Tuesday, May 13, 2003

Au Canada, Ernst Zündel est toujours en prison de haute sécurité

Toujours en prison de haute sécurité près de Toronto et toujours dans l’incertitude sur le sort qu’on lui réserve, Ernst Zündel tient à exprimer sa profonde gratitude à l’endroit des lecteurs de Rivarol. Il a fait savoir que, dans le flot des lettres reçues d’une bonne partie du monde, il a été ému par l’exceptionnelle qualité intellectuelle et morale de la correspondance envoyée par ces lecteurs français ou francophones. Il déplore de ne pouvoir répondre à la plupart d’entre eux parce qu’il n’a pas leur adresse. Il faut savoir, en effet, que le personnel de la prison a pour ordre d’arracher tout ce qui a été collé par l’expéditeur, c’est-à-dire non seulement l’enveloppe et les timbres mais aussi les autocollants indiquant les adresses, et cela… pour s’assurer que l’expéditeur n’a pas glissé dans son envoi de poudre suspecte ou de drogue!


Toutes les trente minutes, de jour comme de nuit, un responsable de la prison, accompagné de deux gardes, pénètre dans la cellule éclairée a giorno et, en présence du prisonnier, consigne sur un registre ce que ce dernier a été trouvé en train de faire. La promenade dans la cour dure dix minutes par jour, dans l’éternelle tenue orange, menottes aux mains, chaînes aux pieds. Aucun détenu ne peut lui adresser la parole. Parfois, il est conduit devant un juge des plus spéciaux qui, immanquablement, reconduit la décision de le maintenir en détention, car E. Zündel est censé représenter un danger pour la sécurité du Canada. Ses accusateurs reconnaissent qu’ils n’ont pas trouvé trace, dans toute sa vie, d’une seule violence ou d’un seul appel à la violence ; mais, sans preuve à l’appui, ils soutiennent que ses opinions sur le sort des juifs durant la deuxième guerre mondiale et sa façon de présenter l’histoire du IIIe Reich peuvent susciter des actes de violence préjudiciables à l’harmonie dans laquelle vivent les communautés du Canada. Parfois les séances de cet étrange tribunal pour la Sécurité du Canada se tiennent à huis clos. En l’absence de l’intéressé et de tout avocat, le juge entend des témoins de l’accusation choisis par l’Intelligence Service et reçoit des documents à charge. Même ultérieurement, l’accusé ou ses avocats seront tenus dans l’ignorance de ce que contenaient précisément lesdits témoignages et documents.


Ce que veulent ses puissants adversaires, c’est que le malheureux soit extradé vers l’Allemagne où il serait jugé par un tribunal encore plus spécial ; selon l’usage, accusé et avocat y seraient proprement bâillonnés. Au terme de la mascarade, la trappe.


Tout récemment, deux événements sont venus redonner un peu d’espoir, sinon au prisonnier, du moins à ceux qui aiment et admirent ce grand caractère. Doug Christie, « the Battling Barrister » (l’avocat de combat) qui s’était illustré dans les procès fleuves intentés à E. Zündel notamment en 1984-1985, puis en 1988-1992 et, enfin, de mai 1997 à janvier 2002, a enfin pu se libérer des contraintes professionnelles qui le retenaient à son cabinet de la région de Vancouver, soit à quatre mille kilomètres de là. Il s’est rendu sur place à Toronto et, pour les besoins de la cause, à Ottawa. Il ne sera pas homme à se laisser intimider. Un autre avocat de choc vient d’être découvert aux États-Unis par Ingrid Rimland, qui est l’épouse d’E. Zündel ; il est décidé à porter le fer dans ce qui reste le scandale originel de cette ténébreuse affaire : le kidnapping légal d’E. Zündel dans un paisible village du Tennessee par trois agents de police d’un service d’immigration aidés de deux policiers locaux, kidnapping qui s’est produit ce 5 février et qui a été suivi d’une incarcération dans des conditions abjectes, puis d’une extradition précipitée vers le Canada avec interdiction de revenir trouver sa femme aux États-Unis pendant vingt ans. E. Zündel, né en Allemagne le 24 avril 1939, a soixante-quatre ans.


Aux dernières nouvelles, le site d’Ingrid Rimland (« le site le plus assiégé sur le Net ») a été supprimé par le géant américain des communications QWest, qui, de guerre lasse, a cédé aux pressions de certains. Heureusement, ce site a trouvé refuge ailleurs et il reste consultable à <http://www.zundelsite.org>.


On peut écrire à Ernst Zündel, Niagara Detention Centre, P.O.B. 1050, Thorold, Ontario, L2V 4A6 (Canada). Attention ! Aucun cadeau n’est autorisé ni aucun envoi de document ou de coupures de presse. On peut également écrire à Ingrid Rimland, 3152 Parkway, Suite 13, PMB 109, Pigeon Forge, Tennessee 37863 (USA) ; dans ce cas, des contributions au fonds de défense sont possibles (en euros, par exemple).


Additif du 29 février 2004 : E. Zündel est toujours en prison, toujours sans notification d’un crime ou d’un délit qu’il aurait commis, toujours devant un juge unique (Pierre Blais), toujours sans jury, toujours sans possibilité de voir, d’écouter et de réfuter les témoins que son juge entend en secret et toujours sous la menace d’une condamnation dont il ne pourrait faire appel. On peut lui écrire mais non lui envoyer de cadeau ou d’objet à l’adresse suivante : MWDC, 111 Disco Road, Rexdale, Ontario M9W 1M3 (Canada) ; Rexdale se situe dans la banlieue de Toronto.


