Monday, May 31, 1999

En Allemagne, tourmente judiciaire pour quinze lignes de latin

En 1978, le prestigieux historien allemand Hellmut Diwald, pro­fesseur à l’université d’Erlangen (mort en 1993), publiait dans son Histoire des Allemands [1] quelques lignes où il manifestait son scepticisme quant à la version orthodoxe de l’histoire d’Ausch­witz. Comme on s’en doute, il allait chèrement payer son audace. Cependant mon propos n’est pas d’évoquer son cas mais celui d’un autre universitaire allemand, un sociologue frotté de latin.

En 1994 paraissait à Tübingen un gros ouvrage où une tren­taine d’auteurs rendaient hommage à la mémoire d’H. Diwald [2]. Parmi ces auteurs figurait Robert Hepp, professeur de sociologie à l’université d’Osnabrück.

Dans une note de sa contribution [3], le lecteur découvrait quinze lignes rédigées en latin où R. Hepp ne faisait pas mystère de sa propre incroyance en ce qui concernait

illud Judæorum gentis excidium, ratione institutum et in « castris extinctionis » gaso pernicioso methodice peractum,

ce qui, le diable aidant, pourrait se traduire par :

ce fameux génocide des juifs rationnellement institué et métho­diquement conduit dans des « camps d’extermination » avec un gaz mortel.

Sur ordonnance d’un tribunal de Tübingen, tous les exem­plaires du gros ouvrage que la police avait pu saisir furent détruits. Pour sa part, R. Hepp, pendant deux ans, put s’ima­giner que l’appareil judiciaire et l’administration universitaire ne se donneraient pas le ridicule de lui chercher noise pour quinze lignes de latin. En réalité, à partir de 1996, il entra dans une période de turbulence qui, aujourd’hui, en 1999, semble enfin s’achever.

Pendant trois ans il lui fallut connaître tour à tour une per­quisition à son domicile, la confiscation de certains de ses livres et de ses disquettes informatiques, deux procédures criminelles, un procès civil (d’abord en première instance, puis en appel, en­fin auprès de la cour fédérale de justice) ainsi que des attaques venimeuses de la presse et, en particulier, du magazine Stern. Pour couronner le tout, l’enquête disciplinaire déclenchée par son université allait durer plus de mille deux cents jours.

R. Hepp, jusqu’ici, a réussi à éviter la prison ou l’asile psy­chiatrique. Son collègue Günther Deckert, lui, est toujours en prison, depuis des années. Il en va de même pour l’historien Udo Walendy.

L’Allemagne fédérale est un pays « libre et démocratique » dont il convient de ne pas braver les tabous, même en latin [4].

31 mai 1999



[1]. Geschichte der Deutschen, Propyläen Verlag, Berlin, 1978 ; version origi­nale ; la police allemande de la pensée publiera une version « corrigée ».

[2]
. Hellmut Diwald, Hohenrain-Verlag, Tübingen, 1994 ; textes présentés et rassemblés par Rolf Josef Eibicht.

[3]. Ibid., p. 147, n. 74 ; voir Claude Lorne, « In Latino Veritas ? », Rivarol, 9 septembre 1994, p. 12.

[4]. L’Allemagne fédérale est allée jusqu’à jeter en prison trois citoyens américains, successivement, qui étaient connus pour leur activité révisionniste dans leur propre pays mais dont les écrits parvenaient à des citoyens alle­mands. En ce moment, l’Australien Fredrick Toben est en prison à Mannheim depuis le 8 avril 1999 parce que les publications de son institut, autorisées en Australie, parvenaient aux Allemands sur Internet. Aucun révisionniste étran­ger ne peut mettre le pied en Allemagne sans risquer arrestation et prison. La Gestapostasi veille et surveille.

