Wednesday, September 29, 2004

Claude Lanzmann à Nankin

Sous l’égide de l’Alliance française, organisatrice de la projection, Claude Lanzmann est venu présenter à Nankin la version chinoise de son film Shoah. A son auditoire chinois, trop prompt à établir un parallèle entre le massacre de Nankin perpétré par les Japonais en 1937 et le massacre des juifs en Europe, il a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’opérer une telle comparaison car, à la différence des Allemands, les Japonais n’avaient tout de même pas eu la volonté d’exterminer tout un peuple.

Il a également dit qu’il convenait de ne pas comparer son film avec ceux de Spielberg, de Benigni ou d’Alain Resnais. Il « exècre » La Vie est belle et surtout La Liste de Schindler. Spielberg, a-t-il précisé, « a fait des choses qu’on ne devrait pas faire avec la Shoah. On ne peut pas montrer ce qui se passait à l’intérieur des chambres à gaz. Spielberg joue à montrer, il fausse le jugement. »

C. Lanzmann a expliqué qu’il n’y avait pas d’images d’archives dans son propre film « parce qu’il n’y a pas d’archives » et il a ajouté : « Les images de cadavres de Nuit et brouillard, le film d’Alain Resnais, sont celles de victimes de typhus dans un camp de concentration. Des camps d’extermination, il n’y a pas d’image. »

(D’après Pierre Haski, « Nankin sous le choc de Shoah », Libération, 29 septembre 2004, p. VII)

9 septembre 2004

Tuesday, September 28, 2004

Claude Courouve en 2003 et 2004

Militant athée et militant homosexuel, Claude Courouve œuvre aussi en faveur de la liberté d’expression des révisionnistes, mais il est en désaccord avec moi. Il estime que j’ai porté contre les juifs une accusation « infamante », que j’épargne les communistes et que je manifeste une sympathie indigne de l’historien pour la cause arabe et palestinienne ; en outre, selon lui, j’accorderais trop d’importance au sujet des chambres à gaz nazies (en l’existence desquelles il reconnaît toutefois avoir du mal à croire) ; d’une manière générale, il lui semble « possible que la vérité se situe entre les deux thèses [celle de Faurisson et celle de Vidal-Naquet] » (Entretien [auto-édité] avec Valérie Igounet, 19 février 1996, p. 15). En 2003, il a publié dans Le Libre Journal de Serge de Beketch, un long article de protestation contre la condamnation du révisionniste Jean Plantin à six mois de prison ferme (8 février 2003, p. 16-18) ; à l’époque, cet article, signé « Claude Courouve, docteur en philosophie, auteur-éditeur », m’a paru mériter la mise au point suivante, dont j’ai envoyé copie à l’intéressé.

Mise au point de R. Faurisson (13 février 2003)

Depuis des années, Claude Courouve défend la liberté de recherche et la liberté d’expression des révisionnistes. Je lui en sais gré. Malheureusement, le texte qu’il vient de signer dans Le Libre Journal est décevant. L’exposé, plutôt confus, manque de substance et les erreurs abondent.

C. Courouve se dit d’accord avec Arno Klarsfeld qui me reproche d’avoir porté contre les juifs l’accusation, infamante, d’escroquerie. Il écrit : « L’accusation d’escroquerie portée [par Faurisson] contre les seuls juifs est en effet infamante, et sort inconsidérément du registre historique ; Faurisson a d’ailleurs été condamné pour cela bien avant l’existence de la loi Gayssot (TGI, Paris, 1re chambre civile, 1er juillet 1981) ». Je relève là cinq erreurs :

1° Quand un jugement de tribunal (président Drai) a été, comme c’est ici le cas, suivi d’un arrêt de cour d’appel (président Grégoire), c’est l’arrêt qu’il faut prendre en considération et il se trouve que ledit arrêt, en date du 26 avril 1983, a sensiblement réformé ce jugement [en ma faveur];