14 mai 2003

(Avec additif du 29 février 2004)


Sunday, May 11, 2003

The Revisionist Method Applied to the History of the Third World War


The American government considers itself in a state of worldwide war against what it calls international terrorism. The Americans went to war with Iraq because, according to them, Saddam Hussein possessed weapons of mass destruction that threatened the United States. In support of that charge, they have not, up to now, provided any real evidence but instead only fallacious displays.
Some observers think this absence of real evidence must be embarrassing both for the White House and for those who, in the international community, have chimed in with George W. Bush and Tony Blair to assure us that Saddam Hussein had such weapons. Those observers are mistaken. They are unaware of the history of war propaganda; on this subject they ought to consult the revisionist authors. Then they would learn that, for the public at large, the best proof of the existence of those weapons is precisely the fact that no trace or evidence of them is to be found.
Lies of the past
Let us recall here the witch trials, the so-called “Nazi war crimes” trials and the cases brought against historical revisionists.
In centuries past – in particular from 1450 to 1650, but still towards the end of the 18th century – certain ecclesiastical tribunals and learned university men maintained that there were sixty places on a woman's body where traces of sexual intercourse with the Devil could be noted. But other courts, and minds no less learned, deemed that, despite all the fine details furnished by experts, the best proof of said contact lay in the fact that the Devil had erased all traces thereof; if he hadn’t, they asserted, he would not be the Devil.
In the last century, especially in 1945-1946 with the show trials at Nuremberg, then during an endless series of cases brought – still today! – against “camp guards”, “war criminals”, “collaborators” and, finally, in actions against revisionists, a similar phenomenon could be observed as regards the alleged genocide of the Jews and the alleged Nazi gas chambers. Here, the learned ones initially held that, considering the abundance of evidence and witnesses, it was enough to state that those horrors were “facts of common knowledge” (Article 21 of the Charter of the International Military Tribunal at Nuremberg). Then, in their writings, other learned ones desired, all the same, to carry out a demonstration, but in the end it emerged that, all told, and by those experts’ own admission, only “beginnings of proof” were to be discovered, accompanied by testimonies to be received with caution (the case, for example, of Jean-Claude Pressac with his bulky book, in English, devoted to the gas chambers of Auschwitz, and of Robert Jan van Pelt, author of two works on the same subject). Lastly, the more cunning among them have chosen to declare: “Everyone knows that the Nazis destroyed those gas chambers and systematically eliminated all the witnesses”: this statement comes from Simone Veil (France-Soir Magazine, May 7, 1983, p. 47), who thus has us understand that Hitler would simply not have been Hitler if he had left behind the least trace of his gigantic crime. In fact, in the millions of documents left in our world by that new Satan, one will not find so much as a single order to kill Jews, nor any plan to exterminate millions of them (not even in the report of a certain meeting held at Berlin-Wannsee), nor any directive stating that the Jews had to be physically eliminated (not even as concerns the Einsatzgruppen), nor any hint of a budget for so vast an enterprise. Also, in all the globe, there is nowhere to be seen even a single execution gas van or a single execution gas chamber, apart from some grotesque Potemkin village or theatrical prop-style gas chambers clumsily “reconstituted” after the war. When confronted with this utter void in the way of evidence, such an authority as that most learned among the “Holocaust” experts, the Jewish master Raul Hilberg, ended up explaining, in desperation, that the formidable slaughter had taken place thanks to “an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy”, the German bureaucracy, that is. More diabolical than Beelzebub himself, Adolf Hitler had not been content with erasing all evidence of his crime but, the better to fool everyone, he also left evidence meant to have people believe he had never wanted, much less tried, to exterminate the Jews in the first place. To take but three examples: first, he had spared the lives of millions of them; then, as the documents prove, he had sought, in order to solve “the Jewish question in Europe”, only a “final territorial solution” (with the Madagascar plan, or some other one); finally, his military courts convicted and sentenced to death Germans guilty of killing just one Jew. And so on and so forth. As for the magical gas chambers, he made them disappear so well that afterwards nobody could take up the challenge of historical revisionists demanding that one of the crime weapons be shown or, at the very least, drawn or described. It also proved impossible to explain how those chemical slaughterhouses could function without killing the personnel assigned to clear them of thousands of corpses infused with cyanide, and therefore untouchable. So it was that Adolf Hitler left the Jews incapable of proving their main accusation against him, thus confirming his thoroughly diabolical nature.
Today’s lie
At this beginning of the 21st century, it seems we’re being replayed the same script with Saddam Hussein and his weapons of mass destruction. And I do say “seems”, for stress needs to be laid on a sizeable difference. While intercourse with the Devil was physically impossible and the Nazi gas chamber was chemically inconceivable, one must agree that the terrifying weapons of Saddam Hussein are, in theory, perfectly possible, from the point of view of physics and chemistry, if only because his accusers, beginning with Ariel Sharon, are themselves in possession of huge numbers of those very things, albeit known by the innocuous name of “weapons of mass deterrence”.
The eternal big lie
In wartime all political regimes of whatever stripe, whether Saddam Hussein’s or G.W. Bush’s, employ the coarsest of lies. To launch a country into a war, maintain warlike fervour or justify a military crusade after the fact, only a good old-fashioned big lie will speak to the crowd. An ingenious lie or a newly invented one will not do the trick. There exist formulas for moving a mass of people to indignation, anger, the desire to fight, formulas for arousing, at least temporarily, the will to commit oneself heart and soul to the war effort. The politician with experience in handling the masses knows the powers of the simplistic, and also knows that the ultimate skill consists in elaborating on the theme “I love you; love me!”, or “I’m good, you’re good and the others are wicked.” The televangelist intones: “God is love, God is with us and against the evil ones.” The first weapon of the ordinary confidence man is not some genius for swindling but an ability to gain sympathy when approaching the victim and to proceed with the very simplest talk. In a leader taking his country into a war one will necessarily find these features and these expedients of the politician, the televangelist and the swindler. From this standpoint, Franklin D. Roosevelt will perhaps go down in history as the slyest of 20th century warmongers. Will Bush outdo him in the new century?
