Friday, July 26, 2002

L’endoctrinement des Français, dès l’école primaire

Françoise a sept ans et demi. Vive, fine, hardie et pleine d’attention pour les autres, elle est dotée d’une forte personnalité. Son frère aîné a dix ans et son plus jeune frère, six ans. Avec leurs parents, ils habitent Nantes.

Un soir de cette année, elle est revenue de l’école, «les yeux pleins d’angoisse», me dit sa mère.

«Maman, en Allemagne, pendant la guerre, il y avait quelqu’un de très méchant, un horrible «dacteur» [pour: dictateur]. Il voulait tuer tout le monde, même les enfants, même les bébés. Il voulait venir en France.»

A quelques jours de là, Françoise demande: «Maman, qu’est-ce qu’on est, nous?». Sa mère, comprenant qu’il s’agit d’appartenance à une religion, répond: «Nous sommes catholiques». La fillette lui dit: «Moi, je voudrais être juive». Devant la surprise de sa mère, Françoise s’explique: «La maîtresse a consacré une leçon au courage. Pendant la guerre, des Français très courageux avaient caché des familles en fuite parce qu’on voulait arrêter tout le monde, même les bébés …». La maîtresse avait ajouté: «Il y a peut-être parmi vous des enfants qui sont juifs, comme moi». Et Françoise, à son grand dépit, n’avait pas pu lever le doigt pour dire qu’elle était comme cette maîtresse, qu’elle admire.

Le dimanche suivant, à la messe, Françoise glisse à l’oreille de sa mère: «Je suis là, mais je n’écoute pas. Parce que je suis juive.»

Plus tard, elle demandera à propos de son «amoureux»: «Quentin est-il juif?». Sa mère lui répond que non. Françoise en est désolée. La consternation succédera à la désolation quand elle s’entendra dire: «Mais, ton ancien «amoureux », que tu as abandonné, l’était».

Un soir, c’est au jeune frère de la fillette d’arriver à table, la mine décomposée. Il s’enquiert: «Est-ce vrai que Nicolas est mort?» Nicolas est un ancien camarade qui a dû quitter Nantes pour Hambourg, où ses parents ont été mutés. Et d’ajouter: «Françoise m’a dit qu’en Allemagne il y avait un monsieur très méchant qui tue les enfants».

Je rapporte ces anecdotes parce qu’elles sont caractéristiques de l’endoctrinement général de la jeunesse française. Le phénomène a commencé à la fin des années soixante-dix dans les médias, en particulier à la télévision. Il a suivi dans l’enseignement supérieur, puis dans l’enseignement secondaire et il apparaît maintenant dans l’enseignement primaire.

Récemment, lors de l’impressionnante campagne déclenchée contre Jean-Marie Le Pen, les chaînes de télévision, se disputant la palme de la meilleure propagande «antifasciste», «antinazie» et «antirévisionniste», ont montré avec la plus vive satisfaction que les instituteurs et les institutrices avaient su mobiliser jusqu’aux tout-petits. C’est ainsi qu’on a pu voir de jeunes enfants préparer, sous l’œil attendri de leurs maîtres et maîtresses, des banderoles portant, par exemple: «Maman, j’ai peur!».

A partir de la rentrée de l’année scolaire 2002/2003, une mobilisation est prévue en France, du haut au bas de l’Education nationale, pour l’enseignement de la Shoah, c’est-à-dire pour l’enseignement de la version cachère et mensongère de l’histoire de la seconde guerre mondiale. Des millions de livres, brochures, films, documentaires, vidéos vont être distribués gratuitement. Les visites de «lieux de mémoire» en France ou à l’étranger vont se multiplier aux frais du contribuable. On ne comptera plus les travaux, mémoires, spectacles destinés à faire comprendre aux enfants de France que, comme vient de le déclarer M. Raffarin, Premier ministre, la Shoah a commencé chez nous, en France, à Drancy, et que, comme l’avait auparavant affirmé M. Chirac, Président de la République, «la France a commis l’irréparable».

L’œuvre littéraire la plus lue de la jeunesse française n’est pas de Balzac ou de Victor Hugo; elle est le prétendu Journal d’Anne Frank. Cet ouvrage, qui est un faux patent, truffé de récits matériellement impossibles ou absurdes, est, nous dit-on fièrement, l’œuvre la plus lue en France après la Bible.

