Thursday, July 31, 2008

Mauthausen vu par Le Guide du Routard pour l’Autriche (2008)

Le Guide du Routard poursuit sa course holocaustique. Dans le passé, on l’avait déjà vu saisir toute occasion de s’en prendre au révisionnisme. Il vient de récidiver dans son guide de l’Autriche (Hachette Tourisme, mars 2008, p. 408-410). S’y attardant longuement sur « Le camp de concentration de Mauthausen », il s’emploie à susciter chez le bon lecteur haine et indignation.

« Quand [en particulier] on se retrouve dans la carrière, au pied de l’escalier de la Mort, c’est un moment très dur. Particulièrement émouvant. Mais peut-on seulement parler d’émotion ? On serre aussi les poings de colère. Il faudrait y amener tous les révisionnistes, tous les négationnistes, tous les Faurisson, Haider, lepénistes et mégrétistes de tout poil, tous ceux qui trafiquent l’histoire, tous ceux qui font de la haine de l’autre leur fonds de commerce électoral... »


Le Guide du Routard nous la baille belle. Quel est son fonds de commerce ? La haine ? L’appel aux bas instincts ? Le pathos visant à faire pleurer Margot ?


Mais, au fait, lui qu’on voit si ardent à dénoncer le révisionnisme, ne tombe-t-il pas dans l’hérésie révisionniste sous sa forme la plus grave ? Il passe entièrement sous silence le clou de la mise en scène locale ; il ne souffle mot de ... la chambre à gaz.


J’ai visité deux fois le camp de Mauthausen : une première fois, tout seul, en juillet 1979 et, la seconde fois, en avril 1989 en la compagnie, notamment, des Américains Fred Leuchter et Mark Weber. Dès ma première visite, j’avais instantanément relevé les impossibilités physiques d’une éventuelle opération de gazage ainsi que la variété saugrenue des explications fournies par les inscriptions sur place et par le guide autrichien : selon les cas, le gaz arrivait par les pommes de douche, par un appareil situé à droite ou par une conduite située à gauche. J’avais demandé pourquoi, parmi les cartes postales mises en vente et détaillant toutes les horreurs du camp, ne figurait aucune carte nous montrant l’horreur des horreurs : la chambre à gaz aux apparences de petite salle de douche. On m’avait répondu : « C’est trop horrible ! »


J’ai écrit sur Mauthausen et F. Leuchter, à son tour, a écrit sur le sujet.


Pourquoi Le Guide du Routard, tellement soucieux de marcher dans les clous et de « suivre la route que tout le monde suit », n’a-t-il rien dit de la chambre à gaz ? Pourquoi n’a-t-il pas rapporté que, selon la confession du commandant Franz Ziereis (avec trois balles dans le corps et en train de mourir dans d’atroces souffrances), le nombre des gazés de Hartheim, sous-camp de Mauthausen, a été d’ « environ 4 millions à l’oxyde de carbone » (Simon Wiensenthal, KZ Mauthausen, Ibis Verlag, Linz-Wien, 1946, p. 12) ?



Je vous suggère d’écrire au Guide du Routard et de lui poser ces questions (<http://www.routard.com/planete_routard/page/contact.htm>). Adresse postale : Guide du Routard, Hachette Tourisme, 43, Quai de Grenelle, 75905 Paris Cedex 15.

31 juillet 2008

Saturday, July 19, 2008

Répression contre le révisionnisme français en l’espace de huit mois (novembre 2007-juin 2008)