The comfort of credulity
The perfect crime leaves no trace, no evidence. Similarly, here the perfect accusation is not based on anything verifiable. The war propagandist knows this. It will suffice for him to launch the eternal atrocity stories about opponents who spend most of their time killing babies, using invisible weapons, operating corpse factories located near mass graves. These accounts will win people over only if not accompanied by any purported evidence, or if flanked merely by “clues”, “testimonies” or references to unidentified “sources.” Hard evidence has the drawback of restricting the imagination and passions. With clues there is the advantage of giving free rein to the fancy. As for testimonies, they touch sensitive souls, especially if accompanied by tears or scenes of fainting (a speciality of some Israeli witnesses). A gratuitous and stereotyped slander will do the job better than one with detailed accusations and supporting evidence. One favourite recipe is a genuine photograph with a false caption; for example, the photo will show dead bodies but the caption will tell of the killed, the massacred, the exterminated. Ideal witnesses provide no other information on the crime than inexact bits of exactness: this allows people who lend them credence to build the décor in their own heads, and reconstitute the crime scene to their liking. Without difficulty, as if on a magic carpet, the listeners, in their minds, fly off towards Auschwitz, Timisoara or the Kuwait City hospital where, according to Bush the elder, the Iraqis had, in 1991, disconnected incubators with premature babies inside. Those who hear or see such a witness feel delightfully flooded with compassion, and thoroughly enjoy themselves: they satisfy all at once a taste for the spectacle of horror (to which they could never admit), their inner need to hate and their aspiration for the finer feelings. The shrewd propagandist thus leaves those he tricks with the illusion of a certain personal freedom.
The need to believe
The common crowd is simple, and it will never be said too often that a simple mind finds real charm in elementary reasoning, particularly in circular reasoning. For instance, people can be told that the proof that someone is wicked is that he is wicked. The proof that the man is wicked is that he doesn’t love us. If he doesn’t love us, it’s that he’s barbaric. If he’s barbaric, it’s that he doesn’t see things as we do. This wicked barbarian belongs to another world, which can only be the nether world. If he is of the nether world, it follows that we are of a higher world. And so it is confirmed that, if we are good, our enemy is fundamentally bad. The circle is complete: it’s perfect. Any other proof is superfluous and, just as Henri IV’s white horse is white because it’s white, it also ought not to be wondered how the mass murder attributed to Hitler was technically possible: “It was technically possible, since it happened.” That extravagant asininity was proffered, in a joint declaration, by Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel and about thirty French historians when in 1978-1979 I had, in a way, beseeched those people to explain how the gassings of Jews, such as they were described to us, had been technically possible (Le Monde, February 21, 1979, p. 23). As for Saddam Hussein’s weapons, if they aren’t in his country, then they must be somewhere else. If they aren’t in Iraq, it’s because they’re in Syria. Or in Iran. Or on the moon. Or the Devil knows where! But what does it matter? The masses have a short memory. They will not go and hold the liars to account for anything. For them, with or without a weapon, with or without any evidence, the crime of the defeated side remains a crime and the defeated criminal, a criminal. Circular reasoning delectably finds its place in the cerebral convolutions of the simple-minded. It’s snug and cosy there. Reptilian or not, isn’t the brain a more or less soft, spongy, formless mass? Isn’t the heart basically just a pump that sucks in and pushes out without one’s having to think about it? Isn’t laziness voluptuous? And thinking, tiring? The effort of memory, hard? Then why, in a consumer society, complicate one’s life when it’s quite enough to receive, absorb, regurgitate, then, with a refilled belly and a brain full of air, feel good-hearted alongside the winning killer?
The third world war is recycling the old lies
American leaders have never shown much interest for nuance or detail. And ever since 1898 at the latest, in order to justify their incessant military expeditions they have employed the same inventions. Why would they change them? Those inventions have successfully covered over the horrors that the boys piled up during the Second World War, their war in Vietnam and in twenty other military adventures. The same fakeries were used to justify the masquerade of a trial at Nuremberg and are still found now in the hideous holocaustic propaganda of which American Jews have made themselves the champions. Just recently, the White House and its Judeo-Israeli camarilla have done nothing more than recycle the most worn-out concoctions of war propaganda in making up and exploiting a fable about weapons of mass destruction supposedly held by Saddam Hussein, who, for that matter – let it be said in passing –, forgot to put them to use when the time came. Their second war against Iraq has illustrated the progress of the Americans’ inventions in all fields except, on the one hand, the fabrication of horrors ascribed to the opponent and, on the other hand, the fabrication of their own soldiers’ alleged prowess. Their propaganda may have changed shape but the content has never varied. In an accessory manner, we have now been treated to Saddam Hussein’s doubles (six in all, of whom none has yet been found) as well as a heroic, if purely fictional tale with the young soldier Jessica Lynch’s rescue story.
The revisionists are lucky. Over the course of the new world war, their task will be easy. War propaganda will remain imperturbably the same. Jean Norton Cru, in dealing with the First World War, and Paul Rassinier, with the Second World War, have in a way already described for us the great deceptions of this third world war. It should be enough to read these authors again. They have, if one dare say, recorded in advance the long-standing lies of Bush Sr., Bush Jr., Blair and Sharon. The third world war will be quite different from the two great wars that have gone before and will innovate in a number of fields, but its propaganda based on atrocity stories will continue to abide by tradition. Crass and deeply cynical, it will continue to illustrate a truth borne out by experience: in time of war fever, the accusation that really carries with the masses is one that is not actually accompanied by evidence. The Americans will compensate for this absence of genuine evidence with spin doctors’ arrangements, further clownery à la Colin Powell (who made believe, for the cameras, to be waving a tube of Iraqi poison), or else with still more vile Hollywood productions in the Shoah Business and Holocaust Industry tradition. Applied to the history of the third world war, the revisionist method will at least offer the benefit of flushing out this sort of fakery.
May 11, 2003

