Wednesday, May 24, 2006

Benoît XVI et le miraculé des «chambres à gaz»

[Lettre privée de Robert Faurisson à un correspondant français, 24 mai 2006]


Monsieur,

Je vous remercie de m’avoir envoyé copie d’un article de presse qui annonce qu’à la fin de ce mois, lors de son déplacement à Auschwitz, Benoît XVI rencontrera en particulier « un membre des Sonderkommados (commandos spéciaux) chargés de vider les chambres à gaz de leurs cadavres et de les brûler… ».

D’abord, il conviendrait d’écrire plus exactement « un membre du Sonderkommando », au singulier et avec un « n ». « Sonderkommando » signifie « équipe spécialisée ».

Ensuite, je me permets de vous renvoyer à un article de Louis Binamé dans Dubitando, daté de juin 2006. Intitulé « Le prétendu Sonderkommando des crématoires d’Auschwitz », cet article s’inspire d’une étude, citée en référence, de Carlo Mattogno. Selon cette étude, il a existé à Auschwitz, à côté de nombreuses « équipes » (pour la construction des bâtiments, pour les travaux agricoles, etc.), onze « équipes spécialisées », telles que celles de « lutte contre la vermine » (Sonderkommando Schädlingsbekämpfung) ou de « récupération des effets » (Sonderkommando Reinhardt, du nom de Fritz Reinhardt, secrétaire d’Etat aux finances) mais il n’a pas existé d’ « équipe spécialisée » des crématoires ; dans ce dernier cas, on ne parlait que d’ «équipe des crématoires» ou de « personnel des crématoires ». Ces équipes consignaient les crémations dans un registre appelé « Leichenhallebuch » (« Livre de dépositoire »).

Enfin, les crématoires d’Auschwitz et de Birkenau étaient de facture classique et aucun d’entre eux n’a contenu de chambre à gaz homicide.

La prétendue « chambre à gaz » qu’ont jusqu’à présent visitée à Auschwitz plus de « 25 millions de personnes » (Revue d'histoire de la Shoah, juillet-décembre 2004, p. 154) n’est qu’une supercherie polono-soviétique et non pas une « reconstitution » ou « reconstruction » (Eric Conan, « Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68). Interrogée au sujet de cette fausse chambre à gaz, Mme Krystina Oleksy, de la direction du Musée d’Etat d’Auschwitz et Birkenau, a confié à Eric Conan : « Pour l’instant, on la laisse en l’état et on ne précise rien aux visiteurs. C’est trop compliqué. On verra plus tard. » Autrement dit, on a menti, on ment, on mentira grossièrement comme on l’a fait, comme on le fait et comme on le fera jusqu’à nouvel ordre pour le total des victimes ou comme pour la présentation des cheveux, des lunettes, des chaussures ou encore comme pour le savon prétendument fabriqué à partir de la graisse de juifs.

A Birkenau, les crématoires II et III étaient à la vue de tous ; ils étaient situés à proximité immédiate d’un terrain de football (Sportplatz), d’un terrain de volley-ball et des dix-huit baraquements hospitaliers du camp des hommes.

Lors de trente-deux missions de leur aviation au-dessus d’Auschwitz-Birkenau-Monowitz, les Alliés, qui ont soigneusement analysé leurs – remarquables – photos aériennes, n’ont rien noté de suspect : ni foules agglutinées à l’entrée des crématoires, ni tas gigantesques de charbon, de coke ou de bois pour de formidables crémations ou incinérations. De là leur refus de bombarder Auschwitz et Birkenau ; ils n’ont visé que Monowitz à cause des usines qui s’y trouvaient.

Les prétendues opérations de gazage à l’acide cyanhydrique (composante essentielle du pesticide et insecticide Zyklon B, inventé vers 1920 par Fritz Haber, chimiste d’origine juive, prix Nobel 1918) étaient radicalement impossibles pour des raisons techniques exposées par les révisionnistes et dans diverses expertises.

