Sunday, October 22, 2006

L’Histoire au pas de lois !

A propos de l’article de Mathieu Lindon sur «L’Histoire au pas de lois» (Libération, 21 octobre 2006) je crois utile de rappeler que, cette année, Georges Theil a été condamné à deux reprises en appel (à Limoges et à Lyon) sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot pour avoir dit que les chambres à gaz nazies n’ont pas pu exister. Le total des peines infligées et qu’il lui faudra purger si la cour de cassation confirme ces arrêts est de un an de prison ferme (six mois + six mois) et de 130 000 euros.

A la suite de sa condamnation à six mois de prison ferme et à de lourdes peines financières, le 3 janvier, en première instance (à Lyon), il avait envoyé une lettre à 45 personnalités, dont certains membres de l’association Liberté pour l’Histoire, présidée par René Rémond. Joignant à sa lettre une copie du texte du jugement, il avait écrit à chacune de ces personnalités:

J’ai décidé d’interjeter appel de ce jugement. Pouvez-vous me venir en aide par une initiative de votre choix? Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien porter à ma demande et vous prie de recevoir l’assurance de ma haute considération.
R. Rémond lui a répondu:
Monsieur, [...] A la lecture de ce jugement, je constate que vous n’êtes pas historien et que vous ne prétendez d’ailleurs pas avoir effectué quelque recherche historique que ce soit [FAUX: voyez «Un cas d’insoumission. Comment on devient révisionniste», publié en 2002 sous un nom de plume mais revendiqué sous son propre nom depuis 2005 devant le tribunal de Limoges]. Vous vous êtes exprimé dans un lieu public et en tant que Conseiller régional membre d’un parti politique [le Front national]. C’est dans le but de soutenir l’un des chefs de ce parti [Bruno Gollnisch, qui avait simplement émis le désir de voir les historiens se prononcer librement sur tout point d’histoire, y compris celui de l’existence des chambres à gaz nazies] que vous avez, comme le relève le tribunal, nié de manière catégorique la réalité de fait [au singulier] clairement établie [la réalité de l’existence des chambres à gaz nazies]. Je note, en outre, que vous aviez déjà été condamné, en 2001 et 2005 par deux autres tribunaux pour des propos similaires. L’objet de notre Association, «faire mieux connaître la dimension scientifique du travail de l’historien», est opposé en tout à la démarche et au comportement qui sont les vôtres.

[Pas de formule de politesse] René Rémond.

Monday, October 9, 2006

La loi antirévisionniste française

La loi antirévisionniste française date du 13 juillet 1990. Elle est connue sous diverses appellations: «loi Gayssot», «loi Fabius-Gayssot», «loi Faurisson», «lex Faurissonia» ou encore «article 24bis» (de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse). Elle prévoit une peine d’emprisonnement qui peut aller jusqu’à un an ainsi qu’une amende d’un maximum de 45 000 euros pour toute personne contestant publiquement l’existence d’un ou plusieurs «crimes contre l’humanité» tels que définis et condamnés essentiellement par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1945–1946. A la peine de prison et à l’amende peuvent s’ajouter le versement de dommages-intérêts au profit d’associations juives ou autres ainsi que de lourds frais de publication du jugement de condamnation dans les médias; enfin, peut aussi être prononcée la confiscation du matériel de travail et des livres et documents saisis par la police.

Il est inexact de dire que cette loi interdit la contestation de la totalité du jugement de Nuremberg. Elle n’interdit que la contestation des crimes censément commis contre «l’humanité», c’est-à-dire, d’abord et avant tout, contre les juifs. Or la portion du texte du jugement de Nuremberg qui traite de ce sujet-là n’occupe que 2% de l’intégralité dudit jugement. On reste donc libre, du moins en principe, de contester publiquement les 98 autres pour cent de ce jugement. Ne sont, par conséquent, décrétés incontestables que les seuls crimes qui auraient été commis, avant tout, contre les juifs. Saluons là un étonnant privilège accordé au bénéfice exclusif du «peuple élu» de Dieu!