Il metodo revisionista applicato alla storia della terza guerra mondiale



Il governo americano si ritiene in stato di guerra mondiale contro ciò che esso definisce il terrorismo internazionale.
Ha fatto la guerra all'Iraq perchè, secondo lo stesso governo, Saddam Hussein possedeva armi di distruzioni di massa che minacciavano gli Stati Uniti.
In appoggio a quest'accusa, gli americani non hanno esibito, fino ad ora, la minima prova, ma soltanto dimostrazioni fumose.

Alcuni osservatori pensano che questa mancanza di vere prove deve imbarazzare sia la Casa Bianca che coloro i quali, nella comunità internazionale, hanno appoggiato George W. Bush e Tony Blair per convincerci che Saddam Hussein era in possesso di tali armi.
Questi osservatori si sbagliano. Non conoscono la storia della propaganda di guerra. Al riguardo, essi dovrebbero consultare gli autori revisionisti. Imparerebbero quindi che, per il pubblico in generale, la miglior prova dell'esistenza di queste armi, è esattamente la mancanza di tracce o di prove.
Menzogne d'altri tempi
Ricordiamoci i processi di stregoneria, i processi ai "criminali di guerra nazisti" e i processi intentati ai revisionisti.

Nei secoli scorsi, in particolare dal 1450 al 1650, ma anche verso la fine del XVIII° secolo, se si credeva a certi tribunali ecclesiastici e a dei sapienti, sul corpo di una donna esistevano sessanta punti dove potevano celarsi le tracce di una copulazione col Maligno.
Tuttavia, altri tribunali ed altri saggi non meno sapienti giudicavano che, a dispetto delle precisazioni riportate da questi esperti, la miglior prova in materia stava nel fatto che il Maligno aveva cancellato ogni traccia del suo passaggio; altrimenti, non sarebbe stato il Maligno.

Nel secolo scorso, specialmente a partire dal 1945-1946, al processo-farsa di Norimberga, fino a quelli odierni, contro le "guardie dei campi", i "criminali di guerra", i "collaborazionisti dell'occupante" e infine nel corso dei processi intentati ai revisionisti, si è osservato un fenomeno analogo in merito al preteso genocidio degli ebrei e delle pretese camere a gas naziste.
I dotti hanno innanzitutto sostenuto che, vista l'abbondanza di prove e di testimoni, era sufficiente affermare che questi orrori erano "pubblicamente noti" (Art. 21 dello statuto del Tribunale militare internazionale di Norimberga).
Altri dotti hanno persino voluto procedere ad una dimostrazione, ma alla fine ne è uscito che, secondo il parere di questi esperti, non si poteva, tutto sommato, che scoprire degli "indizi" accompagnati da testimonianze da prendere con cautela (vedi, ad esempio, il caso di Jean-Claude Pressac, autore di un'opera voluminosa, in inglese, dedicata alle camere a gas di Auschwitz, nonchè il caso di Robert Jan van Pelt, autore di due libri sull'argomento).
Infine, quelli più scaltri scelsero di affermare: "tutti sanno che i nazisti hanno distrutto queste camere a gas e soppresso sistematicamente tutti i testimoni". Tale dichiarazione fu fatta, stavolta, da Simone Veil (France-Soir Magazine, 7 maggio 1983, pag. 47) la quale ci faceva capire che Hitler non sarebbe stato Hitler se avesse lasciato una minima traccia del suo gigantesco crimine. Difatti, nei milioni di documenti che il nuovo Satana si sarebbe lasciato dietro, non fu trovato nessun ordine di uccidere gli ebrei, nessun piano per sterminarne milioni (ivi compreso nel verbale di una certa riunione tenutasi a Berlino-Wannsee), nessuna istruzione di dover eliminare fisicamente gli ebrei (ivi compreso nel caso delle Einsatzgruppen), nessuna traccia di programma finanziario per un'impresa così vasta, nessun camion a gas e nessuna camera a gas, se non delle grottesche camere a gas Potemkin maldestramente "ricostruite" dopo la guerra. È a tal guisa che il più dotto degli esperti, un signore ebreo di nome Raul Hilberg, ha finito per spiegare, come ultima risorsa, che la gigantesca carneficina fu messa in opera grazie ad "un incredibile [sic] rincontro di menti, una trasmissione di pensiero consensuale in seno ad una vasta burocrazia", ben inteso, la burocrazia tedesca. Ancora più cornuto di Belzebù, Adolf Hitler non si era accontentato di cancellare tutte le prove del crimine ma, per poter meglio imbrogliare il mondo, aveva lasciato delle prove destinate a far credere che non aveva mai voluto sterminare gli ebrei.
Prendendo tre esempi, all'inizio egli aveva garantito la salvezza a milioni di essi, poi, così come dicono i documenti, non aveva cercato altro, per risolvere "la questione ebraica in Europa", che una "soluzione finale territoriale" (vedi progetto del Madagascar), e alla fine le sue corti marziali avrebbero fatto fucilare dei tedeschi che si erano resi colpevoli dell'assassinio di ebrei. E così via.
Quanto alle magiche camere a gas, egli le fece sparire così bene che nessuno poteva rilevare la sfida dei revisionisti che esigevano che venisse loro mostrata, o comunque, descritta o disegnata l'arma del delitto e che venisse loro spiegato come questi mattatoi chimici potevano funzionare senza uccidere il personale incaricato di sgomberare le camere a gas delle loro migliaia di cadaveri impregnati di cianuro e quindi resi intoccabili. Questa impossibilità di provare la loro accusa principale, nella quale gli ebrei sono stati messi, conferma il carattere completamente diabolico di Adolf Hitler.
Menzogne di oggi
In questo inizio di XXI° secolo, sembra che ci venga riproposto lo stesso scenario con le armi di distruzione di massa di Saddam Hussein. Dico "sembra", poiché qui è meglio sottolineare una differenza di spessore.
Mentre la copulazione col Diavolo era fisicamente impossibile e la camera a gas nazista era chimicamente inconcepibile, bisogna riconoscere che le terrificanti armi di Saddam Hussein sono, in linea di massima, perfettamente possibili dal punto di vista fisico e chimico, se non altro perchè i suoi accusatori, a partire da Ariel Sharon, ne possiedono loro stessi un grande numero, catalogate sotto l'innocente dicitura di "armi di dissuasione di massa".
L'eterna grande menzogna
In tempo di guerra, tutti i regimi politici, quali che essi siano, quello di Saddam Hussein come quello di G. W. Bush, usano le menzogne più grossolane.
Per lanciare un paese in una guerra o per mantenere l'ardore guerriero oppure per giustificare una crociata militare, solamente la vecchia e grande menzogna parlerà alle folle. Una menzogna ingegnosa o di un nuovo tipo non otterrebbe lo scopo. Esistono delle ricette per provocare in una massa l'indignazione, la rabbia, la voglia di menare le mani e per suscitare, almeno temporaneamente, l'aspirazione ad impegnarsi corpo e anima in una causa bellica.
L'uomo politico che è pratico di masse conosce le virtù del semplicismo e sa che il colmo dei colmi consiste nel ricamare sui temi: "Io vi amo; amatemi!" oppure: "Io sono buono, Voi siete buoni e gli altri sono cattivi".
Il televangelista intona: "Dio è amore, Dio è con noi ed è contro i cattivi".
La prima arma del normale truffatore non è l'ingegnosità nell'imbroglio ma la capacità di rendersi simpatico nell'approccio con la sua vittima e il fargli un discorso fra i più semplici. Nel responsabile di un paese in tempo di guerra, si ritrovano indubbiamente questi tratti ed espedienti del politico, del televangelista e dell'imbroglione. Da questo punto di vista, nel XX° secolo, Franklin D. Roosevelt è stato forse il più subdolo dei belligeranti. Bush figlio gli ruberà lo scettro?

