Thursday, February 27, 2003

Lettre à des magistrats lyonnais

Ce 27 février 2003, j’ai adressé la lettre suivante aux six magistrats lyonnais impliqués dans la récente condamnation de Jean Plantin à six mois de prison ferme, à des amendes et à l’interdiction d’exercer pendant trois ans toute activité de publication. Ces magistrats ont été : Christophe Trillou, juge d’application des peines ; Christiane Poli, épouse Dauchelle, procureuse adjointe, et trois juges du tribunal correctionnel : Jean-Marc Beurton (président), Jean-Paul Bourjade et Pierre Goudard. Le jugement contient une énormité qui laisse supposer qu’il n’a pu être prononcé qu’à l’unanimité des trois juges.


Messieurs, Madame,

Vous encourez tous, à des degrés divers, une part de responsabilité dans la condamnation prononcée, ce 22 janvier, à l’encontre de Jean Plantin.

Vous voudrez bien, en conséquence, trouver ci-jointes, pour votre gouverne, les quelques pièces suivantes :

Robert Faurisson, « Une insupportable police juive de la pensée (suite) (26 janvier 2003) ;

# # , « Jean Plantin » (7 février 2003) ;

# # , « Trois illustrations de Konk » (25 septembre 2002) ;

Konk : les trois illustrations susmentionnées.

A ces cinq pièces, j’ajoute un dépliant dont le texte a été publié en 1997 par un révisionniste anversois, Herbert Verbeke [« Holocauste et Révisionnisme / 33 questions et réponses »]. Ce texte date car bien d’autres faits sont venus, depuis 1997, confirmer la justesse de la position révisionniste et la débâcle des historiens orthodoxes.

Je suis à votre disposition (mise en examen, procès et emprisonnement compris) pour tout renseignement complémentaire sur le sujet.

Bien à vous. R. Faurisson

P.S. : A Madame Dauchelle je demande de bien vouloir transmettre à M. Bray, substitut du procureur, copie du présent envoi.

27 février 2003

Thursday, February 13, 2003

Réponse à Claude Courouve

Depuis des années, Claude Courouve défend la liberté de recherche et la liberté d’expression des révisionnistes. Je lui en sais gré. Malheureusement, le texte qu’il vient de signer dans Le Libre Journal est décevant. L’exposé, plutôt confus, manque de substance et les erreurs abondent.

C. Courouve se dit d’accord avec Arno Klarsfeld qui me reproche d’avoir porté contre les juifs l’accusation, infamante, d’escroquerie. Il écrit: «L’accusation d’escroquerie portée [par Faurisson] contre les seuls juifs est en effet infamante, et sort inconsidérément du registre historique; Faurisson a d’ailleurs été condamné pour cela bien avant l’existence de la loi Gayssot (TGI, Paris, 1re chambre civile, 1er juillet 1981).» Je relève là cinq erreurs:

1° Quand un jugement de tribunal (président Drai) a été, comme c’est ici le cas, suivi d’un arrêt de cour d’appel (président Grégoire), c’est l’arrêt qu’il faut prendre en considération et il se trouve que ledit arrêt, en date du 26 avril 1983, a sensiblement réformé ce jugement;

2° C. Courouve a confondu ce procès, où il n’a pas été question de ce qu’il dit, avec un autre procès (en appel, président Hennion), qui m’a été intenté pour une phrase de soixante mots résumant la thèse révisionniste;

3° Dans cette phrase, je parlais d’un «mensonge historique» qui avait ouvert la voie non à une escroquerie des juifs mais, précisément, à une «escroquerie politico-financière» qui avait permis principalement aux sionistes d’obtenir des Nations unies la création d’un Etat, malgré l’opposition de bien des juifs, et qui avait aussi permis ce que même des juifs dénoncent aujourd’hui sous les termes de «Shoah-Business» ou d’«Industrie de l’Holocauste»;

4° Ce faisant, je ne sortais pas du champ de la recherche historique puisque, si un auteur pense avoir mis au jour un mensonge historique, il lui faut nécessairement préciser quels en ont été, à son avis, les principaux bénéficiaires (ce qui ne veut pas dire: les responsables) et les principales victimes dudit mensonge; c’est ce que j’ai fait sans mettre en cause «les seuls juifs». Ce mot de juifs, je l’emploie au sens où C. Courouve parle de «la communauté juive» ou d’«une orthodoxie communautariste». Pour moi, est «juive» ou «israélite» toute organisation ou personnalité qui se présente comme telle;

5° C. Courouve n’aurait pas dû exciper d’une décision judiciaire prise à l’encontre d’un révisionniste; en effet, avant la loi Fabius-Gayssot, des magistrats décidés à noyer un chien révisionniste l’accusaient forcément de la rage; ils affectaient de poursuivre ou de condamner ce révisionniste non pas pour son opinion (ils s’en défendaient même!) mais pour sa méchanceté supposée, pour le dommage qu’il causait à certains, pour diffamation raciale, pour provocation à la haine, pour propagation de fausses nouvelles, etc.

C. Courouve insinue que je vise «à une exonération du nazisme pour ses crimes» et que je cherche à Hitler une «excuse». Il ne le prouve pas.

