Thursday, October 20, 2005

Un pieux mensonge gravé dans le marbre d’une chapelle

A Neuville-les-Dieppe (Normandie), dans la chapelle Notre Dame de Bon Secours, se lit l’inscription suivante:

A N. D. de BON SECOURS
HOMMAGE DE RECONNAISSANCE
DES PRISONNIERS DE GUERRE
DE NEUVILLE LES DIEPPE
LIBERES LE 12 SEPTEMBRE 1942
APRES LE DEBARQUEMENT
SUR NOS COTES
DES SOLDATS CANADIENS
LE 19 AOÛT 1942

Sans le dire expressément mais en usant d’une formulation contournée, l’inscription donne à entendre que, grâce au débarquement de soldats canadiens sur la côte de la Manche, des prisonniers de guerre français, originaires de Neuville, ont été libérés.

La vérité est toute différente. La libération de ces prisonniers n’a été due ni à l’arrivée de soldats canadiens ni à l’intercession de la Vierge Marie; elle a été due à une initiative du chancelier Hitler, lequel, sur une demande du maire de Dieppe, a voulu témoigner de sa reconnaissance pour l’attitude de certaines parties de la population locale lors de la tentative anglo-canadienne de débarquement de ce 19 août 1942.

Le jour en question, dans le cadre de l’opération «Jubilee», des unités amphibies des forces alliées, avec un appui aérien, effectuent un raid sur Dieppe et les plages environnantes. Un peu plus de six mille hommes, principalement des Canadiens mais aussi des Britanniques, des Polonais, 50 Rangers américains et quelques Français, y participent sous la responsabilité de l’amiral Lord Louis Mountbatten et du général canadien John Hamilton Roberts. Malgré le courage de ces troupes, l’opération se solde par un rapide échec. Les Alliés, cloués au sol par les batteries côtières et l’aviation allemandes, perdent près des deux tiers de leurs effectifs (tués ou faits prisonniers) ainsi que le destroyer Berkeley, une trentaine de bateaux de transport, trente chars et une centaine d’avions tandis que les pertes allemandes s’élèvent à environ 340 hommes, trois bateaux et près de 150 avions détruits ou endommagés (d’après René Abautret, Dieppe, le sacrifice des Canadiens, 19 août 1942, Laffont, 1969, p. 243-245).

Un don du Général Carl-Heinrich von Stülpnagel

Le 22 août au soir, le général von Stülpnagel, commandant en chef des forces militaires en France, adresse à Fernand de Brinon, délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, le message suivant :

En considération de la discipline et du calme remarquables de la population du département de la Seine-Inférieure, spécialement de celle de la région de Dieppe, au moment de la tentative de débarquement anglais sur la côte française de la Manche, le 19 août 1942, je mets à la disposition du préfet du département la somme de 10 millions de francs français qui devront être employés, en premier lieu, au remboursement des dommages de guerre, et, en second lieu, à titre de premier secours aux victimes civiles des bombardements anglais.

Dans sa réponse, F. de Brinon, en sa triple qualité d’ambassadeur de France, de secrétaire d’Etat auprès du chef du gouvernement (Pierre Laval) et de délégué général dans les territoires occupés, fait remettre au général von Stülpnagel une réponse comportant le passage suivant :

J’ai porté [votre] décision à la connaissance du Maréchal de France, Chef de l’Etat, et du Chef du gouvernement, et suis chargé de vous transmettre leurs vifs remerciements pour ce geste de compréhension et de généreuse assistance. – Le Gouvernement apprécie tout particulièrement l’hommage que vous voulez bien rendre à la population de notre côte normande qui, par sa discipline et son calme, s’est conformée strictement aux consignes données par le Chef de l’Etat et par son Gouvernement.

Hitler libère des prisonniers de la région de Dieppe

Le 24 août, la presse française (par exemple, Le Progrès de l’Allier, édition de Vichy, en page de couverture) rapporte le communiqué suivant de l’agence de presse allemande DNB, se faisant l’écho d’une source militaire:

Au cours de la victorieuse bataille défensive livrée lors de la tentative de débarquement de Dieppe, les autorités françaises locales et les habitants des territoires dans lesquels se sont déroulés les combats se sont comportés de manière particulièrement disciplinée; sans prendre garde au feu ennemi, les Français ont combattu les incendies qui s’étaient déclarés. Ils ont en certains cas approvisionné les troupes allemandes en vivres et en boissons et porté immédiatement secours aux aviateurs [allemands] atterris en détresse. – En reconnaissance pour cette attitude, le chancelier Hitler a décidé que les prisonniers de guerre français de Dieppe, Neuville, Hautot-s.-Mer, Tourville, Petit-Atteville et Arques-la-Bataille seraient libérés.

Hitler tenant parole, près de 1 700 prisonniers auront, les 12 et 16 septembre 1942, regagné leurs foyers dans cette région de la Manche mais certaines communes ne bénéficieront pas de cette mesure de clémence, soit parce qu’on y a été secourable aux envahisseurs, soit parce que, après la bataille, on y a fleuri avec ostentation les tombes des soldats alliés. Il est difficile de se prononcer sur les sentiments éprouvés par la population locale au cours de cette journée. La bataille a été si brève et si violente que les civils en état d’agir se sont surtout préoccupés d’éteindre les incendies et de secourir les blessés. Il est douteux que beaucoup d’entre eux aient entendu un message de la BBC et lu un tract des Alliés leur annonçant :

Français, ceci est un coup de main et non pas l’invasion. – Nous vous prions instamment de ne faire quoi que ce soit qui puisse entraîner des représailles de la part de l’ennemi. – Nous faisons appel à votre sang-froid et à votre bon sens. Lorsque l’heure sonnera, nous vous avertirons. C’est alors que nous agirons côte à côte pour notre victoire commune et pour votre liberté (René Abautret, op.cit., p. 232).

Le pieux mensonge de Neuville-les-Dieppe n’a ni l’éclat ni la proportion de certains gigantesques mensonges de la seconde guerre mondiale mais il n’en appellerait pas moins une révision du texte de la plaque commémorative. Dans un nouveau texte on évoquerait simplement le retour des prisonniers. Les historiens, eux, auraient l’obligation de rappeler le geste du général von Stülpnagel et celui du chancelier Hitler. Mais force est de constater que certains d’entre eux ont régulièrement préféré s’abstenir de respecter une telle obligation. Sur ce sujet comme sur bien d’autres points de l’histoire de la seconde guerre mondiale, ces historiens de cour ont préféré la censure et le silence que nous imposent, encore soixante ans après la guerre, le matraquage médiatique et des lois spéciales obtenues par certains lobbies.

20 octobre 2005

Sunday, October 16, 2005

La béatification de Mgr von Galen

Le dimanche 9 octobre 2005, à Rome, Clemens-August von Galen (1878—1946), comte et évêque de Münster (Rhénanie du Nord-Westphalie), a été béatifié. A cette occasion, le journaliste Henri Tincq écrit: «Exceptionnellement présent, Benoît XVI a loué son ‘courage héroïque’ pour défendre ‘les droits de Dieu, de l’Eglise et de l’homme, que violait le régime nazi au nom d’une idéologie néo-païenne aberrante’» (Le Monde, 12 octobre 2005, p. 3). H. Tincq, qui toujours donne dans la surenchère en vogue, ne manque pas de clore son article sur la remarque suivante :

L’hommage qui lui a été rendu à Rome n’est pas contesté, mais les historiens rappellent que, si l’évêque de Münster a prononcé des sermons fameux contre le régime hitlérien, von Galen ne fut pas un résistant de la première heure au nazisme.

Rectifions d’abord un point: cette «idéologie néo-païenne», comme l’appelle notre journaliste, a pu être celle de quelques cercles nationaux-socialistes mais Adolf Hitler, pour sa part, ne la partageait pas du tout. Ajoutons ensuite que le «régime hitlérien» a toléré tous ces sermons du «lion de Münster» et n’a pas infligé à l’évêque un seul jour d’emprisonnement. Sans doute ledit régime craignait-il, en cas de sanction, de susciter la réprobation d’une partie de la population allemande. Ce qui fait dire à certains que, dans le domaine de la tolérance en matière de religion comme en d’autres domaines, il n’y avait pas de commune mesure entre, d’une part, la dictature hitlérienne et, d’autre part, la dictature stalinienne, soutenue par les grandes démocraties.

