Sunday, December 22, 2002

L’imposture Wilkomirski restera impunie

Appelé à connaître un succès mondial et à recueillir un flot d’hommages avant de sombrer quelques années plus tard dans le discrédit général, un petit livre portant le titre de Bruchstücke aus einer Kindheit 1939-1948 paraissait à la fin de l’année 1995, sous le nom de Binjamin Wilkomirski, au Jüdischer Verlag de Francfort, maison d’édition dépendant du prestigieux éditeur Suhrkampf. Par la suite, l’ouvrage allait être traduit en une douzaine de langues. La traduction française, due à Léa Marcou, paraissait en janvier 1997 aux éditions Calmann-Lévy sous le titre de Fragments / Une enfance 1939-1948.


En quatrième de couverture on pouvait lire :


Binjamin Wilkomirski ne connaît pas sa date de naissance, ignore ses origines précises et n’a plus aucun parent. – Il est tout jeune encore lorsque les rafles de Juifs s’intensifient en Pologne. Son père est assassiné sous ses yeux, on l’arrache à sa famille et il est déporté, à quatre ans, au camp d’extermination de Majdanek. « Mes premiers souvenirs ressemblent à un champ de ruines parsemé d’images et d’événements isolés. Des tessons de mémoire aux contours durs, aiguisés, qu’aujourd’hui encore je ne peux toucher sans m’y blesser. Souvent dans un désordre chaotique et, pour la plupart, impossibles à classer par ordre chronologique. Des fragments qui résistent obstinément au souci d’ordre de l’adulte que je suis devenu et échappent aux lois de la logique. » Ce sont ces fragments que restitue ici l’auteur à travers le regard de l’enfant qu’il fut. – Un livre inoubliable, chef-d’œuvre d’écriture et d’émotion. – Binjamin Wilkomirski vit aujourd’hui en Suisse. Il est fabricant d’instruments de musique et clarinettiste.



Un produit de basse fabrication


En réalité, cet opuscule de 150 petites pages est un chef-d’œuvre de non-écriture et d’absence d’émotion. Il s’agit d’un produit de basse fabrication dont l’auteur nous joue tout au plus du pipeau. Loin d’y découvrir des « tessons de mémoire aux contours durs, aiguisés », le lecteur n’y rencontre que du mou, de l’inconsistant, de l’indéfini (dans le temps et dans l’espace), du confus, du flou, du fumeux, de la vapeur, du brouillard, du gris. L’action stagne. Les dialogues sonnent creux. Le ton est faux : les cris que pousse constamment le héros ainsi que ses paniques et ses colères surviennent la plupart du temps sans rime ni raison.


Si tout est dans le vague, c’est à dessein. Manifestement l’auteur a évité de fournir des précisions sur les lieux, sur les temps ou sur les personnages parce qu’il craignait de se couper. Il prétend avoir été interné à Majdanek mais il se garde de décrire le camp,sinon en le dotant d’une colline qui, dans la réalité, n’a jamais existé. Il donne ensuite à entendre qu’il s’est trouvé à Auschwitz mais il n’écrit pas le nom d’Auschwitz si bien qu’on ne pourra lui reprocher d’avoir commis telle erreur au sujet de ce camp. A de rares exceptions près, les personnages n’ont pas vraiment d’uniformes, de grades, de langues, d’emplois précis ni même, et c’est un comble, de traits véritablement distinctifs ; ils ne sont que fantômes ou croquemitaines de carton-pâte. Les paysages parcourus sont de partout et de nulle part. Cette attention à gommer tout détail compromettant est caractéristique du menteur ou du faussaire. Elle exclut la bonne foi. Prétendre que l’auteur a fini par croire à son propre récit serait une erreur. Notre escroc est constamment sur le qui-vive. Il se surveille comme le font les menteurs. Il ne divague pas, ni ne cède à l’illusion. Il fabrique, il forge son récit pièce à pièce et phrase à phrase, laborieusement.


A titre d’exemples, écoutons-le évoquer « l’Uniforme » (pour parler d’un gardien), « la Grande Baraque », « les femmes-uniformes gris de Pologne », « le Nouveau », « la silhouette » (il nourrit une affection particulière pour ce mot ), « des formes grises », « une Blockowa », « une auxiliaire SS en gris », « un uniforme noir », « les contours noirs des uniformes », « un brun-vert ». Et puis voici encore « une Uniforme » (en parlant d’une gardienne, p. 68), « le botté » (p. 73), « des êtres gris, en loques, des adultes sans forme définie » (p. 82). A un moment donné, l’auteur dit avoir fait partie d’un transport mais, sur le moyen de locomotion, il écrit : « Je ne sais même pas s’il s’agissait d’un camion ou d’un wagon de chemin de fer » (p. 86) ; ce faisant, il se prémunit contre tout risque de placer une ligne de chemin de fer là où en réalité il n’en a peut-être jamais existé pendant la guerre. A la même page, il ajoute : « Seule la fin du voyage m’est restée en mémoire, et même cela de façon lacunaire, confuse, par fragments d’images difficiles à ordonner : trop de pièces manquent au puzzle ». Remarquons, en passant, qu’il est piquant d’entendre le faussaire à l’œuvre nous parler ici de « pièces » d’un « puzzle ». Il veut bien nous confier : « Tout était confus, flou » (p. 95), ce qui est le moins qu’on puisse dire. Il aperçoit « des femmes qui émergeaient parfois de la semi-obscurité telles des ombres » (p. 103). Ailleurs il écrit : « Etait-ce une fille ou un garçon ? » et, pour une fois, il s’apprête à nous donner un nom mais il n’en fera rien ; nous n’aurons droit qu’à un prénom, et encore : « On l’appelait Kobo, Kola ou Kala, je ne sais plus très bien » (p. 103). Pour l’auteur, « Ici tout se noie dans une nébuleuse pénombre » (p. 111) tandis que là il n’y avait plus que « des images embrumées » (p. 109) ; en réalité, ce n’est pas seulement « ici » ou « là » mais partout dans le récit qu’on ne rencontre que du nébuleux, de la pénombre ou de la brume.



Toujours à titre d’exemple, prélevons un alinéa parmi cent autres, qui nous offrira un spécimen de cette littérature à l’huile de coude :


La ville, les gens, les autres enfants me terrifiaient. Des questions de plus en plus torturantes s’enchevêtraient dans ma cervelle, la rongeaient comme de l’acide. Parfois, elles me submergeaient l’esprit comme d’une coulée de plomb fondu. J’étais incapable de les exprimer, elles me collaient la gorge et la bouche, tandis que mon cœur battait la chamade puis menaçait de s’arrêter. Mais pas un mot ne sortait de ma bouche, ce qui me privait de tout espoir de réponse (p. 112).



Cent cinquante pages d’un tel verbiage traduit de l’allemand auraient dû donner l’éveil aux plus crédules. Tout le monde aurait dû se rendre compte que B. Wilkomirski appartient à la catégorie des faux témoins qui, n’ayant rien à rapporter d’une expérience vécue, en sont réduits à constituer un puzzle avec des clichés de bazar, des stéréotypes, du kitsch et du sentiment préfabriqué.


Grand-guignolesque


Tout aussi factice est le récit des atrocités dont l’auteur pimente son récit prétendument autobiographique. Dans son livre, les méchants passent le plus clair de leur temps à se saisir sournoisement d’enfants pour les projeter à travers une fenêtre contre un mur, à leur fracasser le crâne, à leur percer le front d’une boule, à les enterrer vivants dans la boue, à les jeter dans le feu, à en faire du « combustible » (sic) ou, plus simplement, à les soulever du sol par les oreilles, à les enfermer dans des niches pleines de vermine, à les faire marcher dans les excréments jusqu’aux genoux, à enfoncer des bâtonnets de verre « dans les quéquettes des jeunes garçons » (p. 60). Dans un amas de cadavres l’on voit gonfler puis s’ouvrir le ventre d’une femme ; notre homme en atteste :


L’abdomen se déchire et un énorme rat, tout brillant, barbouillé de sang, dévale le monceau de cadavres. D’autres rats effrayés surgissent de l’enchevêtrement de corps et prennent le large. – Je l’ai vu, je l’ai vu ! Les femmes mortes accouchent de rats ! – Les rats ! L’ennemi mortel des petits enfants du camp. Les rats nous attaquent nuit après nuit, dont les morsures nous infligent des blessures affreusement douloureuses, inguérissables, des blessures que rien ne peut cicatriser et qui font pourrir vifs les enfants ! (p. 84).


