Friday, June 25, 1999

No light, no smoke, no stench, no holes: no "Holocaust"!


In addition to: "No holes, no 'Holocaust'!", one may add:

"And no light, no smoke, no stench",

in accord with Dr Maurice Rossel, member of the International Committee of the Red Cross who, in September 1944, visited the Commandant of the Auschwitz camp (see "Sur Auschwitz, un document capital de la Croix-Rouge internationale", Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 219-224, as published in Mémoire en défense, 1980, p. 241-247).

This morning in the Washington Post (p. C1, C8) there appeared a long article by Mark Fisher, "The Truth That Can Only Hurt", reviewing Claude Lanzmann's recent "documentary" film A Visitor from the Living, about the above-named Dr Rossel. Extracts:

Lanzmann moves in, his short, calm questions presented like invitations to a dance, with all the proper flourishes and courtesies.

"Did you know you were in an extermination camp?"

"I didn't know the scale it had reached", Rossel says, and for the first time, he is looking off, just slightly away.

"Did you see a light glimmering?" It seems the Poles in nearby villages have told Lanzmann that they saw this light from Auschwitz, this reflection of horror.

"I saw none, no smoke," Rossel says.

"No stench?"

"No stench."

June 25, 1999

Monday, June 7, 1999

Communiqué : "Il faut le tuer ! Tuez-le !"


Jean Plantin, 33 ans, chômeur, éditeur d’Akribeia [1], a fait l’objet pour délit d’opinion d’une nouvelle garde à vue à l’Hôtel de Police de Lyon [2], de 10 h du matin, le 4 juin, à 9 h 45 du matin, le 5 juin.

Les 13 et 14 janvier, lors de sa première garde a vue, J. Plantin s’était fait copieusement insulter et, en particulier, le commissaire principal de police, Philippe JUSTO, l’avait, par exemple, traité de « connard » et de « truffe ».

Lors de la nouvelle garde à vue, de la pièce où il venait d'être interrogé par un officier de police judiciaire, J. Plantin a vu et entendu – la porte était ouverte – le même commissaire lancer à voix haute :

« Fasciste ! Il faut le tuer ! Tuez-le ! »

Nous prenons bonne note de ces insultes, suivies d’un appel au meurtre, le tout étant proféré par un fonctionnaire dans l’exercice de sa fonction : Philippe JUSTO.

Les Amis de Jean Plantin


7 juin, 1999



[1] Akribeia, 45/3 Route de Vourles, 69230 ST GENIS LAVAL.

[2] Hôtel de Police, 40 rue Marius Berliet, 69008 LYON ; tél. : 04 78 78 40 40 ; fax : 04 78 78 44 73.

Friday, June 4, 1999

Qui a bombardé Montluçon le 19 juin 1940?

Le 19 juin 1940, peu avant midi, une formation aérienne, proba­blement constituée de neuf appareils, bombarde Montluçon (Allier). Le nombre des victimes s’élève à 81 morts et une soixantaine de bles­sés : uniquement des civils. Instantanément, la rumeur attribue cette action à l’aviation italienne. Les avions, dit-on, venaient de l’Est et portaient des cocardes aux couleurs de l’Italie. Les « macaronis » (sic), qui, neuf jours auparavant, étaient entrés en guerre contre une armée française en pleine déroute devant l’offensive allemande, avaient déli­bérément entrepris de tuer des civils français. Telle, du moins, fut la conviction générale.

Pendant un demi-siècle, la rumeur est restée vivace. Aujourd’hui encore, elle conserve quelque crédit auprès de Montluçonnais et d’habitants de la région.

Cependant, des chercheurs ont voulu aller y voir de près. Entrepre­nant un travail de révision de l’histoire, ils ont conclu de leurs recherches que ce bombardement ne pouvait manifestement pas être porté au compte des Italiens. Mais il restait à savoir qui étaient les res­ponsables.