Ce qu’omet de rappeler le journaliste du Monde, c’est qu’après la défaite du Troisième Reich, Mgr von Galen a dénoncé avec vigueur les ignominies perpétrées par les «libérateurs» de son pays. Il l’a fait, dès le 1er juillet 1945, lors d’un pèlerinage des diocésains de Münster. Il a dénoncé «la mise à sac de nos demeures détruites par les bombes», «le pillage de nos maisons et de nos fermes par des bandes de voleurs armés», les «assassinats d’hommes sans défense», «les viols de femmes et de jeunes filles allemandes par des êtres lubriques transformés en bêtes sauvages», l’indifférence des forces d’occupation devant le risque de «famine sur le territoire allemand», toutes ces horreurs trouvant leur justification dans l’idée que «tous les Allemands sont des criminels qui méritent le plus lourd châtiment, y compris la mort et l’extermination!» (ja Tod und Ausrottung!).

Le texte intégral du sermon peut être trouvé à la Zeitgeschichtliche Forschungsstelle d’Ingolstadt, dont le directeur, le Dr. Alfred Schickel, vient précisément de rédiger, en hommage à Mgr von Galen, un texte intitulé: «Ein furchtloser Kirchenmann und Anwalt seines Volkes» (Un intrépide homme d’église et défenseur de son peuple).

16 octobre 2005

The Beatification of Mgr. von Galen

On Sunday, October 9, 2005, in Rome, Clemens-August von Galen (1878–1946), count and bishop of Münster (North Rhineland-Westphalia), was beatified. On this occasion, French journalist Henri Tincq wrote: “Attending the event himself, an exceptional gesture for a Pope, Benedict XVI praised his ‘heroic courage’ to defend ‘the rights of God, of the Church and of man, which the Nazi regime violated in the name of an aberrant neo-pagan ideology’” (Le Monde, October 12, 2005, p. 3). H. Tincq, who always tends to practise the one-upmanship in fashion, did not fail to close his article with the following remark:

The tribute paid to him in Rome is not being challenged, but historians remind us that, if the bishop of Münster did give his famous sermons against the Hitler regime, von Galen was not a member of the resistance to Nazism from the very start.
Let us first rectify one point: this “neo-pagan ideology”, as our journalist calls it, may well have been that of some National Socialist circles but Adolf Hitler, for his part, did not share it at all. Next let us add that the “Hitler regime” tolerated all the sermons of the “Lion of Münster” and did not mete out a single day’s imprisonment to him. The said regime doubtless feared that, in the event of a sanction, it might arouse the disapproval of part of the German population. A fact which leads some to point out that, in the field of tolerance in matters of religion as in other domains, there was no comparison between, on the one hand, the Hitler dictatorship and, on the other hand, the Stalinist dictatorship, supported by the great Democracies.

What the reporter from Le Monde failed to recall to his readers is that after the defeat of the Third Reich Mgr. von Galen spoke out vigorously against the appalling acts perpetrated by his country’s “liberators”. He did so as early as July 1st, 1945, during a pilgrimage of Münster diocesans. On that occasion he denounced “the ransacking of our homes destroyed by bombs", “the pillaging and destruction of our houses and farms in the countryside by armed bands of robbers”, the “murder of defenceless men”, “the rape of German women and girls by bestial lechers”, the indifference of the occupation forces to the risk of famine in Germany, all these horrors finding justification on the basis of “the false view that all Germans are criminals and deserve the most severe punishment, including death and extermination!” (ja Tod und Ausrottung!).

That sermon is quoted in a tribute to Mgr. von Galen written by Dr. Alfred Schickel, director of the Zeitgeschichtliche Forschungsstelle (Contemporary History Research Center) of Ingolstadt, where the full text is archived. The tribute is entitled “Ein furchtloser Kirchenmann und Anwalt seines Volkes” (A fearless churchman and defender of his people).

Friday, October 7, 2005

A Limoges, procès expéditif contre le révisionniste Georges Theil

Georges Theil (65 ans) a été condamné ce matin par le tribunal correctionnel de Limoges à une peine de six mois de prison ferme ainsi qu’à un flot d’autres peines pour avoir envoyé, cette année, à quelques personnes un exemplaire de son témoignage, Un cas d’insoumission / Comment on devient révisionniste. Cet opuscule de 115 pages avait été publié en 2002 sous le nom de Gilbert Dubreuil et il n’avait fait l’objet d’aucune poursuite.

Les autres peines sont les suivantes : 1) confiscation de tout ce qui avait été saisi à son domicile de Grenoble : ordinateur, livres, documents ; 2) privation pendant cinq ans du droit d’éligibilité ; 3) 30 000 E d’amende ; 4) versement de dommages-intérêts aux cinq parties civiles : respectivement 7 000 E + 1 E + 1 E + 1 000 E (pour la LICRA) + 1 000 E (pour une association, communiste, de déportés) ; chaque partie civile se voit en outre accorder 350 E. Ces sommes devront être versées par G. Theil au moment de leur notification par des huissiers, dont il faudra également payer les frais ; 4) publications judiciaires forcées (et ruineuses) dans Le Monde, Le Figaro, Le Populaire et L’Echo du Centre.

Me Eric Delcroix, avocat de G. Theil, a interjeté appel auprès de la cour d’appel de Limoges. La peine de prison ferme est donc suspendue.

De tous les procès de révisionnistes depuis un quart de siècle, celui-ci a été, et de loin, le plus expéditif. L’audience a débuté à 9h 20 ; le tribunal s’est retiré à 10h 50 et, dès 11h 20, il est revenu dans le prétoire pour y prononcer la sentence. Son délibéré n’a donc duré, au maximum, que 25 minutes, ce qui ne lui permettait pas de prendre connaissance des pièces déposées au dossier ce 7 octobre et, en particulier, d’examiner les six pages de conclusions, très fouillées, de Me E. Delcroix.

De 9h 20 à 10h 50, soit pendant une heure et demie, pas moins de huit personnes ont successivement pris la parole.

Dans ses différentes interventions le président s’est montré particulièrement hostile. Il a publiquement énuméré les biens du prévenu, retraité de France Télécom (deux appartements et deux voitures, dont une Mercedes). Il a émis des doutes sur l’appartenance du père de G. Theil à la Résistance (un père qui, en 1944, en Corrèze, trouvé en possession d’un revolver, a été livré par des soldats géorgiens sous uniforme allemand à des gens qui l’ont abattu ; à ce titre, G. Theil perçoit une pension). Le président a ensuite insinué que le prévenu aurait peut-être besoin d’un examen psychiatrique. Enfin –et ce point est grave– le président n’a donné lecture que du début de la lettre que lui avait adressée le prévenu pour sa défense. Dans cette lettre, G. Theil, expliquant d’abord succinctement la raison de son absence à la barre, puis répondant aux accusations du juge d’instruction et du ministère public, esquissait ensuite son argumentation sur le fond. Il exposait pourquoi il ne pouvait que maintenir sa « contestation » du jugement de Nuremberg et spécifiait : « Mon avocat pourra vous fournir plus de précisions et plus d’exemples encore ». Par là il faisait allusion à une pièce de six pages énumérant les stupéfiantes «contestations» du jugement de Nuremberg, quant à l’extermination des juifs et quant aux chambres à gaz, par quinze sommités de l’histoire orthodoxe ; au nombre de ces historiens, G. Theil citait Léon Poliakov reconnaissant au sujet de la « campagne d’extermination des juifs » : « Aucun document n’est resté, n’a peut-être jamais existé » (Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171]. Il citait également d’autres auteurs dont Olga Wormser-Migot, Raul Hilberg, Michel de Boüard, Arno Mayer (« Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses »), Philippe Burrin, Yehuda Bauer, Eric Conan et, surtout, Jean-Claude Pressac qui, de guerre lasse, avait fini par déclarer que le dossier de l’histoire officielle de la déportation est irrémédiablement « pourri » parce qu’il comporte trop d’éléments voués aux « poubelles de l’histoire » (texte révélé et reproduit par Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Gallimard, 2000, p. 651-652). De tous ces points, si importants pour la défense sur le fond, le président n’a pas soufflé mot.

