Wednesday, February 28, 2001

Silence, on brûle !

On sait où trouver les coupables de l'incendie criminel
de la Bibliothèque interuniversitaire de Lyon


Dans la nuit du 11 au 12 juin 1999, un violent incendie ravage la bibliothèque interuniversitaire de Lyon. Il détruit 300 000 ouvrages sur 450 000. En particulier – ce point vaut d'être noté – des THÈSES, par dizaines de milliers, sont parties en fumée.

Sur le moment, l'incendie est décrit comme accidentel. En France comme à l'étranger il suscite une vive émotion. Les présidents des deux universités, Bruno Gelas pour l'Université Lumière (ou Lyon II) et Gilles Guyot pour l'Université Jean-Moulin (ou Lyon III) multiplient les déclarations sur la catastrophe.

Un incendie criminel

Coup de théâtre ! Le 22 juillet 1999, la presse annonce que le parquet de Lyon a ouvert une information contre X pour destruction volontaire par incendie. Le juge Stéphane Noël (né en 1967 à Sainte-Foy-lès-Lyon) est chargé de l'instruction. Il saisit la brigade criminelle de la SRPJ de Lyon.

Un silence gêné

La nouvelle devrait provoquer l'indignation et un flot de commentaires. De Paris à Lyon, du premier ministre et du ministre de l'Education nationale jusqu'aux instances locales, tout le haut personnel politique, administratif ou universitaire devrait normalement réagir dans les termes les plus vifs contre cet acte criminel et contre ses auteurs. Or, les journalistes lyonnais en feront la remarque, c'est LE SILENCE GÉNÉRAL, LA GÊNE PALPABLE, LE REFUS DE COMMENTER.

L'enquête a progressé

Un an plus tard, en juillet 2000, on apprend par une indiscrétion que l'enquête a progressé. Elle a établi que la localisation du premier feu, le mode de propagation de l'incendie et, enfin, des traces d'une espèce d'hydrocarbures absente des produits utilisés dans les deux universités ont confirmé l'emploi d'un ACCÉLÉRANT. Seul Bruno Gelas lèvera un court instant un coin de voile sur cette découverte.

Un silence délibéré

Le silence se fait alors encore plus pesant. A telle enseigne qu'aujourd'hui la population lyonnaise, dans son ensemble, semble avoir oublié que Lyon, en juin 1999, a connu l'un des plus formidables incendies criminels de son histoire.

Pourquoi un tel silence ?

On est en droit de s'interroger.

Pourquoi ce silence, aujourd'hui, du ministre Jack Lang ?

Pourquoi ce mutisme de Lyon II et de Lyon III ?


Pourquoi cette indifférence des autorités politiques locales, que celles-ci appartiennent à la majorité ou à l'opposition ?

Pourquoi Raymond Barre s'est-il tu ?

Pourquoi laisse-t-on le juge d'instruction Stéphane Noël et le SRPJ opérer comme au temps du cabinet noir ?

Pourquoi les journalistes évitent-ils de mener une enquête, soit sur commande d'une autorité médiatique, soit de leur propre initiative ?

On sait où trouver les coupables

La raison de ce silence et de cette démission est évidente. Les coupables sont à rechercher du côté des enragés qui, surtout à partir de janvier 1999, ont orchestré contre Lyon II et Lyon III une stridente campagne de haine, de diffamation et de délation. Ils appartiennent à la frange des justiciers qui ont accusé la Bibliothèque interuniversitaire de détenir des THÈSES ou des écrits révisionnistes, dont ceux de Jean Plantin. Ces zélotes s'agitent dans des officines – subventionnées – qui, tour à tour ou en même temps, ont pris pour cibles les professeurs Bruno Gelas, Gilles Guyot, Yves Lequin, Régis Ladous, Bernard Comte, Jean-Paul Allard, et d'autres encore, après la destruction par leurs prédécesseurs des carrières de Robert Faurisson, de Pierre Zind, de Bernard Notin et d'autres universitaires révisionnistes. On remarquera que, pour ces vengeurs, tout est prétexte à manifestations, perturbations, déclarations enflammées et clameurs d'indignation, tout sauf, précisément, un formidable incendie criminel qu'ils avaient déploré quand il paraissait accidentel et sur lequel ils se taisent obstinément depuis qu'il s'est révélé être de nature criminelle.

Nous demandons, nous attendons, nous réclamons…

Nous demandons que cesse ce silence complice.

Nous attendons des médias qu'ils ouvrent une enquête sur l'incendie criminel et la recherche de ses auteurs.

Nous exigeons des autorités politiques, administratives et judiciaires ainsi que des candidats aux actuelles élections municipales et cantonales qu'ils assument, enfin, leurs responsabilités.

Nous prenons l'engagement

Nous prenons l'engagement de ne plus laisser en paix ceux qui, par leur silence, se font les complices du plus grand incendie criminel que Lyon ait jamais connu au XXe siècle.

28 février 2001

Tuesday, February 6, 2001

Perquisition !


Ce matin, à 7h 45, quatre policiers ont procédé à une perquisition en règle de mon domicile. Ils l'ont fait sur commission rogatoire du juge d'instruction parisien Jean-Paul Valat. Trois policiers venaient de Paris et le quatrième appartenait au commissariat de police de Vichy.

Ils n'ont rien trouvé de ce qu'ils cherchaient et qui était en rapport avec les quatre volumes de mes Ecrits révisionnistes (1974-1998).

Ils ont pris les empreintes de mes dix doigts.