La comodità della credulità
Il crimine perfetto non lascia alcuna traccia, alcuna prova. D'altronde l'accusa perfetta non si appoggia su nessuna vera prova. Colui che fa propaganda di guerra lo sa. Gli basterà recitare le eterne solite atrocità sul conto di un avversario che verrà descritto come un qualcuno che passa il suo tempo ad uccidere bambini, a usare armi invisibili, a gestire mattatoi umani. Queste recite riusciranno a sedurre solamente se non sono accompagnate da alcuna prova, o, al limite, se sono appoggiate da "indizi", da "testimonianze" o da riferimenti a "fonti" non identificate.
Delle solide prove presentano l'inconveniente di tenere a freno l'immaginazione e le passioni.
Gli indizi hanno invece il vantaggio di dare l'impulso alla folla. Per quanto riguarda le testimonianze, esse toccano gli animi più sensibili, specialmente se sono accompagnate da lacrime o da scene di svenimento (specialità dei testimoni israeliani). Una calunnia gratuita e stereotipata avrà più successo di un'accusa circostanziata e sostenuta da prove.
La ricetta preferita è quella di una fotografia vera accompagnata da una didascalia falsa. Ad esempio, la fotografia mostrerà dei morti ma la didascalia parlerà di uccisi, assassinati, sterminati.
Il testimone ideale non fornisce, circa il crimine, altro che delle precisazioni imprecise e ciò consente a colui che gli presta fede di costruire la scena in base alla sua fantasia e di ricostruire lo scenario del crimine a modo suo.
Senza alcuna difficoltà e come su di un magico tappeto volante, la fantasia volerà verso Auschwitz, verso Timisoara o verso quell'ospedale di Kuwait City dove, secondo Bush padre, nel 1991 gli iracheni staccarono le incubatrici dei neonati kuwaitiani.
Colui che ascolta o vede quel testimone si sente inondato di compassione, si diletta, ed appaga in un colpo solo il suo inconfessabile gusto per lo spettacolo horror, il suo bisogno di odiare e la sua aspirazione ai buoni sentimenti.
Il propagandista oculato, inoltre, lascia a colui di cui abusa, l'illusione di una certa libertà personale.
Il bisogno di credere
La massa è semplice e non si dirà mai abbastanza del fascino che lo spirito semplice può provare nei ragionamenti elementari e, in particolare, il ragionamento circolare.
Gli verrà detto, ad esempio, che la prova che quel tale è cattivo, è quella che è cattivo. La prova che quest'ultimo è cattivo, è quella che non ci ama. Se non ci ama, è perchè è barbaro. Se è barbaro, è perchè lui non vede le cose come le vediamo noi. Questo barbaro cattivo appartiene ad un altro mondo, che non può essere che un mondo inferiore. Se è un mondo inferiore, ne consegue che il nostro è un mondo superiore.
Ecco che ci viene confermato che, se noi siamo buoni, il nostro nemico è per forza cattivo. Il cerchio si chiude, è perfetto. Qualsiasi altra prova è superflua, come il cavallo bianco di Enrico IV° che è bianco perchè è bianco, come, allo stesso modo, non bisogna chiedersi come il crimine di massa attribuito a Hitler sia stato tecnicamente possibile; "esso è stato tecnicamente possibile poiché ha avuto luogo". Questa mirabolante asineria è stata proferita, in una dichiarazione comune, da Leon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel e da una trentina di storici francesi i quali nel 1978-1979 erano stati da me pregati di rivelare in che modo le gasazioni degli ebrei, così come ci sono state raccontate, sarebbero state tecnicamente possibili (Le Monde, 21 febbraio 1979, pag. 23).
Per quel che riguarda le armi di Saddam Hussein, se non le ha lui, vuol dire che sono da un'altra parte. Se non sono in Iraq, è perchè si trovano in Siria, o in Iran, o sulla Luna. Il Diavolo sa dove. Ma cosa importa? Le masse hanno la memoria corta. Esse non chiederanno alcun rendiconto ai bugiardi. Per loro, con o senza armi, con o senza prove, il crimine del vinto resta un crimine ed il criminale vinto resta un criminale.
Il ragionamento circolare trova deliziosamente spazio nelle circonvoluzioni cerebrali del sempliciotto. Ci si arrotola.
Rettiliano o meno, il cervello non è una massa relativamente molle, spugnosa, informe?
Il cuore non è una pompa che aspira e rifluisce senza che ci si badi? La pigrizia non è voluttuosa? La riflessione non è stancante? Lo sforzo di memoria non è doloroso? 
Allora, perché in una società consumistica complicarsi la vita quando è sufficiente ricevere, assorbire, rigurgitare e poi a pancia piena e col cervello pieno d’aria, sentirsi di animo buono al fianco del killer vincitore?
La terza guerra mondiale ricicla le vecchie menzogne
I dirigenti americani non hanno mai mostrato troppo interesse per la sfumatura o per il dettaglio.
Almeno fin dal 1898, per giustificare le loro incessanti spedizioni militari, hanno impiegato le stesse invenzioni.
Perché dovrebbero cambiare? Queste invenzioni hanno coperto con successo gli orrori che i boys hanno collezionato durante la seconda guerra mondiale, durante la guerra del Vietnam e in occasione di almeno altre venti spedizioni militari. Queste stesse imposture sono servite a giustificare la mascherata del processo di Norimberga e si ritrovano nell'orrenda propaganda olocaustica, della quale, gli ebrei americani, sono diventati maestri.
Proprio recentemente, la Casa Bianca ed il suo contorno giudeo-israeliano, non hanno fatto altro che riciclare le più scalcinate invenzioni della propaganda di guerra, creando e sfruttando questa favola delle armi di distruzione di massa presumibilmente in possesso di Saddam Hussein, il quale, al momento buono, si è dimenticato di farne uso.
La loro seconda guerra in Iraq ha illustrato agli americani i progressi delle loro invenzioni in ogni campo tranne, da una parte, nella fabbricazione degli orrori prestati all'avversario e, dall'altra, nella fabbricazione delle presunte prodezze dei loro soldati. La loro propaganda è cambiata nella forma, ma il contenuto è lo stesso.
In via accessoria, ci sono stati propinati i sosia di Saddam Hussein, nonché la fiction eroica del presunto salvataggio della giovane Jessica Lynch.