Après le président, ont successivement pris la parole, une partie civile, puis une autre partie civile, puis l’avocat de cette dernière, puis l’avocat de la LICRA, puis l’avocat de l’association de déportés et, enfin, le procureur. Quant à E. Delcroix, il n’a parlé que 30 minutes, ainsi décomposées : 25 minutes sur la forme et 5 minutes sur le fond. Il n’a donné que deux exemples des stupéfiantes contestations orthodoxes. Rappelant l’arrêt du 26 avril 1983, il a bien pensé à dire que la cour de Paris avait jugé qu’il n’y avait dans mes écrits sur « le problème des chambres à gaz » (sic) aucune trace de légèreté, de négligence, d’ignorance délibérée ou de mensonge mais il a malheureusement omis la conclusion spectaculaire qu’en avaient alors tirée les magistrats : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public », ce qui, en français de tous les jours, signifiait que, vu le sérieux de mes travaux sur la question, tout le monde devait avoir le droit de dire que ces chambres à gaz n’ont pas existé.

Le magistrat de Limoges qui a condamné G. Theil s’appelle François Casassus-Buihlé ; il est né en Normandie le 31 décembre 1952. Dans un récent passé, il s’est ridiculisé par la condamnation, le 12 décembre 2003, du révisionniste Vincent Reynouard à une peine d’un an de prison, dont neuf mois avec sursis. En appel, ses collègues limougeauds ont confirmé son jugement mais en cassation leur arrêt a été cassé pour une monumentale erreur : tout ce beau monde avait confondu « crimes de guerre » (contestables) avec « crimes contre l’humanité » (déclarés incontestables). La bévue était si grossière qu’on en faisait des gorges chaudes dans les milieux du palais, à Paris.

G. Theil passera aussi en jugement à Lyon, ce 29 novembre, pour déclarations révisionnistes sur les chambres à gaz. Comme d’habitude, il ne manquera pas, chez les révisionnistes en socquettes, de fins esprits pour lui reprocher sa témérité, son absence de « tactique », de « stratégie », de « sens des responsabilités », toutes qualités dont, pour leur part, bien entendu, ils ont à revendre.

Pour moi, je félicite G. Theil de faire montre de la plus rare des vertus : le courage, et je souhaite qu’il poursuive dans la voie où il s’est engagé.

(à suivre)

Adresse de Georges Theil : 6, Rue Gallice, 38100 GRENOBLE.

Sur plainte du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel, dirigé par Dominique Baudis), le ministère public (Paris) me poursuit pour une interview de nature révisionniste que j’ai accordée, ce 3 février, à une station de la télévision iranienne. La date du procès ne sera connue que le 25 octobre, à la XVIIe chambre du palais de justice de Paris.

7 octobre 2005

Saturday, October 1, 2005

Contestations du jugement de Nuremberg par les historiens orthodoxes

La loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 interdit la contestation de l’existence des « crimes contre l’humanité », tels que définis et punis, juste après la guerre, par le Tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg. Des vainqueurs jugeant des vaincus ont, sans aucun recours à des historiens, déclaré conformes à la vérité historique un certain nombre d’affirmations non démontrées. Nous sommes libres de contester ces affirmations sans preuve, telles qu’elle figurent dans le texte du jugement à l’exception toutefois de l’une d’entre elles, et une seule : celle qui se trouve concerner les juifs avec leur prétendue extermination et leurs prétendues chambres à gaz. Comme ce sujet-là occupe, en deux fragments distincts, 3 pages 1/2, soit 2% des 187 pages de la version française du jugement, on s’étonne du traitement de faveur qui fait qu’environ 98% du jugement sont contestables et que seuls environ 2% du même jugement sont, en 1990, devenus incontestables sous peine de prison, d’amende et de peines diverses. L’histoire des hommes est tissée de milliards d’événements sur la nature de chacun desquels nous sommes libres, en France, de publier le résultat de nos recherches. Bizarrement, un seul sujet est à jamais interdit de véritable recherche et de contestation : cette extermination des juifs avec ses chambres à gaz.
En quinze années (1991-2005) d’application de la loi Fabius-Gayssot, les magistrats français ont, pour leur honneur, manifesté de plus en plus de répugnance à obéir aux injonctions du législateur socialo-communiste de 1990. Cela se comprend quand on sait que, depuis 1951, les historiens qui soutiennent la thèse du génocide et des chambres à gaz ont, à leur corps défendant, révisé les vérités, c’est-à-dire les mensonges, du tribunal de Nuremberg. Même s’ils cherchent à les noyer dans un flot de considérations rituelles et orthodoxes, les admissions, les concessions et parfois même les redditions ou capitulations de ces historiens conventionnels donnent raison aux révisionnistes. L’article 21 du statut du TMI disposait : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. » Aujourd’hui, les faits tenus pour acquis par ce tribunal offrent le spectacle d’un champ de ruines. On peut en juger par la lecture des quelques révisions déchirantes qui suivent. Ne sont pas ici pris en considération les innombrables faux dont on a fait usage devant ce tribunal qui, dans l’article 19 de son statut précisait : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves » : faux savon juif, faux abat-jours de peaux humaines, fausse tête réduite, cheveux, chaussures, lunettes de récupération présentés comme cheveux, chaussures, lunettes de gazés, cadavres de morts présentés comme cadavres de tués, cadavres de victimes de bombardements anglo-américains présentés comme cadavres de victimes des Allemands, présentation en chambres à gaz d’exécution de locaux qui n’étaient en réalité qu’une salle de bains ou un garage ou un dépositoire de morgue ou une unité de désinfection/désinfestation (Entwesung/Entläusung), faux documents comme le factum Hitler m’a dit attribué à Hermann Rauschning (ce faux a été considérablement utilisé par les ministères publics soviétique et britannique), innombrables faux témoignages oraux ou écrits, chiffres délirants, etc. A titre d’exemples, voici quinze spécimens de ces contestations émanant de sources purement exterminationnistes ou affirmationnistes.


1) En 1951, Léon Poliakov écrit au sujet de la « campagne d’extermination des juifs » : « Aucun document n’est resté, n’a peut-être jamais existé » (Bréviaire de la haine, Paris, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171).
Remarque : de quel droit interdire la contestation d’une histoire qui ne repose sur aucun document ?

2) En 1960, Martin Broszat, membre de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, écrit : « Ni à Dachau, ni à Bergen-Belsen, ni à Buchenwald, des juifs ou d’autres détenus n’ont été gazés » (Die Zeit, 19 août 1960, p. 16). Or, au procès de Nuremberg, un film a montré la prétendue chambre à gaz de Dachau et nombreux sont les témoignages de prétendus gazages homicides dans les trois camps susmentionnés. A Dachau, une pancarte indique en cinq langues que « la chambre à gaz » n’a jamais servi. Il est impossible de savoir sur quels critères on a décidé à cette époque de réviser ainsi l’histoire de ces camps et de ne pas réviser, sur ce point précis des chambres à gaz, l’histoire des autres camps.
Remarque : de quel droit interdire la contestation d’une histoire aussi fluctuante et arbitraire ?

3) En 1968, Olga Wormser-Migot, dans sa thèse sur Le Système concentrationnaire nazi, 1933-1945 (Paris, Presses universitaires de France, 1968), consacre tout un développement à ce qu’elle appelle « Le problème des chambres à gaz » (p. 541-544). Elle exprime son scepticisme sur la valeur de célèbres témoignages attestant de l’existence de chambres à gaz dans des camps comme ceux de Mauthausen ou de Ravensbrück. Sur Auschwitz-I, elle est formelle : ce camp où, aujourd’hui encore, les touristes visitent une chambre à gaz était « sans chambre à gaz » (p. 157).
Remarque : vu que les témoignages sur d’autres camps ne diffèrent pas des témoignages sur ces trois camps, de quel droit interdire, depuis 1990, une contestation qui était encore permise en 1968 ?