Il tente ce qu’il nomme «un exposé chronologique de la problématique de la loi Gayssot», loi prise le 13 juillet 1990 contre les révisionnistes et qu’il conviendrait, en fait, d’appeler «loi Fabius-Gayssot». Dans cet exposé disparate, on relève erreurs et lacunes. Par exemple, ce que dit C. Courouve au sujet des quarante-six volumes des archives d’Auschwitz, volumes que, selon lui, on nous cacherait, ne semble puisé qu’aux seules sources journalistiques. En 1995, un ouvrage de 1651 pages publié, en plusieurs langues, sous l’égide du Musée national d’Auschwitz par un ensemble de huit chercheurs a révélé avec force chiffres et détails le contenu des cinquante et un, et non quarante-six, volumes des seuls registres mortuaires du camp. Comme je l’ai noté dans mes écrits, ces chiffres apportent une éclatante confirmation de la justesse des estimations révisionnistes quant au nombre total des morts d’Auschwitz. A ce propos, C. Courouve croit fournir avec les chiffres proposés autrefois par J.-C. Pressac l’estimation la plus basse. Or une estimation encore plus basse a été proposée en mai 2002 par Fritjof Meyer, auteur orthodoxe s’il en fut. C. Courouve semble l’ignorer.

C. Courouve dresse une liste de personnalités qui ont eu le courage, à un moment, de dénoncer la loi antirévisionniste. Implicitement sa liste se présente comme complète. Elle ne l’est pas du tout et certaines absences surprennent. Mais surtout elle est trompeuse. C. Courouve y nomme, par exemple, Jacques Toubon, dont il cite une belle envolée, et Pierre Vidal-Naquet. Or le premier s’est par la suite déjugé au point que, dans sa nouvelle fonction de ministre de la Justice, il est allé jusqu’à préconiser une loi antirévisionniste encore plus draconienne que la loi Fabius-Gayssot dont il avait pourtant, quelques années auparavant, condamné le caractère totalitaire et stalinien. Le second, pour éviter de perdre définitivement un procès que lui intentait le révisionniste Henri Roques et qu’il avait perdu en première instance, a décidé, en seconde instance, d’en appeler à la loi Fabius-Gayssot, ce qui lui a permis de gagner miraculeusement en cause d’appel. Enfin, C. Courouve omet de dire que lesdites déclarations n’ont été qu’un déjeuner de soleil: leurs auteurs se sont ensuite murés dans le silence quand cette loi s’est trouvée effectivement appliquée à tel ou tel révisionniste. Il convenait d’en faire la remarque car le phénomène en dit long sur la peur qu’inspire en France «l’orthodoxie communautariste». Encore récemment, quand Jean Plantin, «auteur-éditeur» et donc confrère de C. Courouve, a été condamné à six mois de prison ferme, Robert Ménard mis à part, personne, dans la liste présentée, n’a eu le courage de protester.

C. Courouve accuse le Parti communiste et lui seul d’être «à l’origine» de la «loi Gayssot». C’est méconnaître l’histoire de cette loi liberticide. C’est ignorer les faits que mentionne Eric Delcroix dans La Police de la pensée contre le révisionnisme historique, ouvrage publié en 1994. Les initiateurs de la loi antirévisionniste ont été, dès le mois de mai 1986, des personnalités principalement juives réunies autour du grand rabbin Sirat. Puis, en 1987–1988, le Parti socialiste a pris l’affaire en main avec, en particulier, les initiatives de Georges Sarre, de Michel Sapin et surtout de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Le 23 mai 1989, lors d’une réunion organisée par l’Union des étudiants juifs de France et l’Association Klarsfeld des Enfants de la Mémoire, L. Fabius a déclaré: «J’ai personnellement proposé une loi contre les négateurs». Il a prévenu que le Parlement devait agir au rebours de ce qu’avait ordonné Henri IV lorsque ce dernier, désireux d’apaiser les querelles civiles, avait proclamé par l’édit de Nantes qu’il ne devait plus en être question dans le royaume. «Le Parlement devra se faire mémoire», a lancé L. Fabius. La salle, debout, lui a fait une ovation. A son origine, la proposition Gayssot ne visait, elle, qu’à renforcer la répression du racisme. Encore au début de mai 1990, elle n’était, a-t-on dit, qu’«une coquille vide» (Hervé Algalarrondo, «Racisme, histoire d’un ratage», Le Nouvel Observateur, 10 mai 1990, p. 77). L. Fabius et ses amis socialistes ont rempli cette coquille avec une disposition antirévisionniste, appelée par Jacques Julliard «l’amendement anti-Faurisson», et ils ont gracieusement permis aux communistes de présenter cette loi. Sans l’exploitation par L. Fabius et Pierre Joxe de la violation de sépultures juives dans le cimetière de Carpentras, il est probable que cette loi aurait fait l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel.

En somme, pour être exact et plus efficace, l’article de C. Courouve aurait besoin d’un travail de révision.