PS: Signe des temps: la première version de ce texte comportait le vrai nom de la ville et les vrais prénoms des enfants. A la demande de la mère de «Françoise», il m’a fallu changer ce nom et ces prénoms. Je ne comprends que trop la prudence de cette mère.

Pour mémoire, rappelons qu’en Suisse, l’Etat fédéral a financé et distribue gratuitement aux enfants des écoles, en versions française, allemande, italienne et romanche, la bande dessinée intitulée Les Héritiers du serpent (Suzanne Herter éd., Genève 1998). La première image montre, à la table familiale, le père, la mère et trois enfants. La fille aînée, journaliste, dit: «… en fait, il n’y a pas de vérité absolue». Le père réplique: «Attention, Nicky, on com­mence comme ça et on finit par dire que les chambres à gaz n’ont pas existé».

Wednesday, July 10, 2002

Le Révisionnisme contre le Veau d’or


Au moment où nombre de révisionnistes s'interrogent à propos de l'avenir du révisionnisme, l'Adelaide Institute (Australie) a eu l'idée de lancer une consultation sur le sujet.
Pour sa part, Fredrick Töben, responsable de l'Institute, estime que, dans leur combat contre l’imposture ou la religion de l’ «Holocauste », les révisionnistes peuvent remporter des victoires mais non gagner la guerre, du moins dans les nations occidentales. Celles-ci sont trop imprégnées d’un christianisme, lui-même tributaire du judaïsme. F. Töben cite à ce propos Marcus Elie Ravage qui, dans un essai datant de 1928, tournait en dérision les chrétiens se rebellant contre les juifs alors que leur Dieu est celui de l’Ancien Testament et que le fils de ce Dieu est né d’une mère juive.
Répondant à F. Töben, le professeur Faurisson propose une autre analyse dont le texte ci-dessous est traduit et adapté de l'original anglais.

