Wednesday, July 26, 2006

Le prétendu « Holocauste » des juifs se révèle de plus en plus dangereux


Les événements actuels du Proche-Orient nous le confirment : le prétendu «Holocauste» des juifs est un mensonge historique qui se révèle de plus en plus dangereux.

Rappelons que ce prétendu « Holocauste », qui est l’épée et le bouclier de l’Etat d’Israël, possède au moins trois caractéristiques aberrantes :

1) Il a créé des « survivants » (des « miraculés ») par millions. Près de soixante ans après la guerre de 1939-1945, le nombre des « survivants » de cette prétendue entreprise d’extermination de tout un peuple a été estimé à 687 900 par l’expert en démographie des communautés juives, Jacob Ukeles (Haaretz, 18 avril 2004). On peut en déduire qu’en 1945 le nombre des juifs européens qui avaient survécu à la guerre tournait vraisemblablement autour de 3 250 000, ce qui confirme ce que nous savions par ailleurs : jamais les Allemands n’ont eu une politique d’extermination physique des juifs et jamais ils n’ont possédé de ces armes de destruction massive appelées « chambres à gaz » d’exécution ou « camions à gaz » d’exécution. Après la guerre, beaucoup de juifs sont restés en Europe et beaucoup ont essaimé à travers le monde, en près de soixante pays. Aussi est-ce en près de soixante pays qu’à la fin des années 1990 les équipes de l’opération de Steven Spielberg, chargées de recueillir des témoignages de survivants, ont dû se rendre pour y enregistrer sur vidéo lesdits témoignages (Survivors of the Shoah Visual Foundation, POB 3168, Los Angeles, California 90078, USA ; voy. aussi un article de Libération du 3 novembre 1999, p. 36). Enfin, actuellement, la population juive de l’Etat d’Israël est proche de… six millions ( ! ) ;

2) Il constitue une arme redoutable pour étouffer, pour écraser et pour tuer ; voy., ci-dessus, le dessin qui m’a été transmis par Ahmed Rami (couverture d’un ouvrage qui, comme un écrit hébraïque, se lirait de droite à gauche ; d’où cette forme de présentation)

3) Il a permis aux sionistes d'obtenir, en 1947-1948, la création d'une colonie au moment même où, partout dans le reste du monde, se défaisaient les colonies. Créée en terre de Palestine, cette colonie est devenue un « Etat juif », doté d’une « Armée juive ». Cet Etat est raciste, dominateur et sûr de lui-même. Conformément à une tradition plurimillénaire, il a, une fois de plus, permis au peuple juif, – toujours en proie à l’inquiétude du prophète, toujours à gémir, à se plaindre, à pratiquer le chantage, à prêcher guerres et croisades, – de se rendre invariablement odieux partout où il passe.

Fondé sur le mythe de l’ « Holocauste », l’Etat d’Israël est condamné

Dans une étude datée du 8 octobre 2001 et intitulée « Un holocauste imaginaire peut conduire à un véritable holocauste », j’écrivais : « […] l’Etat d’Israël va désormais à sa perte. Il ne durera pas ce qu’a duré l’éphémère royaume chrétien de Jérusalem [soit 89 ans dans les faits] » ; ensuite, parlant du « prochain malheur des juifs », je décrivais déjà ce qu’on voit aujourd’hui se passer pour cet Etat colonialiste. Les sionistes devront quitter la Palestine. Ils regagneront nos climats. En particulier, ils envahiront l’Allemagne où, déjà, les autorités font un pont d’or aux immigrants juifs de tout pays. Ces juifs errants crieront au «Second Holocauste». A nouveau ils exigeront repentance, privilèges de toutes sortes et « réparations pour l’irréparable » (bel oxymoron talmudique !). Il faudra donc que ces colons d’un autre âge quittent Jérusalem ; mais sera-ce à la manière des Européens d’Algérie en 1962 ou à celle des Américains, en 1975, au Vietnam? Que feront les Israéliens de leur arsenal atomique ? A combien la note finale s’élèvera-t-elle pour le reste de l’humanité ? On ne saurait le dire.

En revanche, on est en droit d’affirmer que les événements actuels justifient les mises en garde lancées dans le passé par les révisionnistes. Ces derniers avaient dit que le mensonge de la magique chambre à gaz permettait TOUT et qu’en conséquence il fallait s’attendre à TOUT en matière de démesure juive. Il aurait fallu écouter les révisionnistes au lieu de les jeter en prison ou de chercher à les bâillonner.

Névrose et démesure juives dans le mythe sioniste et dans le mythe de l’ « Holocauste »

Qu’ils appartiennent à l’Etat d’Israël ou à la Diaspora, les juifs, à de trop rares exceptions près comme celles de Noam Chomsky, d’Israel Shahak ou d’Edgar Morin, ont agi avec inconscience et inhumanité. Leur prétendu « Holocauste » leur a permis de calomnier quasiment tous les non-juifs, y compris les Alliés, les Neutres, la Papauté, le Comité international de la Croix-Rouge, tous accusés d’avoir, paraît-il, laissé les Allemands exterminer les juifs européens. Ils ont ainsi accusé des nations entières d’avoir commis ou laissé se commettre un crime gigantesque qui, en fait, n’a jamais été perpétré. De cette diffamation aux proportions immenses ils ont tiré, avec l’avidité et la cruauté de Shylock, une orgie de profits aussi bien financiers et politiques que juridiques et médiatiques. Par ailleurs, ils n’ont su respecter ni le vaincu ni le pauvre. Leur démesure (l’hybris messianique) leur a fait perdre la tête.

Ces juifs-là seraient bien inspirés de méditer ce que, dès 1894, Bernard Lazare écrivait à la première page de son ouvrage sur L’Antisémitisme, son histoire et ses causes et qui peut se résumer en ces termes : puisque, en tout temps, en tout pays, dans toutes les races, sous tout régime, quelles que fussent les mœurs et les coutumes, le peuple d’Israël a suscité « hostilité » et même « répugnance », c’est que « les causes générales de l’antisémitisme [ont] toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent ».

Jusqu’à présent les révisionnistes ont été traités en Palestiniens, en Libanais ou, pour parler juif, en « semence de bétail » et longtemps le révisionnisme est resté incompris du plus grand nombre, mais voici qu’aujourd’hui on se met enfin à le comprendre. Des millions d’hommes, des peuples entiers, témoins de ce qui se passe au Proche-Orient, prennent conscience, devant leurs appareils de télévision, de la névrose et de la démesure juives. Du même coup ils découvrent ou s’apprêtent à découvrir, stupéfaits, qu’à la source des récits mensongers, pleins d’extravagances et de haine, qui composent ce que les juifs appellent leur « Histoire de l’Holocauste », il y avait déjà cette même névrose et cette même démesure.

Lubies, extravagances et toquades juives promises aux poubelles de l’histoire

« Le délire de mentir et de croire s’attrape comme la gale » (Céline). L’homme, on ne le sait que trop, est sujet à d’invraisemblables engouements. Il va jusqu’à tuer ou se faire tuer pour des idées dont il finit quelquefois par découvrir qu’elles étaient fausses. Le commerce des armes, des guerres, des croisades et de la propagande médiatique fait ses délices de ces idées fausses. Aux XIXe et XXe siècles les talmudistes ont ainsi leurré des milliards d’hommes. Freudisme, sionisme, communisme à la Lénine ou à la Trotsky, religion holocaustique à la Elie Wiesel ou Shoah Business à la Claude Lanzmann, toutes ces inventions ont été fondées sur un mélange d’idées fausses, d’utopies messianiques et d’impostures essentiellement juives. Après avoir connu le triomphe, le freudisme (à ne pas confondre avec la psychothérapie et la psychiatrie) et le léninisme (à ne pas confondre avec l’idéal communiste) sont aujourd’hui largement discrédités. Ainsi qu’on le voit de nos jours, le sionisme, lui, mène à l’autodestruction et pourrait entraîner une catastrophe à l’échelle du monde entier ; les Israéliens l’ont tué. Quant à la religion de l’« Holocauste » et au Shoah Business, ils paraissent florissants, mais, comme l’a noté le révisionniste américain Arthur Robert Butz, le géant a des pieds d’argile, et cela commence à se voir.

