Monday, December 31, 2001

La chambre à gaz supposée d’Auschwitz I



Dans un livret préfacé par Simone Veil on peut lire le passage suivant, dont je vais souligner certains mots pour en proposer ensuite une explication et un commentaire.



Homme brillant et cultivé, [l’universitaire Robert Faurisson] n’en est pas moins un provocateur. Pendant les années soixante-dix, Robert Faurisson travaille. Il ébauche sa méthode historico-littéraire. Il se rend aux archives d’Auschwitz. Sa négation va s’y construire. Elle repose sur un fait réel : la chambre à gaz du camp d’Auschwitz I est une « reconstitution », puisqu’elle a servi d’entrepôt pour les médicaments des SS et d’abri antiaérien après la mise en service des chambres à gaz d’Auschwitz II-Birkenau ; ce qu’il a pu voir (et ce qu’on peut encore voir) est une chambre à gaz supposée. C’est indéniable. Il n’empêche que pour Robert Faurisson, il s’agit d’une supercherie dont les Juifs sont les auteurs.



Explication et commentaire de ce texte



La « méthode historico-littéraire » en question est celle, d’inspiration classique, que j’ai appliquée, comme il est dit plus haut dans le livret, soit à l’analyse littéraire de textes difficiles, en particulier de Nerval, Rimbaud, Lautréamont, Apollinaire, soit à l’enquête historique sur des points de la seconde guerre mondiale qui avaient été déjà révisés par Maurice Bardèche ou Paul Rassinier, auteurs également nommés dans le livret. Le révisionnisme, qu’il se trouve être historique ou littéraire, est affaire de méthode et non d’idéologie.



Le mot de « négation » est erroné et péjoratif. Celui de « contestation » serait plus approprié. Les révisionnistes contestent l’exactitude de récits qui sont généralement donnés pour certains. Ils récusent des affirmations qui sont parfois déclarées incontestables sous peine de poursuites judiciaires. Loin d’être des «négateurs» ou des « négationnistes » qui nieraient l’évidence, les révisionnistes affirment, en conclusion de leurs enquêtes, que tel point d’ensemble ou de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale a besoin d’être sérieusement revu et corrigé. De la même manière, Galilée ne niait pas mais, au terme d’un travail de réflexion et de révision, il affirmait. Il n’était pas inspiré par le Diable (celui qui nie obstinément) mais par l’esprit d’observation et le souci d’exactitude. Il ne niait pas que le Soleil tourne autour de la Terre mais il affirmait, au terme de ses recherches, que la Terre tourne autour du Soleil.


Il est dit de ma position qu’elle va se construire et reposer sur un fait «réel». On aura noté ce dernier mot. Mes adversaires me concèdent ici que j’ai construit sur du réel. Ce qu’ils omettent de préciser, c’est qu’en la matière, avant moi, les tenants de la « chambre à gaz » construisaient sur du faux. C’est moi qui ai découvert la supercherie de cette « chambre à gaz » et qui ai révélé la vraie nature et les vraies destinations successives de ce local.



Le mot de « reconstitution » est flanqué de guillemets, ce qui, comme va le prouver la suite du texte, signifie pour les auteurs qu’il s’agit d’une prétendue reconstitution, d’une fausse reconstitution, d’une supercherie.


Les « chambres à gaz d’Auschwitz II-Birkenau » ne sont pas plus vraies que celle d’Auschwitz I. Les révisionnistes l’ont amplement démontré, analyses physique, chimique, architecturale à l’appui et, personnellement, j’ai pu, grâce à des découvertes dans les archives du Musée d’Auschwitz, révéler leur véritable usage.


Une chambre à gaz « supposée » signifie une chambre à gaz qu’on donne pour authentique, en trompant. On se reportera ici à la toute nouvelle édition du Grand Robert de la langue française (2001) où ce sens du verbe « supposer » est ainsi défini : « Donner pour authentique, en trompant. Supposer un testament, une signature. Testament supposé, [voy.] Apocryphe. Sous un nom supposé, [voy.] Faux. – Inventer, forger de toutes pièces. J’ai supposé cette blessure, un ouvrage supposé. »


« C’est indéniable ». Le choix de l’adjectif ne manque pas de saveur. Ce que dans un récent passé on ne pouvait nier sous peine d’être traité de « négateur » ou de « négationniste » voit son contraire maintenant décrété « indéniable ». Autrefois il était indéniable que cette chambre à gaz était vraie et aujourd’hui il est, pour nos auteurs, devenu indéniable qu’elle est fausse.