Après la guerre, devenu, dans l’opulente Helvétie, le pensionnaire d’un home d’enfants, il a, paraît-il, conservé toutes ses peurs. Pour nous en convaincre, il nous cite trois exemples de hantises qui l’empêchent, paraît-il, de percevoir la simple et inoffensive réalité. Il évoque successivement d’abord une image de Guillaume Tell, puis le spectacle d’enfants s’exerçant au tir dans un stand de foire et, enfin, la vue d’une paire de jeunes skieurs qu’emporte la perche d’une remontée mécanique. Or ne voilà-t-il pas qu’en Guillaume Tell il croit voir un SS qui met un enfant en joue pour le tuer afin de lui dérober et de lui manger sa pomme (p. 128) ? Au stand de tir, il s’imagine que des enfants-soldats cherchent à tuer la tenancière du stand, cible qu’heureusement ils manquent (p. 133). Quant au remonte-pente, rien qu’à son bruit, il ne peut être que « la machine de mort » tandis que le directeur du home d’enfants est à coup sûr « le bourreau » qui, assisté d’un aide, fixe des enfants deux par deux à un câble afin que ceux-ci soient emportés et disparaissent, par-delà le sommet de la montagne, dans « un gigantesque trou noir » (p. 138-139). A elles seules, ces laborieuses inepties auraient dû inciter tout éditeur à refuser le manuscrit. Mais, dans la littérature holocaustique, ces inventions constituent la loi du genre et c’est précisément à la vue de pareilles âneries qu’un éditeur, habitué aux récits de la mythologie concentrationnaire, se dira : « C’est bien cela. Nous y sommes. Ce témoignage est dans la norme. Il porte le signe de l’authenticité de l’Holocauste. » Tant il est vrai qu’accoutumé à une nourriture frelatée on n’en veut plus d’autre.


Un best-seller juif


En dépit de son atroce qualité littéraire et de ses inventions dignes du Grand-Guignol, le livre allait, en effet, rapidement devenir un best-seller.


A sa parution, le gotha de la Shoah tombe en pâmoison. Il suffoque d’admiration devant la force du témoignage et le talent de l’auteur. Lea Balint, spécialiste israélienne des enfants de la Shoah, Lawrence Langer, Daniel Jonah Goldhagen, Blake Eskin, s’en font les champions avec Wolfgang Benz, directeur, à Berlin, du Centre de recherche sur l’antisémitisme, et, en France, Annette Wieviorka. Du New York Times au Nouvel Observateur, du Daily Telegraph et du Guardian au Monde, les médias frémissent de bonheur. Aux Etats-Unis, le livre est promu par l’Holocaust Memorial Museum de Washington et il est couronné par le National Jewish Book Award for Autobiography tandis que l’Association des bibliothèques américaines l’inscrit en 1997 sur la liste des « Best Books for Young Adults ». En Grande-Bretagne, il reçoit le prix littéraire du Jewish Quarterly et, en France, le prix Mémoire de la Shoah. Le témoignage oral de B. Wilkomirski est précieusement recueilli par la Shoah-Foundation de Steven Spielberg, fondation destinée à recueillir en vidéo 50 000 témoignages dans près de cinquante pays afin de prouver à l’univers que les révisionnistes sont des faussaires de l’histoire. B. Wilkomirski multiplie les déplacements et les conférences, en particulier dans les écoles. Il amasse une fortune. Premier miracle : il retrouve son père en Israël ; il s’agit d’un survivant de Majdanek portant le nom de Jaacov Morroco ; sous l’œil des caméras le père et le fils se tombent en pleurant dans les bras l’un de l’autre. Second miracle : une Californienne disant s’appeler Laura Grabowski et se présentant en rescapée d’Auschwitz prétend l’avoir connu dans ce camp : les retrouvailles, là encore, se font, en présence des caméras, à l’aéroport de Los Angeles. Laura Grabowski l’accueille à bras ouverts et à grands cris : « He’s my Binji ! » (C’est mon Binji !). Pour sa part, elle exhibe des cicatrices dues aux expériences médicales de Mengele. Elle est musicienne. Notre clarinettiste et sa compagne partent en tournées de conférences et de concerts. Ils se rendent en pèlerinage à Auschwitz. Et là, sur place, toujours devant les caméras, notre héros révèle que Mengele lui avait infligé des expériences médicales pour changer en bleu le marron de ses yeux, épisode dont il n’avait pas soufflé mot dans son livre. Survient un incident qui aurait dû donner l’éveil : alors qu’on lui demande de décrire Mengele, B. Wilkomirski s’y refuse («L’enfant des camps de la mort : vérité ou mensonges », documentaire pour la télévision britannique de Christopher Oliglati, 1999).


L’imposture dévoilée


Très tôt, dès 1995, un journaliste suisse, Hanno Helbling, chef du service culturel de la Neue Zürcher Zeitung, avait mis en garde l’éditeur allemand Suhrkampf contre la supercherie. Mais H. Helbling, n’ayant pas la chance d’être juif, avait été éconduit comme un vulgaire révisionniste. Il faudra attendre qu’intervienne, dans l’hebdomadaire suisse Die Weltwoche (27 août et 3 septembre 1998), un juif du nom de Daniel Ganzfried, né en Israël et vivant en Suisse, pour que se mette en marche le processus qui aboutira à une série de révélations sur l’identité véritable de l’imposteur. Evidemment tout le crédit de la découverte ira au juif et non au « révisionniste » H. Helbling, dont le nom sera vite oublié.


On apprend alors que, de son vrai nom, Binjamin Wilkomirski s’appelait, en fait, Bruno Grosjean. Enfant naturel, né le 12 février 1941 à Bienne (canton de Berne), il est confié par sa mère, Yvonne Berthe Grosjean, à un orphelinat. Adopté par un couple de Zurichois aisés, les Doesseker, il prend le nom de Bruno Doesseker. Sa mère meurt en 1981 et il en reçoit le maigre héritage. Il n’a jamais été juif. Sa naissance à Riga est une pure invention. Il a passé toute son enfance en Suisse et non à Majdanek, à Auschwitz ou en tel autre point de Lettonie, de Pologne ou d’Allemagne. Il n’a jamais vécu dans un orphelinat de Cracovie. Une analyse génétique prouve qu’il est dépourvu de tout lien de parenté avec Jaacov Morroco. Il n’a connu Riga, Auschwitz ou Cracovie qu’en touriste et bien après la guerre.


Laura Grabowski, elle, est ce qu’on appelle un escroc en jupon. De son vrai nom elle s’appelle Laura Rose Wilson ; elle est née aux Etats-Unis de parents chrétiens à Auburn, dans l’état de Washington. Dix ans auparavant, sous le pseudonyme de Lauren Stratford, elle avait signé un livre où elle se présentait en victime de rituels sataniques et elle exhibait alors des cicatrices, les mêmes cicatrices que, plus tard, elle allait attribuer aux expériences de Mengele.



L’imposteur commence par se débattre contre les accusations. Il mêle protestations, menaces et gémissements. A défaut de son vrai père, on a retrouvé son vrai oncle, lequel accepte de se prêter à un test génétique mais l’imposteur, lui, s’y refuse. Des témoignages commencent à se faire jour de personnes qui l’ont bien connu ; il en ressort que, dès sa jeunesse, Bruno avait une forte propension au mensonge. On apprend qu’un psychothérapeute juif, Elitsur Bernstein, a participé à l’entreprise du faussaire ; spécialiste des souvenirs enfouis, il avait aidé le clarinettiste à « reconstituer » son identité de Binjamin Wilkomirski, prétendument né à Riga, puis placé dans un orphelinat de Cracovie et déporté dans des camps de concentration nazis. Des juifs commencent à prendre leurs distances d’avec ce goy qui a joué au juif et dont l’imposture, devenue trop voyante, risque de causer du tort à la communauté. Raul Hilberg et Yehuda Bauer expriment leur scepticisme. Des juives comme Judith Shulevitz, au Canada, ou Deborah Dwork et Deborah Lipstadt, aux Etats-Unis, persistent à défendre l’imposteur ou son œuvre ; selon elles il importe, somme toute, assez peu que le récit soit authentique ou non et il faut surtout prendre garde à ne pas jouer le jeu des révisionnistes. En 1999, Elena Lappin, juive d’origine russe, a consacré à l’affaire une étude, The Man with Two Heads, qui sera traduite et publiée en 2000 aux éditions de L’Olivier (PDG : Olivier Cohen) sous le titre de L’Homme qui avait deux têtes. Cette fois-ci, l’explication est simple : pour E. Lappin l’auteur est sincère car il possède une personnalité double. Jorge Semprun n’est pas loin d’exprimer le même avis (Le Journal du dimanche, 6 février 2000, p. 27) ; il en profite pour faire l’apologie de la fiction qui, dit-il, doit de plus en plus « prendre le relais » de l’histoire ; il déclare textuellement : « Cela s’est déjà passé au cinéma. Spielberg, Benigni ont dépassé la réalité par la fiction, et on voit bien que ça fonctionne. » Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la contribution involontaire de l’auteur à l’essor du révisionnisme. Isabelle Rüf écrit : « Une telle imposture rend suspects les récits véridiques et conforte les négationnistes qui pullulent sur Internet. De plus, Wilkomirski donne du juif ‘post-Holocauste’ l’image convenue et kitsch qui convient à la classe dont l’auteur est issu : geignard, larmoyant, brisé à jamais » (Le Temps [Genève], 21 février 2000, p. 19).



