Monday, December 26, 2005

Révisionnisme en Iran, en France et dans le monde

Par ses récentes déclarations sur « le mythe de l’ « Holocauste », le président iranien a imprimé un nouvel élan au développement du révisionnisme historique. De cet élan témoigne l’échange suivant de correspondance entre le directeur général de l’Institut Neda des sciences politiques de Téhéran et le Français Robert Faurisson.


Dr Jawad Sharbaf, directeur général de l’Institut Neda des sciences politiques (Téhéran) au professeur Robert Faurisson, le 19 décembre 2005

Monsieur le Professeur,

Je saisis cette occasion pour vous exprimer, à vous-même et à tous les révisionnistes, le profond regret qu’inspire à l’Institut Neda des sciences politiques la résolution de l’ONU relative à la « Journée de l’Holocauste » [1er novembre 2005]. Les récentes remarques du Président Mahmoud Ahmadinejad mettant en doute l’« Holocauste » ont créé une situation favorable au révisionnisme. A l’heure présente nous pensons qu’indubitablement le Président fera tout ce qui est en son pouvoir si vous prenez contact avec lui et lui demandez son assistance pour l’organisation d’une Conférence internationale sur le révisionnisme. Au cas où, à cet égard, vous auriez besoin de notre aide, n’hésitez pas à vous mettre en rapport avec nous.

Nos meilleurs vœux vous accompagnent.

Dr Jawad Sharbaf, directeur général de l’Institut Neda des sciences politiques



Professeur Robert Faurisson au Dr Jawad Sharbaf, le 26 décembre 2005

Monsieur le Directeur général,

Je vous remercie vivement de votre message et de votre proposition touchant à l’organisation d’une conférence internationale révisionniste. En novembre 2000, j’avais eu l’honneur d’être reçu à Téhéran pendant une semaine à l’invitation d’un office du gouvernement iranien. A cette occasion, j’avais fait la connaissance de votre institut où m’avaient accueilli le Dr Soroush-Nejad et un groupe de professeurs ; l’un de ces derniers achevait alors la traduction en persan de mon Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire (1980). Durant ces cinq dernières années, où nous avons maintenu des contacts, j’ai pu voir que les responsables politiques de votre pays hésitaient à dénoncer le mensonge du prétendu « Holocauste » des juifs, un mensonge dont les ravages qu’il exerce depuis plus d’un demi-siècle, en particulier aux dépens du peuple palestinien, sont un désastre qui s’aggrave d’année en année. J’espérais qu’un jour un haut responsable politique aurait le courage de lancer à la face du monde que cet « Holocauste » n’est qu’une légende ou un mythe. Le 8 décembre 2005 – une date qui restera dans l’histoire – le président de votre pays, Mahmoud Ahmadinejad, – un nom qui s’inscrira dans l’histoire – a osé émettre des doutes sur la réalité historique du prétendu « Holocauste ». Le 12 décembre, il en a parlé comme d’un « mythe ». Il a, par ailleurs, pris la défense du droit des révisionnistes à s’exprimer librement. Le 22 décembre, en Egypte, le chef spirituel des Frères musulmans, Mohamed Mehdi Akef, a aussi utilisé le mot de « mythe » mais non sans se rétracter en partie quelques jours plus tard tant ce mythe est puissant et intimidant. Le 23 décembre, un officiel iranien, Mohamed-Ali Ramin, responsable de la Société pour la défense des droits des minorités musulmanes en Occident, a déclaré que votre président souhaite que les gouvernements européens permettent à leurs universitaires de publier librement le résultat de leurs recherches sur l’« Holocauste ».

Ce 1er novembre, à l’unanimité et sans vote, les représentants des 191 nations constituant l’ONU ont adopté un projet de résolution israélien qui proclame le 27 janvier « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste ». En outre, ce texte « rejette tout déni de l’Holocauste en tant qu’événement historique, que ce déni soit total ou partiel ». Sont ainsi visés tous ceux qui, tels les révisionnistes, exigent un réexamen des preuves et des témoignages sur lesquels repose la thèse du prétendu « Holocauste » des juifs. Pour l’essentiel, les tenants de cette thèse affirment que, pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands 1) auraient eu une politique d’extermination physique des juifs ; 2) auraient mis au point et utilisé de vastes abattoirs humains appelés chambres à gaz (à ne pas confondre avec les fours crématoires qui, eux, n’avaient rien de criminel) et 3) auraient provoqué, par ce moyen et par d’autres moyens, la mort de six millions de juifs.

Le projet de résolution israélien a été adopté par un tour de passe-passe que j’ai décrit dans un texte dont vous avez pris connaissance et que j’ai intitulé «L’ONU met le révisionnisme au ban de l’humanité ».

L’accusation portée par les juifs contre le peuple allemand constitue une calomnie. Marqué du signe de Caïn, ce peuple n’a eu jusqu’ici d’autre ressource que de s’abîmer dans la contrition pour un crime qu’il n’a jamais commis. Soixante ans après la guerre, l’Allemagne est toujours en état de sujétion et n’a pas encore eu le droit à un traité de paix. Les dirigeants allemands (et autrichiens) ne cessent de demander pardon et de verser de colossales «réparations» financières aux organisations juives ou sionistes ainsi qu’à l’Etat d’Israël. Depuis soixante ans, ces dirigeants vivent dans la hantise de provoquer la colère des juifs ; aussi les voit-on réprimer dans leurs pays tout signe de révisionnisme historique. En Allemagne, en Autriche mais aussi dans bien d’autres pays d’Europe, les juifs ont fini par obtenir l’adoption de lois spéciales destinées à protéger de toute contestation leur propre version de l’histoire de la seconde guerre mondiale.

L’imposture de l’« Holocauste » est l’épée et le bouclier de l’Etat juif ; elle en est l’arme n° 1. Elle permet aux juifs et aux sionistes de mettre en accusation le monde entier : d’abord l’Allemagne du IIIe Reich qui aurait commis un crime abominable et sans précédent, puis le reste du monde qui l’aurait laissée commettre ce même crime. Les extrémistes juifs et les sionistes en sont venus à accuser de complicité de « crime contre l’humanité » Churchill, Roosevelt, Truman, Staline, De Gaulle, le Pape Pie XII, le Comité international de la Croix-Rouge, ainsi que tous les pays qui ont pris part à la seconde guerre mondiale et même tous les pays neutres, à commencer par la Suisse. Tous sont accusés d’avoir été indifférents à la tragédie et d’avoir laissé exterminer le peuple juif !