Dans la phrase : « Il n’empêche que pour Robert Faurisson, il s’agit d’une supercherie dont les Juifs sont les auteurs », le raisonnement est boiteux et la formulation embarrassée. Et pour cause : on n’a pas ici osé exprimer en toute clarté la thèse, dérisoire, selon laquelle les responsables de la supercherie ne seraient pas « les Juifs » mais les communistes soviétiques et polonais de l’après-guerre.


Les auteurs de ce texte



Le livret en question accompagne deux CD portant pour titre : Le Négationnisme, Entretiens sous la direction de Jean-Marc Turine, diffusés sur France-Culture / Le Négationnisme (1948-2000). Livret rédigé par Jean-Marc Turine et par Valérie Igounet [auteur de Histoire du négationnisme] avec une préface de Simone Veil, 48 pages, 2001, Radio-France – INA. Frémeaux et Associés Export Department, 20, rue Robert-Giraudineau, 94300 Vincennes, 01 43 74 90 24. L’extrait que j’ai reproduit ci-dessus figure aux pages 27-28. En principe, ces deux CD et leur livret doivent se trouver dans tous les centres de documentation des collèges et lycées de France.



« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »



Les professeurs aiment à disserter sur la maxime de Rabelais selon laquelle « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. ». Ceux d’entre eux qui conduisent leurs élèves à Auschwitz devraient réfléchir sur ce sujet de dissertation et s’interroger sur leur propre responsabilité morale vis-à-vis de leurs élèves et des parents de ces derniers.


Immanquablement, le tour du camp commence ou s’achève par la visite de la chambre à gaz d’Auschwitz I, c’est-à-dire par une supercherie de taille. La tromperie y prend diverses formes, de la plus élémentaire à la plus tortueuse. Parfois on se contente d’affirmer froidement aux visiteurs que ladite « chambre à gaz » est « en état d’origine ». Parfois on la déclare « reconstruite » ou «reconstituée» si bien que, trompés par le choix de ces mots, les touristes s’imaginent que cette « reconstruction » ou « reconstitution » a été honnêtement faite conformément à l’original. Parfois, poussé dans ses retranchements par un visiteur plutôt sceptique, un responsable du Musée concèdera que tout cela n’est pas authentique mais seulement « très semblable » (very similar) à l’original (tel a été, en 1992, le cas de Franciszek Piper interrogé devant la caméra par David Cole, révisionniste américain d’origine juive). Parfois, enfin, on vous dira que cette « chambre à gaz » est un « symbole ».


Il faut qu’à Auschwitz cesse, sans équivoque aucune, le mensonge de la fausse chambre à gaz du camp principal. Il y a six ans déjà, Eric Conan écrivait à son propos : « Tout y est faux » ; il rapportait également que les autorités du camp, conscientes de la supercherie, refusaient jusqu’à nouvel ordre de dire la vérité aux visiteurs abusés (« Auschwitz : la mémoire du mal, L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68).


L’hommage aux victimes se rend par le récit exact et sincère de leurs souffrances et non par l’exagération et le mensonge.


31 décembre 2001

Thursday, December 20, 2001

L'incendie criminel de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon

Impitoyable pour le délit d'opinion révisionniste, la justice lyonnaise ferme les yeux sur le crime de droit commun. Contre Jean Plantin et ses publications scientifiques, elle utilise le knout (v. mon article du 16 décembre : « Guerre de harcèlement contre Jean Plantin ») ; en revanche, ce 5 décembre, au terme de l'enquête concernant l'incendie criminel de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon, elle vient de rendre une ordonnance de non-lieu.

Durant la nuit du 11 au 12 juin 1999, un incendie avait détruit 300 000 des 450 000 ouvrages de la bibliothèque commune aux universités Lyon II et Lyon III. Quelques semaines auparavant, dans la frénésie de leur chasse aux sorcières révisionnistes, les allumés de l'agitation (sous la houlette de divers groupuscules) avaient fait courir le bruit que ladite bibliothèque abritait des ouvrages révisionnistes et, en particulier, le mémoire de diplôme d'études approfondies (DEA) rédigé par J. Plantin, mémoire dont les autorités, pour leur part, affirmaient qu'elles n'en possédaient plus d'exemplaire, ce qui attisait d'autant plus le courroux de nos justiciers. Bref, ces frénétiques avaient tellement enflammé les esprits contre les responsables à la fois des deux universités et de la bibliothèque inter-universitaire que, lorsque survint l'incendie, la nature criminelle de ce dernier ne fit guère de doute aux yeux des révisionnistes ou, du moins, de certains d'entre eux.