La justice helvétique décide d’épargner le « possible » mythomane



Les uns après les autres les éditeurs retirent, en tout ou en partie, le livre du circuit commercial. La justice zurichoise entre en scène. Plainte a été déposée pour fraude. En avril 2000 une perquisition au domicile de l’intéressé a lieu. Mais, le 12 décembre 2002, une dépêche d’agence l’annonce, la jugesse d’instruction a décidé le « classement de l’enquête sur l’auteur de faux mémoires sur Auschwitz ». Voici le texte de l’Agence télégraphique suisse :



Zurich – Il ne s’agit pas d’un imposteur mais d’un mythomane : Bruno Doesseker, alias Benjamin Wilkomirski, auteur du livre Fragments, censé raconter les souvenirs d’un enfant juif survivant du camp d’Auschwitz, mais en réalité un faux, ne sera pas jugé pour escroquerie ni pour concurrence déloyale. La justice zurichoise vient de classer l’enquête qui avait été ouverte à ce sujet. Les recherches ont montré qu’aucun élément concret ne permettait de penser que l’auteur du livre ait voulu cacher sa véritable identité « de manière frauduleuse », écrit aujourd’hui le juge d’instruction Lucienne Fauquex qui, le 23 octobre dernier, avait décidé le non-lieu. Bien qu’il soit démontré que le livre contient des affirmations fausses, il n’existe pas de preuves que son auteur ait menti, a déclaré le juge d’enquête à l’ATS. Il est possible que Doesseker/Wilkomirski ait été réellement convaincu de sa version des faits, mais ce point ne relève pas de l’enquête, a ajouté Mme Fauqueux.


Cette décision de justice aurait dû soulever un flot de commentaires ; or elle paraît avoir été suivie d’un silence total. Aujourd’hui l’affaire Wilkomirski semble terminée au soulagement, n’en doutons pas, de beaucoup.


Quand « Vérité n’est pas défense »


En matière de mensonge holocaustique la justice helvétique, on le voit, ne raisonne pas autrement que la justice française, allemande, autrichienne, néerlandaise, canadienne ou australienne. Elle cautionne le mensonge commis de bonne foi ou même le mensonge possiblement commis de bonne foi. Au Canada, par exemple, les organisations juives, échaudées par les succès révisionnistes devant les tribunaux réguliers, ont obtenu la création de tribunaux spéciaux appelés « tribunaux de commissions des droits de l’homme ». Devant ces tribunaux dépourvus de jury, « Truth is no defence » (Vérité n’est pas défense). Le prévenu n’y a pas le droit de se défendre en faisant valoir que, s’il s’est permis telle affirmation qu’on lui reproche, c’est parce que, pour lui, cette affirmation est vraie. Si jamais il s’y risque, le même tribunal, qui vient pourtant de lui faire prêter serment de « dire la vérité, toute la vérité et seulement la vérité », lui opposera la nouvelle formule sacramentelle selon laquelle, pour lui, «Truth is no defence ». Ce tribunal-là ne s’intéresse, en effet, qu’au point de savoir si ce qu’a affirmé le prévenu cause ou non au plaignant un quelconque dommage, fût-il psychologique. Le juge se fait souvent alors peseur d’âme et d’intentions, ce qui ouvre la voie à l’arbitraire. On comprendra dès lors qu’un plaignant juif aura toujours beau jeu de faire valoir devant ces tribunaux que, par exemple, la contestation révisionniste de l’existence des chambres à gaz nazies lui enlève le sommeil et lui cause des dommages psychiques. En épargnant B. Wilkomirski la justice helvétique n’a donc fait que suivre le mouvement ; en matière d’ « Holocauste » elle ne manque d’ailleurs jamais de protéger le mensonge.


Loin du roi des imposteurs, Elie Wiesel



La mythomanie est une tendance maladive à dire des mensonges, à fabuler, à simuler. Elle peut aider à duper, escroquer ou voler. Elle permet quelquefois d’atteindre à la gloire ou d’édifier une fortune. Grosjean-Doesseker-Wilkomirski a ainsi connu la fortune et la gloire, suivies, dans son cas, de la déchéance. Son statut de non-juif a fini par le desservir mais, d’un autre côté, il s’est tiré d’affaire à bon compte car il a bénéficié des privilèges qu’on ne manque pas d’accorder aux chantres de la mythologie juive. Au bénéfice du doute une jugesse d’instruction lui a permis de conserver l’argent qu’il s’était acquis malhonnêtement.


Sur le plan des inventions absurdes, de la niaiserie sentimentale et de la pauvreté de l’expression littéraire, Bruno Grosjean est allé aussi loin que l’auteur du Journal d’Anne Frank et, comme ce dernier, il a fini par être démasqué. Cependant Otto Heinrich Frank, lui, n’a eu qu’à peine le temps de connaître la honte et puis, il faut bien le dire, les juifs, après sa mort, survenue en 1980, ont mené un tel tapage et orchestré une telle campagne de désinformation que le grand public a été tenu dans l’ignorance du dévoilement de la supercherie. Le Journal d’Anne Frank poursuit donc imperturbablement sa brillante et fructueuse carrière.


Sur le plan du faux témoignage, Elie Wiesel, lui, poursuit également sa course, loin en tête des faux témoins d’Auschwitz, loin devant Martin Gray, Filip Müller, Rudolf Vrba, Mel Mermelstein, Abraham Bomba, Fania Fénelon et la foule considérable des autres mythomanes de « l’Holocauste ». Il n’est pas dit qu’un jour sa gloire et sa fortune de Prix Nobel de la Paix n’égaleront pas celles des Rothschild.


Pour l’instant, dans son domaine, E. Wiesel reste le roi des imposteurs et, à côté de lui, convenons-en, le goy Bruno Grosjean fait bien pâle figure.


22 décembre 2002

Friday, November 15, 2002

En prison, à 82 ans, pour avoir douté des «chambres à gaz»

Doutez, tant qu’il vous plaira, de Dieu, de la Vierge Marie, des saints et des anges. Doutez du Diable. Mettez en doute ce qu’on vous enseigne au catéchisme, à l’école, au lycée, à l’université. Bref, doutez de tout. Sauf de la magique chambre à gaz des nazis. Ou alors il vous en cuira !

Usez de la liberté d’expression mais n’en profitez pas pour mentir ou pour diffamer. A moins cependant que vous ne traitiez du génocide, des chambres à gaz et des six millions. Dans ce cas, la défense de la trinité holocaustique justifie tout ensemble le pieux mensonge, le faux témoignage et la diffamation à l’égard du vaincu. Tenez-le-vous pour dit !

Respectez la liberté de recherche, qui, elle, c’est bien connu, ne peut souffrir de limites car, sans cette liberté illimitée, il n’est plus de science ni d’histoire. Mais, si vous écrivez sur le sort des juifs durant la seconde guerre mondiale, sachez que, de cette histoire, seule est admise la version casher. Malheur à qui remettrait en cause cette version officielle !

Dans une démocratie la liberté religieuse nous est garantie et le blasphème n’existe plus. Sauf pour la religion de l’Holocauste ou le dogme de la Shoah. Car s’en prendre à une religion et à un dogme décrétés intouchables mettrait en péril le Shoah-Business ou l’Industrie de l’Holocauste. Ce serait tomber dans l’hérésie majeure !

Les règles de la civilité puérile et honnête sont connues de tous : il convient de respecter autrui, de se montrer juste, d’écouter avant de condamner, d’écarter le préjugé, de n’assouvir ni haine ni vengeance ; on évitera de hurler avec les loups ou bien de piétiner l’homme à terre ; on épargnera le pauvre, le faible, le malade, le vieillard. Sauf, bien entendu, si l’on a affaire à un révisionniste !

Gaston-Armand Amaudruz, qui est révisionniste, a conçu des doutes sur l’existence des chambres à gaz nazies. De simples doutes ; rien de plus. Il a beaucoup lu sur le sujet, beaucoup cherché mais il n’a trouvé aucune réponse aux questions qu’il se posait sur la structure de ces abattoirs chimiques, sur leur fonctionnement, sur la possibilité, après une exécution, de pénétrer impunément dans un océan d’acide cyanhydrique afin d’en extraire des milliers de cadavres imprégnés de cyanure, et donc terriblement dangereux à manipuler ; il a été surpris de ne pouvoir trouver, soit en réalité, soit en photo, soit en maquette, ne fût-ce qu’une seule chambre à gaz à l’authenticité garantie par des historiens ; il a été étonné d’apprendre que, de l’avis même d’historiens officiels, « tout est faux » dans la chambre à gaz visitée à Auschwitz, depuis 1948, par des millions de touristes abusés (Eric Conan, « Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68).

On l’a livré aux juges. Il a voulu leur expliquer ce qu’est « le devoir de douter ». Ses juges lui ont appliqué le bâillon. Séance tenante, ils l’ont condamné.

Il a 82 ans ? La belle affaire ! Il est malade ? Qu’importe ! Il n’a point de biens ? Profitons-en ! Sa conduite a toujours été exemplaire et son casier judiciaire est vierge mais, le 16 janvier 2003, il entrera dans une prison pour récidivistes.

Tout cela ne se passe ni au pays du Dr Guillotin, ni chez les Persans ou les Moscovites, ni « plus loin que l’Inde et que la Chine », encore moins au Monomotapa.

Cela se passe au pays des fiers Helvètes. « Fiers » est vite dit. Les temps ont changé. Les fiers Helvètes ont opéré leur soumission. Au premier coup de shofar, ils ont ouvert leurs coffres les plus blindés. A la maffia du Grand Mensonge ils versent des flots d’or. Ils le font à genoux, en signe de repentance, pardon ! de techouva.

Il se trouve que je connais personnellement G.-A. Amaudruz. Sur quelques sujets il a des opinions que je ne partage pas. Mais j’estime l’homme, je l’admire. Pour son courage tranquille et sa constance. Pour sa modestie et son sourire. Pour sa clarté d’expression. Pour la qualité de sa langue et de son style. Le français qu’il écrit, pur et dépouillé, sent son honnête homme. Mais, dans son propre pays, G.-A. Amaudruz, après bien d’autres Suisses reconnus coupables d’avoir péché par hérésie révisionniste, est devenu la proie de la Nouvelle Inquisition.