Ce sont les juifs de France qui, en mai 1986, ont été les premiers à réclamer l’instauration d’une telle loi. A l’époque, l’Etat d’Israël s’apprêtait à voter une loi antirévisionniste qui allait finalement être adoptée par la Knesset deux mois plus tard, en juillet 1986. Le promoteur de la loi antirévisionniste française a été le grand rabbin de France René-Samuel Sirat. C’est sous son égide qu’en mai 1986 ont réclamé une telle loi des universitaires juifs, tel Pierre Vidal-Naquet, et des propagandistes juifs, tels Serge Klarsfeld et Georges Wellers (Bulletin quotidien de l’Agence télégraphique juive, 2 juin 1986, p. 1 et 3).

Ces juifs ont dû attendre quatre ans pour obtenir satisfaction. Un gouvernement de coalition socialo-communiste, sous la présidence de François Mitterrand, a enfin voté cette loi le 13 juillet 1990. Mais, bien avant l’instauration de ladite loi, le révisionnisme historique avait été légalement réprimé. Les motifs les plus divers étaient invoqués: apologie du crime, diffamation raciale, provocation à la haine raciale, publication d’ouvrages dangereux pour la jeunesse, dommage à autrui, etc. Par exemple, c’est pour «apologie de crime» que Maurice Bardèche a été mis en prison pour avoir publié en 1948 Nuremberg ou la Terre promise.

L’homme politique dont l’action a été déterminante pour la rédaction et pour le vote de la loi du 13 juillet 1990 est Laurent Fabius. Candidat possible, aujourd’hui, à la présidence de la République en 2007, L. Fabius est un juif, un millionnaire et un socialiste. En 1990, il était président de l’Assemblée nationale. Dans cette assemblée se trouvait un communiste assez fruste et inculte, Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports. Ce dernier voulait présenter, au nom du Parti communiste, une loi antiraciste visant Jean-Marie Le Pen, responsable du Front national. Mais le texte de sa proposition de loi était mal rédigé. C’est alors que L. Fabius a conclu un arrangement avec son collègue communiste. Au texte mal rédigé il a substitué un texte qu’avait préparé le Parti socialiste et qui visait à la fois Jean-Marie Le Pen pour «racisme» et le professeur Robert Faurisson pour «négation de l’extermination des juifs» et L. Fabius a accordé à J.-C. Gayssot le privilège de présenter sous son nom ce projet de loi devenu, pour le coup, à la fois antiraciste et antirévisionniste. L’affaire une fois conclue entre le juif L. Fabius et le communiste J.-C. Gayssot, il restait à défendre ce projet de loi devant l’Assemblée nationale et le Sénat. La tâche s’annonçait ardue. Nombre de juristes, d’universitaires et d’hommes politiques s’élevaient contre le principe d’une telle loi, jugée stalinienne, quand, soudain, un événement providentiel en a permis le vote par la majorité socialo-communiste. En effet, le 11 mai 1990, éclatait dans la presse du monde entier le scandale de tombes juives «profanées» dans un cimetière de Carpentras, petite ville du midi de la France. L. Fabius prenait alors la tête d’une tonitruante opération de propagande destinée à faire croire que l’antisémitisme ressurgissait en France, un antisémitisme nourri par le révisionnisme. Des dizaines de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux israéliens, allaient défiler, notamment à Paris, où – pour la première fois depuis août 1944, à la libération de Paris – on a fait sonner le bourdon de la cathédrale Notre-Dame. L’intimidation a été si forte qu’il ne s’est pas trouvé un minimum de soixante députés et sénateurs pour oser saisir le Conseil constitutionnel et lui demander si cette loi était conforme ou non à la Constitution de la République française.

Mais, une fois adoptée, la loi antirévisionniste s’est révélée d’une application laborieuse. La première condamnation a été prononcée en avril 1991, à Paris, contre le professeur Faurisson et, dans ces quinze dernières années, il est probable que le total des autres condamnations définitives prononcées, soit contre le professeur, soit contre d’autres révisionnistes, s’est élevé à une vingtaine. Les peines financières ont été parfois très lourdes et, dans ces derniers temps, diverses peines de prison ferme ont été prononcées, mais jusqu’à présent personne n’a été effectivement incarcéré en France sur le seul fondement de la loi antirévisionniste du 13 juillet 1990.