Claude Courouve vs Faurisson

Depuis des années, Claude Courouve défend la liberté de recherche et la liberté d’expression des révisionnistes. Je lui en sais gré. Malheureusement, le texte qu’il vient de signer dans Le Libre Journal est décevant. L’exposé, plutôt confus, manque de substance et les erreurs abondent.

C. Courouve se dit d’accord avec Arno Klarsfeld qui me reproche d’avoir porté contre les juifs l’accusation, infamante, d’escroquerie. Il écrit : « L’accusation d’escroquerie portée [par Faurisson] contre les seuls juifs est en effet infamante, et sort inconsidérément du registre historique ; Faurisson a d’ailleurs été condamné pour cela bien avant l’existence de la loi Gayssot (TGI, Paris, 1re chambre civile, 1er juillet 1981 »). Je relève là cinq erreurs :

1° Quand un jugement de tribunal (président Drai) a été, comme c’est ici le cas, suivi d’un arrêt de cour d’appel (président Grégoire), c’est l’arrêt qu’il faut prendre en considération et il se trouve que ledit arrêt, en date du 26 avril 1983, a sensiblement réformé ce jugement ;

2° C. Courouve a confondu ce procès, où il n’a pas été question de ce qu’il dit, avec un autre procès (en appel, président Hennion), qui m’a été intenté pour une phrase de soixante mots résumant la thèse révisionniste ;

3° Dans cette phrase, je parlais d’un « mensonge historique » qui avait ouvert la voie non à une escroquerie des juifs mais, précisément, à une « escroquerie politico-financière » qui avait permis principalement aux sionistes d’obtenir des Nations unies la création d’un Etat, malgré l’opposition de bien des juifs, et qui avait aussi permis ce que même des juifs dénoncent aujourd’hui sous les termes de « Shoah-Business » ou d’« Industrie de l’Holocauste » ;

4° Ce faisant, je ne sortais pas du champ de la recherche historique puisque, si un auteur pense avoir mis au jour un mensonge historique, il lui faut nécessairement préciser quels ont été, à son avis, les principaux bénéficiaires (ce qui ne veut pas dire : les responsables) et les principales victimes dudit mensonge ; c’est ce que j’ai fait sans mettre en cause « les seuls juifs ». Ce mot de juifs, je l’emploie au sens où C. Courouve parle de « la communauté juive » ou d’« une orthodoxie communautariste ». Pour moi, est « juive » ou « israélite » toute organisation ou personnalité qui se présente comme telle ;

5° C. Courouve n’aurait pas dû exciper d’une décision judiciaire prise à l’encontre d’un révisionniste ; en effet, avant la loi Fabius-Gayssot, des magistrats décidés à noyer un chien révisionniste l’accusaient forcément de la rage ; ils affectaient de poursuivre ou de condamner ce révisionniste non pas pour son opinion (ils s’en défendaient même !) mais pour sa méchanceté supposée, pour le dommage qu’il causait à certains, pour diffamation raciale, pour provocation à la haine, pour propagation de fausses nouvelles, etc.

C. Courouve insinue que je vise « à une exonération du nazisme pour ses crimes » et que je cherche à Hitler une « excuse ». Il ne le prouve pas.

Il tente ce qu’il nomme « un exposé chronologique de la problématique de la loi Gayssot », loi prise le 13 juillet 1990 contre les révisionnistes et qu’il conviendrait, en fait, d’appeler « loi Fabius-Gayssot ». Dans cet exposé disparate, on relève erreurs et lacunes. Par exemple, ce que dit C. Courouve au sujet des quarante-six volumes des archives d’Auschwitz, volumes que, selon lui, on nous cacherait, ne semble puisé qu’aux seules sources journalistiques. En 1995, un ouvrage en trois volumes, d’un total de 2158 pages, publié en polonais, en anglais et en allemand sous l’égide du Musée national d’Auschwitz par un ensemble de huit chercheurs, a révélé avec force chiffres et détails le contenu des cinquante et un, et non quarante-six, volumes des seuls registres mortuaires du camp (State Museum of Auschwitz, Death Books from Auschwitz, K.G. Saur, München, New Providence, London, Paris). Comme je l’ai noté dans mes écrits, ces chiffres apportent une éclatante confirmation de la justesse des estimations révisionnistes quant au nombre total des morts d’Auschwitz. A ce propos, C. Courouve croit fournir avec les chiffres proposés autrefois par J.-C. Pressac l’estimation la plus basse. Or une estimation encore plus basse a été proposée en mai 2002 par Fritjof Meyer, auteur orthodoxe s’il en fut. C. Courouve semble ignorer cette dernière estimation.