C’est ainsi qu’en prenant position aujourd’hui contre le mensonge de l’« Holocauste », l’Iran se trouve défendre non seulement la Palestine et le monde arabo-musulman mais aussi toute une partie du genre humain contre une gigantesque entreprise de diffamation, de chantage et d’extorsion.

Vous me faites savoir que, grâce au président Ahmadinejad, l’occasion s’offre enfin d’envisager la tenue d’une conférence internationale sur le révisionnisme.

Vous savez certainement que les révisionnistes s’apprêtaient à tenir une telle conférence à Beyrouth, du 31 mars au 2 avril 2001. Mais les pressions israéliennes et américaines s’étaient alors faites si menaçantes que M. Rafik Hariri, premier ministre du Liban, avait dû nous interdire la tenue de cette conférence. Nous serions donc heureux de nous retourner aujourd’hui vers le président Ahmadinejad et de solliciter son aide pour la tenue d’une conférence dans votre pays. Cependant, compte tenu des circonstances, un tel projet nous semble malheureusement irréalisable à l’heure présente. Permettez-moi, je vous prie, de vous expliquer pourquoi.

Les principaux révisionnistes, qui, en 2001, auraient participé à la conférence de Beyrouth, se trouvent maintenant soit en prison, soit en exil, soit dans une situation précaire qui leur interdit tout franchissement de frontières et tout passage par un aéroport international.

Prenons le cas dramatique d’Ernst Zündel. Marié à une Américaine et vivant pacifiquement dans l’Etat du Tennessee, il a été arrêté devant son domicile le 5 février 2003 et jeté en prison sous un prétexte mensonger. Puis, il a été livré au Canada où, pendant plus de deux ans, il a croupi en prison de haute sécurité dans des conditions dégradantes. Enfin, il a été livré par le Canada à l’Allemagne où il est aujourd’hui en prison à Mannheim, en attente d’un procès pour révisionnisme. Au Canada, comme en Allemagne, les révisionnistes sont privés du droit de se défendre. Dans ces pays, quand un homme est accusé de révisionnisme et qu’il se retrouve devant un tribunal, le juge commence, selon la routine, par lui faire prêter serment de dire la vérité. Mais si, dans la minute qui suit, l’accusé dit par exemple : « J’affirme que les prétendues chambres à gaz nazies n’ont pas existé parce que la vérité – que je me fais fort de démontrer – est qu’elles n’ont pas pu exister », le juge l’interrompt immédiatement. Le juge canadien lui dira : « Devant ce tribunal spécial [baptisé « Tribunal canadien des droits de la personne »] l’argument de vérité n’est pas un moyen de défense » (« Truth is no defense »). Quant au juge allemand, il lui dira : «Vous n’avez pas le droit de contester ce qui est ‘de notoriété publique’ («offenkundig ») ». Ainsi ni le révisionniste en question ni ses avocats ne pourront présenter une défense sur le fond. Au Canada, le juge Pierre Blais, présidant seul, sans jury et sans appel possible, ce tribunal d’exception, est allé jusqu’à interroger, contre Ernst Zündel, des témoins anonymes en chambre close. Puis, à Mannheim, le président du tribunal a récusé successivement les quatre avocats qu’Ernst Zündel s’étaient choisis, et cela parce qu’il les soupçonnait de révisionnisme.

Toujours aux Etats-Unis, près de Chicago, l’Allemand Germar Rudolf a été kidnappé dans le même style, arraché à son épouse américaine et à leur enfant et livré à l’Allemagne ; il est en prison à Stuttgart.

Le Belge Siegfried Verbeke a été arrêté à l’aéroport d’Amsterdam et livré par les Pays-Bas à l’Allemagne ; il est en prison à Heidelberg.

L’historien britannique David Irving a été arrêté alors qu’il était en déplacement en Autriche et il est maintenant en prison à Vienne.

Ces quatre personnes encourent une peine de plusieurs années de prison sauf peut-être David Irving si, comme le laisse entendre son avocat, il se rétracte, exprime son repentir et en appelle à l’indulgence du tribunal.

D’autres révisionnistes sont en prison en Allemagne ou en Autriche, notamment l’avocat Manfred Roeder, l’ancien proviseur Ernst G. Kögel et le chimiste Wolfgang Fröhlich.

L’Allemagne est devenue le « Guantanamo » d’Israël par l’intermédiaire d’une sorte de maffia juridico-policière qui, aux Etats-Unis et au Canada, s’en prend aux révisionnistes (et à certains Arabo-Musulmans) dans le cadre, bien commode, de la « lutte contre le terrorisme ».

En Suisse, sont récemment sortis de prison, mais pourraient y retourner, les révisionnistes Gaston-Armand Amaudruz (84 ans) et René-Louis Berclaz.

D’importants révisionnistes vivent en exil dans des conditions difficiles. Je m’abstiendrai de livrer leurs noms ainsi que les noms des pays où ils ont trouvé refuge.

Reste le cas des révisionnistes qui ne sont ni en prison ni en exil. Leur existence n’en est guère plus enviable. La police les harcèle, les tribunaux les condamnent. Pour s’en tenir à la France, Jean Plantin (poursuivi à Lyon), Vincent Reynouard (poursuivi à Limoges) et Georges Theil (poursuivi à Grenoble, à Limoges et à Lyon) ont été ou bien sont sous le coup de condamnations diverses, y compris des peines de prison ferme. Le député européen Bruno Gollnisch va comparaître devant un tribunal de Lyon simplement pour avoir dit qu’il souhaitait que les historiens puissent s’exprimer librement sur le problème de l’existence des chambres à gaz nazies ! Moi-même, j’aurai à comparaître le 20 juin 2006 devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir accordé à la chaîne de télévision iranienne «Sahar» une interview téléphonique au contenu révisionniste ; la plainte a été déposée à Paris par M. Dominique Baudis, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Fredrick Töben, citoyen australien d’origine allemande, développait son activité révisionniste en Australie et sur l’Internet. De passage en Allemagne et voulant enquêter à la source sur la répression judiciaire du révisionnisme dans ce pays, il s’est retrouvé en prison. De retour en Australie, il s’y est vu infliger un « gag order », c’est-à-dire qu’il est en principe réduit au silence sous peine de condamnation d’office.