                                      ***

En effet, notre problème n'est pas seulement l'« Holocauste » mais ce qu’on appelle « les juifs ».
Je veux dire « les juifs » tels que je les ai décrits, le 3 décembre 1998, à la fin de l'introduction aux quatre volumes de mes Ecrits révisionnistes ainsi que, plus récemment, dans un bref article sur « La 14e Conférence révisionniste de Los Angeles » (6 juillet 2002).
Je suis en partie d'accord avec ceux qui estiment que la religion chrétienne est liée à des inventions et à des exagérations juives, aussi ineptes que répugnantes. De fait, la civilisation occidentale, marquée par le christianisme et usant d'un langage chrétien, pourrait être considérée comme « moralement et spirituellement mais surtout émotionnellement asservie aux juifs » (Elie Ravage, que vous citez). Mais des aspects et un langage ne constituent pas des racines à proprement parler. Ce qui importe, ce n'est pas ce que j'appellerais le « cinéma » juif ou chrétien (le cinéma des mots, des images et des sons). Ce qui compte avant tout, c'est un ensemble de réalités concrètes et non religieuses : le Veau d'or, la société de consommation et le consumérisme, sa séduction, sa puissance, sa tyrannie. Les chrétiens et bien d'autres que les chrétiens chérissent tellement ces valeurs-là qu'ils sont tous plus ou moins d'accord pour voir dans le révisionnisme un danger. Quant aux juifs, qui, pour différentes raisons historiques, ont toujours été à la pointe de l'adoration et de la protection du Veau d'or (leur vrai dieu, bien plus que Yahweh), ils sentent et redoutent plus particulièrement cette sorte de danger mortel. D'où le combat acharné qu'ils nous livrent.
Il faut s’entendre sur le « problème » juif ou la « question » juive.
Personnellement, je souhaite qu'il ne soit pas fait aux juifs le moindre mal. Pour moi, les enfants d'Israël peuvent même conserver leur puissance, leurs biens, leur influence ; ils peuvent continuer à exercer leur tyrannie en pleurant et en geignant comme ils s'entendent si bien à le faire ; ils peuvent continuer à mépriser les goyim, du moins ceux qui ne leur obéissent pas. Des juifs je n'attends rien.
C'est aux non-juifs que je m'adresserais. J'aimerais qu'ils fussent plus nombreux à comprendre le caractère raisonnable et limité de nos exigences. Les révisionnistes revendiquent simplement le droit de publier le résultat de leurs recherches sur la plus énorme des inventions juives, c'est-à-dire sur le prétendu « Holocauste ». Nous réclamons le droit de n'être pas poursuivis, condamnés, censurés et physiquement agressés pour avoir publié les conclusions de nos recherches. En fin de compte, nous demandons vraiment peu mais, l'expérience malheureusement le prouve, aux yeux de beaucoup de non-juifs, c'en est déjà trop et, dans cette exigence élémentaire, il y aurait de l'antisémitisme.
Quand on me lance: « Etes-vous antisémite? », ma réponse est « Non ». Je suis simplement contre les personnes, les groupes et les associations qui bénéficient du privilège de nous poursuivre automatiquement en justice. De la même façon, je serais « anti » tout autre groupe qui, non content de me poursuivre et de me faire condamner à des amendes et à des dommages-intérêts, m'agresserait physiquement, briserait ma carrière, s'en prendrait à ma femme, à mes enfants et à mes petits-enfants, sous prétexte que mes travaux historiques, que les historiens de ce groupe se trouvent incapables de réfuter, ne siéraient pas.
L'historien juif Raul Hilberg lui-même a capitulé devant les révisionnistes quand, interrogé devant un tribunal, il a été obligé de battre en retraite et de répéter, sous serment, l'explication selon laquelle « la destruction des juifs d'Europe » aurait été perpétrée par une « vaste bureaucratie » faisant appel à une « incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (an incredible meeting of minds, a consensus-mind-reading by a flar-flung bureaucracy). Autrement dit, pour lui, la vaste bureaucratie allemande, aurait, sans ordres et sans directives, pratiqué le génocide des juifs par voie de télépathie !
Je n'accepte pas qu'un groupe de pression, juif ou non juif, qui se trouve réduit à de tels expédients, me dicte d'avance les conclusions de mes recherches. Personne n'a le droit de lobotomiser un chercheur.
En tant que Français, je demande simplement l'abrogation de la loi juive « Fabius-Gayssot ». L'ennui est que, sous la pression continue des organisations juives, des pays adoptent en nombre croissant une loi spécifique contre le révisionnisme. Cyniquement, les centres Simon Wiesenthal et autres organisations similaires leur font entendre que, s'ils veulent de l'ARGENT, il leur faut d'abord prendre des mesures législatives particulières contre ce qu'ils appellent « la négation de l'Holocauste ». Mais tous les pays sur la terre en sont à réclamer de l'ARGENT.
Ainsi en revient-on au Veau d'or et, du même coup, à la fatalité qui, par voie de conséquence, pèse si lourdement sur le mouvement révisionniste.
[Reconnaître son existence n’implique pas qu’il faille se soumettre à cette fatalité.]
10 juillet 2002


Robert Fisk on my June 23 talk



On June 23, at the Fourteenth Conference of our Institute for Historical Review, held in Irvine, California, I gave a talk on: “Punishment of Germans, by Third Reich Authorities, for Mistreatment of Jews (1939-1945)”.

On July 9 in The Independent (London), Robert Fisk published a piece entitled “A strange kind of freedom”, where, in passing, he mentioned “a deeply unpleasant organisation” that he called the “Institute for Historical Research” (instead of “Review”). He wrote: “These are the Holocaust deniers whose annual conference last month included a lecture on ‘death sentences imposed by German authorities against German soldiers…for killing or even mistreating Jews’”. He added: “Too much of this and you’d have to join the American Israel Public Affairs Committee – AIPAC– to restore your sanity”.

My apologies to Robert Fisk but, in my talk, I presented many occurrences of punishments, including death sentences, of German soldiers, officers, civil servants, meted out by court martial or military tribunals in Poland, Ukraine, Hungary, France,… I gave all the necessary sources or, in some cases, only references. I especially commented on the case, in 1942, of the mayor of Marinka (north of Rostov), a Volksdeutsch, along with the case, in 1944, of a sub-lieutenant in Budapest. Each had killed a Jewess. Both were sentenced to death and executed.

I showed that this was a general policy of the German Army (without any distinction between Wehrmacht and SS).

Of course, those who believe that Hitler or anyone else in the Third Reich had ordered the killing of the Jews would have some difficulty in believing what I said. But precisely, there was no such order for the killing of the Jews, and no plan or budget, and, at Wannsee (January 20, 1942), it was specified that the Jews would be released (Freilassung) after the war and that they would have their national home somewhere outside Europe. This was the TERRITORIAL FINAL SOLUTION of the Jewish Question (territoriale Endlösung der Judenfrage). Too often the word “TERRITORIAL” is omitted.