Ces condamnations sont de caractère religieux. Les 2 et 3 septembre 1996, un journal suisse, Le Nouveau Quotidien de Lausanne, publiait deux longs articles consécutifs où il était clairement affirmé que nous ne possédons, en définitive, aucun document, aucune trace, aucune preuve de l’existence des chambres à gaz nazies, soit à Auschwitz, soit ailleurs. L’auteur des deux articles n’était autre que l’historien français, de gauche, Jacques Baynac (voy. R. Faurisson, « Un historien orthodoxe admet enfin qu’il n’y a pas de preuves des chambres à gaz nazies », Ecrits révisionnistes (1974-1998), p.1794-1799). Or ni l’auteur ni le responsable du journal n’ont, pour autant, été jugés, condamnés et emprisonnés par les autorités helvétiques. La raison en est que, dans ses articles, J. Baynac a confessé avec insistance sa foi en l’Holocauste et ses mystères tout en professant une sainte horreur pour le révisionnisme. Autrement dit, si vous prodiguez les marques extérieures de la foi et si vous maudissez le Diable, vous obtiendrez la grâce et le salut.

A l’inverse, si vous manifestez franchement votre scepticisme, vous serez traité en mécréant.

Ce que les juges suisses ont condamné en G.-A. Amaudruz, c’est, aussi bien dans la démarche de l’esprit que dans le comportement moral, un homme à la probité foncière.

15 novembre 2002

Friday, November 1, 2002

Lettre à l'abbé Curzio Nitoglia : "Pie XII a choisi Staline"


Monsieur l'Abbé,
La lettre que vous m'avez adressée ce 25 octobre me confirme dans mes craintes et même les aggrave.
Je vous faisais déjà le reproche de répondre à des faits par des sentiments.
Je vous disais que Pie XII, durant l'été 1941, ayant à choisir entre Hitler et Staline, avait choisi Staline. Il l'avait fait à la demande expresse de Roosevelt. Voulant éviter l'accusation de partialité – car c'était prendre parti dans un conflit – le pape avait donné pour instruction de procéder discrètement et par une voie indirecte. C'est ainsi que, le 20 septembre 1941, sous la forme d'une lettre SIGNEE de Mgr Tardini, la Secrétairerie d'Etat (Mgr Maglione) adressait à Mgr Cicognani, délégué apostolique à Washington, une INSTRUCTION, telle que Mgr Maglione l'avait énoncée à Myron Taylor, représentant personnel de Roosevelt auprès de Pie XII. Selon cette INSTRUCTION, il fallait maintenant faire comprendre aux catholiques américains la subtilité suivante : certes, dans l'encyclique Divini Redemptoris, le précesseur de Pie XII avait bien, en 1937, condamné le communisme comme étant "intrinsèquement pervers" mais il n'avait jamais condamné la Russie ou le peuple russe. Par conséquent, le Vatican ne voyait pas d'objection à ce que Roosevelt fournît une aide économique et militaire à Staline. Car aider ainsi Staline, ne revenait pas à se porter au secours d' un sanglant dictateur athée, destructeur d'églises, mais c'était venir à l'aide de la Russie ou du peuple russe. Grâce à Pie XII le président des Etats-Unis neutraliserait ainsi dans son pays la vive opposition de l'électorat catholique et de ses représentants politiques et religieux qui, à l'époque, répugnaient à soutenir Staline d'une manière ou d'une autre. Pie XII, cependant, ne voulut pas rendre publique cette subtilité. Il décida que ni l'Osservatore Romano ni Radio Vatican ne s'en feraient l'écho. En conséquence, après ladite subtilité, on eut recours à l'expédient que voici. Sur ordre du Vatican, Mgr Cicognani appela à Washington Mgr McNicholas, archevêque de Cincinnati, et le mit au courant des INSTRUCTIONS du pape. L'archevêque américain s'exécuta. Il expliqua aux catholiques américains que la condamnation du communisme par la fameuse encyclique ne s'appliquait pas en la circonstance. Cela se passait en octobre 1941. Six semaines plus tard, avec Pearl Harbour, les Etats-Unis et l'Union soviétique devenaient, par la force des choses, alliés dans la guerre contre l'Axe. Mgr Maglione (deuxième personnage du Vatican) l'avait donc ainsi emporté auprès du pape contre Mgr Tardini (troisième personnage du Vatican). Ce dernier avait estimé que le subtil distinguo faisait la part trop belle à la THEORIE et négligeait la PRATIQUE. Je cite là-dessus le Père Blet qui expose en ces termes la position de Tardini : "Certes, en THEORIE, aider le peuple russe à gagner la guerre ne signifie pas défendre la doctrine communiste et l'athéisme militant. Mais en PRATIQUE, 'si les Russes gagnent la guerre, la victoire est celle de Staline ; personne ne pourra plus le détrôner. Et Staline, c'est le communisme, le communisme victorieux, c'est le communisme maître absolu du continent européen'" (p. 144). Avouez que Tardini voyait assez clair. Il n'empêche que, comme je l'ai dit plus haut, c'est à lui qu'incomba la charge d'instruire Cicognani dans le sens souhaité par Maglione et exigé par le pape. Tardini était une sorte de ministre des affaires étrangères tandis que Maglione était une sorte de premier ministre.
Dans ce résumé, je m'inspire largement – et parfois même mot à mot – du développement d'environ neuf pages que le Père Blet a consacré à ce sujet dans son livre sur Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d'après les archives du Vatican (Perrin, 1997, p. 138-146). Vous verrez plus loin pourquoi je m'en réfère au Père Blet et non aux pièces mêmes reproduites dans les douze volumes des ADSS.
En attendant, notez en quels termes le Père Blet clôt ce développement. Il écrit : "Cette circonstance [l'entrée en guerre du Japon, de l'Allemagne et des Etats-Unis] restreignait dans la pratique la portée des INSTRUCTIONS romaines envoyées aux prélats d'Amérique, mais cela ne diminue pas l'intérêt que présente la DECISION de Pie XII de lever les scrupules des catholiques américains devant la politique de Roosevelt" (p. 146).
Les FAITS ont donc été les suivants : Roosevelt a demandé à Pie XII une DECISION qui lui permettrait de venir en aide à l'URSS contre l'Allemagne. Pie XII a acquiescé. Il a pris la DECISION conforme à la demande de Roosevelt et il a envoyé des INSTRUCTIONS en ce sens, lesquelles ont été suivies d'EFFET.
A ces FAITS vous avez, en un premier temps, répondu par ce que j'appelle des sentiments ou encore des spéculations essentiellement psychologiques. Personnellement, je ne m'engagerai pas sur ce terrain. Je laisse à d'autres le soin d'imaginer les pensées profondes ou les arrière-pensées du pape.
Nous en étions là de notre discussion quand j'ai eu la surprise de recevoir votre lettre du 25 octobre où vous croyez, cette fois-ci, m'apporter des FAITS. Vous y joignez un article en italien du Père Blet en date du 20 juillet, dont vous m'envoyez les pages 122-123. Mais, dans cette page et demie, le Père Blet ne fait que résumer ce qu'il avait déjà exposé dans les quelque neuf pages de son livre et que je viens de vous rapporter ! Or, dans ma lettre du 2 octobre, je vous en avais précisément déjà donné la référence. Je vous avais déjà écrit : "Ses pages 138-146 sont claires et la dernière phrase est sans ambiguïté". Je vous citais même déjà cette phrase de la page 146 que je viens de vous répéter ci-dessus. Je me permets donc de vous dire ma surprise. Vous ne semblez pas être allé consulter les pages 138-146 et vous ne paraissez pas avoir lu avec soin ma lettre du 2 octobre.
Mais il y a mieux ! Vous avez souligné certains mots de l'article du Père Blet. Le choix de vos soulignements est étrange. Pour Tardini, vous avez souligné "in teoria" mais vous n'avez pas souligné "in pratica". Autrement dit, vous insistez sur ce que Tardini tient pour vue théorique et vous négligez ce qu'il considère comme une réalité pratique !
Encore mieux ! Dans votre lettre, vous écrivez : "... le 20 septembre Tardini signe une lettre qui donne la même [ mot souligné par vous] interprétation que Maglione sur Divini Redemptoris et la guerre des USA contre l'Allemagne". Cela revient à dire que, du simple messager et du simple exécutant vous faites quelqu'un qui, renonçant à son idée première, en serait venu à exprimer une idée diamétralement opposée à celle que nous lui connaissions ! Le Père Blet, lui, avait pourtant été explicite : "Sous la date du 20 septembre, et sous la forme d'une lettre signée de Mgr Tardini, la Secrétairerie d'Etat [Mgr Maglione] adressait au délégué apostolique de Washington [Mgr Cicognani] une instruction qui contenait l'interprétation authentique de l'encyclique Divini Redemptoris, telle que Maglione l'avait énoncée à Taylor : le pape [Pie XI] a condamné le communisme, non la Russie" (p. 144). Vous avez bien lu : Tardini n'a fait que SIGNER une lettre de Maglione et contenant l'opinion de Maglione, à laquelle Pie XII s'était rallié. Vous n'êtes donc pas en droit d'affirmer que Tardini signe une lettre où il exprime "la même interprétation" que Maglione !
J'espère que vous comprenez maintenant pourquoi je me suis borné à invoquer le livre du Père Blet. C'est que vous avez, vous-même, choisi d'invoquer cet auteur.
Et vous comprenez aussi pourquoi, au début de ce message, je vous ai dit que votre dernière lettre confirmait mes craintes et même les aggravait. Non seulement vous ne m'avez pas apporté de FAITS mais, à ce qui me semble, vous ne m'avez pas lu avec attention et vous avez, nolens volens, présenté la position de Tardini de façon contraire à la vérité des textes.
Veuillez recevoir, je vous prie, mes salutations.
Robert Faurisson, 1er novembre 2002

Thursday, October 31, 2002

A propos du "Quid 2003"

A Paris, des organisations juives demandent à la présidente du tribunal des référés le retrait des 300 000 exemplaires en vente du Quid 2003. Elles reprochent à l’éditeur Robert Laffont de n’avoir pas respecté son engagement, pris en décembre 2001, de supprimer toute mention de ce que Faurisson estimait, en 1995, avoir été le nombre des morts d’Auschwitz.