En 1979, trente-quatre universitaires avaient déclaré : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979, p. 23). Depuis vingt-sept ans aucune autre explication n’a été fournie, pas même par Jean-Claude Pressac qui – on l’a appris en 2000 – a fini par capituler en déclarant que le dossier de l’histoire officielle des camps de concentration nazis était « pourri » de manière irrémédiable et encombré de trop de « faits » « destinés aux poubelles de l’Histoire » (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 651-652).

Aucun « témoin », aucun « survivant », aucun « miraculé » n’a vraiment décrit un seul gazage homicide ou « la machinerie du meurtre de masse » et surtout pas Filip Müller dans son « témoignage » ; voyez Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz, Le témoignage de l’un des seuls [sic] rescapés des commandos spéciaux, Pygmalion/Gérard Watelet, 1980. Cet ouvrage attribué à Filip Müller est préfacé par Claude Lanzmann.

Quant aux « aveux » extorqués par ses geôliers à Rudolf Höss, ils sont tout aussi loufoques et les historiens officiels ont fini par ne plus les invoquer que vaguement et de loin en loin. En 1993, Christopher Browning a jugé que ce « témoignage » autrefois brandi par toute la littérature n’était, en fin de compte, que « très faible et confus » (Christopher Hitchens, « Whose History is it? », Vanity Fair, décembre 1993, p. 117).

Un dernier point : certains crématoires de Birkenau possédaient, à côté des fours de crémation, un four d’incinération. Il semble que les éboueurs du camp pouvaient y brûler de leurs ordures. L’homme que va rencontrer le pape était peut-être l’un de ces éboueurs. Il sera fêté comme un héros. On ne lui posera aucune question précise. Je suis prêt à le rencontrer comme j’ai toujours été prêt à rencontrer Filip Müller et ses pareils.

Bien à vous.

Robert Faurisson

24 mai 2006

Thursday, May 18, 2006

En France aussi la répression du révisionnisme s'aggrave (FR, ENG)


Pour avoir envoyé, en avril-juin 2004, à un tout petit nombre de personnes de la région de Limoges un écrit révisionniste dont il était l’auteur, Georges Theil, 65 ans, ingénieur retraité d’une compagnie de télécommunications, s’était déjà vu condamner par la cour d’appel de Limoges, le 3 mars 2006, à une peine de six mois de prison ferme, à une amende de 30 000 euros et au versement de 9 300 euros de dommages-intérêts, sans compter d’autres peines encore.

Le 17 mai 2006, pour avoir fait, à Lyon, le 14 octobre 2004, devant la caméra d’un journaliste une brève déclaration révisionniste, le même G. Theil vient d’être condamné par la cour d’appel de Lyon à une nouvelle peine de six mois de prison ferme, à une amende de 10 000 euros, au versement de 40 500 euros de dommages-intérêts et à une publication judiciaire dans deux journaux (coût probable : 8 000 euros).

Dans le premier cas, le condamné s’est pourvu en cassation. Dans le second cas, il va se pourvoir en cassation. S’il échoue, il devra, en principe, aller en prison. Dans le premier cas, il a déjà versé 39 300 euros, et même un peu plus. Dans le second cas, il va devoir verser 50 500 euros sans compter le prix des publications judiciaires. Des organisations ont réagi avec la vitesse de l’éclair : par des fax envoyés à l’avocat de G. Theil dès le lendemain matin de la condamnation, elles ont réclamé leur livre de chair.

A ces sanctions financières, il convient d’ajouter, pour les six instances (première instance, appel, cassation), les frais d’avocat et d’autres frais au montant substantiel. [1]

Quant aux médias français, ou bien ils passent ces condamnations sous silence ou bien ils s’en félicitent.