Ces lubies, extravagances et toquades, qui portent la marque de la névrose et de la démesure juives, sont appelées à finir un jour dans les poubelles de l’histoire. Mais, pour ce qui est de l’ « Holocauste », ce jour-là est encore loin, tant il est vrai que le Grand Mensonge du XXe siècle a imprégné les esprits, telle une drogue mortelle dont on finit malheureusement par dépendre. Heureusement les révisionnistes sont là, qui, en bons « judéo-thérapeutes » (le révisionniste Pierre Guillaume), n’ont pas leurs pareils pour soigner la dépendance au poison du mensonge holocaustique. En la matière, pour recouvrer la raison et la santé, rien ne vaut donc une simple cure de révisionnisme.

26 juillet 2006

The Alleged “Holocaust” of the Jews is Proving ever more Dangerous

Current events in the Middle East confirm it: the alleged “Holocaust” of the Jews is a historical lie that is proving ever more dangerous. Let us recall that this alleged “Holocaust”, which is the sword and the shield of the State of Israel, possesses at least three aberrant features:

1) It has created “survivors” (“miraculous” ones) by the million. Almost sixty years on from the end of the 1939-1945 war, the number of “survivors”of that purported undertaking to exterminate an entire people has been estimated by the specialist in demographics of Jewish communities Jacob Ukeles at 687,900 (Haaretz, April 18, 2004).

From that figure it may be deduced that in 1945 the number of European Jews who had survived the war was most likely in the region of 3,250,000, a statistic that bears out what we already knew from other information: never did the Germans have a policy of physical extermination of the Jews and never did they possess any of those weapons of mass destruction called execution “gas chambers” or execution “gas vans”.

After the war, many Jews stayed in Europe and many others scattered throughout the world, settling in nearly sixty countries. So it was that in the late 1990s the teams put in charge by Steven Spielberg of gathering survivors’ testimonies had to go to nearly sixty different countries to record the said testimonies on video (Survivors of the Shoah Visual Foundation, P.O. Box 3168, Los Angeles, California 90078, USA; see also a related article in the French daily Libération of November 3, 1999, p. 36). Finally, in the present day, the Jewish population of Israel is close to … six million (!);

2) It constitutes a daunting weapon with which to stifle, crush and kill; see the above drawing, recently passed on to me by Ahmed Rami, depicting a book that, like writings in Hebrew, would be read from right to left; hence the presentation.

3) It enabled the Zionists to succeed in creating a colony in 1947-1948, the very time when, everywhere else in the world, colonial possessions were disintegrating.

This State is racialist, domineering and sure of itself. In accordance with a millennia-old tradition, it has, yet again, let the Jewish people ever prey to the prophet’s anxiety, ever inclined to groan, to complain, to threaten blackmail, to preach wars and crusades make itself invariably loathsome wherever it passes through

Established in the land of Palestine, that colony became a “Jewish State”, endowed with a “Jewish Army”.

Founded on the myth of the “Holocaust”, the State of Israel is doomed

In a study dated October 8, 2001 and entitled “An Imaginary Holocaust May Lead to a Real Holocaust” I wrote: “the State of Israel is henceforth doomed. It will not even have lasted as long as the ephemeral Christian kingdom of Jerusalem [which, in actual fact, lived for 89 years]”; then, speaking of the “bad times ahead for the Jews”, I described already what can be seen befalling that colonialist State now.

The Zionists will have to leave Palestine. They will be returning to our climes. In particular, they will invade Germany where the authorities are already offering a fortune to Jewish immigrants from anywhere. These wandering Jews will bewail their “Second Holocaust”. Again they will be demanding penitence, privileges of all sorts and “reparations for the irreparable” (a fine Talmudic oxymoron!).

Thus, those settlers of another era will need to quit Jerusalem; but will they do so in the manner of the Europeans of Algeria in 1962 or in that of the Americans, in 1975, in Vietnam? What will the Israelis do with their nuclear arsenal? How high will the bill for the rest of humanity run to? One can hardly tell.

On the other hand, one may rightly affirm that present events justify the warnings put out in the past by the revisionists. They had said that the lie of he magical gas chambers allowed ANYTHING and that, consequently, the world must be ready for ANYTHING in the way of Jewish excessiveness. It would have been a good idea to listen to the revisionists instead of throwing them in prison or trying to gag them.

Jewish neurosis and excessiveness in the Zionist myth and the “Holocaust” myth

Whether belonging to the State of Israel or the Diaspora, the Jews, with but too few exceptions like those of Noam Chomsky, Israel Shahak or Edgar Morin, have acted with callousness and inhumanity.

Their alleged “Holocaust” has permitted them to slander nearly all non-Jews, including the wartime Allies, the Neutrals, the Papacy, the International Committee of the Red Cross, all accused of having, it seems, let the Germans exterminate the European Jews.

They have thus accused whole nations of having committed or allowed to be committed a gigantic crime which, in reality, was never perpetrated. From this slander of huge proportions they have drawn, with the greed and cruelty of Shylock, an orgy of profits in monetary and political terms as well as in the spheres of the law and the media.

Moreover, they have not cared to show any respect to either the defeated or the impoverished. Their excessiveness (the messianic hubris) has made them lose their heads.

These Jews would be well advised to reflect on what, in 1894, Bernard Lazare wrote on the first page of his book Antisemitism: its history and causes and which may be summarised as follows: if, in every era, in every land, amongst all races, under all kinds of regime and whatever the prevailing moral standards and customs, the people of Israel have incited “hostility” and even “repugnance”, it is that “the general causes of antisemitism [have] always lain in Israel itself and not in those who have fought it.”

Up to now the revisionists have been treated like Palestinians, Lebanese or, to talk Jewish, like the “seed of cattle” and for a long time revisionism has remained beyond the understanding of the greater part of the world, but now, in the present day, people are beginning to grasp its message.

Millions, whole nations, witnesses to what is going on in the Middle East, are becoming aware, in front of their television sets, of Jewish neurosis and excessiveness. At the same time they are discovering, or are about to discover, with stupefaction, that at the root of the lie-laden accounts, full of extravagance and hatred, that make up what the Jews call their “Holocaust History”, there already lay that same neurosis, that same excessiveness.

Jewish fads, extravagances and crazes bound for the rubbish bins of history

The “mania for lying and believing lies is as catching as the itch” (Céline). Man, as is known all too well, is subject to some quite unlikely fancies. He goes so far as to kill or get himself killed for ideas that he sometimes ends up discovering were false all along.

The business of weapons, wars and crusades, of which mass propaganda is a central component, takes delight in these false ideas. In the 19th and 20th centuries the Talmudists took in billions of people with them. Freudianism, Zionism, Lenin- or Trotsky-style Communism, Elie Wiesel-style holocaustic religion or Shoah business à la Claude Lanzmann, all these inventions have been grounded in a mixture of false ideas, messianic utopias and impostures that were essentially Jewish. After having known triumph, Freudianism (not to be confused with psychotherapy and psychiatry) and Leninism (not to be confused with the communist ideal) are now largely discredited.

As is seen in our present day, Zionism, for its part, leads to self-destruction and may perhaps bring on a worldwide catastrophe; the Israelis have killed it. As for the “Holocaust” religion and Shoah business, they seem to be flourishing, but, as the American revisionist Arthur Robert Butz has remarked, the giant’s feet are made of clay, and this fact is starting to be noticed.

These fads, extravagances and crazes, which bear the mark of Jewish neurosis and excessiveness, look sure to finish one day in the rubbish bins of history. But, as far as the “Holocaust” is concerned, that day is still a long way off, so strongly has the Great Lie of the 20th century pervaded people’s minds, like a lethal drug to which one sadly ends up becoming addicted.

Fortunately the revisionists are here; good Judeo-therapists that they are (the term is French revisionist Pierre Guillaume’s), they have no equal when it comes to treating dependence on holocaustic lie poison. If, beset with that affliction, one wants to regain reason and health, there is nothing like a simple cure of revisionism.