2° C. Courouve a confondu ce procès, où il n’a pas été question de ce qu’il dit, avec un autre procès (en appel, président Hennion), qui m’a été intenté pour une phrase de soixante mots résumant la thèse révisionniste ;

3° Dans cette phrase, je parlais d’un « mensonge historique » qui avait ouvert la voie non à une escroquerie des juifs mais, précisément, à une « escroquerie politico-financière » qui avait permis principalement aux sionistes d’obtenir des Nations unies la création d’un Etat, malgré l’opposition de bien des juifs, et qui avait aussi permis ce que même des juifs dénoncent aujourd’hui sous les termes de « Shoah-Business » ou d’« Industrie de l’Holocauste » ;

4° Ce faisant, je ne sortais pas du champ de la recherche historique puisque, si un auteur pense avoir mis au jour un mensonge historique, il lui faut nécessairement préciser quels ont été, à son avis, les principaux bénéficiaires (ce qui ne veut pas dire : les responsables) et les principales victimes dudit mensonge ; c’est ce que j’ai fait sans mettre en cause « les seuls juifs ». Ce mot de juifs, je l’emploie au sens où C. Courouve parle de « la communauté juive » ou d’« une orthodoxie communautariste ». Pour moi, est « juive » ou « israélite » toute organisation ou personnalité qui se présente comme telle ;

5° C. Courouve n’aurait pas dû exciper d’une décision judiciaire prise à l’encontre d’un révisionniste ; en effet, avant la loi Fabius-Gayssot, des magistrats décidés à noyer un chien révisionniste l’accusaient forcément de la rage ; ils affectaient de poursuivre ou de condamner ce révisionniste non pas pour son opinion (ils s’en défendaient même !) mais pour sa méchanceté supposée, pour le dommage qu’il causait à certains, pour diffamation raciale, pour provocation à la haine, pour propagation de fausses nouvelles, etc.

C. Courouve insinue que je vise « à une exonération du nazisme pour ses crimes » et que je cherche à Hitler une « excuse ». Il ne le prouve pas.

Il tente ce qu’il nomme « un exposé chronologique de la problématique de la loi Gayssot », loi prise le 13 juillet 1990 contre les révisionnistes et qu’il conviendrait, en fait, d’appeler « loi Fabius-Gayssot ». Dans cet exposé disparate, on relève erreurs et lacunes. Par exemple, ce que dit C.Courouve au sujet des quarante-six volumes des archives d’Auschwitz, volumes que, selon lui, on nous cacherait, ne semble puisé qu’aux seules sources journalistiques. En 1995, un ouvrage en trois volumes, d’un total de 2158 pages, publié en polonais, en anglais et en allemand sous l’égide du Musée national d’Auschwitz par un ensemble de huit chercheurs, a révélé avec force chiffres et détails le contenu des cinquante et un, et non quarante-six, volumes des seuls registres mortuaires du camp (State Museum of Auschwitz, Death Books from Auschwitz, K.G. Saur, München, New Providence, London, Paris). Comme je l’ai noté dans mes écrits, ces chiffres apportent une éclatante confirmation de la justesse des estimations révisionnistes quant au nombre total des morts d’Auschwitz. A ce propos, C. Courouve croit fournir avec les chiffres proposés autrefois par J.-C. Pressac l’estimation la plus basse. Or une estimation encore plus basse a été proposée en mai 2002 par Fritjof Meyer, auteur orthodoxe s’il en fut. C. Courouve semble ignorer cette dernière estimation.