Le 15 janvier 2006, G. Theil avait lancé un appel en direction des 45 intellectuels français qui, de manière ostentatoire, réclamaient, au nom de la liberté de recherche historique et de la liberté d’expression, l’abrogation des lois entravant ces libertés. Seuls deux intellectuels lui ont répondu : l’un, Edgar Morin, qui est juif, lui a dit qu’il ne pouvait l’aider en rien parce qu'il avait été lui-même condamné pour « diffamation raciale » (il avait, au gré de la cour d’appel de Paris, trop critiqué la politique israélienne !) ; l’autre, le professeur René Rémond, un catholique doublé d’un shabbat-goy, lui a exprimé vertement son refus de lui venir en aide. [2] [3] [4]

18 mai 2006

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Notes


[1] Si on y ajoute une condamnation antérieure aux deux condamnations susmentionnées, on peut évaluer à 130 000 euros le montant total de ses peines financières et de ses frais. Son adresse : BP 50-38, 38037 Grenoble Cedex 2.

[2] Edgar Morin a répondu, le 2 février 2006 :

Cher Monsieur,

Ayant été moi-même condamné en appel pour soi-disant "diffamation raciale", je ne peux intervenir dans votre cas.

Avec mes regrets, Edgar Morin

[E-mail envoyé par Catherine Loridant, son assistante à L'Ecole des hautes études en sciences sociales. Le 4 juin 2002, dans Le Monde, E. Morin avait signé un article intitulé : "Israël-Palestine : le cancer". Avaient déposé plainte pour diffamation raciale la Ligue des droits de l'homme, la section toulonnaise de cette même ligue, "France-Israël", "Avocats sans frontières", ...]. A Paris, en première instance, les plaignants avaient été déboutés. A Versailles, en appel, la cour avait jugé que la critique de l'Etat d'Israël par E. Morin équivalait bel et bien au délit de diffamation raciale. ]

Le même jour, R. Rémond avait répondu :

Monsieur,

Vous avez transmis à certains membres de l'association "Liberté pour l'histoire", que je préside, le jugement du 3 janvier 2006 par lequel le tribunal correctionnel de Lyon vous a condamné à 6 mois de prison.

A la lecture de ce jugement, je constate que vous n'êtes pas historien et que vous ne prétendez pas d'ailleurs avoir effectué quelque recherche historique que ce soit. Vous vous êtes exprimé dans un lieu public et en tant que Conseiller régional membre d'un parti politique [le Front national]. C'est dans le but de soutenir l'un des chefs de ce parti [Bruno Gollnisch] que vous avez, comme le relève le tribunal, nié de manière catégorique la réalité de fait clairement établie [sic]. Je note, en outre, que vous avez été déjà condamné, en 2001 et 2005 par deux autres tribunaux pour des propos similaires.

L'objet de notre Association, "faire mieux connaître la dimension scientifique du travail de l'historien", est opposé en tout à la démarche et au comportement qui sont les vôtres. René Rémond

[Pas de formule de politesse. Enveloppe à en-tête et affranchie aux frais de l'Institut des sciences politiques de Paris].

R. Rémond vient de publier un petit ouvrage : Quand l'Etat se mêle de l'Histoire, Entretiens avec François Azouvi, Stock, 111 p. Il s'y prononce clairement et avec insistance pour la répression légale du révisionnisme, qu'il appelle "négationnisme". Il écrit : "Le négationnisme m'a toujours laissé perplexe sur ses motivations, ses quelques porte-parole me paraissant relever de la pathologie : les rares contacts personnels avec Robert Faurisson m'ont donné le sentiment d'avoir affaire à un illuminé en proie à une obsession" (p. 14).

Je compte publier en juin une recension de cet ouvrage. En attendant, on pourra se reporter à ce que j'ai dit dans mes Ecrits révisionnistes (1974-1998) soit de l'absence de toute mention des "chambres à gaz nazies" dans les travaux que R. Rémond a consacrés à la deuxième guerre mondiale, soit de mes trois rencontres avec lui, notamment dans son bureau de l'Institut des sciences politiques, Rue Saint-Guillaume, à Paris.

En 1992, R. Rémond a publié, à l'instigation du cardinal Albert Decourtray, ami affiché des juifs, Paul Touvier et l'Eglise (Fayard). C'est de cette époque que date sa vocation de shabbat-goy, rôle dont avait fini par se fatiguer son collègue Emmanuel Le Roy Ladurie.

