Thursday, October 31, 2002

A propos du "Quid 2003"

A Paris, des organisations juives demandent à la présidente du tribunal des référés le retrait des 300 000 exemplaires en vente du Quid 2003. Elles reprochent à l’éditeur Robert Laffont de n’avoir pas respecté son engagement, pris en décembre 2001, de supprimer toute mention de ce que Faurisson estimait, en 1995, avoir été le nombre des morts d’Auschwitz.


Dans le film Nuit et Brouillard, dont les conseillers historiques ont été Henri Michel et Olga Wormser-Migot, tous les écoliers de France apprennent que ce nombre aurait été de 9 millions ! Cependant, jusqu’en 1990, les touristes visitant Auschwitz constataient que le chiffre inscrit sur toutes les plaques commémoratives était de 4 millions. Par la suite, sous la poussée de la critique révisionniste, il a bien fallu revoir ce chiffre à la baisse. A partir de 1995, le chiffre inscrit sur les nouvelles plaques n’a plus été que de 1 500 000. Ce chiffre, à son tour, a été abandonné par les historiens orthodoxes et, pour sa part, Jean-Claude Pressac a proposé une estimation de 630 000 à 710 000. Tout récemment, un responsable du Spiegel, Fritjof Meyer a opté pour un total de 510 000 (Osteuropa, mai 2002, p.631-641). Pour ma part, j’avais proposé le chiffre, au maximum, dramatique en lui-même, de 150 000 morts ; je précisais que, dans le complexe d’environ quarante camps à la fois de concentration, de transit et de travail, dont Auschwitz était la capitale, il était mort, en près de cinq ans, au maximum 150 000 personnes, dont environ 100 000 juifs. La plupart de ces morts, avais-je ajouté, étaient dues aux épidémies et, plus particulièrement, au typhus ; ce fléau, quasi endémique dans l’Est européen, avait tué beaucoup de soldats et de médecins allemands, y compris dans le camp d’Auschwitz lui-même.


Le Quid 2002 et le Quid 2003 ont honnêtement rapporté ces différentes estimations ainsi que quelques autres, qui partent donc de 9 millions et qui, en une véritable descente de toboggan, aboutissent à ma propre estimation de 1995, honnêtement résumée sous la forme suivante : « Faurisson (‘révisionniste ‘) : 150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, la plupart morts du typhus) ». L’estimation de F. Meyer, trop récente, n’a pu être mentionnée.



Une dépêche d’agence, reprise par des journaux français et étrangers, rapporte cette affaire du Quid 2003 et annonce que le juge rendra sa décision le 6 novembre 2002. Elle cite mon nom mais ne précise pas mon estimation de 1995. Mêlant information et désinformation, elle prononce :


Cet accord [de décembre 2001] prévoyait la suppression de l’opinion des historiens révisionnistes sur le nombre des victimes d’Auschwitz. Les révisionnistes sont conduits par Robert Faurisson, ex-professeur de littérature à Lyon, exclu de l’université et condamné pour avoir affirmé, depuis 1978, que le génocide des juifs par les nazis était un mensonge destiné à récolter des dommages de guerre, que les chambres à gaz n’avaient jamais existé dans les camps et que les déportés étaient morts de maladie et de malnutrition.



Ce communiqué, reproduit dans toutes les grandes surfaces de France vendant le Quid, appelle nombre de rectifications.



Je ne suis pas « ex-professeur » mais « ancien professeur ». Je n’enseignais pas seulement la littérature mais aussi et surtout la « critique de textes et documents (littérature, histoire, médias) ». Je n’ai pas été « exclu de l’université » mais les autorités socialistes de mon université (Université Lyon 2), dès que mes opinions révisionnistes ont été connues, ont mené guerre ouverte contre l’hérétique, traité par le recteur en place de « Savonarole ». Elles ont interrompu le déroulement normal de ma carrière, m’ont empêché de poursuivre mes activités d’enseignement mais non de recherches et, de son côté, par un tour de passe-passe budgétaire, le socialiste Lionel Jospin a supprimé ma chaire d’enseignement, ce qui, en principe, était impossible, puisque, aussi bien, j’en étais titulaire. J’aurais dû porter plainte mais, submergé de procès, il ne me restait pas assez d’argent pour m’engager dans un marathon judiciaire de plus, qui aurait duré des années.


Oui, j’ai été condamné, et même lourdement et à de multiples reprises. En 1990, la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot a été créée spécialement pour me bâillonner. J’ai été condamné par la Nouvelle Inquisition comme, en d’autres temps, Galilée l’avait pu être par la Sainte Inquisition. Le 14 juillet 1990, par la publication de la nouvelle loi liberticide au Journal officiel, la République française m’a officiellement déclaré hérétique. Elle l’a fait pour mon honneur ; et aussi pour la courte honte de ceux qui, à l’époque, rapportaient mes condamnations judiciaires comme si elles prouvaient que j’avais tort ; elle l’a fait également pour la honte de ceux qui, esquissant l’histoire de ma carrière, se gardent bien de rappeler les dix agressions physiques, toutes impunies, dont j’ai été l’objet en tant que révisionniste.



Non, je ne me suis pas contenté d’affirmer. Si j’ai affirmé, c’est au terme de longues recherches à la qualité desquelles la première chambre de la cour d’appel de Paris a dû rendre hommage dans l’arrêt Grégoire du 26 avril 1983, qui a provoqué la surprise, sinon l’indignation, de mes adversaires.



Oui, j’avais affirmé à l’époque que le génocide des juifs était un mensonge mais j’avais précisé : un « mensonge historique », ce qui, avais-je expliqué, signifie qu’à la différence d’un mensonge ordinaire, le nombre des menteurs ou inventeurs dudit mensonge est infime tandis qu’avec le temps le nombre des bonimenteurs, plus ou moins crédules ou sincères, ne fait que croître.


Non, je n’avais pas avancé que ce mensonge avait été forgé en vue d’obtenir des « dommages de guerre ». Je n’avais pas dit : « On a menti pour faire de l’argent », mais : « On a menti et l’on a fait de l’argent », beaucoup d’argent, toujours plus d’argent ; on a récolté « réparations », « indemnités », privilèges, bonnes places et positions médiatiques de choix. Pour moi, il n’y avait eu, en la circonstance, ni complot ni conjuration mais un phénomène naturel connu des historiens : la genèse d’un mythe, son développement et son exploitation. Aujourd’hui, même des juifs dénoncent ce qu’ils flétrissent du nom de « Shoah-Business », d’ « Holocaust Industry » ou d’avatar de la religion du Veau d’or.


Ma position était la suivante : beaucoup de déportés sont morts et beaucoup ont survécu. Ceux qui sont morts ont été les victimes, principalement mais non exclusivement, des épidémies et de la malnutrition, c’est-à-dire des « horreurs de la guerre » dans une Allemagne qui, d’abord en perdition, puis en pleine débâcle civile et militaire, vivait l’apocalypse.


Pour reprendre une expression qui leur est chère, les « responsables » des journaux, qui ont reproduit ce communiqué de presse sans procéder à la vérification préalable de son contenu, ont « fait preuve d’irresponsabilité ».


31 octobre 2002

Tuesday, October 22, 2002

Foreword to "The Hoax of the Twentieth Century" (French edition)



For the author of The Hoax of the Twentieth Century the alleged physical extermination of Europe’s Jews during the Second World War constitutes what in French may be termed indifferently either a historical lie, a myth, an imposture or, as is the case here, a hoax. In France and in quite a few other countries this mystification has now become an official truth which, having force of law, is protected by the police, the judicial system and, above all, by the omnipotence of the mass media. It has taken on the character of a religious belief, a social prohibition, a taboo. “The kosher account of the Second World War”, as it may also be called, is the only version allowed in schools, universities, the book trade, the law courts, the press, the cinema or on television. The “Holocaust” or “Shoah” has become a religion, a business, an industry. 

The authors called revisionists are those according to whom the Germans, in reality, never exterminated or sought to exterminate the Jews. For them, the Germans neither built nor used gas chambers or gas vans with a view towards killing the Jews. In the end, the revisionists conclude from their research that the number of European Jews who, from 1939 to 1945, actually perished as a result of any act of war, together with those who died of hunger or disease, notably in the typhus epidemics (at that period typhus was nearly endemic in Eastern Europe), certainly did not reach the extravagant figure of six million but, more likely, that of one million, all in the course of a conflict that brought on huge slaughters claiming tens of millions of lives. As in any modern war, civilians were as gravely affected as soldiers. Children paid a heavy toll. Many Jewish children died whilst many German and Japanese children were atrociously killed in flames of phosphorous or nuclear explosion. It has become commonplace to mention how the Jewish children, perfectly innocent, were deported because they were Jewish; on this score, and adopting the same phrase, it should be added that the German and Japanese children, perfectly innocent, were killed because they were German or Japanese.

In the fifties and sixties of the recently concluded century the best known revisionist was the Frenchman Paul Rassinier. His works and his struggle are worthy of admiration but Rassinier, although he had studied certain aspects of the Great Lie, lacked either the will or the time to present a comprehensive analysis thereof. He died in 1967.


***

It was in 1976 that the American Arthur Robert Butz published the awaited comprehensive analysis. This work is so powerful that still today it deters any revisionist author from attempting to produce a global study of his own that might compare with the “masterstroke” of The Hoax of the Twentieth Century. Let us add, for good measure, that the first successor of Arthur R. Butz is Arthur R. Butz himself. In effect, the texts that he has since published on certain particular aspects of the question complement, piece by piece, his masterwork. At bottom, perhaps the best proof that The Hoax has been, from 1976, a proper overall evaluation is the fact that each of the later essays naturally takes its place in the whole construction; none of the additions compels a modification of the general structure either of the argument or of the book.