C. Courouve dresse une liste de personnalités qui ont eu le courage, à un moment, de dénoncer la loi antirévisionniste. Implicitement sa liste se présente comme complète. Elle ne l’est pas du tout et certaines absences surprennent. Mais surtout elle est trompeuse. C. Courouve y nomme, par exemple, Jacques Toubon, dont il cite une belle envolée, et Pierre Vidal-Naquet. Or le premier s’est par la suite déjugé au point que, dans sa nouvelle fonction de ministre de la Justice, il est allé jusqu’à préconiser une loi antirévisionniste encore plus draconienne que la loi Fabius-Gayssot dont il avait pourtant, quelques années auparavant, condamné le caractère totalitaire et stalinien. Le second [P. Vidal-Naquet], pour éviter de perdre définitivement un procès que lui intentait le révisionniste Henri Roques et qu’il avait perdu en première instance, a décidé, en seconde instance, d’en appeler à la loi Fabius-Gayssot, ce qui lui a permis de gagner miraculeusement en cause d’appel. Enfin, C. Courouve omet de dire que lesdites déclarations n’ont été qu’un déjeuner de soleil : leurs auteurs se sont ensuite murés dans le silence quand cette loi s’est trouvée effectivement appliquée à tel ou tel révisionniste. Il convenait d’en faire la remarque car le phénomène en dit long sur la peur qu’inspire en France « l’orthodoxie communautariste ». Encore récemment, quand Jean Plantin, « auteur-éditeur » et donc confrère de C. Courouve, a été condamné à six mois de prison ferme, Robert Ménard mis à part, personne, dans la liste présentée, n’a eu le courage de protester.

C. Courouve accuse le Parti communiste et lui seul d’être « à l’origine » de la « loi Gayssot ». C’est méconnaître l’histoire de cette loi liberticide. C’est ignorer les faits que mentionne Eric Delcroix dans La Police de la pensée contre le révisionnisme historique, ouvrage publié en 1994. Les initiateurs de la loi antirévisionniste ont été, dès le mois de mai 1986, des personnalités principalement juives réunies autour du grand rabbin Sirat. Puis, en 1987-1988, le Parti socialiste a pris l’affaire en main avec, en particulier, les initiatives de Georges Sarre, de Michel Sapin et surtout de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Le 23 mai 1989, lors d’une réunion organisée par l’Union des étudiants juifs de France et l’association Klarsfeld des Enfants de la Mémoire, L. Fabius a déclaré : « J’ai personnellement proposé une loi contre les négateurs ». Il a prévenu que le Parlement devait agir au rebours de ce qu’avait ordonné Henri IV lorsque ce dernier, désireux d’apaiser les querelles civiles, avait proclamé par l’édit de Nantes qu’il ne devait plus en être question dans le royaume. « Le Parlement devra se faire mémoire », a lancé L. Fabius. La salle, debout, lui a fait une ovation. A son origine, la proposition Gayssot ne visait, elle, qu’à renforcer la répression du racisme. Encore au début de mai 1990, elle n’était, a-t-on dit, qu’« une coquille vide » (Hervé Algalarrondo, « Racisme, histoire d’un ratage », Le Nouvel Observateur, 10 mai 1990, p.77). L. Fabius et ses amis socialistes ont rempli cette coquille avec une disposition antirévisionniste, appelée par Jacques Julliard « l’amendement anti-Faurisson », et ils ont gracieusement permis aux communistes de présenter cette loi. Sans l’exploitation par L. Fabius et Pierre Joxe de la violation de sépultures juives dans le cimetière de Carpentras, il est probable que cette loi aurait fait l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel.

En somme, pour être exact et plus efficace, l’article de C. Courouve aurait besoin d’un travail de révision.

Message de C. Courouve au député Pierre Lellouche (25 septembre 2004)

Le 25 septembre 2004, Noël Mamère est amené à dire que, si la justice déclarait illégale le mariage d’homosexuels, il refuserait d’obtempérer « au nom de la désobéissance civile ». Un débat s’ensuit alors sur cette notion et, pour sa part, un député de Paris, d’origine juive, Pierre Lellouche, déclare : « On ne peut pas tout justifier au nom de la désobéissance civile, sinon, demain, un négationniste peut revendiquer son droit d’expression en refusant d’appliquer la loi Gayssot » (Le Monde daté des 25 et 26 septembre 2004, p.5). C. Courouve adresse alors au député en question le message suivant :