La réponse d’Alain Bisson [1], qui a mené une enquête dans toutes les directions possibles, est que ce bombardement doit être imputé à une formation de la Luftwaffe qui a cherché à atteindre la gare de Montluçon, des usines et une caserne (où se trouvaient 2 500 soldats français) mais les cibles ont été manquées ou à peine touchées et c’est ainsi qu’environ 150 civils ont été tués ou blessés.

Parmi ces tués, la propre mère de l’auteur, morte sous les yeux de son fils, alors âgé de six ans.

A. Bisson commence par récuser un à un les arguments de l’accusation portée contre les Italiens, puis il énumère un certain nombre de faits qu’on a ignorés ou passés sous silence ; continuant son enquête, il découvre que les vrais responsables de ce bombardement ont été des Allemands. Il ajoute que ces derniers ne semblent pas avoir cherché à tuer des civils (comme le feront plus tard les Anglo-Américains qui s’acharneront à multiplier les bombardements de ter­reur de la population civile allemande ou les mitraillages des civils allemands), mais ont manqué ou à peine touché les cibles d’intérêt stratégique ou militaire qu’ils s’étaient fixées.

Réfutation de l’accusation portée contre les Italiens

• « Ces avions venaient de l’Est. » A. Bisson prouve que cet argu­ment de l’accusation est sans valeur. Il écrit :

Les pilotes allemands passaient la Loire à haute altitude et, pour avoir le soleil dans le dos, revenaient de l’est, du sud-est ou du sud pour attaquer leurs objectifs et repartir à vide vers leur base du nord (p. 36, n. 1).

• « Basés en Italie du Nord, les avions italiens pouvaient procéder à des bombardements au sud de la Loire. » A. Bisson affirme que les deux types de bombardiers en usage dans l’aviation italienne étaient basés soit dans le centre de l’Italie, soit à Milan ; les premiers n’ont pu être utilisés que dans le sud de la France tandis que les seconds n’auraient pas pu, le 19 juin 1940, franchir les Alpes avec leur charge de guerre, compte tenu des mauvaises conditions météorologiques qui régnaient alors dans le secteur considéré (p. 65).

• « Ces avions portaient sous l’aile la cocarde aux couleurs italiennes : vert, blanc, rouge. » A. Bisson rappelle que les avions italiens

portaient trois haches de licteurs disposées parallèlement dans un cercle noir sur fond blanc ou blanches sur fond noir. Seule la dérive verticale était peinte avec la Croix de Savoie et les couleurs vert, blanc, rouge, difficilement visibles pour un témoin au sol (p. 57 ; cro­quis p. 63, 65).

Faits ignorés ou passés sous silence

L’auteur rappelle que les témoignages ne suffisent pas. Il faut des preuves. Les meilleures preuves sont d’ordre matériel. Or, aucune enquête ne semble avoir été entreprise afin de découvrir des preuves matérielles. Un rapport de gendarmerie, en date du 25 juin 1940, commence ainsi :

Le 19 juin 1940 à onze heures 40, neuf avions de nationalité italienne allant de l’Est à l’Ouest ont survolé et bombardé la partie Nord-Ouest de la ville de Montluçon (doc. reproduit p. 61).

L’adjudant-chef de gendarmerie, auteur dudit rapport, n’indique pas pour quelle raison il attribue à ces avions la nationalité italienne.

Des bombes n’avaient pas éclaté. Le 9 août 1940, elles seront détruites par le service d’artillerie de la garnison française de Montluçon. En un premier temps, A. Bisson n’a pu trouver de photographies ou de documents permettant d’identifier la provenance de ces bombes.