It took an exceptional mind and character to confront and fell the monstrous taboo.

A. R. Butz has the mind of a scientist, an analyst of texts and a historian all at the same time. By training he is a scientist; his speciality is advanced information technology. In the analysis of texts he is not really a specialist, although an information scientist will often have to analyse texts or documents. Finally, he is not a professional historian (as he makes a point of underscoring) but experience has proved that, on the perilous ground he has chosen, he can put to shame or bring envy to all those, academics or not, who happen to be professional historians and who, for the most part, have kept quiet and let the historical imposture proliferate.

As for A. R. Butz’s character, it is that, rather distinctive, of a man able to set out on the most daunting of missions with moderation, prudence and wisdom.

In itself, the sum of knowledge that he accumulated in the space of about five years in order to accomplish his work is impressive. He succeeded in putting this rich mass of data in order. He has a talent for demonstration. He knows the art of persuasion. Not for nothing has Pierre Vidal-Naquet dubbed Butz “the foremost and cleverest revisionist”, adding:

[…] if a prize for mendacity were to be given, I would say that Butz's tome, The Hoax of the Twentieth Century, represents, at times, a rather hair-raising success: the reader is persuasively led by the hand and brought little by little to the idea that Auschwitz is a tendentious rumour that skilful propagandists have gradually transformed into a truth. Such are the "good tidings" whose clumsy evangelist Faurisson has become. It is Butz and not he who might be defined in Zola's terms as the "diabolical craftsman of the judicial error." Ought one to refute Butz? It would be possible, of course, and even easy, assuming one knew the archives, but it would be long and tedious [...] When a fictitious account is well prepared, it does not contain elements allowing one to destroy it on strictly internal grounds. [1]

One is tempted to compare Butz to the best of all possible guides for a journey of exploration into a particularly hostile world. He knows the territory. Even so he advances only with precaution, with measured steps, as if, progressively, he were discovering this territory along with us. Often he halts his advance and takes stock. Before starting off anew, he once more consults map and compass. Yet again he examines the surroundings, foreseeing the pitfalls, anticipating our apprehensions, never eluding our questions or objections, which, moreover, he had obviously predicted. To these his response is either immediate or deferred; in the latter case, he promises to answer later on and, in effect, the answer comes in due course. At the end of each leg of the journey — of each page or set of pages — we seem to hear his voice murmuring in our ear: “I believe we’re making headway. Turn again towards the obstacle that looked threatening. We’ve overcome it. You thought you were lost in the darkness and fog: look! The fog is lifting and the horizon is coming into sight!” At the end, when the adventure — or the reading — is over, it is with staidness that this guide, wise and prudent, takes leave of us. In a few sentences the summary is made and we can then note that the promise has been kept. In a brief statement at the start of the adventure he had unaffectedly announced what we were setting out to discover; at journey’s end he gives us a short reminder of that introduction and is content to add just a word or two. And that is all. But let us take a closer look.

The title and, in later editions, the subheading of his book have the same American frankness as a sentence in chapter III: “The thesis of this book is that the story of Jewish extermination in World War II is a propaganda hoax”[2]. In chapter I, in a tone just as blunt, he had written “The simplest valid reason for being sceptical about the extermination claim is also the simplest conceivable reason: at the end of the war they were still there”.

At the very start, in the first lines, the author had made his bid and, at the end of the book, he is there to remind us of it. He declares, as it were: “This version, so widespread, of the Second World War is a tissue of lies. It is nothing but a variation on the outlandish Jewish stories that make up the Talmud.” Those who promote the rabbinical version of Second World War history dare to present the fate of the Jews as that of an exceptional people whose god, incredibly perverse, had chosen to subject them to exceptional suffering; to do so this perverse god allegedly decided to hand over his “chosen people” to satanic forces, those of German National Socialism. These Talmuderies are but phantasms. They are not history: they are mere stories. More precisely, they are stories like those that were already to be found in abundance in the Old Testament. And with such fabrications, even in the absence of any foul intent, it is seldom that money and publicity are not made.

On the final page Butz mentions the 1952 “Treaty of Luxembourg” setting down the colossal financial “reparations” consented to the Jews by the Bonn government because of the “unspeakable criminal acts” supposedly committed by the 3rd Reich against the children of Israel; these “reparations”, let it be said in passing, are scheduled to go on being made until the year 2030, and constitute but a fraction of what the German taxpayer and German businesses disburse to Shylock. Butz concludes that his book has shown those alleged crimes to be “largely a hoax and, specifically, a Zionist hoax”. He is not one to think “Jewish” and write “Zionist”. If he means to call “the Jews” into question he will say “the Jews”, and if he means “the Zionists” he will write “the Zionists”. But — and this is one of his most clear-cut demonstrations — he proves to the reader that the “Holocaust” myth was chiefly forged and launched by specifically Zionist circles. He demonstrates as well that the judicial masquerade of the Nuremberg trial was rather less a creation of the United States government or of prosecutor Jackson than of influential personalities who were Zionists and not simply Jews. Our American draws the logical conclusion that, since there has been a Zionist hoax followed by a swindle, the State of Israel “owes Germany a lot of money”, as he, a man of understatement, puts it.

One may imagine that a Frenchman or a European will find this American frankness a bit curt but, in Butz’s case, that tone is perceptible only at the beginning and end of his discourse. Nearly the whole of the rest of the book bears, on the contrary, the features of a slow and serene exposition. 

The work of this revisionist of ours is an undertaking of demolition and construction.

Butz kills the “Holocaust” myth and even, to borrow a word from cold-war parlance, “overkills” it. He razes to its foundations an edifice of lies each of which is more absurd and dangerous than the rest. Furthermore, he contemplates in broad outline the picture of the European Jews’ real experience and suffering. He recalls the measures taken by the Germans with respect to a minority whom, often rightly, they deemed hostile, at times even considering them as a belligerent, and whose means boded ill for Germany on a global level. He portrays the reality of a policy aiming at a “territorial final solution” (territoriale Endlösung) of the ever-lasting “Jewish question” (Judenfrage). The project for that solution aimed at finding a territory (which would not be Palestine) for the Jews of the entire world: the island of Madagascar had been seriously considered before the outbreak of war. It was foreseen that this relocation would allow for a “Jewish renewal” after the inevitable hardships endured, but the project was rendered impossible by the new world war’s progressively tragic development. The author evokes the reality of the “provisional” solutions consisting in the confinement of Jews in ghettos or, sometimes, in concentration camps, transit centres or forced labour camps. He constantly keeps in mind a truth so elementary that it tends to be forgotten: “There was a war going on during World War II”. The turn of phrase, intentionally tautological, is rich in meaning. It is by effectively disregarding the war and its necessities that the Reitlingers, Hilbergs and Dawidowiczes have succeeded in giving a completely false portrayal of the Germans’ treatment of the Jews from 1939 to 1945. Those Shoatic writers have not noticed or have not cared to notice that the first and foremost preoccupation of the 3rd Reich’s decision makers was with winning the economic and military war and not with assailing the Jews. The principal measures adopted concerning the Jews were explained by the necessity to ensure the safety of the German soldier or civilian in time of “total war” and by the vital need to procure as abundant a workforce as possible. Subsequently, if the authorities in charge of the camps that lodged those Jews, together with non-Jews, built crematoria there it was because of the epidemics that had struck both Germans and members of their workforce, whether Jewish or non-Jewish. It is incredible that those orthodox authors do not even mention the epidemics as the reason for the crematoria’s construction. Finally, to speak of war is to speak of “the horrors of war”. In that war, that crusade, which so many amongst them had wanted, and in those horrors, the Jews paid their share. As they were not the only ones to suffer from the effects of the Second World War it is absurd, for a historian of the “Holocaust”, to fail really to evoke that war, which claimed the lives of so many others, including the many who, in the defeated nations, fell victim well after their defeat. “Auschwitz” cannot be judged equitably by isolating that camp as if it were located on Mars but rather by placing it back within the history of the war as well as within the history of all concentration camps – German, British, French, American, Soviet or others – before, during and since the period 1939-1945. A judeocentric and fixated vision of the history of the Jews will never allow us to understand this part of the history of men.

With Arthur Butz, the analytical capacities are of course obvious but what is most striking of all is his global approach: he never fails to see the forest for the trees. The text to be studied is always put back in its context. The meaning of the word “context”, unfortunately so overused, has become so extended that today it too often covers particularly vague considerations quite removed from the word or subject being studied. By “context” our author, for his part, means before anything else that which is closest to the object of his analysis. In the first place, it is for him a question of the immediate context (for instance the terms that flank the word being studied); then, step-by-step, it is also a question of the facts, persons and period under consideration, with a full inventory thereof. One may, by way of example, read the staggering Appendix E on “The role of the Vatican”. A stream of studies have been published in the specific area of the controversy over what is called “the silence of Pius XII” on the “Holocaust”. Let us invite the authors of such studies to read this chapter. In doing so they will realise that they, at their end, have not possessed the ability of analysis or of global approach that has allowed Butz, a non-professional historian, to solve the false enigma of that silence. For if Pius XII kept quiet, during and even after the war, about the extermination of the Jews and the gas chambers, it is because the latter did not exist and because, at the very least, the Pope had doubts about their existence, a fact that suffices to make him a “revisionist” in his own fashion. It is normal to keep quiet about what has not existed, and even about what cannot have existed. If a crime appears surely or probably to belong to the realm of fiction one does not come out and denounce it as though it had really happened, for to accuse someone of a crime that has not occurred is to lie and to slander, and, when the accused has just been defeated in a war, it is to dishonour oneself. In this matter Pius XII wanted neither to lie, nor to slander anyone, nor to dishonour himself.

