Sunday, April 28, 2002

Encore une supercherie du "Monde", journal oblique


Dans sa livraison du 27 avril (p. 13), Le Monde se décide enfin à publier un compte rendu de l’entretien accordé par J.-M. Le Pen au journaliste israélien Adar Primor (Ha’aretz, 22 avril). Mais ce compte rendu, signé de Patrice de Beer, n’est qu’une supercherie. Selon le journaliste du Monde, lisant l’article de son confrère israélien :

Le Pen persiste et signe sur le fameux « détail » qu’auraient été les chambres à gaz nazies : « Si vous prenez un livre de 1000 pages sur la seconde guerre mondiale, il ne consacrera que 2 pages aux camps de concentration et 10 à 15 lignes aux chambres à gaz. C’est ce que j’appelle un détail ».


Froide tricherie. En réalité, le journaliste israélien dit exactement le contraire. Il n’affirme pas du tout que « Le Pen persiste et signe sur le fameux ‘détail’ ». A. Primor écrit – et c’est là tout le sens de son article – que Le Pen ne persiste plus, ne signe plus et a considérablement changé son langage. Procédant à un rappel des déclarations passées, le journaliste israélien cite effectivement cette phrase sur les chambres à gaz, mais il prend soin de préciser qu’il s’agit là d’une déclaration de 1997, reprenant un propos émis par son auteur en 1987. A. Primor donne ces deux dates et il parle expressément de « PAST STATEMENTS ». A ces « DECLARATIONS PASSEES », il oppose deux déclarations PRESENTES : l’une porte sur Auschwitz, décrit par J.-M. Le Pen comme : « Un camp de concentration qui symbolise la persécution des juifs » et l’autre sur les chambres à gaz, décrites comme : « Une méthode d’extermination, qui est aussi devenue un symbole de cette persécution ».

P. de Beer ne cite aucune de ces deux déclarations PRESENTES. Dans sa pratique du pieux mensonge par omission, il a également supprimé les propos de J.-M. Le Pen 1° sur la sympathie que le peuple français éprouve au fond pour Israël ; 2° sur le coupable refus d’obéissance de militaires israéliens ; 3° sur le bien-fondé de la destruction du réacteur irakien par Israël ; 4° sur les deux affreux bâtards de la Révolution française : le nazisme et le communisme ; 5° sur la liberté d’expression dont devraient jouir les partisans de toute idéologie, y compris l’Islam ; 6° sur l’extraordinaire défi des juifs essayant de reconquérir leur patrie ; 7° sur le caractère admirable du sionisme ; 8° sur le caractère non moins admirable de Margaret Thatcher et de Golda Meir.

L’article est titré : « Le Pen aujourd’hui, Le Pen hier … », ce qui veut dire que Le Pen n’aurait pas changé de langage.

Patrice de Beer, que je suis depuis quelques années, n’a pas changé de manière. Son journal non plus.

28 avril 2002

Friday, April 26, 2002

J.-M. Le Pen : «Je comprends parfaitement l’Etat d’Israël»



A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, qui a eu lieu le 21 avril, Jean-Marie Le Pen a accordé un entretien à Adar Primor, journaliste de Ha’aretz, quotidien israélien (« Le Pen ultimate », 22 avril 2002). A la date du 26 avril, cet entretien ne semble avoir été mentionné par aucun organe de la presse française.

De ce long entretien, on peut retenir que le dirigeant du Front national aurait fait les réflexions suivantes (ici traduites de l’anglais) :

Il n’y a pas d’antisémitisme en France. On a raison de penser, avec la plupart des Français, que les actuelles manifestations d’antisémitisme sont un produit d’importation du conflit moyen-oriental. « Je ne connais pas une personne au Front national qui ait commis même le plus petit acte d’hostilité contre une personne juive ou contre un bien juif ». « A mon avis, le peuple français éprouve au fond de la sympathie pour Israël » (basic popular sympathy for Israel) tandis que les médias et l’intelligentsia sont pro-arabes ; ceux-ci s’en prennent à Sharon notamment parce qu’il est un homme de droite ; si la politique de Sharon était le fait d’un gouvernement de gauche, il en irait autrement ; il y a en France une forte pression arabe et islamique ;