Cette loi est de nature soviétique. Elle supprime surtout la liberté de recherche. Or cette liberté-là ne peut normalement se voir assigner de limite en matière d’histoire. L’histoire des hommes est faite de milliards d’événements sur lesquels chacun est, en principe, autorisé à se poser des questions et à proposer librement son interprétation. On se demande donc comment un point, et un seul, de l’histoire des hommes, parmi des milliards d’autres, peut être ainsi mis à part et interdit de vraie recherche. Car c’est interdire la recherche que de décréter d’avance le résultat auquel le chercheur doit parvenir. Il est stalinien de dire, par exemple, à un chercheur qui étudie «le problème des chambres à gaz nazies»: «1) Vous devrez conclure de votre recherche que les chambres à gaz nazies ont réellement existé et fonctionné bien que nous ne possédions aucune expertise criminelle établissant l’existence d’une seule de ces armes de destruction massive; 2) Vous devrez, en outre, conclure que ces abattoirs chimiques ont eu une existence réelle dans tel camp et une existence fictive dans tel autre camp; 3) Vous devrez enfin conclure que le total des morts juives dans la Deuxième guerre mondiale reste invariablement de six millions comme l’ont décrété ex cathedra les juges de Nuremberg sans pouvoir s’appuyer sur aucune expertise criminelle» (1).

Il est stupéfiant qu’une loi de la République française déclare ainsi l’infaillibilité, en matière d’histoire, d’un simple tribunal, celui de Nuremberg. Ce tribunal se disait «militaire» alors qu’il ne l’était pas. Il se disait «international» alors qu’il n’était qu’interallié. Il n’était pas même un tribunal au sens propre du mot car, exclusivement constitué de vainqueurs jugeant exclusivement et à chaud leurs propres vaincus, il était juge et partie. Il jugeait souverainement sans possibilité d’appel. Il pratiquait la rétroactivité des lois. Il instituait la responsabilité collective. Il n’était «pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves» (article 19 de son Statut). Il n’exigeait pas que fût rapportée la preuve de «faits» qu’il considérait, sans donner ses raisons, comme «de notoriété publique» et il accordait automatiquement «valeur de preuve authentique» à tout rapport des commissions des crimes de guerre accusant les vaincus (article 21).

Si, en France, cette loi a été exigée par les juifs les plus influents, c’est parce que ces derniers ont été pris de panique en constatant que les historiens en place étaient incapables de répondre aux révisionnistes sur le plan de l’argumentation scientifique, technique et historique. Quand, en 1978–1979, le professeur Faurisson a clairement mis en évidence les impossibilités techniques des prétendues exécutions massives dans des chambres à gaz et quand il a lancé: «Expliquez-nous comment un tel meurtre de masse a été, pour vous, possible techniquement», on lui a piteusement répondu: «Il ne faut pas se demander comment un tel meurtre de masse a été possible techniquement; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu» (Le Monde, 21 février 1979). Le même professeur a ainsi posé toute une série de questions d’une grande simplicité auxquelles on a été incapable de répondre. En outre, il a prouvé que des photographies et des documents invoqués par ses accusateurs avaient été soit dénaturés ou falsifiés, soit détournés de leur sens. On a répondu au professeur par des agressions physiques, par l’interdiction, en fait, d’enseigner et, surtout, par des procès. Mais ces procès n’ont pas vraiment pris la tournure espérée par les juifs. Bien sûr, le professeur Faurisson a été condamné, par exemple, pour «dommage à autrui» mais jamais, ainsi que le demandaient les juifs, pour «falsification de l’histoire». Au contraire, le 26 avril 1983, la première chambre de la Cour d’appel de Paris l’a condamné en rendant toutefois un hommage appuyé à la qualité de son travail sur ce qu’elle a appelé «le problème des chambres à gaz». Cette cour a conclu que, dans le travail du professeur sur ce sujet, il n’y avait aucune trace de légèreté, de négligence, d’ignorance délibérée ou de mensonge et qu’en conséquence tout le monde désormais devait avoir le droit d’affirmer que les chambres à gaz n’avaient pas existé! Dans le langage des magistrats, cela donnait exactement: «La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le problème des chambres à gaz] relève DONC de la seule appréciation des experts, des historiens et du public». Dans cette période qui allait conduire au vote de la loi antirévisionniste, les juifs savaient aussi que le professeur avait été, sur le plan historique et scientifique, l’inspirateur et l’organisateur de la défense d’Ernst Zündel dans ses deux longs procès de Toronto, en 1985 et en 1988. Ces procès ont tourné à la confusion pour l’ensemble des tenants de la thèse du prétendu «Holocauste». Le procès de 1985 a été une catastrophe particulière pour les juifs Raul Hilberg et Rudolf Vrba. Le premier pouvait être considéré comme l’historien Number One et le second comme le témoin Number One de la prétendue «destruction des juifs d’Europe».