4) En 1979, trente-quatre historiens français signent une longue déclaration commune en réponse aux arguments techniques de Robert Faurisson démontrant que l’existence et le fonctionnement des chambres à gaz nazies se heurtent à des impossibilités matérielles radicales (impossibilité, notamment, de pénétrer « en fumant et en mangeant » dans un local saturé d’acide cyanhydrique pour y toucher, manipuler et en extraire à grand ahan des milliers de cadavres imprégnés d’acide cyanhydrique). Rédigée par Léon Poliakov et Pierre Vidal-Naquet, cette déclaration conclut : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979, p. 23).
Remarque : si trente-quatre historiens se trouvent incapables d’expliquer comment un crime de cette dimension a été perpétré, pourquoi n’aurait-on pas le droit de contester la réalité même de ce crime ?

5) En 1982, Raul Hilberg, revenant complètement sur sa thèse de 1961, affirme que le processus de « destruction des juifs d’Europe » s’est finalement déroulé sans plan, sans organisation, sans centralisation, sans projet, sans budget, mais grâce à « une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie », la bureaucratie allemande (an incredible meeting of minds, a consensus mind reading by a far-flung bureaucracy) (Newsday, New York, 23 février 1983, p. II/3). Cette explication, R. Hilberg la confirmera sous serment au procès Zündel de 1985 à Toronto, le 16 janvier 1985 (transcription verbatim, p. 848) ; puis, il la confirmera de nouveau mais avec d’autres mots dans la version profondément révisée de son ouvrage The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 53, 55, 62 ; en français, La Destruction des juifs d’Europe, Paris, Fayard, 1988, p. 51, 53, 60).
Remarques : de quel droit interdire la contestation de ce que l’historien Number One du génocide des juifs juge lui-même « incroyable » ? Faut-il croire à l’incroyable ? Faut-il croire à la transmission de pensée, en particulier au sein d’un vaste appareil bureaucratique et, plus particulièrement encore, au sein de la bureaucratie du IIIe Reich ? En quoi le processus décrit par ce prestigieux historien diffère-t-il de l’opération du Saint-Esprit ?

6) Toujours en 1982, une association est fondée à Paris pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste (ASSAG) « en vue de rechercher et contrôler les éléments apportant la preuve de l’utilisation des gaz toxiques par les responsables du régime national-socialiste en Europe pour tuer les personnes de différentes nationalités, contribuer à la publication de ces éléments de preuve, prendre à cet effet tous les contacts utiles au plan national et international ». L’article 2 des statuts dispose : «La durée de l’Association est limitée à la réalisation de son objet énoncé à l’article 1.» Or cette association fondée, le 21 avril 1982, par quatorze personnes, dont Germaine Tillion, Georges Wellers, Geneviève Anthonioz née de Gaulle, Me Bernard Jouanneau et Pierre Vidal-Naquet, n’a, en près d’un quart de siècle, jamais rien publié et, à ce jour de 2005, elle existe encore. Pour le cas où l’on soutiendrait à tort qu’elle a produit un livre intitulé Chambres à gaz, secret d’Etat, il conviendrait de rappeler qu’il s’agit là en fait de la traduction en français d’un ouvrage publié en allemand par Eugen Kogon, Hermann Langbein et Adalbert Rückerl et où figurent quelques contributions de quelques membres de l’ASSAG (Paris, Editions de Minuit, 1984). A lui seul, le titre de l’ouvrage donne une idée du contenu : au lieu de preuves, appuyées de photographies de chambres à gaz, de dessins, de croquis, de rapports d’expertises sur l’arme du crime, le lecteur ne trouve que des spéculations à partir de ce qui est appelé «éléments de preuves» (et non « preuves »), et cela parce que, nous dit-on, ces chambres à gaz auraient constitué le plus grand secret possible, un « secret d’Etat ».
Remarque : de quel droit interdire la contestation des «éléments de preuves» (pas même des preuves) qu’apporterait une association qui, du seul fait de son existence encore aujourd’hui en 2005, n’a toujours pas réalisé, et pour cause, l’objet pour lequel elle a été fondée, il y a près d’un quart de siècle ?

7) Le 26 avril 1983 prend fin en appel le long procès intenté en 1979, notamment par des organisations juives, à Robert Faurisson pour dommage à autrui par falsification de l’histoire. Ce jour-là, la première chambre de la cour d’appel civile, section A (président Grégoire), prononce qu’on ne peut déceler dans les travaux du professeur sur les chambres à gaz aucune trace de légèreté, aucune trace de négligence, aucune trace d’ignorance délibérée, ni aucune trace de mensonge et que, par voie de conséquence, « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur les chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. »
Remarque : comment des juges pourraient-ils, en conscience, châtier ceux qui aujourd’hui reprennent à leur compte la contestation du professeur sur « le problème des chambres à gaz » (expression utilisée par la cour)?

8) Toujours en 1983, Simone Veil déclare au sujet des chambres à gaz : « Au cours d’un procès intenté à Faurisson pour avoir nié l’existence des chambres à gaz, ceux qui intentent le procès sont contraints d’apporter la preuve formelle de la réalité des chambres à gaz. Or chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins » (France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47).
Remarques : s’il n’y a ni arme du crime, ni témoignages, n’a-t-on pas le droit de contester la réalité de ce crime? Que dire des locaux présentés à des millions de visiteurs abusés comme étant des chambres à gaz ? Que penser des personnages qui se présentent en témoins ou en miraculés des chambres à gaz ?

9) En 1986, Michel de Boüard, ancien résistant déporté, professeur d’histoire, doyen de la faculté des lettres de l’université de Caen, membre de l’Institut de France, responsable, au sein du Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale, de la commission d’histoire de la déportation, déclare qu’en fin de compte « le dossier est pourri ». Il précise que le dossier de l’histoire du système concentrationnaire allemand est « pourri » par, selon ses propres mots, « énormément d’affabulations, d’inexactitudes obstinément répétées, notamment sur le plan numérique, d’amalgames, de généralisations ». Faisant allusion aux études des révisionnistes, il ajoute qu’il y a « d’autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l’inanité de ces exagérations » (Ouest-France, 2-3 août 1986, p. 6).
Remarque : si un dossier est « pourri », n’a-t-on pas le droit et même le devoir de le contester ?

10) En 1988, Arno Mayer écrit à propos des chambres à gaz nazies : « Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses » (Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable) (The « Final Solution » in History, New York, Pantheon Books, 1988, p. 362 ; en français, La « solution finale » dans l’histoire, préface de Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Découverte, 1990, p. 406).
Remarques : de quel droit interdire la contestation de sources historiques d’une telle rareté ? L’historien doit-il se fier à ce qui est douteux ?

11) En 1989, Philippe Burrin, posant en principe et sans le démontrer que chambres à gaz et génocide ont existé, tente de déterminer à quelle date et par qui la décision a été prise d’exterminer physiquement les juifs d’Europe. Il n’y parvient pas plus que tous ses confrères « intentionnalistes » ou «fonctionnalistes» (Hitler et les juifs / Genèse d’un génocide, Paris, Seuil, 1989). Il constate l’absence de traces et ce qu’il appelle « l’effacement obstiné de la trace d’un passage d’homme » (p. 9). Il déplore « les grandes lacunes de la documentation. Il ne subsiste aucun document portant un ordre d’extermination signé de Hitler. […] Selon toute vraisemblance, les ordres furent donnés verbalement. […] les traces sont ici non seulement peu nombreuses et éparses, mais difficiles d’interprétation » (p. 13).
Remarque : si l’historien ne peut produire aucun document en ce sens, signé de Hitler ou d’un autre, mais seulement ce qu’il appelle des « traces », au demeurant peu nombreuses, éparses et difficiles d’interprétation, de quel droit interdire la contestation de la thèse générale que cet historien persiste à défendre ?