I revisionisti hanno fortuna. Per la nuova guerra mondiale, il loro compito sarà agevolato. La propaganda bellica resterà imperturbabilmente la stessa. Jean Norton Cru per la prima guerra mondiale e Paul Rassinier per la seconda guerra mondiale, ci hanno, in qualche modo, già descritto le grandi imposture di questa terza guerra mondiale.
Sarà sufficiente rileggere questi autori. Possiamo osare dire che essi hanno elencato un repertorio anticipato delle menzogne di Bush padre, di Bush figlio, di Blair e di Sharon.
La terza guerra mondiale sarà diversa dalle due grandi guerre che l'hanno preceduta, sarà innovativa per alcuni settori, ma la sua propaganda a base di racconti d’atrocità continuerà ad obbedire alla tradizione. Grossolana e pesantemente cinica, essa continuerà a illustrare una verità: in tempo di febbre guerriera, l'accusa che viene data in pasto le masse è quella che non è accompagnata da prove.
A quest'assenza di prove autentiche, gli americani porranno rimedio con sceneggiature di spin doctors (scaltri manipolatori), con delle pagliacciate alla Powell (fingendo di agitare davanti alle telecamere un contenitore di gas iracheno) o ancora con delle infami messe in scena hollywoodiane nella tradizione del Shoah business e dell'Industria dell'Olocausto.

Applicato alla storia della terza guerra mondiale, il metodo revisionista offrirà almeno il vantaggio di stanare questo genere di imposture.

La méthode révisionniste appliquée à l’histoire de la troisième guerre mondiale

Le gouvernement américain s’estime en état de guerre mondiale contre ce qu’il appelle le terrorisme international. Il est entré en guerre contre l’Irak parce que, selon lui, Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive qui menaçaient les Etats-Unis. A l’appui de cette accusation, les Américains n’ont, jusqu’à présent, fourni aucune véritable preuve mais seulement de fallacieuses démonstrations.

Certains observateurs s’imaginent que cette absence de véritables preuves doit embarrasser à la fois la Maison-Blanche et ceux qui, dans la communauté internationale, ont fait chorus avec George W. Bush et Tony Blair pour nous assurer que Saddam Hussein possédait de telles armes. Ces observateurs-là se trompent. Ils méconnaissent l’histoire de la propagande de guerre. Sur le sujet, ils devraient consulter les auteurs révisionnistes. Ils apprendraient alors que, pour le public pris dans son ensemble, la meilleure preuve de l’existence de ces armes, c’est précisément qu’on n’en trouve ni trace, ni preuve.

Mensonges d’autrefois

Rappelons ici les procès de sorcellerie, les procès dits des «criminels de guerre nazis» et les procès intentés aux révisionnistes.

Aux siècles passés, en particulier de 1450 à 1650, mais encore vers la fin du XVIIIe siècle, s’il fallait en croire certains tribunaux ecclésiastiques et de savants universitaires, il existait soixante endroits du corps de la femme où pouvaient se déceler les traces d’une copulation avec le Malin. Cependant, d’autres tribunaux et de non moins savants esprits jugeaient qu’en dépit des précisions apportées par ces experts la meilleure preuve en la matière résidait dans le fait que le Malin avait effacé toute trace de son passage; sinon, faisaient-ils valoir, il n’aurait pas été le Malin.

