Monday, August 30, 1999

Le "Treblinka" de J.-F. Steiner à nouveau dénoncé comme un faux

En 1966, le demi-juif mais non demi-faussaire Jean-François Steiner publiait son Treblinka, la révolte d’un camp d’extermination (Fayard) avec une préface particulièrement élogieuse de Simone de Beauvoir. On ne reviendra ici ni sur le succès de l’ouvrage ni sur l’accueil enthousiaste que lui firent, parmi tant d’autres thuriféraires, Pierre Durand dans L’Humanité (5 avril), François Mauriac dans Le Figaro littéraire (5 avril également) et Joseph Rovan dans Esprit (juin).

On ne reviendra pas non plus sur le retournement opéré par Pierre Vidal-Naquet qui, après avoir clamé son « admiration » dans un article intitulé : « Treblinka et l’honneur des juifs » (Le Monde, 2 mai), allait, en 1980, soit quatorze ans plus tard, ouvrir les yeux à la lumière des écrits révisionnistes et concéder soudain qu’il était « tombé dans le piège tendu par Treblinka de Jean-François Steiner » (Esprit, septembre 1980). Il dénonçait alors dans le livre un exemple de cette « sous-littérature qui représente une forme proprement immonde d’appel à la consommation et au sadisme ».

En 1986, à l’occasion du procès Demjanjuk à Jérusalem, J.-F. Steiner admit que son livre était un roman à la rédaction duquel avait collaboré son ami le romancier Gilles Perrault. Par exemple, au sujet de sa version de la mort d’ « Ivan le Terrible », il déclara :« Cette version telle qu’elle est décrite ne peut avoir de valeur historique […]. C’est finalement Gilles Perrault qui a pris la plume et romancé la mort d’« Ivan le Terrible ». Je ne crois pas qu’il ait été poignardé » (Interview, Le Journal du dimanche, 30 mars 1986).

En 1999, après le procès Papon à Bordeaux, Didier Daeninckx, à son tour, vient de s’en prendre au livre et à ses deux auteurs. Il apporte quelques révélations sur les circonstances de la fabrication du faux ; pour les détails, on se reportera à son article, « De Treblinka à Bordeaux … », paru dans la Revue d’histoire de la Shoah (mai-août 1999). Contentons-nous ici de quelques extraits concernant le livre et ses auteurs :

- « ce faux roman qui fut présenté comme un vrai document » (p. 90) ;

- « le talent de jeunes auteurs remodelant la réalité » [dixit leur commanditaire] (p. 91)» ;

- « [Gilles Perrault] arrangeur littéraire » (Ibid.) ;

- « [le] roman Treblinka » (p. 92) ;

- « [ce] narrateur au ton faussement objectif et documentaire [a donné] au camp d’extermination des allures de Luna-Park » (p. 94) ;

- « [il] utilise la technique du montage parallèle » (p. 95) ;

- « ce roman paré des alibis du document » (p. 96).

Bref, le Treblinka de J.-F. Steiner est aujourd’hui un ouvrage discrédité. Mais nullement démonétisé. Il se vend bien, il connaît de nouvelles éditions, il occupe une place de choix dans les centres de documentation des écoles de France et il lui arrive de fournir des morceaux choisis qui, aux examens, sont soumis à l’attention et à la réflexion des élèves de nos lycées.

La fausse monnaie, reconnue comme telle, continue d’avoir cours forcé.

30 août 1999

Friday, August 27, 1999

Selon la propagande juive, les révisionnistes sont des assassins

En 1987, Pierre Vidal-Naquet publiait Les Assassins de la mémoire (éditions de la Découverte), ouvrage qui contenait, en particulier, un essai sur Robert Faurisson, décrit comme «un Eichmann de papier», c’est-à-dire, dans l’esprit de l’auteur, comme un redoutable assassin.

En 1998, Alexandre Oler publiait Un Génocide en héritage (éditions Wern), ouvrage contenant des reproductions de tableaux dus à David Olère, «survivant des Sonderkommandos» d’Auschwitz; la préface était de Serge Klarsfeld et les commentaires d’Alexandre Oler, fils du peintre David Olère. A trois reprises, nous était présenté comme assassin de David Olère (mort en 1985, à l’âge de 83 ans) un universitaire français en lequel il était facile de reconnaître Robert Faurisson.