Tuesday, July 11, 2006

A la XVIIe chambre, le CRIF et Yahvé contre le professeur Robert Faurisson

Mal leur en a pris. Il ne fallait pas chercher querelle au professeur Faurisson. C’est ce qu’ont appris à leurs dépens, d’abord, le substitut du procureur de la République, Anne de Fontette, initiateur des poursuites, puis, les trois parties civiles (LICRA, MRAP, Ligue des droits de l’homme) et, enfin, le nouveau président de la XVIIe chambre, Nicolas Bonnal.
Science et détermination du professeur Faurisson
Pendant quatre heures un quart, ce mardi 11 juillet, dans une XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris surchauffée par la canicule, un peu plus de cent révisionnistes venus de France, de Grande-Bretagne, de Suède, de Suisse, d’Italie, d’Iran et d’autres pays encore pour soutenir le professeur ont assisté à un combat qui a tourné à l’avantage de la défense. Agé de 77 ans mais doté d’une rude énergie, Robert Faurisson est un professeur d’université à la retraite qui a enseigné à la Sorbonne et à Lyon. De style « British » (il est sujet britannique et citoyen français), il semble déterminé. Sa mémoire fera dire à l’avocat de la LICRA : « Celui-là, avec sa mémoire nourrie par la haine, on ne peut pas espérer qu’il finira Alzheimer ». C’est sur un ton sarcastique que le président s’avise d’entamer l’interrogatoire du professeur mais l’intéressé le prévient qu’il n’admettra pas qu’on continue de lui parler ainsi. Et le ton change. Puis, à trois reprises, le magistrat se fait reprendre dans sa lecture d’un document. Ses trois erreurs, veut bien noter le professeur, proviennent de ce que le magistrat s’est fié à une copie fautive (le texte de l’assignation) alors qu’il aurait dû se reporter au texte original d’un document de base : le procès-verbal d’un brigadier-chef enquêteur. Lorsque le professeur se met à exposer ses moyens de défense et à développer l’argumentation révisionniste, le président semble prendre conscience de sa méprise : il a affaire à forte partie et les arguments révisionnistes se révèlent décidément beaucoup plus solides qu’il ne semble l’avoir imaginé. A maintes reprises, on verra le président, accablé, s’enfouir le visage dans les mains. « Séance de dépucelage d’un magistrat ! », conclura un révisionniste présent à l’audience. La loi nous interdit de reprendre ici les arguments, toujours appuyés de références, de l’universitaire. On se contentera de rappeler que ce dernier a tenu à préciser qu’il n’a pas l’ambition de rechercher « la Vérité », mais qu’il aspire seulement à l’exactitude. Selon ses explications, il a d’abord mené, sur place, au Struthof, à Auschwitz, à Treblinka et en bien d’autres lieux, une enquête de police technique ; puis, par l’intermédiaire de chimistes travaillant en laboratoire, il a conduit une enquête de police scientifique. A l’exemple du juge d’instruction, il s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge. Il a passé au crible un nombre considérable de témoignages. Dans l’étude des documents, il n’a fait que suivre la méthode historique la plus classique. Il a mis en pratique une discipline qu’il avait autrefois enseignée à l’université de Lyon et qui avait reçu la dénomination officielle de « Critique de textes et documents (littérature, histoire, médias) ». Un révisionniste, précise-t-il, loin d’être un « négateur » ou un « négationniste », est un chercheur qui, au terme de ses enquêtes, peut être conduit à affirmer que telle « Vérité » est contestable d’un point de vue scientifique. Aussi le droit à la recherche historique ne saurait-il normalement se voir imposer d’avance soit des limites, soit une conclusion. Le chercheur n’a pas à se laisser bâillonner tout comme le magistrat n’a pas à se laisser ligoter par une loi de rencontre telle que la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990. Jusqu’à présent d’ailleurs, pour un seul et même délit, qu’il a obstinément répété depuis un quart de siècle, dans les mêmes formes et dans des conditions identiques, le professeur s’est vu juger de toutes les façons possibles. Il a souvent été condamné mais il a parfois été relaxé et il est même arrivé que, dans tel procès, une cour d’appel rende un hommage appuyé à la qualité de son travail au point de prononcer : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur « le problème des chambres à gaz »] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Si, pendant ces dernières années, ses publications n’ont plus fait l’objet de poursuites, c’est que la Loi est fluctuante, que la jurisprudence est à retournements et que les magistrats français sont avant tout des hommes et des femmes, qui, en général, entendent servir les lois mais non point s’y asservir.
A l’origine de la prévention, une enquête bâclée
Robert Faurisson est prévenu d’avoir accordé en 2005 un entretien téléphonique de contenu révisionniste à la station de radio-télévision iranienne Sahar 1. L’accusation (en langage des tribunaux correctionnels, la « prévention ») fait valoir qu’ayant été transmise par satellite l’émission a pu être captée en France, mais rien ne prouve que tel a été le cas. Cette même accusation présente une « retranscription des propos de M. Faurisson sur la cassette remise par le CSA [Conseil supérieur de l’audiovisuel] ». M. Faurisson admet sans difficulté que les propos enregistrés correspondent à sa pensée mais, vu l’abondance des entretiens qu’il a accordés aux stations ou aux agences étrangères, surtout depuis son séjour en Iran, en novembre 2000, à l’invitation du gouvernement iranien, il se déclare incapable de préciser la date et le lieu de cet entretien-là. Et il s’étonne de ce que l’accusation puisse affirmer, sans enquête sur ces points, que l’entretien se serait déroulé le 3 février 2005 (jour, en fait, de la diffusion) et que, selon une obscure formulation, cet entretien aurait eu lieu « à Paris […], en tout cas sur le territoire national ». De son côté, l’accusation a tellement bâclé sa propre enquête sur le sujet qu’elle ne peut pas dire d’où émane la cassette, une cassette qui, au surplus, peut avoir fait l’objet de manipulations puisque, amputée du début et de la fin des déclarations du professeur, elle ne peut montrer dans quel contexte exact les propos ont été tenus. [Le CSA étant apparemment dépourvu des formidables moyens techniques indispensables à l’enregistrement, jour et nuit, de multiples stations du monde arabo-musulman, il faut supposer que le travail d’écoute a été le fait, en réalité, d’un service de renseignements tel, par exemple, que le fameux MEMRI (Middle East Media Research Institute), appendice des services de renseignements militaires israéliens, spécialisé dans la chasse au cyber-révisionnisme]. Faute de preuves, on ne peut, par conséquent, savoir si le professeur s’est exprimé à partir de la France ou d’un pays étranger. Quant aux portions manquantes de sa déclaration, peut-être contenaient-elles un passage où le professeur, comme c’est son habitude, a prévenu son interlocuteur que de tels propos ne devaient pas être diffusés en France. Bref, il n’existe aucune preuve d’une intention délictuelle. Enfin, en épelant certains noms propres, souligne Me Eric Delcroix, avocat du prévenu, M. Faurisson croyait manifestement que ses paroles allaient être traduites en persan, pour un public iranien.
Les émois et les insultes des parties civiles devant la démonstration du professeur
En dépit des tentatives d’obstruction et d’une bruyante intervention des parties civiles demandant au président d’empêcher « la diffamation des martyrs », le professeur énumère, à la stupéfaction générale, les graves concessions de fond faites aux révisionnistes au cours d’un demi-siècle par les représentants de la thèse officielle du « génocide » des juifs. Il évoque la déconfiture de Raul Hilberg, en 1985, au premier procès Zundel de Toronto. Le Number One des historiens de « la destruction des juifs d’Europe » y avait été contraint d’admettre, sous serment, qu’il n’existait en fin de compte aucun document prouvant une politique d’extermination physique des juifs. Sommé d’expliquer comment une telle politique avait alors pu se concevoir, s’ordonner et s’exécuter, il avait déclaré que tout cela s’était passé « au sein de la vaste bureaucratie » allemande grâce à une « incroyable rencontre des esprits » et par la voie d’une « communication télépathique consensuelle » ! Robert Faurisson évoque également la déroute de Jean-Claude Pressac, le 9 mai 1995, précisément à la XVIIe chambre. Quelques jours après cette mémorable audience, J.-C. Pressac, avait, de sa propre initiative, signé une sorte d’acte de capitulation, qui allait nous être révélé cinq ans plus tard par une jeune universitaire,Valérie Igounet, à la toute fin de son Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000, p. 651-652). Pour celui qui avait été, pendant des années, le miraculeux sauveur de l’exterminationnisme et le protégé du couple Klarsfeld, le dossier de l’histoire officielle des camps de concentration était désormais « pourri » et n’était plus bon que « pour les poubelles de l’histoire ». Avocat aux formes rebondies et représentant la LICRA, Me Charrière-Bournazel en explose de colère. Avec ses confrères, il demande que le président retire la parole au professeur. Quinze ans auparavant, face à une exigence identique, le président Grellier avait qualifié la situation de « surréaliste » et avait fait remarquer aux censeurs que, si Faurisson comparaissait devant son tribunal, c’était bien à cause d’eux. Le président Bonnal ordonnant la reprise normale de l’audition du prévenu, le professeur poursuit son exposé. Il accumule les preuves, les références, les indications de sources et les précisions de toutes sortes. Il prédit que les parties adverses, faute de pouvoir lui opposer arguments et preuves, chercheront refuge dans l’invective. Et c’est ce qui se produit. Sur le compte du professeur ou sur ses écrits, on n’entend alors, du côté des parties civiles, que les mots de «puant», de « nauséabond », de « faussaire », de «mensonge», de « crime », de « mauvaise foi dépassée », de « boue » et voici que, pour finir, Me Charrière-Bournazel, prenant une pose solennelle, se proclame « éboueur sacré ». Dix fois répété, on aura entendu le mot d’« antisémite » mais sans que soit produit le moindre indice de l’antisémitisme supposé du prévenu. Plus tard, Me Delcroix observera que, de nos jours, l’accusation d’antisémitisme se lance comme autrefois se proférait l’accusation d’antichristianisme : « On la connaît, Galilée, votre motivation cachée : vous cherchez à déconsidérer la Sainte Ecriture ! »
Le substitut Anne de Fontette en appelle à la protection de Yahvé !
Anne de Fontette mettra le comble aux agressions verbales des parties civiles. Elle fait le procès de Faurisson et de l’Iran. Pour couronner le tout, la péroraison de son réquisitoire sera … une oraison juive. Annonçant qu’elle va donner lecture d’un texte dont elle nous confie qu’elle aurait aimé être l’auteur, elle lit une invocation à « Yahvé » (sic), protecteur de « son peuple élu » (sic) pour qu’il protège ledit peuple des « lèvres fausses » (sic) (donc des « lèvres fausses » de Faurisson). On a bien lu. Ces paroles ont été prononcées par un substitut du procureur de la République française et dans le prétoire d’un Etat laïc. Le crucifix a été retiré de nos prétoires, mais, en ce jour, à Paris, il a été remplacé par l’évocation de Yahvé, dont la colère pourrait s’exercer sur la tête de Robert Faurisson, ce qui peut s’interpréter comme un appel au meurtre ; n’est-il pas, en effet, précisé, dans le Psaume 120, que « des flèches de guerre, barbelées, avec des braises de genêt » sont promises aux « lèvres fausses » ? Ce même jour, le peuple français tout entier vient d’être remplacé par le seul «peuple élu». Le président Bonnal ne pipe mot. Imagine-t-on sa réaction si un représentant du ministère public avait lu une invocation soit à Allah, soit à Jésus (qui, selon le Talmud, est, on le sait, condamné à bouillir dans des excréments jusqu’à la fin des temps) ? Madame le substitut déclare enfin que, Faurisson étant un multirécidiviste, il convient de «passer au cran supérieur» et de le condamner à une peine de prison ferme, « peut-être assortie du sursis ». Elle ignore que son prédécesseur, François Cordier, a, le 9 mai 1995, requis trois mois de prison ferme. Quant aux diverses parties civiles, elles réclament, selon le rituel, leurs livres de chair sous la forme d’espèces sonnantes et trébuchantes.
Nicolas Bonnal a été « formé » par le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal !
Mais pourquoi le président Bonnal s’est-il tu devant l’évocation intempestive de Yahvé et cet appel au châtiment céleste ? Est-ce parce qu’il s’est lui-même gravement compromis avec deux entités proches de la droite israélienne: le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal ? Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est présidé par le banquier Roger Cukierman, qui a autrefois exercé de hautes responsabilités au sein de la banque privée Edmond de Rothschild. Or, dans un communiqué en date du 5 juillet 2006, le CRIF vient juste de signaler qu’il assure une « formation » des magistrats européens et, au nombre de ces magistrats, il cite nommément, en tout premier lieu, le président Nicolas Bonnal, lequel a participé à un stage dirigé par Marc Knobel, attaché de recherches au Centre Simon-Wiesenthal de France ! En second lieu, le CRIF a fièrement nommé un autre stagiaire : François Cordier ! Robert Faurisson se trouverait-il dans une chambre rabbinique, qui va le juger more Judaico ?
Le coup de tonnerre de Me Eric Delcroix
Une voix formidable se fait soudain entendre : celle de Me Eric Delcroix. Foin de tout micro. Nous n’en sommes plus aux plaidoiries de nos trois émules de « Maître Bafouillet » aussi empruntés que le célèbre avocat du Sapeur Camember, qui craignait de « faire rougir les cheveux blancs du président ». Avec Eric Delcroix on est dans l’éloquence de la grande tradition française et la démonstration est charpentée. L’avocat du professeur va au fond de l’affaire : il dissèque cet « article 24bis », cette « atroce loi Gayssot » comme l’a qualifiée Me Yves Baudelot, avocat du Monde. Il en démontre le caractère aberrant. Puis, allant au fond du fond, il montre l’ignominie juridique de ce procès de Nuremberg qui est à la base de l’article 24bis. Il rappelle aussi que, jeune avocat, il s’est autrefois rendu en Union soviétique pour y participer à la défense de dissidents. Aujourd’hui, c’est contre une nouvelle tyrannie qu’il poursuit sa tâche de défenseur des libertés publiques. Pendant des années, il a combattu pour obtenir la non-application de l’article 14 de la loi sur la presse qui permettait au ministre de l’Intérieur d’interdire certains ouvrages imprimés à l’étranger. Cette non-application a fini par être obtenue dans les faits. Puis, elle a été approuvée par les cours administratives de Paris. Enfin, le législateur a récemment abrogé cet article 14. Me Eric Delcroix déclare : « Je me promets d’avoir la peau de l’article 24bis comme j’ai eu la peau de l’article 14. »
La parole, en dernier, au professeur Faurisson
Malgré des entraves de toutes sortes, le professeur a pu parler une heure. Il va encore parler une demi-heure. Il énumère les principales erreurs des parties civiles et, surtout, celles du substitut. Il retient ses coups car l’adversaire est sur le flanc, manifestement épuisé et désemparé. On n’accable pas le vaincu du jour. Mais on le prévient : toute condamnation ou toute nouvelle prévention rallumerait les hostilités. Dans ces dernières années, avertis par l’expérience, les magistrats instructeurs et les procureurs s’étaient abstenus de lui chercher noise. De nouveaux magistrats, inexpérimentés, se sont crus plus malins que leurs prédécesseurs. Il leur en a cuit en cette journée du 11 juillet 2006. Il pourrait leur en cuire encore plus lors d’une prochaine rencontre sur le terrain judiciaire.
En attendant, le jugement est mis en délibéré au 3 octobre.