« Je comprends parfaitement (completely) l’Etat d’Israël, qui cherche à défendre ses citoyens ». « Pour être honnête, je ne voudrais pas être à la place de M. Sharon – et encore moins à la place de M. Arafat (rire). C’est une situation terrible. Même s’ils sont soutenus par l’Ouest, les Israéliens ne sont que quelques millions face à un milliard de musulmans [heureusement divisés] » ; l’histoire dira si Sharon a eu raison ou tort ;

Pour combattre le terrorisme, il faut bien des « interrogatoires musclés » (tough interrogations) comme ceux que pratiquent les Israéliens ; le devoir d’un soldat est de combattre ; les soldats israéliens n’ont pas à se dérober ;

Israël a eu, bien sûr, raison de détruire autrefois le réacteur nucléaire irakien. Il s’agissait là d’un acte préventif qui n’était pas conforme à la loi internationale mais, en pareille circonstance, il n’y a pas lieu de se plier à une telle loi. Si, actuellement, les Etats-Unis veulent s’en prendre à l’Irak, c’est pour de simples raisons matérielles ;

Chirac n’avait pas le droit de déclarer, le 16 juillet 1995, la France coupable de ce qui, pendant la guerre, a été commis dans notre pays contre les juifs ; la France, pays occupé, « n’a pas été responsable de cette politique criminelle » ; Chirac a fait cette déclaration pour gagner la sympathie de certains cercles juifs ;

La Révolution française : « Une sanglante calamité pour le peuple français. Cette révolution a enfanté deux affreux bâtards : le nazisme et le communisme » ;

Toute opinion politique doit pouvoir s’exprimer. Laissons s’exprimer les partisans de Hitler, de Staline, de Trotski ainsi que les Islamistes et combattons-les par la parole ; en revanche, ils n’ont pas le droit de passer à l’acte et de pratiquer le terrorisme ;

Auschwitz : « Un camp de concentration qui symbolise la persécution des juifs » ;

Les chambres à gaz : « Une méthode d’extermination qui est aussi devenue un symbole de cette persécution » ;

L’Etat d’Israël : « L’extraordinaire défi, dans l’histoire mondiale, d’un peuple qui essaie de reconquérir sa patrie » (reconquer its homeland) ;

Le sionisme : « Un mouvement qui, d’une aspiration persistante du peuple juif en exil, a fait une théorie pratique, qu’il a réalisée » ;

Schonhüber : un ancien de la SS combattante mais « sa première femme était juive ; il n’était donc pas antisémite » ;

Margaret Thatcher : « Je l’admire beaucoup. ‘Un vrai homme’, comme Golda Meir ».


NB : On aura noté la réflexion sur Schonhüber, qui n’est pas antisémite puisqu’il a épousé une juive. J.-M. Le Pen a épousé en secondes noces une femme d’origine juive. D’autres candidats à l’élection présidentielle ont également des épouses ou compagnes d’origine juive : Bruno Mégret, Jean-Pierre Chevènement, Lionel Jospin, Robert Hue et Olivier Besancenot. Corinne Lepage et Daniel Glückstein sont juifs. Noël Mamère aussi, probablement.



26 avril 2002

Wednesday, April 10, 2002

Preface to Georges Theil's "Heresy in 20th Century France: A case of insubmission to the 'Holocaust' dogma"

Historical revisionism, the great intellectual adventure of the late twentieth century, continues at the dawn of the twenty-first, as perilous as ever.

But what is known of the revisionists? What stuff are they made of, these unsubdued people who, in France or abroad, persist in braving the written and unwritten laws? They are hunted, caught and pilloried, and sometimes their books are burned. The media heap insults upon them without letting them put forth any arguments or defence.

Little by little, these rebels, these recalcitrants, these refuzniks find themselves driven underground; recently they have even been tracked down on the Internet.

In such a state of things, how could the general public get to know them?

The case of Georges Theil offers something of a reply to that question.

Born in 1940, Georges Theil had a rich and solid schooling in provincial France. He even earned himself a reputation as a highly gifted pupil in science and literature. He saw a promising future opening up before him.

However, between the ages of 13 and 22, tragic events came to leave their sombre mark on the existence of the adolescent and youth. At a date well removed, it was revealed to him that in April 1944 his father had been killed in obscure circumstances either by Georgian soldiers in German uniform or by members of the French milice fighting on the side of the Germans; the father, an engineer by profession, had been found in possession of a firearm. Already, during the First World War, his father’s father had met a tragic death in the Tonkin where, in 1916, he was training local riflemen so that they could be sent to France to “kill the Boche” in the cause of Revenge. Other bereavements struck a family that seemed marked by fate. The young man’s reaction was to be an unexpected one. Instead of acting as prompted by a certain conventional imagery and blaming the “Huns” or the “Nazis” for their alleged unleashing of the two world wars, he would question himself about the historical mystery that had made it come to pass that from 1870 to 1945, in the space of three generations, Germans and Frenchmen should kill each other as they had done.