En Pologne, en Tchéquie, en d’autres pays d’Europe, des révisionnistes sont également poursuivis et condamnés.

En Suède, Ahmed Rami mène avec un courage indomptable un combat, à la fois pour l’Islam et pour le révisionnisme, qui lui a valu de connaître la prison.

En Allemagne, le nombre des publications brûlées par la police pour cause de révisionnisme n’est pas officiellement connu mais il pourrait être considérable. De même au Canada.

Je n’évoquerai pas ici les interdictions professionnelles de toutes sortes en divers pays ainsi que les drames familiaux et les suicides provoqués par la répression. En Allemagne, à Munich, le 25 avril 1995, le révisionniste Reinhold Elstner s’est immolé par le feu pour protester, avait-il écrit, contre « le Niagara de mensonges » déversé sur son peuple. La grande presse allemande a passé sous silence son acte héroïque et la police allemande a, sur ordre, confisqué les bouquets déposés à l’endroit du sacrifice et procédé à l’interpellation de ceux qui, par ce geste de compassion, témoignaient de leur propre souffrance. En France, des groupes armés juifs pratiquent impunément la violence jusque dans l’enceinte du palais de justice de Paris. Personnellement, de 1978 à 1993, j’ai subi dix agressions physiques de la part de juifs qui n’ont, pour autant, jamais été jugés.

Si les juifs et les sionistes usent ainsi de la violence physique et de la répression judiciaire, c’est parce que, sur le plan de l’argumentation scientifique et historique, les révisionnistes les ont battus à plate couture. Le drame des juifs et des sionistes, c’est qu’ils ont menti et que cela se sait de plus en plus. Certains juifs et même certains Israéliens semblent en avoir conscience. En nombre infime, quelques-uns ont eu le courage de déclarer leur scepticisme quant à la réalité de l’ « Holocauste » tandis que d’autres se sont contentés de dénoncer «la religion de l’Holocauste», « l’industrie de l’Holocauste » ou le « Shoah Business ».

En conclusion, je pense que, jusqu’à nouvel ordre, une conférence internationale est donc malheureusement impossible. Mais, d’accord en cela avec une idée du professeur Arthur Robert Butz, je dirais que nous souhaitons voir le président Ahmadinejad créer en Iran un centre international d’études révisionnistes dont la première tâche serait de propager les acquis du révisionnisme historique dans le monde arabo-musulman par la voie de l’Internet ou par tout autre moyen de communication. En attendant, nous demandons à l’Iran de multiplier auprès du monde occidental les appels en faveur de la libération de nos prisonniers de conscience.

En tout état de cause, pour notre part, nous considérons qu’aussi longtemps qu’aux Etats-Unis, au Canada, dans presque toute l’Europe et jusqu’en Australie, on utilisera contre les révisionnistes soit des lois ou des tribunaux d’exception, soit des procédés de basse police, soit l’orchestration médiatique au service de certains groupes de pression juifs ou sionistes, le monde occidental aura moins que jamais le droit d’infliger au reste du monde des leçons de droit, de morale ou de démocratie.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur général, l’assurance de ma haute considération.

Robert Faurisson

Revisionism in Iran, in France and in the World

With his recent statements on “the myth of the Holocaust”, the president of Iran has given new momentum to the development of historical revisionism, as is made plain by the following exchange between the Managing Director of the Neda Institute of Political Sciences (Teheran) and the Frenchman Robert Faurisson.


Dr Jawad Sharbaf, Managing Director, Neda Institute of Political Sciences (Tehran)
to Professor Robert Faurisson, December 19, 2005

Dear Professor Faurisson

I take this opportunity to express Neda Institute of Scientific-Political Research and Studies’ deep sorrow to you and all revisionists regarding the UN resolution on “Holocaust Day” [of November 1, 2005]. President Mahmud Ahmadinejad’s recent remarks doubting the “Holocaust” have created a favourable situation for revisionism. Our assumption for the time being is that the President will undoubtedly do his best if you make contact and request assistance for organising an international conference on revisionism. Should you require any help in this regard, please do not hesitate to contact me.

With the best of good wishes,
Dr Jawad Sharbaf, Managing Director, Neda Institute



Professor Robert Faurisson to Dr Jawad Sharbaf, December 26, 2005

Dear Dr Sharbaf,

I heartily thank you for your message and your proposal concerning the organisation of an international revisionist conference. In November of 2000 I had the honour of being a guest for a week in Teheran at the invitation of an Iranian government agency. On that occasion, I made the acquaintance of your Institute where I was welcomed by Dr Soroush-Nejad and a group of professors, one of whom was then finishing the Persian translation of my Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire (1980). For these last five years, during which we have maintained contact, I have noted that your country’s political heads have been reluctant to denounce the lie of the alleged “Holocaust” of the Jews, a lie whose ravages, wrought for more than half a century now, and to the particular detriment of the Palestinian people, are a disaster that worsens from year to year. I was hoping that one day a high government official would have the courage to put it plainly to the world that that “Holocaust” was but a legend or a myth. On December 8, 2005, — a date that will be remembered — the President of your country, Mr Mahmoud Ahmadinejad, — a name that will go down in history — dared to voice doubts on the historical reality of the alleged “Holocaust”. On December 12, he spoke of it as a “myth”. Moreover, he spoke in defence of the revisionists’ right to express themselves freely. On December 22, in Egypt, the general guide of the Moslem Brothers, Mohamed Mehdi Akef, also used the word “myth” in that regard but not without retracting in part two days later, potent and intimidating as that myth is. On December 23, an Iranian official, Mohamed-Ali Ramin, head of the association for the defence of the rights of Moslem minorities in the West, declared that your President wished to see the European governments let academics in their countries publish the results of their research into the “Holocaust”.