Sur le plan judiciaire, la répression exercée contre le révisionnisme historique ne cesse de s’aggraver. Les magistrats se font de plus en plus expéditifs et cyniques. Les grands médias, quant à eux, passent sous silence une bonne partie des procès et des condamnations. S’ils rapportent les condamnations, c’est en minimisant systématiquement leur gravité financière. L’historien retiendra, en particulier, que, de nos jours, un père de famille de sept enfants, Vincent Reynouard, dénué de ressources parce qu’il a été chassé de ses emplois successifs quand ses employeurs ont eu vent de son révisionnisme, peut être condamné à deux ans de prison ferme (un an à Bruxelles et un an à Colmar) et au versement d’un total de 90 000 euros sans que les grands médias soufflent mot de cet extraordinaire état de fait. « Silence, on bâillonne ! » Quant à l’association « Liberté pour l’histoire », présidée par Pierre Nora, bien que mise au courant de ce cas, elle l’a, elle aussi, passé sous silence et elle va jusqu’à recommander une défense active de la loi Fabius-Gayssot qui est au fondement de cette répression. Robert Ménard, responsable de « Reporters sans frontières », s’agite, sous l’œil des caméras, en faveur des victimes de la police de la pensée en Syrie ou en Chine mais se soucie comme d’une guigne de la répression qui s’exerce contre les révisionnistes en Europe, en Australie, aux Etats-Unis et au Canada. Il semble ne pas même voir ce qui, en la matière, se passe à Paris, quasiment à sa porte.
A titre d’exemples, voici quelques échantillons des sanctions prononcées dernièrement contre des révisionnistes, en l’espace de huit mois (novembre 2007-juin 2008).
1) 8 novembre 2007 : Vincent Reynouard, 39 ans, père de sept enfants, possède un diplôme d’ingénieur chimiste délivré par l’Institut supérieur de la matière et du rayonnement [atomique] (ISMRa de Caen), option chimie organique. Il a été exclu de l’enseignement pour cause de révisionnisme et condamné par le tribunal de Saverne pour la publication d’une brochure sur « l’Holocauste » à un an de prison ferme, 10 000 euros d’amende, 3 000 euros de dommages-intérêts au bénéfice de la LICRA et 300 euros de frais judiciaires. Audience d’appel prévue à Colmar.
2) 8 janvier 2008 : Georges Theil, 67 ans, retraité des télécommunications, a été condamné par le tribunal de Lyon (3 janvier 2006) à six mois de prison ferme, à 10 300 euros d’amende et à 46 000 euros de dommages-intérêts et de frais de publications judicaires pour des propos tenus en octobre 2004 notamment sur l’impossibilité du fonctionnement des « chambres à gaz nazies », propos tenus en privé avec un journaliste qui les a enregistrés, puis télédiffusés sur une chaîne régionale. Le 8 janvier 2008, le juge d’application des peines (JAP) de Grenoble, sa ville de résidence, décide que G. Theil n’aura pas le droit au port du bracelet électronique (mesure normalement autorisée pour les personnes de son âge), mais devra être effectivement détenu en prison pendant six mois ; les raisons invoquées par le JAP sont que G. Theil ne présente, à l’évidence, aucun signe de repentir et que, chez lui, le risque de récidive est important. Décision d’appel prévue pour le 27 juin 2008.
3) 15 janvier 2008 : Robert Faurisson, 78 ans, retraité, se voit notifier que la Cour de cassation, laquelle n’a pas à justifier sa décision, a déclaré « non admis » son pourvoi contre un arrêt en date du 4 juillet 2007 le condamnant, pour avoir accordé une interview à une radio iranienne, à trois mois d’emprisonnement avec sursis, 7 500 euros d’amende, 10 500 euros de dommages-intérêts et divers frais judiciaires.
4) 24 janvier 2008 : le même Robert Faurisson, à la veille de ses 79 ans, est poursuivi, sur triple commission rogatoire du procureur de Paris, notamment pour sa participation à la conférence de Téhéran sur « l’Holocauste » (11-12 décembre 2006) ; il subit au commissariat de police de Vichy garde à vue et fouille à corps avec remise de ses lunettes, de sa ceinture, de son portefeuille, de son porte-monnaie et de divers livres et papiers ; quatre officiers de police judiciaire, dont trois venus de Paris, procèdent à la perquisition de son domicile en présence de son épouse, gravement malade.
5) 8 février 2008 : affaire de l’hebdomadaire Rivarol. A la suite de la publication d’une interview de Jean-Marie Le Pen, qui a déclaré : « En France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine », le Tribunal correctionnel de Paris (XVIIe chambre) condamne, sur le fondement de la loi Gayssot et de la loi réprimant l’apologie de crime de guerre, la directrice de l’hebdomadaire à 5 000 euros d’amende, J.-M. Le Pen à 10 000 euros d’amende et trois mois de prison avec sursis, et l’auteur de l’interview à 2 000 euros d’amende. Les trois condamnés devront verser solidairement 10 500 euros de dommages-intérêts et insérer à leurs frais le texte du jugement dans les journaux Le Monde, Le Figaro, Libération ainsi que dans Rivarol. Audience d’appel fixée au 29 octobre 2008.
6) 28 février 2008 : Bruno Gollnisch, 58 ans, professeur à l’Université Lyon III, spécialiste du droit japonais, député européen (FN) et bras droit de J.-M. Le Pen, est condamné par la Cour d’appel de Lyon pour avoir déclaré, selon la cour, que, sur le sujet des chambres à gaz, les historiens doivent pouvoir discuter librement. Le jugement du 18 janvier 2007 est confirmé : trois mois de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et environ 30 000 euros de dommages-intérêts, de frais de procédure et de publications judiciaires ; son université l’a privé pour cinq ans du droit d’enseigner et a réduit son traitement de la moitié.
7) 18 mars 2008 : Eric Delcroix, 63 ans, avocat à la retraite, se voit refuser l’honorariat parce que, dans le passé, il a été condamné sur le fondement de la loi Gayssot pour avoir écrit un ouvrage sur l’atteinte à la liberté d’expression que constitue ladite loi.
8) Mai 2008 : J.-M. Le Pen , 79 ans, encourt de nouvelles poursuites en raison d’un entretien publié dans le mensuel Bretons. Pour la quatrième fois depuis 1987, il y parle des « chambres à gaz » comme d’« un détail de l’histoire ».
9) 21 mai 2008 (sans rapport direct avec la loi Gayssot) : le 11 novembre 2006, Robert Badinter s’était vanté, sur la chaîne ARTE, d’avoir, en 1981, « fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». L’intéressé a porté plainte pour diffamation. Le 21 mai 2007, le Tribunal correctionnel de Paris (XVIIe chambre) a conclu que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve » et qu’il avait diffamé R. Faurisson mais … de bonne foi. Débouté et condamné à verser 5 000 euros, R. Faurisson n’a pas interjeté appel.
10) 19 juin 2008 (en rapport avec l’équivalent belge de la loi Gayssot) : à Bruxelles, le Belge Siegfried Verbeke et le Français Vincent Reynouard sont condamnés pour révisionnisme à un an de prison ferme et à de lourdes peines financières. Un mandat d’arrêt national est lancé et un mandat d’arrêt européen est en préparation.
11) 25 juin 2008 : la Cour d’appel de Colmar condamne V. Reynouard à un an de prison ferme et à de lourdes peines financières. A l’heure présente, V. Reynouard se trouve donc condamné à un total de deux ans de prison et au versement de 90 000 euros, somme vertigineuse pour un père de famille nombreuse au chômage.
12) 27 juin 2008 : la Cour d’appel de Grenoble confirme la décision du JAP : Georges Theil ne bénéficiera pas du régime de surveillance électronique car « l’admettre au bénéfice d’un aménagement de peine ne pourrait que le conforter dans ses convictions » (p. 3 de l’arrêt). On notera que, devant cette cour, constituée de Mmes Marie-Françoise Robin, Astrid Rauly et Catherine Brun, G. Theil est débouté à cause de ses convictionsopinions que l’on tient pour vraies et auxquelles on est fortement attaché », selon Hachette, Le Dictionnaire du français, 1989).
13) 27 juin 2008 (en rapport avec l’équivalent allemand de la loi Gayssot) : malgré sa conduite irréprochable en prison, Ernst Zündel se voit refuser sa mise en liberté aux 2/3 de sa peine de cinq années de prison, et ce à cause de ses convictions.
Le 20 décembre 2007, en leur présentant mes vœux pour 2008, j’avais annoncé à mes correspondants une nouvelle année qui, comme la précédente, serait à qualifier d’« horribilis ». Je leur écrivais : Plus que jamais le mot d’ordre à scander sera : « Juivre ou mourir ! » Repris de Céline, ce slogan est aujourd’hui devenu celui de notre nouveau roi de France (Nicolas Sarkozy) et de sa supposée favorite (Carla Bruni), la nouvelle Esther. Notre roi ira prochainement se faire sacrer au Vatican, puis en Israël. C’est, je crois, le 13 février, qu’il honorera de sa présence le somptueux banquet casher du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) où, chaque année, se pressent nos élites. Cinq jours auparavant, la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris aura lourdement condamné à la fois Jean-Marie Le Pen, Camille-Marie Galic, directrice de Rivarol, et son journaliste, Jérôme Bourbon ; puis, vers la fin du mois, Georges Theil sera, à son tour, condamné par la cour d’appel de Bordeaux après l’avoir été par celle de Lyon. Bruno Gollnisch sera condamné le 28 février par la même cour d’appel de Lyon en dépit du fait qu’il a, enfin, publiquement admis l’existence des magiques chambres à gaz. Je ne parle pas de ce qui attend aussi bien l’héroïque Vincent Reynouard (père de sept enfants) que les Allemands Silvia Stolz et Horst Mahler ou l’Australien Fredrick Töben ou encore nos prisonniers de conscience à Mannheim, à Vienne ou ailleurs. Il faut bien que « la Tolérance » exerce ses rigueurs. Pour emprunter au sabir qui est aujourd’hui « tendance », les « fondamentaux » de « l’esprit citoyen [juif] » se révèlent décidément « pérennes » sinon « ubiques ». Shalom !
Ce que j’annonçais ainsi s’est malheureusement vérifié. Toutefois deux rectifications s’imposent : la Cour de Bordeaux n’a pu condamner G. Theil, à cause de la prescription, et le statut de Carla Bruni a changé : la supposé favorite est devenue l’épouse en titre de N. Sarkozy. Au dîner du CRIF, ce dernier a en quelque sorte fait serment d’allégeance à Israël et à la diaspora juive.
19 juillet 2008