[3] Mon propre procès aura lieu le mardi 11 juillet à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris (2-4, Boulevard du Palais, Métro : Cité), à 13h30. Je suis accusé d’avoir accordé une interview de nature révisionniste à la station de radio-télévision iranienne Sahar, sur appel téléphonique d’un journaliste de Téhéran. Les émissions de la chaîne satellitaire Sahar étant captées en France, notre Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), dirigé par Dominique Baudis, a porté plainte auprès du procureur de Paris.

[4] On notera que la répression de la liberté d’expression en France (comme en Allemagne et en Autriche) inquiète les Italiens. Ainsi, le 8 février 2006, le député italien Serena (depuis réélu) a interpellé le ministre italien de la justice en séance de la Chambre des députés (séance n° 747) à propos de la condamnation de première instance à Limoges de Georges Theil. Après avoir présenté l'affaire de Georges Theil, le député a demandé « si le ministre de la justice, qui s'est déjà battu contre l'introduction en Europe de lois et normes contraires à la liberté d'expression, n'entend pas protester auprès des instances européennes contre les condamnations prononcées en France, en Autriche et en Allemagne contre des historiens et chercheurs non alignés sur l'historiographie officielle ».


***

In France as well, heightening repression of revisionism

Already on March 3, 2006 Georges Theil, 65, a retired telecommunications engineer, had seen his conviction for “Holocaust denial” upheld by the court of appeal of Limoges. He was guilty of sending, in a period running from April to June 2004, a booklet of his own revisionist writings to just a small number of persons in that region, and sentenced to six months’ imprisonment without remission and a fine of €30,000, ordered to pay €9,300 in damages, and hit with still other sanctions as well.

Yesterday, May 17, in Lyon the same Georges Theil was convicted on appeal for having made a brief revisionist statement on October 14, 2004 in front of a local television journalist’s camera, and sentenced to a new six-month prison term without remission, fined another €10,000, and ordered to pay €40,500 in damages as well as to cover the costs of having the judgement published in two newspapers (probably as much as €8,000).

The offender has lodged a petition concerning the first case with the superior court of appeal in Paris, and is going to do the same for the second. If he fails there, he will, in principle, have to go to prison. In the first case, he has already paid out €39,300, and even a bit more. In the second case, he is going to have to pay out €50,500, not counting the legal publication fees. Some organisations have reacted with lightning speed: this very morning, by faxes sent to Georges Theil’s solicitor, they were demanding their pound of flesh.

In addition to these financial penalties it is appropriate to note, for the six proceedings involved (trials, first appeals, final appeals), the lawyer’s fees and other costs amounting to substantial sums.

As for the French media, they either pass these convictions over in silence or say they are glad of them.

On January 15 of this year, Georges Theil had sent out a plea for support to the 45 French intellectuals who were ostentatiously demanding, in the name of freedom of historical research and freedom of expression, repeal of the laws hindering those freedoms. Only two intellectuals answered him: one, Edgar Morin, who is Jewish, told him he could not help in any way because he had himself been found guilty of “racial defamation” (he had, to the mind of the Paris court of appeal, too strongly criticised Israeli policy!); the other, professor René Rémond, a Catholic and a shabbos goy, wrote back curtly expressing his refusal to come to Theil’s aid.

Addendum of 20 May 2006: In a note bearing today’s date, G. Theil, recalling another, earlier conviction, estimates the sum total of his financial penalties and costs at €130,000.

G. Theil’s postal address: BP 50-38, F-38037 GRENOBLE CEDEX 2 (France)

My own trial is to take place on Tuesday July 11 in the XVIIth chamber of the Paris criminal court (2, 4 Boulevard du Palais; nearest underground station: “Cité”) at 1.30 p.m. I am accused of having granted, last year, an interview of revisionist nature to the Iranian radio and television station Sahar, in the context of a telephone conversation with a Teheran journalist who had called me. Since the satellite channel Sahar’s broadcasts can be picked up in France, our Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), headed by Dominique Baudis, filed charges against me with the public prosecutor’s office in Paris.