Au revers de la jaquette du livre, il était écrit:

David Olère est né le 19 janvier 1902 à Varsovie [...]. Il est décédé le 2 août 1985. Il a été tué non par l’âge ou la maladie, mais en apprenant qu’un universitaire français osait enseigner à la jeunesse que ce qu’il a vécu quotidiennement de 1943 à 1945 parmi des millions d’autres, n’a jamais existé.

L’accusation était réitérée dans les mêmes termes à la page 120. Enfin, à la page 121, on lisait:

1985: Décès de David Olère [à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis], tué non par l'âge ou la maladie, mais par les théories négationnistes enseignées à la jeunesse par un professeur d’université de Lyon.

Soit dit en passant, David Olère était un faux témoin. C’est ce qui apparaît dans nombre de ses grotesques tableaux et, notamment, à la page 37; il y prétend montrer l’entrée de la «chambre à gaz» de l’un des grands crématoires II ou III d’Auschwitz-Birkenau où il aurait, nous dit-il, travaillé. Dans ses dessins la «chambre à gaz» est située à l’étage même des fours. Or, la simple inspection des plans et des lieux permet de constater que la pièce abusivement présentée comme étant une chambre à gaz d’exécution (il s’agissait en réalité d’un dépositoire) se trouvait à l’étage inférieur: détail architectural que n’aurait pu ignorer notre homme s’il avait tant soit peu travaillé dans ce bâtiment. (1)

En 1999, la Revue d’histoire de la Shoah (anciennement Le Monde juif), publiée par le Centre de documentation juive contemporaine de Paris, intitule sa livraison n° 166 (mai-août 1999): «Négationnisme. Le génocide continué» et, à la page 262, dénonce les «négationnistes» «avides de nouveaux génocides».

Il est devenu banal de présenter les révisionnistes comme des assassins particulièrement lâches qui s’en prennent aux «pauvres juifs»: ils tuent une seconde fois les juifs qui ont été tués une première fois par les Nazis et ils tuent aussi les malheureux «survivants» juifs qui, par millions, avaient miraculeusement échappé à la mort. Les révisionnistes sont toujours les pires des assassins et les juifs toujours les plus pitoyables des victimes. Aussi les premiers méritent-ils les peines de prison ou d’amendes qu’on leur inflige et les seconds les compensations financières qu’on leur verse.

En réalité, ce qu’on nous chante là relève de la maladie de la persécution, et de l’éternelle cantillation hébraïque. Ces fabuleuses exagérations sur le compte des révisionnistes présentent au moins un avantage: elles peuvent ouvrir les yeux des naïfs sur ce que la propagande juive a été capable de forger sur le compte des Allemands.

(1) Déjà en 1989, Jean-Claude Pressac avait reproduit ce dessin dans Auschwitz, Technique and Operation of the Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation, p. 493, et en 1993, dans Les Crématoires d’Auschwitz, CNRS éditions, cahier photographique, document 32.

Publié dans Etudes révisionnistes, volume I, 2001, p. 37-39.

Friday, August 20, 1999

Au "Figaro", les fabrications holocaustiques de Jean-Paul Picaper


Les 14, 17 et 20 août, Jean-Paul Picaper a signé dans Le Figaro trois articles sur l’ « Holocauste » en général ainsi que sur Adolf Eichmann et Auschwitz en particulier. Il y dénature ou manipule les faits et les textes. Dans sa prose comme dans ses raison­nements, il se révèle un virtuose de la torsion et de la contorsion. Cet emploi, il le tient depuis des lustres en qualité d’envoyé spécial du Figaro à Bonn ou à Jérusalem.