En revanche, il a découvert, dans les archives militaires françaises, un document qui laisse à penser que l’aviation italienne n’a pas bom­bardé Montluçon le 19 juin 1940. Il s’agit d’un « Extrait du journal de marches de la zone d’opérations aériennes des Alpes », partie intégrante d’un document français intitulé : « Les opérations de l’aviation italienne et de l’aviation française du 10 juin au 25 juin 1940. » Or, à la date du 19 juin, on n’y relève, en fait d’opérations italiennes, que de très légers bombardements en quatre points… de Corse. Détail im­portant pour la thèse d’A. Bisson, le document spécifie :

Le mauvais temps (pluie violente et continue) détrempe les ter­rains et entrave les opérations aériennes (p. 95).

Dès le 28 octobre 1942, les Italiens avaient, pour leur défense, for­mulé d’excellents arguments contre la thèse de l’accusation. Le jour­nal clandestin Italie libre, hebdomadaire des Italiens en France, paraissant à Paris et d’inspiration antifasciste, avait publié un article traitant du sujet. Dans sa livraison du 7 décembre 1944, un hebdoma­daire de Rome, Giornale dell’Aviatore, avait titré en première page :

Gli Aviatori Italiani

in Francia nel 1940.

Un articolo di un giornale di Parigi.

Una leggenda da sfatare — Precisazioni.

(Les aviateurs italiens en France en 1940. Un article d’un journal [italien] de Paris. Une légende à détruire — Des précisions.)

A. Bisson nous livre, en traduction française, l’intégralité de ce long article (p. 84-88) datant, répétons-le, de 1942 et reproduit en 1944.

Le 22 avril 1994, l’attaché de l’air de l’ambassade d’Italie à Paris répond à A. Bisson :

La Regia Aeronautica pendant la brève campagne de France (10-24 juin 1940) a effectué des missions de guerre [seulement] dans la zone comprise entre la chaîne des Alpes et la Vallée du Rhône (p. 82).

Affirmation identique dans le livre du commandant italien Giancarlo Garello, ancien officier pilote de la Marine, intitulé Regia Aeronautica e Armée de l’Air, 1940-1943 (Rome, Bizzarri, 1975), récit que relate A. Bisson (p. 97).

Affirmation confirmée par un communiqué de guerre italien, dont la source est omise et qui porte la date du 19 juin 1940 :

Notre aviation a attaqué des bases aériennes ennemies [c’est-à‑dire françaises], incendiant trois appareils (p. 98).

A. Bisson reproduit, enfin, un document de poids : celui d’une carte de France où Allemands et Italiens ont clairement délimité pour leurs aviations respectives les zones opérationnelles de chacun. Montluçon est située dans la zone d’intervention de la Luftwaffe (p. 99, 101).

Les bombardiers étaient allemands et avaient

manqué leurs cibles

Au terme de l’enquête, l’auteur a pu déterminer avec précision, grâce au concours d’archivistes et de spécialistes allemands, que, le 19 juin 1940, c’était la Luftwaffe et non l’aviation italienne qui avait bombardé Montluçon (et sa région).

Aux pages 187-197 figure, avec sa traduction, un long document émanant du commandant de la Luftwaffe : Etat-Major 1c, Quartier général, communiqué no 288 du 20 juin 1940 à 10 h (heure allemande). Ce document énumère les activités de combat du 19 juin et de la nuit du 19 au 20 juin. Il y est précisé que troupes françaises et réseaux rou­tiers sont l’objet de puissantes attaques continues dans la région de «Tours, Poitiers, Angoulême, Limoges, Montluçon et Bourges» (p. 189).

C’est l’escadrille de combat 53 (Kampfgeschwader 53) appartenant au groupe III qui s’est vu affecter une zone de combat comprenant Montluçon (p. 195). Il s’agissait d’une escadrille portant l’insigne de la Légion Condor (ici, pour le groupe III, sur fond noir une bombe rouge dotée d’ailes stylisées blanches) (p. 199). Une quinzaine de bombes de 50 kg furent larguées. Ces bombes, ainsi qu’on l’a vu, n’explosèrent pas toutes mais firent tout de même environ 150 victimes civiles (sans compter les destructions d’habitations). Les avions étaient des Heinkel 111. A ce sujet, A. Bisson écrit :

Si on relit les historiques des escadrilles dotées de Heinkel 111, on constate que les aviateurs se plaignent tous des importantes faiblesses techniques que présente le viseur de cet avion : « Il était si peu précis qu’au cours de missions contre les bateaux, pratiquement toutes les bombes rataient leur cible » (p. 243).