Tuesday, July 15, 2008

Roosevelt en prière… pour mieux tuer


Dans son volume 14 (juin 2008), la revue Tabou (Editions Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval) reproduit quelques fragments d’une prière lue à la radio par F.-D. Roosevelt le 14 juin 1942. Le 14 juin est, aux Etats-Unis, le “Flag Day” ou “Jour du drapeau national”. Ci-dessous, après l’adresse où il peut être consulté, on trouvera d’abord dans sa version anglaise, puis dans sa traduction en français le texte de cette prière, qui serait due à un certain Stephen Vincent Benét.

http://www.scribd.com/doc/222180/We-Stand-United-and-other-Radio-Scripts-by-Stephen-Vincent-Benet

Prayer


God of the free, we pledge our hearts and lives today to the cause of all free mankind. Grant us victory over the tyrants who would enslave all free men and nations. Grant us faith and understanding to cherish all those who fight for freedom as if they were our brothers. Grant us brotherhood in hope and union, not only for the space of this bitter war, but for the days to come which shall and must unite all the children of earth.


Our earth is but a small star in the great universe. Yet of it we can make, if we choose, a planet unvexed by war, untroubled by hunger or fear, undivided by senseless distinctions of race, color or theory. Grant us that courage and foreseeing to begin this task today that our children and our children's children may be proud of the name of man. The spirit of man has awakened and the soul of man has gone forth. Grant us the wisdom and the vision to comprehend the greatness of man's spirit, that suffers and endures so hugely for a goal beyond his own brief span. Grant us honor for our dead who died in the faith, honor for our living who work and strive for the faith, redemption and security for all captive lands and peoples. Grant us patience with the deluded and pity for the betrayed. And grant us the skill and valor that shall cleanse the world of oppression and the old base doctrine that the strong must eat the weak because they are strong. Yet most of all grant us brotherhood, not only for this day but for all our years -- a brotherhood not of words but of acts and deeds. We are all of us children of earth -- grant us that simple knowledge. If our brothers are oppressed, then we are oppressed. If they hunger, we hunger. If their freedom is taken away, our freedom is not secure. Grant us a common faith that man shall know bread and peace -- that he shall know justice and righteousness, freedom and security, an equal opportunity and an equal chance to do his best, not only in our own lands, but throughout the world. And in that faith let us march toward the clean world our hands can make.

Amen.


Prière


Dieu des hommes libres, nous vouons aujourd’hui nos coeurs et nos vies à la cause de l’humanité libre tout entière. Accorde-nous la victoire sur les tyrans qui voudraient asservir tous les hommes et toutes les nations libres. Accorde-nous foi et compréhension afin de chérir tous ceux qui se battent pour la liberté comme s’ils étaient nos frères. Accorde-nous la fraternité dans l’espoir et dans l’union, non seulement pour la durée de cette âpre guerre mais pour les jours à venir qui uniront et doivent unir tous les enfants de la terre.