Already in 1979, I had mentioned those “punishments”. In my recent talk, I tried to answer two questions: 1° How is it that orthodox authors, like Raul Hilberg, have never dealt with that issue; 2° How is it that the revisionist authors have not dealt with it either, although they have probably known that I had mentioned the matter in my writings as early as 1979. It seems that only “half revisionists” like Reginald Paget and Alfred de Zayas have mentioned some of those FACTS.

I hope my presentation will be published in the January-February 2003 issue of The Journal of Historical Review.


PS (July 11): Already in 1979, alluding to those punishments, I said : “Never did Hitler order OR PERMIT the killing of anyone for reasons of race or religion” (See, for instance, Serge Thion, Vérité historique ou vérité politique ? / Le dossier de l’affaire Faurisson / La question des chambres à gaz, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 91).


    Note: Unhappily, The Journal of Historical Review ceased publication shortly after this piece was written and the January-February 2003 issue never appeared. As a result neither it nor the notes for the presentation of June 23, 2002 have ever been published. 

July 10, 2002

Saturday, July 6, 2002

Quatre nouvelles et un bilan

Trois nouvelles de Paris. Une nouvelle de Los Angeles. Un bilan de la situation, préoccupante, du révisionnisme.

Procès pour mes Ecrits révisionnistes

Le 1er juillet, un huissier de justice m’a délivré un mandement de citation devant la 31e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Je suis prévenu, ayant été en 1999 éditeur ou producteur des Ecrits révisionnistes (4 volumes), de m’être « volontairement soustrait à obligation de dépôt légal concernant cet ouvrage ». J’encours une amende de 10 000 à 500 000 F. Je sais la personne qui s’est permis d’envoyer anonymement un exemplaire de cet ouvrage au dépôt légal mais j’ai refusé de livrer son nom à ceux qui m’ont interrogé sur son identité. La question de son identité m’a été posée successivement 1° sur ordre du substitut François Cordier, par une officiante de la quatrième délégation judiciaire, 2° par une gendarme de Vichy, 3° par le juif Alex Merali, responsable du dépôt légal au ministère de l’Intérieur (au téléphone, il a accompagné ses menaces d’un retentissant « Shalom »), 4° par une délégation de quatre policiers venus perquisitionner à mon domicile de Vichy pour un tract dont je n’étais pas l’auteur (P.-A. Taguieff, qui travaille avec la police, leur avait d’ailleurs dit que ce texte ne portait pas la marque de mon style), et, enfin, 5° par le juge d’instruction Jean-Paul Valat, qui m’a convoqué à Paris en son cabinet. La date définitive de mon procès sera communiquée par mes soins aux quatre ou cinq révisionnistes du dernier carré de fidèles qui ont encore le courage de m’apporter le soutien de leur présence à ces procès en série.

Condamnation du magazine L’Histoire

Dans sa livraison de juillet-août, en page 72, L’Histoire, dont les responsables sont Stéphane Khémis, Michel Winock et Jean-Noël Jeanneney, a dû publier l’intégralité d’un texte en droit de réponse que j’avais envoyé en réplique à un article de Valérie Igounet sur « Le cas Faurisson. Itinéraire d’un négationniste ». Mon texte avait été reproduit mais avec force coupures non signalées, qui en adultéraient le sens. Cette fois-ci, mon texte en droit de réponse, fidèlement reproduit, est précédé de l’avis suivant, imprimé en caractère gras :


Publication judiciaire

Par arrêt du 19 décembre 2001 de la 11e chambre de la cour d’appel de Paris, Monsieur Stéphane Khémis, directeur de la publication L’Histoire, a été condamné à une peine d’amende et au paiement de dommages et intérêts à l’égard de Monsieur Robert Faurisson pour avoir refusé d’insérer le droit de réponse que celui-ci lui avait fait parvenir, à la suite de la publication d’un article intitulé « Le cas Faurisson. Itinéraire d’un négationniste », et paru dans le numéro de décembre 1999.