Déjà en 1984

Le 15 janvier 1984, une étudiante juive assassinait à l’uni­versité de Cologne le professeur Hermann Greive, spécialiste du judaïsme à l’Institut Martin Buber. L’étudiante en théologie judaïque souffrait à l’idée qu’un goy pût enseigner le judaïsme. H. Greive était pourtant, comme on s’en doute, dans les meilleures dispositions à l’égard des juifs. Il avait découvert des lettres inédites de Théodore Herzl, le fondateur du sionisme. Le chancelier Kohl rendait ce jour-là visite à Itzhak Shamir et avait précisément offert au premier ministre israélien trois de ces lettres.
Comment J.‑P. Picaper, envoyé spécial du Figaro en Israël, allait-il rendre compte d’un drame qui pouvait être fâcheux pour la réputation de ses coreligionnaires ? La réponse fut : par un double tour de passe-passe. Intitulant son article « Kohl-Shamir : le courant est passé » (Le Figaro, 26 janvier 1984, p. 4), il mettait, d’abord, l’accent sur la rencontre politique afin de reléguer à l’arrière-plan cet assassinat ; puis, cet assassinat, il le transformait d’un trait de plume et sur le mode conditionnel en un fait divers dont l’auteur, cette étudiante, « aurait été fanatisée […] par un séjour dans une communauté juive orthodoxe de Jérusalem ». La conclusion de J.‑P. Picaper dégageait une forte odeur de Talmud : là où le juif est dans son tort et le goy dans son droit, là où le juif devrait présenter ses excuses au goy et lui demander pardon, c’est tout le contraire qui se passe. Avec un aplomb caractéristique, que les juifs eux-mêmes appellent chutzpah, J.‑P. Picaper écrivit (je souligne quelques mots) :
Ce malheur ne semble pas devoir ébranler la confiance – bien au contraire – que le chancelier [Kohl] a tenté de communiquer à ses hôtes [israéliens]. Il les a rassurés en leur expliquant que les Allemands n’avaient nullement l’intention de se soustraire à leur responsabilité historique [etc.].
Et c’est ainsi qu’un article, qui aurait dû être intitulé : « À l’université de Cologne, une étudiante juive tue un professeur », se trouvait, sous la plume de J.‑P. Picaper, porter le titre, qu’on a vu, de : « Kohl-Shamir : le courant est passé. » En fait, ce qui s’était « passé », c’était un double tour de passe-passe.

Le 14 août 1999

Le 14 août 1999, le même J.‑P. Picaper consacre à Adolf Eichmann un article intitulé : « “Suivre les ordres”. La première version des Mémoires d’Eichmann a été retrouvée à Ludwigsburg. » Le journaliste y narre la prétendue découverte, en Alle­magne, d’un texte de 127 pages, signé d’Adolf Eichmann le 16 juin 1960. Dans ce texte, Eichmann parle de cadavres de « gazés ». J.‑P. Picaper ajoute là-dessus qu’Eichmann en personne avait conçu « l’idée de l’industrialisation de la mort » :
Il étudia la question avec Rudolf Höss, le commandant d’Auschwitz, auquel il promit de mettre à sa disposition un gaz « aisé à se procurer » et n’exigeant « pas de stockage particulier ». – Enfin, Eichmann anticipe son procès : « Il ne me reste qu’à répéter la même chose devant un tribunal et d’accepter la sanc­tion prévue. »
On aurait donc là un texte des plus précieux, du moins en apparence, pour les tenants de la thèse des chambres à gaz et du génocide. On y trouverait enfin tout ce qui manquait à cette thèse : non seulement la preuve du crime mais aussi sa genèse !
Malheureusement pour les lecteurs du Figaro, J.‑P. Picaper a beaucoup dissimulé et dénaturé. Il n’a pas rappelé que la date du 16 juin 1960 est postérieure de plus d’un mois à l’enlèvement criminel d’Eichmann dans une banlieue de Buenos Aires, le 11 mai 1960, par des agents israéliens en territoire argentin. Ce n’est donc pas en Argentine, et librement, mais en Israël et sous la surveillance de ses geôliers, que le prisonnier avait rédigé ce texte ! Ce texte lui-même n’a pas été retrouvé inopinément en Allemagne dans les archives d’un office de recherche et de pour­suite des « crimes nazis ». L’original s’en trouvait dans les ar­chives de la police israélienne et les Allemands en détenaient la copie. Ces derniers ont simplement affecté de découvrir le document, et cela pour neutraliser, si possible, l’effet que risque de produire un jour prochain la publication des vrais mémoires d’Eichmann, c’est-à-dire d’un ensemble de 1 200 à 1 300 pages détenu depuis 1961 par les Archives nationales israéliennes au mépris du droit des personnes (en la circonstance d’un des fils d’Eichmann) et du droit de la recherche historique. Déjà, en 1963, dans son livre Eichmann à Jérusalem (réédition en français, Gallimard/Folio, 1991, p. 360), Hannah Arendt avait signalé l’existence de ces mémoires rédigés entre la fin du procès (14 août 1961) et le prononcé du jugement (11-12 décembre 1961) ; les autorités israéliennes les avaient confisqués afin d’en empêcher la communication et la publication.
Ce que J.-P. Picaper dissimule également, c’est que tout, par ailleurs, dément le contenu des quelques lignes qu’il cite. Eich­mann, loin d’avoir mis au point des gazages avec Höss et loin d’avoir vu des « gazés », ne s’était essentiellement occupé que de déportations ou de transferts de juifs. C’est ce qui ressort de son long interrogatoire par le juge d’instruction Avner Less et des minutes du procès lui-même. C’est également ce qu’ont fini par admettre les historiens de l’ « Holocauste », en particulier Raul Hilberg et Christopher Browning, qui savent que les « confes­sions » de R. Höss sur ce point en particulier et sur celui des chambres à gaz en général sont dépourvues de la moindre valeur parce qu’elles lui ont été extorquées, ainsi que je l’avais démon­tré dans une étude intitulée : « Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz » (Annales d’histoire révisionniste, no 1, printemps 1987, p. 137-152).