18 mai 2006

Wednesday, May 10, 2006

Un exterminationniste prépare un ouvrage consacré à Roger Garaudy

1) Le 9 mai 2006, je reçois la lettre suivante, datée du 5 mai, d’Adrien Minard, 110, rue de Ménilmontant, 75020 Paris (minard.Adrien@wanadoo.fr) :


Monsieur,

Jeune professeur d’histoire dans un lycée de la banlieue parisienne, je me permets de vous écrire à propos de vos propos et positions révisionnistes. A de multiples reprises déjà, j’ai été amené à en prendre connaissance dans le cadre de l’écriture d’un ouvrage consacré à Roger Garaudy. Ce travail biographique, auquel je consacre une bonne partie de mon temps libre, doit retracer son itinéraire plutôt atypique et, notamment, aborder l’affaire déclenchée par la publication, en 1995-1996, de son ouvrage sur Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. J’utilise, pour ce faire, nombre d’informations contenues dans la thèse de Valérie Igounet (à propos de laquelle j’ai aussi lu votre Réponse à Valérie Igounet, rédigée avec Henri Roques et Paul Durand), mais aussi certains de vos propres écrits de l’époque, comme votre article du 1er novembre 1996 intitulé « Bilan de l’affaire Garaudy-abbé Pierre (janvier 1996-octobre 1996 ») ou votre lettre « Au commandement militaire du Palais de justice de Paris » (3 mars 1998) à la suite des violents incidents survenus lors du verdict de première instance du procès.

Après lecture de ces textes de grand intérêt, plusieurs de mes questions demeurent en suspens. Vous laissez entendre n’avoir jamais rencontré Garaudy, mais j’aimerais, si vous le voulez bien, en avoir confirmation. Par ailleurs, dans une note du 8-9 janvier 1998 (« Roger Garaudy au tribunal »), vous dites avoir retrouvé dans vos dossiers la copie d’une lettre que vous adressiez le 2 décembre 1982 « à M. Roger Garaudy aux bons soins de Pierre Guillaume » et qui accompagnait un document qu’il vous avait réclamé. Je serais très intéressé de connaître le contenu de ce bref contact épistolaire afin de comprendre comment Roger Garaudy s’est précocement inspiré, pour ne pas dire plus, de vos travaux.

Espérant que ces interrogations ne vous paraîtront pas trop indiscrètes et vous remerciant pour l’aide éventuelle que vous accepterez de m’apporter, je vous adresse, Monsieur, de sincères salutations.

[Pas de signature]



2) Le jour même, je réponds :

Monsieur,
Votre lettre, non signée, du 5 mai vient de me parvenir. Je vous en remercie. Je vous confirme que je n’ai jamais rencontré Roger Garaudy. Je ne lui ai probablement jamais écrit. Je ne lui ai jamais téléphoné. J’ai assisté à son procès en première instance ; Jacques Vergès le défendait; Jean-Yves Monfort présidait ; Madame Garaudy était présente.
J’essaierai de remettre la main sur le double de cette lettre du 2 décembre 1982 et je vous en enverrai copie.
Si vous le souhaitez, nous pouvons nous rencontrer soit à Vichy, où j’habite, soit à Paris, où il m’arrive de séjourner dans le Quartier latin.
Bon courage dans vos activités de professeur et de chercheur !
Robert Faurisson


3) Le même jour, il m’écrit :

Monsieur,

Je vous remercie de votre réponse et vous prie d’accepter mes excuses pour l’absence de signature au bas de ma lettre. Il s’agit d’un oubli.
Je prends bonne note du fait que vous n’avez jamais rencontré Roger Garaudy. Et si vous parvenez à retrouver cette lettre de 1982, n’hésitez à m’en tenir informé.
Il se peut que mes recherches à venir m’amènent à vous solliciter pour un entretien, dans le quartier latin de préférence, car je le fréquente beaucoup. Je vous écrirai alors afin que nous fixions un rendez-vous.