Au siècle dernier, surtout à partir de 1945–1946, au procès spectacle de Nuremberg, puis lors d’incessants procès menés – encore aujourd’hui! – contre des «gardiens de camps», des «criminels de guerre», des «collaborateurs de l’occupant» et, enfin, au cours de procès intentés aux révisionnistes, on a observé un phénomène analogue au sujet du prétendu génocide des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies. Les doctes ont d’abord soutenu que, vu l’abondance des preuves et des témoins, il suffisait d’affirmer que ces horreurs étaient «de notoriété publique» (article 21 du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg). D’autres doctes ont quand même voulu procéder dans leurs ouvrages à une démonstration, mais il en est finalement ressorti que, de l’aveu même de ces experts, on ne pouvait, somme toute, découvrir que des «commencements de preuves» accompagnés de témoignages à prendre avec circonspection (cas de Jean-Claude Pressac, par exemple, auteur d’un volumineux ouvrage, en anglais, consacré aux chambres à gaz d’Auschwitz, et cas de Robert Jan van Pelt, auteur de deux livres sur le sujet). Enfin, de plus roués ont choisi d’affirmer: «Chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins»; la déclaration, cette fois-ci, émanait de Simone Veil (France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47) qui nous faisait ainsi comprendre que Hitler n’aurait pas été Hitler s’il avait laissé la moindre trace de son gigantesque crime. De fait, dans les millions de documents laissés derrière lui par le nouveau Satan, on n’a trouvé aucun ordre de tuer les juifs, aucun plan pour en exterminer des millions (y compris dans le procès-verbal d’une certaine réunion tenue à Berlin-Wannsee), aucune instruction d’avoir à éliminer physiquement les juifs (y compris dans le cas des Einsatzgruppen), aucune trace de budget pour une si vaste entreprise, pas le moindre camion à gaz ni la moindre chambre à gaz, sinon de grotesques chambres à gaz Potemkine, maladroitement «reconstituées» après la guerre. A telle enseigne que le plus docte des experts, un maître juif du nom de Raul Hilberg, a fini, en désespoir de cause, par expliquer que la formidable tuerie s’était opérée grâce à «une incroyable [sic] rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie», la bureaucratie allemande s’entend. Plus cornu encore que Belzébuth, Adolf Hitler ne s’était pas contenté d’effacer toutes les preuves du crime mais, pour mieux tromper son monde, il avait laissé des preuves destinées à faire croire qu’il n’avait jamais voulu exterminer les juifs. Pour ne prendre que trois exemples, d’abord il avait accordé la vie sauve à des millions d’entre eux; ensuite, ainsi que le prouvent les documents, il n’avait recherché, pour résoudre «la question juive en Europe», qu’une «solution finale territoriale»(plan de Madagascar ou tel autre plan); enfin, ses cours martiales avaient fait fusiller des Allemands qui s’étaient rendus coupables d’assassinats de juifs. Et ainsi de suite. Quant aux magiques chambres à gaz, il les avait si bien fait disparaître que personne ne pouvait relever le défi des révisionnistes exigeant qu’on leur montre ou, à tout le moins, qu’on leur décrive ou dessine l’arme du crime et qu’on leur explique comment ces abattoirs chimiques pouvaient fonctionner sans tuer le personnel chargé de débarrasser les chambres à gaz de leurs milliers de cadavres hautement cyanurés et donc rendus intouchables. Cette impossibilité où il a ainsi mis les juifs de prouver leur accusation majeure confirme le caractère pleinement diabolique d’Adolf Hitler.

Mensonges d’aujourd’hui

En ce début de XXIe siècle, il semble qu’on nous rejoue le même scénario avec les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Je dis bien: «il semble», car il convient de souligner ici une différence de taille. Tandis que la copulation avec le Diable était physiquement impossible et que la chambre à gaz nazie était chimiquement inconcevable, il faut reconnaître que les terrifiantes armes de Saddam Hussein, elles, sont, en principe, parfaitement possibles, au point de vue de la physique et de la chimie, ne fût-ce que parce que ses accusateurs, à commencer par Ariel Sharon, en possèdent eux-mêmes un grand nombre sous l’innocente appellation d’«armes de dissuasion massive».

L’éternel bon gros mensonge

En temps de guerre, tous les régimes politiques, quels qu’ils soient, celui de Saddam Hussein comme celui de G. W. Bush, usent des mensonges les plus grossiers. Pour lancer un pays dans une guerre ou pour entretenir l’ardeur guerrière ou encore pour justifier après coup une croisade militaire, seul le bon vieux gros mensonge parlera aux foules. Un mensonge ingénieux ou de nouvelle venue ne fera pas l’affaire. Il existe des recettes pour provoquer dans une foule l’indignation, la colère, l’envie d’en découdre et pour susciter, au moins temporairement, l’aspiration à s’engager corps et âme dans une cause guerrière. L’homme politique qui a la pratique des masses sait les vertus du simplisme et que le fin du fin consiste à broder sur les thèmes: «Je vous aime; aimez-moi!» ou encore: «Je suis bon, vous êtes bons et les autres sont méchants.» Le télévangéliste entonne: «Dieu est amour, Dieu est avec nous et Il est contre les méchants.» La première arme de l’escroc ordinaire n’est pas l’ingéniosité dans la filouterie mais l’aptitude à se rendre sympathique dans l’approche de sa victime et à lui tenir un discours des plus simples. Chez le responsable d’un pays en temps de guerre, on retrouve nécessairement ces traits et ces expédients du politicien, du télévangéliste et de l’escroc. De ce point de vue, au XXe siècle, Franklin D. Roosevelt aura peut-être été le plus fourbe des bellicistes. Bush fils lui damera-t-il le pion?

Le confort de la crédulité

Le crime parfait ne laisse aucune trace, aucune preuve. De même, l’accusation parfaite ne s’appuie sur aucune véritable preuve. Le propagandiste de guerre le sait. Il lui suffira de lancer les éternels récits d’atrocités sur le compte d’un adversaire qu’il décrira comme passant le plus clair de son temps à tuer des bébés, à user d’armes invisibles, à exploiter des usines à cadavres situées près de charniers. Ces récits ne séduiront que s’ils ne sont accompagnés d’aucune preuve, ou, à la rigueur, s’ils ne sont flanqués que d’«indices», de «témoignage » ou d’appels à des «sources» non identifiées. De solides preuves présentent l’inconvénient de brider l’imagination et les passions. Les indices, eux, ont l’avantage de donner le branle à la folle du logis. Quant aux témoignages, ils touchent les âmes sensibles, surtout s’ils sont accompagnés de pleurs ou de scènes d’évanouissement (spécialité des témoins israéliens). Une calomnie gratuite et stéréotypée fera mieux l’affaire qu’une accusation circonstanciée et appuyée de preuves. La recette de choix est celle de la photographie vraie accompagnée d’une légende fausse; par exemple, la photographie montrera des morts mais la légende parlera de tués, d’assassinés, d’exterminés. Le témoin idéal, lui, ne fournit sur le crime que des précisions imprécises, ce qui permet à celui qui lui accorde foi de bâtir le décor à sa fantaisie et de reconstituer la scène du crime à sa guise. Sans aucune difficulté et comme sur un magique tapis volant, ce dernier s’envole alors en esprit vers Auschwitz, vers Timisoara ou vers cet hôpital de Koweït City où, selon Bush père, les Irakiens avaient, en 1991, débranché les couveuses de nourrissons koweïtiens. Celui qui écoute ou voit ce témoin-là se sent délicieusement inondé de compassion; il se délecte; il assouvit tout à la fois son goût inavouable pour le spectacle de l’horreur, son besoin de haïr et son aspiration aux bons sentiments. Le propagandiste avisé laisse ainsi à celui qu’il abuse l’illusion d’une certaine liberté personnelle.

