Saturday, November 22, 2008

Pour Patrick Jarreau, chroniqueur au «Monde»

Monsieur,

L’article que vous intitulez «Coups de canif dans le ‘politically correct’» (Le Monde, 22 novembre 2008, p. 2) m’a intéressé.

Depuis quelques années, je suis les activités de «Liberté pour l’histoire» et je recueille les déclarations sur le sujet de feu René Rémond, de Pierre Nora, de Françoise Chandernagor et de Grégoire Kauffmann. Ces personnes se donnent des airs d’aller parfois contre le vent dominant des idées ou des tendances, c’est-à-dire contre ce que vous appelez le «politically correct». Mais, en fin de compte, y compris par le récent «Appel de Blois», où l’on donne à croire qu’on est contre toutes les lois mémorielles, on cherche, en fait, à préserver le caractère unique de la loi Gayssot. Cette loi que William Bourdon, avocat du Monde, a justement qualifiée d’«atroce» est chère aux juifs. Dès le mois de mai 1986, elle a été réclamée par le grand rabbin Sirat et ses amis. C’est Laurent Fabius et non Jean-Claude Gayssot qui, non sans mal, en a obtenu l’institution le 13 juillet 1990. Comme vous le montrez fort bien, la voici devenue aujourd’hui la seule loi mémorielle assortie de sanctions. Extraordinaire privilège! Bien loin derrière elle, en position de rattrapage, apparaissent deux autres lois mémorielles (l’arménienne et la noire) qui – attention! – ne sont pas assorties de sanctions. En troisième position, enfin, figurent toutes les autres lois mémorielles possibles: elles passeront à la trappe ou laisseront place, tout au plus, à des «résolutions».

Les organisations juives devraient pousser un soupir de soulagement: la religion de «l’Holocauste» ainsi que l’industrie ou le business de la Shoah vont conserver leur privilège, leur exclusivité; les autres «mémoires» ne peuvent plus espérer de véritable estampille gouvernementale. Soupir de soulagement au CRIF: «A nous, et à nous seuls, le recours aux lois, aux juges et aux gendarmes!» On ne mélangera plus les serviettes et les torchons.

Votre titre m’étonne. Pour ma part, je ne vois pas ici de «coups de canif dans le ‘politically correct’». Nous sommes, au contraire, en plein dans le respect du politiquement correct. Ce sont les propositions de lois vendéennes, colonialistes ou autres qui auraient pu donner des coups de canifs, mais on n’en parlera plus. Ce sont les lois arméniennes ou noires qui auraient pu remettre en cause le très politiquement correct privilège des juifs, mais elles ne sont pas et ne seront pas assorties de sanctions, elles.

Vous stigmatisez «les nazis», «les troupes allemandes», «l’antisémitisme» et le «négationnisme», lequel, pour vous, ne serait qu’«une nouvelle stratégie de l’antisémitisme». Vous insistez sur la «tragédie» des juifs «qui pèse sur la conscience occidentale»; vous prenez soin de le faire sans évoquer, à la même époque, les trop REELLES tragédies des enfants allemands phosphorisés, des enfants japonais atomisés, des femmes violées ou tondues, des plus formidables déportations qu’ait jamais connues l’histoire des hommes, des abominables épurations qui se poursuivent encore aujourd’hui plus de soixante ans après la fin du conflit, de la guerre délibérément faite aux civils par Churchill et Roosevelt, du terrorisme et du communisme moscoutaire d’Uncle Joe, notre cher et fidèle allié. En somme, je vous vois donner là dans tous les godants de l’époque. Votre article lui-même me semble donc d’une irréprochable correction politique. Qu’en pensez-vous?

Recevez, je vous prie, mes salutations.

Robert FAURISSON

Thursday, November 20, 2008

Marcel Gauchet en matamore de la revue «Le Débat»

Marcel Gauchet est le rédacteur en chef de la revue bimestrielle Le Débat, fondée et dirigée par Pierre Nora. L’homme n’est pas antipathique mais il frappe par sa candeur d’universitaire et par sa propension à la suffisance.

Si j’en crois un article d’Elisabeth Lévy portant sur l’affaire Siné («Liberté ou délit d’expression?», Le Point, 31 juillet 2008, p. 66-67), Marcel Gauchet souhaite que la presse française jouisse de la même liberté que celle dont, aux Etats-Unis, bénéficie la presse en vertu du premier amendement à la constitution américaine. Devançant l’argument selon lequel ce serait ouvrir la porte aux révisionnistes, notre homme a, paraît-il, lancé: «Je me sens de taille à régler leur compte aux négationnistes et autres fauteurs de haine, par l’argumentation.»