In the same manner in which he sometimes steers his reasoning, Butz progresses with such scholarly deliberation as to leave certain readers disconcerted. “Where is he taking us?” they will ask themselves. “What is the meaning of this passage that has all the appearances of a pure digression? When shall we get back to the main thread of the argument?” The American reader will grumble, if his habitual reading is done in the comfortable pages of the “digests”. The French reader, who likes things lively, will moan. Both will be wrong. Our man, for his part, knows that “he who goes slowly goes surely”. Besides, Butz is armed with the potent Anglo-Saxon sense of humour that can well stand a certain plodding unbearable to Latin temperaments.

Let us take one example of this long and slow reasoning that, in 1975-1976, led the author to a particularly bold conclusion, and see in what providential form an event that occurred a few years later, in 1979, came to provide a spectacular confirmation of Butz’s dialectical genius.

A section towards the end of chapter II is devoted to the industrial role of Auschwitz, the author holding forth at some length on technical considerations of synthetic oil and rubber. When he does not speak of “polymerisation” or “vulcanisation”, he instructs us on “butadiene” and “sodium”. The reader may begin to worry and ask himself whether this Butz is not a stuffed shirt, whether he has not acquired a book full of that supreme brand of foolery: academic or polytechnic twaddle, more asinine than an ass. Has he just come face to face with one of those pedants who master a subject so poorly that they have to make a display of their borrowed wisdom? Not the case at all, as we shall be seeing.

The start of the following chapter deals with the United States rubber crisis of 1942. On December 7, 1941 at Pearl Harbor, Hawaii, most of the American Pacific fleet had suddenly been destroyed. As a result, the Pacific Ocean became something of a Japanese sea. The Americans thus saw their rubber route from Malaya and the East Indies cut off overnight. It was an emergency that called for immediate research into the making of synthetic rubber. But which country was, at the time, the most advanced in the world in this field? The answer: Germany. And, the author asks himself, at which spot in Germany had such research been most extensively pursued? The answer, this time, is Auschwitz. It was at Auschwitz, a town of Upper Silesia (annexed by Poland after the war), that a large industrial complex was located at which the Germans were producing synthetic oil, and trying to set up similar production of a synthetic rubber substance called “buna” (a compound word derived from “butadiene” and “Na”, the chemical symbol for the element sodium).

It is then that Butz has the daring to conclude that the Americans certainly paid the fullest attention to Auschwitz for both the manufacture of synthetic oil and the attempts to make synthetic rubber. Going still further in his daring, he gives a whole exposé on aerial photography for surveillance or espionage. He ventures that, given the quality of aerial photographs at the time, the American intelligence bodies, in their desire to know what in fact was going on at Auschwitz, must ordinarily have resorted to this source of information in addition to all the other intelligence-gathering means at their disposal. He adds that, up to now (1975), those photographs have not yet been made public. He concludes that if, in that camp, in 1942, there had really been set in motion an abomination exceeding all standards of horror, and if such an extraordinary scheme as an industrial programme of physical extermination of the Jews of Europe were really being carried out, then the American army’s intelligence branch would not have failed to learn of it. To complete the author’s thought at the time, let us specify that what he says, here, of 1942 applies a fortiori to the years 1943 and 1944. If, during the war, the aerial photographs had corroborated the rumour of the existence and operation of enormous “death factories”, they would inevitably have been published. If, thirty years after the war, they were still being kept secret, it was because they did not corroborate the rumour.

In February 1979, almost three years after the publication of his book (which had caused serious stirs, notably within America’s Jewish community), Butz had the satisfaction of seeing the CIA finally bring out… aerial photographs of Auschwitz [3]! Those photographs proved that Auschwitz had never been anything but a set of concentration camps beside which the Germans had developed a vast industrial complex. There was nothing at all special about the crematoria buildings. They were surrounded by lawns in good condition, neatly laid out and showing no sign of the trampling by those crowds of people who, it seems, regularly waited there before entering the structures in order to be gassed, then incinerated. No waiting queues were to be seen in the vicinity. Nor was there the least mountain of the coal or coke that it would have taken to cremate, as is held, thousands of victims per day. In particular, two of those structures, far from being concealed, were situated just near the internees’ football pitch. The photographs showed when and how the vast industrial zone had been bombed by Allied aviation and why the camps themselves had not been targeted. If the latter had been intentionally bombed, the inmates would have been killed in great numbers precisely because they were “concentrated” there, and the survivors would no longer have had dormitories, latrines, showers, laundries, cookhouses, infirmaries or shelter. With the crematoria destroyed, the corpses would have stayed lying on the ground in an area where, the water table being very high, burial was impracticable. Typhus would then have doubled its toll. (It was to be discovered, in the end, that the Allies carried out a total of thirty-two aerial reconnaissance missions over Auschwitz between December 27, 1943 and January 14, 1945.)

This release of the aerial photographs confirmed Butz’s thesis, and all the more as in 1979 the two authors of the publication bearing the images adorned them with arrows pointing to the location of the “changing rooms” (sic) and the “gas chambers” (sic). Any reader endowed with a minimum of analytical sense could only laugh aloud at such naivety or deviousness on the part of those two CIA men. In the end Butz had been so right that his adversaries, in order to retort, were reduced, as we see, to pure childish tricks.

The author has shown the same clear-sightedness on a good number of other subjects. At a conference in 1982 he presented a paper whose text is reproduced in the present French edition [4], a vast exposé in which he enumerates a series of simple observations that happen to fortify his thesis. But, in a preamble, he has the judicious idea to bring up, as a precedent in the history of great mystifications, the text of the “Donation of Constantine”, purportedly discovered in the 9th century. He does so to describe how, in the past, an enormous fraud, of capital importance for the papacy, had finally been exposed in 1456 by the humanist Lorenzo Valla (Contra donationis, quae Constantini dicitur, privilegium ut falso creditum est et ementitum, declamatio). The emperor Constantine, promulgator, in 313 AD, of the edict of Milan, had, in reality, never donated the Roman Empire to the papacy. The text of the donation was merely a fake and, for that matter, a thoroughly crude one. No sensible person should be taken in by historical lies of this kind, but they live on durably because a certain mode of power or of society needs them; once that need is no longer felt, they may disappear. Moreover, Butz reminds us that, often, the man who endeavours to expose such a lie accumulates a mass of arguments of disparate value whereas a few precise arguments would do. After this lengthy introduction, he returns to the heart of the matter. He lists the simple reasons – there are eight – why the alleged extermination of the Jews cannot have happened. To sum up: if, in the middle of Europe, in the space of three years, the Germans had killed so many millions of Jews, such an extraordinary phenomenon could not have gone unnoticed. But the Vatican did not perceive this awesome occurrence. The International Committee of the Red Cross did not see it. The German underground opposition did not mention it. The European Jews had no information on the subject and did not truly believe the vague, absurd and cacophonous rumours circulating here and there of a physical extermination of industrial proportions. Jews overseas (United States, Palestine, international Jewish organisations) did not behave as if they themselves lent credence to the alarming accounts that they were disseminating, and nor did the Allied governments. It is here that Butz inserts what may be called his parable of the miraculous elephant, which deserves to be quoted:

It is demanded that we believe that these "events continental in geographical scope, of three years in temporal scope, and of several million in scope of victims," all transpired without one relevant party being cognizant of them. It is like telling me that, while I saw no elephant when I looked in my basement, he was there anyway. Also while I was sitting in my living room I did not notice that the elephant managed to come upstairs and romp about a while, relevant stairways, door openings, and floors having suddenly miraculously become compatible with such activities. Then the elephant dashed outside into a busy mid-day shopping district, and then walked several miles back to the zoo, but nobody noticed.

In conclusion, if the genocide of the Jews had happened, at least eight authorities or agencies would not have failed to notice it; none of them noticed it; therefore that genocide cannot have happened. To persist in believing in its reality would be like lending credence to the eight enormities contained in the tale of that elephant. A brief tale that says more than a long speech!


***

The Hoax has suffered from imperfections. To begin with, the first edition was presented in an unprepossessing layout. For want of money, low quality paper had to be used, the composition had to be too compact and the type too small. The mass of text appeared all the harder to take in as there were too few subheadings. There was nothing in the way of signs or indications to guide the reader and make his progress through the demonstration easier. The style was lacking in polish and the vocabulary wanted finesse; the author, for his part, agrees, as will be seen in his preface to this French edition, which, incidentally, is the first to carry subheadings in sufficient number. 

Butz terms his analysis “horizontal” as opposed to the “vertical” analysis conducted by other revisionists. He means, rightly, that he has held the whole of the subject under his gaze whilst others have taken into consideration only certain aspects of it. As concerns, for example, the alleged Nazi gas chamber, he admits that, in his book, that aspect of the “Holocaust” has not got much attention. He goes so far as to say that those who are interested in the question could skip his book. At the same time, he does not imagine that a serious person can venture into the controversy of the gas chambers without having first taken, through his book, a general view of the revisionist interpretation of the “Holocaust”.

