Thursday, July 19, 2007

Guillaume Faye dénonce le révisionnisme


Guillaume Faye vient de publier La Nouvelle Question juive (Les Editions du Lore, 2007 [juin], 401 p., 26 euros) ; en 4e page de couverture, on nous précise qu’il est « un des auteurs majeurs de la mouvance identitaire et nationaliste européenne ». Le chapitre VI de son ouvrage constitue une charge contre les révisionnistes. S’il est vrai que l’auteur y dénonce « l’ineptie des lois anti-révisionnistes », c’est pour la raison que, selon lui, « les lois anti-révisionnistes ont beaucoup nui aux Juifs » (p. 186). Il écrit : « La totale stupidité des lois anti-révisionnistes se démontre parfaitement dans l’énorme publicité mondiale qu’elles ont donnée au révisionnisme lui-même et à la contestation de la Shoah » (p. 186). Il écrit : « Il aurait mieux fallu [sic] que ceux qui contestent les théories de Faurisson et d’autres sur l’inexistence de la Shoah se donnent les moyens de prouver l’inanité des théories révisionnistes. [...] La répression contre les révisionnistes (ou négationnistes) leur a fourni un tremplin. En assénant la Shoah comme vérité révélée, on lui a ôté malencontreusement son caractère de réalité historique. Ce qu’elle fut pourtant... » (p. 187).


G. Faye écrit qu’il n’a jamais bien saisi ce que disent au juste les révisionnistes mais il sait néanmoins que ces derniers ne peuvent qu’être dans l’erreur ! Il demande à leur propos : « que contestent-ils ? Les chambres à gaz homicides seulement, ou les déportations ? Ou les exterminations ? Ou la politique anti-juive du national-socialisme ? Ou les critères d’internement dans les KZL [sic pour : soit “KL”, soit “KZ”] ? » Et il conclut : « Je n’ai jamais bien saisi » (p. 191-192). Alors que, de son propre aveu, il est en quelque sorte dans la brume, dans la confusion et qu’il ne comprend plus rien en la matière, c’est chez les révisionnistes qu’il stigmatise «une certaine confusion», « une brume où personne ne comprend plus rien ». « Ils se sont déconsidérés », estime-t-il. « Ils pinaillent » ou bien « ils sont frappés d’imbécillité politique » (p. 192). Il écrit encore : « Je me suis toujours demandé si les révisionnistes croyaient vraiment à ce qu’ils disaient » (p. 193). Il affirme qu’il a rencontré, dans les années 70 et 80, des Français, des Italiens et des Allemands « qui furent des cadres de l’appareil d’Etat national-socialiste ou des combattants dans les unités SS, qui n’avaient jamais participé eux-mêmes à des exactions contre des civils non-combattants mais qui partageaient l’idéologie de l’époque. Tous étaient d’accord pour admettre que la Shoah – la tentative d’élimination des Juifs d’Europe – avait bien été une réalité, qu’ils l’approuvaient et qu’il n’était pas sérieux de la nier, dans l’intérêt même de la mémoire future du national-socialisme », et il conclut : « Voilà qui renvoie les révisionnistes à leurs chères études » (p. 193). On aimerait savoir quels sont ces gens qui, sans avoir commis ni probablement vu d’exactions, admettaient que la Shoah avait bien été une réalité, mais l’auteur prend la précaution de nous préciser que ces anonymes, dont il invoque le témoignage et dont on ignore le nombre, sont « tous décédés aujourd’hui ».

Il écrit également que « le révisionnisme a plombé les milieux identitaires » et que les révisionnistes ont « en termes de ‘communication’ commis une faute majeure » (p. 194). Il conclut : « Ce qui discrédite le révisionnisme, c’est qu’il a glissé d’une contestation technique des chambres à gaz homicides à la contestation intenable de la Shoah elle-même » (p. 195).