Notre terre n’est qu’une petite étoile dans le grand univers. Pourtant, si tel est notre choix, nous pouvons en faire une planète épargnée par la guerre, à l’abri de la faim ou de la peur, sans divisions dues à d’insensées distinctions de race, de couleur ou de théorie. Accorde-nous ce courage et cette prévoyance afin d’entreprendre aujourd’hui cette tâche pour que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent être fiers du nom d’homme. L’esprit humain s’est éveillé et l’âme humaine a progressé. Accorde-nous la sagesse et la vision qu’il faut pour comprendre la grandeur de l’esprit humain, lequel souffre et endure si immensément pour un but qui est au-delà de son bref espace de temps à vivre. Accorde-nous honneur pour nos morts qui sont morts dans la foi, honneur pour nos vivants qui travaillent et luttent pour la foi, le salut et la sécurité de tous les pays et les peuples captifs. Accorde-nous la patience avec ceux qui sont dans l’erreur et la pitié pour ceux qu’on a trahis. Et accorde-nous l’adresse et le courage qui purgeront le monde de l’oppression et du vieux et vil principe selon lequel les forts doivent dévorer les faibles parce qu’ils sont forts. Mais par-dessus tout accorde-nous la fraternité non seulement pour ce jour-ci mais pour toutes nos années à venir – une fraternité non en paroles mais en actes et en faits. Nous sommes tous des enfants de la terre – accorde-nous simplement de le savoir. Si nos frères sont opprimés, alors nous sommes opprimés. S’ils ont faim, nous avons faim. Si leur liberté leur est enlevée, notre liberté n’est pas assurée. Accorde-nous de croire tous ensemble que l’homme connaîtra le pain et la paix – qu’il connaîtra la justice et la vertu, la liberté et la sécurité, des possibilités et des chances égales de donner le meilleur de lui-même, non pas seulement dans nos pays mais à travers le monde. Et armés de cette foi, marchons vers ce monde propre que nous pouvons façonner de nos mains.

Amen.


L’homme qui, le 14 janvier 1942, débite ces niaiseries humanitaristes va bientôt se mettre à phosphoriser les enfants allemands, à préparer l’atomisation des enfants japonais et à livrer la moitié de l’Europe à Uncle Joe. Plus tard, après avoir massacré tant d’Européens et d’Asiatiques pendant la seconde guerre mondiale, son peuple, à l’occasion de bien d’autres guerres, tuera les enfants coréens, vietnamiens, guatémaltèques, salvadoriens, panaméens, serbes, afghans, irakiens, palestiniens et peut-être bientôt les enfants iraniens, et tout cela grâce à des armes ou des produits chimiques de plus en plus sophistiqués. « In God we trust ».

Cette prière n’offre après tout qu’un échantillon de ce qu’en 1937 Céline appelait des « bagatelles pour un massacre » à venir. L’année suivante, le même Céline lançait, en vain comme on le sait, un dernier cri d’alarme contre « l’école des cadavres », c’est-à-dire contre le dressage des hommes à la guerre, à la mort. Aujourd’hui, dans nos écoles, l’on continue, sous une forme laïcisée, à réciter ce type de prière rooseveltienne et à présenter la boucherie de 1939-1945 comme la croisade menée par les bons, Staline y compris, contre la bête immonde. A l’issue du procès de Nuremberg, du procès de Tokyo et de cent autres procès du même acabit, les vainqueurs ont goûté l’intense satisfaction morale de pendre les vaincus. Sous le couvert de bonnes paroles et en lui mentant effrontément on inculque à la jeunesse l’esprit de croisade, de guerre et de vengeance. Les dieux ont soif et Yahweh plus que tout autre. Il lui faut de constants holocaustes mais des vrais, des holocaustes de goïm. Et il n’est rien de tel pour développer l’ardeur guerrière et missionnaire de l’Occident que « la mémoire de l’Holocauste des juifs », c’est-à-dire un mythe qui est devenu l’arme numéro un de la propagande belliciste de l’Etat juif et de l’Armée juive. « In Yahweh ye shall trust ».

15 juillet 2008

Friday, July 11, 2008

Quand R. Badinter rêve de défendre l’auteur d’un assassinat commis… pour la cause des juifs


Robert Badinter ne se contente pas de pratiquer la diffamation commise… de bonne foi ; il aurait aussi aimé défendre l’auteur d’un assassinat commis… pour la bonne cause, laquelle, comme on va le voir, se trouve être, en la circonstance, la cause des juifs.

Le 11 novembre 2006, sur la chaîne de télévision « ARTE », il avait eu l’extraordinaire aplomb (shutzpah) de déclarer : « Le dernier procès que j’aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre [de la Justice], c’est l’affaire, c’est le procès contre Faurisson. [En 1981] j’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire. » Ce mensonge m’avait obligé à le poursuivre en justice pour diffamation. Par un jugement du 21 mai 2007, les juges de la XVIIe chambre du tribunal de grande instance de Paris ont constaté que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve », c’est-à-dire qu’il avait prétendu leur apporter des preuves de son allégation mais que ses « preuves » étaient, en fin de compte, sans valeur. Toutefois, les mêmes juges m’ont débouté de mes demandes en accordant à mon diffamateur « le bénéfice de la bonne foi ». Je n’ai pas interjeté appel : l’important pour moi était que, désormais, j’avais une confirmation judiciaire de ce que R. Badinter s’était, à mon égard, publiquement comporté en diffamateur avéré. Dans un récent article de Tribune juive, Bernard Jouanneau, son propre avocat, vient de faire trois intéressantes déclarations, que voici : 1) « La Shoah m’est tombée dessus en 1972 lorsque Robert Badinter m’a fait entrer à la LICRA. Dès lors, j’ai fait du combat contre Faurisson l’engagement de toute ma vie » ; 2) parlant du procès de 1981-1983 (jugement en 1981 et arrêt en 1983) il reconnaît avoir subi là, avec son ami et client, « une défaite » ; il admet que « M. Faurisson [n’a pu] être convaincu de mensonge » et il s’indigne encore aujourd’hui d’une décision judiciaire en laquelle il voit « une démission de la justice » ; 3) quant au jugement de 2007, il en parle comme d’« un succès mitigé » et il ajoute : « Il aurait fallu que Badinter obtienne une décision qui condamnait Faurisson pour avoir commis un faux. Pour le tribunal, la preuve de la vérité n’a pas été apportée [par R. Badinter]. Du coup, Faurisson a le sentiment d’avoir gagné car la vérité du fait diffamatoire n’a pas été retenue » (Fanny Bijaoui, « Bernard Jouanneau en première ligne contre le négationnisme », Tribune juive en date du 22 avril 2008) <http://www.tribunejuive.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1224&Itemid=2356>.