La partie la plus convaincante de l’enquête menée par A. Bisson concerne les rares éléments matériels qu’il a pu réunir et soumettre à des techniciens : essentiellement une attache de bombe, un morceau d’ailette de bombe, une photographie de démineur auprès d’une bombe (p. 201-221). La conclusion est formelle : les bombes du 19 juin 1940 étaient allemandes ; il est probable qu’ont été utilisées les variétés « SC 50 » et « Brand C50A » et il est sûr qu’on a employé la variété « SD 50 » (p. 214), dont A. Bisson a retrouvé quelques frag­ments où l’on peut voir les traces de la peinture rouge caractéristique de cette variété (p. 213).

Portée de la découverte et réflexions de l’auteur

La portée de la découverte est à souligner : en étudiant le seul cas de Montluçon et de quelques autres villes ou bourgades de la région, A. Bisson a démontré que toutes les histoires de bombardements ita­liens au sud de la Loire, hormis la Corse et la zone située à l’est du Rhône, sont de pures fictions.

Quant à ses réflexions, elles sont celles d’un homme qui conteste la notion même de « guerre juste ». En épigraphe de son livre, il cite l’Américain Henry Miller : « La guerre est meurtre, que les justes et les gens de bien chantent ou non ses louanges. » On se demande, en effet, comment le fait de massacrer ou de mutiler peut servir une cause dite « juste ». Il rend hommage, parmi ceux qui l’ont aidé dans ses recherches, à « des hommes d’une probité intellectuelle exemplaire qui voulaient que la Vérité historique, quelle qu’elle puisse être, ne soit ni fardée, ni trahie » (p. 12).

La puissance de la rumeur, de « sa cousine, la calomnie » et de la fausse information le consterne (p. 251). Il cite Jean Baudrillard : « Contrairement à la vérité, la crédulité n’a pas de limites. »

A. Bisson aurait pu invoquer La Fontaine : « L’homme est de glace aux vérités, / Il est de feu pour les mensonges. » Il aurait également pu évoquer, ne fût-ce qu’en passant, cent autres bobards de la seconde guerre mondiale. Il s’en est abstenu. Il a bien fait. Par les temps qui courent on n’est jamais trop prudent.

Peut-être se trouvera-t-il des lecteurs pour penser : «Responsabilité italienne ou allemande, quelle différence ? Tuerie délibérée ou erreur tragique, quelle importance ?»

À quoi l’on répondra qu’il existe, en effet, des esprits indifférents à l’exactitude, et donc à la justice.

Ce n’est pas une critique. C’est un constat.

Additif

Sous un nom de plume, j’ai soumis à A. Bisson un projet de compte rendu de son livre et lui ai demandé ses critiques et sugges­tions. Il m’a répondu dans les plus brefs délais, ce dont je le remercie. Pour la rédaction définitive de la présente recension, j’ai largement tenu compte de ses remarques.

Par ailleurs, il m’a confirmé, avec de nouvelles précisions, que, contrairement à ce que certains ont pu affirmer, les avions italiens étaient techniquement en mesure, partant de Turin ou de Milan, de venir bombarder Montluçon. La distance entre, d’une part, ces deux villes d’Italie du Nord et, d’autre part, Montluçon est respectivement d’environ 480 km et 400 km. Or, les fiches techniques consultées par A. Bisson indiquaient, pour le bombardier BR 20 Fiat «Cigogna», une autonomie de vol de 2 400 km (sinon 3 000 km selon certaines fiches) avec un rayon d’action de 1 000 à 1 100 km ; pour le Savoia-Marchetti SM 79, l’autonomie de vol indiquée était de 2 000 km avec un rayon d’action de 800 à 900 km. À l’époque considérée, c’est-à‑dire vers le 19 juin 1940, les conditions météorologiques n’ont pas permis, pen­dant plusieurs jours, la sortie de bombardiers de la Regia Aeronautica.