As a Frenchman, it is to the French that he puts his questions on the subject. Having lost a father who himself had been a war orphan, he asks: “Who, in France, could really want that?”, or again: “Why were so many Frenchmen sent to their death in an effort to kill Germans?” (Conversely, a young German might ask questions of his compatriots that would be identical but for the fact that, in the case of the Second World War, no German — neither Adolf Hitler nor any other — had wanted a war with France: it was France who believed she must go to war against Hitler.)

For the young Georges other questions followed, particularly this one: “Why, after the 1945 armistice, was it necessary to dishonour the Germans?” One may well, in effect, wonder what right the butchers of the victorious camp had to judge and convict the defeated in a country that they had reduced to ashes and of which millions of inhabitants in the East were being subjected to an appalling deportation in circumstances quite worse than those which had been experienced by the Jews under German rule.

In the categories of cynicism and phariseeism the Nuremberg trial of 1945-1946 is unbeatable. There, the victor judged the vanquished. The victor’s law was retrospective. He instituted the doctrine of collective responsibility. He was not “bound by technical rules of evidence”. He did not “require proof of facts of common knowledge” (sic). Sight unseen, he accorded the status of genuine evidence to thousands of reports drafted by French, British, American, Soviet, Yugoslav, Polish, Czechoslovak “war crimes commissions”,… , and so it was, to cite just one example, that the reports of the Soviet political police acquired the status of genuine evidence admitting of no challenge. For that matter, practically nothing in the accusation’s case could be challenged once the accused was presented as having belonged to a “criminal” organisation; at the most, the individual associated with such an organisation would be allowed to plead that, personally, he had played no part in the crime in question. This is what explains why, from 1945 to the present, we have seen so many Germans or so many “collaborators” accept — or appear to accept — the reality of the crime and at the same time deny any personal participation in it. There was — and there is — no hypocrisy nor any cowardice on the part of the accused but rather the simple forced submission to Article 10 of the IMT charter. There was — and there is — no right to challenge the reality and the operation of homicidal gas chambers at Auschwitz but there was — and there is — the right to say “Personally, I did not see or take part in any gassings”. All counsel for the accused had to follow this calamitous line of defence. Like the defence in the witchcraft trials, who also had no choice but to acknowledge the existence of the Evil One, the holding of the black sabbaths and the veracity of all sorts of Satanic horror stories, they still sought to have the court believe that their clients, who had, however, either been at the scene of the crimes or at least been informed of them, had personally taken no part!

Articles 10, 19 and 21 of the charter, which permitted these ignominies, deserve to be printed one day in letters of infamy in the Almanac of rigged trials, judicial stagings and parodies of justice.

But Article 13 may have surpassed Articles 10, 19 and 21 in the category. It is as clear as the blade of the guillotine. Let’s quote it:

The Tribunal shall draw up rules for its procedure. These rules shall not be inconsistent with the provisions of this Charter.

In plain English: the presiding judges are to write their own code of criminal procedure! And they will be able to do so in a practically arbitrary manner since the charter’s provisions amount to 30 articles conferring to the accusation the greatest latitude and to the defence a minimum of rights.

The Nuremberg trial proved nothing. It made statements.

The general public are not aware of it but the specialists are: all of the proceedings demanded and obtained by Jewish organisations, over a span of more than half a century, and launched either against Germans or against non-Germans accused of collaboration in persecuting the Jews, have been closely modelled on the Nuremberg trial. At the trial of Maurice Papon in France, Article 10 was brought into play yet again: everyone supposed, without the least semblance of evidence being presented, that the Third Reich had pursued a policy of physical extermination of the Jews; no one challenged, protested or demanded any evidence. The accused’s barristers, just like their client, bowed and scraped. Everyone knew that if evidence, one bit of evidence, were demanded, that would trigger a worldwide storm.