NB : Contrairement à leurs habitudes, les tontons macoutes juifs ne sont pas venus et n’ont donc frappé personne. L’un des prédécesseurs du juge Bonnal, Jean-Yves Monfort, manifestait, lui, une grande complaisance pour la violence physique du Bétar, du Tagar et de la Ligue de défense juive. Le 15 janvier 2005, à 8h30, sur France-Inter, il confiait à Elisabeth Lévy qu’il était « effrayé » par le nombre des supporters révisionnistes ; il regrettait de ne pas voir les « citoyens descendre dans la rue » afin d’y exprimer leur « indignation » et pour apporter ainsi leur soutien à des juges qu’il décrivait comme totalement isolés dans leur combat contre le « négationnisme ». Reconnaissant que son langage pouvait surprendre de la part d’un magistrat, il en appelait textuellement au « désordre » !
11 juillet 2006

In the XVIIth Chamber of the Paris Correctional Court, the CRIF and Yahweh against Professor Robert Faurisson (July 11, 2006)

They came to grief for it. Quite a bad idea, picking a quarrel with Professor Faurisson. That is what they have learned to their cost, “they” being, first, Madame le substitut du procureur (“assistant public prosecutor”) of the French Republic in Paris, Anne de Fontette, initiator of the proceedings, then the three civil plaintiffs – the LICRA (“International league against racism and anti-Semitism”), the MRAP (“Movement against racism and anti-Semitism and for friendship among peoples”) and the LDH (“League of human rights”) – and, finally, the new presiding judge of the XVIIth chamber, Nicolas Bonnal.

