’horreur.
Nous allons être obligés de le mettre en garde contre ces tentatives de manipulation, mais vous imaginez le risque de confusion et d’incompréhension dans l’esprit d’un enfant de cinq ans! Il y a de quoi le déboussoler pour la vie ...


A ce correspondant, j’ai répondu que je comprenais son inquiétude mais qu’à mon avis il était probablement trop tard pour contenir le flot de la propagande de la Shoah ou du Shoah Business, en particulier dans nos écoles.

Voilà beau temps que ces cours obligatoires de catéchisme auraient dû faire l’objet de dénonciations publiques ; avant de devenir officiels ils existaient de fait avec, par exemple, le Journal d’Anne Frank, le film Nuit et brouillard, les concours de la Résistance et de la Déportation, l’apposition de plaques mensongères sur la façade des écoles primaires, les radotages, dans les classes, de miraculés subventionnés, les cérémonies, les anniversaires, les rappels rituels, les klarsfelderies (père, mère et fils) et, précisément, la « mallette Simone Veil » pour les petits enfants.

La religion séculière de «l’Holocauste» est devenue universelle en un laps de temps record. Elle est née en 1945-1946, au lendemain de la dernière grande boucherie; elle a fait ses premiers pas avec la création d’un état religieux juif en terre de Palestine (1948) et elle a pris son envol avec le rapt, le procès-spectacle et l’exécution propitiatoire d’un innocent, Adolf Eichmann (1960-1961); puis, elle n’a cessé de grandir et de prospérer (années 1970); elle a d’abord paru atteindre le maximum de son développement (années 1980-1990) mais, en réalité, nous n’avions encore rien vu: par la suite (du 11 septembre 2001 à nos jours), elle est devenue la religion quasi officielle du monde occidental, si bien que maintenant la Shoah et le Shoah Business ont cours forcé dans notre société de consommation forcée.

L’Etat d’Israël disparaîtra, la société de consommation affrontera une crise, mais la religion de «l’Holocauste» et le Shoah Business ne seront sans doute pas remis en cause avant longtemps: ils constituent désormais un tabou.

On se gaussait lorsque, dans ces lointaines années 1970 et au début des années 1980, je dénonçais en propres termes la nocivité et la puissance de la «RELIGION» de «l’Holocauste». On me traitait d’antisémite, c’est-à-dire d’antijuif et j’étais, paraît-il, partie prenante d’un vaste complot visant les juifs.

Lors de mes plus récents procès, j’ai vu les avocats des pieuses associations qui me poursuivaient renoncer progressivement à toute tentative d’argumentation sur le fond historique; les procureurs et les juges ont suivi la même évolution, celle d’un retour à des pratiques obscurantistes supposées appartenir à une époque révolue depuis des siècles. J’ai alors imaginé ce beau monde rejugeant Galilée et lui tenant à peu près ce langage:

«Galilée, nous vous avons sondé le coeur et les reins; tout ce que vous prétendez être exact, et facile à prouver, vous est, en réalité, inspiré à la fois par Satan (l’esprit qui toujours nie) et par votre haine de notre Sainte Foi. Nous refusons de vous écouter sinon pour la forme; nous n’irons pas vérifier ce que vous prétendez voir dans votre lunette. Nous vous condamnons pour rejet de la Vérité révélée. Au reste, notez que la foule nous approuve de ses cris et que nos savants, du haut de leurs chaires, nous donnent pleine raison. S’il en est qui se taisent, c’est parce qu’ils nous approuvent. Nous le savons de science certaine puisque, aussi bien, de ceux-là aussi nous sondons les coeurs et les reins.»

Le combat révisionniste doit se poursuivre, implacablement mais sans illusions.