Les révisionnistes ont ainsi accumulé une longue série de victoires. Mais le grand public l’ignore. L’emprise des juifs sur les médias et leurs multiples procédés d’intimidation sont tels que le public a été largement tenu dans l’ignorance de ces victoires. Aujourd’hui encore, en dépit du développement généralisé d’Internet, cette ignorance persiste.

Aujourd’hui, la loi antirévisionniste française est encore en vigueur mais ceux qui s’imaginaient qu’elle serait un rempart contre les progrès du révisionnisme doivent déchanter. Du simple fait de son existence, cette loi est en quelque sorte devenue l’une des meilleures preuves que l’histoire officielle est impuissante à se défendre avec des arguments, des preuves et des documents dans un libre débat public.

Ce débat au grand jour, les révisionnistes n’ont cessé de le proposer et, quelle que doive être la violence de la répression qu’on exerce contre eux, ils ne cesseront de le réclamer. Les révisionnistes n’ont pas peur de la lumière; au contraire, ils la recherchent.

Jessie Aitken


(1) Les juges de Nuremberg ont écrit que ce chiffre de six millions venait d’Eichmann. Or, ils savaient qu’il s’agissait là d’une estimation prêtée par l’un des collaborateurs de l’accusation américaine, le SS Wilhelm Höttl, à son collègue Adolf Eichmann (qui avait disparu). En 1961, à Jérusalem, ce dernier opposera un démenti formel devant la justice israélienne et, en 1987, W. Höttl finira par dire qu’il ne fallait pas accorder d’importance à cette «estimation» car Eichmann … était ivre le jour où il avait tenu ce propos dès … septembre 1944!

The French anti-revisionist law

The French anti-revisionist law dates from July 13, 1990. It is known by various names: “Gayssot law”, “Fabius-Gayssot law”, “Faurisson law”, “lex Faurissonia” (in dog Latin), "lex Faurissoniana" (in proper Latin) or “article 24bis” (of the law of July 29, 1881 on press freedom). It provides for a prison sentence of up to a year as well as a maximum fine of €45,000 for anyone who publicly disputes the reality of one or more “crimes against humanity” as defined and ruled on, essentially, by the International Military Tribunal of Nuremberg in 1945-1946. In addition to the prison sentence and fine there can be an order to pay damages to Jewish or other associations as well as the heavy costs of having the decision published in the media: finally, the courts may order the confiscation of any work material, along with books and papers, seized by the police.

It is inaccurate to say that this law forbids the questioning of the entirety of the Nuremberg judgment for it forbids only the questioning of the judgment’s word on crimes supposedly committed against “humanity”, that is, first and foremost, against the Jews. However, the passages in the judgment dealing with that subject amount to but 2% of the said judgment as a whole. Thus one remains free, at least in principle, to dispute publicly the other 98%. Consequently, only the crimes alleged to have been committed, above all, against the Jews are decreed legally unquestionable. Let us salute here the granting of an astonishing privilege to the exclusive benefit of God’s “chosen people”.