Sunday, May 30, 1999

À Lyon, l'affaire Plantin

Jean Plantin, âgé de trente-trois ans, au chômage et demeurant près de Lyon, publie la revue Akribeia (mot grec qui signifie exactitude). Cette revue, qui a pour sous-titre : Histoire, rumeurs, légendes, paraît deux fois l’an. Elle n’est pas révisionniste mais elle a le mérite de recenser avec impartialité les publications exterminationnistes ou révisionnistes ainsi que des études, fort diverses, qui traitent de sujets sans rapport avec la controverse actuelle entre exterminationnistes et révisionnistes.

Il se trouve que, dans les premières livraisons d’Akribeia, J. Plantin a simplement mentionné trois revues révisionnistes in­terdites par le ministère de l’Intérieur à la vente, à l’exposition et à la publicité. Il ne leur a précisément fait aucune publicité.

Le 13 janvier 1999, il a été interpellé par des policiers à son domicile. Conduit dans les locaux de la Police de Lyon, il y a été traité pendant vingt-quatre heures de façon ignominieuse. Puis, de retour à son domicile, il a vu les policiers saisir ses deux or­dinateurs et ses disquettes d’archives. Sa bibliothèque a été mise sens dessus dessous.

Des journalistes se sont alors employés à lancer « l’affaire Plantin », principalement dans Le Journal du dimanche, dans la presse lyonnaise et dans L’Humanité du 21 avril (p. 1, 6, 7) sous le titre : « Filière noire pour revue brune » (on notera en passant que la revue Akribeia s’orne d’une couverture rouge vif).

Ils ont rappelé que J. Plantin avait obtenu en 1990 sa maîtrise d’histoire en rédigeant un mémoire intitulé : Paul Rassinier (1906-1967), socialiste, pacifiste et révisionniste. L’année suivante, J. Plantin avait obtenu son diplôme d’études approfondies (DEA) avec un mémoire sur : Les Épidémies de typhus exanthématique dans les camps de concentration nazis. Ni l’un ni l’autre de ses mémoires ne présentaient en fait de caractère révisionniste. Mais voilà qu’en 1999 des organisations, en particulier juives, viennent d’estimer que cela n’avait pas d’importance et que les deux professeurs, l’un de l’université Lyon III et l’autre de l’université Lyon II, qui avaient dirigé les travaux de J. Plantin, s’étaient rendus coupables de révisionnisme (de « négationnisme », comme elles disent).

Universités en émoi

En un premier temps, ces professeurs, Régis Ladous et Yves Lequin, ont protesté de leur bonne foi. En proie à la panique, ils ont, l’un et l’autre, esquivé leurs responsabilités. R. Ladous, pour sa part, est allé jusqu’à dire que, s’il avait attribué au mémoire de maîtrise la mention « Très bien », c’était pour se moquer d’un travail qui, à ses yeux, était, paraît-il, « grotesque » ! En un se­cond temps, les professeurs ont offert spontanément leur démis­sion de leur responsabilité respective de directeurs de DEA. Ces démissions ont été immédiatement acceptées par les présidents de leurs universités respectives.

R. Ladous s’était signalé, le 29 avril 1993, en approuvant pu­bliquement la répression judiciaire exercée contre son collègue révisionniste Bernard Notin (qui, depuis cette époque, n’a jamais pu reprendre ses cours d’économie politique à l’université Lyon III). Quant à Y. Lequin, il préside le comité des historiens du Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation ; il est aussi membre de la commission de la municipalité de Lyon sur la « spoliation des biens juifs ».

La presse lyonnaise a multiplié les articles sur le procès de J. Plantin, qui s’est tenu à Lyon le 22 avril, et sur la démission des deux professeurs. Elle a aussi révélé que des organisations, en particulier juives, exigent maintenant l’annulation des diplômes obtenus en 1990 et en 1991 par J. Plantin (maîtrise d’histoire et DEA d’histoire). Une commission d’historiens et d’universitaires va chercher à déterminer pourquoi Lyon est, de leur point de vue, devenu en France « la capitale du négationnisme » (avec, de 1978 à 1999, la succession des affaires Faurisson, Zind, Allard, Notin, Robert et, enfin, Plantin [1]) ; elle prépare une journée d’étude pour octobre 1999. Un colloque international aura lieu l’an prochain sur le sujet. D’ores et déjà, il est question d’établir, pour les universités de France, un système de contrôle qui empêche toute personne soupçonnée de révisionnisme d’obtenir un diplôme quelconque. L’université Lyon II charge un spécia­liste d’histoire religieuse, Bernard Comte, d’établir « une chrono­logie détaillée et exhaustive de tous les faits qui depuis l’affaire Faurisson ont mis d’une manière ou d’une autre l’université en contact avec le négationnisme ; que ce soit une manifestation de soutien ou de condamnation ».