Salutations,
Adrien Minard

4) Le même jour, je lui réponds :

Mon prochain procès se tiendra à la XVIIe chambre correctionnelle du Tribunal de Paris le mardi 11 juillet à 13h30. Je serai donc à Paris aux environs de cette date mais il est fort probable que je m’y rendrai auparavant. Je vous ferai signe. Bien à vous. RF
PJ : Une pièce qui date du 1er octobre 2005 ; elle porte sur les contestations de «Nuremberg», et donc, de la loi Fabius-Gayssot par les affirmationnistes eux-mêmes ; vous y trouverez mention du livre de Valérie Igounet à propos de la capitulation de Jean-Claude Pressac. Je me permets de vous y joindre une fable : « Le pêcheur, la carpe et le révisionniste».

5) Le soir du même jour, consultant Google, je découvre que mon correspondant est un chaud militant anti-Le Pen (Sud Etudiant, Institut d’études politiques de Paris) dont l’activisme est connu jusqu’au Brésil. Sa compagne s’appelle Caroline Mazens. Avec sa barbichette, il a la tête de l’emploi. Je lui écris immédiatement :

Dans le cas d’une rencontre à Paris, Caroline Mazens serait la bienvenue.
D’accord ? Merci de me répondre. Bien à vous. RF

6) Le lendemain, 10 mai, il me répond :

Je vous remercie pour vos textes. Votre surprenante disponibilité m’incite cependant à vous faire part de mes motivations. Je vous considère, permettez-moi de vous le dire, comme un militant. Un militant dont l’engagement a, au moins, le mérite de la constance. Vous semblez déjà vouloir nous convaincre, moi et mes proches, de la justesse de vos idées et de votre vision de l’histoire. Je ne pensais pas, en vous contactant, m’inscrire dans cette optique. On peut étudier le Front national sans pour autant vouloir être introduit dans une controverse sur les chiffres de l’immigration. On peut étudier les communistes sans pour autant vouloir prendre parti dans une polémique sur les profits engrangés par les trusts. C'est avec une telle distance que je m’efforce d’étudier le révisionnisme. D’autant que, en ce qui concerne mes convictions personnelles, j’adhère à ce que vous appelez la « thèse exterminationniste ».
Dans ces conditions, je préfère que nous renoncions, pour l’instant, à l’idée d’une rencontre. Je reste cependant intéressé par tout document me permettant d’affiner le résultat de mes recherches sur Roger Garaudy.
Vous remerciant d’avance pour votre compréhension, je vous adresse mes salutations.
Adrien Minard
P.S. : Je ne fréquente plus la jeune fille à laquelle vous avez fait allusion.

7) Je lui rétorque :

Monsieur,

Je ne suis nullement un militant mais un homme qui, simplement, a en horreur la calomnie.
Quiconque ose prétendre que l’Allemagne a utilisé des « armes de destruction massive » pour une politique de « destruction des juifs d’Europe », se trouve propager, consciemment ou non, ce qui s’est révélé n’être qu’une atroce calomnie. En plus de soixante années, personne n’a été en mesure de fournir la moindre preuve à l’appui des assertions exterminationnistes ou affirmationnistes. Vous devriez le savoir, vous qui enseignez l’histoire. Or non seulement vous accusez sans preuve mais vous refusez à jamais d’entendre la défense. A défaut de preuves, vous possédez ce que vous appelez des « convictions ». Les « convictions », c’est facile, surtout quand elles sont bien vues, qu’elles vous ouvrent les portes au lieu de vous les fermer et qu’elles constituent autant d’assurances-nougat. Je vous prédis un bel avenir. A jamais, devant votre miroir, chaque matin, vous vous rappellerez ce que je vous dis là.
Vous êtes un militant, ce que vous me cachiez en vous présentant comme un simple professeur d’histoire.
Je viens de retrouver le document que vous me réclamiez mais quelle raison, je vous prie, aurais-je désormais de vous l’envoyer ? Vous avez raison de parler de ma disponibilité, qui vous surprend, mais cette disponibilité ne va pas jusqu’à aider un homme qui, tout à la fois, m’a trompé sur sa véritable identité, accuse son prochain sans fournir de preuves et continuera ainsi d’accuser sans preuves.
Recevez mes salutations. Robert Faurisson