It was the Jews of France who, in May 1986, were the first to call for the establishment of such a law. At the time the State of Israel was preparing to pass an anti-revisionist bill which was finally to be approved by the Knesset two months later, in July 1986. The promoter of the French anti-revisionist law was the country’s chief rabbi René-Samuel Sirat. It was under his guidance that in May 1986 some Jewish academics, like Pierre Vidal-Naquet, and some Jewish propagandists, like Serge Klarsfeld and Georges Wellers, called for a bill like the Israeli one (Bulletin de l’Agence télégraphique juive, June 2, 1986, p. 1 and 3).

Those Jews had to wait four years to obtain satisfaction. A Socialist-Communist coalition government under the presidency of François Mitterrand at last voted a pertinent bill into law in July 1990. But well before the making of the legislation in question, historical revisionism was punishable by law in France. The most various grounds were put forth: attempt to justify a crime, racial discrimination, incitement to racial hatred, publication of material considered dangerous for the youth, personal injury etc. For example, it was on charges of “apologie de crime” that Maurice Bardèche had been jailed for publishing his Nuremberg ou la Terre promise (Nuremberg or the Promised Land) in 1948.

The politician whose action was decisive in the preparation and passage of the July 13, 1990 law is former Prime Minister Laurent Fabius. Today a prospective candidate for the French presidency in 2007, Fabius is a Jew, a millionaire and a Socialist. In 1990 he was president of the National Assembly. In that Assembly was a rather uncouth and ill-educated Communist, Jean-Claude Gayssot, then Minister of Transport. This man wanted to present, in the name of the Communist party, an anti-racism bill targeting Jean-Marie Le Pen, head of the Front National. But his bill was badly drafted. It was then that Laurent Fabius made an arrangement with his Communist colleague. He, Fabius, would replace the poorly constructed text with one prepared by the Socialist party which targeted both Le Pen, for “racism”, and professor Robert Faurisson, for “denial of the extermination of the Jews”; Fabius would also grant Gayssot the privilege of bringing this bill under his name, a bill that had become really and truly both anti-racist and anti-revisionist. Once the deal had been concluded between the Jew Fabius and the Communist Gayssot, there remained the procedure of defending their bill before the National Assembly and Senate. The task looked daunting. A number of jurists, academics and politicians came out against the principal of such a law, deemed Stalinist, but then, suddenly, a providential event enabled its passage by the Socialist-Communist majority. In effect, on May 11, 1990 there exploded in the world press the outrage of “desecrated” Jewish graves in a cemetery in Carpentras, a small town in the south of France. Fabius took the helm of a thundering propaganda operation meant to have people believe that there was a resurgence of anti-semitism in France, an anti-semitism fuelled by revisionism. Tens of thousands of demonstrators, many of whom bearing Israeli flags, were to march in the streets, notably in Paris where, for the first time since August 1944 and the city’s liberation, the great bell of Notre Dame cathedral was set droning. The intimidation was so strong that the required minimum of sixty members of either the National Assembly or the Senate could not be mustered to put the bill before the Constitutional Council for assessment to determine whether or not it conformed to the French Republic’s constitution.

But once the anti-revisionist law was on the statute books, it proved rather hard to apply. The first conviction under it was handed down in Paris in April 1991 against professor Faurisson and, in these past fifteen years, it is likely that the total number of other definitive guilty verdicts, whether concerning the professor or other revisionists, adds up to about twenty. The financial penalties have at times been very heavy and, in more recent years, sentences of imprisonment without remission have been pronounced, but up to now no one has actually been incarcerated in France on the sole grounds of the July 13, 1990 anti-revisionist law.