This distinction between “horizontal” analysis and “vertical” analysis is a bit too abstract. When he analysed the type of synthetic rubber that the Germans were trying to produce, when he taught us about polymerisation and vulcanisation, when he explained the combination of the butadiene and sodium in buna, was the author of that distinction then not in the “vertical” rather than the “horizontal”? Would it not be right to say that, in the whole scope of his book, which constitutes a global attack without equal, the author nonetheless conducts a series of particular inspections that may be characterised as “vertical”? Conversely, is the researcher who decides to approach the vast subject of the “Holocaust” from the angle of the gas chamber alone, before anything else, really working only in the “vertical”? Will he be merely the analyst of a particular aspect? Can he not too, in his own way, have a “horizontal” and comprehensive view of the “Holocaust”? If I judge by my own case, I became acquainted with our American’s global approach (1976) only after having read Rassinier in the early sixties and having decided, considering the huge mass of the Great Lie, that I should attack it from its most vulnerable angle: that of the magical gas chamber. For me, The Hoax has not performed the role of an initiation; it has had but the value of a providential substantiation. In observing the colossus that is the Great Lie I quickly noted that it had feet of clay, and it was therefore on this weak point that I decided to concentrate my assaults. Assuredly, the spectator to this struggle who, for his part, has not seen the feet of clay will be surprised at my relentless landing of all my blows, as it were, at ground level. He will find me short-sighted. Nothing of the sort. I had indeed taken complete measure of the monster. Besides, how could its formidable dimensions have escaped me? In truth, discerning what I took to be its weak spot (those hazy gas chambers), it was for that spot, to begin, that I saved my blows. He who confronts Achilles must, like Paris, aim for the heel.

But enough of these images and comparisons! Butz wanted to prove that “the unprecedented crime” (the genocide) imputed to the vanquished by the victor had not happened whereas other revisionists, choosing a different path, wanted to demonstrate that “the unprecedented crime weapon” (the gas chamber) had not existed. If that crime is imaginary, it follows that one need no longer even add that the weapon is imaginary as well. Conversely, if that weapon is imaginary, then so is the crime. The result is identical and only the methods used to attain it have been different.

Butz’s mighty intelligence is perhaps too abstract. The only concentration camp he has ever visited is that of Dachau. On the subject of the alleged homicidal gas chamber there, he has written nearly nothing but that, in the opinion even of the accusers, that structure, “disguised as showers”, had not been completed and, consequently, had not been used.

This actual indifference towards certain material contingencies (not all!) was to be noted elsewhere. Amongst the essential arguments that may be brought forth to show that the Nazi gas chambers cannot have existed outside of the imagination there is, it seems to me, that argument dealing with the existence — a quite real one — of the execution gas chambers in some American penitentiaries. It is enough to see an American gas chamber and to study how it works in order to realise that the supposed Nazi gas chamber and the way in which it supposedly worked are mere conjecture. And Butz is American. How is it that he did not use this argument? Why, as if it were not enough to leave off examining any alleged “Nazi” gas chamber, did he not inform himself about any of the gas chambers in his own country’s prisons? Had he done so, he would immediately have realised how daunting a task it is to execute one prisoner with hydrogen cyanide gas (the active ingredient in the pesticide Zyklon B) without gassing oneself. He would have grasped that nothing is so dangerous as to enter an American gas chamber after an execution, and seen that the gassed corpse is impossible to handle without drastic precautions. He would have noted that only a sophisticated mechanism can prevent the worst from befalling the physician and his two aides who, in rubber gloves and boots, and wearing masks fitted with special filters, will have to penetrate the gas chamber and handle a still dangerous body. He would have realised that the accounts telling of Sonderkommando members walking into the “Nazi” gas chambers to handle casually, without gas masks, hundreds or thousands of cyanide-infused corpses were grotesque. By the same token Rudolf Höss’s “confessions” to his warders would have caved in and, along with them, a fair number of other “confessions”, “testimonies”, “memoirs”, “items of evidence”, “trials”: in short, the whole base of the Great Lie edifice would have disappeared.

Returning to the “Donation of Constantine”, the “revisionists” in the style of Lorenzo Valla had thought it necessary to put forth a hundred arguments in order to expose the fraud. But one single argument would have sufficed, although so modest, so laughable, so basely material that one barely dare mention it: in effect, one little Roman coin was enough to prove that after Constantine the Roman Empire continued to have at its head other emperors and no Popes. In reality, heaps of coinage in the effigy of Constantine’s true successors proved that the text of the famous donation, “discovered” in the 9th century, could only be a fraud. The humblest coin collector held in his hands the proof, material and irrefutable, exposing the whole mystification. None of these coins was in the effigy of a Pope; all were in the effigy of an emperor. Similarly, nowadays, two eyes and a minimum of practical knowledge are enough to see that the alleged gas chamber to which, at Auschwitz, capital of the “Holocaust”, tourists and pilgrims are led in droves is nothing but a Potemkin village of a gas chamber. As for the other alleged “Nazi” gas chambers, either they are no longer shown to visitors or we are told that since they were left unfinished they were never used. No historian dare any longer produce a drawing, a model or any other representation of this diabolical weapon. Sometimes, Candide imagines that he sees, off in the distance, the nowhere-to-be-found gas chamber in question; he draws near; it disappears from view: it was only a mirage. The alleged “Nazi” gas chamber is, in a way, the constant no-show of Jewish historiography. I shall say then, to conclude, that Butz, not noticing the precious argument within arm’s reach, makes me think in this case of a Lorenzo Valla who failed to see the Roman coin that he held in his hand, even though that coin enabled him to kill and even “overkill” the historical lie he was seeking to combat.


***

The reader will know that these reservations do not in the least diminish my esteem for the work and for the man. Built as solid as a rock, the work will unquestionably outlive its author. Will it be what Thucydides called “a possession for ever” (ktêma es aei)? It would deserve to be such. In more than a quarter of a century no historian has ventured to refute it. In the endless flood of antirevisionist publications not one book, not one article offers a parry to the exceptional reference work that The Hoax of the Twentieth Century has proved to be for the study of historical revisionism.

Unhappily, the hoax that the revisionists have tackled still has some fine and wicked days ahead of it in the 21st century. It is difficult to see how even a powerful brain, be it even that of the American A. R. Butz, could have done, once and for all, with so colossal an imposture as the alleged “Holocaust” of the Jews. Neither the will of scholars nor the quality of their work can prescribe the events that alone will determine the moment of this imposture’s demise.

One may even wonder whether a belief of this kind will ever end. Its character is increasingly religious. The religion of the “Holocaust” or “Shoah” tends, amongst the Jews of today, to take over from the Torah and Talmud. It is holy. It serves God, Mammon and the Golden Calf, as well as the Jews’ eternal anger and unquenchable thirst for vengeance, all at once. The consumer society and its quest for profit are ideally adapted to it. Neither that society nor that religion shows, for the time being, the least sign of weakening.

Twenty-six years. It will have taken twenty-six years (1976-2002) for The Hoax of the Twentieth Century to appear in French. And not for want of trying, over a quarter of a century, to make available to the French-reading public the masterly work of the American Arthur Robert Butz. Every time, the lack of money and of material means, to say nothing of the whims of the prevailing repression, frustrated those efforts. Today, at last, the work has come out for us in French, but it has had to be published abroad. The new inquisition is here, peering from the battlements. “An unbearable Jewish thought police” (as the late Jewish intellectual Annie Kriegel called it) is on guard. Each year, with the appearance of new revisionist writings, it lengthens the lists of its Index Librorum Prohibitorum.

Historical revisionism is decidedly the great intellectual adventure of our time.
        October 22, 2002

Notes


[1] Assassins of Memory: essays on the denial of the Holocaust, Columbia University Press, New York, 1992, p. 51.
[2] The Case Against the Presumed Extermination of European Jewry.
[3] Dino A. Brugioni and Robert G. Poirier, The Holocaust Revisited: Analysis of the Auschwitz-Birkenau Extermination Complex, Central Intelligence Agency, Washington, 19 p.
[4] “Context and Perspective in the ‘Holocaust’ Controversy”

Présentation de "La Mystification du XXe siècle"



Pour l’auteur de The Hoax of the Twentieth Century (La Mystification du XXe siècle) la prétendue extermination physique des juifs européens pendant la seconde guerre mondiale constitue ce qu’on peut indifféremment appeler un mensonge historique, un mythe, une imposture ou, comme c’est ici le cas, une mystification (le mot de « hoax » se traduit indifféremment par « mystification » ou par « canular »). En France et en bien d’autres pays cette mystification est devenue une vérité officielle qui, ayant aujourd’hui force de loi, est protégée par la police, par l’appareil judiciaire et, surtout, par l’omnipotence des grands médias. Elle a pris les caractères d’une croyance religieuse, d’un interdit social, d’un tabou. « La version casher de la seconde guerre mondiale », comme on peut encore l’appeler, est la seule autorisée à l’école, dans l’Université, dans le commerce des livres, au tribunal, dans la presse et à la télévision. L’ « Holocauste » ou la « Shoah » sont devenus une religion, un commerce, une industrie.

La thèse révisionniste (P. Rassinier)

On appelle révisionnistes les auteurs selon lesquels, dans la réalité, les Allemands n’ont jamais exterminé ni cherché à exterminer les juifs. Pour ces auteurs, les Allemands n’ont ni fabriqué ni utilisé de chambres à gaz ou de camions à gaz en vue de tuer les juifs. Enfin, les révisionnistes concluent de leurs recherches que le nombre des juifs européens qui, de 1939 à 1945, sont morts, en réalité par tous faits de guerre ainsi que par suite de la faim ou des épidémies, notamment de typhus (à cette époque, le typhus était quasiment endémique en Europe de l’Est), n’a certainement jamais atteint le chiffre extravagant de six millions mais, plus probablement, celui de un million, et cela dans un conflit qui, par ailleurs, a causé de gigantesques boucheries et fait des dizaines de millions de victimes. Comme en toute guerre moderne, les civils ont été aussi durement touchés que les militaires. Les enfants ont payé un lourd tribut. Beaucoup d’enfants juifs sont morts tandis que beaucoup d’enfants allemands ou japonais, eux, ont été atrocement tués au phosphore ou par le feu nucléaire. On a pris l’habitude de dire que les enfants juifs, parfaitement innocents, ont été déportés parce que juifs ; à ce compte, et pour reprendre cette formulation, il faudrait ajouter que, parfaitement innocents, les enfants allemands et japonais ont été tués parce que allemands ou japonais.