Qu’attend notre matamore pour passer à l’acte? Il pourrait, en principe, le faire dans sa revue même. Voilà plus de trente ans, au moins, que les affirmationnistes attendent un sauveur qui soit enfin de taille à régler leur compte aux révisionnistes non par l’agression physique, le tribunal, la prison ou l’amende, mais «par l’argumentation». Jusqu’à présent les Vidal-Naquet et autres Klarsfeld y ont échoué. Le fiasco de Serge et Beate Klarsfeld a été éclatant: Jean-Claude Pressac, dont ils avaient, à grands frais, cautionné les recherches et les publications, a fini par les envoyer au diable, jugeant que, tout compte fait, la thèse holocaustique était tout juste bonne pour «les poubelles de l’histoire» (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Gallimard, 2000, p. 652).

Mais Marcel Gauchet est un naïf. «Argumenter» en la matière est interdit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990 et surtout par la jurisprudence de cette loi. Argumenter, c’est tenter de prouver ou de contester quelque chose par des arguments. Vouloir aujourd’hui prouver l’existence, par exemple, des «chambres à gaz nazies» reviendrait nécessairement, au moins en un premier temps, à paraître contester cette existence ou à faire naître l’idée que la réalité de ces monstrueux abattoirs chimiques n’aurait pas encore été prouvée. Depuis 2006, il est inscrit dans le code pénal (Dalloz, 103e édition, p. 2059) qu’ici la simple contestation est interdite «même si elle est présentée sous une forme déguisée ou dubitative ou par voie d’insinuation». Dans la pratique, des juges en ont conclu que toute approche du «problème» sentait le soufre. Aujourd’hui, répondre à un journaliste vous interrogeant sur les «chambres à gaz»: «Je souhaite que les historiens puissent s’exprimer librement sur le sujet», c’est encourir une lourde condamnation. La loi Gayssot, qui invoque le tribunal de Nuremberg en matière de «crimes contre l’humanité», nous renvoie en quelque sorte à l’article 19 du Statut de ce tribunal qui cyniquement prononçait: «Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis.» Depuis 1995/1996, plus aucun auteur holocaustique n’a essayé de prouver «l’Holocauste». Tous posent en principe que le crime et l’arme du crime ont existé. Si un Marcel Gauchet s’avisait soudain de vouloir développer son «argumentation», il subirait les foudres de Claude Lanzmann, de Pierre Nora (son patron!) et de toute la corporation, pour qui pareille entreprise reviendrait à «entrer dans le jeu cher aux négationnistes».

Marcel Gauchet vit dans les nuées. Il ne connaît ni la teneur ni la force des arguments révisionnistes et il ignore que ses propres amis mettraient vite le holà à sa tentative d’affronter les révisionnistes sur le terrain de l’argumentation.

Sunday, November 16, 2008

Loi Gayssot : Gaby Cohn-Bendit contre Pierre Nora

Le Choc du mois reprend des couleurs. Le directeur en est Jean-Marie Molitor et le rédacteur en chef, Bruno Larebière. Son adresse: 51, Boulevard Garibaldi, 75015 PARIS; tél.: 09 79 04 09 96.

Sa livraison n° 27 (novembre 2008) contient, parmi d’autres articles qui attestent de recherches sérieusement menées, une étude de Patrick Cousteau, intitulée «Halte aux ‘compétitions mémorielles’!»

Pierre Nora et Françoise Chandernagor s’y voient remis à leur place et leur hypocrisie y est dénoncée. Ces bons apôtres ont, dans leur «Appel de Blois», affecté de se présenter en défenseurs de la «liberté pour l’histoire». En réalité, ils sont en faveur de la loi Gayssot et veulent préserver celle-ci de «lois concurrentes». La Shoah bénéficierait ainsi d’un privilège qu’ils jugent mérité. Quant aux révisionnistes, ils seraient, à en croire la romancière Françoise Chandernagor, «des imbéciles».