C. Courouve dresse une liste de personnalités qui ont eu le courage, à un moment, de dénoncer la loi antirévisionniste. Implicitement sa liste se présente comme complète. Elle ne l’est pas du tout et certaines absences surprennent. Mais surtout elle est trompeuse. C. Courouve y nomme, par exemple, Jacques Toubon, dont il cite une belle envolée, et Pierre Vidal-Naquet. Or le premier s’est par la suite déjugé au point que, dans sa nouvelle fonction de ministre de la Justice, il est allé jusqu’à préconiser une loi antirévisionniste encore plus draconienne que la loi Fabius-Gayssot dont il avait pourtant, quelques années auparavant, condamné le caractère totalitaire et stalinien. Le second, pour éviter de perdre définitivement un procès que lui intentait le révisionniste Henri Roques et qu’il avait perdu en première instance, a décidé, en seconde instance, d’en appeler à la loi Fabius-Gayssot, ce qui lui a permis de gagner miraculeusement en cause d’appel. Enfin, C. Courouve omet de dire que lesdites déclarations n’ont été qu’un déjeuner de soleil : leurs auteurs se sont ensuite murés dans le silence quand cette loi s’est trouvée effectivement appliquée à tel ou tel révisionniste. Il convenait d’en faire la remarque car le phénomène en dit long sur la peur qu’inspire en France « l’orthodoxie communautariste ». Encore récemment, quand Jean Plantin, « auteur-éditeur » et donc confrère de C. Courouve, a été condamné à six mois de prison ferme, Robert Ménard mis à part, personne, dans la liste présentée, n’a eu le courage de protester.

C. Courouve accuse le Parti communiste et lui seul d’être « à l’origine » de la « loi Gayssot ». C’est méconnaître l’histoire de cette loi liberticide. C’est ignorer les faits que mentionne Eric Delcroix dans La Police de la pensée contre le révisionnisme historique, ouvrage publié en 1994. Les initiateurs de la loi antirévisionniste ont été, dès le mois de mai 1986, des personnalités principalement juives réunies autour du grand rabbin Sirat. Puis, en 1987-1988, le Parti socialiste a pris l’affaire en main avec, en particulier, les initiatives de Georges Sarre, de Michel Sapin et surtout de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Le 23 mai 1989, lors d’une réunion organisée par l’Union des étudiants juifs de France et l’association Klarsfeld des Enfants de la Mémoire, L. Fabius a déclaré : « J’ai personnellement proposé une loi contre les négateurs ». Il a prévenu que le Parlement devait agir au rebours de ce qu’avait ordonné Henri IV lorsque ce dernier, désireux d’apaiser les querelles civiles, avait proclamé par l’édit de Nantes qu’il ne devait plus en être question dans le royaume. « Le Parlement devra se faire mémoire », a lancé L. Fabius. La salle, debout, lui a fait une ovation. A son origine, la proposition Gayssot ne visait, elle, qu’à renforcer la répression du racisme. Encore au début de mai 1990, elle n’était, a-t-on dit, qu’« une coquille vide » (Hervé Algalarrondo, « Racisme, histoire d’un ratage », Le Nouvel Observateur, 10 mai 1990, p.77). L. Fabius et ses amis socialistes ont rempli cette coquille avec une disposition antirévisionniste, appelée par Jacques Julliard « l’amendement anti-Faurisson », et ils ont gracieusement permis aux communistes de présenter cette loi. Sans l’exploitation par L. Fabius et Pierre Joxe de la violation de sépultures juives dans le cimetière de Carpentras, il est probable que cette loi aurait fait l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel.

En somme, pour être exact et plus efficace, l’article de C. Courouve aurait besoin d’un travail de révision.

13 février 2003

Friday, February 7, 2003

Jean Plantin

Certains auront peine à le croire mais l’affaire se passe en France, de nos jours, et non dans quelque Absurdie, «en des temps très anciens».

Un chômeur d’une trentaine d’années s’avise de lancer une publication historique au tirage confidentiel. Il lui choisit un titre quelque peu recherché: Akribeia, ce qui, en grec ancien, signifie exactitude. Trop modeste pour espérer atteindre ce qu’on appelle la vérité et trop ennemi des notions vagues pour user d’un mot aussi indéfini, il n’aspire qu’à ’exactitude.

Sorte de chartiste et de bénédictin, il est acharné au travail (Labor omnia vicit/Improbus: opiniâtre, le labeur vient à bout de tout). Méthodique, précis, il vérifie pour ensuite procéder à de nouvelles vérifications. Il écrit peu et parle moins encore. Ses modèles: Champollion? Littré? Fustel de Coulanges? Trop modeste là encore, il n’oserait invoquer de tels patronages. Et pourtant.

Pour son malheur, il a jeté son dévolu sur une période de l’histoire contemporaine toute bardée d’interdits, toute hérissée de tabous. Une insupportable police juive de la pensée monte bonne garde autour de billevesées qu’on croirait tout droit sorties de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, cette police, qui inspire une peur infâme (metus Judaeorum), contrôle les usages, crée la vogue, assure le conformisme ambiant et vous force, d’abord et avant tout, à consommer, dès l’école, les produits d’une certaine propagande de guerre à base de récits d’atrocités. Il ne fait pas bon y aller voir de près et, vérification faite, d’aller confier à quelques amis que certains de ces produits cashers sont frelatés.