Il déplore les propos révisionnistes « allusifs », « provocateurs », « proprement intempestifs » ou les «considérations oiseuses sur la Shoah, les chambres à gaz, la Seconde Guerre mondiale» de « Le Pen, Gollnish [sic, ici et ailleurs, pour : “Gollnisch”] et d’autres » (p. 199).
Il traite le président iranien Ahmadinejad de « fanatique pathologique » qui aurait « organisé un colloque révisionniste à Téhéran en décembre 2006 » et qui aurait osé « appeler à la destruction d’Israël, à la déportation des Juifs israéliens en Occident et [à] la contestation radicale de la Shoah » (p. 188). En réalité, le colloque en question avait été ouvert à tous, y compris, pour une fois, aux révisionnistes, et le président iranien avait, bien avant le colloque en question, rappelé le mot de l’imam Khomeyni selon lequel le « régime » occupant Jérusalem disparaîtrait « de la page du temps » comme avait, de son côté, disparu le régime communiste en Russie ; les juifs pourraient continuer de vivre en Palestine mais au même titre que les musulmans ou les chrétiens ; ceux qui s’y refuseraient pourraient gagner ou regagner l’Occident ; de toute façon, si l’Europe avait, pendant la Seconde Guerre mondiale, entrepris d’exterminer les juifs, c’était à elle de réparer le crime. Pour sa part, le président iranien considérait que cette gigantesque entreprise criminelle était de l’ordre du « mythe ».
Pour savoir ce que disent au juste les révisionnistes, il suffirait à G. Faye de les lire ; après quoi, c’est en connaissance de cause qu’il porterait un jugement sur leurs écrits. Il pourrait également lire les nombreux ouvrages, dont il semble ignorer l’existence, où les tenants de la véracité de la Shoah se sont efforcés, sans succès, de « prouver l’inanité » non pas des « théories » mais des conclusions révisionnistes. Il comprendrait alors que, si les affirmationnistes de la Shoah recourent si volontiers à des lois que, pour sa part, il juge marquées de « sottise » ou d’« ineptie », ce n’est pas par inconscience mais par nécessité : quand on ne peut répondre à l’argumentation révisionniste sur le plan de la raison, on en appelle à la force injuste de la loi, au gendarme et au juge, quand ce n’est pas à une violence physique dont G. Faye ne nous parle pas.
PS : Aujourd’hui même, le révisionniste Georges Theil a été convoqué, à Grenoble, par le juge d’application des peines (JAP) Marie Thévenet, qui lui a signifié qu’il allait avoir à purger une peine de six mois de prison ferme (peine assortie d’écrasantes sanctions financières). Il a demandé à se voir infliger le port du bracelet électronique au lieu de l’incarcération. La décision lui sera notifiée en octobre à la suite d’une seconde rencontre avec le JAP en présence d’un représentant du ministère public. Faut-il comprendre que, du point de vue de G. Faye, le sort ainsi fait à ce révisionniste est inquiétant… pour les juifs et leur Shoah ?
19 juillet 2007

Wednesday, July 4, 2007

French Justice, Justice on its Back

In the course of a discussion programme on the ARTE television channel last November, Robert Badinter lied outright in saying that in 1981 he had won a court ruling against me “for being a falsifier of history”. I therefore sued him for libel. On May 21, 2007, the 17th division of the Paris criminal court, presided by Nicolas Bonnal, held that R. Badinter had indeed libelled me BUT … IN GOOD FAITH. In its own words, the court declared: R. Badinter “failed to give convincing evidence” in support of his assertion (p. 13 of the judgment) but “the justifying circumstance of good faith” would be “acknowledged” for him (p. 16). Consequently I thus have to disburse 5,000 euros to R. Badinter for his lawyers’ fees and pay court costs as well. Factors beyond my control unfortunately make it impossible for me to lodge an appeal against this villainous judgment (I shall shortly make plain what I mean both by “factors beyond my control” and the term “villainous”).

Remarks that I had made during the Teheran conference on the “Holocaust” (December 11–12, 2006) prompted Jacques Chirac himself, then president of the French Republic, to make my talk at that gathering a special matter for his justice minister, Pascal Clément. At the latter’s request, the prosecutor’s office in Paris opened an inquiry. On April 16, 2007, police lieutenant Séverine Besse and her assistant, having made the journey from Paris, questioned me at Vichy police station. In keeping with custom, I refused to answer their questions, giving them my usual reply to put in their books: “I refuse to collaborate with the French police and justice system in the repression of historical revisionism”. Today, July 4, I learn from the news agencies that on June 13 a formal investigation was assigned to examining magistrate Marc Sommerer, who thus will not fail to summon me to Paris soon.