This law is of a Soviet nature. It especially suppresses the freedom of research. However, this freedom cannot normally see itself assigned boundaries in matters of history. The history of men is made up of billions of events about which everyone, in principle, is allowed to ask himself questions and freely put forth his interpretations. One may therefore wonder how a point, and one alone, of that history, amongst billions of others, can thus be singled out from the rest and declared off-limits to researchers. For decreeing in advance the result at which the researcher must arrive amounts to prohibiting true research. It is a Stalinist act, for instance, to tell a researcher studying “the problem of the Nazi gas chambers”: “1) You must conclude from your work that the Nazi gas chambers really did exist and operate even though we possess no forensic report establishing the existence of a single one of those weapons of mass destruction; 2) You must, besides, conclude that those chemical slaughterhouses had a real existence in such or such camp and a fictitious existence in another; 3) You must, finally, conclude that the total number of Jewish deaths in the Second World War remains invariably six million, as the judges at Nuremberg decreed it ex cathedra without having been able to base their ruling on any investigative report *”.

It is astounding that a law of the French Republic should thus declare the infallibility, in regard to history, of a mere tribunal, that of Nuremberg. That tribunal called itself “military” when in fact it was not. It called itself “international” when it was only inter-allied. It was not even a tribunal in the proper sense for, composed exclusively of victors in a recent war trying exclusively their own vanquished opponents, it was both judge of and party to the cases it heard. It tried those matters with a self-bestowed supreme authority, its judgment thus admitting of no appeal. It practised the retrospective application of laws. It instituted the principle of collective responsibility. It was “not be bound by technical rules of evidence” (Article 19 of its Charter). It did not demand that any evidence be produced to prove “facts” that it considered, without giving its reasons, as being “of common knowledge”, and it automatically received as genuine evidence, rendered such by its own “judicial notice”, any report submitted by the Allied powers’ various war crimes commissions accusing the defeated defendants (Article 21).

If, in France, this law was demanded by the most influential Jews it is because those people were panic-stricken upon realising that the historians in place were incapable of answering the revisionists on the level of scientific, technical and historical argumentation. When, in 1978-79, professor Faurisson made plain the technical impossibilities of mass killings in gas chambers as alleged for the German wartime camps and when he launched his challenge: “Explain to us how such mass murder was, as you see it, technically possible”, he got the pitiful reply: “It must not be asked how, technically, such mass-murder was possible. It was technically possible, since it happened” (Le Monde, February 21, 1979). R. Faurisson has in a like manner put a whole series of very simple questions which those to whom they are addressed have been unable to answer. Moreover, he has proved that photographs and documents invoked by his accusers were, on the one hand, either altered or falsified or, on the other hand, wrongly presented so as to seem to show things that in fact they did not. He was answered with physical assaults, a de facto ban from teaching and, above all, by lawsuits and prosecution. But these court cases have not really taken the course hoped for by the Jews. Certainly, the professor has been held liable, for example, for “personal injury” but never, as the Jews have requested, for “falsification of history”. On the contrary, on April 23, 1983 the first chamber of the Paris court of appeal found against him whilst at the same time paying solid tribute to the quality of his work on what it called “the problem of the gas chambers”. That court concluded that, in the work in question, there was no trace of rashness, of negligence, of his having deliberately overlooked anything, nor any trace of a lie and that, as a consequence, everyone must henceforth be entitled to state that the Nazi gas chambers had never existed! The decision bore words, in the language of superior judges, to the precise effect that “the appraisal of the value of the findings [on the gas chambers] defended by Mr Faurisson is a matter, THEREFORE, solely for experts, historians and the public.” In the period leading up to the “Gayssot Act’s” passage, the Jews were also aware that the professor had been, on the historical and scientific plane, the instigator and organiser of the defence of Ernst Zündel in that most valiant revisionist’s two long trials in Toronto in 1985 and 1988. Those trials turned into a particular catastrophe for the Jews Raul Hilberg and Rudolf Vrba. The former could be considered as the Number One historian and the latter as the Number One witness of the alleged “destruction of the European Jews”.

The revisionists have thus piled up a long succession of victories. But the general public are unaware of it. The Jews’ hold on the media and their many means of intimidation are such that, until the appearance and widespread development of the Internet, the public have largely been kept in ignorance of those victories.

Today the French anti-revisionist law is still in force but those who had the idea that it would be a rampart against revisionism’s progress are disillusioned. By the very fact of its existence, this law has in a way become one of the best pieces of proof that the official history is powerless to defend itself with arguments, evidence and documents in a free public debate.