Haro sur le jeune historien

C’est dans une atmosphère d’excitation médiatique que les juges lyonnais ont délibéré pendant quatre semaines. Ils vien­nent de rendre leur verdict le 27 mai : J. Plantin est condamné à six mois de prison avec sursis, 10 000 F d’amende et 39 000 F de dommages-intérêts qu’il lui faudra verser à des associations juives et autres. Ses instruments de travail (ordinateurs et dis­quettes d’archives), saisis à son domicile, sont confisqués.

J. Plantin a dix jours pour interjeter appel.

Selon les journalistes, un autre procès se préparerait contre le jeune historien, cette fois-ci pour le contenu de la récente livrai­son, no 4, d’Akribeia. Pour sa part, le conseil d’administration de l’université Lyon II a décidé d’entamer une procédure visant à l’annulation du DEA de J. Plantin. Cependant, comme le texte du mémoire ne figure plus dans les archives de l’université et comme personne, en conséquence, ne pourra se prononcer sur le fond, c’est… sur la forme administrative d’attribution du DEA qu’on s’efforcera d’annuler ce diplôme universitaire ! Décision adoptée par trente voix pour, zéro contre et huit abstentions.

Comportement du journal Le Monde

Depuis plusieurs années, c’est au Monde même que j’ai pour habitude de dénoncer ses propres mensonges, en particulier sur le sujet du révisionnisme. « Le Monde, journal oblique (suite) » : tel est, uniformément, le titre que je donne à mes envois où, à côté d’une reproduction de l’article que je mets en cause, figurent mes observations. Copies du tout sont expédiées aux journalistes que je critique ainsi qu’à leur directeur.

L’expérience enseigne que lorsque, par exemple, un révision­niste ou – c’est le cas de J. Plantin – un éditeur soupçonné de révisionnisme est soit jeté en prison, soit condamné par un tri­bunal à de lourdes peines financières, ce journal passe déli­bérément le fait sous silence ou bien le minimise.

Le soir même du verdict, j’ai adressé au Monde un fax où j’énumérais toutes les peines qui venaient d’accabler J. Plantin. Je concluais : « Le Monde aura-t-il l’honnêteté, pour une fois, de ne rien minimiser de ce jugement de condamnation ? »

À la lecture des quatre colonnes parues dans la livraison datée du 29 mai (p. 4), je constate que le journal a, pour une fois, fait la preuve d’une honnêteté relative mais il a à nouveau minimisé et biaisé. Il a minimisé, d’abord, en ramenant la somme à payer, par le jeune chômeur, de 39 000 francs à 30 000 francs, puis, en omettant de mentionner la confiscation de ses instruments de travail à domicile (les deux ordinateurs et les disquettes d’archives) et, enfin, en se gardant bien, dans l’historique de l’affaire, de rappeler les conditions ignominieuses de la détention de J. Plantin, conditions dont Le Monde a été le premier informé par mes soins. Il a, enfin, biaisé en amputant d’un mot le titre du mémoire de DEA de l’intéressé : ce mot était celui de « nazis » qui figurait dans l’expression « camps de concentration nazis ». Cette expression et cet adjectif, dans le contexte donné, étaient loin de tout révisionnisme. Car, contrai­rement à la rumeur journalistique, J. Plantin n’est pas engagé dans le révisionnisme historique. Il s’efforce, dans Akribeia, d’être exact et impartial. Là est son crime, son seul crime.