Le 17 août 1999

Le 17 août 1999, J.-P. Picaper, décidément tourmenté par la publication possible des véritables mémoires d’Eichmann, signe un article intitulé : « Les émules d’Eichmann » :
La publication des Mémoires d’Eichmann, une « grosse bêtise » ? C’est ce qu’affirme le directeur du Centre berlinois de recher­ches sur l’antisémitisme, Wolfgang Benz, qui redoute que cette initiative apporte de l’eau au moulin de l’extrême droite. […] Les Mémoires d’Adolf Eichmann risquent de faire des émules. On redoute la prochaine publication des souvenirs du général Heinrich Müller, chef de la Gestapo, et du général Hans Kammler, qui fit mourir des centaines de milliers de détenus dans la fabrique souterraine de fusées de Nordhausen.
W. Benz est connu pour ne vouloir aucune enquête crimino­logique des « chambres à gaz » d’Auschwitz-Birkenau. En ce qui concerne les écrits, documents ou mémoires, il préférerait éga­lement le silence, et J.‑P. Picaper avec lui. C’est faire l’aveu, tout bas, de craintes inavouables. C’est choisir la censure et la propa­gande.

Le 20 août 1999

Le 20 août 1999, J.‑P. Picaper signe un article intitulé : « À l’instar de Siemens, Krupp et IG Farben, Ford rattrapée par le IIIe Reich. » Le journaliste commence par écrire :
La célèbre firme américaine est accusée d’avoir coopéré avec le régime nazi en utilisant des travailleurs forcés. Ford répond qu’elle avait perdu le contrôle de sa filiale [en Allemagne, pen­dant la guerre].
Mais il en revient vite à ce qui le préoccupe vraiment : Auschwitz et le Zyklon B. Il mentionne Jean-Claude Pressac. En 1993, ce « pharmacien de banlieue », comme l’appelle Pierre Vidal-Naquet, avait publié Les Crématoires d’Auschwitz. La Machi­nerie du meurtre de masse (CNRS éditions). L’ouvrage avait bénéficié d’une sortie fracassante. Puis, rapidement, son caractère illusoire et même grotesque lui avait valu d’être rejeté par des autorités en la matière comme le Centre de documentation juive contemporaine, Raul Hilberg et Claude Lanzmann. J.‑P. Picaper s’abstient de noter ce discrédit pourtant notoire dans les milieux d’historiens et dont J.‑C. Pressac aujourd’hui ne manque aucune occasion de se plaindre. Il prétend que J.‑C. Pressac a dépouillé 180 000 pages d’archives et déterminé le nombre des victimes d’Auschwitz : 800 000. Il omet de dire que notre pharmacien n’a pas trouvé un seul document qui prouve un seul gazage homicide ; pas une seule des soixante illustrations de son livre ne montre une seule chambre à gaz (pas même une de celles qu’on ose faire visiter sur place aux touristes) ; pas un instant le total de 800 000 ne reçoit plus de justification que les chiffres autrefois claironnés par d’autres auteurs ou par Pressac lui-même [1]. J.‑P. Picaper atteint le comble de la chutzpah en écrivant qu’un ouvrage publié en 1990 par une filiale d’IG Farben « confirme l’extermination au Zyklon B » « à Auschwitz et dans d’autres camps ». Cet ouvrage, publié par une entreprise soumise au chantage financier des organisations juives internationales, contient un fragment de phrase où il est dit :
le nombre de ceux qui périrent sur le chantier ou qui furent tués à Birkenau après que la SS les eut déclarés inaptes au tra­vail est également inconnu.
En quoi ce fragment de phrase, que n’étaie aucune preuve, qui ne renvoie à aucune source et qui ne s’accompagne d’aucune référence confirme-t-il l’extermination au Zyklon B ? Il est mani­feste que ce fragment de phrase a été rédigé par un auteur qui se contente ici de reprendre un leitmotiv obligatoire de la saga holocaustique.
J.‑P. Picaper termine ainsi son article :
[le Zyklon B] un gaz qui « était en vente depuis les années vingt » et qu’IG Farben fabriquait avec deux associés.
On aura remarqué la citation « était en vente depuis les années vingt ». Elle provient du même ouvrage publié en 1990. Mais ce que ne pouvait manquer de préciser cet ouvrage et que J.‑P. Picaper, lui, ne rapporte pas, c’est que, si ce gaz était effecti­vement en vente depuis les années vingt (1922, pour être plus précis), c’était comme… insecticide !
J.‑P. Picaper ne pouvait évidemment pas courir le risque de rappeler que le Zyklon B était, en fait, un insecticide. Ce pro­duit, loin d’avoir tué des juifs, a servi à préserver la vie humaine. Il était, au point de vue de son usage, l’équivalent – en plus dan­gereux – du DDT des Américains. Si les Allemands avaient dis­posé de plus de Zyklon B, les épidémies auraient causé dans les camps, et ailleurs, moins de victimes en général et de victimes juives en particulier.