Le 10 juillet 2008, un journal gratuit parisien a publié un entretien de R. Badinter où notre bon apôtre, qui s’est bâti une réputation d’opposant résolu à la peine de mort, déclare qu’il aurait rêvé de plaider en faveur du juif Herschel Grynspan (ou Grynszpan), qui, en novembre 1938, avait assassiné à Paris l’Allemand Ernst vom Rath. Ce dernier était un attaché de l’ambassade du Reich. Nous étions encore en paix avec l’Allemagne et aussi bien l’ambassadeur lui-même, le comte Welczek, qu’E. vom Rath étaient innocents de tout crime.

Pour le détail, on se reportera au texte de cet entretien, accordé au journaliste A. Kerloc’h et reproduit dans 20 Minutes sous le titre : « J’aurais rêvé de plaider le procès Grynspan ». R. Badinter s’y fait l’ardent défenseur d’un juif « qui tue pour une cause », une juste cause, qui est ici celle des juifs. L’entretien a été accordé à l’occasion de la sortie d’un « docu-fiction », genre hybride s’il en fut et autorisant tous les accommodements avec la vérité des faits. Intitulé « Livrez-nous Grynspan », ce film, dont R. Badinter est l’un des deux auteurs, a été diffusé par la chaîne de télévision « France 2 » le soir même du 10 juillet.

Le journal ne mentionne pas trois étonnants paradoxes de l’affaire. Le premier est que Grynspan avait voulu tuer l’ambassadeur d’Allemagne en personne, et non un simple attaché, parce qu’il avait entendu dire que sa propre famille, venue volontairement de Pologne pour s’établir en Allemagne national-socialiste, avait été refoulée vers la Pologne. Le deuxième paradoxe est qu’à l’époque, en raison de son hostilité au national-socialisme, E. vom Rath était surveillé par la Gestapo. Le troisième paradoxe veut que l’assassin, arrêté et interné en France par les Français, ait été ensuite interné par les Allemands au camp de concentration de Sachsenhausen, puis transféré en détention préventive à la prison de « Moabit » à Berlin même ; il a SURVECU à la guerre et, revenu à Paris, il y vivait encore en 1957 sous un faux nom. Son père, qui a également SURVECU à la guerre, a témoigné, en 1961, à Jérusalem au procès parodique d’Adolf Eichmann, qui, l’année d’avant, avait été kidnappé en Argentine par des barbouzes israéliennes (Robert Solomon Wistrich [professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem], Wer war wer im dritten Reich, München, Harnack, 1983, p. 102-103).

De 1938 à 2008, qu’il s’agisse de Grynspan fils, de Grynspan père, de l’Etat juif avec son armée, ses barbouzes et ses juges ou encore de R. Badinter, le combat semble le même. Il s’inscrit dans la longue histoire des assassinats politiques commis par des juifs. Sur le sujet, on peut consulter l’ouvrage de Nachman Ben-Yehuda, Political Assassinations by Jews / A Rhetorical Device for Justice (Assassinats politiques par des juifs / Un moyen d’expression au service de la justice), State University of New York Press, 1993, XX-527 p. Le cas de Grynspan y est traité, en particulier aux pages 114-117. L’assassin a revendiqué son crime tout comme l’avait fait son coreligionnaire Shalom Schwartzbard, qui, également à Paris, le 25 mai 1926, avait révolvérisé l’Ukrainien Simon Petlioura. S. Schwartzbard avait bénéficié d’une publicité à l’échelle du monde et il avait été acquitté aux applaudissements d’un grand nombre de journalistes et d’intellectuels. A son tour, en 1936, le juif David Frankfurter avait assassiné, à Davos, le Suisse Wilhelm Gustloff. Le motif invoqué pour ces assassinats comme pour bien d’autres a été « la vengeance », même quand la victime n’avait manifestement commis aucun crime contre qui que ce fût, juif ou non juif (op. cit., p. 121-123). Le sous-titre de l’ouvrage susmentionné est parlant : les assassinats politiques commis par les juifs en question sont « un moyen d’expression au service de la justice ». Ces crimes de sang sont ainsi, banalement, présentés comme justes ou justifiables. Nachmann Ben-Yehuda a limité son étude à 98 cas contemporains (notamment l’assassinat du baron Moyne, ami de Churchill, le 6 novembre 1944 au Caire ou, à Jérusalem, le 17 septembre 1948, l’assassinat du colonel français André Sérot et du comte Folke Bernadotte, un Suédois qui avait tant fait pour les juifs de Hongrie pendant la seconde guerre mondiale). L’auteur a aussi traité d’assassinats restés à l’état de projets avancés (par exemple, contre le chancelier Adenauer en 1952 ou contre le général de Gaulle en 1961). De hautes personnalités sionistes ont trempé dans ces crimes ou projets de crimes. Des hommages officiels ont été rendus aux assassins. On baigne là dans la haine, la vengeance, la tranquille justification des pires horreurs au nom de l’intérêt du peuple juif. L’auteur ne manque pas d’évoquer dans son livre aussi bien la longue tradition des vengeances exigées par Yahweh dans l’Ancien Testament que les crimes des Zélotes.