Les trois policiers venant de Paris appartiennent à la Brigade des affaires sanitaires et des libertés publiques (BASLP) *. La section des « libertés publiques » n'est autre que l'officine autrefois franchement appelée « Bureau de censure ». Ces policiers ont eu un comportement correct, à l'exception de madame Annie MODICA, commandant de police. Comme je refusais de donner des noms de mes correspondants révisionnistes et que j'ajoutais que je n'étais pas un délateur, cette personne s'est permis de me lancer : « Vous défendez un système qui a eu largement recours à la délation. » J'ai immédiatement transcrit la phrase et j'ai, sans ambages, devant ses trois collègues, infligé à la dame une volée de bois vert.

Selon mon habitude, j'ai déclaré à ces policiers que je refusais de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique.

6 février 2001

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* Police judiciaire, 122 rue du Château des Rentiers, 75013 Paris (M° National).

Friday, February 2, 2001

À l’Etat français (1940-1944) nous serions redevables de…

Selon Dominique Venner (Histoire de la Collaboration, Paris, Pygmalion/Gérard Watelet, 2000 [avril], 768 p.), nous serions redevables à l’Etat français (1940-1944) des innovations suivantes :

-Le 1er mai chômé et payé (p. 110),
-Le comité social d’entreprise, institué par la Charte du travail (p. 110), avec «minimum vital», etc.,
-La médecine du travail, issue de la Fondation pour l’étude des problèmes humains (Alexis Carrel) (p. 560),
-La retraite des vieux (p. 110) ou « allocation aux vieux travailleurs »,
-Les restaurants communautaires ( « Rescos »), ancêtres des « restaurants du cœur » (p. 111),
-L’éducation physique à l’école (Jérôme Carcopino développe l’éducation physique à l’école, jusque-là quasi inexistante en France) (p. 560),
-Les centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS) (n. 43 des p. 110-111),
-La médecine scolaire (p. 560),
-Le carnet de santé scolaire, issu de la Fondation pour l’étude des problèmes humains (Alexis Carrel) (p. 560),
-Les restaurants universitaires (p. 110),
-Les Jeunesses musicales de France (JMF) (n. 43 des p.110-111 et p. 192),
-L’Ordre des médecins (p. 110),
-L’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) (p. 560),
-Le système des avances sur recettes pour le cinéma (p. 110),
-L’Institut national d’études démographiques (INED), issu de la Fondation pour l’étude des problèmes humains (Alexis Carrel) (p. 560),,
-Le secrétariat d’Etat à la production industrielle (p. 250).

Pour plus de précisions et pour des compléments, il conviendra de se reporter à la série d’articles signés de Max Régnier et publiés de 1990 à 1993 sous le titre de « Pérennité des lois de l’Etat français » dans Le Maréchal, organe de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP, 6, Rue de Marengo, 75001 Paris). M. Régnier cite également, références à l’appui, des innovations telles que les mesures prises en faveur de la femme : droit pour la femme mariée, dans certains cas, au statut de chef de famille, droit de se faire ouvrir un CCP sans l’autorisation du mari, allocations journalières aux femmes en couches, primes d’allaitement. Il mentionne, par ailleurs, les mesures prises pour renforcer le combat contre l’alcoolisme, la majoration accordée aux victimes d’accidents du travail, l’institution du certificat médical prénuptial. Il rappelle la création de l’Office des changes, du Conseil supérieur du notariat, du premier statut général des fonctionnaires de l’Etat.

La liste est longue, selon Max Régnier et Dominique Venner, des innovations apportées en ces domaines par l’Etat français sur une période de quatre ans et non remises en cause par la IVe République. Il serait intéressant de découper en périodes de quatre ans l’histoire de la IIIe et de la IVe République afin d’évaluer pour chacune des périodes considérées le taux respectif d’innovations durables.


Autre sujet à l’étude : A combien de condamnés à mort (pour crimes de droit commun et pour raisons « politiques ») le maréchal Pétain et le général de Gaulle ont-ils respectivement accordé et refusé la grâce ? Selon D. Venner (n. 70 de la p. 513), citant Robert Aron, le général de Gaulle, jusqu’en janvier 1946, aurait accordé sa grâce 998 fois et l’aurait refusée 596 fois. Sur ce sujet, il conviendrait de mener une double enquête, à Paris, d’une part, auprès de l’ADMP et, d’autre part, au près de l’Institut Charles de Gaulle.


Additif d’avril 2001 : Un ouvrage d’érudition vient de paraître, qui corrobore les dires de Dominique Venner et de Max Régnier. Voy. Philippe-Jean Hesse et Jean-Pierre Le Crom, La Protection sociale sous le régime de Vichy, Presses Universitaires de Rennes, 2001 [avril], 383 pages. D’après ces auteurs, qui ne manifestent aucune sympathie pour le régime en question, on est en droit d’affirmer que l’Etat français a été, en matière de protection sociale, le continuateur du Front populaire.




Additif de juillet 2003 : Emmanuel Leroy Ladurie écrit : « A niveau strictement légal [?], le général de Gaulle a refusé 768 recours en grâce sur 2071 demandes de ce genre, ce qui revenait en principe à envoyer 768 personnes ‘au poteau’. C’était infiniment plus que les peines de mort promulguées individuellement par Henri IV, Richelieu ou Louis XIV (« Vichy : pleins feux sur l’épuration »,
Le Figaro littéraire, juillet 2003, p. I).

2 février 2001