That debate in the open is something the revisionists have never ceased to propose and, however violent the repression exerted against them is to be, they will not stop calling for it. The revisionists are not afraid of the light; on the contrary, they seek it.

Jessie Aitken
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* The Nuremberg judges wrote that this figure of six million came from Eichmann. However, they knew that it was a question of an estimate ascribed by one of the American accusation team’s collaborators, the SS officer Wilhelm Höttl, to his colleague Adolf Eichmann (who had disappeared). In 1961, in Jerusalem, the latter made a formal denial before an Israeli court and, in 1987, Höttl ended up saying that no importance must be attached to that “estimate” for Eichmann… was drunk the day he made the remark in… September 1944!


Tuesday, October 3, 2006

André Schwarz-Bart, escroc littéraire

Dans Le Monde du 3 octobre 2006, Patrick Kéchichian signe un article sur la disparition de l’écrivain André Schwarz-Bart. Né le 23 mai 1928 à Metz, ce dernier est mort à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) le 30 septembre 2006. Il était surtout connu pour avoir obtenu en 1959 le prix Goncourt pour Le Dernier des Justes (Paris, Editions du Seuil, 351 p.).

Sa famille venait de Pologne. Son père, nous dit-on, avait commencé des études pour devenir rabbin, puis avait exercé le métier de marchand forain. Le succès du Dernier des Justes a été retentissant et a rapporté des sommes considérables à son auteur. Des centaines, peut-être même des milliers d’articles ou d’études ont été consacrés, en France et à l’étranger, à ce que l’on considère volontiers aujourd’hui comme le premier grand livre sur la Shoah.

Or l’auteur était un plagiaire, un escroc littéraire. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par Francine Kaufmann, professeur à l’Université Bar-Ilan d’Israël, dans la Revue d’histoire de la Shoah, septembre-décembre 2002, p. 68-99. On trouvera dans ce texte une liste d’auteurs juifs systématiquement pillés par notre faussaire: Martin Buber, Manès Sperber, Isaac Babel, Michel Borwicz et d’autres encore. Mais A. Schwarz-Bart avait aussi puisé son bien dans une lettre de Madame de Sévigné racontant comment, en 1676, avait été décapitée et brûlée, pour empoisonnement, la marquise de Brinvilliers. Il avait également reproduit mot pour mot quelques lignes d’un roman du Chinois Lou Sin (ou Lu Xun), La véritable histoire de Ah Q. Péchés véniels, bien entendu, puisque ces vols avaient été commis dans une pieuse intention, celle de nous faire pleurer sur les juifs et leur martyre. «Une méchante accusation de plagiat», écrit aujourd’hui P. Kéchichian à propos des multiples accusations portées en ce sens dès la parution du best-seller.

La littérature concentrationnaire regorge de tels vols, plagiats, escroqueries. En un premier temps, comme tous ces récits sont largement fictifs, leurs auteurs procèdent çà et là à de menus larcins dans la littérature non juive, puis, en un second temps, ils se font à leur tour voler par leurs confrères juifs. Il s’ensuit une interminable chaîne de récits, de témoignages, de romans, de films ou même d’ouvrages réputés historiques mais qui ne font que se copier les uns les autres. C’est ce qui peut s’appeler «la circulation circulaire» (Bourdieu) du commerce littéraire, artistique, cinématographique ou universitaire dans le domaine du ragot, du mensonge et du commerce holocaustiques. Les dupes s’imaginent avoir affaire à des témoignages qui se recoupent: la réalité est qu’ils se trouvent devant des inventions de menteurs et de voleurs. Pour ne prendre qu’un exemple, on pourrait écrire une thèse de linguistique sur le seul personnage du «Docteur Mengele dans la littérature juive concentra­tionnaire». On y mesurerait à quel point les auteurs juifs ne font que se répéter, parfois à la virgule près. Tous évoquent la figure de ce prétendu bourreau d’Auschwitz à la manière du romancier ou de l’escroc Schwarz-Bart, prix Goncourt 1959. Chez lui comme chez ses compères, ce ne sont que clichés, invraisemblances, histoires à dormir debout et Grand Guignol dans le sperme, le sang et la matière fécale, le tout repris de l’Ancien Testament et du Talmud. A ce titre, Le Dernier des Justes est bien, un an après La Nuit, court récit auto­biographique et mensonger d’Elie Wiesel, «le premier grand livre sur la Shoah».