Cependant, la presse, dans son ensemble, décréta d'emblée que l'incendie était accidentel. Avait-elle pressenti le danger d'une mise en cause des zélotes ? Voulait-elle écarter l'hypothèse du crime pour éviter d'avoir à s'interroger sur l'identité des criminels ? Toujours est-il qu'elle invoqua la fatalité. Dès lors, jusque dans les colonnes du Monde, journal oblique, un long thrène se fit entendre sur ce feu dévastateur qu'on nous présenta comme venu du ciel.

Coup de théâtre

Un mois plus tard, le 22 juillet 1999, le juge d'instruction Stéphane Noël annonça qu'il avait ouvert une information contre X pour destruction volontaire par incendie. La nouvelle aurait dû susciter une belle indignation contre le crime et un flot de spéculations sur l'identité des criminels. Or, – un journaliste lyonnais en hasardera la remarque, – ce fut, au contraire, le silence quasi général, la gêne palpable et le refus de commenter. On put lire dans Le Progrès du jour :

Aucun commentaire. Depuis que le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour « destruction volontaire par incendie » […], les responsables des universités lyonnaises se font discrets. On les comprend. Il est difficile, voire délicat, de s'exprimer sur un dossier qui a pris, mardi [20 juillet], une tout autre ampleur.

L'universitaire Raymond Barre, maire de Lyon, s'abîma, tête baissée, dans le sommeil et, de son côté, Jack Lang, ministre de la Culture, d'ordinaire si loquace et toujours prompt à s'exhiber, se fit remarquer en la circonstance par une discrétion qu'on ne lui connaissait pas. Claude Allègre, ministre de l'Education, dont on sait le goût pour les déclarations fracassantes, fut particulièrement discret et, à l'instar de J. Lang et de R. Barre, s'abstint de toute déclaration ; comme par le passé, il persista à ne pas même se rendre officiellement sur le lieu de l'incendie, ne fût-ce que pour manifester un peu d'émotion et de sympathie : « la mémoire » n'était-elle pas en jeu ?

Les experts désignés avaient établi que la localisation du premier feu, le mode de propagation de l'incendie et, enfin, des traces d'une certaine espèce d'hydrocarbures avaient confirmé l'emploi d'un accélérant. Les criminels savaient que les livres sont matière difficile à détruire par le feu et que, sans un accélérant, leur projet aurait été voué à l'échec.

Le silence se fit alors encore plus lourd. Seuls des tracts révisionnistes intitulés « Lyon, capitale de la Résistance et du Révisionnisme » revinrent avec insistance sur l'incendie criminel et sur la non moins criminelle passivité des autorités.

Anne-Marie Comparini ne veut pas savoir

Le 27 avril 2001, le silence fut, de manière officielle, hardiment rompu par un conseiller régional du Front national, Georges Theil, qui, avec l'accord du professeur Bruno Gollnisch, déposa ce jour-là un « vu d'ordre général » pour que le Conseil régional de la région Rhône-Alpes voulût bien demander au procureur, de faire publiquement le point sur l'enquête, comme la loi l'y autorisait. Selon l'usage, le vu allait être soumis au vote du Conseil quand la présidente, Anne-Marie Comparini, membre UDF de la majorité, intervint pour déclarer sans autre explication : « Nous n'avons pas à nous immiscer dans le travail de la justice, à laquelle je fais confiance. J'émets un avis défavorable sur ce vu ». A une large majorité, le vu fut donc rejeté. Et le silence s'installa à nouveau. La presse se garda de signaler aussi bien l'initiative du FN que l'obstruction de la dame.

L'attitude de Madame Comparini était d'autant plus suspecte que la présidente avait pour habitude de prôner la « transparence ». D'ailleurs, quelques mois plus tard, à l'occasion d'une nouvelle offensive de la guérilla antirévisionniste contre les responsables des universités Lyon II et Lyon III, un organe de la presse locale allait titrer : « ‘Affaires universitaires’ : Anne-Marie Comparini pour la transparence » (Le Progrès, 11 juillet) !