Conclusion

J.‑P. Picaper n’est pas le seul journaliste au Figaro à nous conter, avec l’assentiment de Franz-Olivier Giesbert, des bourdes effrontées sur le sujet de l’ « Holocauste » des juifs. Philippe Cusin, parfois, l’imite, lui pour qui Anne Frank a été « tuée à Auschwitz » (« La passion d’Etty Hillesum », 7 août, p. 19) alors que les historiens officiels ont depuis longtemps admis, grâce aux découvertes révisionnistes, qu’Anne Frank, après être passée par Auschwitz, est morte du typhus à Bergen-Belsen en mars 1945. Il convient cependant de noter que, dans l’art de maltrai­ter les faits et les textes relatifs à l’ « Holocauste », J.‑P. Picaper reste sans doute le premier en son journal. Il ne trouve ses maîtres que dans les colonnes du Monde, journal oblique, où Laurent Greilsamer et surtout Nicolas Weill demeurent insur­passables en matière de fabrications holocaustiques.
20 août 1999


[1] Le nombre des morts d’Auschwitz-Birkenau a été de 9 millions pour les conseillers historiques du film Nuit et Brouillard et de 4 millions pour le tribu­nal de Nuremberg ; pour les autorités du Musée d’Auschwitz, il a été, jusqu’en avril 1990, de 4 millions, puis, à partir de 1995, de 1 million et demi. Pour Pressac, il a été successivement de 1 million (en 1989), de 800 000 (en 1993), de 630 000 à 710 000 (en 1994) et de 600 000 à 800 000 (en 1995). Voir mes Écrits révisionnistes (1974-1998), index, s.v. Pressac.



Wednesday, August 4, 1999

Un mensonge - attendu - de Bernard Kouchner

La presse de ce jour nous annonce que Bernard Kouchner, administrateur de l’ONU au Kosovo, a affirmé, lundi 2 août, qu’environ 11.000 personnes avaient été retrouvées dans des fosses communes au Kosovo. Il déclarait se fonder sur les « chiffres du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ». Il a ajouté : « Onze mille personnes sont mortes. Il faut comprendre le sentiment [le ressentiment] des gens [c’est-à-dire des albanophones du Kosovo]. »

Le TPI a répondu qu’« en dehors des 340 victimes avérées de massacres […], le TPI n’a encore publié aucun chiffre ».

B. Kouchner a, alors, fait machine arrière et affirmé que le chiffre de onze mille était « le nombre potentiel de victimes », nombre fondé sur des informations « de toutes sources » ! Il n’a pas précisé ces sources.

Voilà plusieurs mois que la grande presse et les médias en général, Le Monde en particulier, nous abreuvent de mensonges et d’exagérations sur le Kosovo et les horreurs commises par les vaincus. Les horreurs commises par le camp des vainqueurs commencent seulement à faire une timide apparition.