Notre homme, du jour au lendemain, se trouve au cur d’une tempête. En sa modeste personne, la police de la pensée vient de débusquer un spécimen de l’espèce la plus abjecte qui se conçoive; elle le décrète «négationniste»; en fait, il est révisionniste. Certes, pour notre police, les nazis sont l’abomination de la désolation mais il y a pire engeance car ces assassins, après tout, ne tuaient que des vivants tandis que les «négationnistes», eux, tuent les morts. A la haine ces derniers ajoutent donc la lâcheté. Dans le cas de notre bénédictin du révisionnisme, il y a pire encore: il vit pauvrement, il est effacé, il fuit les médias, et tout cela, c’est bien connu, a le don d’exacerber la colère des riches, des puissants et des batteurs d’estrade. Et puis, on a beau le menacer, il persiste. On se promet de lui faire courber la tête mais c’est à peine s’il a un regard pour les furieux. Il faut dire que sa tâche l’absorbe et qu’il ne va pas pour si peu lever les yeux de l’établi.

Alors on va contre l’hérétique user des grands moyens. En vue d’une opération «Contre la Haine et pour la Mémoire», on mobilise les médias, l’Université, la police et l’appareil de la justice. Tout ce beau monde répond immédiatement présent. La chasse au cerf est ouverte et il est rare que, dans ce cas, on prenne le parti du cerf. Les chiens courants s’en donnent à gueule que veux-tu contre le pelé, le galeux, celui doù nous vient tout le mal. Les journalistes vont recueillir dans la sentine les déjections d’une dizaine de justiciers et en faire des slogans de campagne. L’Université se signale par sa pleutrerie coutumière. La police, avec accompagnement de voies de fait, instrumente contre le criminel. Les magistrats retrouvent contre lui les réflexes de l’Epuration. La police juive de la pensée entretient le feu et la flamme par toute la ville, par tout le pays.

Le phénomène devient alors intéressant à observer. En de pareils moments, le fondement des institutions et le tréfonds des âmes se révèlent. Les institutions laissent alors apercevoir qu’elles ne sont que de fragiles échafaudages. Leurs codes ne sont plus que conventions qu’un souffle emporte. Chez les individus, habits, habillages, costumes, coutumes, tout s’envole. C’est la grande mise à nu.

En France, l’Université et la magistrature rivalisent de soumission. Dans l’affaire de notre homme, «l’affaire Plantin», puisqu’il faut l’appeler par son nom, elles vont se surpasser.

Dans sa jeunesse, Jean Plantin avait obtenu en 1990, de l’université Lyon III, une maîtrise d’histoire et, l’année suivante, de l’université Lyon II, un diplôme d’études approfondies (DEA), également en histoire. L’an 2000 voit les Furies se déchaîner contre l’ancien étudiant rétroactivement affligé du stigmate de «négationniste». L’université Lyon II est mise en demeure par la grande presse, par les responsables politiques, par des officines pratiquant le chantage et la délation d’obéir aux injonctions juives et de retirer à J. Plantin son DEA. Une telle mesure ne s’était jamais vue dans toute l’histoire de l’Université française. Aucun précédent ne peut être invoqué. Qu’importe! On va inaugurer. Mieux: une fois qu’on aura obtenu de l’université Lyon II l’annulation officielle du DEA et la mise à pied du directeur de recherches responsable (un antirévisionniste notoire!), on exigera également et l’on obtiendra de l’université Lyon III qu’elle annule, à son tour, en 2001 la maîtrise accordée en 1990, circonstance aggravante, avec la mention «Très bien». A cette occasion, une cérémonie expiatoire est organisée, une mascarade en vérité, où l’on verra des professeurs se renier publiquement. La sueur au front, la carcasse tremblante, ils confesseront qu’ils s’étaient trompés ou qu’on les avait abusés. Le professeur qui avait présidé le jury de maîtrise, sommé de dire pourquoi il était allé jusqu’à décerner la mention «Très bien», répondra que «c’était par humour» et ajoutera que le mémoire de maîtrise était «tellement grotesque!».

Incroyable? Non, tout à fait croyable dès lors qu’un tabou est mis en péril. Plus personne alors ne conserve le sang-froid nécessaire au raisonnement. L’adrénaline a envahi les centres cérébro-spinaux et les paralyse. Un universitaire, censé, par définition, contrôler son langage et sa pensée, devient capable d’expliquer qu’il a dit: «C’est tout blanc!» parce que, paraît-il, il pensait: «C’est tout noir!» Quand une peur sacrée tenaille toute une société, elle ne peut secréter d’autres comportements. Tous les enseignants des deux universités, à l’exception d’un seul d’entre eux (il s’appelle Bruno Gollnisch), vont se taire ou ramper. Des universitaires réputés d’extrême droite, qui entretiennent secrètement le culte des nébulosités germaniques, de Heinrich Himmler ou de Joseph Darnand, et qui sont, par la police de la pensée, accusés de sympathie pour le révisionnisme, vont, dans la panique, se rebiffer, protester de leur répugnance pour les révisionnistes, faire valoir devant les tribunaux qu’ils se sentent diffamés par l’imputation de révisionnisme; ils vont gagner leurs procès et en tirer gloire. En somme, c’est à qui se fera le plus lâche. Il est d’ailleurs à noter que, lors de l’incendie criminel de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon II et de Lyon III (350 000 volumes détruits), les universitaires s’étaient déjà tus; le bruit avait couru que cette bibliothèque abritait des ouvrages révisionnistes; mieux valait donc épargner les incendiaires (voy. «Silence, on brûle», 28 février 2001).