Il n’est pas beau, le visage de la haine vétéro-testamentaire. Je l’ai constaté lors des multiples agressions physiques que j’ai eu à subir. Je l’ai aussi vu de près lorsque, le 12 mars 2007, portant soudain son visage à quelques centimètres du mien, R. Badinter, les traits déformés par la haine, m’a soufflé à la face les derniers mots de sa déposition. A la sortie du prétoire, deux jeunes femmes l’ont interviewé et filmé, puis elles m’ont interviewé et filmé à mon tour. Notre humaniste s’est porté vers elles pour leur jeter à la figure qu’on n’a pas le droit de donner la parole à un « négationniste ». Les jeunes femmes – elles en ont fait la confidence autour d’elles – ont été suffoquées par la haine et la fièvre de l’homme qui venait de les interpeller ainsi publiquement.

A lire : Robert Faurisson, « Milices juives / Quinze ans – et plus – de terrorisme, en France » (1er juin 1995), Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 1694-1712.

11 juillet 2008

Thursday, July 3, 2008

Gas chambers or gas stations ? (Chambres à gaz ou postes à essence ?)

Le meilleur moyen d’atténuer la crise du pétrole serait de s’entendre avec l’Iran, qui possède d’énormes réserves, non encore exploitées, de pétrole et de gaz. Et le plus sûr moyen d’aggraver cette crise serait d’attaquer militairement ce pays, qui ne manquerait pas alors de bloquer le détroit d’Ormuz et d’empêcher ainsi la circulation de tout pétrolier dans la région.

Mais l’Amérique et ses amis ont décidé de boycotter l’Iran du président Ahmadinejad. En conséquence, il nous faut payer l’essence à la pompe au prix fort, cette essence qu’en anglo-américain, on appelle « gasoline » ou « gas ».

Aux yeux des dirigeants américains et de leurs amis, le crime majeur du président iranien, décrit comme un nouvel Hitler, est d’avoir dit et répété que « l’Holocauste » des juifs est un « mythe ».

Son crime, Ahmadinejad vient de l’aggraver lors d’une conférence de presse qu’il a tenue à Rome le 3 juin 2008. Dans une allusion aux chercheurs révisionnistes, il y a émis le vœu que des intellectuels européens puissent, sans plus risquer la prison, ouvrir enfin librement ce qu’avec tant de justesse il appelle « la boîte noire de l’Holocauste ». Ce faisant, pour l’Amérique et ses amis, le président iranien s’affirme décidément lui-même comme un dangereux révisionniste ; à ce titre, plus que jamais, il met en péril la religion, l’industrie et le commerce de « l’Holocauste », cet « Holocauste » qui est aussi l’arme politique numéro 1 de l’Etat d’Israël, si cher au cœur des dirigeants occidentaux.

Il va rester aux citoyens européens à choisir entre la pompe à essence (c’est du concret) et la chambre à gaz (c’est du vent, c’est de l’intox). Ahmadinejad, lui, est prêt à nous vendre du pétrole et du gaz ; il propose même aux Européens que les transactions se fassent en euros et non plus en dollars. L’Amérique, quant à elle, insiste pour que l’intox holocaustique continue d’avoir cours forcé dans le monde entier. Elle a extradé vers l’Allemagne les révisionnistes Ernst Zündel et Germar Rudolf qui croupissent actuellement dans le « guantanamo » de Mannheim. De leur côté, les dirigeants européens, d’un seul mouvement, appellent à la mobilisation générale aussi bien contre l’Iran que contre le révisionnisme, en particulier sur Internet : « Holocaust first ! ». Les nouveaux croisés veulent faire de « l’Holocauste » une nouvelle religion universelle. Leur emblème n’est plus une croix avec un supplicié nu mais un mystérieux abattoir avec une foule de suppliciés nus.

Les citoyens américains, eux aussi, vont avoir à choisir : « Gas Chambers or Gas Stations? Make up your mind! » (« Chambres à gaz ou postes à essence ? Décidez-vous ! »).

Le révisionnisme historique est essentiellement une aventure intellectuelle. Mais il se trouve qu’avec ces retombées géostratégiques inattendues il est en train de prendre des proportions politiques jusque sur le plan international.

Pour plus de détails sur le sujet, on se reportera à : R. Faurisson, « Retombées géo­stratégiques du révisionnisme : la leçon iranienne » (5 juin 2008).

Dans Le Monde daté du 3 juillet, Corine Lesnes publie une « Lettre des Etats-Unis » où elle affirme : « Pour deux tiers des Américains, le prix des carburants est devenu le motif de préoccupation numéro un, avant l’Irak ou le système de santé. Du haut en bas de l’échelle, tous les automobilistes sont concernés. On ne voit plus un journal télévisé sans un reportage dans une [station] à essence » (p. 30). Elle cite de surprenantes modifications déjà survenues dans la vie américaine à cause de la crise des carburants. Selon elle, l’Amérique consom­merait le quart du pétrole mondial.

Gas chambers or gas stations?