12) En 1992, Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, déclare lors d’une conférence internationale qui s’est tenue à Londres sur le génocide des juifs : « Le public répète encore, jour après jour, l’histoire inepte (the silly story) qui veut que ce soit à Wannsee que l’extermination des juifs ait été décidée » (communiqué de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992).
Remarque : outre le fait qu’une lecture attentive du «procès-verbal» de la réunion de Berlin-Wannsee du 20 janvier 1942 prouve que les Allemands envisageaient une «solution finale territoriale [eine territoriale Endlösung] de la question juive», débouchant sur un «renouveau juif» dans un territoire à déterminer, la déclaration bien tardive de Yehuda Bauer ne confirme-t-elle pas qu’il fallait contester ce point majeur de la version officielle du génocide juif ? L’extermination des juifs n’a été décidée ni à Wannsee ni ailleurs ; l’expression de « camps d’extermination » n’est qu’une invention de la propagande de guerre américaine et des exemples prouvent que, pendant la guerre, l’assassinat d’un seul juif ou d’une seule juive exposait son auteur, qu’il fût civil ou militaire, membre ou non de la SS, à passer en conseil de guerre de l’armée allemande et à être fusillé (en soixante ans, jamais un seul historien orthodoxe n’a fourni une explication à ce genre de faits).

13) En 1995, l’historien Eric Conan, co-auteur avec Henry Rousso de Vichy, un passé qui ne passe pas, (Paris Gallimard, 2001 [1994, 1996]) écrit que Faurisson avait finalement eu raison de certifier, à la fin des années 1970, que la chambre à gaz visitée à Auschwitz par des millions de touristes était entièrement fausse. Selon E. Conan : « Tout y est faux […]. A la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée rechignaient alors à les reconnaître. » E. Conan poursuit: « [Des personnes], comme Théo Klein, [préfèrent qu’on laisse la chambre à gaz] en l’état mais en expliquant au public le travestissement: “l’Histoire est ce qu’elle est ; il suffit de la dire, même lorsqu’elle n’est pas simple, plutôt que de rajouter l’artifice à l’artifice” ». E. Conan rapporte ensuite un propos stupéfiant de la sous-directrice du Musée national d’Auschwitz, qui, elle, ne se résout pas à expliquer au public le travestissement. Il écrit : « Krystyna Oleksy […] ne s’y résout pas : « Pour l’instant, on la laisse en l’état [cette pièce] et on ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard » (« Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68).
Remarque : ce propos d’une responsable polonaise ne signifie-t-il pas : on a menti, on ment et, jusqu’à nouvel ordre, on continuera de mentir ? Dans toute enquête au sujet des chambres à gaz, ne convient-il pas de mettre en doute leur existence, de se méfier et donc de contester ce qui nous est montré ou dit à leur sujet par des autorités réputées dignes de confiance ? Il est à noter qu’en 2001 le caractère fallacieux de cette chambre à gaz Potemkine sera enfin reconnu dans un livret accompagnant deux CD-Rom et intitulé : Le Négationnisme. Rédigé par Jean-Marc Turine et Valérie Igounet, ce livret est préfacé par Simone Veil (Radio-France – INA, Vincennes, Frémeaux et Associés, 2001).

14) En 1996, Jacques Baynac, historien de gauche et résolument antirévisionniste dès 1978, admet, toute réflexion faite, qu’il n’y a pas de preuves de l’existence des chambres à gaz nazies. On ne peut, écrit-il, que constater « l’absence de documents, de traces ou d’autres preuves matérielles » (Le Nouveau Quotidien de Lausanne, 2 septembre 1996, p. 16, et 3 septembre 1996, p. 14).
Remarque : En somme, J. Baynac dit : « Il n’y a pas de preuves mais je crois », tandis qu’un révisionniste pense: « Il n’y a pas de preuves, donc je refuse de croire et je conteste ». Va-t-on punir quelqu’un parce qu’il n’a pas la foi ?

15) En 2000, à la fin de son Histoire du négationnisme en France (Paris, Gallimard), Valérie Igounet publie un long texte de Jean-Claude Pressac où ce dernier, reprenant le mot du professeur Michel de Boüard, déclare que le dossier du système concentrationnaire est « pourri », et ce de façon irrémédiable. Il écrit : « Peut-on redresser la barre ? » et il répond : « Il est trop tard ». Il ajoute : « La forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l’univers des camps est condamnée ». Il termine en estimant que tout ce qu’on a ainsi inventé autour de trop réelles souffrances est promis « aux poubelles de l’histoire » (p. 651-652). En 1993-1994, ce protégé de Serge Klarsfeld et de Michael Berenbaum avait été célébré dans le monde entier comme un extraordinaire chercheur qui, dans son livre sur Les Crématoires d’Auschwitz, la machinerie du meurtre de masse (Paris, CNRS éditions, 1993), avait, paraît-il, terrassé l’hydre du révisionnisme. Ici, dans le livre de V. Igounet, on le voit signer sa capitulation.
Remarque : si un dossier est irrémédiablement pourri et voué aux poubelles de l’histoire, comment peut-on attendre des juges qu’ils en punissent la contestation ?

J’ai été maintes fois condamné en justice pour contestation de la thèse officielle. Je l’ai été avant et après la promulgation de la loi Fabius-Gayssot. Je ne saurais dire à combien de reprises je me suis ainsi retrouvé devant les juges de Paris. En revanche, le temps passant, plus je récidivais, plus les condamnations devenaient légères ; parfois même le juge d’instruction décidait d’un non-lieu ou bien le tribunal ou la cour, d’une relaxe. A telle enseigne que, lorsque, en 1999, j’ai publié en quatre volumes un ouvrage de plus de 2000 pages intitulé Ecrits révisionnistes (1974-1998), j’ai été poursuivi – sans succès– pour n’avoir pas déposé d’exemplaire au Dépôt légal du ministère de l’Intérieur mais le contenu même de l’ouvrage ne m’a valu aucune poursuite. Dans les années suivantes, je n’ai été poursuivi pour aucune de mes publications révisionnistes. Toutefois, curieusement, la chasse vient de rouvrir sur plainte du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui m’a dénoncé pour avoir accordé au téléphone une interview révisionniste à une télévision iranienne.

G. Wellers et P. Vidal-Naquet ont été indignés par l’arrêt du 26 avril 1983. Le premier a écrit : « La cour a reconnu que [Faurisson] s’était bien documenté. Ce qui est faux. C’est étonnant que la cour ait marché » (Le Droit de vivre, juin-juillet 1987, p. 13). Le second a écrit que la cour de Paris « a reconnu le sérieux du travail de Faurisson, ce qui est un comble, et ne l’a, en somme, condamné que pour avoir agi avec malveillance en résumant ses thèses en slogans » (Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987, p. 182). En 1986, réunis autour du grand rabbin Sirat, ils ont préconisé l’instauration d’une loi spécifiquement antirévisionniste (Bulletin quotidien de l’Agence télégraphique juive, 2 juin 1986, p. 1, 3). Le socialiste Laurent Fabius et le communiste Jean-Claude Gayssot combleront leurs vœux avec la création d’une loi conçue pour bâillonner les révisionnistes et ligoter les juges.


Mais le droit à la recherche historique n’a que faire de liens et de bâillons.

                                                                                                                                       1er octobre 2005
***

Additif, en date du 3 juillet 2006, pour mon procès du 11 juillet à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris
Je suis prévenu d’avoir enfreint la loi Fabius-Gayssot lors d’un entretien téléphonique accordé, le 3 février 2005, à la station iranienne de radio-télévision Sahar. Cette station étant, paraît-il, satellitaire, mes propos ont été entendus en France. Le Conseil supérieur de l’audio-visuel (CSA), présidé par M. Dominique Baudis, a capté un fragment de ces propos et en a saisi la justice française.

Je possède la nationalité britannique (je suis né près de Londres d’une mère écossaise) et je possède également la nationalité française (mon père était français). A partir de la fin des années quatre-vingt-dix, j’ai accordé de nombreux entretiens à des journalistes ou à des universitaires iraniens, soit en France, soit en Grande-Bretagne, soit en Iran. Ces entretiens se sont déroulés soit en anglais, soit en français, lors de rencontres en tête-à-tête ou par téléphone ou par la voie électronique. Je suis loin d’avoir tenu la comptabilité de ces divers entretiens. En conséquence, je ne saurais dire si l’entretien qu’on me reproche a vraiment eu lieu à la date du 3 février 2005 ou auparavant et j’ignore si je l’ai accordé de France ou de Grande-Bretagne – le fait qu’il soit en langue française ne signifiant rien en l’espèce.