La magistrature lyonnaise, entrant à son tour dans la danse du scalp, va culbuter les principes du droit. Le 22 janvier 2003, J. Plantin apprend qu’il est condamné à six mois de prison ferme pour l’une de ses publications et il se voit confirmer que, pendant trois ans, il ne pourra plus rien éditer. Réfléchissons: un Français va être jeté en prison parce qu’il ne croit pas à l’existence (jamais prouvée) et au fonctionnement (jamais prouvé) d’abattoirs chimiques (jamais montrés soit en l’état, soit sous la forme d’un dessin ou d’une maquette garantis conformes à l’original). Poussons encore un peu plus loin la réflexion: un tribunal se permet d’interdire des livres ou des articles à venir! Alors qu’on se plaît généralement à dénoncer la destruction des livres par le feu, voilà qu'on les détruit avant même leur venue au monde! On n’aura même pas à les brûler. Lesdits magistrats ont, bien sûr, invoqué des lois mais il suffit de lire le texte de leur jugement pour s’apercevoir qu’à telle de ces lois ils ont fait dire une énormité qui n’y a jamais figuré. Où ont-ils pris que la «loi Fabius» (improprement appelée «loi Gayssot»), du 13 juillet 1990, réprime «le mensonge historique»? Déjà suffisamment inique en elle-même, cette loi, réclamée et obtenue par la police juive de la pensée, ne réprime, en son jargon, que «la contestation des crimes contre l’humanité» tels que définis et condamnés par le tribunal militaire de Nuremberg en 1945-1946. Où, dans le texte de la loi, les magistrats lyonnais sont-ils allés trouver l’expression de «mensonge historique»? A l’Ecole de la magistrature, le plus médiocre des étudiants sait, selon la formule consacrée, que «le magistrat ne peut se faire juge de l’histoire» ou encore que «ce n’est pas devant les tribunaux que l’histoire peut trouver ses juges». Comment trois juges lyonnais, nés respectivement en 1952, 1953 et 1955, ont-ils pu écrire de sang-froid que «le mensonge historique [est] pénalement réprimé» par la loi en question? Et, par ailleurs, quelle est cette science infuse qui leur permet, s’érigeant en juges de l’histoire, de prononcer qu’ils ont, dans un écrit du très érudit J. Plantin, détecté la présence d’un tel mensonge? Que savent-ils du sujet? De quel droit tranchent-ils? Où sont les exemples, les preuves, la démonstration?

A franchement parler, la réponse à ces questions est aisée. Quand il s’agit de noyer un chien révisionniste, on l’accuse de la rage et il n’y a plus ni foi, ni loi, ni droit. Les exemples abondent de cette désinvolture.

Le cas de J. Plantin devrait causer quelques scrupules à certains de ses persécuteurs car enfin la cible est vraiment mal choisie. L’homme est, comme on l’a compris, un citoyen des plus paisibles; il ne recherche ni l’argent, ni les honneurs, ni la gloire. Ses publications font honneur à la tradition universitaire de recherche, d’ouverture et de dialogue même si, par nature, l’homme lui-même restera toujours discret. Il est vrai qu’il a son franc-parler. Est-ce un défaut?

Un jour viendra où il sera cité en exemple de courage intellectuel. Ce jour-là, personne ne voudra se trouver à la place des enfants ou des petits-enfants de ses persécuteurs, lorsqu’ils découvriront que leurs parents ou leurs aïeux sont, eux aussi, passés à la postérité mais avec, au front, la marque du déshonneur.

NB: Avant-hier, 5 février, lors d’une émission de Télé Lyon Métropole (TLM), dirigée par Franck Nicolas et intitulée: «Faut-il emprisonner les négationnistes?», on a eu tout loisir de mesurer la distance qui sépare un défenseur des révisionnistes, Me Eric Delcroix, avocat de Jean Plantin, d’un partisan acharné de la répression judiciaire, Me Alain Jakubowicz. La transe de ce dernier offrait un saisissant contraste avec la sérénité du premier.

Jean Plantin

Certains auront peine à le croire mais l’affaire se passe en France, de nos jours, et non dans quelque Absurdie, « en des temps très anciens ».

Un chômeur d’une trentaine d’années s’avise de lancer une publication historique au tirage confidentiel. Il lui choisit un titre quelque peu recherché : Akribeia, ce qui, en grec ancien, signifie exactitude. Trop modeste pour espérer atteindre ce qu’on appelle la vérité et trop ennemi des notions vagues pour user d’un mot aussi indéfini, il n’aspire qu’à l’exactitude.