Ma propre enquête

Une enquête me permit de découvrir que le capitaine de police judiciaire chargé des investigations avait suivi une étrange ligne de conduite. Je savais que, selon la norme, trois experts différents avaient été saisis : l'un dans le cadre du flagrant délit et les deux autres dans le cadre de l'instruction confiée au juge S. Noël ; tous avaient abouti au même résultat, selon lequel, en raison d'observations et d'analyses scientifiques, l'incendie ne pouvait être que de caractère criminel. Restait donc, en principe, au capitaine de police à rechercher les criminels. Or, je découvris que ledit capitaine avait mené ses investigations sans tenir compte des expertises et avec un tel a priori qu'il ne s'était donné aucune véritable chance de trouver les coupables. A l'en croire, en effet, il avait toujours estimé que l'incendie ne pouvait être de caractère criminel et qu'il devait s'agir d'un accident imputable à la négligence! Frappé, lors de nos conversations téléphoniques, par son insistance – molle – à qualifier d'accidentel un incendie que tous les experts jugeaient criminel, je lui demandai un jour de me préciser sur quels points, à son avis, ces hommes de l'art avaient bien pu errer. « Je ne suis pas un scientifique ; je suis un littéraire », fut sa réponse ! Sur une question de ma part, il me fit savoir qu'il n'avait convoqué aucun des trois experts pour un entretien en tête à tête afin de confronter son opinion de « littéraire » avec leurs conclusions de scientifiques. Son attitude s'expliquait d'autant moins que, comme une indiscrétion me permit de l'apprendre, même les deux juges d'instruction successifs s'étaient ralliés à la thèse de l'incendie criminel. Le capitaine « littéraire » se retrouvait donc, dans une conviction, sincère ou affichée, à un contre cinq, puisque trois experts et deux juges d'instruction en tenaient pour une conclusion diamétralement opposée à la sienne. Il ignorait que les livres sont particulièrement difficiles à brûler. Il ne se souvenait pas qu'on eût parlé d'accélérant. Il ne voyait pas comment on pourrait un jour découvrir des coupables. Lui détaillant les inévitables contingences d'une préméditation et d'une action criminelles de ce type, je lui désignais des pistes à explorer ainsi que des moyens à mettre en œuvre. Il n'avait suivi aucune de ces pistes et n'avait employé aucun de ces moyens. Il semble qu'il s'était essentiellement contenté de l'audition de témoins. Manifestement son siège était d'ores et déjà fait et il s'apprêtait à clore le dossier. Il avait, me confia-t-il, dix dossiers sur son bureau. Il avait certes beaucoup travaillé ; il avait interrogé de fort nombreux témoins ; il avait poussé le scrupule jusqu'à se mettre en rapport avec l'hebdomadaire Rivarol, qui, le 9 mars 2001, avait publié un article que j'avais intitulé : « Lyon : silence, on brûle ! » et que j'avais signé d'un nom de plume. C'est d'ailleurs ainsi que j'étais entré en relation avec ce déconcertant officier de police judiciaire. Bref, je compris que le nouveau juge d'instruction – Christine Parguel avait pris la succession de Stéphane Noël – ne pourrait malheureusement conclure pareille enquête judiciaire que par un non-lieu. Ce qui se vérifia dans la presse lyonnaise du 6 décembre, qui annonça que « le juge d'instruction » (en fait, Christine Parguel non nommée) avait confirmé le caractère criminel de l'incendie mais prononcé un non-lieu. La décision avait été prise faute de pouvoir déterminer les possibles responsables. La presse ajoutait : « L'affaire est donc stoppée, à moins qu'un nouvel élément ne la relance. Dans un délai de dix ans ».

« Des cendres sur les cendres » (Claude Burgelin)

Claude Burgelin, professeur à l'université Lyon II, s'était fait remarquer à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt par le zèle qu'il avait mis à dénoncer son collègue Robert Faurisson. Il avait fait partie de la meute. Bien lui en avait pris. Il s'était taillé une réputation de belle conscience, ce qui allait produire d'intéressantes retombées pour un universitaire dont les publications étaient passablement ternes. A la fin de sa carrière, il s'était vu accorder le titre de professeur émérite. En septembre 2000, il avait tout de même eu le courage de protester contre l'indifférence des médias et du personnel politique devant l'incendie (« Erostrate aux bords du Rhône », Actualité Rhône-Alpes du livre, septembre 2000). Tout récemment, dans une « tribune libre » consécutive à l'annonce du non-lieu, il est revenu à la charge en des termes qui valent d'être cités. Parlant de l'incendie comme d'un crime qu'il qualifie de « presque sans nul doute politique », il écrit justement :

Reste que sur ce crime s'est greffé un beau délit d'indifférence notoire […]. Les pouvoirs publics nationaux ont été inertes. Le ministre de l'Education ou celui de la Culture aurait pu (aurait dû) venir dire la portée symbolique d'une telle destruction. La presse n'a pas non plus, dans l'ensemble, fait son travail. Les lecteurs des meilleurs quotidiens nationaux ne peuvent savoir que l'incendie a été un acte criminel puisqu'on ne le leur a pas dit. L'affaire, au lendemain de l'incendie, n'a pas été suivie (« Des cendres sur les cendres », Lyon capitale, 12-18 décembre 2001).