On November 1st, unanimously and without a vote, the representatives of the 191 countries constituting the UN adopted an Israeli-drafted resolution proclaiming January 27th “International Day of Commemoration in memory of the victims of the Holocaust”. Moreover, this text “Rejects any denial of the Holocaust as an historical event, either in full or part”. Thus are targeted all those who, like the revisionists, demand a re-examination of the evidence and testimonies on which the argument of the alleged “Holocaust” of the Jews is based. In the main, the upholders of that argument affirm that, during the Second World War, the Germans 1) had a policy of physical extermination of the Jews; 2) had designed, built and used great slaughterhouses for humans called gas chambers (not to be confused with the crematory ovens, which had nothing criminal about them) and 3) caused, by this means and others, the death of six million Jews.

The proposition was adopted through a sleight of hand that I have described in a text of which you are aware entitled “The UN Decides a Universal Ban on Revisionism”.

The accusation brought by the Jews against the German people constitutes a slander. Marked with the sign of Cain, that people has thus far had no other recourse than to lose itself in contrition for a crime that it never committed. Sixty years after the war, Germany is still in a state of subjection and has not yet had the right to a peace treaty. The German (and Austrian) leaders ceaselessly ask the Jews’ forgiveness and lay out colossal financial “reparations” to Jewish or Zionist organisations and the State of Israel. For sixty years, those countries’ rulers have lived in dread of arousing the Jews’ wrath; consequently they can be seen stifling any sign of historical revisionism. In Germany, in Austria but also in a good many other countries in Europe, the Jews have succeeded in getting special laws passed serving to protect their own version of the history of the Second World War from any challenge.

The imposture of the “Holocaust” is the sword and shield of the Jewish State, its no. 1 weapon. It enables the Jews and Zionists to indict the whole world: first Germany which, according to it, committed an abominable and unprecedented crime, then the rest of the world which had let that crime be committed. The Jewish extremists and the Zionists have gone on to charge Churchill, Roosevelt, Truman, Stalin, De Gaulle, Pope Pius XII, the International Committee of the Red Cross as well as all the countries that took part in the Second World War and even all the neutral countries, beginning with Switzerland. All are accused of having been indifferent to the tragedy and of having let the Jewish people be exterminated as alleged!

So it is that in taking a position today against the lie of the “Holocaust”, Iran happens to be defending not only Palestine and the Arabo-Moslem world but also an entire part of the human race against a gigantic slander, blackmail and extortion operation.

You inform me that, thanks to President Ahmadinejad, the occasion may finally have arisen to envisage the holding of an international conference on revisionism.

You surely know that the revisionists were, in 2001, preparing to hold such a conference in Beirut from March 31 to April 2 of that year. But Israeli and American pressures became so threatening that Lebanese Prime Minister Rafik Hariri had to forbid the gathering. We should therefore be happy to turn to President Ahmadinejad and request his help in holding a conference in your country. However, in view of the circumstances, such a project seems, sad to say, unrealisable at this moment. Allow me to explain why.

At present the main revisionists who, in 2001, would have participated in the Beirut conference are either in prison, in exile or in a precarious situation that forbids them from crossing national borders and from boarding a flight at an international airport.

We may take the appalling case of Ernst Zündel. Married to an American lady and living peacefully in the State of Tennessee, he was arrested outside his house on February 5, 2003 and thrown in jail under a pretext made of lies. Then he was delivered to Canada where, for two years, he languished in degrading conditions of solitary confinement in a high-security prison. Finally, he was handed over to Germany, where he is now in prison (in Mannheim) awaiting trial for revisionism. In Canada, as in Germany, revisionists are deprived of the right to defend themselves. In those countries, when a man accused of revisionism stands before a judge, the latter begins, in line with the routine, by having him swear to tell the truth. But if, in the following minute, the accused says, for example: “I affirm that the alleged Nazi gas chambers did not exist because the truth — which I can well demonstrate — is that they could not exist”, the judge will interrupt him immediately. The Canadian judge will tell him: “Before this special court [christened ‘Human rights tribunal’] truth is no defence”. As for the German judge, he will tell him: “You have not the right to challenge obvious facts of common knowledge (‘offenkundig’)”. Thus neither the revisionist in question nor his lawyers can present a defence on the merits of the case. In Canada, judge Pierre Blais, presiding alone without a jury over proceedings against Ernst Zündel admitting of no appeal, the special court went so far as to examine anonymous witnesses in closed session. Then, in Mannheim, the chief judge dismissed in succession the four lawyers whom Ernst Zündel had chosen, and this because he suspected them of revisionism.

Still in the United States, near Chicago, the German citizen Germar Rudolf was recently kidnapped in the same style, torn from his American wife and their child and delivered to Germany; he is in prison in Stuttgart.

The Belgian Siegfried Verbeke was arrested last summer at Amsterdam airport and handed over by the Netherlands to Germany; he is in prison in Heidelberg.

The British historian David Irving was arrested in November while travelling in Austria and is now in prison in Vienna.

These four persons risk being sentenced to years of imprisonment, except perhaps David Irving if, as his lawyer lets it be understood that he will do, he retracts, shows repentance and pleads for the court’s leniency.

Other revisionists are in prison in Germany or Austria, notably the barrister Manfred Roeder, the school headmaster Ernst G. Kögel and the chemist Wolfgang Fröhlich.

Germany has become Israel’s “Guantanamo Bay” by the intermediary of a sort of judicial and police mafia which, in the United States and Canada, lashes out at revisionists (and at certain Arabs or Moslems) within the so convenient framework of the “fight against terrorism”.

In Switzerland the revisionists Gaston-Armand Amaudruz (aged 84) and René-Louis Berclaz have recently got out of prison, but might well return there.

Some important revisionists are living in exile in difficult conditions. I shall refrain here from naming either them or the countries where they have found refuge.

There remains the case of those revisionists who are neither in prison nor in exile. Their existence is hardly more enviable. The police harass them, the courts convict them. To speak only of France, Jean Plantin (prosecuted in Lyon), Vincent Reynouard (prosecuted in Limoges) and Georges Theil (prosecuted in Grenoble, Limoges and Lyon) have been or are currently under diverse sentences, including that of imprisonment without remission. Bruno Gollnisch, member of the European parliament, is to be summoned before a court in Lyon simply for having said that he wished historians could express themselves freely on the problem of the Nazi gas chambers’ existence! I myself am to appear on June 20, 2006 at the 17th chamber of the Paris criminal court for having given a telephone interview of revisionist substance to the Iranian television channel “Sahar”; charges were brought by Mr Dominique Baudis, president of the Conseil Supérieur de l’audiovisuel.