Additif (20 octobre 2006)

Les jurés du prix Goncourt ont un faible pour la littérature holocaustique à la manière d’André Schwarz-Bart (plagiats, clichés, outrances de Grand Guignol dans le sperme, le sang et, surtout, la matière fécale, dont le Talmud est si friand).

Pour l’année 2006 ils se devraient de couronner le roman de Jonathan Littell, l’auteur juif du roman intitulé Les Bienveillantes (Gallimard). «Les Bienveillantes» sont le nom donné aux Furies. «Le narrateur, une sorte de Tom Ripley [une sorte de Joseph Rouletabille] en uniforme SS, ne fait que patauger dans le sang et la merde (sans oublier le sperme, bien entendu!) en tenant, la plupart du temps, des propos aussi peu intéressants que ceux que l’on trouve dans une certaine littérature de gare et de guerre» (Peter Schöttler, «Tom Ripley au pays de la Shoah», Le Monde, 14 octobre 2006, p. 19).

Additif (6 novembre 2006)

Comme il se devait, J. Littell s’est vu décerner le prix Goncourt. Peu auparavant il avait reçu le Grand Prix de l’Académie française. L’opération qui s’est développée autour de la sortie de son roman mérite de trouver place dans l’histoire du Shoah Business. A ce sujet on découvrira une partie des faits et des chiffres dans une «analyse» de Florence Noiville publiée (Le Monde, 29-30 novembre, p. 2) sous le titre parlant de: «Des ‘Bienveillantes’ sonnantes et trébuchantes». L’article s’ouvre sur la phrase suivante: «Ce pourrait être une belle étude de cas pour étudiants d’écoles de commerce». L’agent de J. Littell est le juif britannique Andrew Nurnberg, dont le rôle semble avoir été déterminant dans ces fort juteuses tractations commerciales.

De son côté, dans le même journal, Bertrand Legendre signe à propos du best-seller une «analyse» intitulée «Du côté des bourreaux » (Le Monde, 5-6 novembre, p. 2). Il écrit ingénument: «Cela fait deux ans que les livres consacrés aux criminels nazis, à Hitler et à ses proches, suscitent un regain d’intérêt.» Il ne fournit aucune explication au phénomène. Or, pour qui pratique la littérature de la Shoah, l’explication de ce phénomène,– qui remonte à une dizaine d’années et non à deux ans,– est patente: elle tient à la déroute des Raul Hilberg, Arno Mayer, Jean-Claude Pressac, Philippe Burrin, Robert Jan van Pelt, Florent Brayard et tous autres devant l’offensive révisionniste. L’incapacité, de plus en plus visible et embarrassante, de ces historiens à nous fournir des preuves de leur thèse a produit un mouvement de panique chez les religionnaires et les commerçants de la Shoah. Les chantres de la Shoah ont décidé que, là où l’histoire échouait, il fallait s’en remettre à l’imagination (appelée «l’imaginaire») et à ses œuvres: le roman, le théâtre, le film, toutes les formes possibles de spectacles, et même «le kitsch». C’est ainsi que «la Mémoire» a pris le relais de l’Histoire. Ce qui reste de livres d’histoire porte la marque de plus en plus visible de la propagande. Il n’est plus du tout possible de publier d’œuvres SUR Hitler mais seulement CONTRE Hitler; La Chute, film grand-guignolesque, ne fait pas exception.

Le phénomène s’aggravera à mesure que l’Etat d’Israël s’acheminera vers sa disparition. Nous aurons alors droit à l’hystérie du «Second Holocauste».

Dubitando, n° 10, décembre 2006