À Lyon, une nouvelle chasse aux sorcières révisionnistes s’est ouverte. Le Monde y prend part. Peut-être le fait-il, pour une fois, avec moins de fiel et de duplicité que d’habitude. Mais il le fait.

Il faut dire qu’il répugne congénitalement à l’exactitude, à l’acribie [2].

L’aventure de J. Plantin

Un intellectuel, formé par l’université à la recherche historique, consciencieux, effacé, désintéressé, immergé dans un labeur de bénédictin, dépourvu de toute ressource financière, au chômage, décide un jour de lancer une revue historique de haute érudition. Il constate qu’en France et dans le reste du monde une vive controverse historique met aux prises les tenants d’une orthodoxie et des réfractaires à cette même orthodoxie. Il remarque qu’entre les deux aucun débat public ne semble possible. Modeste, il ne va pas chercher à créer les conditions d’une impossible rencontre. Simplement, parmi bien d’autres sujets, il rendra compte des écrits ou des interventions, çà et là, aussi bien des exterminationnistes que des révisionnistes. Il procèdera avec le plus d’impartialité possible. Il racontera. En détail. Avec une précision parfois rébarbative. En un langage neutre sinon terne.

Mais la foudre, un jour, s’abat sur cet aventurier des archives et des bibliothèques.

Voilà que des groupes et des groupuscules s’offusquent, s’étranglent d’indignation. Ils saisissent l’université, la police, les tribunaux. Il faut écraser l’infâme. Au chômeur on confisquera l’outil de travail qui lui est resté et les riches l’obligeront à em­prunter pour payer. Au chercheur on interdira de chercher. À l’universitaire on dira d’aller méditer en prison si jamais il réci­dive. Ses diplômes, on les lui retirera.

On mettra ensuite au point des cérémonies expiatoires, des grand-messes, des croisades.

J. Plantin est mal parti. Il n’est pas au bout de l’affaire qui porte son nom.


30 mai 1999


[1]. On pourrait également citer le nom d’un historien lyonnais soupçonné de révisionnisme : celui de Gérard Chauvy pour son livre Aubrac, Lyon 1943.

[2]. Ce n’est pas « depuis le début des années 80 » que l’université Lyon II fait l’expérience de controverses autour du révisionnisme mais depuis janvier 1978 ; personnellement, je n’étais pas « maître de conférences » dans cette uni­versité mais professeur (d’abord interdit d’enseignement, puis privé de sa chaire par décision administrative non motivée). D’autres points de cette page du Monde seraient à reprendre.

In Lyon, the Plantin Affair

Jean Plantin, thirty-four years of age, unemployed and residing near Lyon, publishes the review Akribeia (a Greek word meaning "exactitude"). This review bears the subheading Histoire, rumeurs, légendes ("History, Rumours, Legends"), and appears twice yearly. It is not revisionist but it has the merit of examining with equal impartiality both exterminationist and revisionist publications, as well as quite diverse studies dealing with subjects of no relevance to the ongoing controversy between exterminationists and revisionists.

It so happens that, in the first issues of Akribeia, J. Plantin simply mentioned three revisionist publications whose sale, display, and advertisement are forbidden by the interior ministry. He made precisely no advertisement for them.

On 13 January 1999, he was arrested at his home and taken to a Lyon police station where, for 24 hours, he was subjected to an ignominious treatment. Then, back at his house, he saw his two computers and the diskettes containing his archives seized by the arresting officers, who also turned his collection of books and documents upside down.

Some journalists then set about launching "the Plantin affair", mainly in Le Journal du dimanche ("The Sunday Journal"), the local press, and the Communist Party's L'Humanité of 21 April (p. 1, 6, 7) under the headline "Filière noire pour revue brune" ("A Brown Review's Black Path"; it should be noted in passing that Akribeia's cover is of a vivid red hue).