Fredrick Töben, an Australian national of German origin, had developed his revisionist activity in Australia and on the Internet. While travelling in Germany and seeking to inquire at the source about judicial repression of revisionism in that country, he soon found himself in prison there. Now back in Australia, he has been hit with a “gag order”, that is, he is in principle bound to silence on pain of summary conviction for contempt of court.

In Poland, the Czech republic, and other countries of Europe, revisionists are also prosecuted and convicted.

In Sweden, Ahmed Rami carries on with indomitable courage a struggle for both Islam and revisionism which has earned him time in prison.

In Germany, the number of publications burned by the police because of revisionism is not officially known but it might be considerable. Likewise in Canada.

I shall not relate here the revisionists’ exclusions from professions of all sorts in various countries or the family tragedies and suicides provoked by the repression. In Munich on the 25th of April 1995 the revisionist Reinhold Elstner burned himself to death as a protest, as he had written, against "the Niagara of lies" poured upon his people. The mainstream German press passed his heroic act over in silence and the police there, doing as ordered, confiscated the bouquets of flowers laid at the site of that sacrifice and proceeded to question those who, by that gesture of compassion, had shown their own anguish. In France, armed Jewish groups use violence with impunity even in the halls of the central courthouse in Paris. Personally, between 1978 and 1993, I suffered ten physical assaults on the part of Jews who, however, were never tried.

If the Jews and Zionists use physical violence and judicial repression in this way, it is because, on the level of scientific and historical argumentation, the revisionists have beaten them hands down. The drama of it for the Jews and Zionists is that they have been lying and that this fact is becoming known more and more. Certain Jews and even certain Israelis seem to be conscious of this. A minute few have had the courage to declare their scepticism concerning the reality of the “Holocaust” whereas others have been content to speak out against “the Holocaust religion”, “the Holocaust industry” or the “Shoah business”.

In conclusion, I think that, until things have changed somewhat, an international conference is, unfortunately, impossible. But, in accord with an idea put forth by professor Arthur Robert Butz, I shall say that we hope to see President Ahmadinejad create in Iran an international centre for revisionist studies whose first task would be to propagate historical revisionism’s attainments in the Arabo-Moslem world via the Internet or any other medium. Meanwhile, we request that Iran make repeated appeals to the Western world for the freeing of our prisoners of conscience.

In any case, we for our part consider that as long as in the United States, Canada, nearly all of Europe and as far away as Australia the revisionists are subjected either to special laws or tribunals, underhanded police procedures, or methodical vilification by media in the service of certain Jewish or Zionist pressure groups, the Western world will have ever less right to impose lessons of lawfulness, morality or democracy on others.

Yours respectfully,

Robert Faurisson

Saturday, December 17, 2005

Michel Charasse à Vichy

Michel Charasse, socialiste, sénateur, maire, ancien ministre du Budget, vice-président de la Fondation François Mitterrand, a déclaré lors d'une causerie donnée en public à Vichy, le 17 décembre 2005, qu'il était en faveur de l'abrogation des quatre lois qui entravent la liberté de l'historien, à commencer par la loi antirévisionniste généralement appelée "loi Gayssot".

Quand, à la fin de la causerie, la parole a été donnée à l'assistance, deux ou trois personnes de ses amis l'ont félicité pour son activité à la tête de la municipalité de Puy-Guillaume, bourgade située à une vingtaine de kilomètres de Vichy.

Prenant à mon tour la parole, je me suis d'abord permis de lui rappeler que ladite "loi Gayssot", en réalité "loi Fabius-Gayssot" avait été signée par François Mitterrand, Michel Rocard et d'autres socialistes. Il a fait une piètre réponse : il a répondu que les autres lois (loi sur le "génocide" arménien, loi sur l’esclavage et la traite des Noirs, loi sur la présence française outre-mer) avaient été, elles, votées par la majorité de droite.

Puis, lors d'une série d'échanges, il a expliqué qu'il fallait néanmoins veiller à ce que le révisionnisme fût contenu dans certaines limites. Il m'a dit : "J'espère que vous me comprenez."

Je lui ai répondu que je ne le comprenais justement pas. Et je lui ai précisé que, personnellement, j'avais été condamné à de multiples reprises pour révisionnisme. Je lui ai demandé :"Etes-vous en faveur de la répression du révisionnisme historique ?"

Il s'est alors perdu dans des considérations fumeuses et dilatoires.

En fin de compte, s'imaginant avoir trouvé une échappatoire, il a lancé : "En tout cas, je ne connais pas de gens qui sont allés en camp de concentration et qui en sont revenus révisionnistes". Il a été applaudi par une partie de l'assistance.

Je lui ai répliqué que tel avait été pourtant le cas de Paul Rassinier, fondateur en France du révisionnisme historique, socialiste comme lui et ancien résistant. Dans le brouhaha, j'ai entendu Michel Charasse bougonner. Je ne suis pas sûr de ses paroles. Peut-être a-t-il dit que ce Paul Rassinier – dont il avait l'air de ne rien savoir – était probablement tombé sur la tête. La rencontre s'est achevée là-dessus.

Pour sa part, à la fin, l'aimable causeur, autrefois connu pour ses piques, ses pointes et ses saillies, faisait triste mine. Dans l'ensemble, je ne peux pas dire que je l'ai trouvé sénile. Il m'est plutôt paru atteint de sénescence légère. Il a 65 ans.

Je n'ai pas dit mon nom mais, si on me l'avait demandé, je l'aurais donné.

------
Additif du 19 décembre : Contrairement à son habitude, le journal La Montagne n’a pas rendu compte de la prestation mais s’est contenté de «propos recueillis par Jean-Pierre Ducros», c’est-à-dire de cinq questions et réponses dénuées de tout intérêt.

Thursday, December 15, 2005

Débat au parlement suédois sur Radio Islam et Ahmed Rami



[Note de Robert Faurisson en date du 2 janvier 2006 : Avec retard je découvre que, le 10 novembre 2005, notre ami Ahmed Rami a fini par remporter en Suède, où il réside depuis 1973, une surprenante victoire dans sa lutte en faveur de la liberté d’expression des révisionnistes. Qu’on en juge plutôt par le compte rendu en trois points que voici.]