[Note d’éclaircissement pour le lecteur de ces trois pages : Lorsque je dis que je n’ai « probablement jamais écrit » à R. Garaudy, il faut comprendre que c’est, bien sûr, à l’exception de la lettre du 2 décembre 1982 que je lui avais envoyée « aux bons soins de Pierre Guillaume »]


Complément du 15 mai 2006

Je ne pensais pas avoir écrit à Roger Garaudy d’autre lettre que celle du 2 décembre 1982. Or je découvre à l’instant que je lui ai également adressé une lettre le mardi 18 janvier 1983. La première lettre était accompagnée d’un document en anglais et la seconde, d’une étude de 16 pages en yiddish.
Je vous souhaite bonne lecture du Bulletin célinien, auquel vous venez de vous abonner pour la raison qu’on sait. Pour ma part, je viens d’en refuser toute réception parce qu’on y montre trop de complaisance à l’endroit du sabir requis pour faire sérieux. Je lis le français et quelques langues étrangères mais je répugne au sabir car il est MALHONNETE et dissimule A TOUT COUP, SANS EXCEPTION, l’indigence de la pensée. Nos bas-bleus et nos talons rouges l’ignorent ainsi que nos jeunes directeurs de conscience qui sont destinés à finir au CNRS littéreux, à l’EHSS [Ecole des  hautes études en sciences sociales], dans les cabinets ministériels ou dans tel fromage holocaustique ou para-holocaustique.
Pardonnez-moi ces facéties mais vous me faites rire ...
RF

Monday, May 8, 2006

Preface to "Pope Pius XII’s Revisionism"


Favourable to the Allies and obligingly helpful to the Jews, Pius XII was also a revisionist. It is precisely his revisionist’s scepticism, and not any ignorance of the facts, that explains his silence on the alleged physical extermination of the Jews, on the alleged Nazi gas chambers and on the alleged six million Jewish victims of what today is called “the Holocaust” or “the Shoah”.

Favourable to the Allies, in 1940 he went so far as to act as intermediary between, on the one hand, German opponents of Hitler’s regime and, on the other hand, France and Britain. Better still: in 1941, having to choose between Hitler and Stalin, he decided, at the behest of Roosevelt, to choose Stalin. Yet “Uncle Joe” embodied the Communism which, four years previously, an encyclical had denounced as being “intrinsically wrong”. Thus the German army was to see its soldiers, many of whom were Roman Catholics, and their chaplains get themselves killed in the East by American weapons supplied to the communist regime with the Pope’s secret blessing. The Germans reopened the churches closed by the Soviets but, later on, at the Nuremberg trial, they would find themselves accused — notably by a Soviet prosecutor — of religious persecution. And no one in the Vatican would protest against that criminal legal masquerade.

Obligingly helpful to the Jews, Pius XII always spoke out against racism and anti-semitism. During the war, whether in person or through his representatives, he went to the aid of European Jews. He did so via religious, diplomatic, material and financial avenues, and through the media outlets at his direct disposal (L’Osservatore Romano and Radio Vatican). In his public talks he attacked the internment of large numbers of Jews in camps or ghettos, their “slow decline” (progressivo deperimento) as well as the “exterminating harassments” (costrizioni sterminatrici) to which they were being subjected. During and after the war, tribute was paid to him for his action in favour of the Jews as a whole by numerous Jewish or Zionist personalities and authorities.

Revisionist in attitude and recalling the lesson of the lies of the First World War about Teutonic barbarity (children having their hands cut off, factories making products from human corpses etc.), it was with a worthy scepticism that he received the plethora of cacophonous stories of the Nazi death-works. Before imputing the alleged crimes to an Adolf Hitler whom he abhorred, he wanted to have confirmations and precise information. He was not supplied with these and was, at times, told that the obvious needed no proving. Then, rightly, he decided to keep quiet about things that were merely the stuff of unfounded rumours.