These newspapers revealed that J. Plantin had in 1990 obtained a master's degree in history for his paper entitled Paul Rassinier (1906-1967), socialiste, pacifiste et révisionniste. In the following year he earned the "diplôme d'études approfondies" ("diploma of advanced studies", known as the "DEA") with his Les Epidémies de typhus dans les camps de concentration nazis ("The Typhus epidemics in the Nazi concentration camps"). Neither of the two works exhibited a revisionist character. But suddenly, now in 1999, certain organisations, particularly Jewish ones, have made it known that they consider that fact to be immaterial and that the two professors (the first at Lyon-III, the second at Lyon-II) who oversaw J. Plantin's work were guilty of revisionism (of "negationism", as they call it).

Universities in commotion

At first, the professors involved, Régis Ladous and Yves Lequin, protested their good faith. Fallen prey to panic, both dodged their responsibilities. R. Ladous, for his part, went so far as to say that, if he had accorded the mention "Très bien" ("very good") to the master's paper, it was only to show his scorn for a job which, in his eyes, was, it seems, "grotesque"! Then, the professors spontaneously tendered their resignations from their posts as "DEA" directors. These resignations were immediately accepted by the presidents of their respective universities.

R. Ladous had distinguished himself on 29 April 1993 by publicly endorsing the judicial ordeal imposed on his revisionist colleague Bernard Notin (who, from that moment onwards, has never been able to resume his lecture programme in economics at the University of Lyon-III). As for Y. Lequin, he presides over the committee of historians at Lyon's Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation; he is also a member of a commission recently established by the Lyon council to investigate the wartime "despoilment of Jewish property".

The local press has come out with a multitude of pieces on J. Plantin's trial, held in Lyon on 22 April, and on the two professors' resignations. It has also revealed that some groups, notably Jewish ones, are now demanding the revocation of the two degrees obtained in 1990 and 1991 by J. Plantin (master's and "DEA" in history). A committee of historians and academics are to attempt to ascertain why Lyon has become, in their view, "the French capital of negationism" (with, from 1978 to 1999, the chain of the Faurisson, Zind, Allard, Notin, and François Robert affairs, and now, finally, that of J. Plantin [1]); they are making preparations for a one-day seminar in October 1999 to look into that question. An international symposium on the problem of what they call "negationism" is to be held next year. As of now, consideration is being given to the setting up of a system for vetting prospective students at French universities, in order to prevent any person suspected of revisionism from getting any degree whatever. The University of Lyon-II has put Bernard Comte, a religious history specialist, in charge of drafting a "detailed and exhaustive chronology of all the events, since the Faurisson affair, which have, in one manner or another, put the university into contact with negationism, whether by a showing of support or of condemnation".

Invective against the young historian

It was in this media-charged atmosphere that the Lyon judges were to deliberate for five weeks before handing down their verdict of guilty on 27 May: they sentenced J. Plantin to six months' imprisonment (suspended) and a fine of 10,000 francs (approximately $1,800) and ordered him to pay 39,000 francs (approximately $7,100) in damages and costs to three Jewish associations. The professional equipment seized at his house (computers and archives on diskettes) has been confiscated.

J. Plantin has ten days to lodge an appeal.

According to the journalists, it seems that another case against the young historian is in the offing, this time for the contents of the latest issue (no. 4) of Akribeia. For its part, the Lyon-II board of governors has decided to start the procedure for the revocation of J. Plantin's "DEA". Yet, since his "DEA" paper is no longer to be found in the university's library, and since no-one, consequently, can say anything about its substance, it is… on the basis of administrative technicalities of the degree's attribution that the revocation is to be sought! Such is the board's decision, reached by a vote of 30 in favour, none against, and eight abstaining.

The behaviour of the daily Le Monde

For the past several years, I have been in the habit of denouncing Le Monde's lies, particularly those regarding the subject of revisionism, to Le Monde itself. "Le Monde, journal oblique (suite)" ("Le Monde, Oblique Daily — continued") is the unvarying title which I give to the pieces in which, beside a reproduction of the article which I call into question, my observations may be read. Copies of the whole are addressed to the journalists whom I criticise and to their superiors.

Experience teaches that when, for example, a revisionist or — as is the case with J. Plantin — an editor suspected of revisionism is either thrown into jail or sentenced to a heavy fine, this newspaper will deliberately pass over the fact in silence or else minimise it.