Sorte de chartiste et de bénédictin, il est acharné au travail (Labor omnia vicit/ Improbus : opiniâtre, le labeur vient à bout de tout). Méthodique, précis, il vérifie pour ensuite procéder à de nouvelles vérifications. Il écrit peu et parle moins encore. Ses modèles : Champollion ? Littré ? Fustel de Coulanges ? Trop modeste là encore, il n’oserait invoquer de tels patronages. Et pourtant…

Pour son malheur, il a jeté son dévolu sur une période de l’histoire contemporaine toute bardée d’interdits, toute hérissée de tabous. Une insupportable police juive de la pensée monte bonne garde autour de billevesées qu’on croirait tout droit sorties de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, cette police, qui inspire une peur infâme (metus Judaeorum), contrôle les usages, crée la vogue, assure le conformisme ambiant et vous force, d’abord et avant tout, à consommer, dès l’école, les produits d’une certaine propagande de guerre à base de récits d’atrocités. Il ne fait pas bon y aller voir de près et, vérification faite, de confier à quelques amis que certains de ces produits cashers sont frelatés.

Notre homme, du jour au lendemain, se trouve au cœur d’une tempête. En sa modeste personne, la police de la pensée vient de débusquer un spécimen de l’espèce la plus abjecte qui se conçoive ; elle le décrète « négationniste » ; en fait, il est révisionniste. Certes, pour notre police, les nazis sont l’abomination de la désolation mais il y a pire engeance car ces assassins, après tout, ne tuaient que des vivants tandis que les « négationnistes », eux, tuent les morts. A la haine ces derniers ajoutent donc la lâcheté. Dans le cas de notre bénédictin du révisionnisme, il y a pire encore : il vit pauvrement, il est effacé, il fuit les médias, et tout cela, c’est bien connu, a le don d’exacerber la colère des riches, des puissants et des batteurs d’estrade. Et puis, on a beau le menacer, il persiste. On se promet de lui faire courber la tête mais c’est à peine s’il a un regard pour les furieux. Il faut savoir que sa tâche l’absorbe et qu’il ne va pas pour si peu lever les yeux de l’établi.

Alors on va contre l’hérétique user des grands moyens. En vue d’une opération « Contre la Haine et pour la Mémoire », on mobilise les médias, l’Université, la police et l’appareil de la justice. Tout ce beau monde répond immédiatement présent. La chasse au cerf est ouverte et il est rare que, dans ce cas, on prenne le parti du cerf. Les chiens courants s’en donnent à gueule que veux-tu contre le pelé, le galeux, celui d’où nous vient tout le mal. Les journalistes vont recueillir dans la sentine les déjections d’une dizaine de justiciers et en faire des slogans de campagne. L’Université se signale par sa pleutrerie coutumière. La police, avec accompagnement de voies de fait, instrumente contre le criminel. Les magistrats retrouvent contre lui les réflexes de l’Epuration. La police juive de la pensée entretient le feu et la flamme par toute la ville, par tout le pays.

Du même coup, le phénomène devient intéressant à observer. En de pareils moments, le fondement des institutions et le tréfonds des âmes se révèlent. Les institutions laissent alors apercevoir qu’elles ne sont que de fragiles échafaudages. Leurs codes ne sont plus que conventions qu’un souffle emporte. Chez les individus, habits, habillages, costumes, coutumes, tout s’envole. C’est la grande mise à nu.

En France, l’Université et la magistrature rivalisent de soumission. Dans l’affaire de notre homme, « l’affaire Plantin », puisqu’il faut l’appeler par son nom, elles vont se surpasser.

Dans sa jeunesse, Jean Plantin avait obtenu en 1990, de l’université Lyon III, une maîtrise d’histoire et, l’année suivante, de l’université Lyon II, un diplôme d’études approfondies (DEA), également en histoire. L’an 2000 voit les Furies se déchaîner contre l’ancien étudiant rétroactivement affligé du stigmate de « négationniste ». L’université Lyon II est mise en demeure par la grande presse, par les responsables politiques, par des officines pratiquant le chantage et la délation d’obéir aux injonctions juives et de retirer à J. Plantin son DEA. Une telle mesure ne s’était jamais vue dans toute l’histoire de l’Université française. Aucun précédent ne peut être invoqué. Qu’importe ! On va inaugurer. Mieux : une fois qu’on aura obtenu de l’université Lyon II l’annulation officielle du DEA et la mise à pied du directeur de recherches responsable (un antirévisionniste notoire !), on exigera également et l’on obtiendra de l’université Lyon III qu’elle annule, à son tour, en 2001 la maîtrise accordée en 1990, circonstance aggravante, avec la mention « Très bien ». A cette occasion, une cérémonie expiatoire est organisée, une mascarade en vérité, où l’on verra des professeurs se renier publiquement. La sueur au front, la carcasse tremblante, ils confesseront qu’ils s’étaient trompés ou qu’on les avait abusés. Le professeur qui avait présidé le jury de maîtrise, sommé de dire pourquoi il était allé jusqu’à décerner la mention « Très bien », répondra que « c’était par humour » et ajoutera que le mémoire de maîtrise était « tellement grotesque ! ».