The best way to alleviate the current oil crisis would be to reach an understanding with Iran, which possesses enormous and as yet untapped reserves of oil and gas. And the surest way to worsen this crisis would be to mount a military attack on that country, which would then not fail to block the strait of Hormuz and so prevent any oil tanker from passing through the region.

But America and its friends have decided to boycott President Ahmadinejad’s Iran. Consequently, we all have to pay a high price for petrol, which the Americans, of course, call gasoline and “gas”.

In the eyes of American leaders and their friends, the major crime of the Iranian President, described as a new Hitler, is his saying and repeating that “the Holocaust” of the Jews is a “myth”.


Ahmadinejad recently aggravated this crime of his at a press conference he held in Rome on June 3, 2008. There, in an allusion to revisionist researchers, he voiced his wish that European intellectuals were able, without risking prison, freely to open what he so rightly called “the black box of the Holocaust”. In doing so, the Iranian President has decidedly asserted himself, from the point of view of America and its friends, as a dangerous revisionist; in that capacity, he imperils, more than has ever been done before, the religion, industry and business of “the Holocaust”, that “Holocaust” which is also the number 1 political weapon of the State of Israel, so dear to the hearts of Western leaders.

It will remain for European citizens to choose between the petrol pump (something concrete) and the gas chamber (which is hot air and brainwash). For his part, Ahmadinejad is ready to sell us oil and gas; he even proposes to Europeans that transactions should be made in euros and no longer in dollars. As for America, it is adamant that holocaustic hot air must go on being legal tender throughout the world. It has extradited to Germany the revisionists Ernst Zündel and Germar Rudolf, who are currently languishing in a Mannheim “Guantánamo”. European leaders, at their end, call all at once for a general mobilisation against both Iran and revisionism, particularly on the Internet: “Holocaust first!”. The new crusaders want to make a new universal religion of “the Holocaust”. Their emblem is no longer a cross with a naked victim on it but a mysterious slaughterhouse with a crowd of naked victims inside. 


American citizens, themselves as well, are going to have to choose: “Gas Chambers or Gas Stations? Make up your mind!” 
 


Historical revisionism is essentially an intellectual adventure. But it so happens that, with these unexpected geostrategic effects, it is in the process of taking on political proportions, even at an international level.

For more on the subject, see R. Faurisson: “Geostrategic effects of Revisionism: the Iranian lesson” (June 5, 2008, 4 pages).

In Le Monde (Paris) of July 3, journalist Corine Lesnes wrote a “Letter from the United States” where she stated: “For two thirds of Americans, the price of fuel has become the number one cause of concern, ahead of Iraq or the health system. From top to bottom of the social scale, all motorists are affected. No television news programme is without its report from a petrol station” (p. 30). She mentioned surprising changes that had already come about in American life owing to the fuel crisis. According to her, America consumes a quarter of world oil production.

July 3, 2008

Tuesday, July 1, 2008

Quand R. Badinter rêve de défendre l’auteur d’un assassinat commis … pour la cause des juifs

Robert Badinter ne se contente pas de pratiquer la diffamation commise … de bonne foi; il aurait aussi aimé défendre l’auteur d’un assassinat commis … pour la bonne cause, laquelle, comme on va le voir, se trouve être, en la circonstance, la cause des juifs.

Le 11 novembre 2006, sur la chaîne de télévision «ARTE», il avait eu l’extraordinaire aplomb (shutzpah) de déclarer: «Le dernier procès que j’aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre [de la Justice], c’est l’affaire, c’est le procès contre Faurisson. [En 1981] j’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire.» Ce mensonge m’avait obligé à le poursuivre en justice pour diffamation. Par un jugement du 21 mai 2007, les juges de la XVIIe chambre du tribunal de grande instance de Paris ont constaté que R. Badinter avait «échoué en son offre de preuve», c’est-à-dire qu’il avait prétendu leur apporter des preuves de son allégation mais que ses «preuves» étaient, en fin de compte, sans valeur. Toutefois, les mêmes juges m’ont débouté de mes demandes en accordant à mon diffamateur «le bénéfice de la bonne foi». Je n’ai pas interjeté appel: l’important pour moi était que, désormais, j’avais une confirmation judiciaire de ce que R. Badinter s’était, à mon égard, publiquement comporté en diffamateur avéré. Dans un récent article de Tribune juive, Bernard Jouanneau, son propre avocat, vient de faire trois intéressantes déclarations, que voici: 1) «La Shoah m’est tombée dessus en 1972 lorsque Robert Badinter m’a fait entrer à la LICRA. Dès lors, j’ai fait du combat contre Faurisson l’engagement de toute ma vie»; 2) parlant du procès de 1981/1983 (jugement en 1981 et arrêt en 1983) il reconnaît avoir subi là, avec son ami et client, «une défaite»; il admet que «M. Faurisson [n’a pu] être convaincu de mensonge» et il s’indigne encore aujourd’hui d’une décision judiciaire en laquelle il voit «une démission de la justice»; 3) quant au jugement de 2007, il en parle comme d’«un succès mitigé» et il ajoute: «Il aurait fallu que Badinter obtienne une décision qui condamnait Faurisson pour avoir commis un faux. Pour le tribunal, la preuve de la vérité n’a pas été apportée [par R. Badinter]. Du coup, Faurisson a le sentiment d’avoir gagné car la vérité du fait diffamatoire n’a pas été retenue» (Fanny Bijaoui, «Bernard Jouanneau en première ligne contre le négationnisme», Tribune juive en date du 22 avril 2008).