In France today the kosher version of Second World War history is officially imposed on all by a legislative provision dating from 13 July 1990 and improperly called the “loi Gayssot”, whereas the act in question was prepared and obtained by former Prime Minister Laurent Fabius, himself a Jew. As early as the spring of 1986, chief rabbi René-Samuel Sirat, flanked by Pierre Vidal-Naquet and other Jewish personalities, had asked for the institution of a special law in order to bar challenges to the Nuremberg trial’s holdings on the subject of “crimes against humanity”, that is, to put it clearly, “crimes against the Jews”. Laurent Fabius, himself a Jew, was the spokesman and the transmission shaft for this Jewish demand.

A number of intellectuals call for a fight against the institutionalised lie and the unjust power of the law but few, in effect, take the risk themselves. Georges Theil, for his part, has chosen the risk. He has done so in deciding to reveal here how and why he embarked on the revisionist adventure.

April 10, 2002

Tuesday, April 2, 2002

Préface d’"Un Cas d’insoumission" (Georges Theil)

Le révisionnisme historique a été la grande aventure intellectuelle de la fin du XXe siècle. A l’aube du XXIe siècle, l’aventure se poursuit, tout aussi périlleuse.

Mais que sait-on des révisionnistes ? De quelle étoffe sont-ils faits ces insoumis qui, en France ou à l’étranger, persistent à braver les lois écrites et non écrites ? On les traque, on les cloue au pilori et il arrive qu’on brûle leurs livres. Dans les medias, on les accable d’outrages et on ne les autorise pas à présenter leurs arguments ou leur défense.

Peu à peu, ces rebelles, ces réfractaires, ces refuzniks se voient contraints à la clandestinité, y compris sur Internet où ils sont depuis peu pourchassés.

Dès lors, comment le grand public les connaîtrait-il ?

À cette question le cas de Georges Theil offre un élément de réponse.

Né en 1940, Georges Theil fait en province de solides études. Il se forge même la réputation d’un surdoué des sciences et des lettres. Il voit s’ouvrir devant lui un avenir prometteur.

Toutefois, entre treize et vingt-deux ans, des événements tragiques sont venus marquer de leur sombre empreinte l’existence de l’adolescent et du jeune homme. Tardivement, on lui a révélé qu’en avril 1944 son père avait été tué dans des circonstances obscures soit par des Géorgiens sous uniforme allemand, soit par des miliciens français ; ce père ingénieur de son métier, avait été trouvé en possession d’une arme. Déjà, lors de la première guerre mondiale, le père de ce père avait, en 1916, trouvé une mort tragique au Tonkin ; il formait sur place des tirailleurs tonkinois pour les envoyer en France « tuer du Boche » dans le cadre de la Revanche. D’autres deuils frappent une famille qui semble comme marquée par le destin. La réaction du jeune homme est inattendue. Au lieu d’incriminer, comme le veut une certaine imagerie conventionnelle, les « Huns » ou les « Nazis » pour leur responsabilité supposée dans le déclenchement des deux guerres mondiales, il va s’interroger sur le mystère historique qui fait que, de 1870 à 1945, en l’espace de trois générations, Allemands et Français se soient ainsi entretués.

En tant que Français, c’est aux Français qu’il pose ses questions sur le sujet. Orphelin d’un père qui, lui-même, était pupille de la Nation, il demande : «Qui, en France, a bien pu vouloir cela ? » ou encore « Pourquoi a-t-on envoyé à la mort tant de Français pour tuer des Allemands ? » (À l’inverse, un jeune Allemand pourrait poser à ses compatriotes des questions équivalentes sauf que, dans le cas de la deuxième guerre mondiale, aucun Allemand, y compris Adolf Hitler, n’avait souhaité une guerre contre la France puisque c’est la France qui a cru devoir entrer en guerre contre lui).

Chez le jeune Georges d’autres questions s’ensuivent et notamment celle-ci « Pourquoi, après l’armistice du 8 mai 1945, a-t-il fallu déshonorer les Allemands ? » On peut, en effet, se demander de quel droit les bouchers du camp des vainqueurs ont jugé et condamné les vaincus dans un pays qu’ils avaient réduit en cendres et dont des millions d’habitants, à l’Est, étaient contraints à une affreuse déportation, dans des circonstances bien pires que celles qu’avaient connues les juifs.