S. Khémis s’est pourvu en cassation.

Colloque sur « La lutte contre le négationnisme »

Le 5 juillet, s’est tenu, à la première chambre de la cour d’appel de Paris, sous la présidence, en particulier, de Pierre Truche, un colloque sur « La lutte contre le négationnisme ». Devant un auditoire de quatre-vingts personnes, les orateurs se sont félicités, à tour de rôle, de l’existence, depuis le 13 juillet 1990, d’une loi spécifiquement antirévisionniste. Ils ont décrit ce qu’ils appellent le « négationnisme » comme un fléau sévissant tout particulièrement sur Internet où, à les en croire, « plus de 10 000 sites négationnistes » sèmeraient l’ivraie du doute. L’accès au colloque m’a d’abord été refusé ainsi qu’à Me Delcroix, puis, devant nos protestations respectives, il nous a été permis. Me Delcroix, dans son intervention, a fait observer qu’il y avait une grande absente à ce colloque accusatoire : la défense ; puis, dans le langage des avocats, il a esquissé ses arguments de droit habituels pour contester les procès intentés aux révisionnistes. Pour ma part, tirant profit des questions naïves de P. Truche, j’ai pu esquisser, sous la forme d’un rappel historique, mes habituels arguments de fond touchant l’impossibilité d’existence des chambres à gaz nazies ; je l’ai fait parfois dans le hourvari général. La partie adverse a marqué son désarroi devant une intervention venue rompre le flot soporifique de « communications » toutes plus vides et plus désordonnées les unes que les autres. Me Henri Leclerc s’est livré à un acte de repentance. Il a confessé qu’il avait été d’abord hostile à la « loi Gayssot » (en fait, la « loi Fabius-Gayssot ») mais, nécessité faisant loi, il ne fallait plus, dit-il, hésiter à faire usage, et même vigoureusement, de cette innovation car les « négationnistes » n’étaient que des menteurs ; le mot de « menteurs » était alors martelé avec une insistance mécanique. Malgré toute interdiction de reprendre la parole, j’élevais une véhémente protestation et mettais mon accusateur au défi de produire un seul exemple de mes prétendus mensonges. L’expulsion par la garde menaçait. Le nombre des révisionnistes présents a malheureusement été dérisoire, comme d’habitude. L’un d’eux, ancien universitaire peu habitué à ces manifestations, m’a témoigné de sa surprise devant ces « mandarins des droits de l’homme » qui se présentaient comme « des éboueurs sacrés », cette dernière formule étant de Me Christian Charrière-Bournazel, pour qui les « négationnistes » ne sont que boue.

A Los Angeles, le 14e colloque révisionniste

Du 21 au 23 juin, s’est tenu à Los Angeles le 14e colloque de l’Institute for Historical Review. A la lumière des événements du 11 septembre 2001, l’intérêt général pour le révisionnisme de l’obsédant « Holocauste » des juifs semble faiblir. Mark Weber a fait observer que, lorsque survient ou paraît survenir une nouvelle guerre mondiale, tout ce qui touche à la précédente guerre mondiale donne l’impression de devenir soudain caduc ou périmé. C’est ainsi que le révisionnisme de la première guerre mondiale avait disparu de la scène en septembre 1939 et qu’aujourd’hui, le nom, par exemple, du révisionniste franco-britannique Norton Cru nous est, sauf pour les spécialistes, « moins que vent, ombre, fumée et songe » (Mellin de Saint-Gelais, 1491-1558). Il se peut que les organisations juives elles-mêmes accordent la priorité à ce qu’elles nomment la « guerre mondiale contre le terrorisme » tout en maintenant, bien sûr, à la fois les rites de la religion de l’« Holocauste » et la répression du révisionnisme. Toujours selon M. Weber, l’heure est venue pour le révisionnisme de faire peau neuve. Pour ma part, j’ajouterais que, lorsque l’Etat d’Israël aura disparu, naîtra la légende du « Second Holocauste », qui appellera à son tour une nécessaire révision de ses nouveaux mensonges.