Au siècle dernier, dans les années cinquante et soixante, le plus connu des révisionnistes a été le Français Paul Rassinier. Ses ouvrages et son combat sont dignes d’admiration mais P. Rassinier, s’il a étudié certains aspects du Grand Mensonge, n’a pas eu la volonté ou le temps de présenter une synthèse. Il est mort en 1967.


***



La synthèse attendue (A.R. Butz)

C’est en 1976 que l’Américain Arthur Robert Butz a publié la synthèse attendue. Cette synthèse est si puissante qu’aujourd’hui encore elle dissuade tout auteur révisionniste d’écrire à son tour une somme qui pourrait se comparer au « coup de maître » que représente The Hoax of the Twentieth Century. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que le premier des successeurs d’A.R. Butz est A.R. Butz lui-même. En effet, les textes qu’il a, par la suite, publiés sur certains aspects particuliers de la question complètent, pièce par pièce, son chef-d’œuvre. Au fond, l’une des meilleures preuves que The Hoax était, dès 1976, une juste synthèse tient au fait que chacun des essais ultérieurs vient tout naturellement prendre place dans l’édifice d’ensemble ; aucun de ces ajouts n’a obligé à une modification de la structure générale, soit de la thèse, soit du livre.

Un esprit et un caractère d’exception

Pour affronter et terrasser le monstrueux tabou, il fallait un esprit et un caractère d’exception.

A.R. Butz a l’esprit à la fois d’un scientifique, d’un analyste des textes et d’un historien. De formation, il est un scientifique ; sa spécialité est l’informatique de haut niveau. De l’analyse des textes, il n’est pas vraiment un spécialiste, encore qu’un informaticien soit souvent conduit à analyser des textes ou des documents. Enfin, il n’est pas un historien professionnel (il tient à le souligner) mais l’expérience prouve que, sur le terrain périlleux qu’il a choisi, il peut faire honte ou envie à tous ceux, universitaires ou non, qui se trouvent être des historiens professionnels et qui, pour la plupart, se sont tus et ont laissé l’imposture historique se propager.

Quant au caractère d’A.R. Butz, il est celui, assez particulier, d’un homme capable de se lancer dans une entreprise des plus hardies mais avec modération, prudence et sagesse.


Un hommage, acrimonieux, de Pierre Vidal-Naquet à A.R. Butz

A elle seule, la somme des connaissances qu’il a accumulées en l’espace d’environ cinq ans pour réaliser son ouvrage est impressionnante. Dans cette riche matière il a su mettre de l’ordre. Il a le talent d’exposition. Il possède l’art de convaincre. Ce n’est pas pour rien qu’à son propos Pierre Vidal-Naquet écrit qu’A.R. Butz est « le principal et le plus habile révisionniste », ajoutant :


[…] s’il faut donner un prix au mensonge, je dirai que le livre de Butz […] représente par moments une réussite assez effrayante : le lecteur est conduit persuasivement par la main et amené peu à peu à l’idée qu’Auschwitz est une rumeur orientée, dont d’habiles propagandistes ont fait peu à peu une vérité. C’est de cette « bonne nouvelle » que Faurisson s’est fait l’évangéliste maladroit. C’est Butz et non pas lui qui pourrait être défini dans les termes de Zola comme « l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire ». Réfuter Butz ? Cela est possible, bien entendu, cela est même facile, à condition de connaître le dossier, mais cela est long, cela est fastidieux. […] Quand un récit fictif [comme celui de Butz] est convenablement fait, il ne contient pas en lui-même les moyens de le détruire en tant que tel (Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987, p. 13, 74).


Les qualités d’un guide


On est tenté de comparer A.R. Butz au meilleur des guides possibles pour une exploration à mener en un monde particulièrement hostile. Il connaît le terrain. Néanmoins il n’avance qu’avec précaution, à pas comptés, comme si, progressivement, il découvrait ce terrain à nos côtés. Souvent il interrompt sa marche et fait le point. Avant de repartir, il consulte à nouveau carte et boussole. Une fois de plus, il inspecte les alentours, prévoit les embûches, va au-devant de nos appréhensions, jamais n’élude nos questions ou nos objections que, d’ailleurs, il avait manifestement prévues. A celles-ci il apporte une réponse soit immédiate, soit différée ; dans ce dernier cas, il nous promet qu’il répondra plus tard et, en effet, la réponse viendra en son temps et en son heure. A la fin de chaque étape – de chaque page ou ensemble de pages –, il nous semble entendre sa voix qui nous glisse à l’oreille : « J’ai l’impression que nous avançons. Retournez-vous sur l’obstacle qui paraissait menaçant. Nous l’avons surmonté. Vous pensiez être dans la nuit et le brouillard ; voyez comme le brouillard se dissipe et comme l’horizon se dégage ! » A la fin, au terme de l’aventure – ou de la lecture – , c’est avec sobriété que ce guide, plein de science et de circonspection, prend congé de nous. En quelques phrases le bilan est fait et nous pouvons alors constater que la promesse a été tenue. Au commencement de l’aventure, dans une brève déclaration sans apprêt, il nous avait annoncé ce que nous allions découvrir ; à la fin, il nous rappelle d’un mot cette entrée en matière et se contente d’y ajouter un trait. C’est tout. Mais voyons cela de plus près.

Le titre et, dans des éditions ultérieures, le sous-titre de son ouvrage (1) ont la même franchise américaine qu’une phrase du chapitre III : « The thesis of thisbook is that the story of Jewish extermination in World War II is a propaganda hoax » (La thèse de ce livre est que le récit de l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale est une mystification imputable à la propagande). Sur un ton tout aussi direct il avait écrit : « La raison la plus simple et la plus solide d’être sceptique sur l’affirmation selon laquelle il y a eu une extermination des juifs est aussi la plus simple qui se puisse concevoir : à la fin de la guerre ils étaient toujours là ».

Une franchise américaine

D’emblée, dès les premières lignes, l’auteur nous avait annoncé la couleur et, à la fin de son livre, le voici qui nous la rappelle. Il nous déclare en quelque sorte : « Cette version si populaire de la seconde guerre mondiale est mensongère. Elle n’est qu’une variante des extravagantes histoires juives dont est tissé le Talmud. » Dans la version rabbinique de l’histoire de la seconde guerre mondiale on ose présenter le sort des juifs comme celui d’un peuple exceptionnel que son dieu, incroyablement pervers, aurait choisi de soumettre à des souffrances exceptionnelles ; pour cela, ce dieu pervers aurait décidé de livrer son « peuple d’élection » à des forces sataniques, celles du national-socialisme allemand. Ces talmuderies ne sont que délires. Ce n’est pas de l’histoire, ce sont des histoires. Plus précisément, ce sont là des histoires comme on en découvre déjà à profusion dans l’Ancien Testament (2). Et avec de pareilles inventions, même en l’absence de toute intention sordide, il est rare qu’on ne se fasse pas de l’argent et de la publicité.

A la dernière page A.R. Butz évoque le « traité du Luxembourg » (1952) fixant les colossales « réparations » financières consenties aux juifs par le gouvernement de Bonn en raison des « actes criminels indicibles » censément commis par le IIIe Reich contre les enfants d’Israël ; ces « réparations », soit dit en passant, sont prévues pour durer jusqu’à l’an 2030 et ne constituent qu’une fraction de ce que le contribuable allemand et les entreprises allemandes versent à Shylock. A.R. Butz conclut que son ouvrage a montré que ces prétendus crimes sont « en grande partie une mystification et, en particulier, une mystification sioniste ». Il n’est pas homme à penser « juif » et à écrire « sioniste ». S’il veut mettre en cause « les juifs », il dira « les juifs » et, s’il veut dire « les sionistes », il écrira « les sionistes ». Or – c’est là l’une de ses plus précises démonstrations – il nous prouve que le mythe de l’« Holocauste » a été largement forgé et lancé par des milieux spécifiquement sionistes. Il démontre également que la mascarade judiciaire du procès de Nuremberg est une création bien moins du gouvernement des Etats-Unis ou du procureur Jackson que d’influentes personnalités qui étaient sionistes et non simplement juives. Notre Américain en conclut logiquement que, puisqu’il y a eu mystification sioniste suivie d’escroquerie, l’Etat d’Israël doit beaucoup d’argent à l’Allemagne : « a lot of money », écrit-il en homme qui pratique la litote.

On conçoit qu’un Français, un Européen, juge un peu abrupte cette franchise américaine mais, dans le cas d’A.R. Butz, ce ton-là n’est perceptible qu’au début et à la fin du discours qu’il nous tient. Presque tout le reste porte, au contraire, la marque d’une démonstration lente et sereine.

Une entreprise de démolition et de construction

L’œuvre de notre révisionniste est une entreprise de démolition et de construction.