Dans le film Nuit et Brouillard, dont les conseillers historiques ont été Henri Michel et Olga Wormser-Migot, tous les écoliers de France apprennent que ce nombre aurait été de 9 millions ! Cependant, jusqu’en 1990, les touristes visitant Auschwitz constataient que le chiffre inscrit sur toutes les plaques commémoratives était de 4 millions. Par la suite, sous la poussée de la critique révisionniste, il a bien fallu revoir ce chiffre à la baisse. A partir de 1995, le chiffre inscrit sur les nouvelles plaques n’a plus été que de 1 500 000. Ce chiffre, à son tour, a été abandonné par les historiens orthodoxes et, pour sa part, Jean-Claude Pressac a proposé une estimation de 630 000 à 710 000. Tout récemment, un responsable du Spiegel, Fritjof Meyer a opté pour un total de 510 000 (Osteuropa, mai 2002, p.631-641). Pour ma part, j’avais proposé le chiffre, au maximum, dramatique en lui-même, de 150 000 morts ; je précisais que, dans le complexe d’environ quarante camps à la fois de concentration, de transit et de travail, dont Auschwitz était la capitale, il était mort, en près de cinq ans, au maximum 150 000 personnes, dont environ 100 000 juifs. La plupart de ces morts, avais-je ajouté, étaient dues aux épidémies et, plus particulièrement, au typhus ; ce fléau, quasi endémique dans l’Est européen, avait tué beaucoup de soldats et de médecins allemands, y compris dans le camp d’Auschwitz lui-même.


Le Quid 2002 et le Quid 2003 ont honnêtement rapporté ces différentes estimations ainsi que quelques autres, qui partent donc de 9 millions et qui, en une véritable descente de toboggan, aboutissent à ma propre estimation de 1995, honnêtement résumée sous la forme suivante : « Faurisson (‘révisionniste ‘) : 150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, la plupart morts du typhus) ». L’estimation de F. Meyer, trop récente, n’a pu être mentionnée.



Une dépêche d’agence, reprise par des journaux français et étrangers, rapporte cette affaire du Quid 2003 et annonce que le juge rendra sa décision le 6 novembre 2002. Elle cite mon nom mais ne précise pas mon estimation de 1995. Mêlant information et désinformation, elle prononce :


Cet accord [de décembre 2001] prévoyait la suppression de l’opinion des historiens révisionnistes sur le nombre des victimes d’Auschwitz. Les révisionnistes sont conduits par Robert Faurisson, ex-professeur de littérature à Lyon, exclu de l’université et condamné pour avoir affirmé, depuis 1978, que le génocide des juifs par les nazis était un mensonge destiné à récolter des dommages de guerre, que les chambres à gaz n’avaient jamais existé dans les camps et que les déportés étaient morts de maladie et de malnutrition.



Ce communiqué, reproduit dans toutes les grandes surfaces de France vendant le Quid, appelle nombre de rectifications.



Je ne suis pas « ex-professeur » mais « ancien professeur ». Je n’enseignais pas seulement la littérature mais aussi et surtout la « critique de textes et documents (littérature, histoire, médias) ». Je n’ai pas été « exclu de l’université » mais les autorités socialistes de mon université (Université Lyon 2), dès que mes opinions révisionnistes ont été connues, ont mené guerre ouverte contre l’hérétique, traité par le recteur en place de « Savonarole ». Elles ont interrompu le déroulement normal de ma carrière, m’ont empêché de poursuivre mes activités d’enseignement mais non de recherches et, de son côté, par un tour de passe-passe budgétaire, le socialiste Lionel Jospin a supprimé ma chaire d’enseignement, ce qui, en principe, était impossible, puisque, aussi bien, j’en étais titulaire. J’aurais dû porter plainte mais, submergé de procès, il ne me restait pas assez d’argent pour m’engager dans un marathon judiciaire de plus, qui aurait duré des années.


Oui, j’ai été condamné, et même lourdement et à de multiples reprises. En 1990, la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot a été créée spécialement pour me bâillonner. J’ai été condamné par la Nouvelle Inquisition comme, en d’autres temps, Galilée l’avait pu être par la Sainte Inquisition. Le 14 juillet 1990, par la publication de la nouvelle loi liberticide au Journal officiel, la République française m’a officiellement déclaré hérétique. Elle l’a fait pour mon honneur ; et aussi pour la courte honte de ceux qui, à l’époque, rapportaient mes condamnations judiciaires comme si elles prouvaient que j’avais tort ; elle l’a fait également pour la honte de ceux qui, esquissant l’histoire de ma carrière, se gardent bien de rappeler les dix agressions physiques, toutes impunies, dont j’ai été l’objet en tant que révisionniste.



Non, je ne me suis pas contenté d’affirmer. Si j’ai affirmé, c’est au terme de longues recherches à la qualité desquelles la première chambre de la cour d’appel de Paris a dû rendre hommage dans l’arrêt Grégoire du 26 avril 1983, qui a provoqué la surprise, sinon l’indignation, de mes adversaires.



Oui, j’avais affirmé à l’époque que le génocide des juifs était un mensonge mais j’avais précisé : un « mensonge historique », ce qui, avais-je expliqué, signifie qu’à la différence d’un mensonge ordinaire, le nombre des menteurs ou inventeurs dudit mensonge est infime tandis qu’avec le temps le nombre des bonimenteurs, plus ou moins crédules ou sincères, ne fait que croître.


Non, je n’avais pas avancé que ce mensonge avait été forgé en vue d’obtenir des « dommages de guerre ». Je n’avais pas dit : « On a menti pour faire de l’argent », mais : « On a menti et l’on a fait de l’argent », beaucoup d’argent, toujours plus d’argent ; on a récolté « réparations », « indemnités », privilèges, bonnes places et positions médiatiques de choix. Pour moi, il n’y avait eu, en la circonstance, ni complot ni conjuration mais un phénomène naturel connu des historiens : la genèse d’un mythe, son développement et son exploitation. Aujourd’hui, même des juifs dénoncent ce qu’ils flétrissent du nom de « Shoah-Business », d’ « Holocaust Industry » ou d’avatar de la religion du Veau d’or.


Ma position était la suivante : beaucoup de déportés sont morts et beaucoup ont survécu. Ceux qui sont morts ont été les victimes, principalement mais non exclusivement, des épidémies et de la malnutrition, c’est-à-dire des « horreurs de la guerre » dans une Allemagne qui, d’abord en perdition, puis en pleine débâcle civile et militaire, vivait l’apocalypse.


Pour reprendre une expression qui leur est chère, les « responsables » des journaux, qui ont reproduit ce communiqué de presse sans procéder à la vérification préalable de son contenu, ont « fait preuve d’irresponsabilité ».


31 octobre 2002

Tuesday, October 22, 2002

Foreword to "The Hoax of the Twentieth Century" (French edition)



For the author of The Hoax of the Twentieth Century the alleged physical extermination of Europe’s Jews during the Second World War constitutes what in French may be termed indifferently either a historical lie, a myth, an imposture or, as is the case here, a hoax. In France and in quite a few other countries this mystification has now become an official truth which, having force of law, is protected by the police, the judicial system and, above all, by the omnipotence of the mass media. It has taken on the character of a religious belief, a social prohibition, a taboo. “The kosher account of the Second World War”, as it may also be called, is the only version allowed in schools, universities, the book trade, the law courts, the press, the cinema or on television. The “Holocaust” or “Shoah” has become a religion, a business, an industry. 

The authors called revisionists are those according to whom the Germans, in reality, never exterminated or sought to exterminate the Jews. For them, the Germans neither built nor used gas chambers or gas vans with a view towards killing the Jews. In the end, the revisionists conclude from their research that the number of European Jews who, from 1939 to 1945, actually perished as a result of any act of war, together with those who died of hunger or disease, notably in the typhus epidemics (at that period typhus was nearly endemic in Eastern Europe), certainly did not reach the extravagant figure of six million but, more likely, that of one million, all in the course of a conflict that brought on huge slaughters claiming tens of millions of lives. As in any modern war, civilians were as gravely affected as soldiers. Children paid a heavy toll. Many Jewish children died whilst many German and Japanese children were atrociously killed in flames of phosphorous or nuclear explosion. It has become commonplace to mention how the Jewish children, perfectly innocent, were deported because they were Jewish; on this score, and adopting the same phrase, it should be added that the German and Japanese children, perfectly innocent, were killed because they were German or Japanese.