Sombre bilan

Du révisionnisme actuel, qui est encore celui de Paul Rassinier, on dira peut-être un jour qu’il a gagné toutes les batailles mais perdu la guerre. Ce qui semble sûr, c’est que, sur le plan académique, il a remporté toutes les batailles et que l’adversaire a été taillé en pièces : Raul Hilberg, le pape des exterminationnistes, a été pulvérisé. « I am at a loss » (Je suis perdu), a-t-il été un jour obligé d’admettre lors d’une audience du procès Zündel, à Toronto, en 1985. Il est aujourd’hui définitivement « at a loss » avec sa théorie du génocide sans ordre, sans plan et conduit par…transmission de pensée (mind reading) ! Mais, pour prendre la relève des historiens de la « Shoah », on a vu se lever les bataillons des marchands d’illusions juives avec leurs films, leurs pièces de théâtre, leur tam-tam médiatique, leurs cérémonies, leurs monuments et leurs incantations. Et là, les révisionnistes ont perdu pied ; ils ont été submergés par le flot. Aux Etats-Unis, Bradley Smith a tenté une ingénieuse action médiatique en direction des journaux et des stations de radio et de télévision mais il n’a pas reçu de la communauté révisionniste les soutiens espérés, qui, de toute façon, auraient été dérisoires face à la renversante propagande holocaustique des médias occidentaux.

Et puis, pourquoi se le cacher, les révisionnistes ont peur. La répression ne connaît pas de répit. Elle prend les formes les plus ouvertes comme les plus sournoises. Elle n’a certes pas le caractère des luttes politiques avec tortures, longues peines de prison ou assassinats, mais elle est surtout vicieuse, obsédante, térébrante. La tyrannie qu’exercent les fils d’Israël est oblique. Elle n’a pas la franchise du tyran qui, par le déploiement spectaculaire de la force et la vigueur de ses accents, fait clairement entendre qu’il faudra lui obéir. Le tyran holocaustique, lui, s’annonce de loin par des gémissements ou des cris déchirants ; il apparaît sur le seuil, revêtu des habits du mendiant ; il est alors accueilli au foyer où il touche les cœurs par des récits pathétiques sur ses tribulations auxquelles nul autre malheur ne se peut comparer. Installé à demeure, il commence à y faire régner sa propre loi mais toujours en gémissant car seul le gémissement paie. Il va frapper mais en pleurant si fort que ses pleurs couvriront les cris de ses victimes. Il est entendu que les enfants d’Israël ont tant souffert que compensations et privilèges leur sont dus et que ce serait manquer de cœur que de dénoncer leurs mensonges et leur tyrannie. Ainsi s’est créé un tabou qui est leur vrai bouclier de David, leur épée aussi. Rien n’est redoutable comme un tabou. Un véritable tabou vaut toutes les polices et tous les juges. Il inspire une peur irraisonnée, particulièrement difficile à surmonter. Pour l’affronter, il faut, comme l’a dit Horace de l’homme qui s’est le premier risqué sur la mer, qu’il ait le « cœur bardé d’un triple airain ». Qui peut se vanter d’avoir un tel cœur ?

Les révisionnistes sont fatigués. Ils voient les plus éculés mensonges, y compris ceux que les historiens de l’« Holocauste » ont été finalement contraints de reconnaître comme tels, reprendre vie comme au premier jour. Repartant à l’assaut, les révisionnistes se surprennent à ressasser toujours les mêmes arguments, les mêmes démonstrations à quelques variantes près. Ils se demandent à quoi bon persister comme Sisyphe ou don Quichotte.

Etrange entreprise que celle qui consiste à évoquer sans cesse un conflit vieux de soixante ans. Comment les jeunes générations pourraient-elles se passionner pour des époques révolues ? Il est vain d’aller répétant que le monde actuel, leur propre monde, vit sur un gigantesque mensonge qui garde toute sa force ou même se renforce. Le présent se moque du passé. Paradoxe enfin : les révisionnistes sont aussi assommants que les juifs. Ils traitent au fond du même sujet. Mais, dans l’indifférence générale qui accueille aussi bien les mythes juifs que les démystifications révisionnistes, n’y a-t-il pas un fond de sagesse ? La vraie vie n’est-elle pas ailleurs que dans ces répugnantes inventions talmudiques, soit qu’on les prenne pour argent comptant, soit qu’au contraire on cherche à les balayer ?

Sous sa forme actuelle, le révisionnisme est en crise.

6 juillet 2002

The 14th Revisionist Conference in Los Angeles



The Institute for Historical Review held its 14th conference in Los Angeles over the weekend of June 21-23. In light of the events of 11 September 2001, interest in revising the tiresome “Holocaust” of the Jews seems to have lessened. Mark Weber has pointed out that, with the outbreak or threat of a new world war, everything related to the last world war suddenly seems to have become irrelevant or outdated.