A.R. Butz tue le mythe de l’« Holocauste » et même, pour reprendre le mot anglais d’« overkill », il le « sur-tue ». Il rase, jusque dans ses fondations, un édifice de mensonges qui sont tous plus absurdes et plus dangereux les uns que les autres. Mais aussi, il songe à dresser dans ses grandes lignes le tableau de ce que les juifs européens ont réellement vécu et souffert. Il rappelle les mesures prises par les Allemands à l’encontre d’une minorité que, souvent avec raison, ils jugeaient hostile ou tenaient même parfois pour belligérante et dont les moyens sur le plan international étaient pour eux redoutables. Il dépeint la réalité d’une politique qui visait à une « solution finale territoriale » (territoriale Endlösung) de la permanente « question juive » (Judenfrage). Cette solution visait à trouver pour les juifs du monde entier, à défaut de Madagascar, un territoire (qui ne fût pas la Palestine) ; au terme des épreuves subies, elle devait permettre un « renouveau juif » ; mais cette solution fut rendue impossible par le déroulement de plus en plus tragique de la guerre mondiale. Il évoque la réalité des solutions « provisoires » constituées par l’enfermement de juifs dans des ghettos ou, parfois, dans des camps de concentration, dans des centres de transit ou dans des camps de travail forcé. Constamment il garde à l’esprit une vérité si élémentaire qu’on tend à l’oublier : « Pendant la guerre, il y avait une guerre. » La formule, intentionnellement tautologique, est riche de sens. C’est, en effet, pour avoir fait abstraction de la guerre et de ses nécessités que les Reitlinger, Hilberg et Dawidowicz ont donné une image complètement faussée du traitement des juifs par les Allemands de 1939 à 1945. Ces auteurs shoatiques n’ont pas vu ou pas voulu voir que les autorités du IIIe Reich avaient eu pour premier souci de gagner la guerre économique et militaire et non de s’en prendre aux juifs. Les principales mesures adoptées à l’endroit des juifs s’expliquaient par la nécessité d’assurer la sécurité du soldat allemand ou du civil allemand en temps de « guerre totale » et par le besoin vital d’acquérir une main-d’œuvre aussi abondante que possible. Par la suite, si, dans les camps où étaient ces juifs, mêlés à des non-juifs, on avait édifié des crématoires, c’était à cause des épidémies qui frappaient à la fois les Allemands et leur main-d’œuvre, juive ou non juive. Il est incroyable que ces auteurs orthodoxes n’aient pas même fait mention des épidémies comme motif de construction des crématoires. Enfin, qui dit guerre dit « horreurs de la guerre ». De cette guerre, de cette croisade, que tant d’entre eux avaient voulue, et de ces horreurs, les juifs ont payé leur part. Comme ils n’ont pas été les seuls à souffrir des effets de la seconde guerre mondiale, il est absurde, pour un historien de l’ « Holocauste », de ne pas réellement évoquer cette guerre de 1939-1945, qui a fait tant d’autres victimes, y compris, dans le cas des vaincus, encore longtemps après leur défaite. Juger « Auschwitz », ce n’est pas l’isoler comme si ce camp s’était trouvé sur la planète Mars, mais c’est replacer ce camp dans l’histoire de la guerre et aussi dans l’histoire de tous les camps de concentration allemands, anglais, français, américains, soviétiques et autres, avant, pendant et après les années 1939-1945. Une vision judéocentrique et fixiste de l’histoire des juifs ne permettra jamais de comprendre cette partie-là de l’histoire des hommes.


L’esprit de synthèse

Chez A.R. Butz, les capacités d’analyse sont certes évidentes mais ce qui frappe par-dessus tout est son esprit de synthèse. Jamais l’arbre ne lui cache la forêt. Toujours le texte à étudier est replacé dans son contexte. Le sens du mot « contexte », malheureusement si galvaudé, a fini par prendre une telle extension qu’aujourd’hui il désigne trop souvent des considérations particulièrement floues et fort éloignées du mot ou du sujet qui est à l’étude. Par « contexte » notre auteur, lui, entend d’abord ce qui est le plus proche de l’objet de son analyse. En premier lieu, il s’agit pour lui du contexte immédiat (par exemple les mots qui flanquent le mot à étudier) ; puis, de proche en proche, il s’agit aussi, en un dénombrement complet, des faits, des personnages et de l’époque à considérer. A ce titre, on lira, par exemple, l’éblouissante Annexe E sur « Le rôle du Vatican ». Un flot d’études ont été publiées dans le cadre de la controverse touchant ce qu’on appelle « le silence de Pie XII » sur l’« Holocauste ». Invitons les auteurs de telles études à lire cette annexe. Ils prendront conscience de ce qu’ils n’ont pas eu, de leur côté, les capacités d’analyse et l’esprit de synthèse qui ont permis à A. R. Butz, historien non professionnel, de résoudre la fausse énigme de ce silence. Car, si Pie XII s’est tu, pendant la guerre et même après la guerre, sur l’extermination des juifs et sur les chambres à gaz, c’est que celles-ci n’ont pas existé et qu’à tout le moins le pape avait des doutes sur leur existence, ce qui suffit à en faire un « révisionniste » à sa façon. Sur ce qui n’a pas existé, et même sur ce qui n’a pas pu exister, il est normal de se taire. Si un crime est sûrement ou probablement de l’ordre de la fiction, on ne va pas le dénoncer comme s’il s’était réellement produit. Car accuser quelqu’un d’un crime qui n’a pas existé, c’est mentir et calomnier, et, quand l’accusé est un vaincu, c’est se déshonorer. Pie XII, sur ce sujet, n’a voulu ni mentir, ni calomnier, ni se déshonorer.

Une savante lenteur

Dans la manière dont il conduit parfois son raisonnement A.R. Butz s’emploie à mettre une lenteur si savante que certains lecteurs peuvent en être déconcertés. Où nous mène-t-il ? vont-ils penser. Que signifie ce passage qui a toutes les apparences d’une pure digression ? Quand retrouverons-nous le fil du discours ? Le lecteur américain va renâcler, s’il est habitué à des lectures confortables de « digests ». Le lecteur français, qui aime qu’on soit preste, va grincher. L’un et l’autre auront tort. Notre homme, lui, sait que « qui va lentement va sûrement ». Par ailleurs, A.R. Butz est doté de ce puissant humour anglo-saxon qui s’accommode assez bien d’une certaine lenteur insupportable aux esprits latins.

Prenons un exemple de ce long et lent raisonnement qui, en 1975-1976, a mené l’auteur à une conclusion particulièrement hardie et voyons sous quelle forme providentielle un événement survenu quelques années plus tard, en 1979, est venu fournir une spectaculaire confirmation du génie dialectique d’A.R. Butz.

Le don de prémonition (les photographies aériennes d’Auschwitz)

Vers la fin du chapitre II, une section du livre est consacrée au rôle industriel d’Auschwitz. L’auteur s’attarde à des considérations techniques sur l’essence synthétique et le caoutchouc synthétique. Quand il ne nous parle pas « polymérisation » ou « vulcanisation », il nous entretient de « butadiène » et de « sodium ». Le lecteur peut s’en inquiéter. Il s’interroge : a-t-il affaire à un cuistre ? Rencontre-t-il là cette forme ultime de sottise qu’est la bêtise universitaire ou polytechnicienne ? Est-ce celle de l’âne bâté ? Se trouve-t-il soudain nez à nez avec l’un de ces pédants qui sont si peu maîtres de leur sujet qu’il leur faut étaler une science d’emprunt ? Comme on va le voir, il n’en est rien.

Le début du chapitre suivant traite de la crise du caoutchouc aux Etats-Unis en 1942. Le 7 décembre 1941, à Pearl Harbor, la plus grande partie de la flotte américaine du Pacifique a été soudain détruite. Du coup, l’océan Pacifique est devenu comme une mer japonaise. Du jour au lendemain, les Américains se voient couper la route du caoutchouc en provenance de la Malaisie et des Indes orientales. D’urgence, il leur faut entreprendre des recherches en vue de fabriquer du caoutchouc synthétique. Or quel est, à cette époque, le pays du monde le plus avancé en ce domaine ? La réponse est l’Allemagne. Et, s’interroge l’auteur, en quel point d’Allemagne cette recherche se développe-t-elle le plus ? La réponse est, cette fois-ci, Auschwitz. C’est à Auschwitz, ville de Haute-Silésie (qui sera, après la guerre, annexée par la Pologne), que se situe un important complexe industriel où l’on fabrique de l’essence synthétique et où l’on cherche à mettre au point une industrie de ce type de caoutchouc synthétique qu’on appelle « buna » (mot composé de « butadiène » et de « Na », symbole chimique du sodium).

C’est alors qu’A.R. Butz a l’audace de conclure que les Américains ont certainement porté la plus grande attention à Auschwitz aussi bien pour la production d’essence synthétique que pour les tentatives de production de caoutchouc synthétique. Poussant encore plus loin l’audace, il consacre tout un développement à la surveillance ou à l’espionnage par voie de photographie aérienne. Il avance que, vu la qualité des photographies aériennes de l’époque, les services de renseignement américains, désireux de savoir ce qui se passait réellement à Auschwitz, ont normalement dû recourir à cette source d’information en plus de tous les moyens de renseignement à leur disposition. Il ajoute que, jusqu’à présent (1975), ces photographies n’ont pas été rendues publiques. Il en conclut que, si, dans ce camp, en 1942, on avait réellement mis en œuvre une abomination dépassant toutes les normes de l’horreur et si on y avait conduit une entreprise aussi extraordinaire qu’un programme industriel d’extermination physique des juifs, les services de renseignement de l’armée américaine n’auraient pas manqué de le savoir. Pour compléter la pensée de l’auteur sur ce point, précisons que ce qu’il dit, ici, de 1942 s’applique a fortiori aux années 1943 et 1944. Si, pendant la guerre, les photographies aériennes avaient corroboré la rumeur de l’existence et du fonctionnement d’énormes « usines de mort », elles auraient été immanquablement publiées. Si, encore trente ans après la guerre on les gardait secrètes, c’est qu’elles ne corroboraient pas la rumeur.