Monsieur le Député, Je lis ce jour sur le site www.lemonde.fr http://www.lemonde.fr : « L’argument selon lequel la désobéissance civile permettrait de faire reconnaître certains droits, dans une démocratie, ne tient pas davantage pour ses détracteurs. ‘C'était vrai pour les objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie, mais les circonstances étaient exceptionnelles’, concède le député (UMP) de Paris Pierre Lellouche. ‘On ne peut pas tout justifier au nom de la désobéissance civile, sinon, demain, un négationniste peut revendiquer son droit d’expression en refusant d’appliquer la loi Gayssot’, prévient-il. Selon lui, ‘il faut respecter le fait majoritaire, et attendre l’alternance’. ‘Le viol systématique de la loi par des élus n’a pas sa place dans une démocratie qui fonctionne’, ajoute-t-il ».

Je suis d'accord avec vous, et avec Diderot : « Nous parlerons contre les lois insensées jusqu’à ce qu’on les réforme ; et, en attendant, nous nous y soumettrons. Celui qui, de son autorité privée, enfreint une mauvaise loi, autorise tout autre à enfreindre les bonnes. » (Supplément au Voyage de Bougainville). Mais il n’empêche que cette loi Gayssot est une loi détestable, quasi unanimement condamnée.

De nombreuses personnalités se sont prononcées contre cette loi Fabius-Gayssot : les anciens ministres de la Justice Jacques Toubon et Simone Veil ; Jacques Toubon, alors député, précisait : « Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire » (Assemblée nationale, 3e séance du 21 juin 1991) ; Jacques Julliard, Annie Kriegel (décédée), Alfred Grosser (Le Monde, 13 septembre 1990), Michel Tournier (prix Goncourt) ; Jean Foyer, ancien ministre de la Justice ; les anciens sénateurs Paul Masson, Jacques Thyraud, Jean Marie Girault et le sénateur René-Georges Laurin ; l’historien de la littérature russe Georges Nivat (ENS-Ulm), qui déclarait : « Je n’approuve pas la loi qui institue un délit de contre-vérité historique » (communication personnelle) ; Dominique Jamet ; le député Jacques Limouzy (RPR) ; Me Jacques Vergès ; Me Patrick Simon ; l’historien Maxime Rodinson ; l’éditeur Jean-Jacques Pauvert, « la grande majorité des historiens » selon les termes de Pierre Vidal-Naquet (Le Monde, 4 mai 1996), dont François Furet (décédé) ; loi « unanimement contestée par les historiens, les juristes et les politiques » (l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi du 27/6-3/7/1996) ; Alain Peyrefitte (décédé), ancien ministre de la Justice ; l'Académie des sciences morales et politiques (octobre 1996) ; Jacques Caritey (Revue administrative) ; le philosophe Paul Ricœur ; l'écrivain Michel Houellebecq ; l'académicien Alain Robbe-Grillet ; Robert Ménard (Reporters sans frontières) ; Ivan Rioufol (Le Figaro). Selon un sondage Sofres/Union des étudiants juifs de France de janvier-février 2002, 51 % (contre 48 %) des jeunes de 15 à 24 ans estimeraient que « chacun peut penser comme il veut » dans ce domaine.

Il faudrait donc ouvrir la possibilité de revenir sur cette loi de 1990 ; en verrouillant indéfiniment le débat, on justifierait alors les options de désobéissance. – Voyez mes réflexions relatives à cette question sur la page suivante de mon site, http://pageperso.aol.fr/ccourouve/deh1.html

Je vous prie de croire, Monsieur le Député, à l'expression de mes sentiments les plus respectueux. [Signé : Claude Courouve]

Message de R. Faurisson à C. Courouve (26 septembre 2004)

Votre initiative n’est certes pas pour me déplaire mais ne craignez-vous pas que, par certains de ses aspects (que je vous avais déjà signalés l'an dernier), votre lettre [à P. Lellouche] ne soit devenue caduque ? – Il serait intéressant de faire le point sur l’historique de l’accueil rencontré par cette loi aujourd’hui vieille de quatorze ans. On verrait que la pression juive a conduit des gens comme Toubon et Me Leclerc à se renier jusqu'à faire de la surenchère dans l’autre sens et l’on constaterait également que presque personne n’ose aujourd’hui protester contre cette loi.