Il faut relancer l'enquête

C. Burgelin et ses pareils devraient aujourd'hui rendre justice aux révisionnistes qui, à l'heure où la grande presse ne voulait entendre parler que d'accident, ont tout de suite envisagé l'hypothèse du crime. Considérant l'escalade des moyens mis en œuvre depuis plusieurs années par les maniaques de la terreur au sein des universités lyonnaises, les révisionnistes ou assimilés savaient à quoi s'en tenir sur l'audace croissante de leurs adversaires. Ils étaient payés pour savoir qu'un jour ou l'autre, on ne se satisferait plus d'empêcher les enseignants d'enseigner. Ils savaient qu'on ne se contenterait plus de les pourchasser dans les rues, de les frapper, de les humilier, de briser leur existence et celle de leurs familles jusqu'à ce qu'ils se retrouvent à l'hôpital. Ils savaient qu'il ne suffirait plus de les contraindre à la démission de fait, de les désigner à la police de la pensée et à une justice de circonstance, de les noter d'infamie, de leur retirer leurs diplômes, de les bannir. La terreur s'enivre de sa force. Des mots, elle passe aux actes, surtout quand elle bénéficie, dans ses entreprises, de la coopération des autorités en place : présidents d'universités, ministres, hommes politiques et médias aux ordres. Quant à l'arme de l'incendie criminel, elle avait été déjà utilisée contre les révisionnistes au moins à trois reprises : à Los Angeles, à Paris et à Toronto ; à chaque fois, l'affaire avait abouti à un non-lieu, faute d'une sérieuse enquête de police.

Pendant des années, dans une véritable course à l'abîme, les responsables des universités Lyon II et Lyon III, ont rivalisé de peur ou de complaisance à l'endroit des terroristes. Maintenant qu'ils savent comment l'enquête a été menée sur l'incendie criminel de leur bibliothèque, selon quelle méthode hautement contestable et avec quel a priori le capitaine « littéraire » a cru bon d'agir, ils doivent exiger la réouverture du dossier et la reprise de l'enquête conformément aux méthodes éprouvées de la police judiciaire. Les coupables, quels qu'ils soient, doivent être activement recherchés, n'en déplaise à Raymond Barre, Anne-Marie Comparini, Jack Lang et leurs pareils, au nombre desquels on pourrait citer Didier Daeninckx, Philippe Videlier (de l'Ordre national du Mérite), l'Union des étudiants juifs de France, le Cercle René Cassin, le Cercle Marc Bloch, les organisations Hippocampe, Ras l'front, SOS Racisme, République et laïcité, le Réseau Voltaire, Golias et tous ceux qui, pour leurs besognes en faveur de ce qu'ils appellent la tolérance ou la mémoire (avant tout juive) émargent au budget de la Courly (Communauté urbaine de Lyon) ou à celui de l'Etat. En une époque de chômage, le justicier, lui, ne chôme pas.

Quant à la presse locale, il ne faut pas compter sur elle. Elle continuera de se taire sur le sujet qui fâche. Elle ne reprendra de la voix que lorsqu'il s'agira de clatir à nouveau dans l'hallali contre le cerf.

NB : Sur le sujet, on pourra se reporter à mon étude du 8 avril 2000 (avec additif du 26 août 2000), « Didier Daeninckx : Ethique en toc », Etudes révisionnistes, vol. 1, 2000, p. 66-71. 



20 décembre 2001

Wednesday, December 19, 2001

J’obtiens la condamnation du magazine "L’Histoire"

Dans sa livraison de décembre 1999, le magazine L’Histoire (Stéphane Khémis, Michel Winock, Jean-Noël Jeanneney, Jean-Michel Gaillard) avait publié, de Valérie Igounet, un article intitulé : « Le cas Faurisson / Itinéraire d’un négationniste/ […] Portrait d’un faussaire ». L’éditorial dénonçait dans le révisionnisme une «perversion de l’esprit».

Dans la livraison de février 2000, paraissait mon « droit de réponse » (DDR) mais avec force amputations, non signalées, qui adultéraient le contenu de mon texte. Dans un commentaire d’accompagnement, les responsables du magazine s’en prenaient aux « élucubrations des assassins de la mémoire ».