1) Le 10 novembre 2005 a eu lieu un débat au parlement suédois au sujet de Radio Islam et d’Ahmed Rami.
Des membres juifs du parlement avaient critiqué le gouvernement suédois pour avoir « abdiqué » devant les activités médiatiques antijuives d'Ahmed Rami en Suède.
Le ministre suédois de l’Intérieur et de la Justice, Thomas Bodström, dans un discours au parlement et au nom du gouvernement, leur a fait la réponse suivante : « [Dans un État de droit] ce n’est pas à moi ou aux membres du Parlement d’inculper ou de juger Ahmed Rami. C’est de la compétence du Procureur public. Mais ce dernier n´a pu trouver aucune preuve qu'Ahmed Rami ait commis une infraction à la loi suédoise ». Le ministre a ajouté : « La loi suédoise n’interdit pas la mise en question ou la négation de l’holocauste. » (http://www.riksdagen.se/webbnav/index.aspx?nid=101&bet=2005/06:27).
2) Autre extrait du même discours (en suédois, en allemand et en français) :
a) Det gäller till exempel frågan huruvida det ska vara förbjudet att påstå att Förintelsen inte ägde rum. Vi har haft en total enighet i Sverige om att detta inte är någonting som vi ska förbjuda. Om man nu kommer till en annan åsikt får man gärna framföra det i det sammanhanget. Vi har möjlighet att påverka här i riksdagen och väcka en motion men naturligtvis också att påverka det arbete som sker i EU. Än så länge har vi sett en enighet i detta. – Jag tror att det är ganska klokt att bemöta sådana fullständigt felaktiga påståenden med en bra diskussion. Man behöver inte vara det minsta rädd för att förlora en sådan diskussion. Jag betvivlar starkt att det skulle behöva bevisas i ett brottmål i Sverige att Förintelsen har ägt rum eller inte när det faktiskt inte är brottsligt att påstå vare sig det ena eller det andra.
b) Dies gilt beispielsweise für die Frage, inwiefern es verboten sein soll, zu behaupten, der Holocaust habe nicht stattgefunden. In Schweden haben wir völlige Einigkeit darüber erreicht, dass dies nichts ist, was wir verbieten sollten. Wenn man nun zu einer anderen Meinung kommt, so darf man das in diesem Zusammenhang gerne vorbringen. Wir haben die Möglichkeit, hier im Reichstag Einfluss auszuüben und einen Antrag einzureichen, aber natürlich auch die Arbeit zu beeinflussen, die in der EU verrichtet wird. Bisher haben wir gesehen, dass hierüber Einigkeit herrscht. – Ich glaubte, es ist das Klügste [wörtlich: „ziemlich klug“], solche vollkommen falsche Behauptungen mit einer guten Diskussion zu beantworten. Man braucht sich nicht im geringsten zu fürchten, eine solche Diskussion zu verlieren. Ich bezweifle stark, dass es nötig ist, in Schweden bei einem Gerichtsverfahren zu beweisen, dass der Holocaust stattgefunden hat oder nicht, da es in der Tat kein Verbrechen ist, sei es das eine oder das andere zu behaupten.
c) Il s’agit, par exemple, de la question de savoir jusqu’à quel point il faut interdire l’affirmation selon laquelle l’Holocauste n’a pas eu lieu. En Suède, nous sommes parvenus à un total consensus sur le fait qu'il n’y a là rien à interdire. Si maintenant quelqu’un a une autre opinion, il a pleinement le droit de s’exprimer à ce propos. Nous avons la possibilité, ici au Parlement, d’exercer une action et de déposer une proposition mais aussi naturellement d’exercer une influence sur le travail accompli au sein de l’Union européenne. Jusqu’à présent, nous l’avons vu, le consensus règne. – J’ai pensé que, devant de telles affirmations, parfaitement fausses, le plus sage était de répondre par un bon débat. On n’a pas à craindre le moins du monde de perdre dans un tel débat. Je doute fort qu’en Suède il soit nécessaire de prouver dans une procédure judiciaire que l’Holocauste a eu lieu ou non car, en fait il n’y a aucun crime dans l’une comme dans l’autre de ces affirmations.
Ahmed Rami nous dit que ce débat s’est tenu au parlement à la suite d’un grand nombre de plaintes juives - auprès des autorités judiciaires suédoises - exigeant de faire juger Ahmed Rami par un tribunal suédois ou par un tribunal public international. Cette exigence avait été formulée au Maroc par Robert Assaraf, responsable de la communauté juive marocaine. Dans un article publié par Jeune Afrique, le personnage avait écrit : « Ahmed Rami, dans sa Radio Islam et au cours d’un débat sur Al-Jazeera, a osé réclamer pour les Marocains les mêmes droits que ceux que possèdent les juifs au Maroc ». Il y a cinq ans, le même Robert Assaraf avait eu l’aplomb de déclarer : « Ne faudrait-il pas aujourd’hui mobiliser les juifs du Maroc qui sont dispersés à travers le monde, pour lancer un procès public contre Ahmed Rami ? » (« Maroc : de l’islamisme à l’antisémitisme », Jeune Afrique, 7-13 mars 2000).
L’islamisme, affirme Ahmed Rami, est le seul mouvement politique que les juifs ne peuvent ni acheter, ni infiltrer, ni briser. Au Maroc, les juifs tirent d’immenses bénéfices du régime actuel qu’ils contrôlent en totalité. Aussi ces privilégiés redoutent-ils ceux qui veulent faire tomber le régime en place pour le remplacer par un régime démocratique que contrôlerait le peuple marocain.
3) Par ailleurs, on peut lire en allant à
« La Suède, où opère le fameux Ahmed Rami, de Radio Islam, n’est pas en reste. L’ambiance générale peut être résumée par un article stupéfiant de Katarina Mazetti dans Ordfront Magasin où l’on peut lire : ‘Il est peut-être temps d’arrêter de faire des efforts pour envoyer nos jeunes Suédois à Auschwitz pour qu’ils apprennent les conséquences du racisme et du nettoyage ethnique. Peut-être devrions-nous plutôt les inviter à se rendre, à l’occasion de Noël, à Bethléem, pour qu'ils puissent voir ce que les petits-enfants des victimes d'Auschwitz font quand ils se consacrent au nettoyage ethnique ».
15 décembre 2005