For an interview given over the telephone on February 3, 2005 to the Iranian television channel Sahar 1, the same Paris court, the same Nicolas Bonnal presiding, had sentenced me, on October 3, 2006, to three months’ imprisonment (suspended) and a fine of 7,500 euros, as well as ordering me to pay the lawyers’ fees – 1,500 euros – of each of the three organisations that had also brought civil cases against me at the trial (LICRA, MRAP and LDH *). Today as well, the 11th division of the Paris court of appeal, presided by Laurence Trébucq, has upheld that sentence, not without adding on another 1,000 euros for each of the three organisations’ legal fees; the monetary sanctions in the matter of this single case thus amount to 15,000 euros.

All that without counting my own legal costs, my travel expenses, the various other outlays, the work in preparing for these trials and the hearings themselves. But the French revisionists are not to be grieved for if one compares their lot with that of the German, Austrian, Belgian, Swiss or Canadian revisionists.

*The LICRA is the “International League against Racism and Anti‑Semitism”; the MRAP is the “Movement against Racism and for Friendship amongst Peoples”; the LDH is the “League of Human Rights” — translator’s note.

Trois nouveaux exemples de ce que «la justice couche dans le lit du vainqueur»

En novembre 2006, lors d’une émission de la chaîne ARTE, Robert Badinter avait mensongèrement déclaré qu’en 1981 il m’avait fait condamner «pour être un faussaire de l’histoire». Je l’avais donc poursuivi en diffamation. Le 21 mai 2007, la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, présidée par Nicolas Bonnal, a décidé que R. Badinter m’avait effectivement diffamé MAIS … DE BONNE FOI. En propres termes, le tribunal a déclaré: R. Badinter «a échoué en son offre de preuve» de la vérité de son assertion (p. 13 du jugement) mais «le bénéfice de la bonne foi» lui sera «reconnu» (p. 16). Il me faut, en conséquence, verser 5 000 euros à R. Badinter pour ses frais d’avocats et payer les dépens du procès. Une raison de force majeure fait que je ne puis malheureusement interjeter appel contre ce jugement crapuleux (je m’expliquerai prochainement à la fois sur cette «raison de force majeure» et sur ce qualificatif de «crapuleux»).

Pour des propos que j’avais tenus à Téhéran lors de la conférence sur «l’Holocauste» (1112 décembre 2006), Jacques Chirac en personne, alors président de la République, avait saisi le ministre de la Justice de l’époque, Pascal Clément. A la demande de ce dernier, le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire. Le 16 avril 2007, le lieutenant de police judiciaire Séverine Besse et son assistante, venues de Paris, m’ont interrogé au commissariat de police de Vichy; selon l’usage, j’ai refusé de répondre à leurs questions et leur ai fait prendre note de la déclaration suivante: «Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique». Aujourd’hui, 4 juillet 2007, j’apprends par des agences de presse qu’une information judiciaire a été confiée, le 13 juin, au juge d’instruction Marc Sommerer, qui ne manquera donc pas de me convoquer prochainement à Paris.

Pour une interview téléphonique accordée à la chaîne de télévision iranienne Sahar 1 le 3 février 2005, le même tribunal de la XVIIe chambre, présidé par le même Nicolas Bonnal, m’avait condamné, le 3 octobre 2006, à une peine de trois mois de prison avec sursis et au versement de 12 000 euros, soit 7 500 euros d’amende et 1 500 euros pour frais d’avocats à chacune des trois parties civiles (LICRA, MRAP, LDH 1). Aujourd’hui, en ce même 4 juillet 2007, la XIe chambre de la cour d’appel de Paris, présidée par Laurence Trébucq, a confirmé ces peines non sans ajouter 1 000 euros de frais d’avocats pour chacune de ces parties civiles; le total des sanctions financières s’élève donc, dans le cas de cette seule affaire, à 15 000 euros.

Tout cela sans compter mes propres frais d’avocat, mes frais de voyages, les dépenses diverses, le travail de préparation de ces procès, les audiences. Mais les révisionnistes français ne sont pas à plaindre si l’on compare leur sort à celui des révisionnistes allemands, autrichiens, belges, suisses ou canadiens.