P. Cousteau nous confirme que Jean-Gabriel Cohn-Bendit, lui, est resté «fidèle à ses convictions». Il écrit:
Aux journées historiques de Blois, [...] seul Gabriel Cohn-Bendit, qui n’avait pas été invité à participer au débat, est bruyamment intervenu depuis le public, pour remettre les choses à l’endroit: «Si on en est arrivé là, c’est parce que, dans les années 1980, nous avons introduit le droit pénal dans le débat historique! Au lieu de punir les révisionnistes, il fallait s’opposer à eux sur leur terrain intellectuel! Au lieu de lois, il fallait asséner des arguments.» Le tonitruant frère de «Dany-le-rouge», fidèle à son engagement libertaire, continue de prôner une liberté d’expression totale, même pour les révisionnistes. «On ne comprend bien que ce qui s’exprime librement!» Et de conclure que, pour sortir de la spirale infernale des compétitions mémorielles, il est désormais indispensable «d’abolir la loi Gayssot».
On aura noté les deux phrases consécutives: «il fallait s’opposer à eux sur LEUR TERRAIN INTELLECTUEL!» et «Au lieu de lois, il fallait asséner des ARGUMENTS».

Il est exact qu’on n’a guère cherché noise aux révisionnistes sur le «terrain intellectuel» et qu’on ne leur a pas vraiment opposé ce qui peut s’appeler des «arguments», c’est-à-dire des «preuves à l’appui ou à l’encontre d’une proposition». Pierre Vidal-Naquet, Serge Klarsfeld et quelques autres s’y sont bien essayés pendant un temps mais leur entreprise a échoué dans de telles proportions que les Claude Lanzmann et autres cinéastes à la Spielberg ont décrété qu’il ne fallait plus ainsi entrer «dans le jeu des révisionnistes»; selon eux, il convenait désormais de laisser parler «la Mémoire» et non «l’histoire». Il fallait de l’émotion, de l’évocation, de l’imagination, des images, des films, du théâtre, des témoignages, des romans historiques, des récits, du story telling, des cérémonies, des pèlerinages «et même du kitch» (sic). Ils ont été entendus et suivis. Quant aux révisionnistes de «l’Holocauste», baptisés «négationnistes», on les a traités de «gangsters de l’histoire» et on les a traînés en justice.

L’inconvénient de cette politique de la Mémoire (qui plus est, une Mémoire à majuscule et à sens unique) réside dans le fait que, pour reprendre le mot d’Alain Finkielkraut, les juifs peuvent apparaître à certains comme «les chouchous de la mémoire» et, à ce titre, susciter animosité ou jalousie (Le Monde, 9 mars 2008).

Thursday, November 13, 2008

Une nouvelle perquisition à mon domicile

Aujourd’hui, jeudi 13 novembre, à 6h15 du matin, deux officiers de police judiciaire (OPJ), venus la veille de Paris et accompagnés de trois policiers en uniforme, ont fait irruption à mon domicile non sans provoquer un fracas délibéré. Agée de 77 ans, ma femme, qui est cardiaque, en a éprouvé une commotion dont je crains maintenant les suites. Pendant une heure et demie elle a été confinée dans une pièce, sous bonne garde, avec l’un de ses frères et l’épouse de ce dernier qui, cette nuit-là, se trouvaient à notre domicile.

Ce comportement de malotrus est d’autant moins admissible que les deux OPJ savaient le mauvais état de santé de ma femme. Ils avaient déjà perquisitionné mon domicile le 24 janvier de cette année. Ce jour-là, placé en garde à vue dès mon arrivée au commissariat de Vichy et averti qu’après mon audition les policiers se porteraient avec moi à mon domicile pour une perquisition, j’avais signalé aux deux OPJ que, ma femme étant cardiaque, je lui avais caché que j’étais convoqué au commissariat. Je leur avais précisé qu’à une heure donnée elle quitterait notre domicile et je leur demandais d’attendre cette heure-là pour y faire leur apparition. Or ils n’avaient tenu aucun compte de mon avertissement et, par leur arrivée intempestive à la maison, ils avaient déjà provoqué chez ma femme un sérieux malaise cardiaque.

Ce 13 novembre, je les ai vertement tancés. Je leur ai dit leur fait. Ils se sont calmés.

Les policiers en uniforme sont repartis à 7h30. Les OPJ, une jeune femme et un homme jeune, ont opéré de 6h20 à 10h30.

J’ai refusé de répondre à leurs questions. A toutes les questions de la police, j’ai pris le pli, depuis près de trente ans, de répondre : “Pas de réponse”, et cela même si la question est bénigne. Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique.

Une fois de plus, mes deux OPJ ont fait chou blanc. Une fois encore, ils n’ont trouvé ni l’ordinateur, ni les documents recherchés.