Professor Faurisson’s knowledge and determination

For four and a half hours on this very hot July afternoon, in a sweltering XVIIth Chamber of the Paris Correctional Court, slightly more than a hundred revisionists, who had come from France, Britain, Sweden, Switzerland, Italy, Iran and still other countries to support the professor, attended a legal bout that, from the start, was to swing in favour of the defence. 77 years of age but endowed with a fierce energy, Robert Faurisson is a retired university professor who taught at the Sorbonne and in Lyon. Of “British” style (he is both a British subject and a French citizen), he appeared determined. His memory was to have the LICRA barrister saying: “This one, with his hate-fed memory, can’t be expected to end up with Alzheimer’s”. It was in a sarcastic tone that the presiding judge deemed fit to begin the opening questioning of the professor but the latter warned him that he would not let himself go on being spoken to in that way. And the tone changed. Then, at three points in his reading of a document, the judge stood corrected. His three errors, as the professor was good enough to point out, resulted from the fact that he’d relied on a faulty copy (the text of the writ of summons) whereas he ought to have referred to the original text of a basic document: the report drawn up by a chief inspector-sergeant. When the professor started setting forth his line of defence and developing the revisionist argumentation, the judge seemed to become aware of his mistake: he had a tough opponent to contend with and the revisionist case proved to be decidedly more solid than he appeared to have imagined. Many times he was to be seen, overwhelmed by it all, hiding his face in his hands. “A judge having his virginity taken from him on the bench!”, concluded one revisionist present at the hearing.

The law forbids us, in France, from going into the academic’s arguments, which R. Faurisson always backed up by references. It will be enough here to recall his keenness to point out that it is not his ambition to seek “the Truth”, but that he aims only at exactitude. According to his explanations, he first carried out, on site at Struthof, Auschwitz, Treblinka and in a good number of other places, a technical detective’s investigation; then, through the intermediary of laboratory chemists, he conducted a forensic investigation. Like an examining magistrate, he strove to find all the elements he could both against and in favour of the accused. He sifted closely through a considerable number of testimonies. In the study of documents, he merely followed the most classic historical method. He put into practice a discipline in which he had in the past lectured at the university of Lyon and which had received the official designation of “Appraisal of texts and documents (literature, history, media)”. A revisionist, he points out, far from being a “denier” or a “negationist”, is a researcher who, at the end of his inquiries, can be led to affirm that such or such “Truth” is questionable from a scientific point of view. Also, the right to do historical research should not normally come with either arbitrary bounds or a pre-imposed conclusion. The researcher must not let himself be gagged, just as the judge must not let his hands be tied by a special purpose law like the Fabius-Gayssot Act of 13 July 1990, also known by its technical label “article 24bis”. Besides, up to now, for one and the same offence, which he has stubbornly repeated over a quarter of a century, in the same forms and in identical conditions, the professor has seen himself judged in all possible manners. He has often been convicted but he has at times been acquitted and it has even come to pass that, after a certain trial, a court of appeal has paid solid tribute to the quality of his work, to the point of stating: “The value of the findings defended by Mr Faurisson [on “the problem of the gas chambers”] is thus a matter for the sole appreciation of experts, historians and the public”. If, over these last few years, his publications have no longer met with prosecution, it is because the Law changes moods, because case law reverses itself and because French judges are first of all men and women, who, in general, mean to serve the law but not to enslave themselves to it.

At the root of the charges, a botched inquiry

Robert Faurisson is charged with having granted in 2005 a telephone interview of revisionist tenor to the Iranian radio and television station Sahar 1. The indictment asserts that the programme carrying the interview, having been transmitted by satellite, could at the time be received in France, but there is nothing to prove that it was actually received there. The prosecution produced a “re-transcription of Mr Faurisson’s words on the cassette submitted by the CSA [“Superior council for audiovisual communications”]”. Mr Faurisson readily admitted that the recorded words corresponded to his thoughts but added that, given the abundance of interviews he had granted to foreign stations or agencies, especially since his stay in Iran in November of 2000 at the Iranian government’s invitation, he was unable to specify the date and place of the interview in question. And he was quite surprised that the prosecution, for its part, should be able to state, without having made any inquiry on the relevant points, that his interview would seem to have been broadcast on February 3, 2005 (the date, in fact, of the transmission) and, in the prosecution’s obscure wording, “in Paris […], in any case on the national territory”. The authorities had so badly botched their own investigation into the matter that they couldn’t tell where the cassette had come from, a cassette that, furthermore, might well have undergone tampering since, with the beginning and end of the professor’s discourse having been cut out, the tape could not show in exactly what context the remarks had been made. [As the CSA is apparently not equipped with the formidable technical means requisite for recording, day and night, all the broadcasts of the great many stations of the Arabo-Moslem world, one must suppose that the listening was the work, in reality, of an intelligence agency, for example the famous MEMRI (Middle East Media Research Institute), an appendage of the Israeli military intelligence services specialising in tracking down revisionism in cyberspace.] With such proof wanting, it could not, consequently, be known whether the professor had spoken from France or from a foreign country. As for the missing portions of his talk, perhaps they contained a passage where, as he customarily does, the professor warned his interviewer that such statements as he was about to make must not be diffused in France. In short, there existed no proof of criminal intent. Finally, Maître Eric Delcroix, barrister for the accused, stressed that, in spelling certain names letter by letter, Mr Faurisson plainly believed that his words were going to be translated into Persian, for an Iranian audience.

The civil plaintiffs’ agitation and insults in the face

of the professor’s demonstration

Despite the civil plaintiffs’ attempts at obstruction and their noisy objection requesting that the judge stop what one of them termed a “slandering of the martyrs”, the professor listed, to the general amazement of those present, the sizeable concessions, touching directly on the merits of the “Holocaust” case, made to the revisionists in the course of a half-century by the representatives of the official version. He brought up the undoing of Raul Hilberg, in 1985, at the first Zündel trial in Toronto, where the Number One historian of the “Destruction of the European Jews” (as his magnum opus is entitled) had been forced to admit, under oath, that there was, after all, no document proving the existence of a policy for the physical extermination of the Jews. When summoned to explain how, then, such a policy had been able to be conceived, ordered and implemented by Germany, he stated, affirming beforehand what was to appear later that year in the new edition of his book, that all of that “came about not so much [in line with] a plan carried out, but an incredible meeting of minds, a consensus mind reading by a far-flung bureaucracy”! Robert Faurisson mentioned as well the utter defeat of Jean-Claude Pressac on May 9, 1995, in the very same XVIIth chamber. A few days after that memorable session, Pressac had, on his own initiative, signed a sort of act of surrender, which would be revealed to us five years later by a young French academic, Valérie Igounet, at the very end of her book Histoire du négationnisme en France (Paris, Seuil, 2000, p. 651-652). For the one who for years had been the miraculous saviour of exterminationism or affirmationism and the Klarsfeld couple’s protégé, the dossier of the official history of the concentration camps was henceforth “rotten” and no longer good for anything but the “rubbish bins of history”. At this, the burly, paunchy barrister for the LICRA, Maître Charrière Bournazel, exploded with anger. Together with his friends, he asked the judge to put an end to the professor’s turn to speak. Fifteen years previously, faced with the same demand, presiding judge Claude Grellier, the first to hear cases brought under the 1990 law, had termed it “surreal”, pointing out to the censors that, if Faurisson was appearing before his court, it was indeed because of them. Judge Bonnal having ruled that the defendant should continue to be heard, the professor went on with his discourse. Robert Faurisson piled up the evidence, with references, indications of sources and all kinds of precisions. He predicted that his opponents, for want of ability to confront him with arguments and evidence, would seek refuge in invective. And that is what happened. With regard to him or his writings, all that was to be heard from the plaintiffs were words such as “stinking”, “nauseating”, “falsifier”, “lie”, “crime”, “beyond bad faith”, “mud”. In his concluding statement, Maître Charrière Bournazel struck a solemn pose and proclaimed himself a “holy garbage collector”. The plaintiffs repeated the word “anti-Semite” but with nothing specific to indicate the defendant’s supposed anti-Semitism. Later, Maître Delcroix was to observe that, in our day and age, the accusation of anti-Semitism is hurled against people just as the accusation of anti-Christianism was launched against people in former times: “We know your hidden motive, Galileo: you’re trying to discredit the Holy Scripture!”