Thus did First World War revisionism virtually disappear in September 1939, and today, the name of French-British revisionist Jean Norton Cru – to mention but one example – is, except for specialists, “less than wind, shadow, smoke, and dream” (Mellin de Saint-Gelais, 1491-1558). It is possible that the Jewish organisations themselves are currently giving priority to what they call the “World War on Terrorism”, obviously without relinquishing either the rites of the “Holocaust” religion or their repression of revisionism.

Still, according to M. Weber, the time has come for a revisionist renewal. As for myself, I would like to add that after the disappearance of the State of Israel a new legend – that of the “Second Holocaust” – will arise and in its turn necessitate a revision of its lies.

Gloomy record

Of “Holocaust” revisionism, which is still that of Paul Rassinier, it will perhaps be said one day that it won every single battle but lost the war. Surely, on an intellectual level, revisionism has triumphed in all its battles and all but crushed its adversary: at one point, during one of the hearings of the first Zündel trial in Toronto (1985), Raul Hilberg, the pope of the exterminationists, was obliged to concede: “I am at a loss.” 

He is today definitively “at a loss” with his theory about a genocide without an order, and without a plan, allegedly brought about by … “an incredible meeting of minds, a consensus mind-reading by a far-flung [German] bureaucracy”. But the peddlers of Jewish illusions have come to the rescue of the “Holocaust” historians with their films, theatrical pieces, media campaigns, ceremonies, monuments and incantations. And here, the revisionists have been unable to stand their ground. They have simply been overwhelmed by the flood.

In the USA Bradley Smith embarked on an ingenious media action to win access to newspapers, radio and TV stations, but the revisionist community did not lend him the assistance he had hoped for, and which would have been a drop in the ocean anyway, compared with the deafening “Holocaust” propaganda of the Western media.

Moreover, it would be senseless to hide the fact that revisionists are afraid. Repression gives them no breather. It can assume both the most open and the most insidious forms. To be sure, it does not have the character of political struggle, with torture, long prison terms or assassination, but it is above all vicious, tiresome, gnawing. The tyranny wielded by the children of Israel is deceitful. It does not have the brutal frankness of the tyrant who openly boasts of his power and his strength and demands obedience. But it is a tyranny nevertheless.

The “Holocaust” bully makes himself heard from afar with his sobs and his heart-breaking cries. He appears on your threshold, wrapped in a beggar’s robe, and is admitted into the house where he touches the hearts of all with his pathetic tales of torment and grief to which no other can be compared. Once comfortably installed, he begins to act as he pleases, but still sobbing, for sobs pay. He will strike blows for what he wants, but while striking he will cry out so loudly that his own cries will drown those of his victims. He will make it clear that the children of Israel have suffered so much that they are rightfully entitled to compensation and special privileges, and that it would be callous to expose their lies and their tyranny.

Thus a taboo has arisen which is the real shield of David, and a sword into the bargain. There is nothing so daunting as a taboo. A real taboo is mightier than all policemen and all judges. It inspires an irrational fear which is particularly difficult to overcome. To defy it, one needs “a heart mailed with oak and triple brass”, as Horace said of the first man who dared to sail the sea. Who can boast such a heart?

The revisionists are tired. They see the most hackneyed lies, including those which the “Holocaust” historians themselves have finally been forced to acknowledge as lies, flourishing today as when they were first told. When revisionists attack these lies they are taken aback at finding the same arguments and, with some minor variations, the same “evidence” as before. They ask themselves why they should stubbornly continue their struggle, like Sisyphus or Don Quixote.

What a singular business it is to harp on a sixty-year-old conflict! How can the young (and the not-so-young) of today possibly be interested in those bygone days? It appears to be a waste of effort to inform them that the present day world, their world, is based on a gigantic lie which over time has lost nothing of its strength, and looks to be growing even stronger. The present does not care about the past. Ironically, revisionists have become as tiresome as the Jews. After all, we both deal with the same subject, and we never stop dealing with it.

But is there not a grain of wisdom in the general indifference to both the Jewish myths and the revisionist demystifications that oppose them? Is real life not to be found elsewhere than in those revolting Talmudic inventions, whether one takes them at face value or tries to demolish them?
In its present form, revisionism is facing a crisis.

July 6, 2002