Ils étaient porteurs de cinq (!) commissions rogatoires. Les plus importantes concernaient ma participation à la conférence de Téhéran (11-12 décembre 2006). Jacques Chirac est à l’origine de ces plaintes-là ainsi qu’une organisation « anti-raciste » essentiellement juive.

Je sollicite l’indulgence de mes correspondants si, à l’avenir, je suis amené, pendant un certain temps, à laisser leurs messages ou leurs lettres sans réponse. J’entre à nouveau dans une période de turbulence. Je ne trouve toujours pas d’avocat pour succéder à Eric Delcroix, qui a pris sa retraite. Soit dit en passant, je prie mes correspondants de ne pas venir me recommander tels ou tels avocats, réputés courageux mais qui ne sont que des lâches habitués à plastronner. (Un modèle du genre : Jacques Vergès. Je suis peiné de voir combien peu ont percé à jour la comédie qu’il nous joue. Sa ficelle, de la grosseur d’une corde : la surenchère dans l’antiracisme. « Barbie raciste ? Vous plaisantez ! Il n’y a pas eu plus racistes que les colonialistes français ou encore les Australiens, exterminateurs de la race tasmanienne »).

En France comme ailleurs, les juifs exigent, en ce moment, une répression accrue du révisionnisme. A mesure que l’Etat d’Israël multipliera les provocations à l’endroit des Palestiniens, il se mettra dans un péril croissant, jusqu’à entraîner, ne lui en déplaise, la disparition du régime sioniste. Pour l’heure, ce régime doit à tout prix sauvegarder l’arme numéro un de sa propagande : le mensonge de la religion de « l’Holocauste » avec ses prétendues chambres à gaz homicides.

Attendons-nous tous à être traités en Palestiniens. Pour ma part, je ne plierai pas. Certains me reprochent parfois d’oublier, dans mon combat, que le premier devoir d’un homme serait de préserver la sécurité de sa femme et de ses enfants. Mais peut-être n’est-ce là que le second devoir d’un homme. Peut-être le premier devoir d’un homme est-il d’être un homme.

Je ne perds pas de vue que mon sort reste enviable si je le compare à celui de bien d’autres révisionnistes tels, par exemple, en Allemagne, Ernst Zündel et Germar Rudolf ou, en Autriche, Wolfgang Fröhlich et Gerd Honsik, ou encore Fredrick Töben à Londres. Je songe aussi à l’héroïque Français Vincent Reynouard, à sa femme et à leurs sept enfants.

13 novembre 2008

New police raid at my house

Today, Thursday, November 13, at 6:15 AM, two investigators from the Police Judiciaire in Paris, having arrived in Vichy yesterday evening, burst into my house accompanied by three uniformed policemen, not without deliberately making a great deal of noise. This caused a severe nervous shock to my wife, who, at 77, suffers from a heart condition; I now fear the possible consequences. For the next hour and a half the armed policemen kept her, her brother and his wife (the couple had happened to be spending the night at our house) confined in a room, forbidding them to leave it.

The police’s loutish behaviour was all the more inadmissible as the two investigators (officiers de police judiciaire – OPJ’s) knew of my wife’s poor state of health. They had already visited us last January 24. That morning, upon reporting at Vichy police station to answer a summons, I was immediately placed in custody. When told that, after a questioning session, the policemen would be taking me back to my house and carrying out a search, I’d informed the OPJ’s that, as my wife had a weak heart, I had kept the matter of my summons a secret. I told them that at a certain time soon my wife would be leaving the house, and requested that they wait till then to show up for their search. However, they paid no heed to my warning and, with their untimely arrival, they had already given my wife a cardiac trauma.

This November 13 I hauled them over the coals. I told them what was what. And they calmed down.

The three men in uniform went away at 7:30 AM. The OPJ’s, a young woman and a youngish man, performed their search from 6:20 to 10:30.

I refused to answer their questions. For nearly thirty years I’ve been in the habit of responding to all questions from the police with the words: “No answer”, even if the questions are harmless ones. I refuse to collaborate with the French police and justice system in their repression of historical revisionism.

Once again, my two OPJ’s drew a blank. Once again, they found neither the computer nor the documents sought.

They came bearing five (!) warrants, the most important of these concerning my participation at the Tehran conference of December 11-12, 2006. The charges originated with then President Jacques Chirac and an essentially Jewish “anti-racist” organisation.