Supposons d’abord que je me sois exprimé de France. Il faudrait alors comprendre qu’un citoyen français ne peut plus parler librement, de son domicile, au téléphone, à un journaliste étranger. Si ce journaliste se trouve être citoyen d’un pays où l’on a le droit de contester « l’Holocauste » des juifs, de quel droit la France le censure-t-elle ? Par ailleurs, je ne pouvais savoir 1) que mon interlocuteur appartenait à une chaîne de télévision satellitaire et que mes propos seraient entendus en France ; 2) que nous sommes revenus en France à une pratique du temps de guerre où l’on censure par tout moyen adéquat la radio « ennemie » ; 3) que mes propos, destinés, dans mon esprit, à être traduits en persan (d’où le soin que j’ai pris d’épeler certains noms), allaient être diffusés en français.

Supposons ensuite que je me sois exprimé de Grande-Bretagne. En ce cas, la France se mêlerait tout simplement de ce qui ne la regarde pas.

Mais venons-en à la substance même de mes propos.

Notons d’abord que nous ne possédons pas ici l’intégralité de ma déclaration. Le texte de mes propos, tel que l’a produit le brigadier-chef Emmanuel Bert, commence de façon saugrenue par les mots suivants : « pondre à vos deux questions » et il se termine sur une phrase incompréhensible et inachevée. Or, pour juger de cet entretien, il est indispensable de savoir, par exemple, si je ne l’ai pas fait précéder de la mise en garde dont je suis coutumier et qui consiste à dire en substance : « Attention ! Sur le sujet des chambres à gaz nazies et du génocide des juifs, ce que je vais vous dire ne reflète pas nécessairement ce que je pense aujourd’hui. Simplement, je vais vous rappeler, en usant du présent historique, l’histoire de ce qu’ont été jusqu’ici les découvertes et les aléas de l’enquête révisionniste. »

Ma propre enquête s’est assez vite portée, dès 1975, sur le camp d’Auschwitz, c’est-à-dire sur le point central de l’accusation lancée contre l’Allemagne. J’ai voulu aller voir sur place le local présenté à des millions de visiteurs comme ayant été, paraît-il, une arme de destruction massive appelée « chambre à gaz ». J’ai découvert et j’ai prouvé à la face du monde qu’il s’agissait en fait d’une abominable supercherie. Dans mon entretien, tel qu’il a été reproduit par le brigadier-chef susnommé, la place que j’accorde à cette chambre à gaz emblématique est si large qu’elle en devient essentielle. Je crois donc nécessaire de porter à l’attention du tribunal l’intégralité ce qu’en a dit Eric Conan, en 1995, dans L’Express (voy., ci-dessus, le point 13). Les soulignages sont de mon fait.


Intégralité de ce qu’Eric Conan a dit, en 1995, de la « chambre à gaz » d’Auschwitz I
Autre sujet délicat : que faire des falsifications léguées par la gestion communiste ? Dans les années 50 et 60, plusieurs bâtiments, qui avaient disparu ou changé d’affectation, furent reconstruits avec de grosses erreurs, et présentés comme authentiques. Certains, trop « neufs », ont été fermés au public. Sans parler de chambres à gaz d’épouillage, présentées parfois comme des chambres à gaz homicides. Ces aberrations ont beaucoup servi aux négationnistes, qui en ont tiré l’essentiel de leurs affabulations. L’exemple du crématoire I, le seul d’Auschwitz I, est significatif. Dans sa morgue fut installée la première chambre à gaz. Elle fonctionna peu de temps, au début de 1942 : l’isolement de la zone, qu’impliquaient les gazages, perturbait l’activité du camp. Il fut donc décidé, à la fin d’avril 1942, de transférer ces gazages mortels à Birkenau où ils furent pratiqués, sur des victimes essentiellement juives, à une échelle industrielle. Le crématoire I fut, par la suite, transformé en abri antiaérien, avec salle d’opération. En 1948, lors de la création du musée, le crématoire I fut reconstitué dans un état d’origine supposé. Tout y est faux : les dimensions de la chambre à gaz, l’emplacement des portes, les ouvertures pour le versement du Zyklon B, les fours, rebâtis selon les souvenirs de quelques survivants, la hauteur de la cheminée. A la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée rechignaient alors à les reconnaître. Un négationniste américain [David Cole, juif] vient de tourner un film vidéo dans la chambre à gaz (toujours présentée comme authentique) : on l’y voit interpeller les visiteurs avec ses «révélations». Jean-Claude Pressac, l’un des premiers à établir exactement l’histoire de cette chambre à gaz et de ses modifications pendant et après la guerre, propose de la restaurer dans son état de 1942, en se fondant sur des plans allemands qu’il vient de retrouver dans les archives soviétiques. D’autres, comme Théo Klein, préfèrent la laisser en l’état, mais en expliquant au public le travestissement : « l’Histoire est ce qu’elle est ; il suffit de la dire, même lorsqu’elle n’est pas simple, plutôt que de rajouter l’artifice à l’artifice. » Krystyna Oleksy, dont le bureau directorial, qui occupe l’ancien hôpital des SS, donne directement sur le crématoire I, ne s’y résout pas : « Pour l’instant on la laisse en l’état et on ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard. » (Eric Conan, « Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, pages 54-69 ; p. 68).

Dans sa longue étude, E. Conan a voulu montrer combien il y a loin de « la mémoire » à l’histoire. Il l’a fait sans remettre en cause le dogme de «l’Holocauste» ; il est même allé jusqu’à dire sa croyance en l’existence de l’arme de destruction massive appelée « chambre à gaz » et il a posé comme exactes et démontrées des assertions qui n’ont pas le moindre fondement scientifique. Néanmoins il a eu le courage de dénoncer de graves mensonges dont celui de la « chambre à gaz » emblématique qu’on présente aujourd’hui aux visiteurs d’Auschwitz. Et il ose admettre que, dès la fin des années 1970, j’ai eu raison sur le sujet. En 2005, je lui ai demandé si son étude avait suscité des rectifications ou des protestations, en particulier de la part des autorités du Musée national d’Auschwitz et de Krystyna Oleksy. Sa réponse a été : «Aucune.»

Sur le même sujet, en 2001, intégralité d’un livret de CD-Rom préfacé par Simone Veil
En 2001, dans un livret de CD consacré au « négationnisme » et préfacé par Simone Veil, on peut lire sur le même sujet :

La motivation [Robert Faurisson] l’a : l’amour exclusif de la vérité, telle serait l’une de ses obsessions. Universitaire, Robert Faurisson ne cessera d’utiliser cette caution scientifique, gage soi-disant de respectabilité. Il lit Maurice Bardèche. Il découvre Paul Rassinier. Il « décortique » Rimbaud, Lautréamont et Apollinaire. Homme brillant et cultivé, il n’en est pas moins un provocateur. Pendant les années soixante-dix, Robert Faurisson travaille. Il ébauche sa méthode historico-littéraire. Il se rend aux archives d’Auschwitz. Sa négation va s’y construire. Elle repose sur un fait réel : la chambre à gaz du camp d’Auschwitz I est une « reconstitution », puisqu’elle a servi d’entrepôt pour les médicaments des S.S. et d’abri antiaérien après la mise en service des chambres à gaz d’Auschwitz II-Birkenau ; ce qu’il a pu voir (et ce que l’on peut encore voir) est une chambre à gaz supposée. C’est indéniable. Il n’empêche que pour Robert Faurisson, il s’agit d’une supercherie dont les Juifs sont les auteurs (Le Négationnisme (1948-2000), Entretiens diffusés sur France Culture sous la direction de Jean-Marc Turine. Livret par Valérie Igounet et Jean-Marc Turine préfacé par Simone Veil, Vincennes, Frémeaux et associés, 2001, 48 pages ; p. 27-28).

Conclusion sur le droit à la recherche et sur le droit à l’exactitude
Je n’ai pas l’outrecuidance de prétendre que j’aspire à la vérité ; j’aspire seulement à cette forme de vérité vérifiable qui s’appelle l’exactitude.

Je n’invoque pas le droit, passablement illusoire et vague, qu’on appelle le droit à la liberté d’expression ; j’invoque simplement le droit à la liberté de recherche.