Bruno Gaccio qui fait littéralement profession de défendre la liberté d'expression est en faveur du cassage de gueule des révisionnistes. Philippe Bilger ne relève pas même son propos. Voyez le livre qu'ils viennent de publier en commun, Le Guignol et le Magistrat sur la liberté d'expression, Flammarion, septembre 2004, p. 257-260. Gaccio est un casseur d'assiettes, qui ne casse d’ailleurs rien en fait, et les propos qu’il me prête sont faux, mais je trouve significatif qu’un Bilger juge « drôle » à « rire » l’épisode au cours duquel on voit Gaccio menacer un « vieux bonhomme » d’une « onzième agression dans cinq secondes » (mots inventés là aussi par le matamore).

La pression juive est énorme. N’avait-elle pas contraint l’ONU à voter l’abrogation de la résolution où le sionisme était condamné comme une forme de racisme ? Stupéfiant tour de force ! Aujourd’hui Sharon laisse une fois de plus entendre qu’il va faire assassiner Yasser Arafat ; la nouvelle devrait être immédiatement accueillie par un hourvari. Or rien de tel jusqu’à présent. Et Sharon, s’il le voulait, pourrait non seulement liquider Arafat mais, avec les 5 000 bombes spéciales livrées par les Etats-Unis, répéter en Iran l’opération Osirak.

La situation mondiale ainsi que la situation particulière de la France montrent que l'emprise juive et la névrose juive ont pris de telles proportions qu'une abrogation de la loi garantissant la version casher de la seconde guerre mondiale n’est plus possible. Au contraire, la répression du révisionnisme s'étend maintenant un peu partout. Voyez tout récemment les cas Rami, Grosskopf, Roeder, Theil, Berclaz (qui pourrait être livré à la Suisse par le président, juif, de la Serbie), sans compter le malheureux Zündel qui, depuis bientôt vingt mois, croupit en prison de haute sécurité. – Mais je perds mon temps ... Inutile de me répondre. [Signé : Robert Faurisson]

La puissance juive et « une insupportable police juive de la pensée » (A. Kriegel)

Nous ne vivons pas dans l’empyrée philosophique. Pour commencer, nous ne sommes plus dans les années 1990 mais en 2004. Un quasi-silence a fini par s’instaurer dans les rangs de ceux qui, il n’y a guère, osaient encore protester ou murmurer contre la loi Fabius-Gayssot. J’en faisais déjà la remarque à C. Courouve dans ma mise au point du 13 février 2003. En vain. Il n’a, on le voit, tenu aucun compte des retournements à 180° de certains protestataires. Au fond, P. Lellouche serait en droit de lui répliquer : « Voyez comme telles de ces personnes que vous me citez sont redevenues clairvoyantes ! Elles sont maintenant en faveur de cette loi ! Quant aux autres, on ne les entend plus. Qui ne dit mot consent. »

Aujourd’hui, à pleins charters, on convoie les enfants de France vers Auschwitz ou vers d’autres « camps de la mort ». Les pèlerinages de la religion de « l’Holocauste » fonctionnent à plein régime. Tandis que les catholiques ne font pas une obligation à tous, croyants ou mécréants, de se rendre pieusement à Lourdes, les groupes de pression juifs, eux, ne nous demandent pas notre avis. Dans ces dernières années, ils ont investi l’ensemble des institutions scolaires de France pour leur imposer, aux frais du contribuable, l’enseignement de la Shoah à grands renforts de « mallettes pédagogiques » juives et de matériels de sensibilisation à l’incomparable souffrance juive. Au dernier banquet annuel du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF), pas moins de dix-sept ministres en exercice et nombre de nos dignitaires de la politique, des médias et de la finance sont venus écouter comme au prêche les menaces et les gémissements du banquier Roger Cukierman. C. Courouve ne décrit pas cette puissance juive (qui n’a rien à voir avec l’idée farfelue d’un « complot juif »). Il ne dénonce pas vraiment ce que même une Annie Kriegel, justement à propos de la loi Fabius-Gayssot, avait eu le courage et la lucidité d’appeler « une insupportable police juive de la pensée ».