Le 12 octobre 2000, j’obtenais la condamnation, pour refus de DDR, des «Editions scientifiques», éditrices du magazine, et de Stéphane Khémis, directeur responsable de la publication. Les peines étaient les suivantes :

– une amende de 15 000 F ;
– des dommages-intérêts de 10 000 F + 10 000 F à me verser ;
– l’insertion obligatoire, dans le mois suivant le jugement, du véritable texte de DDR ;
– et, enfin, l’insertion obligatoire, en caractère gras, d’un communiqué relatant la condamnation.

Aujourd’hui, 19 décembre 2001, la cour d’appel de Paris a confirmé cette condamnation en ajoutant aux peines susmentionnées un supplément de 3 000 F au titre des dommages-intérêts à me verser.

NB : Toutes les amputations de mon texte visaient à dissimuler aux lecteurs que la prétendue « chambre à gaz » visitée à Auschwitz par des millions de touristes depuis 1948 est une fabrication, et cela de l’aveu même d’une autorité du Musée national d’Auschwitz interrogée par l’historien antirévisionniste Eric Conan («Auschwitz : la mémoire du mal», L’Express, 19-25 janvier 1995, p. 68). Afin de prouver que j’étais un « faussaire », les responsables du magazine L’Histoire avaient eu la malencontreuse idée d’appuyer leur démonstration sur l’existence de cette « chambre à gaz », reproduite en photo !

Additif : Mon texte en droit de réponse est intégralement publié dans la livraison de juillet-août 2002 de la revue. Il est précédé d’un texte de sept lignes en caractère gras intitulé « Publication judiciaire ». Les dommages-intérêts me sont versés. Le 25 juin 2002, le pourvoi formé par la revue avait été rejeté par la cour de cassation.


19 décembre 2001

Sunday, December 16, 2001

Guerre de harcèlement contre Jean Plantin

Agé de trente-six ans, célibataire épris de recherche historique, Jean Plantin, reclus dans sa thébaïde, poursuit, près de Lyon, une œuvre de bénédictin. Mais, pour son malheur, ce bénédictin-là a fini par tomber dans l’hérésie révisionniste.

Ces dernières années, en publiant le résultat de ses investigations, il a suscité la colère d’un lobby qui, à Lyon, depuis 1978, s’agite d’un mouvement perpétuel contre nombre d’universitaires coupables d’opinion révisionniste ou simplement soupçonnés de complaisance pour une révision de l’histoire de la Shoah.

Contre J. Plantin le lobby est parvenu à mettre en branle, sur le plan national, des sommités politiques, des ministères et de puissantes associations attachées, disent-elles, à la défense des droits de l’homme. Sur le plan local, ce lobby a fomenté l’incessante agitation de quelques groupuscules d’allumés et il a mobilisé contre l’hérétique à la fois le personnel politique, les institutions régionales, les grands médias, les universités ainsi que la police et la justice.

En pareilles circonstances, on voit souvent, d’un côté, les universitaires et, de l’autre, les magistrats oublier les devoirs de leurs charges respectives.

Les universités lyonnaises

En 1990, l’Université Lyon III avait accordé à J. Plantin une maîtrise d’histoire ; en 2001, soit onze ans plus tard, elle annulait cette maîtrise !

En 1991, l’Université Lyon II avait accordé à J. Plantin un diplôme d’études approfondies (DEA) en histoire ; en 2000, soit neuf ans après, elle annulait le diplôme !

Dans les deux cas, on avait pu observer le même scénario. Les groupuscules d’enragés avaient déclenché une sorte de guérilla pour obtenir ces annulations. En un premier temps, les autorités avaient répliqué que toute annulation serait parfaitement illégale. En un deuxième temps, elles avaient annoncé leur reddition. En un troisième temps, elles avaient intimé l’ordre aux professeurs mêmes qui avaient décerné maîtrise et DEA de se désavouer. En un quatrième temps, ceux-ci s’étaient piteusement exécutés, allant jusqu’à se battre la coulpe en public non sans accabler la victime expiatoire : J. Plantin.