In the fifties and sixties of the recently concluded century the best known revisionist was the Frenchman Paul Rassinier. His works and his struggle are worthy of admiration but Rassinier, although he had studied certain aspects of the Great Lie, lacked either the will or the time to present a comprehensive analysis thereof. He died in 1967.


***

It was in 1976 that the American Arthur Robert Butz published the awaited comprehensive analysis. This work is so powerful that still today it deters any revisionist author from attempting to produce a global study of his own that might compare with the “masterstroke” of The Hoax of the Twentieth Century. Let us add, for good measure, that the first successor of Arthur R. Butz is Arthur R. Butz himself. In effect, the texts that he has since published on certain particular aspects of the question complement, piece by piece, his masterwork. At bottom, perhaps the best proof that The Hoax has been, from 1976, a proper overall evaluation is the fact that each of the later essays naturally takes its place in the whole construction; none of the additions compels a modification of the general structure either of the argument or of the book.

It took an exceptional mind and character to confront and fell the monstrous taboo.

A. R. Butz has the mind of a scientist, an analyst of texts and a historian all at the same time. By training he is a scientist; his speciality is advanced information technology. In the analysis of texts he is not really a specialist, although an information scientist will often have to analyse texts or documents. Finally, he is not a professional historian (as he makes a point of underscoring) but experience has proved that, on the perilous ground he has chosen, he can put to shame or bring envy to all those, academics or not, who happen to be professional historians and who, for the most part, have kept quiet and let the historical imposture proliferate.

As for A. R. Butz’s character, it is that, rather distinctive, of a man able to set out on the most daunting of missions with moderation, prudence and wisdom.

In itself, the sum of knowledge that he accumulated in the space of about five years in order to accomplish his work is impressive. He succeeded in putting this rich mass of data in order. He has a talent for demonstration. He knows the art of persuasion. Not for nothing has Pierre Vidal-Naquet dubbed Butz “the foremost and cleverest revisionist”, adding:

[…] if a prize for mendacity were to be given, I would say that Butz's tome, The Hoax of the Twentieth Century, represents, at times, a rather hair-raising success: the reader is persuasively led by the hand and brought little by little to the idea that Auschwitz is a tendentious rumour that skilful propagandists have gradually transformed into a truth. Such are the "good tidings" whose clumsy evangelist Faurisson has become. It is Butz and not he who might be defined in Zola's terms as the "diabolical craftsman of the judicial error." Ought one to refute Butz? It would be possible, of course, and even easy, assuming one knew the archives, but it would be long and tedious [...] When a fictitious account is well prepared, it does not contain elements allowing one to destroy it on strictly internal grounds. [1]

One is tempted to compare Butz to the best of all possible guides for a journey of exploration into a particularly hostile world. He knows the territory. Even so he advances only with precaution, with measured steps, as if, progressively, he were discovering this territory along with us. Often he halts his advance and takes stock. Before starting off anew, he once more consults map and compass. Yet again he examines the surroundings, foreseeing the pitfalls, anticipating our apprehensions, never eluding our questions or objections, which, moreover, he had obviously predicted. To these his response is either immediate or deferred; in the latter case, he promises to answer later on and, in effect, the answer comes in due course. At the end of each leg of the journey — of each page or set of pages — we seem to hear his voice murmuring in our ear: “I believe we’re making headway. Turn again towards the obstacle that looked threatening. We’ve overcome it. You thought you were lost in the darkness and fog: look! The fog is lifting and the horizon is coming into sight!” At the end, when the adventure — or the reading — is over, it is with staidness that this guide, wise and prudent, takes leave of us. In a few sentences the summary is made and we can then note that the promise has been kept. In a brief statement at the start of the adventure he had unaffectedly announced what we were setting out to discover; at journey’s end he gives us a short reminder of that introduction and is content to add just a word or two. And that is all. But let us take a closer look.

The title and, in later editions, the subheading of his book have the same American frankness as a sentence in chapter III: “The thesis of this book is that the story of Jewish extermination in World War II is a propaganda hoax”[2]. In chapter I, in a tone just as blunt, he had written “The simplest valid reason for being sceptical about the extermination claim is also the simplest conceivable reason: at the end of the war they were still there”.

At the very start, in the first lines, the author had made his bid and, at the end of the book, he is there to remind us of it. He declares, as it were: “This version, so widespread, of the Second World War is a tissue of lies. It is nothing but a variation on the outlandish Jewish stories that make up the Talmud.” Those who promote the rabbinical version of Second World War history dare to present the fate of the Jews as that of an exceptional people whose god, incredibly perverse, had chosen to subject them to exceptional suffering; to do so this perverse god allegedly decided to hand over his “chosen people” to satanic forces, those of German National Socialism. These Talmuderies are but phantasms. They are not history: they are mere stories. More precisely, they are stories like those that were already to be found in abundance in the Old Testament. And with such fabrications, even in the absence of any foul intent, it is seldom that money and publicity are not made.

On the final page Butz mentions the 1952 “Treaty of Luxembourg” setting down the colossal financial “reparations” consented to the Jews by the Bonn government because of the “unspeakable criminal acts” supposedly committed by the 3rd Reich against the children of Israel; these “reparations”, let it be said in passing, are scheduled to go on being made until the year 2030, and constitute but a fraction of what the German taxpayer and German businesses disburse to Shylock. Butz concludes that his book has shown those alleged crimes to be “largely a hoax and, specifically, a Zionist hoax”. He is not one to think “Jewish” and write “Zionist”. If he means to call “the Jews” into question he will say “the Jews”, and if he means “the Zionists” he will write “the Zionists”. But — and this is one of his most clear-cut demonstrations — he proves to the reader that the “Holocaust” myth was chiefly forged and launched by specifically Zionist circles. He demonstrates as well that the judicial masquerade of the Nuremberg trial was rather less a creation of the United States government or of prosecutor Jackson than of influential personalities who were Zionists and not simply Jews. Our American draws the logical conclusion that, since there has been a Zionist hoax followed by a swindle, the State of Israel “owes Germany a lot of money”, as he, a man of understatement, puts it.

One may imagine that a Frenchman or a European will find this American frankness a bit curt but, in Butz’s case, that tone is perceptible only at the beginning and end of his discourse. Nearly the whole of the rest of the book bears, on the contrary, the features of a slow and serene exposition. 

The work of this revisionist of ours is an undertaking of demolition and construction.

Butz kills the “Holocaust” myth and even, to borrow a word from cold-war parlance, “overkills” it. He razes to its foundations an edifice of lies each of which is more absurd and dangerous than the rest. Furthermore, he contemplates in broad outline the picture of the European Jews’ real experience and suffering. He recalls the measures taken by the Germans with respect to a minority whom, often rightly, they deemed hostile, at times even considering them as a belligerent, and whose means boded ill for Germany on a global level. He portrays the reality of a policy aiming at a “territorial final solution” (territoriale Endlösung) of the ever-lasting “Jewish question” (Judenfrage). The project for that solution aimed at finding a territory (which would not be Palestine) for the Jews of the entire world: the island of Madagascar had been seriously considered before the outbreak of war. It was foreseen that this relocation would allow for a “Jewish renewal” after the inevitable hardships endured, but the project was rendered impossible by the new world war’s progressively tragic development. The author evokes the reality of the “provisional” solutions consisting in the confinement of Jews in ghettos or, sometimes, in concentration camps, transit centres or forced labour camps. He constantly keeps in mind a truth so elementary that it tends to be forgotten: “There was a war going on during World War II”. The turn of phrase, intentionally tautological, is rich in meaning. It is by effectively disregarding the war and its necessities that the Reitlingers, Hilbergs and Dawidowiczes have succeeded in giving a completely false portrayal of the Germans’ treatment of the Jews from 1939 to 1945. Those Shoatic writers have not noticed or have not cared to notice that the first and foremost preoccupation of the 3rd Reich’s decision makers was with winning the economic and military war and not with assailing the Jews. The principal measures adopted concerning the Jews were explained by the necessity to ensure the safety of the German soldier or civilian in time of “total war” and by the vital need to procure as abundant a workforce as possible. Subsequently, if the authorities in charge of the camps that lodged those Jews, together with non-Jews, built crematoria there it was because of the epidemics that had struck both Germans and members of their workforce, whether Jewish or non-Jewish. It is incredible that those orthodox authors do not even mention the epidemics as the reason for the crematoria’s construction. Finally, to speak of war is to speak of “the horrors of war”. In that war, that crusade, which so many amongst them had wanted, and in those horrors, the Jews paid their share. As they were not the only ones to suffer from the effects of the Second World War it is absurd, for a historian of the “Holocaust”, to fail really to evoke that war, which claimed the lives of so many others, including the many who, in the defeated nations, fell victim well after their defeat. “Auschwitz” cannot be judged equitably by isolating that camp as if it were located on Mars but rather by placing it back within the history of the war as well as within the history of all concentration camps – German, British, French, American, Soviet or others – before, during and since the period 1939-1945. A judeocentric and fixated vision of the history of the Jews will never allow us to understand this part of the history of men.