A. Bisson m’a confirmé que, pour lui, la Luftwaffe avait des objectifs d’intérêt militaire ainsi que l’atteste une déclaration, après guerre, du maréchal Kesselring. Il n’exclut pas pour autant que des aviateurs allemands aient pu prendre l’initiative d’attaquer des colonnes où se trouvaient mêlés soldats et civils français. Il cite l’exemple de bourgades de la région de Montluçon comme Gouzon ou Chénerailles qui ont été mitraillées alors qu’elles ne présentaient, du point de vue de l’auteur, aucun intérêt stratégique.

A. Bisson me dit qu’il a consulté deux spécialistes du déminage, qui lui ont confirmé qu’on n’a jamais mis au jour, au sud de la Loire (et, je suppose, à l’ouest du Rhône), des débris d’avions italiens ou des vestiges matériels de la Regia Aeronautica remontant à la période 1939-1945.

A. Bisson a, depuis longtemps, entrepris des démarches afin que toutes les victimes, sans exception, du bombardement du 19 juin 1940 reçoivent la mention « Mort pour la France ». Il espère que satisfaction lui sera donnée pour le 19 juin 1999.


N.D.L.R. : On rappellera que le mythe des bombardements italiens a ré­cemment fait l’objet d’une étude de Sylvain S. Salvini, « Le mythe de l’aviation italienne en France sur les routes de l’exode en janvier 1940 : la so­lution de l’énigme », La Vieille Taupe, no 9, automne 1997, 160 p.

4 juin 1999


[1]. [1]. Alain Bisson, 19 juin 1940 / Bombardement de Montluçon et autres villes au sud de la Loire / La fin d’un mythe ou l’histoire d’une rumeur et d’une recherche, Cercle archéologique de Montluçon [25, rue des Faucheroux, 03100 Montluçon], Études archéologiques, nouvelle série, no 2, année 1997 (4e trimestre), 261 p., 21 x 29,7 cm, illustrations ; prix : 170 F.

Thursday, June 3, 1999

Un juif dénonce sur France-Inter le "bobard" des chambres à gaz nazies


Le 2 juin 1999, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été reconnu coupable d’incitation à la haine raciale par le tribunal de Munich pour avoir déclaré dans cette ville, le 5 décembre 1997, que «les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale». Il a été condamné à payer une amende dont le montant n’a pas encore été précisé (Le Monde, 4 juin, p. 38).

Le 3 juin, soit le lendemain de sa condamnation, il a été in­vité par Stéphane Paoli à France-Inter à partir de 8 h 20. Il a re­fusé de commenter une condamnation qu’il a jugée « inique ». Il a déclaré que le sujet des chambres à gaz était « tabou ».

Comme d’habitude, de 8 h 50 à 9 h, des auditeurs, soigneu­sement filtrés, ont eu la parole, notamment pour poser des ques­tions à l’invité du jour.

Un auditeur prénommé « Henri » (il s’agit d’Henri Lewko­wicz) a demandé à J.-M. Le Pen de cesser de dire que les chambres à gaz (nazies) sont un détail. Il a ajouté que trois membres juifs de sa famille avaient été internés à Drancy, puis déportés, et que ceux-ci étaient morts en déportation. On a pu croire, sur le moment, qu’il reprochait à J.-M. Le Pen de mini­miser l’importance de ces chambres à gaz.

En fait, contre toute attente, il a ajouté que ces chambres à gaz n’étaient pas un détail mais un bobard, un mensonge.