Incroyable ? Non, tout à fait croyable dès lors qu’un tabou est mis en péril. Plus personne alors ne conserve le sang-froid nécessaire au raisonnement. L’adrénaline a envahi les centres cérébro-spinaux et les paralyse. Un universitaire, censé, par définition, contrôler son langage et sa pensée, devient capable d’expliquer qu’il a dit : « C’est tout blanc ! » parce que, paraît-il, il pensait : « C’est tout noir ! » Quand une peur sacrée tenaille toute une société, elle ne peut secréter d’autres comportements. Tous les enseignants des deux universités, à l’exception d’un seul d’entre eux (il s’appelle Bruno Gollnisch), vont se taire ou ramper. Des universitaires réputés d’extrême droite, qui entretiennent secrètement le culte des nébulosités germaniques, de Heinrich Himmler ou de Joseph Darnand, et qui sont, par la police de la pensée, accusés de sympathie pour le révisionnisme, vont, dans la panique, se rebiffer, protester de leur répugnance pour les révisionnistes, faire valoir devant les tribunaux qu’ils se sentent diffamés par l’imputation de révisionnisme ; ils vont gagner leurs procès et en tirer gloire. En somme, c’est à qui se fera le plus lâche. Il est d’ailleurs à noter que, lors de l’incendie criminel de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon II et de Lyon III (350 000 volumes détruits), les universitaires s’étaient déjà tus ; le bruit avait couru que cette bibliothèque abritait des ouvrages révisionnistes ; mieux valait donc épargner les incendiaires (voy. « Silence, on brûle », 28 février 2001).

La magistrature lyonnaise, entrant à son tour dans la danse du scalp, va culbuter les principes du droit. Le 22 janvier 2003, J. Plantin apprend qu’il est condamné à six mois de prison ferme pour l’une de ses publications et il se voit confirmer que, pendant trois ans, il ne pourra plus rien éditer. Réfléchissons : un Français va être jeté en prison parce qu’il ne croit pas à l’existence (jamais prouvée) et au fonctionnement (jamais prouvé) d’abattoirs chimiques (jamais montrés soit en l’état, soit sous la forme d’un dessin ou d’une maquette garantis conformes à l’original). Poussons encore un peu plus loin la réflexion : un tribunal se permet d’interdire des livres ou des articles… à venir ! Alors qu’on se plaît généralement à dénoncer la destruction des livres par le feu, voilà qu’on les détruit avant même leur venue au monde ! On n’aura même pas à les brûler. Lesdits magistrats ont, bien sûr, invoqué des lois mais il suffit de lire le texte de leur jugement pour s’apercevoir qu’à telle de ces lois ils ont fait dire une énormité qui n’y a jamais figuré. Où ont-ils pris que la « loi Fabius » (improprement appelée « loi Gayssot »), du 13 juillet 1990, réprime « le mensonge historique » ? Déjà suffisamment inique en elle-même, cette loi, réclamée et obtenue par la police juive de la pensée, ne réprime, en son jargon, que « la contestation des crimes contre l’humanité » tels que définis et condamnés par le tribunal militaire de Nuremberg en 1945-1946. Où, dans le texte de la loi, les magistrats lyonnais sont-ils allés trouver l’expression de « mensonge historique » ? A l’Ecole de la magistrature, le plus médiocre des étudiants sait, selon la formule consacrée, que « le magistrat ne peut se faire juge de l’histoire » ou encore que « ce n’est pas devant les tribunaux que l’histoire peut trouver ses juges ». Comment trois juges lyonnais, nés respectivement en 1952, 1953 et 1955, ont-ils pu écrire de sang-froid que « le mensonge historique [est] pénalement réprimé » par la loi en question ? Et, par ailleurs, quelle est cette science infuse qui leur permet, s’érigeant en juges de l’histoire, de prononcer qu’ils ont, dans un écrit du très érudit J. Plantin, détecté la présence d’un tel mensonge ? Que savent-ils du sujet ? De quel droit tranchent-ils ? Où sont les exemples, les preuves, la démonstration ?

A franchement parler, la réponse à ces questions est aisée. Quand il s’agit de noyer un chien révisionniste, on l’accuse de la rage et il n’y a plus ni foi, ni loi, ni droit. Les exemples abondent de cette désinvolture.

Le cas de J. Plantin devrait causer quelques scrupules à certains de ses persécuteurs car enfin la cible est vraiment mal choisie. L’homme est, comme on l’a compris, un citoyen des plus paisibles ; il ne recherche ni l’argent, ni les honneurs, ni la gloire. Ses publications font honneur à la tradition universitaire de recherche, d’ouverture et de dialogue même si, par nature, l’homme lui-même restera toujours discret. Il est vrai qu’il a son franc-parler. Est-ce un défaut ?

Un jour viendra où il sera cité en exemple de courage intellectuel. Ce jour-là, personne ne voudra se trouver à la place des enfants ou des petits-enfants de ses persécuteurs, lorsqu’ils découvriront que leurs parents ou leurs aïeux sont, eux aussi, passés à la postérité mais avec, au front, la marque du déshonneur.


NB : Avant-hier, 5 février, lors d’une émission de Télé Lyon Métropole (TLM), dirigée par Franck Nicolas et intitulée : « Faut-il emprisonner les négationnistes ? », on a eu tout loisir de mesurer la distance qui sépare un défenseur des révisionnistes, Me Eric Delcroix, avocat de Jean Plantin, d’un partisan acharné de la répression judiciaire, Me Alain Jakubowicz. La transe de ce dernier offrait un saisissant contraste avec la sérénité du premier.

7 février 2003