Les magistrats lyonnais

Les magistrats lyonnais ont manié le knout. A l’occasion de deux procès, l’un pour « publicité en faveur de publications dangereuses pour la jeunesse » et l’autre pour « contestation de crimes contre l’humanité », ils ont, à l’instigation de SOS Racisme, de la LICRA et de l’association juive à caractère maçonnique B’nai B’rith, condamné J. Plantin, malgré l’indigence de ses revenus, à de lourdes peines financières. Le total s’en élève à 141 800 F, auxquels il convient d’ajouter frais d’huissiers, frais d’avocat, saisie par la police de deux ordinateurs d’une valeur totale de 20 000 F, saisie de disquettes, frais divers en première instance, en appel et en cassation.

Pour la première affaire, les magistrats de la cour d’appel ont, au surplus, condamné J. Plantin à six mois de prison avec sursis. Pour la seconde, ils lui ont également infligé six mois de prison avec sursis, peine cette fois assortie d’une mise à l’épreuve pendant trois ans « avec l’obligation particulière de ne pas se livrer à l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise ». Dans la pratique, ces magistrats ont donc prononcé contre J. Plantin, pris en sa qualité de directeur de publication, une interdiction professionnelle d’une durée de trois ans sous peine de révocation du sursis.

Le juge d’application des peines

En conséquence, ce 27 novembre, le juge d’application des peines, Christophe Trillou, assisté de Stéphanie Benoit, auditrice de justice, ont convoqué le coupable pour lui notifier ce qui suit :

1. Il devra répondre aux convocations du juge de l’application des peines (JAP) ou de l’agent de probation (AP) compétent ;
2. Il pourra recevoir à son domicile la visite de l’AP et devra lui communiquer sur place les renseignements ou documents permettant le contrôle de ses moyens d’existence et de l’exécution de ses obligations ;
3. Il ne pourra changer d’emploi sans en prévenir l’AP ;
4. Il devra également prévenir l’AP dans les trois cas suivants : a) tout changement de résidence, b) tout déplacement excédant quinze jours, c) tout retour ;
5. Pour tout déplacement à l’étranger, il lui faudra obtenir au préalable l’autorisation du JAP ;
6. Avant le 15 de chaque mois, il devra verser un chèque de 2 000 F jusqu’à hauteur de 45 000 F (28 000 F pour la LICRA + 17 000 F pour SOS Racisme). A ces sommes s’ajouteront 30 000 F d’amende sans oublier ce qu’il lui faudra verser en vertu de son autre condamnation du même jour par la même cour, soit 10 000 F d’amende et 54 000 F de dommages-intérêts que se partageront SOS Racisme, la LICRA et le B’nai B’rith ;
7. Il ne pourra plus se livrer à son activité professionnelle de directeur de publication ;
8. L’agent de probation pourra être un éducateur.

Ce dernier point signifie qu’aux frais du contribuable, un savant, un érudit, pourra se faire remonter les bretelles « citoyennes » par un éducateur de la République.

Ceux qui voudraient manifester leur soutien au condamné ou obtenir des renseignements sur ses remarquables publications peuvent s’adresser à Jean Plantin, 45/3, Route de Vourles, 69230 SAINT GENIS LAVAL.


Harcèlement confirmé : Le lendemain de Noël, J. Plantin a reçu de «Trésor Lyon Amendes» deux injonctions d’avoir à verser, en tout, 43 600 F d’amendes en application des peines récemment prononcées par les juges.


16 décembre 2001
(avec additif du 26 décembre)

Monday, December 10, 2001

Finkelstein : les révisionnistes sont des cinglés

Pour Norman G. Finkelstein, les révisionnistes sont « franchement des cinglés et des allumés » (« frankly crackpots and cranks »), auxquels les Arabes auraient tort de permettre d’organiser des conférences dans leurs pays.

L’auteur de The Holocaust Industry /Reflections on the Exploitation of the Jewish Suffering (L’Industrie de l’Holocauste / Réflexions sur l’exploitation de la souffrance juive) affirme que l’Etat d’Israël et ses apologistes « aiment » ces manifestations révisionnistes car « cela leur fournit la preuve que les Arabes haïssent les juifs ». Pour sa part, N.G. Finkelstein est en ce moment à Beyrouth, là même où les révisionnistes s’étaient vu interdire de tenir la conférence qu’ils avaient projetée pour la période du 31 mars au 3 avril. Ainsi que vient de le reconnaître l’hebdomadaire juif américain Forward, c’est sous la pression de diplomates américains et du Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles que le gouvernement de Rafik Hariri avait prononcé cette interdiction. N. Finkelstein, lui, aura le privilège de prononcer deux conférences au grand théâtre de Beyrouth ; l’université américaine de la ville lui refuse ses locaux mais au moins organisera-t-elle un débat avec les pour et les contre.