Il a insisté là-dessus, employant deux fois le mot de « bo­bard » et quatre fois celui de « mensonge ».

Le micro lui a alors été coupé.

Le lendemain, Jean-Luc Hees, responsable de France-Inter, a lu un communiqué où il a présenté les excuses de cette station radiophonique pour avoir diffusé de tels propos. Il a dit qu’en France il existait une loi punissant le « négationnisme » et il a félicité S. Paoli d’avoir coupé la parole à Henri.

Le 3 juin, S. Paoli a joué de malchance. Un auditeur a télé­phoné vers la même heure qu’Henri pour reprocher à France-Inter d’avoir caché une nouvelle importante : Fabrice Le Quin­trec qui, tous les jours, du lundi au vendredi, résumait la revue de presse vers 8 h 30 et qui avait été démis de sa fonction pour avoir tout à fait épisodiquement cité dans cette revue de presse des extraits de journaux d’extrême droite, venait de gagner son procès contre France-Inter. S. Paoli, interloqué, s’est déclaré « pris de court » et « incapable de répondre ». Il a fini par pro­mettre une réponse pour le lendemain 4 juin.

Il n’a pas tenu sa promesse.


additif

(25 juin 1999)

H. Lewkowicz a adressé à Rivarol un texte en droit de réponse où il a rectifié sur quelques points les déclarations que cet heb­domadaire, dans sa livraison du 11 juin, lui avait prêtées. Dans ce texte, il ajoute qu’une fois le micro coupé il a proposé à J.‑M. Le Pen de venir témoigner à son procès [en France ?]. Il écrit :

Enfin, une chose que je n’ai pas dite à la radio et que je tiens à dire ici, c’est mon indignation devant les condamnations qui ont frappé M. Jean-Marie Le Pen pour le mot « Détail ». Les condamnations de M. Jean-Marie Le Pen pour le mot « Détail » s’élèvent à 155 millions d’anciens francs environ. Tant qu’on n’aura pas remboursé cette somme à M. Le Pen, je prends l’engagement devant Dieu de voter pour M. Le Pen, quel que soit son programme, et, naturellement, dimanche dernier [13 juin], aux élections européennes, j’ai voté pour la liste « Jean-Marie Le Pen-Charles de Gaulle » (Rivarol, 25 juin 1999, p. 2).

Auparavant, lors d’un procès au Palais de justice de Paris, H. Lewkowicz avait déclaré à la barre, en qualité de témoin de Pierre Guillaume, que les chambres à gaz nazies n’avaient jamais existé.

La publication de sa lettre dans Rivarol devrait normalement déclencher des poursuites judiciaires (dans les trois mois). Mais il est juif et, jusqu’à présent, un juif comme Roger-Guy Dom­mergue Polacco de Menasce a bénéficié du privilège de l’impu­nité malgré ses écrits et ses publications révisionnistes. Si H. Lewkowicz devait être poursuivi, son procès ferait date dans les annales judiciaires de notre pays : pour la première fois un juif aurait à répondre du délit de contestation de crimes contre l’humanité. En revanche, s’il échappe à tout procès, les révision­nistes qui ne sont pas juifs seront fondés à dire publiquement, à leur tour, que les chambres à gaz nazies sont un « bobard » ou un « mensonge » et aucun tribunal ne pourra les condamner à moins d’admettre qu’il y a deux poids, deux mesures, et que, selon que vous êtes juif ou non juif, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

H. Lewkowicz n’en est pas à son coup d’essai. En plus de ses interventions devant un tribunal, au micro de France-Inter ou dans sa lettre à Rivarol, il a développé ses vues révisionnistes dans une cassette vidéo intitulée : Un petit-fils de déporté raconte (V.H.O., B.P. 60, B-2600 Berchem 2, Belgique, 166 FRF).

3-4, 25 juin 1999