His scepticism in this regard was like that of the wartime Allied leaders, albeit more clear-cut. The latter, in their anti-Nazi diatribes, were assuredly scathing about “the extermination” of the Jews but with the rhetorical bluster of war speeches, and solely in a general and conventional sense; so it was that by “extermination” they meant excesses, maltreatment, mass executions, famine. In August 1943 they had almost gone further and spoken of “gas chambers” but the Foreign Office in London and the State Department in Washington, inundated with Jewish propaganda, decided by mutual agreement that there was “insufficient evidence” for them to talk about German execution gas chambers (August 29, 1943). In the same spirit, during and after the war, Churchill, Eisenhower and de Gaulle avoided mentioning the alleged gas chambers or gas vans in either their speeches or their memoirs.

Today, a certain Jewish or Zionist propaganda lays a blanket of blame on Pius XII, Roosevelt, Churchill, Stalin, the International Committee of the Red Cross, the various resistance movements, the countries that stayed neutral and just about the whole universe. All find themselves rebuked for their indifference or silence with respect to the “little nation that has suffered so much”. Their descendants or successors must publicly express penitence (techouva), and pay up.

If truth be told, Pius XII has some defenders and, amongst them, some Jews. For these people, if the Pope kept quiet about the awful fate of the Jews, it was “because he didn’t know”. Besides, the Allied officials, they add, knew no more of it either, hence their own silence, their inaction, their refusal to bomb Auschwitz. The explanation is pitiful. It rests on speculation alone. It aggravates the case of those whom it seeks to defend: it makes deaf, blind or ignorant men of them.

If, for three or four years running, a physical extermination of such dimensions had been perpetrated with such horrible means as those gigantic chemical slaughterhouses, in the very heart of Europe (a Europe that was largely transparent, whatever else we may be told), and if the result of it had been the demise of six million persons (the equivalent of the population of Switzerland), people would have been aware of it and traces of the crime would abound. In fact, not a trace has yet been found, not one document pertaining to it has been discovered, and for good reason. The “Wannsee” minutes attest to the contrary of an extermination policy for they provide for the “freeing” (Freilassung) of the Jews at the end of the war and the creation of a Jewish entity somewhere outside Europe. On the other hand, from 1945, this alleged planned massacre produced millions of European Jews dubbing themselves “living witnesses to the genocide”, “survivors” or “miraculous escapees”. For anyone willing to reflect on it, those people constitute, quite unwillingly, rather an impressive body of “living proof” of the fact that there was, in reality, neither “Holocaust” nor “Shoah”.

For the devotees of the “Shoah” religion, the magical gas chamber is everything, permitting everything (Céline’s words in 1950). This myth is the sword and shield of Israel. It authorises exorbitant power, privileges, pressures, extortion and blackmail. “Auschwitz” is wielded as a “moral cudgel” (Martin Walser in 1998). The first victim is defeated Germany; the second is an insulted Christendom and the third an Arabo-Moslem world slated for constant humiliation.

Over a span of three decades Pius XII’s successors tried to offer some resistance to the rising flood of Jewish demands and recriminations grounded in this Great Lie. But both John XXIII and Paul VI had to yield step by step. As for John Paul II, who acceded to the papacy in 1978, his attempts at resistance lasted eleven years. In 1989, during the affair of the Carmelite nuns and their cross at Auschwitz, in the course of which he was to lay down his arms, he evoked, in a message to the Polish Episcopal conference, the “extermination of the Jews” in “the gas chambers”. In 1990 he repeated the gesture with a like remark before a group of Poles at an audience in the Vatican. In 1992 he condemned historical revisionism. In 1993 he recognised the State of Israel. In 1998, he spoke out, in so many words, against “the Shoah, that cruel plan to exterminate a people — a plan to which millions of our Jewish brothers and sisters fell victim”. In so behaving, he condemned Pius XII, for whom a process of beatification was thus rendered impossible. And all to the great satisfaction of the Jews who, as is well known, were demanding that a halt be put to that process.

For those who wish to do so, the only way to rehabilitate the memory of the “maligned Pope” is to speak the language of verifiable truth, historical exactitude or, quite simply, the facts.

At the same time they will happen to be defending the victims, who today number in the billions, of the “hoax of the twentieth century” (Arthur Robert Butz).
May 8, 2006