Nul ne devrait me contester ces deux droits, qui sont bien modestes, à la recherche et à l’exactitude.

Il ne saurait, en tout cas, exister aucune bonne raison d’interdire la recherche historique et l’exactitude.

La loi Fabius-Gayssot constitue donc une voie de fait. D’où la répugnance manifeste de tant de magistrats à l’appliquer dans son étendue.

                                                                                     DONT ACTE
11 juillet 2006
Eric Delcroix, Avocat                                                                   Robert Faurisson

Questionings of the Nuremberg Judgment

In France, the Fabius-Gayssot Act of July 13, 1990 forbids the questioning of the existence “of crimes against humanity” as defined and punished, just after the war, by the Nuremberg International Military Tribunal (1945-1946). This prohibition, which targets the revisionists, is all the more improper as the orthodox authors, for their part, have carried out considerable revisions and questionings in the field. For a brief look into the matter, here are but fifteen examples of their own revising and questioning. Each one of them is followed by a remark of mine.


1) In 1951 Léon Poliakov wrote on the subject of the “programme to exterminate the Jews of Europe”: “No document remains, perhaps none has ever existed” (Bréviaire de la haine, Paris, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171; English version: Harvest of Hate, New York, Holocaust Library, 1979, revised and expanded edition).
Remark: what right can there be to forbid the questioning of a history that “perhaps” rests on no documents?



2) In 1960 Martin Broszat, member of the Institute of Contemporary History in Munich, wrote: “Neither at Dachau, nor at Bergen-Belsen, nor at Buchenwald were any Jews or other detainees gassed” (“Keine Vergasung in Dachau”, Die Zeit, August 19, 1960, p. 16). However, at the Nuremberg trial, a film showing the alleged Dachau gas chamber was projected and there are numerous testimonies of alleged homicidal gassings in the three aforementioned camps. Today, at Dachau, a sign indicates in five languages that the “gas chamber” was never used. It is impossible to know on what criteria the decision was taken, in 1960, thus to revise the history of those camps and not to revise, on the precise point of the gas chamber, the history of the other camps.
Remark: what right can there be to forbid the questioning of such a fluctuating, arbitrary history?



3) In 1968 Olga Wormser-Migot, in her thesis on Le Système concentrationnaire nazi, 1933-1945, (Paris, Presses universitaires de France), gave an ample exposition of what she called “the problem of the gas chambers” (p. 541-544). She voiced her scepticism as to the worth of some well-known witnesses’ accounts attesting to the existence of gas chambers in camps such as Mauthausen or Ravensbrück. On Auschwitz-I she was certain: that camp where, still today, tourists visit an alleged gas chamber “had no gas chamber”.
Remark: in light of the fact that the testimonies about other camps are no different from the testimonies about these three camps, one may well ask: what right can there be to have forbidden, since 1990, a questioning that was still allowed in 1968?



4) In 1979 thirty-four French historians signed a lengthy declaration in reply to my technical arguments aiming to demonstrate that the allegation of the existence and functioning of the Nazi gas chambers ran up against some radical material impossibilities (notably, the impossibility for a group of men to enter, “whilst smoking and eating”, a room that was flooded with hydrogen cyanide and touch, handle and take out, using all their strength, thousands of bodies suffused with that poison). Drafted by Léon Poliakov and Pierre Vidal-Naquet, that declaration concluded: “It must not be asked how, technically, such a mass-murder was possible. It was technically possible, since it happened” (Le Monde, February 21, 1979, p. 23).
Remark: if thirty-four historians have found themselves unable to explain how a crime of this dimension was perpetrated, why should anyone not have the right to question the very reality of that crime?



5) In 1982 Raul Hilberg, going back altogether on his 1961 argument, stated that the process of “destruction of the European Jews” had, after all, gone on without a plan, without any organisation, centralisation, project or budget, but thanks to “an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy” (Newsday, New York, February 23, 1983, p. II/3). He would confirm this explanation under oath at the first Zündel trial in Toronto on January 16, 1985 (verbatim transcript, p. 848); he would confirm it anew but with other words in the profoundly revised version of his work The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 53, 55, 62).
Remark: what right can there be to forbid the questioning of what the Number One historian of the Jewish genocide himself deems “unbelievable”? Must the unbelievable be believed? Must one believe in mind reading, particularly within a vast bureaucratic structure and, still more particularly, within the bureaucracy of the Third Reich? How does the process described by this prestigious historian differ from the workings of the Holy Spirit?



6) Still in 1982, an association was founded in Paris for “the study of murders by gassing under the National Socialist regime” (the “ASSAG”), “with a view to seeking and verifying elements of proof of the use of poison gasses in Europe by the officials of the National Socialist regime to kill persons of various nationalities, to contributing to the publication of this evidence, to making, to that purpose, all useful contacts on the national and international level”. Article 2 of the association’s charter stipulates: “The Association shall last as long as shall be necessary to attain the objectives set forth in Article 1.” However, this association, founded on April 21, 1982 by fourteen persons, amongst whom Germaine Tillion, Georges Wellers, Geneviève Anthonioz née de Gaulle, barrister Bernard Jouanneau and Pierre Vidal-Naquet, has, in nearly a quarter of a century, never published anything and, to this day in 2005, remains in existence. In the event that it be said, wrongly, that the group has produced a book entitled Chambres à gaz, secret d’État (Gas chambers, State secret), it will be fitting to recall that the book in question is in fact the French translation of a work first published in German by Eugen Kogon, Hermann Langbein and Adalbert Rückerl and in which there featured a few contributions by a few members of the “ASSAG” (Paris, Éditions de Minuit, 1984; English translation published as Nazi Mass Murder: a documentary history of the use of poison gas, New Haven, Yale University Press, 1994). The title alone gives an idea of the contents: instead of proof, supported by photographs of gas chambers, drawings, sketches, forensic reports on the crime weapon, the reader finds only speculations based on what is called “evidence” (éléments de preuve, “elements of proof”, not proof), and this because, we are told, those gas chambers had constituted the biggest possible secret, a “State secret”.
Remark: what right can there be to forbid the questioning of evidence (let alone proof) brought forth by an association which, as shown by the very fact of its existence yet today in 2005, has still not attained the objective for which it was founded, nearly a quarter of a century ago?



7) In Paris on April 26, 1983, the long lawsuit against me for “personal injury through falsification of history”, begun, notably by Jewish organisations, in 1979, came to an end. The first chamber of the Paris court of appeal, civil division section A, presided by judge Grégoire, held that there could be found in the professor’s writings on the gas chambers no trace of rashness, no trace of negligence, no trace of his having deliberately overlooked anything, nor any trace of a lie and that, as a consequence, “the appraisal of the value of the findings [on the gas chambers] defended by Mr Faurisson is a matter, therefore, solely for experts, historians and the public.”
Remark: how can judges, in good conscience, punish those who in their turn today pursue my questioning on “the problem of the gas chambers” (an expression used by the court of appeal in 1983)?



8) Still in 1983, Simone Veil declared on the subject of the gas chambers: “In the course of a case brought against Faurisson for having denied the existence of the gas chambers, those who bring the case are compelled to provide formal proof of the gas chambers’ reality. However, everyone knows that the Nazis destroyed those gas chambers and systematically did away with all the witnesses” (France-Soir Magazine, May 7, 1983, p. 47).
Remark: if neither the crime weapon nor any testimonies are to be found, have people not the right to question the reality of this crime? What must be said of the places presented to millions of deceived visitors as being gas chambers? What is one to think of the individuals who present themselves as witnesses or miraculous survivors of the gas chambers?



9) In 1986, Michel de Boüard, himself deported during the war as a résistant, professor of history and Dean of letters at the University of Caen, member of the Institut de France and former head of the Commission d’histoire de la déportation within the official Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale, affirmed that, all told, “the dossier is rotten”. He specified that the dossier of the history of the German concentration camp system was “rotten” because, in his own words, of “a huge amount of made-up stories, inexactitudes stubbornly repeated — particularly where numbers are concerned — amalgamations and generalisations”. Alluding to the revisionists’ studies, he added that there were “on the other side, very carefully done critical studies demonstrating the inanity of those exaggerations” (Ouest France of August 2nd and 3rd, 1986, p. 6).
Remark: if a dossier is “rotten”, has one not the right and even the duty to question it?