En février 1979, soit près de trois années après la parution de son livre, qui avait suscité de sérieux remous, notamment dans la communauté juive américaine, A.R. Butz avait la satisfaction de voir la CIA publier enfin… des photographies aériennes d’Auschwitz ! (Dino A. Brugioni and Robert G. Poirier, The Holocaust Revisited : Analysis of the Auschwitz-Birkenau Extermination Complex, Central Intelligence Agency, Washington, 19 p.). Ces photographies prouvaient qu’Auschwitz n’avait jamais été qu’un ensemble de camps de concentration à côté desquels les Allemands avaient développé un vaste complexe industriel. Les bâtiments des crématoires n’avaient rien que de banal. Ils étaient entourés d’espaces verts en bon état, bien dessinés et sans aucune trace de piétinements par ces foules qui, paraît-il, auraient attendu à l’extérieur pour pénétrer dans les bâtiments des crématoires afin d’y être gazées, puis incinérées. On ne voyait pas de file d’attente à leur proximité. Il n’y avait pas non plus la moindre montagne de ce charbon ou de ce coke qui aurait été nécessaire pour incinérer, à ce qu’on dit, des milliers de victimes par jour. En particulier, deux de ces bâtiments, loin d’être dissimulés, se trouvaient tout proches du terrain de football des internés. Les photographies montraient quand et comment la vaste zone industrielle avait été bombardée par l’aviation alliée et pourquoi les camps eux-mêmes n’avaient pas été pris pour cibles. Si ces camps avaient été intentionnellement bombardés, les internés auraient été tués en grand nombre précisément parce qu’ils étaient « concentrés » et les survivants n’auraient plus disposé de dortoirs, de latrines, de douches, de lavoirs, de cuisines, d’infirmeries, ni d’abri. Les crématoires une fois détruits, les cadavres seraient restés sur place dans une zone où, la nappe phréatique étant très élevée, les inhumations étaient impraticables. Le typhus alors aurait redoublé ses ravages. (On découvrira, en fin de compte, que le nombre des missions aériennes des Alliés au-dessus d’Auschwitz entre le 27 décembre 1943 et le 14 janvier 1945 s’était élevé à trente-deux.)

Cette publication des photographies aériennes confirmait la thèse d’A.R. Butz. Et cela d’autant plus qu’en 1979 les deux auteurs de la publication adornaient lesdites photographies de flèches indiquant les emplacements des « vestiaires » (sic) et des « chambres à gaz » (sic). N’importe quel lecteur doté d’un minimum de sens critique ne pouvait que s’esclaffer devant tant de naïveté ou de roublardise de la part de ces deux employés de la CIA. En définitive, A. R. Butz avait tellement eu raison que ses adversaires, pour lui répliquer, en étaient réduits, on le voit, à de purs enfantillages.

L’art du condensé (l’histoire de l’éléphant invisible)

Sur bien d’autres sujets l’auteur a manifesté la même clairvoyance. En 1982, il a prononcé une conférence dont on trouvera ici la transcription (« Contexte historique… »). En un vaste exposé il y énumère une série de simples constatations qui se trouvent renforcer sa thèse. Mais, en préambule, il a l’idée judicieuse d’évoquer, à titre de précédent dans l’histoire des grandes mystifications, le texte de la « donation de Constantin », prétendument découvert au IXe siècle. Il le fait pour décrire comment, dans le passé, une énorme supercherie, d’une importance capitale pour les intérêts de la papauté, avait pu être enfin dévoilée par Lorenzo Valla au XVe siècle. L’empereur Constantin, auteur, en 313, de l’édit de Milan, n’avait, en réalité, jamais fait donation de l’empire romain à la papauté. Le texte de la donation n’était qu’un faux, au demeurant parfaitement grossier. Les mensonges historiques de ce genre ne devraient abuser personne de sensé, mais ils se maintiennent durablement parce qu’un type de pouvoir ou de société en a besoin ; dès que leur nécessité ne se fait plus sentir, ils peuvent disparaître. Par ailleurs, A.R. Butz rappelle que, souvent, celui qui s’efforce de dévoiler un tel mensonge accumule une masse d’arguments de valeur inégale alors que quelques arguments précis auraient suffi. Après ce long préambule, il revient au cœur de son sujet. Il énumère alors les simples raisons, au nombre de huit, pour lesquelles la prétendue extermination des juifs n’a pas pu avoir lieu. Résumons : si, en pleine Europe, en l’espace de trois ans, les Allemands avaient tué tant de millions de juifs, un phénomène aussi extraordinaire n’aurait pu passer inaperçu. Or le Vatican n’a pas vu ce prodige. Le Comité international de la Croix-Rouge ne l’a pas noté. La Résistance allemande ne l’a pas mentionné. Les juifs européens ne disposaient d’aucun renseignement sur le sujet et ne croyaient pas vraiment aux rumeurs vagues, absurdes et cacophoniques qui couraient çà et là sur une extermination physique de proportion industrielle. Les juifs du dehors (Etats-Unis, Palestine, organismes juifs internationaux, etc.) ne se comportaient pas comme s’ils ajoutaient foi aux récits alarmants qu’ils propageaient. Les gouvernements alliés se comportaient de même, etc. C’est là qu’A.R. Butz place ce qu’on peut appeler son histoire de l’éléphant miraculeux. Elle mérite d’être citée :


Ce qu’on exige de nous, c’est que nous allions croire que ces « événements de la dimension d’un continent au point de vue de la géographie, d’une durée de trois ans au point de vue du temps et de plusieurs millions au point de vue du nombre des victimes » ont tous pu se passer sans qu’aucune des parties en cause en ait eu connaissance. Autant me raconter que, alors que je n’avais aperçu aucun éléphant en regardant dans ma cave, il s’y trouvait quand même un éléphant. Et puis, alors que j’étais assis dans mon salon, je n’ai pas remarqué que l’éléphant avait trouvé le moyen de monter à l’étage et de s’y ébattre un moment : les escaliers à emprunter, les ouvertures des portes, les parquets étaient soudain devenus, par miracle, compatibles avec de telles activités. Puis l’éléphant s’était précipité dehors dans un quartier commerçant en pleine activité, en plein midi, et ensuite, à quelques kilomètres de là, il avait réintégré son zoo, mais personne ne s’en était aperçu.


En conclusion, si le génocide des juifs avait existé, au moins huit instances n’auraient pas manqué de s’en apercevoir ; or aucune ne s’en est aperçu ; donc ce génocide n’a pas pu exister. S’obstiner néanmoins à croire en sa réalité serait comme ajouter foi aux huit énormités contenues dans l’histoire de cet éléphant. Une courte histoire qui en dit plus qu’un long discours !

Un livre à l’apparence rébarbative

The Hoax souffre d’imperfections. Pour commencer, la première édition s’était présentée sous une apparence rébarbative. Faute d’argent, il avait fallu choisir un papier de mauvaise qualité et imprimer le texte sous une forme trop compacte et en trop petits caractères typographiques. La masse en paraissait d’autant plus indigeste que les intertitres étaient trop rares. Rien ne venait éclairer le lecteur par des signes ou des indications qui lui auraient permis d’avancer plus facilement dans la démonstration. Le style était sans grâce et le vocabulaire sans recherche ; l’auteur en convient, d’ailleurs, comme on va le voir dans sa préface de l’édition française qui, elle, est la première à se voir doter d’assez nombreux intertitres.

Un auteur trop porté à l’abstraction ?

A.R. Butz qualifie son analyse d’ « horizontale » par opposition à l’analyse « verticale » conduite par d’autres révisionnistes. Il veut dire, à juste titre, qu’il a tenu sous son regard l’ensemble du sujet tandis que d’autres révisionnistes n’ont pris en considération que certains aspects du même sujet. Prenant l’exemple de la prétendue chambre à gaz nazie, il admet que, dans son livre, cet aspect-là de l’« Holocauste » n’a pas beaucoup retenu son attention. Il va jusqu’à dire que celui qui s’intéresse à cette question pourrait se passer de lire son livre. En même temps, il n’imagine pas qu’une personne sérieuse puisse s’aventurer dans la controverse sur les chambres à gaz sans avoir au préalable pris, dans son livre, une vue générale de l’interprétation révisionniste de l’« Holocauste ».

Cette distinction entre analyse « horizontale » et analyse « verticale » est un peu trop abstraite. Quand son auteur analysait le type de caoutchouc synthétique que cherchaient à fabriquer les Allemands, quand il nous entretenait de polymérisation ou de vulcanisation, quand il nous expliquait la combinaison, dans le buna, du butadiène et du sodium, n’était-il pas plutôt dans le « vertical » que dans l’« horizontal » ? Ne serait-il pas juste de dire que, dans toute l’étendue de son livre, qui constitue une synthèse sans égal, l’auteur n’en conduit pas moins une série d’examens particuliers qualifiables de « verticaux » ? A l’inverse, le chercheur qui décide d’aborder le vaste sujet de l’ « Holocauste » sous l’angle, avant tout, de la seule chambre à gaz nazie, ne travaille-t-il vraiment que dans le « vertical » ? Ne serait-il que l’analyste d’un aspect particulier ? N’aurait-il pas, lui aussi, à sa façon, une vue « horizontale » et synthétique de l’« Holocauste » ? Si j’en juge par mon propre cas, je n’ai pris connaissance de la synthèse de notre Américain (1976) qu’après avoir lu Rassinier au début des années soixante et après avoir décidé, considérant la masse gigantesque du Grand Mensonge, que j’attaquerais celui-ci sous son angle le plus fragile : celui de la magique chambre à gaz. Pour moi, The Hoax n’a pas joué le rôle d’une lecture d’initiation ; il n’a eu que la valeur d’une providentielle confirmation. Apercevant ce colosse qu’est le Grand Mensonge, j’ai vite noté qu’il avait des pieds d’argile et c’est donc sur ce point faible que j’ai décidé de concentrer mes attaques. Assurément, dans ce combat, le spectateur qui, lui, n’a pas vu les pieds d’argile, va s’étonner de mon acharnement à porter mes coups comme au ras du sol. Il va me croire la vue basse. Il n’en est rien. J’avais bel et bien pris la totale mesure du monstre. Et, d’ailleurs, comment ses formidables proportions m’auraient-elles échappé ? En vérité, discernant ce que j’ai pensé être son point faible (ces fumeuses « chambres à gaz »), c’est à ce point que, pour commencer, j’ai réservé mes coups. Qui affronte Achille doit, tel Pâris, le viser au talon.