En matière de cynisme et de pharisaïsme, on ne fait pas mieux que le procès de Nuremberg (1945-1946). Le vainqueur y juge le vaincu. Sa loi est rétroactive. Il institue la responsabilité collective. Il n’est « pas lié par les règles techniques de l’administration des preuves ». Il n’exige pas que « soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique » (sic). Les yeux fermés, il accorde valeur de preuve authentique à des milliers de rapports rédigés par des « commissions de crimes de guerre » françaises, britanniques, américaines, soviétiques, yougoslaves, polonaises, tchécoslovaques,…, et c’est ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, que les rapports de la police politique soviétique acquièrent valeur de « preuves authentiques » et ne peuvent être l’objet de contestation. D’ailleurs, quasiment rien ne peut être contesté en matière d’accusation dès lors que l’accusé appartient à une organisation « criminelle » ; tout au plus, l’individu relevant d’une telle organisation aura-t-il l’autorisation de plaider que, personnellement, il n’a joué aucun rôle dans ce crime. C’est ce qui explique que, de 1945 à nos jours, on a vu tant d’Allemands ou tant de « collabos » à la fois accepter ou paraître accepter l’existence du crime et contester une participation personnelle à ce crime. Il n’y avait – et il n’y a – là aucune hypocrisie ni aucune lâcheté de la part des accusés mais la simple soumission forcée à l’article 10 du Statut du tribunal militaire international. On n’avait pas – et on n’a pas – le droit de contester l’existence et le fonctionnement de chambres à gaz à Auschwitz mais on avait – et on a – le droit de dire : « Personnellement, je n’en ai pas vu ou je n’ai participé à aucun gazage ». Tous les avocats des accusés ont dû suivre cette calamiteuse ligne de défense. Comme dans les procès de sorcellerie, il leur a fallu cautionner l’existence du Malin, la réalité des sabbats, la véracité de toutes sortes d’horreurs sataniques tout en cherchant à faire croire que leurs clients, pourtant sur place ou informés, n’y avaient personnellement pris aucune part !

Les articles 10, 19 et 21 du Statut qui permettent ces ignominies seraient à reproduire en lettres d’infamie dans le Grand Livre de l’histoire des procès truqués, des mises en scène judiciaires, des parodies de justice.

Mais peut-être l’article 13 dépasse-t-il en la matière les articles 10, 19 et 21. Il est clair comme le couperet de la guillotine. Citons-le :


Le tribunal établira les règles de sa procédure. Ces règles ne devront en aucun cas être incompatibles avec les dispositions du présent Statut.


En bon français : les juges du siège rédigeront leur propre code de procédure pénale ! Et ils pourront le faire de façon quasi arbitraire puisque, aussi bien, les dispositions du Statut se réduisent à trente articles assurant à l’accusation la plus grande latitude et à la défense le minimum de droits.

Le tribunal de Nuremberg n’a rien prouvé. Il a affirmé.

Le grand public l’ignore mais les spécialistes le savent : tous les procès exigés et obtenus depuis plus d’un demi-siècle par des organisations juives soit contre des Allemands, soit contre des non-Allemands qui sont accusés d’avoir collaboré à la persécution des juifs sont calqués sur le procès de Nuremberg. Encore au procès de Maurice Papon on a vu jouer l’article 10 : tout le monde a supposé, sans le moindre commencement de preuve, que le IIIe Reich avait suivi une politique d’extermination physique des juifs ; personne n’a contesté, protesté, réclamé de preuve. Les avocats de l’accusé, tout comme leur client, ont plié l’échine. Tout le monde savait qu’en exigeant une preuve, une seule preuve, on aurait déclenché une tempête à l’échelle du monde.

Aujourd’hui, en France, la version casher de l’histoire de la seconde guerre mondiale est officiellement imposée à tous par une disposition législative datant du 13 juillet 1990 et improprement appelée « loi Gayssot » alors qu’il s’agit d’une loi préparée et obtenue par Laurent Fabius. Dès le printemps 1986, le grand rabbin René-Samuel Sirat, flanqué de Pierre Vidal-Naquet et d’autres personnalités juives, avait demandé l’institution d’une loi spéciale afin d’empêcher la contestation des conclusions du procès de Nuremberg en matière de « crimes contre l’humanité », c’est-à-dire, pour parler clair, de « crimes contre les juifs ». Laurent Fabius a été le porte-parole et la courroie de transmission de cette exigence juive.

Bien des intellectuels préconisent la lutte contre le mensonge institutionnalisé et contre la force injuste de la loi mais peu s’y risquent effectivement.

Georges Theil, pour sa part, a choisi le risque. Il l’a fait en décidant de révéler ici comment et pourquoi il s’est lancé dans l’aventure révisionniste.

10 avril 2002