The assistant public prosecutor, Anne de Fontette,

calls for Yahweh’s protection

Anne de Fontette, the assistant public prosecutor, brought the verbal assaults to a climax with one of her own. She was putting both Faurisson and Iran on trial. To crown it all, the rhetorical flourish of her summation was to be… a Jewish prayer. Announcing that she was about to give a reading of a text of which, as she let us know, she would have been glad to be the author, she read out an invocation to Yahweh (sic), protector of his “chosen people” (sic), beseeching him to protect the said people from “lying lips” (sic) (thus, from the “lying lips” of Faurisson). You have read correctly. Those words were pronounced by an assistant to the procureur of the French Republic and in the courtroom of a secular State. The crucifix had long been removed from French courtrooms, but, on this day, in Paris, it has been replaced by the evocation of Yahweh, whose wrath might strike Robert Faurisson, a call that may be interpreted as a call to murder. Is it not specified in Psalm 120 that “sharp arrows of the mighty, with coals of juniper” shall punish the “lying lips”? Today, the French people in their entirety have been replaced by the sole “chosen people”. Judge Bonnal did not breathe a word. Can one imagine his reaction if a representative of the public prosecutor’s office had read an invocation to either Allah or Jesus (who, according to the Talmud, is condemned to stand in boiling hot excrement till the end of time)? Madame le substitut ended by declaring that, as Faurisson was a multiple repeat offender, it would only be right to “move up a notch” and give him a prison sentence, “perhaps with remission”. She was unaware that on May 9, 1995 her predecessor, François Cordier, had sought a sentence of three months without remission. As for the various civil plaintiffs, they demanded, true to ritual fashion, their pounds of flesh in the form of coin of the realm.

Nicolas Bonnal has been “trained” by the CRIF and the

Simon Wiesenthal Centre!

But why did judge Bonnal keep quiet in the face of the misplaced evocation of the Judaic deity and the call to violence or to murder? Is it because he has compromised himself with two entities that are close to the Israeli right: the CRIF (“Representative council of French Jewish institutions”) and the Simon Wiesenthal Centre? The CRIF is headed by the banker Roger Cukierman, formerly a senior director with the Edmond de Rothschild bank. And, just recently, in a press release of July 5, the CRIF announced that it was in charge of a “training” programme for European judges, among whom it expressly mentioned, first of all, Nicolas Bonnal, who had taken a course given by Marc Knobel, a research fellow at the Centre Simon-Wiesenthal de France! In second place the CRIF proudly announced another trainee: François Cordier! Was Robert Faurisson about to find himself in a rabbinical court that would be trying him more Judaico?

Maître Eric Delcroix’s clap of thunder

A formidable voice then made itself heard in the courtroom: that of Maître Eric Delcroix. Hang the microphone! We were no longer hearing the speeches of our three likenesses of Maître Bafouillet (“Barrister Babbler”), as inept as that fictional French lawyer who was so afraid lest he “make the judge’s white hairs turn red”. With Eric Delcroix it’s a well-structured presentation eloquently delivered in the great French tradition. The professor’s barrister went to the bottom of the case: he dissected “article 24 bis of the law regulating the freedom of the press, that “atrocious article 24 bis” as Maître Yves Baudelot, lawyer for Le Monde, has termed it. After demonstrating its aberrant nature, Maître Delcroix, going to the bottom of the bottom, showed the legal ignominy of the trial of the defeated at Nuremberg in 1945-46, which was the basis chosen for article 24 bis. He also recalled how, as a young law graduate, he had visited the Soviet Union to take part in the defence of dissidents. These days it is against a new tyranny that he continues his task of defending public freedoms. For years he had fought to obtain the non-enforcement of article 14 of the same law, which enabled the Interior minister to ban certain publications printed abroad. That non-enforcement ended up being obtained de facto before it was then approved by the superior administrative courts in Paris. Finally, the lawmakers have recently repealed article 14 outright. Maître Delcroix declared: “I’ve vowed to have the hide of article 24 bis just as I’ve had the hide of article 14.”

Last to speak: Professor Faurisson

Despite all kinds of hindrances the professor had been able to speak for an hour. Now he was to speak for another half hour. In his address, he listed the civil parties’ main errors and, especially, those of the substitut. He pulled his punches somewhat, for the opponent was visibly exhausted and flustered. One doesn’t hit a man when he’s down. But there was a warning: any conviction or new prosecution would reignite hostilities. In the past few years, guided by experience, the examining magistrates and prosecutors had refrained from causing R. Faurisson trouble. Then, new and inexperienced jurists thought they would be cleverer than their predecessors. That cost them dear on this July 11th of 2006. It could cost them dearer still in a future encounter on the judicial terrain.

Meanwhile, the decision is due to be handed down on October 3.

NB: Contrary to their custom, the Jewish tontons macoutes did not come to the courthouse on the day of this hearing, and so did not punch anyone. One of judge Bonnal’s predecessors, Jean-Yves Monfort, used to show, for his part, great indulgence towards the physical violence of the groups known as Bétar, Tagar and Ligue de défense juive. And early last year, on January 15, 2005 to be precise, speaking on radio station France-Inter at 8.30 AM, he confided to presenter Elisabeth Lévy that he was “alarmed” by the number of revisionist followers: he was sad not to see the “citizens come out onto the streets” to express their “indignation” and, in doing so, bring their support to judges whom he described as being totally isolated in their struggle against “negationism”. Acknowledging that the remark, coming as it did from a judge, might surprise people, he called for – his exact word – “disorder”!

July 11, 2006

Toast from Arthur R. Butz to Robert Faurisson on the day of the "Sahar" trial in Paris (English, Français)


With one exception, I envy my friend Robert’s situation. This man has exposed the vulgar pretences of our leaders, whose positions are now seen to rest on the empty egg shells and old tin cans revealed by his intrepid scholarship. He is a great man.

The persecution of Robert started at the outset of his great project, but for a while there were also some lame attempts to reply to him within the usual protocols of intellectual discourse, which of course require a right of both sides to speak. However in 1990 the Dance of the Seven Veils ended with the Fabius-Gayssot law, which was understood by all, from the outset, to be a bill of attainder applied to Robert Faurisson.

He now stands indicted for saying what millions now know, and which our leaders do not want said. Words such as “scandal” and “outrage” are inadequate; perhaps a poet is needed to express it. I’m not a poet.

Now my exception: I don’t want to stick my head in the same guillotine, so I have not come to France for this trial. This toast to Robert, which perhaps should be termed a tele-toast, will have to suffice for now.

We all join in congratulating Robert Faurisson!


Straight after the trial, in the presence of Robert Faurisson and revisionist friends from both France and abroad, Lady Michele Renouf, of London, read out some salutations sent from Professor Butz, whose toast was translated into French by Guillaume Fabien. The gathering took place at the “Brasserie des Deux Palais”, just opposite the courthouse.

And now a bit of history: The “two palaces” in question are the “Palais du Roi” (King’s palace) and the “Palais de Justice”. They form a single architectural complex that includes the Sainte Chapelle. The Roman governors of “Lutetia” had already chosen the spot for their residence and seat. In the 14th century, appalled by the bloody horrors committed in his palace by rioters, King Charles V decided to leave it and settle elsewhere, first in Paris, then nearby. At the time of the Revolution and the Terror (precisely, from 1793 to 1795) the Revolutionary Tribunal sat within the Palais, sending a large number of its convicts to the guillotine. Beginning in the summer of 1944, special courts hearing cases of the crime of “collaboration” pronounced a considerable number of sentences there, including death sentences. Among the most famous of those they condemned to death are the writer and journalist Robert Brasillach, shot by firing squad on February 6, 1945, and Marshal Pétain, whose sentence was commuted to life imprisonment on the Isle of Yeu, where he lies buried and whence the State still refuses to transfer his remains to Verdun. In a little book entitled Mais qui est donc le professeur Faurisson?, the writer and journalist François Brigneau has dealt with that period, those trials and, in particular, the trial of the “Milice française” member Pierre Gallet, which the young Robert Faurisson happened to attend, coming away from it quite shaken. Robert Faurisson has himself been summoned to the premises on many occasions for the offence of revisionism; he has in the past been physically injured there, as have other peaceful revisionists, by bands of young Jewish louts. Inside the palace gates and today open to the public is the museum of the Conciergerie prison, where so many men and women were locked up at the time of the Revolution. This museum is of exceptionally “revisionist” character in its scrupulous approach to conveying the relevant facts and figures to the visitor.