Le besoin de croire

La foule est simple et l’on ne dira jamais assez le charme que peut goûter l’esprit simple aux raisonnements élémentaires et, en particulier, au raisonnement circulaire. On lui dira, par exemple, que la preuve qu’un tel est méchant, c’est que celui-ci est méchant. La preuve que ce dernier est méchant, c’est qu’il ne nous aime pas. S’il ne nous aime pas, c’est qu’il est barbare. S’il est barbare, c’est qu’il ne voit pas les choses comme nous les voyons. Ce méchant barbare appartient à un autre monde, qui ne peut être que le monde d’en bas. S’il est du monde d’en bas, il s’ensuit que nous sommes du monde d’en haut. Voilà qui nous confirme que, si nous sommes bons, notre ennemi, lui, est foncièrement mauvais. Le cercle se referme: il est parfait. Toute autre preuve est superflue et, de même que le cheval blanc d’Henri IV est blanc parce qu’il est blanc, de même il ne faut pas se demander comment techniquement le meurtre de masse attribué à Hitler a été possible; «il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu». Cette mirobolante ânerie a été proférée, dans une déclaration commune, par Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel et une trentaine d’historiens français qu’en 1978-1979 j’avais en quelque sorte priés de nous dire comment les gazages de juifs, tels qu’on nous les décrivait, auraient été techniquement possibles (Le Monde, 21 février 1979, p. 23). Quant aux armes de Saddam Hussein, si elles ne sont pas chez lui, c’est qu’elles sont ailleurs. Si elles ne sont pas en Irak, c’est qu’elles se trouvent en Syrie. Ou en Iran. Ou sur la Lune. Le Diable sait où. Mais qu’importe? Les masses ont la mémoire courte. Elles n’iront pas demander de comptes aux menteurs. Pour elles, avec ou sans arme, avec ou sans preuve, le crime du vaincu reste le crime et le criminel vaincu, un criminel. Le raisonnement circulaire trouve délicieusement sa place dans les circonvolutions cérébrales du simple. Il s’y love. Reptilien ou non, le cerveau n’est-il pas une masse relativement molle, spongieuse, informe? Le cœur n’est-il pas une pompe qui aspire et qui refoule sans qu’on y songe? La paresse n’est-elle pas voluptueuse? La réflexion, fatigante? L’effort de mémoire, pénible? Alors, pourquoi, dans une société de consommation, se compliquer la vie quand il suffit de recevoir, d’absorber, de régurgiter, puis, ventre repu et cerveau plein de vent, de se sentir le cœur bon aux côtés du winner killer?

La troisième guerre mondiale recycle les vieux mensonges

Les dirigeants américains n’ont jamais marqué trop d’intérêt pour la nuance ou le détail. Au moins depuis 1898, ils ont, pour justifier leurs incessantes expéditions militaires, employé les mêmes inventions. Pourquoi en changeraient-ils? Ces inventions ont couvert avec succès les horreurs que les boys ont accumulées durant la deuxième guerre mondiale, pendant leur guerre du Vietnam et lors de vingt autres expéditions militaires. Ces mêmes impostures ont servi à justifier la mascarade du procès de Nuremberg et se retrouvent dans la hideuse propagande holocaustique dont les juifs américains se sont faits les champions. Tout récemment, la Maison-Blanche et sa camarilla judéo-israélienne n’ont fait que recycler les plus éculées inventions de la propagande de guerre en créant et en exploitant cette fable des armes de destruction massive censément détenues par Saddam Hussein, lequel, soit dit en passant, a d’ailleurs oublié, le moment venu, d’en faire usage. Leur seconde guerre d’Irak a illustré chez les Américains les progrès de leurs inventions en tout domaine sauf, d’un côté, dans la fabrication des horreurs prêtées à l’adversaire et, de l’autre, dans la fabrication des prouesses supposées de leurs soldats. Leur propagande a pu changer de forme mais le contenu n’en a pas varié. Accessoirement nous avons eu droit aux sosies de Saddam Hussein (six en tout, dont aucun n’a jusqu’ici été retrouvé) et à un récit héroïque de pure fiction avec le prétendu sauvetage de la jeune Jessica Lynch.

Les révisionnistes ont de la chance. Pour la nouvelle guerre mondiale, leur tâche sera aisée. La propagande guerrière restera imperturbablement la même. Jean Norton Cru pour la première guerre mondiale et Paul Rassinier pour la deuxième guerre mondiale nous ont, en quelque sorte, déjà décrit les grandes impostures de cette troisième guerre mondiale. Il suffira de relire ces auteurs. Ils ont, si l’on ose dire, répertorié d’avance les fieffés mensonges de Bush père, de Bush fils, de Blair et de Sharon. La troisième guerre mondiale sera fort différente des deux grandes guerres qui l’ont précédée et elle innovera en bien des domaines, mais sa propagande à base de récits d’atrocités continuera d’obéir à la tradition. Grossière et lourdement cynique, elle continuera à illustrer une vérité d’expérience: en temps de fièvre guerrière, l’accusation qui porte vraiment auprès des masses est celle qui ne s’accompagne pas vraiment de preuves. A cette absence de preuves authentiques, les Américains suppléeront par des montages de spin doctors (roués manipulateurs), par des pitreries à la Powell (affectant d’agiter devant les caméras un tube de poison irakien) ou encore par d’infâmes mises en scène hollywoodiennes dans la tradition du Shoah Business et de l’Industrie de l’Holocauste.

Appliquée à l’histoire de la troisième guerre mondiale, la méthode révisionniste offrira au moins l’avantage de débusquer ce genre d’impostures.