Tuesday, December 13, 2005

Communiqué du professeur Robert Faurisson au sujet d’un appel de dix-neuf historiens (mardi 13 décembre 2005)



[Dix-neuf historiens français viennent de lancer un appel à l’abrogation d’un certain nombre de lois à commencer par la loi antirévisionniste du 13 juillet 1990, parue au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990 sous la signature de François Mitterrand, de Michel Rocard et de quelques autres ministres socialistes. Cette loi, qui n’est que la réplique d’une loi israélienne de 1986, avait été demandée, dès le mois de mai 1986, par un certain nombre de personnalités françaises d'origine juive réunies à Paris autour du grand rabbin René-Samuel Sirat, de Pierre Vidal-Naquet et du défunt Georges Wellers. L'historien Jean-Pierre Azéma s'était associé à ces personnalités. Sur le plan politique et parlementaire, le véritable promoteur de la loi a été Laurent Fabius. Pour des nécessités d'ordre politique au sein de la majorité socialo-communiste, L. Fabius et les socialistes ont laissé au communiste Jean-Claude Gayssot la prérogative de soumettre au parlement sa proposition de loi contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie mais à la condition d'y ajouter une disposition antirévisionniste rédigée par Laurent Fabius et ses amis. Cette loi est aujourd'hui connue sous les noms de "loi Gayssot" ou "loi Fabius-Gayssot" ou "loi Rocard-Gayssot".]


Loin de servir une idéologie, les révisionnistes s'astreignent simplement à la recherche méthodique de l'exactitude en matière d'histoire. Ils ne peuvent donc que se féliciter de ce que dix-neuf historiens français qui, pour leur grande majorité, sont de gauche et, pour certains d’entre eux, ont une origine juive, se voient enfin contraints de réclamer l’abrogation de « l’atroce » loi Fabius-Gayssot (Yves Baudelot, avocat du Monde).

La loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 a été appliquée depuis quinze ans contre un certain nombre de révisionnistes dont, en particulier et pour ne citer qu’eux, Pierre Guillaume, Robert Faurisson, Eric Delcroix, Alain Guionnet, Roger Garaudy, Jean-Louis Berger, Jean Plantin et aussi contre des publications, dont certaines, accablées d'amendes et de dommages-intérêts, ont cessé de paraître. Sont actuellement sous le coup de lourdes condamnations ou de poursuites judiciaires Vincent Reynouard, Georges Theil, Robert Faurisson et Bruno Gollnisch. Tout cela, soit avec l'approbation des médias, soit dans leur silence.

A l'exception d'un seul d'entre eux qui a toujours fait preuve de courage, les historiens qui se sont enfin décidés à demander l'abrogation de certaines lois, à commencer par la loi Fabius-Gayssot, ont encouru une grave responsabilité en approuvant autrefois cette loi ou en se taisant obstinément quand les condamnations pleuvaient sur les révisionnistes. Ils sont restés sourds à nos appels à l’aide et sourds à nos avertissements quand nous les prévenions qu’un jour ou l’autre cette loi se retournerait contre eux. Aujourd'hui leur volte-face tient à des raisons de circonstances, que j'exposerai prochainement et qui ne sont malheureusement pas à leur honneur.

Quant à la justice française et au rôle qu'elle a joué dans la répression du révisionnisme historique, elle s'est, dans l'ensemble, rendue coupable de forfaiture. Personnellement, si j'en ai un jour la possibilité, je demanderai réparation, comme l'ont fait, dans leur propre cas, les victimes d’un récent scandale judiciaire où l’on a pu, une fois encore, constater dans quels abîmes peut s’enfoncer notre propre système judiciaire quand il s’acharne sur des innocents que lui désignent les médias.


Robert Faurisson, 10, Rue de Normandie, 03200 VICHY

Monday, December 12, 2005

Résurrection d’un vieux serpent de mer : la chambre à gaz et les 86 gazés du Struthof

La presse des grands médias affirmationnistes vient de ressusciter le vieux serpent de mer de la chambre à gaz et des 86 gazés du Struthof. Or, dès le 1er décembre 1945, le professeur René Fabre, doyen de la faculté de pharmacie de Paris et toxicologue, avait conclu son expertise en écrivant que la prétendue « chambre à gaz » n’avait servi à gazer personne et que les 86 cadavres de la collection de l’institut d’anatomie de Strasbourg n’étaient pas des cadavres de gazés.

Son rapport d’expertise figurait dans les dossiers de la Justice militaire française. Il a été subtilisé en 1980 mais le voleur a omis de soustraire en même temps un rapport des Drs Simonin, Piedelièvre et Fourcade faisant état des conclusions du rapport Fabre.

Pour tout détail sur le sujet ainsi que sur la « confession » (sic) signée par Josef Kramer après, notamment, un sérieux passage à tabac et une nuit passée dans une salle frigorifique, on pourra consulter mes Ecrits révisionnistes (1974-1998) aux pages 177, 232, 395, 519, 878, 1060, 1230, 1399, 1552, 1576, 1682.

Wednesday, December 7, 2005

Echange de messages avec Yves Alègre, journaliste au "Progrès" de Lyon, à propos de l’affaire Georges Theil


1) Au préalable, texte de l’article d’Y. Alègre dans Le Progrès du 30 novembre 2005:


Une tribune inespérée pour Robert Faurisson
Six mois de prison ont été réclamés contre Georges Theil, ex-élu FN, qui avait repris les thèses négationnistes de Bruno Gollnisch, dont le procès a été renvoyé.

Les négationnistes peuvent remercier M. Gollnisch. Grâce aux propos équivoques tenus en 2004 par le N° 2 du FN à propos des chambres-à-gaz, propos relayés par l’obscur Georges Theil dans la coulisse du Conseil régional Rhône-Alpes, M. Robert Faurisson, le père du négationnisme a pu s’offrir l’une de ses ultimes tribunes à Lyon, ville où il échafauda ses thèses sulfureuses. Un retour sur les lieux du «crime».