To end, it is remarkable that, in his toast, after mentioning the Fabius-Gayssot law (born of the parliamentary initiative taken by the extremely rich Jewish Socialist MP Laurent Fabius and an electoral bargain which that former Prime Minister struck with the Communist Jean-Claude Gayssot), professor Butz should have spoken of a guillotine, if not, of course, in the literal sense, at least figuratively!


Toast porté à Robert Faurisson par Arthur R. Butz le jour du procès "Sahar" à Paris

A une réserve près, j’envie la situation de mon ami Robert Faurisson. Notre homme a dévoilé les vulgaires faux-semblants de nos dirigeants, dont on voit maintenant qu’ils ont édifié leurs positions sur les coquilles vides et les vieilles boîtes de fer-blanc que nous a révélées son intrépide érudition. Il est un grand homme.

La persécution de Robert a commencé avec le début de sa vaste entreprise, mais, pendant un temps, il y a aussi eu quelques pauvres tentatives pour lui répondre dans le cadre des normes habituelles du débat intellectuel, lesquelles impliquent, bien sûr, un droit à la parole pour les deux parties. Toutefois, en 1990, la Danse des Sept Voiles a pris fin avec la loi Fabius-Gayssot, dont tout le monde a d’emblée compris qu’elle était un décret de mort civile visant Robert Faurisson.

Le voici maintenant en posture d’accusé parce qu’il dit ce que des millions d’hommes désormais savent et que nos dirigeants ne veulent pas qu’il soit dit. Des mots tels que «scandale» et «outrage» sont inadéquats; peut-être faut-il un poète pour rendre cela. Je ne suis pas poète.

Maintenant, ma réserve: je ne veux pas me glisser la tête dans la même guillotine; je ne suis donc pas venu en France pour ce procès. Ce toast à Robert, qu’il faudrait peut-être appeler un télé-toast, devra suffire pour le moment.

Nos félicitations, tous ensemble, à Robert Faurisson!

Juste après le procès, en présence de Robert Faurisson et d’amis révisionnistes de France et de l’étranger, Lady Michèle Renouf, de Londres, a transmis les salutations du professeur Butz, dont le toast a été traduit en français par Guillaume Fabien. La réunion s’est tenue à la «Brasserie des deux palais».

Et maintenant, un peu d’histoire: Les «deux palais» en question sont le «Palais du Roi» (contenant la Sainte-Chapelle) et le «Palais de Justice». Ils constituent un seul et même ensemble architectural. Les gouverneurs romains de «Lutèce» avaient choisi l’emplacement. Au XIVe siècle, dégoûté des horreurs sanglantes commises dans son palais par des émeutiers, le roi Charles V décide de s’installer ailleurs, d’abord dans Paris, puis près de Paris. A l’époque de la Révolution et de la Terreur, le Tribunal révolutionnaire y fonctionne, de 1793 à 1795, et envoie à la guillotine un grand nombre de condamnés. A partir de l’été 1944, des tribunaux spéciaux y prononcent, pour crime de «collaboration», un nombre considérable de peines, dont des condamnations à mort. Parmi les condamnés à mort les plus célèbres figurent l’écrivain et journaliste Robert Brasillach, fusillé le 6 février 1945, et le Maréchal Pétain, dont la peine est commuée en détention perpétuelle à l’île d’Yeu, où il est enterré et d’où l’on refuse de transférer ses cendres à Verdun. Dans un petit livre intitulé Mais qui est donc le professeur Faurisson?, l’écrivain et journaliste François Brigneau a évoqué cette période, ces procès et, en particulier, le procès du milicien Pierre Gallet, auquel avait assisté le jeune Robert Faurisson, qui en était revenu bouleversé. Robert Faurisson a lui-même comparu à de multiples reprises dans ces lieux pour délit de révisionnisme; il y a été blessé, ainsi que d’autres paisibles révisionnistes, par des hordes de voyous juifs. Dans l’enceinte du Palais de Justice, on peut aujourd’hui visiter le musée de la prison de la Conciergerie où tant d’hommes et de femmes ont été enfermés à l’époque de la Révolution. Ce musée est d’un esprit exceptionnellement «révisionniste» par le scrupule apporté au récit des faits et à la détermination des chiffres.

Pour finir, il est remarquable que, dans son toast, le professeur Butz, après avoir évoqué la loi Fabius-Gayssot (due à l’initiative parlementaire du richissime socialiste juif Laurent Fabius et à un marchandage électoral de ce dernier avec le communiste Jean-Claude Gayssot) en soit venu à parler de guillotine sinon, bien sûr, au sens propre, du moins au sens figuré!

11 juillet 2006

Saturday, July 8, 2006

Vais-je comparaître devant un juge formé par le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal ?

Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est présidé par le banquier Roger Cukierman, qui a autrefois exercé de hautes responsabilités au sein du groupe Edmond de Rothschild. Dans un communiqué en date du 5 juillet 2006, le CRIF rappelle clairement qu’il assure une «formation» des magistrats européens; or, au nombre desdits magistrats qui ont assisté à ces stages de formation, dirigés par Marc Knobel, attaché de recherches au Centre Simon-Wiesenthal, le CRIF cite Nicolas Bonnal, qui, dans trois jours, va présider le tribunal devant lequel je suis cité à comparaître, et le procureur adjoint François Cordier.

D’après l’Annuaire de la magistrature 2000 (p. 476), Nicolas Bonnal, né le 2 novembre 1960 à Plaisir (Yvelines), possède un «diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris». Le mardi 11 juillet 2006, à 13h30, il présidera le tribunal de la XVIIe chambre correctionnelle de Paris (métro: Cité), où je comparaîtrai pour avoir accordé, le 3 février 2005, un entretien de caractère révisionniste à la station de télévision iranienne Sahar 1. En la circonstance, le délateur a été le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), présidé par Dominique Baudis. François Cordier, né le 27 juillet 1952 aux Sables-d’Olonne (Vendée), possède une licence en droit et une licence d’anglais. Le 9 mai 1995, il s’était permis de requérir contre moi une peine de trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir publié une Réponse à Jean-Claude Pressac sur le problème des chambres à gaz. Pressac avait prétendu posséder des «éléments de preuves» de l’existence de chambres à gaz nazies. J’avais obtenu sa comparution à l’audience. Devant un François Cordier décontenancé et une présidente, Martine Ract-Madoux, stupéfaite, le malheureux Pressac avait alors manifesté un tel désarroi devant les questions posées que les larmes lui en étaient montées aux yeux. Peu après, Pressac signait une sorte d’acte de capitulation, dont le texte ne nous a été révélé qu’en 2000 par Valérie Igounet tout à la fin de son Histoire du négationnisme en France (Paris, Seuil, p. 651-652). Pressac reconnaissait, comme l’avait fait avant lui le professeur Michel de Boüard, que le dossier de l’histoire officielle de la déportation était, en fin de compte «pourri» par trop de mensonges, irrémédiablement pourri au point d’en être voué, écrivait-il, aux «poubelles de l’histoire».

« Le CRIF partie active de la formation des magistrats européens »

Le 12 octobre 2004, le CRIF était intervenu avec efficacité auprès du CSA pour que ce dernier refuse de conventionner une télévision arabe qui, malheureusement pour elle, se trouvait déplaire aux sionistes. Le 7 juin 2005, sous son en-tête habituel, «Le Crif en action», il titrait: «Séminaire d’étude à l’ENM [Ecole nationale de la magistrature]: les nouveaux visages du racisme et de l’antisémitisme». Et cette année, sous le même en-tête, il vient de publier le communiqué suivant, daté du 5 juillet:

Le Crif en action
Le CRIF partie active de la formation des magistrats européens

Pour la seconde année consécutive, l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) a convié Marc Knobel, Chercheur au CRIF, à participer à la formation continue de l’ENM, qui porte cette année sur la «Cybercriminalité et les atteintes à la dignité humaine en Europe.» 