Le 10 juillet 2008, un journal gratuit parisien a publié un entretien de R. Badinter où notre bon apôtre, qui s’est bâti une réputation d’opposant résolu à la peine de mort, déclare qu’il aurait rêvé de plaider en faveur du juif Herschel Grynspan (ou Grynszpan), qui, en novembre 1938, avait assassiné à Paris l’Allemand Ernst vom Rath. Ce dernier était un attaché de l’ambassade du Reich. Nous étions encore en paix avec l’Allemagne et aussi bien l’ambassadeur lui-même, le comte Welczek, qu’E. vom Rath étaient innocents de tout crime.

Pour le détail, on se reportera au texte de cet entretien, accordé au journaliste A. Kerloc’h et reproduit dans 20 Minutes sous le titre: «J’aurais rêvé de plaider le procès Grynspan». R. Badinter s’y fait l’ardent défenseur d’un juif «qui tue pour une cause», une juste cause, qui est ici celle des juifs. L’entretien a été accordé à l’occasion de la sortie d’un «docu-fiction», genre hybride s’il en fut et autorisant tous les accommodements avec la vérité des faits. Intitulé «Livrez-nous Grynspan», ce film, dont R. Badinter est l’un des deux auteurs, a été diffusé par la chaîne de télévision «France 2» le soir même du 10 juillet.

Le journal ne mentionne pas trois étonnants paradoxes de l’affaire. Le premier est que Grynspan avait voulu tuer l’ambassadeur d’Allemagne en personne, et non un simple attaché, parce qu’il avait entendu dire que sa propre famille, venue volontairement de Pologne pour s’établir en Allemagne national-socialiste, avait été refoulée vers la Pologne. Le deuxième paradoxe est qu’à l’époque, en raison de son hostilité au national-socialisme, E. vom Rath était surveillé par la Gestapo. Le troisième paradoxe veut que l’assassin, arrêté et interné en France par les Français, ait été ensuite interné par les Allemands au camp de concentration de Sachsenhausen, puis transféré en détention préventive à la prison de «Moabit» à Berlin même; il a SURVECU à la guerre et, revenu à Paris, il y vivait encore en 1957 sous un faux nom. Son père, qui a également SURVECU à la guerre, a témoigné, en 1961, à Jérusalem au procès parodique d’Adolf Eichmann, qui, l’année d’avant, avait été kidnappé en Argentine par des barbouzes israéliennes (Robert Solomon Wistrich [professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem], Wer war wer im Dritten Reich, München, Harnack, 1983, p. 102/103).

De 1938 à 2008, qu’il s’agisse de Grynspan fils, de Grynspan père, de l’Etat juif avec son armée, ses barbouzes et ses juges ou encore de R. Badinter, le combat semble le même. Il s’inscrit dans la longue histoire des assassinats politiques commis par des juifs. Sur le sujet, on peut consulter l’ouvrage de Nachman Ben-Yehuda, Political Assassinations by Jews : A Rhetorical Device for Justice (Assassinats politiques par des juifs / Un moyen d’expression au service de la justice), State University of New York Press, 1993, XX-527 p. Le cas de Grynspan y est traité, en particulier aux pages 114–117. L’assassin a revendiqué son crime tout comme l’avait fait son coreligionnaire Shalom Schwartzbard, qui, également à Paris, le 25 mai 1926, avait révolvérisé l’Ukrainien Simon Petlioura. S. Schwartzbard avait bénéficié d’une publicité à l’échelle du monde et il avait été acquitté aux applaudissements d’un grand nombre de journalistes et d’intellectuels. A son tour, en 1936, le juif David Frankfurter avait assassiné, à Davos, le Suisse Wilhelm Gustloff. Le motif invoqué pour ces assassinats comme pour bien d’autres a été «la vengeance», même quand la victime n’avait manifestement commis aucun crime contre qui que ce fût, juif ou non juif (op. cit., p. 121-123). Le sous-titre de l’ouvrage susmentionné est parlant: les assassinats politiques commis par les juifs en question sont «un moyen d’expression au service de la justice». Ces crimes de sang sont ainsi, banalement, présentés comme justes ou justifiables. Nachmann Ben-Yehuda a limité son étude à 98 cas contemporains (notamment l’assassinat du baron Moyne, ami de Churchill, le 6 novembre 1944 au Caire ou, à Jérusalem, le 17 septembre 1948, l’assassinat du colonel français André Sérot et du comte Folke Bernadotte, un Suédois qui avait tant fait pour les juifs de Hongrie pendant la seconde guerre mondiale). L’auteur a aussi traité d’assassinats restés à l’état de projets avancés (par exemple, contre le chancelier Adenauer en 1952 ou contre le général de Gaulle en 1961). De hautes personnalités sionistes ont trempé dans ces crimes ou projets de crimes. Des hommages officiels ont été rendus aux assassins. On baigne là dans la haine, la vengeance, la tranquille justification des pires horreurs au nom de l’intérêt du peuple juif. L’auteur ne manque pas d’évoquer dans son livre aussi bien la longue tradition des vengeances exigées par Yahweh dans l’Ancien Testament que les crimes des Zélotes.

Il n’est pas beau, le visage de la haine vétéro-testamentaire. Je l’ai constaté lors des multiples agressions physiques que j’ai eu à subir. Je l’ai aussi vu de près lorsque, le 12 mars 2007, portant soudain son visage à quelques centimètres du mien, R. Badinter, les traits déformés par la haine, m’a soufflé à la face les derniers mots de sa déposition. A la sortie du prétoire, deux jeunes femmes l’ont interviewé et filmé, puis elles m’ont interviewé et filmé à mon tour. Notre humaniste s’est porté vers elles pour leur jeter à la figure qu’on n’a pas le droit de donner la parole à un «négationniste». Les jeunes femmes – elles en ont fait la confidence autour d’elles – ont été suffoquées par la haine et la fièvre de l’homme qui venait de les interpeller ainsi publiquement.