10) In 1988 Arno Mayer wrote on the subject of the Nazi gas chambers: “Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable” (The “Final Solution” in History, New York, Pantheon Books, p. 362).
Remark: what right can there be to forbid the questioning of historical sources of such rarity? Must the historian trust what is admittedly unreliable?



11) In 1989 Philippe Burrin, positing as a principle, with no demonstration, the reality of the gas chambers and the genocide, attempted to determine at what date and by whom the decision to exterminate physically the Jews of Europe had been taken. He did not succeed any more than all his “intentionalist” or “functionalist” colleagues (Hitler et les juifs / Genèse d’un génocide, Paris, Seuil; English version: Hitler and the Jews: the Genesis of the Holocaust, London, Edward Arnold, 1994). He noted what he called the absence of traces and “the stubborn erasure of the trace of anyone’s passing through” (p. 9). He bemoaned “the large gaps in the documentation. There subsists no document bearing an extermination order signed by Hitler. In all likelihood, the orders were given verbally. […] here the traces are not only few and far between, but difficult to interpret” (p. 13).
Remark: if a historian can produce no documents to such effect, signed by Hitler or anyone else, but only what he calls “traces”, few in number at that and sparse and difficult to interpret, what right can there be to forbid the questioning of the general argument that the historian persists in defending?



12) In 1992 Yehuda Bauer, professor at the Hebrew University of Jerusalem, stated at an international conference on the genocide of the Jews held in London: “The public still repeats, time after time, the silly story that at Wannsee the extermination of the Jews was arrived at” (Jewish Telegraphic Agency release published as “Wannsee’s importance rejected”, Canadian Jewish News, January 30, 1992, p. 8)
Remark: apart from the fact that the “minutes” of the Berlin-Wannsee meeting of January 20, 1942 prove that the Germans envisaged a “territorial final solution [eine territoriale Endlösung (doc. NG-2586, p. 4)] of the Jewish question” leading in the end to a “Jewish renewal” in a territory to be determined, does not Yehuda Bauer’s quite belated declaration confirm that this major point of the official version of Jewish genocide always needed questioning? The extermination of the Jews was decided neither at Wannsee nor anywhere else; the expression “extermination camps” is but an invention of American war propaganda and there are examples proving that, during the war, the killing of a single Jewish man or woman exposed the perpetrator, whether soldier or civilian, member of the SS or not, to German military justice proceedings and the possibility of being shot by firing squad (in sixty years, never has a single orthodox historian provided an explanation for such facts).



13) In 1995 French historian Eric Conan, co-author with Henry Rousso of Vichy, un passé qui ne passe pas (Paris, Gallimard, 2001 [1994, 1996]; English edition: Vichy: an ever-present past, Hanover, New Hampshire and London, University Press of New England, 1998), wrote that in the late 1970s I had been right after all to certify that the gas chamber thus far visited by millions of tourists at Auschwitz (500,000 each year) was completely fake. According to E. Conan “Everything in it is false […]. In the late 1970s, Robert Faurisson exploited these falsifications all the better as the [Auschwitz] museum administration balked at acknowledging them”. Conan went on: “[Some people], like Théo Klein [former president of the CRIF, the ‘representative council of Jewish organisations of France’], prefer that it be left in its present state, while explaining the misrepresentation to the public: ‘History is what it is; it suffices to tell it, even when it is not simple, rather than to add artifice to artifice’”. Conan then related a staggering remark by Krystyna Oleksy, deputy director of the Auschwitz National Museum, who, for her part, could not bring herself to explain the misrepresentation to the public: “For the time being, [the room in question] is to be left ‘as is’, with nothing specified to the visitor. It’s too complicated. We’ll see to it later on” (“Auschwitz: la mémoire du mal” [“Auschwitz: the remembrance of evil”], L’Express, January 19-25, 1995, p. 68).
Remark: do these words of a Polish official not mean: "We have lied, we are lying and, until further notice, we shall continue to lie"? In any inquiry on the subject of the gas chambers, is it not appropriate to start by calling into doubt their existence and thus to question what one is shown or told about them by reputedly reliable authorities? It is noteworthy that in 2001 the fallacious character of this Potemkin village gas chamber was finally to be acknowledged in a French booklet accompanying two CD-Roms entitled Le Négationnisme; written by Jean-Marc Turine and Valérie Igounet, it was prefaced by Simone Veil (Radio France-INA, Vincennes, Frémeaux & Associés, 2001, p. 27-28).



14) In 1996 the leftwing French historian Jacques Baynac, a staunch antirevisionist since 1978, admitted, after due consideration, that there was no evidence of the Nazi gas chambers’ existence. One could not fail to note, wrote Baynac, “the absence of documents, traces or other material evidence” (Le Nouveau Quotidien de Lausanne, September 2, 1996, p. 16, and September 3, 1996, p. 14).
Remark: all in all, J. Baynac says: “There is no evidence but I believe”, whereas a revisionist thinks “There is no evidence and so I refuse to believe and I question”; is one to be punished for not having the faith?



15) In 2000, at the end of her book Histoire du négationnisme en France (Paris, Gallimard), Valérie Igounet published a long text by Jean-Claude Pressac wherein the latter, taking up the words of professor Michel de Boüard, stated that the dossier on the concentration camp system was “rotten”, and irredeemably so. He wrote: “The current form, however triumphant, of the presentation of the camp universe is doomed”. He finished by surmising that all that had been invented around sufferings that were too real was bound “for the rubbish bins of history” (p. 651-652). In 1993-1994, that protégé of Serge Klarsfeld and Michael Berenbaum had been acclaimed worldwide as an extraordinary researcher who, in his book on Les Crématoires d’Auschwitz, la machinerie du meurtre de masse (Paris, CNRS éditions, 1993; English title: The Auschwitz Crematories. The Machinery of Mass Murder), had, it appeared, felled the hydra of revisionism. Here, in V. Igounet’s book, he is seen signing his act of surrender.
Remark: if a dossier is irredeemably rotten and if so many of its components are bound for the rubbish bins of history, how can judges be expected to punish the questioning of it?



I, for one, have been convicted many times for having questioned the official version. My court convictions date from both before and after the Fabius-Gayssot Act’s appearance on the statute books. Nonetheless, over the years, the more I have re-offended, the lighter the sentences have become; sometimes, at the end, the examining magistrate has even decided to dismiss the charges, or the trial court or the court of appeal has pronounced an acquittal. It has reached the point where, although I have been prosecuted — unsuccessfully — for not having left a duty copy of my four-volume work of over 2000 pages, produced in 1999 and entitled Ecrits révisionnistes (1974-1998), at the Ministry of the Interior’s copyright bureau, the book’s contents themselves have earned me no prosecution. In the years since, I have not been taken to court for any of my revisionist publications. (Still, curiously, the hunt has just re-opened with an action brought by the Conseil supérieur de l’audiovisuel [CSA,“radio and television supervisory council”], which denounced me earlier this year for having given a revisionist interview over the telephone to an Iranian television station: the trial is scheduled for June 20, 2006 in Paris).



G. Wellers and P. Vidal-Naquet were indignant at the Paris court of appeal’s decision of April 26, 1983. The former wrote: “The court admitted that Faurisson was well documented, which is false. It is astonishing that the court should fall for that” (Le Droit de vivre, June-July 1987, p. 13). The latter wrote that the Paris court “recognised the seriousness of Faurisson's work — which is quite outrageous — and finally found him guilty only of having acted malevolently by summarising his theses as slogans.” (Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987, p. 182; here quoted the English translation: Assassins of Memory, New York, Columbia University Press, 1992). In 1986, gathered round French chief rabbi Sirat, those historians recommended the introduction of a specifically anti-revisionist law (Bulletin quotidien de l’Agence télégraphique juive, June 2, 1986, p. 1, 3). The Socialist Laurent Fabius and the Communist Jean-Claude Gayssot fulfilled their wishes in creating a law designed both to gag the revisionists and tie the hands of the judges.



But the right to do historical research has no truck with fetters and muzzles.

October 1, 2005