On the very evening following the verdict, I sent a fax to Le Monde in which I recapitulated all of the sanctions and orders which the court had just inflicted on J. Plantin. I concluded: "Will Le Monde have the honesty, for once, not to minimise any aspect of this judgement?"

Upon reading the four-column article appearing in its May 29 issue (p. 4), I note that the paper has, for once, shown a relative honesty, but has again minimised and distorted. Minimised, first, in diminishing the amount to be paid by the young unemployed man in costs and damages from 39,000 to 30,000 francs, then, in neglecting to mention the confiscation of his professional equipment (the two computers and the archives on diskettes seized at his home) and, finally, in avoiding to recall, in its relation of the background to the affair, the ignominious conditions of J. Plantin's spell in custody, conditions of which Le Monde was the first to be informed, and by my own doing. In the end, it distorted in amputating a word from the title of the "DEA" paper: that word was "nazis", appearing in the expression "camps de concentration nazis". That expression and that adjective, in the given context, were far from any revisionism. For, contrary to journalistic rumour, J. Plantin has not been involved in historical revisionism. He has striven, in Akribeia, to be exact and impartial. There is his crime, his sole crime.

In Lyon, a new anti-revisionist witch hunt has begun, with Le Monde taking part in it. Perhaps with a bit less venom and duplicity than usually. But it is taking part nevertheless.

It must be said that Le Monde seems to have a congenital repugnance to exactitude, to akribeia [2].

J. Plantin's adventure

An intellectual, trained at university in historical research, conscientious, unassuming, unselfish, engrossed in a Benedictine-like routine of labour, bereft of all financial resources, unemployed, decides one day to launch a highly erudite history periodical. He takes note of the fact that in France and in the rest of the world there exists a lively historical controversy pitting the disciples of a certain orthodoxy against those who resist that orthodoxy. He sees that between the two no public debate appears possible. A modest man, he is not one to try to create the conditions for an impossible encounter. He will simply give an account, amidst his other varied studies, of the writings or diverse contributions, here and there, of both the exterminationists and the revisionists. He will proceed with the greatest possible impartiality. He will relate what he finds. In detail. With a sometimes off-putting precision. In a neutral, if not drab language.

But lightning will one day strike this adventurer of archives and libraries.

There suddenly appear groups and splinter-groups which are offended, gagging with indignation. They complain to the university, the police, the courts. The evil foe must be crushed. The jobless young man will lose, to confiscation, what professional equipment he still possesses and the rich will force him to borrow in order to pay them "compensation". The researcher will be forbidden to do research. The scholar, if ever he makes another "slip", will be told to go meditate in prison. His degrees will be taken back.

Soon to be arranged will be the ceremonies of atonement, ritual gatherings, crusades.

J. Plantin has had a rough start. He is not yet through with the affair which bears his name.

May 30, 1999

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CONFIDENTIAL:

Helping a person to pay fines and damages which have been ordered by the courts is prohibited by French law. But it remains possible to give financial aid to J. Plantin, who has lost his computers and his archives on diskettes, i.e. his professional equipment, and who, for his legal defence, has incurred heavy costs, and is certain to incur still more.

In order to come to his aid one may send him, by regular post, either a cheque, a money order, or, more simply, a banknote. An acknowledgement of receipt will be addressed to all donors.

Jean Plantin

45/3, route de Vourles

69230 ST GENIS LAVAL

(France)



Notes

[1] One might also cite the suspicion of revisionism of two Lyon historians: Gérard Chauvy (because of his book Aubrac, Lyon 1943 , in which he uncovered certain disagreeable facts concerning a well known résistant couple) and Michel Bergès (following his testimony at the trial of Maurice Papon).

[2] It is not "since the beginning of the 1980s" that the university of Lyon-II has experienced controversy arising from revisionism but since January 1978; as concerns me personally, I was not a "maître de conférences" there but a full professor (first forbidden from giving classes, then deprived of his chair by an unexplained administrative decision). Still other points in the Le Monde article could, in some degree, be corrected.