Ces mensonges, ces exagérations sont le pâle reflet des élucubrations sur Timisoara, qui ont duré quelques jours, et des divagations sur Auschwitz qui ne cessent de sévir depuis plus d’un demi-siècle.

Le mensonge de B. Kouchner était criant dès la première minute. J’ai dit et répété que, lorsqu’on ment sur les chiffres, c’est en recourant à des nombres impairs, souvent supérieurs à 10 mais à l’exception du chiffre 15 ; on ment par 11, 13, 17, 19.

B. Kouchner a menti par 11.

Un quotidien du centre de la France — La Montagne — péchait naguères par sa propension à mentir à peu près autant que le journal Le Monde . Depuis quelque temps, il se montre plus réservé à l’endroit des inventions de la propagande officielle. Dans son édition de ce jour, il titre en toute clarté : «Charniers du Kosovo. Le TPI rectifie Kouchner». Cela en première page. En page intérieure, il titre : «Bataille autour d’un chiffre "politique"». L’adjectif de « politique » n’est pas sans rappeler le livre consacré par le révisionniste Serge Thion à la question des chambres à gaz et à l’affaire Faurisson : Vérité historique ou vérité politique ? (La Vieille Taupe, 1980). Le titre provenait, en fait, de l’intitulé d’une conférence de Paul Rassinier, père fondateur du révisionnisme historique.

A propos de 750 corps découverts en trente-quatre « charniers » (ou cimetières ?) d’une zone détruite à 75%, La Montagne écrit : « Les experts du TPI doivent maintenant déterminer si ces morts ont été victimes de faits de guerre ou de crimes de droit commun ». Et le journal ajoute : « Selon le TPI, beaucoup de charniers ne contiennent qu’un nombre relativement restreint de corps. Ainsi, à Lubjenic, dans le sud-ouest du Kosovo, où des militaires italiens avaient annoncé la découverte d’un "charnier présumé" pouvant contenir 350 corps, seuls cinq cadavres ont été retrouvés ».

Reste, bien sûr, à savoir si ces militaires italiens avaient vraiment fait cette annonce, en quels termes, à qui, quand et à quel propos exactement.

Quand se décidera-t-on à « rectifier » le TMI (Tribunal militaire international de Nuremberg), l’ « Holocauste », la « Shoah », le « génocide des juifs », « Auschwitz », « Mengele », « Eichmann », les expériences médicales loufoques des nazis, les faux témoignages de millions de survivants, encore bien vifs, bien riches et bien cashers ? Quand portera-t-on au jour le centième des horreurs perpétrées par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale ? Quand, pour commencer, rectifiera-t-on définitivement les Kouchner, les Elie Wiesel, les Simon Wiesenthal et les Klarsfeld ?

Ces individus finiraient par donner raison au personnage — antipathique — dans la bouche duquel Victor Hugo mettait l’adage : « Juif qui parle : bouche qui ment ».

Complément du 6 août

Le 5 août, La Montagne titre : « Charniers kosovars / Kouchner avoue son erreur » et rapporte :

[…] Bernard Kouchner a reconnu avoir fait une « énorme erreur », lundi, en avançant le chiffre de 11 000 victimes de la guerre du Kosovo. «J’ai fait une énorme erreur» en donnant un chiffre «plus élevé que la réalité, bien sûr», a-t-il reconnu. « J’ai écouté un tas de gens, donc j’ai pensé — et j’avais tort — que c’était en gros le chiffre », a-t-il expliqué.

On ne sera pas étonné d’apprendre que Le Monde, journal oblique, a entièrement passé sous silence cette peu banale information, si riche de signification.

Complément du 24 août

Le 24 août, Le Monde relance sa campagne de propagande contre les Serbes avec, en particulier, un article de Régine Herzberg-Poloniecka intitulé : « Retour du Kosovo, l’éclipse de l’humain » (p. 1, 12). Cet article, vide et d’un vertigineux pathos de « psychiatre, psychanalyste » appartenant à « Médecins du monde », évoque un enfant de douze ans dont on nous dit : « Il revoit le massacre et le découpage de treize personnes devant lui, dont son père » (p. 12). Le 24 août au matin, France-Inter ne manque pas de rapporter ce témoignage de la dame juive, laquelle a menti par 13.

4, 6, 24 août 1999