Essayons de voir la réalité en face, ne serait-ce que pour mieux débusquer, décrire et dénoncer toutes les formes de polices de la pensée, à commencer par la plus insolente d’entre celles-ci : la police juive. Se déclarer hostile à la loi Fabius-Gayssot sans toutefois en dénoncer les instigateurs et les gardiens, c’est faire preuve de prudence mais non de clarté.

28 septembre 2004

Thursday, September 16, 2004

German "witnesses" in the film "Shoah" were bought at a high price

I have already shown how Claude Lanzmann, in his film Shoah, sought to make us believe in Nazi gas chambers at Auschwitz and Treblinka. He had, notably, used alleged Polish or German witnesses whose accounts were in reality vague, confused, contradictory and rich in material impossibilities.

In an interview in 1985 he already said on the subject of the "German witnesses": "Money made up the minds of the hesitant ones" (report by Annette Lévy-Willard and Laurent Joffrin in Libération, 25 April 1985, p. 22). Yesterday he did it again, declaring: "And then, I paid. No light sum. I paid them all, the Germans" (Virginie Malingre, "Claude Lanzmann explains Shoah to pupils before its distribution in the lycées", Le Monde, 16 September 2004, p. 12).

September 16, 2004

Les "témoins" allemands du film "Shoah" se sont fait acheter à haut prix

J'ai déjà montré comment Claude Lanzmann, dans son film Shoah, avait cherché à nous faire croire aux chambres à gaz nazies d' Auschwitz et de Treblinka. Il avait notamment utilisé de prétendus témoins polonais ou allemands, dont les récits étaient en réalité vagues, confus, contradictoires et riches d'impossibilités matérielles.

En 1985, lors d'une interview, C. Lanzmann avait déjà dit à propos des "témoins allemands" : "L'argent a décidé les hésitants" (reportage d'Annette Lévy-Willard et Laurent Joffrin, Libération, 25 avril 1985, p. 22).

Hier, il a récidivé et déclaré : "Et puis, j'ai payé. Une somme pas mince. Je les ai tous payés, les Allemands" (Virginie Malingre, "Claude Lanzmann explique Shoah à des élèves avant sa distribution dans les lycées", Le Monde, 16 septembre 2004, p. 12).

16 septembre 2004

Monday, September 13, 2004

Catinchi écrit avec ses pieds

Philippe-Jean Catinchi écrit avec ses pieds (ou peut-être avec les pieds de Josyane Savigneau ?).

Relisez son article du 3 novembre (Le Monde des livres, p. VIII). Vous y noterez comment on lit un échec dans une affaire, puis comment dans une victoire on peut voir des lettres de noblesse et, enfin, comment une recrudescence repose une question. Vous y rencontrerez un homme dont le compas s'ouvre avec aisance et des chapitres qui lient des zooms. Vous y verrez un enjeu où se teste l'application de principes ou encore une donne qui semble éteindre un débat. Et que dire des effets qui redésignent une communauté comme le plus commode bouc émissaire des malheurs nés de la société nouvelle aux yeux des privilégiés lésés ? Vous y tomberez sur une sélection victimaire qui fait de certains, si attachés à la tradition, l'image noire d'une antitradition dont l'individualisme et le capitalisme offrent le double visage. Vous apercevrez aussi des rebondissements qui remettent en question une légitimité, sans compter une dénonciation qui épingle. En conclusion, vous aurez droit non seulement à un tour d'horizon qui permet de remettre en perspective mais aussi à des vagues qui se fondent tacitement dans des codes.