En mars, dans le texte rédigé pour la rencontre révisionniste de Beyrouth, j’avais écrit à propos de N.G. Finkelstein et de ses pareils :

Juifs et sionistes ne craignent pas vraiment les dénonciations juives du « Shoah Business » et de l’ « Holocaust Industry » par des Peter Novick, Tim Cole ou Norman Finkelstein car il s’agit là, paradoxalement, de dénonciations plus ou moins casher où l’on prend soin de manifester sa révérence pour l’ « Holocauste » lui-même ; on remarquera, d’ailleurs, que, si l’exploitation industrielle ou commerciale de la souffrance réelle ou supposée des juifs constitue un filon, la critique de cette exploitation devient depuis quelques années un autre filon ; or, ces deux filons, surtout le second, se trouvent être strictement réservés aux juifs ; ils sont « off limits » et un Gentil qui s’aviserait d’imiter N. Finkelstein dans sa dénonciation de la maffia de l’ « Holocauste » serait immédiatement pris en chasse par la meute des gardiens du trésor.

N. G. Finkelstein fait aujourd’hui chorus avec les religionnaires de l’«Holocauste» au point de justifier, à sa manière, la répression exercée contre les révisionnistes. Dans le chant général, il tient sa partie. Il a simplement sa propre façon de servir l’orthodoxie et de réprimer l’hérésie. Loin d’être un véritable adversaire d’Elie Wiesel comme il le prétend, il n’en est que le rival. Au grand faux témoin de l’ « Holocauste » il reproche ses déplacements en limousines officielles et ses très fructueuses conférences. Mais, personnellement, il semble en bonne voie de faire fortune à son tour. Beaucoup de gens, fatigués de la propagande holocaustique, lui ont fait fête et se sont réjouis de voir un juif dénoncer une gigantesque exploitation financière ; de leur côté, un certain nombre de révisionnistes ont jugé utile à leur cause de promouvoir le livre de N.G. Finkelstein.

Les uns et les autres ont maintenant la preuve que notre homme cautionne bien la thèse de l’« Holocauste » et condamne le révisionnisme dans les termes les plus méprisants.

Three notes :

1) Robert Faurisson on 22 March (for 31 March) : “Jews and Zionists are not really afraid of the Jewish denunciations of ‘Shoah Business’ and the ‘Holocaust Industry’ made by the Peter Novicks, Tim Coles or Norman Finkelsteins for it is a matter, paradoxically, of more or less kosher denunciations in which care is taken to show reverence for the ‘Holocaust’ itself. It will be noted, moreover, that if the industrial or commercial exploitation of the real or supposed sufferings of the Jews constitutes a lucrative line of business, criticism of this exploitation has over the last few years become another such line; but, these two lines of business, especially the latter, happen to be strictly reserved to the Jews; they are ‘off limits’, and a Gentile who ventured to imitate N. Finkelstein in his denunciation of the ‘Holocaust’ mafia would immediately be set upon by a pack of watchful henchmen ” (Beirut Conference on Revisionism and Zionism, “The Leaders of the Arab States should Quit their Silence on the Imposture of the ‘Holocaust’ ”).

2) (Thanks to Arthur R. Butz, on 29 November) : “US pressure on Beirut [revisionist] conference : Just for the record, a page 1 story in the Jewish weekly Forward (23 November), entitled ‘Radical Islam, Neo-Nazis Are Seen Sharing Hate Rhetoric’, says regarding the Beirut conference that ‘The Lebanese government called off the event under pressure from American diplomats and the [Los Angeles] Simon Wiesenthal Center’. – I [A.R. Butz] don’t think the State Dept. has thus far been willing to admit it.”

3) (Thanks to Mark Weber, on 10 December) : “[N.G. Finkelstein speaking] I do think that the Arab world only embarrasses itself and no one else when it gives play to people who are frankly crackpots and cranks. The other point is that Israel and its apologists love these conferences. It gives them proof, that the Arabs hate the Jews” (Warren Singh-Bartlett, “Finkelstein brings his touch to Beirut”, The Daily Star (Beirut, Lebanon), 10 December).

PS (15 December) : “Professor Finkelstein is supposed to have said that revisionists are ‘frankly crackpots and cranks’. Why does he say so? – Could he give us one very precise example, taken out of one of my writings and showing that I am frankly a crackpot and a crank? May I insist on the words “very precise”? Thank you! Robert Faurisson” (http://www.dailystar.com.lb/opinion/Reader-F/15_12_01/RFB16.htm).

10 décembre 2001