I ask indulgence of my correspondents beforehand should they find that, for a certain period, I leave their messages or letters unanswered. I am once more entering a time of turbulence. I have still not found a lawyer to replace Eric Delcroix, who has retired. By the way, I shall also ask my contacts not to come forth with recommendations of this or that reputedly courageous lawyer: there are in fact only cowards and inveterate swaggerers. (A model of the type: Jacques Vergès. It pains me to note how few people have seen through the act he puts on. His pet artifice, clumsy as can be, is anti-racist one-upmanship. “Barbie a racist? You must be joking! No one was ever more racist than the French colonialists or the Australians, exterminators of the Tasmanian race.”)

In France as elsewhere at this moment, the Jews are demanding a greater crackdown on revisionism. As long as the State of Israel persists with its repeated provocations of the Palestinians, it will be putting itself in growing danger and, eventually, bringing about, whether it likes it or not, the Zionist regime’s disappearance. For the time being, that regime must at all costs safeguard its number one propaganda weapon: the lie that is the religion of “the Holocaust” with its alleged homicidal gas chambers.

We may expect to be treated like Palestinians. For my part, I will not give in. People sometimes find fault with me for forgetting, in my struggle, that a man’s first duty is to preserve the safety of his wife and children. But that, perhaps, is only a man’s second duty. Perhaps the first duty of a man is to be a man.

I do not lose sight of the fact than my lot remains enviable when compared with that of a good many other revisionists such as, for example, Ernst Zündel and Germar Rudolf in Germany, or Wolfgang Fröhlich and Gerd Honsik in Austria, or Fredrick Töben in London. I also think of the heroic Frenchman Vincent Reynouard, his wife and their seven children.

Sunday, November 9, 2008

Encore un serpent de mer à Auschwitz !

La dernière livraison de Bild nous annonce qu’on vient de découvrir de nouveaux documents sur Auschwitz et qu’en particulier l’un de ces documents prouverait l’existence d’une chambre à gaz homicide dans ce camp. A Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, responsable des Archives fédérales, a cru enfin trouver dans cette «découverte» le moyen de faire taire les révisionnistes.

En réalité, ce type de documents n’a rigoureusement rien de nouveau et le plan de la «chambre à gaz» en question (Gaskammer, en toutes lettres) est celui d’une simple «installation d’épouillage» (Entlausungsanlage, également en toutes lettres).

D’ailleurs, un passage de l’article de Bild prouve l’embarras de nos farceurs. Le voici en allemand, suivi de sa traduction en français: «Dass in der 11,66 mal 11,20 Meter großen „Gaskammer“ nicht Kleidungsstücke mit dem bei der SS üblichen Blausäure-Mittel entlaust, sondern Menschen vergast werden sollten, muss als sehr wahrscheinlich angenommen werden.» Soit, en français: «On doit tenir pour très vraisemblable que dans cette «chambre à gaz» de 11,66m par 11, 20m on n’a pas épouillé des pièces vestimentaires avec l’habituel moyen cyanhydrique des SS mais qu’on a dû y gazer des êtres humains.»

Le lecteur aura noté: «On doit tenir pour très vraisemblable […] qu’on a dû y gazer des êtres humains».

Ce passage a été escamoté dans les articles de la presse française ou anglaise qui me sont jusqu’ici parvenus et où l’on prétend citer Bild.

Je me permets de rappeler que j’ai été le premier au monde à publier les plans des crématoires d’Auschwitz censés contenir des chambres à gaz homicides, lesquelles étaient, en fait, soit des dépositoires, soit un abri anti-aérien, soit d’autres pièces inoffensives. J’ai découvert ces plans en 1976 dans les archives du camp et j’en ai commencé la publication dans le magazine espagnol Interviu (février 1979), où l’on me voit tenir un plan de crématoire tout à fait comparable à celui que publie Bild. Par la suite, je n’ai cessé de revenir, pendant près de trente ans, sur les conclusions à tirer de ces plans ainsi que de bien d’autres éléments tels que l’examen des lieux du crime, supposé, à Auschwitz, la bibliographie scientifique concernant les méthodes d’épouillage, de désinfection ou de désinfestation au moyen du Zyklon B et la procédure d’exécution au gaz cyanhydrique suivie dans les pénitenciers américains. (Inventé après la première guerre mondiale et encore en usage aujourd’hui sous un autre nom, celui de Cyanosil, le Zyklon B est un produit à base d’acide cyanhydrique.) Par la suite, à peu près tous les chercheurs révisionnistes (Fred Leuchter, Germar Rudolf, Carlo Mattogno et tant d’autres) ont abondamment fait usage de ces plans ou d’autres plans encore, que Bild découvre aujourd’hui comme on découvre la lune ou le monstre du Loch Ness. Les antirévisionnistes ont bien dû, eux aussi, à leur tour, publier ces plans et tenter, mais en vain, d’en contester l’évidente signification. Tel a été, en particulier, le cas du pharmacien Jean-Claude Pressac. Je rappelle que ce dernier, après avoir déployé les formidables moyens mis à sa disposition par le couple Klarsfeld pour soutenir la thèse de «l’Holocauste» en général et des prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz en particulier, a fini par écrire que, tout bien considéré, cette thèse était à jeter «aux poubelles de l’histoire» (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Gallimard, 2000, p. 652).