L’apparition des nouvelles technologies de la fin du XXème siècle n’est pas sans incidence sur la délinquance tant nationale qu’internationale. Ainsi, il a été possible d’observer un double mouvement: d’une part les criminalités classiques se sont mises à utiliser, de plus en plus, les nouveaux médias et, d’autre part, sont apparues de nouvelles formes spécifiques d’activités illicites, notamment le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme sur l’Internet. Contre ce phénomène très préoccupant et cette cybercriminalité, des réponses techniques, préventives et répressives, ainsi que juridiques existent: signature électronique, techniques d’investigation et de preuve, harmonisation des infractions, renforcement de la procédure et de la coopération internationale. Lors de ce séminaire, Marc Knobel a expliqué que les extrémistes et les fondamentalistes utilisent systématiquement et rationnellement l’Internet pour embrigader de nouvelles recrues, préparer des actions militantes, inciter à la violence ou faire l’apologie du terrorisme. Il a également parlé des autres outils et supports qui sont utilisés par les extrémistes: cassettes, vidéos, CD, DVD, jeux, disquettes, télévisions… 

Une cinquantaine de magistrats français assistent à cette formation (de métropole, de Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Polynésie Française, Nouvelle Calédonie), ainsi que des représentants des différents ministères (Justice, Intérieur…). Le séminaire est organisé sur financement de la Commission européenne et il est également ouvert aux magistrats européens, dans le cadre du Réseau Européen de Formation Judiciaire (REFJ). Une quarantaine de magistrats d’Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pologne, République Tchèque, Roumanie, participent à cette formation exceptionnelle. Ont également participé à ce séminaire: Nicolas Bonnal, vice-président au Tribunal de grande instance de Paris, François Cordier, Procureur de la République adjoint près le Tribunal de grande instance de Paris, Brigitte Pesquie, membre du bureau des études et de l’informatique à la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces au Ministère de la Justice et Myriam Quemener, sous-directrice de la justice pénale générale, au Ministère de la Justice.

Le CRIF constitue un Etat dans l’Etat

Prétendant représenter un tiers des 600 000 juifs de France, c’est-à-dire un tiers de un pour cent de la population française, le CRIF constitue un Etat dans l’Etat. J’ai suffisamment traité du sujet dans mes écrits antérieurs pour ne pas avoir à y revenir ici (voy., par exemple, «Juivre ou mourir», 22 mars 2003 avec les additifs de 2004, 2005 et 2006). En chaque début d’année, une quinzaine de nos ministres en exercice et un nombre considérable de représentants de l’autorité politique, judiciaire, policière, universitaire, sans compter les ambassadeurs, y compris parfois notre «ambassadeur itinérant en charge de la dimension internationale de la Shoah» (sic), se pressent au dîner casher donné par le CRIF. Là ils écoutent Roger Cukierman lancer à la face du Premier ministre et des autres membres du gouvernement français récriminations, remontrances et MENACES, précédées de flatteries. Dans leurs propres discours en réponse, nos Premiers ministres ne manquent jamais de se confondre en remerciements et de promettre qu’ils feront plus, encore plus et toujours plus, contre l’hydre de l’antisémitisme et du «négationnisme», c’est-à-dire du révisionnisme historique.

Même des militants de l’antiracisme dénoncent l’action du CRIF

Le pouvoir du CRIF est devenu si exorbitant que même l’Observatoire du communautarisme, connu pour sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a fini par s’en émouvoir. Le 20 mars 2004, cet observatoire, fondé en juillet 2003 par Julien Landfried, a publié le communiqué suivant:

[Observatoire du communautarisme. – Informations sur la laïcité, les discriminations et le racisme. Observatoire indépendant d’information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme - www.communautarisme.net index.php?action=syndication]

«Le CRIF promu gendarme du Net?»

L’Etat peut-il déléguer certaines de ses attributions à des associations communautaires, fût-ce au nom de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme? – En compte rendu du troisième comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, le site du premier ministre annonce ce jour un partenariat renforcé entre le ministère de l’intérieur et le Conseil représentatif des Institutions Juives de France dans la lutte contre les contenus racistes et antisémites sur la toile (1).

Ce partenariat devrait notamment prendre la forme d’«une liaison Internet directe entre le CRIF, les fournisseurs d'accès et l’Office Central de Lutte contre la Criminalité sur Internet ... pour permettre le signalement immédiat des sites racistes et antisémites et le déclenchement des investigations policières.»

Nul ne contestera au CRIF une compétence spécifique en matière d’antisémitisme.

Dans le contexte particulier d’une recrudescence des violences commises à l’encontre de juifs, l’institution s’est notamment dotée d’un «service de protection de la communauté juive» dont l’action la plus visible a été la mise en place d’un «numéro vert» (2) pour recueillir le signalement des victimes potentielles.

Il peut aussi compter dans ses rangs sur l’expertise d’un spécialiste de la lutte contre les contenus racistes et antisémites sur la toile en la personne de Marc KNOBEL, attaché de recherches au Centre Simon-Wiesenthal et président de l’association «J’accuse - AIPJ (Action Internationale Pour la Justice)».

Toutefois, et sauf à ce que cette collaboration que l’on espère fructueuse ne soit ultérieurement étendue à l’ensemble des associations antiracistes (le cas échéant au moyen d’un dispositif adéquat de coordination), on s’étonnera que cette décision semble méconnaître le principe de neutralité de l’Etat en confiant l’identification des contenus racistes et antisémites de l’Internet à une organisation particulière et exclusivement communautaire.

Il conviendrait, pour le moins, de s’assurer que l’association désormais délégataire (?) dispose des ressources nécessaires à la prise en compte dans ses recherches de toutes les formes de xénophobie, et surtout en manifeste la volonté.

Enfin, il n’est pas démontré que le CRIF ait exactement la même appréciation que la puissance publique sur la caractérisation des actes antisémites, si l’on s’en réfère du moins à quelques déclarations hâtives sur le sujet et à l’activisme judiciaire qu’il a récemment déployé à l’encontre de personnalités – pour un certain nombre relaxées des accusations d’antisémitisme portées contre elles – qui ne partagent pas sa vision très personnelle du conflit proche-oriental.

Quant aux esprits chagrins, ils ne pourront s’empêcher de noter qu’une telle déclaration ministérielle intervient fort opportunément à quarante-huit heures d’échéances électorales que d’aucuns prédisent mal engagées pour le parti majoritaire.


Notes de ce communiqué

(1) Troisième comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme - communiqué du Premier ministre, Paris, 18 mars 2004.
(2) 0 800 18 26 26. Numéro vert est une marque déposée de France Telecom.

Samedi 20 mars 2004. – Observatoire du communautarisme - Depuis juillet 2003 - Nous écrire 66 rue de l’Arbre sec 75001 Paris et courriel contact@communautarisme.net


La XVIIe chambre d’Epuration?

A Paris, pendant plusieurs années à partir de l’automne 1944, des tribunaux spéciaux ont comporté des jurés «issus de la Résistance» et donc formés, formatés ou préformatés dans le sens nécessaire pour prononcer les plus lourdes sanctions contre leurs adversaires politiques. Appartenant déjà au camp des vainqueurs, ils jugeaient les vaincus. C’est précisément, me semble-t-il, dans l’enceinte aujourd’hui occupée par la XVIIe chambre correctionnelle que, quelques années après la fin de la guerre j’ai assisté au procès, révoltant, du milicien Pierre Gallet. Le 11 juillet 2006, à la XVIIe chambre, je serai entendu par un juge qui vient d’être en partie formé, formaté ou préformaté par le CRIF de Roger Cukierman et par le dénommé Marc Knobel du Centre Simon Wiesenthal. En acceptant, de leur plein gré et non en service commandé, de participer à ce stage de formation apparemment technique mais en réalité de propagande idéologique, Nicolas Bonnal et François Cordier se sont compromis avec deux officines, le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal, qui sont toutes deux connues pour leur extrémisme en faveur de l’Etat d’Israël. On comprend que lesdites officines se soient hâtées de publier les noms de ces deux magistrats français qui, oublieux de leurs obligations professionnelles et morales, ont à ce point apporté leur caution à une entreprise de l’extrême droite israélienne.

8 juillet 2006