J'entends dire que Le Monde "est dans le rouge" et que Jean-Marie Colombani, lequel, pour sa part, écrit courbe et moite, va devoir se séparer d'une centaine de ses collaborateurs. Faisons le voeu qu'il nous conserve la Savigneau et le Catinchi !

13 septembre 2004

Monday, September 6, 2004

Fritjof Meyer has withdrawn from the public debate

In May of 2002 Fritjof Meyer, editor-in-chief of the magazine Der Spiegel, published in the monthly Osteuropa, whose editorial commission is headed by Rita Süssmuth, former president of the Bundestag, an article (p. 631-641) entitled “Die Zahl der Opfer von Auschwitz. Neue Erkenntnisse durch neue Archivfunde” (“The number of victims of Auschwitz. New figures through the discovery of new archives”). Rejecting the figure of 4,000,000 victims (the official one until 1990) and that of 1,500,000 (no less official, but steadily revised since 1995), he boldly proposed the “presumed” figure of 510,000 dead, of whom probably 356,000 killed by gassing. He stated that this “genocide” had “most likely” been perpetrated “predominantly” (überwiegend) outside the camp, in the “White Farm” or “Bunker I” and the “Red Farm” or “Bunker II”. For the guardians of the holocaustic faith this latter assertion contravened the dogma holding that the gassings had been carried out, very predominantly, in the four great crematories of Auschwitz-Birkenau.

From July 2002 revisionist publications announced this spectacular revision coming from an author who in his study had condemned what is called Nazi barbarism. In November The Journal of Historical Review presented an account by Mark Weber on pages 24-28 of its issue dated May-August of that year. In February 2003 the first issue of Germar Rudolf’s The Revisionist carried an essay on the subject by Carlo Mattogno (p. 30-37). In Germany itself, the review Nation und Europa launched and maintained a long revisionist campaign on the theme of F. Meyer’s “revisionism”. Wieland Körner dealt with the matter in a brief work entitled Die neue Sicht von Auschwitz (“The New View of Auschwitz”), January 2004, Durchblick-Bücher, PF 33 04 04, D 28334 Bremen.

Some orthodox authors indeed found it necessary to break the silence at their end. In Die Welt of 28 August 2002 Sven Felix Kellerhof opened fire by bemoaning the fact that a “key witness of the liberal left” had lost his way and gone to the aid of the “Holocaust deniers”. There followed a controversy, with F. Meyer protesting his good intentions and “antifascist” convictions. In turn Franciszek Piper, the Polish communist and former curator of the Auschwitz Museum, entered the fray. F. Meyer made a rejoinder. The affair began to grow nasty. Certain revisionists cleverly forced the German judicial authorities to explain their failure to prosecute F. Meyer. Their answer: the author had doubtless come forth with reduced figures but he had done so without minimising the gravity of the crime (for the full text of the Lüneberg public prosecutor’s reply, see Recht und Wahrheit, n° 11 & 12, p. 16-17, published in Tenerife).

Eventually, with the business nonetheless taking a more and more irksome turn for him, the editor-in-chief of Der Spiegel preferred to throw in the towel. In a short piece dated 12 February he stated that, in view of the profit that the revisionists had garnered from his article and their intention in future to persist in “instrumentalising” his arguments, he preferred to withdraw from the public debate. In closing, he called for a mobilisation against fascists wherever they might be. He confided his decision to the “Information Service against Rightwing Extremism” (Informationsdienst gegen Rechtsextremismus) directed by Albrecht Kolthoff who, for his part, in a text of 23 February, said that, although he understood F. Meyer’s decision, he lamented it.

(http://www.idgr.de/texte/geschichte/ns-verbrechen/fritjof-meyer/meyer-040212.php).