En fin de compte, le journaliste de Bild n’a fait que recycler une rumeur.

Reste à savoir si les autorités juives vont lui faire grief de sa lourdeur ou le féliciter de sa bonne volonté à servir leur propagande.

Another hackneyed Auschwitz “revelation”!

The latest issue of the German mass-circulation daily Bild announces the recent discovery of new documents on Auschwitz, writing, in particular, that one of them seems to prove the existence of a homicidal gas chamber in that camp. In Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, head of the Federal Archives, thinks that in this “discovery” he has found the way to silence the revisionists.

In reality, there is strictly nothing new about this type of document, and the building plans of the “gas chamber” in question (
Gaskammer, fully spelled out) are those of a simple “delousing facility” (Entlausungsanlage, fully spelled out as well).

Besides, a passage in the
Bild article demonstrates the unease of our fraudsters. Here it is in German, followed by an English translation: “Dass in der 11,66 mal 11,20 Meter großen „Gaskammer“ nicht Kleidungsstücke mit dem bei der SS üblichen Blausäure-Mittel entlaust, sondern Menschen vergast werden sollten, muss als sehr wahrscheinlich angenommen werden.” “It must be considered very likely that in this 11.66 by 11.20-meter ‘gas chamber’ it was not garments that were deloused in the SS’s usual way with hydrogen cyanide, but that it was human beings who must have been gassed.”

The reader will have noted: “
It must be considered very likely […] that it was human beings who must have been gassed.”

This passage was left out of the articles in the French or English-language press which have, so far, come to my attention and which claim to quote
Bild.

I shall permit here myself to remind readers that I was the first in the world to publish the building plans for the Auschwitz crematoria supposed to have housed homicidal gas chambers; the spaces in question were actually either morgues, an air-raid shelter, or some other innocuous rooms. I discovered those drawings in 1976 in the camp archives and began publishing them with an article in the Spanish magazine
Interviu (February 1979), a piece carrying a photo of me holding a sheet with crematorium plans altogether comparable to the ones now shown in Bild.

In the nearly thirty years since then, I have never ceased going over the conclusions to be drawn from those plans and from a number of other elements, like the inspection of the purported crime scenes at Auschwitz, or, on the one hand, the scientific bibliography regarding delousing, disinfection or anti-infestation methods using Zyklon B and, on the other hand, the procedure for executing a condemned prisoner with hydrogen cyanide gas as followed in certain American penitentiaries. (Invented shortly after the first world war and still in use today under another name, “Cyanosil”, Zyklon B is a hydrogen cyanide-based substance).

From then onwards, nearly all the revisionist researchers (Fred Leuchter, Germar Rudolf, Carlo Mattogno and many others) have made extensive use of those plans or of others still, which Bild discovers today, just as someone might discover the moon or the Loch Ness monster. Indeed the anti-revisionists have also, at their end, had to publish these plans and then attempt, though in vain, to challenge the obvious significance thereof. Such was precisely the case with the French pharmacist Jean-Claude Pressac. I’ll recall that he, after having deployed the formidable means put at his disposal by the Klarsfeld couple to uphold “the Holocaust” argument in general and that of the alleged homicidal Auschwitz gas chambers in particular, wound up writing that, all things considered, those arguments were fit only “for the rubbish bins of history” (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Gallimard, 2000, p. 652).

In the end, the
Bild reporter has done nothing but recycle an old rumor.

It remains to be seen whether the Jewish authorities find fault with his clumsiness or, instead, congratulate him for being so willing to help with their propaganda.