With Arthur Butz, the analytical capacities are of course obvious but what is most striking of all is his global approach: he never fails to see the forest for the trees. The text to be studied is always put back in its context. The meaning of the word “context”, unfortunately so overused, has become so extended that today it too often covers particularly vague considerations quite removed from the word or subject being studied. By “context” our author, for his part, means before anything else that which is closest to the object of his analysis. In the first place, it is for him a question of the immediate context (for instance the terms that flank the word being studied); then, step-by-step, it is also a question of the facts, persons and period under consideration, with a full inventory thereof. One may, by way of example, read the staggering Appendix E on “The role of the Vatican”. A stream of studies have been published in the specific area of the controversy over what is called “the silence of Pius XII” on the “Holocaust”. Let us invite the authors of such studies to read this chapter. In doing so they will realise that they, at their end, have not possessed the ability of analysis or of global approach that has allowed Butz, a non-professional historian, to solve the false enigma of that silence. For if Pius XII kept quiet, during and even after the war, about the extermination of the Jews and the gas chambers, it is because the latter did not exist and because, at the very least, the Pope had doubts about their existence, a fact that suffices to make him a “revisionist” in his own fashion. It is normal to keep quiet about what has not existed, and even about what cannot have existed. If a crime appears surely or probably to belong to the realm of fiction one does not come out and denounce it as though it had really happened, for to accuse someone of a crime that has not occurred is to lie and to slander, and, when the accused has just been defeated in a war, it is to dishonour oneself. In this matter Pius XII wanted neither to lie, nor to slander anyone, nor to dishonour himself.

In the same manner in which he sometimes steers his reasoning, Butz progresses with such scholarly deliberation as to leave certain readers disconcerted. “Where is he taking us?” they will ask themselves. “What is the meaning of this passage that has all the appearances of a pure digression? When shall we get back to the main thread of the argument?” The American reader will grumble, if his habitual reading is done in the comfortable pages of the “digests”. The French reader, who likes things lively, will moan. Both will be wrong. Our man, for his part, knows that “he who goes slowly goes surely”. Besides, Butz is armed with the potent Anglo-Saxon sense of humour that can well stand a certain plodding unbearable to Latin temperaments.

Let us take one example of this long and slow reasoning that, in 1975-1976, led the author to a particularly bold conclusion, and see in what providential form an event that occurred a few years later, in 1979, came to provide a spectacular confirmation of Butz’s dialectical genius.

A section towards the end of chapter II is devoted to the industrial role of Auschwitz, the author holding forth at some length on technical considerations of synthetic oil and rubber. When he does not speak of “polymerisation” or “vulcanisation”, he instructs us on “butadiene” and “sodium”. The reader may begin to worry and ask himself whether this Butz is not a stuffed shirt, whether he has not acquired a book full of that supreme brand of foolery: academic or polytechnic twaddle, more asinine than an ass. Has he just come face to face with one of those pedants who master a subject so poorly that they have to make a display of their borrowed wisdom? Not the case at all, as we shall be seeing.

The start of the following chapter deals with the United States rubber crisis of 1942. On December 7, 1941 at Pearl Harbor, Hawaii, most of the American Pacific fleet had suddenly been destroyed. As a result, the Pacific Ocean became something of a Japanese sea. The Americans thus saw their rubber route from Malaya and the East Indies cut off overnight. It was an emergency that called for immediate research into the making of synthetic rubber. But which country was, at the time, the most advanced in the world in this field? The answer: Germany. And, the author asks himself, at which spot in Germany had such research been most extensively pursued? The answer, this time, is Auschwitz. It was at Auschwitz, a town of Upper Silesia (annexed by Poland after the war), that a large industrial complex was located at which the Germans were producing synthetic oil, and trying to set up similar production of a synthetic rubber substance called “buna” (a compound word derived from “butadiene” and “Na”, the chemical symbol for the element sodium).

It is then that Butz has the daring to conclude that the Americans certainly paid the fullest attention to Auschwitz for both the manufacture of synthetic oil and the attempts to make synthetic rubber. Going still further in his daring, he gives a whole exposé on aerial photography for surveillance or espionage. He ventures that, given the quality of aerial photographs at the time, the American intelligence bodies, in their desire to know what in fact was going on at Auschwitz, must ordinarily have resorted to this source of information in addition to all the other intelligence-gathering means at their disposal. He adds that, up to now (1975), those photographs have not yet been made public. He concludes that if, in that camp, in 1942, there had really been set in motion an abomination exceeding all standards of horror, and if such an extraordinary scheme as an industrial programme of physical extermination of the Jews of Europe were really being carried out, then the American army’s intelligence branch would not have failed to learn of it. To complete the author’s thought at the time, let us specify that what he says, here, of 1942 applies a fortiori to the years 1943 and 1944. If, during the war, the aerial photographs had corroborated the rumour of the existence and operation of enormous “death factories”, they would inevitably have been published. If, thirty years after the war, they were still being kept secret, it was because they did not corroborate the rumour.

In February 1979, almost three years after the publication of his book (which had caused serious stirs, notably within America’s Jewish community), Butz had the satisfaction of seeing the CIA finally bring out… aerial photographs of Auschwitz [3]! Those photographs proved that Auschwitz had never been anything but a set of concentration camps beside which the Germans had developed a vast industrial complex. There was nothing at all special about the crematoria buildings. They were surrounded by lawns in good condition, neatly laid out and showing no sign of the trampling by those crowds of people who, it seems, regularly waited there before entering the structures in order to be gassed, then incinerated. No waiting queues were to be seen in the vicinity. Nor was there the least mountain of the coal or coke that it would have taken to cremate, as is held, thousands of victims per day. In particular, two of those structures, far from being concealed, were situated just near the internees’ football pitch. The photographs showed when and how the vast industrial zone had been bombed by Allied aviation and why the camps themselves had not been targeted. If the latter had been intentionally bombed, the inmates would have been killed in great numbers precisely because they were “concentrated” there, and the survivors would no longer have had dormitories, latrines, showers, laundries, cookhouses, infirmaries or shelter. With the crematoria destroyed, the corpses would have stayed lying on the ground in an area where, the water table being very high, burial was impracticable. Typhus would then have doubled its toll. (It was to be discovered, in the end, that the Allies carried out a total of thirty-two aerial reconnaissance missions over Auschwitz between December 27, 1943 and January 14, 1945.)

This release of the aerial photographs confirmed Butz’s thesis, and all the more as in 1979 the two authors of the publication bearing the images adorned them with arrows pointing to the location of the “changing rooms” (sic) and the “gas chambers” (sic). Any reader endowed with a minimum of analytical sense could only laugh aloud at such naivety or deviousness on the part of those two CIA men. In the end Butz had been so right that his adversaries, in order to retort, were reduced, as we see, to pure childish tricks.

The author has shown the same clear-sightedness on a good number of other subjects. At a conference in 1982 he presented a paper whose text is reproduced in the present French edition [4], a vast exposé in which he enumerates a series of simple observations that happen to fortify his thesis. But, in a preamble, he has the judicious idea to bring up, as a precedent in the history of great mystifications, the text of the “Donation of Constantine”, purportedly discovered in the 9th century. He does so to describe how, in the past, an enormous fraud, of capital importance for the papacy, had finally been exposed in 1456 by the humanist Lorenzo Valla (Contra donationis, quae Constantini dicitur, privilegium ut falso creditum est et ementitum, declamatio). The emperor Constantine, promulgator, in 313 AD, of the edict of Milan, had, in reality, never donated the Roman Empire to the papacy. The text of the donation was merely a fake and, for that matter, a thoroughly crude one. No sensible person should be taken in by historical lies of this kind, but they live on durably because a certain mode of power or of society needs them; once that need is no longer felt, they may disappear. Moreover, Butz reminds us that, often, the man who endeavours to expose such a lie accumulates a mass of arguments of disparate value whereas a few precise arguments would do. After this lengthy introduction, he returns to the heart of the matter. He lists the simple reasons – there are eight – why the alleged extermination of the Jews cannot have happened. To sum up: if, in the middle of Europe, in the space of three years, the Germans had killed so many millions of Jews, such an extraordinary phenomenon could not have gone unnoticed. But the Vatican did not perceive this awesome occurrence. The International Committee of the Red Cross did not see it. The German underground opposition did not mention it. The European Jews had no information on the subject and did not truly believe the vague, absurd and cacophonous rumours circulating here and there of a physical extermination of industrial proportions. Jews overseas (United States, Palestine, international Jewish organisations) did not behave as if they themselves lent credence to the alarming accounts that they were disseminating, and nor did the Allied governments. It is here that Butz inserts what may be called his parable of the miraculous elephant, which deserves to be quoted:

It is demanded that we believe that these "events continental in geographical scope, of three years in temporal scope, and of several million in scope of victims," all transpired without one relevant party being cognizant of them. It is like telling me that, while I saw no elephant when I looked in my basement, he was there anyway. Also while I was sitting in my living room I did not notice that the elephant managed to come upstairs and romp about a while, relevant stairways, door openings, and floors having suddenly miraculously become compatible with such activities. Then the elephant dashed outside into a busy mid-day shopping district, and then walked several miles back to the zoo, but nobody noticed.