September 6, 2004

Fritjof Meyer s’est retiré du débat public

En mai 2002, Fritjof Meyer, rédacteur en chef du magazine Der Spiegel, avait publié dans Osteuropa, mensuel dont le comité directeur est présidé par Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag, un article (p. 631-641) intitulé : « Die Zahl der Opfer von Auschwitz. Neue Erkenntnisse durch neue Archivfunde » (Le nombre des victimes d’Auschwitz. Nouvelles données grâce à la découverte de nouvelles archives). Récusant le chiffre de 4 000 000 de victimes (donnée officielle jusqu’en 1990) et celui de 1 500 000 (donnée non moins officielle, mais révisée, à partir de 1995), il proposait hardiment le chiffre « présumé » de 510 000 morts, dont « vraisemblablement » 356 000 tués par gaz. Il affirmait que ce « génocide » avait « vraisemblablement » été perpétré « surtout » (überwiegend) à l’extérieur du camp d’Auschwitz, dans la « ferme blanche » ou « Bunker I » et la « ferme rouge » ou « Bunker II ». Pour les gardiens de la foi holocaustique cette dernière assertion enfreignait le dogme selon lequel les gazages avaient été perpétrés surtout , et de loin, dans les quatre vastes crématoires du camp d’Auschwitz-Birkenau.

Dès juillet 2002, des publications révisionnistes ont fait état de cette spectaculaire révision venue d’un auteur qui dans son étude dénonçait ce qu’on appelle la barbarie nazie. En novembre, The Journal of Historical Review a reproduit dans sa livraison datée de mai-août 2002 un compte rendu de Mark Weber (p. 24-28). En février 2003, le premier numéro de The Revisionist, publication de Germar Rudolf, a contenu sur le sujet une étude de Carlo Mattogno (p. 30-37). En Allemagne même, la revue Nation u. Europa a lancé et entretenu une longue campagne révisionniste sur le thème du « révisionnisme » de F. Meyer. Wieland Körner a traité du sujet dans un opuscule, Die neue Sicht von Auschwitz (La Nouvelle Vue d’Auschwitz), janvier 2004, Durchblick-Bücher, PF 33 04 04, D 28334 Bremen.

Du côté des auteurs orthodoxes, il a bien fallu sortir du silence. Dans Die Welt, Sven Felix Kellerhof a ouvert le feu en déplorant l’égarement d’un « témoin-clé de la gauche libérale » venu au secours des « négateurs de l’Holocauste » (28 août 2002). Il s’en est suivi une controverse avec F. Meyer protestant de ses bonnes intentions et de ses convictions « antifascistes ». A son tour, Franciszek Piper, ancien directeur communiste du Musée d’Auschwitz, est entré dans la controverse. F. Meyer lui a répliqué. L’affaire s’est envenimée. Des révisionnistes ont habilement contraint les autorités judiciaires allemandes à expliquer pourquoi elles ne poursuivaient pas F. Meyer. Réponse de ces dernières : l’auteur a sans doute procédé à une réduction des chiffres mais sans minimiser la gravité du crime (pour l’intégralité de la réponse du ministère public de Lüneburg, le 1er août 2003, on se reportera à Recht und Wahrheit, Nr 11+12/2003, p. 16-17, revue publiée à Tenerife).

En définitive, l’affaire prenant tout de même fâcheuse tournure pour lui, le rédacteur en chef de Der Spiegel a préféré jeter l’éponge. Dans un court texte daté du 12 février 2004 il a annoncé que, vu le parti que les révisionnistes avaient tiré de son article et vu leur intention de persister dans l’avenir à « instrumentaliser » ses thèses, il préférait se retirer du débat public. Pour terminer, il en a appelé à une mobilisation contre les fascistes où qu’ils se trouvent. Il a confié sa décision au Service d’information contre l’extrémisme de droite (Informationsdienst gegen Rechtsextremismus) dirigé par Albrecht Kolthoff, lequel, pour sa part, dans un texte daté du 23 février 2004, déclare qu’il comprend la décision de F. Meyer mais la déplore.

(http://www.idgr.de/texte/geschichte/ns-verbrechen/fritjof-meyer/meyer-040212.php).

6 septembre 2004