Mais trêve d’images et de comparaisons ! A.R. Butz a voulu prouver que « le crime sans précédent » (le génocide) imputé au vaincu par le vainqueur n’avait pas existé tandis que d’autres révisionnnistes, choisissant une voie différente, ont voulu démontrer que « l’arme du crime sans précédent » (la « chambre à gaz ») n’avait pas existé. Si ce crime est imaginaire, il s’ensuit qu’on n’a même plus besoin d’ajouter que l’arme l’est aussi. A l’inverse, si cette arme est imaginaire, le crime l’est également. Le résultat est identique et seules les méthodes pour l’atteindre ont été différentes.

La puissante intelligence d’A.R. Butz est peut-être trop abstraite. Le seul camp de concentration que l’auteur de The Hoax ait jamais visité de sa vie est celui de Dachau. Au sujet de la prétendue chambre à gaz homicide de ce camp, il n’a écrit à peu près rien sinon que, de l’avis même des accusateurs, celle-ci, « camouflée en salle de douches », n’aurait pas été achevée et, par conséquent n’aurait pas servi.

Trop peu d’intérêt pour les contingences matérielles ?

Cette même indifférence pour certaines contingences matérielles (pas toutes !) se notait ailleurs. Parmi les arguments essentiels qu’on peut invoquer pour dire que les chambres à gaz nazies n’ont pu exister qu’en imagination, il y a, me semble-t-il, l’argument de l’existence, bien réelle celle-là, de la chambre à gaz d’exécution des pénitenciers américains. Il suffit de voir une chambre à gaz américaine et d’en étudier le fonctionnement pour se rendre compte que la supposée chambre à gaz nazie et son supposé fonctionnement ne sont que vues de l’esprit. Or A.R. Butz est américain. Comment se fait-il qu’il n’ait pas utilisé cet argument ? Pourquoi, non content de n’étudier de près aucune prétendue chambre à gaz « nazie », ne s’est-il renseigné sur aucune chambre à gaz d’un pénitencier de son pays ? S’il l’avait fait, il se serait tout de suite rendu compte à quel point il est redoutable d’avoir à exécuter un détenu avec du gaz cyanhydrique (cas du pesticide Zyklon B) sans se gazer soi-même. Il aurait vu que rien n’est dangereux comme de pénétrer dans la chambre à gaz américaine après l’exécution et combien le cadavre est devenu intouchable à moins de précautions draconiennes. Il aurait constaté que seule une machinerie sophistiquée peut éviter le pire au médecin et aux deux aides, qui, gantés, bottés de caoutchouc, pourvus de masques à filtre spécial, vont avoir à pénétrer dans la chambre à gaz pour y manipuler un cadavre resté dangereux. Il aurait vu que les récits de membres du Sonderkommando pénétrant dans les chambres à gaz « nazies » pour y manipuler négligemment, sans masques à gaz, des centaines ou des milliers de cadavres cyanurés sont grotesques. Du même coup, les « confessions » de Rudolf Höss à ses geôliers s’effondraient et, avec elles, bien d’autres « confessions » ainsi que des « témoignages », des « mémoires », des « preuves », des « procès », bref, tout ce qui constituait la base de l’édifice du Grand Mensonge.

Revenons à la « donation de Constantin ». Les « révisionnistes » à la Lorenzo Valla avaient donc cru nécessaire d’invoquer cent arguments afin de prouver la supercherie. Or, un seul argument aurait suffi, mais si modeste, si dérisoire, si bassement matériel que c’est à peine si l’on ose en faire état : en effet, une seule piécette de monnaie romaine suffisait à prouver qu’après Constantin l’empire romain avait eu à sa tête d’autres empereurs et non un pape quelconque. En réalité, des amas de numéraire à l’effigie des successeurs véritables de Constantin prouvaient que le texte de la trop fameuse donation, « découvert » au IXe siècle, ne pouvait être qu’une supercherie. Le plus humble des numismates tenait en ses mains la preuve, matérielle et irréfutable, de la mystification tout entière. Aucune de ces pièces n’était à l’effigie d’un pape ; toutes l’étaient à l’effigie d’un empereur. De la même façon, aujourd’hui, il suffit de ses yeux et d’un minimum de connaissances pratiques pour voir que la prétendue chambre à gaz, qu’à Auschwitz, capitale de l’« Holocauste », on fait visiter à des foules de touristes et de pèlerins, n’est qu’une chambre à gaz Potemkine. Quant aux autres prétendues chambres à gaz « nazies », ou bien elles ne se visitent plus, ou bien on nous explique qu’inachevées elles n’ont pas eu le temps de servir. Aucun historien n’ose plus nous montrer un dessin, une maquette, une représentation quelconque de cette arme diabolique. Parfois, Candide s’imagine apercevoir au loin l’introuvable « chambre à gaz » en question ; il s’en approche ; elle disparaît à sa vue : ce n’était qu’un mirage. La prétendue chambre à gaz « nazie » est en quelque sorte l’Arlésienne de l’historiographie juive. Je dirais donc, pour conclure, qu’A.R. Butz, n’avisant pas le précieux argument qu’il avait à portée de main, me fait, en la circonstance, songer à un Lorenzo Valla qui n’aurait pas vu la pièce de monnaie romaine qu’il tenait en sa main et qui lui permettait pourtant de tuer et même de « sur-tuer » (overkill) le mensonge historique qu’il cherchait à combattre.

Un « acquis pour toujours » ?

On se doute que ces réserves n’entament pas mon estime pour l’œuvre et pour l’homme. Bâtie à chaux et à ciment, l’œuvre survivra indubitablement à son auteur. Sera-t-elle ce que Thucydide appelait un « acquis pour toujours » (ktêma es aei) ? Elle mériterait de l’être. En plus d’un quart de siècle il ne s’est trouvé aucun historien pour en tenter la réfutation. Dans l’intarissable flot des publications antirévisionnistes, pas un ouvrage, pas un article ne fournit la parade à cet exceptionnel ouvrage de référence qu’est devenu, pour l’étude du révisionnisme historique, The Hoax of the Twentieth Century.

Malheureusement, la mystification à laquelle se sont attaqués les révisionnistes est assurée de connaître encore de beaux et sinistres jours au XXIe siècle. On voit mal comment un puissant cerveau, fût-ce celui de l’Américain A.R. Butz, pourrait venir à bout d’une aussi colossale imposture que celle du prétendu « Holocauste » des juifs. Des événements qui ne dépendront ni de la volonté des chercheurs ni de la qualité de leurs travaux décideront seuls du moment où cette imposture prendra fin.

Encore peut-on se demander si une croyance de ce type prendra jamais fin. Sa nature est de plus en plus religieuse. La religion de l’ « Holocauste » ou de la « Shoah » tend, chez les juifs d’aujourd’hui, à prendre le relais de la Torah et du Talmud. Elle est sacrée. Elle sert à la fois Dieu, Mammon, le Veau d’or, l’éternelle colère des juifs et leur inextinguible soif de vengeance. La société de consommation et sa quête du profit s’en accommodent idéalement. Ni cette société ni cette religion ne donnent, pour l’instant, le moindre signe d’essoufflement.

Vingt-six ans. Il aura fallu attendre vingt-six ans (1976-2002) pour que paraisse en français The Hoax of the Twentieth Century. Ce n’est pas faute d’avoir tenté, pendant plus d’un quart de siècle, de mettre à la disposition du public de langue française l’œuvre magistrale de l’Américain Arthur Robert Butz. A chaque fois, le manque d’argent et de moyens matériels, sans compter les vicissitudes de la répression, ont entravé ces efforts. Aujourd’hui, enfin, l’œuvre nous parvient en français, mais il a fallu la publier à l’étranger. La nouvelle Inquisition est là qui veille au créneau. « Une insupportable police juive de la pensée » (Annie Kriegel) monte la garde. Chaque année, avec l’apparition de nouveaux écrits révisionnistes, elle allonge les listes de son Index Librorum Prohibitorum.

Le révisionnisme historique est décidément la grande aventure intellectuelle de notre temps.

FIN

22 octobre 2002


(1) : The Case Against the Presumed Extermination of European Jewry (Le procès de l’extermination présumée des juifs d’Europe).

(2) : Voy. Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée/Les nouvelles révélations de l’archéologie, Paris, Bayard, 2002 (The Bible Unearthed, New York, Simon and Schuster, 2001). Si ces deux archéologues appliquaient à l’analyse de l’«Holocauste » la méthode d’investigation qu’ils ont employée à l’étude des récits bibliques, ils se retrouveraient en pays de connaissance et feraient les mêmes découvertes, qu’ils pourraient, d’ailleurs, décrire dans les mêmes termes. François Brigneau rend compte de certains aspects de leur ouvrage en trois articles publiés dans Le Libre Journal de la France courtoise (28 septembre, 9 et 19 octobre 2002).