In conclusion, if the genocide of the Jews had happened, at least eight authorities or agencies would not have failed to notice it; none of them noticed it; therefore that genocide cannot have happened. To persist in believing in its reality would be like lending credence to the eight enormities contained in the tale of that elephant. A brief tale that says more than a long speech!


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The Hoax has suffered from imperfections. To begin with, the first edition was presented in an unprepossessing layout. For want of money, low quality paper had to be used, the composition had to be too compact and the type too small. The mass of text appeared all the harder to take in as there were too few subheadings. There was nothing in the way of signs or indications to guide the reader and make his progress through the demonstration easier. The style was lacking in polish and the vocabulary wanted finesse; the author, for his part, agrees, as will be seen in his preface to this French edition, which, incidentally, is the first to carry subheadings in sufficient number. 

Butz terms his analysis “horizontal” as opposed to the “vertical” analysis conducted by other revisionists. He means, rightly, that he has held the whole of the subject under his gaze whilst others have taken into consideration only certain aspects of it. As concerns, for example, the alleged Nazi gas chamber, he admits that, in his book, that aspect of the “Holocaust” has not got much attention. He goes so far as to say that those who are interested in the question could skip his book. At the same time, he does not imagine that a serious person can venture into the controversy of the gas chambers without having first taken, through his book, a general view of the revisionist interpretation of the “Holocaust”.

This distinction between “horizontal” analysis and “vertical” analysis is a bit too abstract. When he analysed the type of synthetic rubber that the Germans were trying to produce, when he taught us about polymerisation and vulcanisation, when he explained the combination of the butadiene and sodium in buna, was the author of that distinction then not in the “vertical” rather than the “horizontal”? Would it not be right to say that, in the whole scope of his book, which constitutes a global attack without equal, the author nonetheless conducts a series of particular inspections that may be characterised as “vertical”? Conversely, is the researcher who decides to approach the vast subject of the “Holocaust” from the angle of the gas chamber alone, before anything else, really working only in the “vertical”? Will he be merely the analyst of a particular aspect? Can he not too, in his own way, have a “horizontal” and comprehensive view of the “Holocaust”? If I judge by my own case, I became acquainted with our American’s global approach (1976) only after having read Rassinier in the early sixties and having decided, considering the huge mass of the Great Lie, that I should attack it from its most vulnerable angle: that of the magical gas chamber. For me, The Hoax has not performed the role of an initiation; it has had but the value of a providential substantiation. In observing the colossus that is the Great Lie I quickly noted that it had feet of clay, and it was therefore on this weak point that I decided to concentrate my assaults. Assuredly, the spectator to this struggle who, for his part, has not seen the feet of clay will be surprised at my relentless landing of all my blows, as it were, at ground level. He will find me short-sighted. Nothing of the sort. I had indeed taken complete measure of the monster. Besides, how could its formidable dimensions have escaped me? In truth, discerning what I took to be its weak spot (those hazy gas chambers), it was for that spot, to begin, that I saved my blows. He who confronts Achilles must, like Paris, aim for the heel.

But enough of these images and comparisons! Butz wanted to prove that “the unprecedented crime” (the genocide) imputed to the vanquished by the victor had not happened whereas other revisionists, choosing a different path, wanted to demonstrate that “the unprecedented crime weapon” (the gas chamber) had not existed. If that crime is imaginary, it follows that one need no longer even add that the weapon is imaginary as well. Conversely, if that weapon is imaginary, then so is the crime. The result is identical and only the methods used to attain it have been different.

Butz’s mighty intelligence is perhaps too abstract. The only concentration camp he has ever visited is that of Dachau. On the subject of the alleged homicidal gas chamber there, he has written nearly nothing but that, in the opinion even of the accusers, that structure, “disguised as showers”, had not been completed and, consequently, had not been used.

This actual indifference towards certain material contingencies (not all!) was to be noted elsewhere. Amongst the essential arguments that may be brought forth to show that the Nazi gas chambers cannot have existed outside of the imagination there is, it seems to me, that argument dealing with the existence — a quite real one — of the execution gas chambers in some American penitentiaries. It is enough to see an American gas chamber and to study how it works in order to realise that the supposed Nazi gas chamber and the way in which it supposedly worked are mere conjecture. And Butz is American. How is it that he did not use this argument? Why, as if it were not enough to leave off examining any alleged “Nazi” gas chamber, did he not inform himself about any of the gas chambers in his own country’s prisons? Had he done so, he would immediately have realised how daunting a task it is to execute one prisoner with hydrogen cyanide gas (the active ingredient in the pesticide Zyklon B) without gassing oneself. He would have grasped that nothing is so dangerous as to enter an American gas chamber after an execution, and seen that the gassed corpse is impossible to handle without drastic precautions. He would have noted that only a sophisticated mechanism can prevent the worst from befalling the physician and his two aides who, in rubber gloves and boots, and wearing masks fitted with special filters, will have to penetrate the gas chamber and handle a still dangerous body. He would have realised that the accounts telling of Sonderkommando members walking into the “Nazi” gas chambers to handle casually, without gas masks, hundreds or thousands of cyanide-infused corpses were grotesque. By the same token Rudolf Höss’s “confessions” to his warders would have caved in and, along with them, a fair number of other “confessions”, “testimonies”, “memoirs”, “items of evidence”, “trials”: in short, the whole base of the Great Lie edifice would have disappeared.

Returning to the “Donation of Constantine”, the “revisionists” in the style of Lorenzo Valla had thought it necessary to put forth a hundred arguments in order to expose the fraud. But one single argument would have sufficed, although so modest, so laughable, so basely material that one barely dare mention it: in effect, one little Roman coin was enough to prove that after Constantine the Roman Empire continued to have at its head other emperors and no Popes. In reality, heaps of coinage in the effigy of Constantine’s true successors proved that the text of the famous donation, “discovered” in the 9th century, could only be a fraud. The humblest coin collector held in his hands the proof, material and irrefutable, exposing the whole mystification. None of these coins was in the effigy of a Pope; all were in the effigy of an emperor. Similarly, nowadays, two eyes and a minimum of practical knowledge are enough to see that the alleged gas chamber to which, at Auschwitz, capital of the “Holocaust”, tourists and pilgrims are led in droves is nothing but a Potemkin village of a gas chamber. As for the other alleged “Nazi” gas chambers, either they are no longer shown to visitors or we are told that since they were left unfinished they were never used. No historian dare any longer produce a drawing, a model or any other representation of this diabolical weapon. Sometimes, Candide imagines that he sees, off in the distance, the nowhere-to-be-found gas chamber in question; he draws near; it disappears from view: it was only a mirage. The alleged “Nazi” gas chamber is, in a way, the constant no-show of Jewish historiography. I shall say then, to conclude, that Butz, not noticing the precious argument within arm’s reach, makes me think in this case of a Lorenzo Valla who failed to see the Roman coin that he held in his hand, even though that coin enabled him to kill and even “overkill” the historical lie he was seeking to combat.


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The reader will know that these reservations do not in the least diminish my esteem for the work and for the man. Built as solid as a rock, the work will unquestionably outlive its author. Will it be what Thucydides called “a possession for ever” (ktêma es aei)? It would deserve to be such. In more than a quarter of a century no historian has ventured to refute it. In the endless flood of antirevisionist publications not one book, not one article offers a parry to the exceptional reference work that The Hoax of the Twentieth Century has proved to be for the study of historical revisionism.

Unhappily, the hoax that the revisionists have tackled still has some fine and wicked days ahead of it in the 21st century. It is difficult to see how even a powerful brain, be it even that of the American A. R. Butz, could have done, once and for all, with so colossal an imposture as the alleged “Holocaust” of the Jews. Neither the will of scholars nor the quality of their work can prescribe the events that alone will determine the moment of this imposture’s demise.

One may even wonder whether a belief of this kind will ever end. Its character is increasingly religious. The religion of the “Holocaust” or “Shoah” tends, amongst the Jews of today, to take over from the Torah and Talmud. It is holy. It serves God, Mammon and the Golden Calf, as well as the Jews’ eternal anger and unquenchable thirst for vengeance, all at once. The consumer society and its quest for profit are ideally adapted to it. Neither that society nor that religion shows, for the time being, the least sign of weakening.

Twenty-six years. It will have taken twenty-six years (1976-2002) for The Hoax of the Twentieth Century to appear in French. And not for want of trying, over a quarter of a century, to make available to the French-reading public the masterly work of the American Arthur Robert Butz. Every time, the lack of money and of material means, to say nothing of the whims of the prevailing repression, frustrated those efforts. Today, at last, the work has come out for us in French, but it has had to be published abroad. The new inquisition is here, peering from the battlements. “An unbearable Jewish thought police” (as the late Jewish intellectual Annie Kriegel called it) is on guard. Each year, with the appearance of new revisionist writings, it lengthens the lists of its Index Librorum Prohibitorum.

Historical revisionism is decidedly the great intellectual adventure of our time.
        October 22, 2002

Notes


[1] Assassins of Memory: essays on the denial of the Holocaust, Columbia University Press, New York, 1992, p. 51.
[2] The Case Against the Presumed Extermination of European Jewry.
[3] Dino A. Brugioni and Robert G. Poirier, The Holocaust Revisited: Analysis of the Auschwitz-Birkenau Extermination Complex, Central Intelligence Agency, Washington, 19 p.
[4] “Context and Perspective in the ‘Holocaust’ Controversy”