La chose s’est produite devant le tribunal qui, hier, jugeait M. Theil, ex-élu FN, pour contestation de crime contre l’humanité tandis que le procès de M. Gollnisch était renvoyé. En dernière minute, en effet, la défense a fait citer M. Faurisson comme témoin. Malgré les efforts du président Schir pour recadrer les dérives - «L’existence des chambres à gaz n’est pas le débat» -, le vieil homme, étonnamment vif, a disserté une heure durant. Assénant des thèses qui lui ont pourtant valu plusieurs condamnations. Ceci, devant un parterre de jeunes gens de l’UEJF [Union des étudiants juifs de France]. La nausée a gagné l’audience. Une jeune femme qui se trouvait, elle, sur les bancs «frontistes» a été expulsée. Elle riait enfouie dans un foulard blanc: «C’est ignoble» ont lancé les juges. «C’est le système soviétique» a lancé la dame quittant la salle. Malaise.

«Il faut s’interroger sur le sens de ces procès et leur publicité» dira plus tard Me Sayn, partie civile pour le Mrap. Les chambres à gaz? «Un fantasme d’admiration germanophile» déclarait M. Theil le 14 octobre 2004 devant les caméras de TV8 Mont-Blanc en réaction aux propos tenus 3 jours plus tôt par M. Gollnisch. Celui-ci avait alors indiqué qu’il fallait laisser «les historiens en discuter». A la barre, M. Theil, ex-cadre de France-Télécom, émule de Faurisson, réitère ses dires: «Le Zyclon B était un désinfectant», «l’existence des chambres à gaz une aberration».

L’homme vient d’être condamné à 6 mois de prison ferme à Limoges. A propos de loi Gayssot, il a pu dire que c’était «une loi de terreur judaïque». «N’y a-t-il pas là un soupçon d’antisémitisme a ironisé Me Jakubowicz pour la Licra. «Ces gens-là sont pourvoyeurs de mort» lancera encore l’avocat. Fustigeant des méthodes qui «font saigner la mémoire», le procureur Pellet a réclamé 6 mois de prison. Sans surprise, Me Delcroix, en défense, a crié au procès en sorcellerie via une loi qui «empêche la liberté de recherches». Le jugement sera rendu le 3 janvier.

Yves Alègre yalegre@leprogres.fr


2) RF à YA :

Monsieur,

J’ai pris connaissance de l’article que vous venez de consacrer à l’audience du procès de Georges Theil (Le Progrès, 30 novembre 2005, p. 9).

D’après un décompte qui a été établi par deux personnes distinctes, il semble que, loin d’avoir «disserté une heure durant», je serais resté 45 minutes à la barre et que je n’aurais disposé que de 20 minutes pour répondre à une série de questions qui m’ont été posées soit par le président, soit par Me Delcroix, soit, très brièvement, par Me Lorach.

Je suis disposé à vous recevoir à Vichy pour un entretien (10, Rue de Normandie, 03200 VICHY).

Vous voudrez bien tenir pour RIGOUREUSEMENT CONFIDENTIEL le document joint. Il porte sur quelques exemples de contestation, par les auteurs orthodoxes, de l’existence de crimes contre l’humanité tels que définis et punis par le TMI [Tribunal militaire international] de Nuremberg. Ce texte, dépourvu de titre et long de 5 pages commence par «1) En 1951, Léon Poliakov écrit...» et se termine par: «... Mais le droit à la recherche historique n’a que faire de bâillons et de liens». Je le livre à votre réflexion.

Bien à vous.
R. Faurisson


3) YA à RF :

Monsieur,

Je vous remercie de vous préoccuper de mon édification mais, à mes yeux, l’holocauste est l’horreur absolu du XXème siècle.

Avec mes salutations
Yves Alègre


4) RF à YA :

Monsieur,

Où prenez-vous que je me préoccupe de votre édification? Vous spéculez. Et vous faites erreur.

Il ne m’est jamais venu à l’esprit qu’un journaliste pouvait trouver le temps de réfléchir à ce qu’il écrit. Rassurez-vous! A mes yeux, vous n’en êtes pas pour autant un benêt mais précisément ... un journaliste.

Si je vous avais envoyé en attachement un papier sur les contestations du jugement de Nuremberg par les affirmationnistes, c’était avec l’intention de vous suggérer une enquête journalistique qui, croyez-m’en, aurait été à votre portée. Tant pis!

Par ailleurs, pourquoi m’infligez-vous un pur slogan non sans l’orner d’une faute d’orthographe? Que veut dire «l’horreur absolu [sic] du XXème siècle»? «Absolu» en quoi? Avez-vous réfléchi au sens de ce mot? A débiter des formules de propagande on ne se donne plus la peine de surveiller ni sa pensée, ni son langage, ni même son orthographe.

Cela dit, si jamais vous découvrez une preuve, une seule preuve de l’existence du crime «absolu» et de l’arme «absolue» de «l’holocauste», sonnez du shofar pour convoquer les fidèles et ouvrez-leur la porte du tabernacle (vous savez, ce tabernacle dont on interdit l’ouverture parce que tout le monde sait bien qu’il ne contient rien d’extraordinaire) pour leur montrer la merveille d’horreur qu’ils attendent depuis soixante ans et que les historiens de cour n’ont pas été fichus de leur trouver.

D’ici là, abstenez-vous de donner dans la spéculation et tentez de surveiller votre pensée, votre langage et jusqu’à votre orthographe.

Bien à vous.
RF


5) YA à RF :

Monsieur,

Dans l’idée d’horreur, il y avait peut-être l’idée du mal absolu. D’où la faute d’orhographe. Veuillez m’en excuser.

Avec mes salutations
Yves Alègre


6) RF à YA :

Monsieur,

Mais non! Voyez plutôt: vous venez de commettre à nouveau une faute en écrivant «orhographe» pour «orthographe».

C’est ce manque d’attention qui vous fait prendre 1) des morts pour des tués, 2) des fours crématoires ou des locaux de désinfection/désinfestation pour des chambres à gaz homicides, 3) des cheveux, des chaussures ou des lunettes de récupération en temps de disette pour des cheveux, des chaussures ou des lunettes de gazés, 4) des millions de rescapés qui sont autant de preuves vivantes de ce qu’il n’y a pas eu de programme d’extermination physique pour des preuves de ce qu’il y aurait eu un réel programme d’extermination physique, 5) une «solution finale territoriale» pour une «solution finale par l’extermination» et 6) des vessies pour des lanternes.

Sans rancune, sans amertume et dans la bonne humeur.

Bien à vous.
RF