Monday, January 26, 1998

La « Chambre à gaz » d'Auschwitz I

Depuis 1948, année de la création, par les communistes polonais, du Musée d'Etat d'Auschwitz, des millions de touristes ont visité le crématoire du camp principal (Auschwitz I) avec sa « chambre à gaz » (500 000 visiteurs par an au début des années 1990).

Ce crématoire et cette « chambre à gaz » sont présentés par les guides comme authentiques mais, aux visiteurs récalcitrants qui interrogent les autorités, on répond, depuis mes propres visites de 1975 et de 1976, qu'il s'agit d'une «reconstruction» (sous-entendu : à l'identique). En réalité, l'ensemble n'est ni authentique, ni reconstruit à l'identique. En 1941-1942, il a été un crématoire des plus classiques avec, notamment, une chambre froide pour les cadavres et une salle d'incinération dotée de six fours ; en 1943-1944, les six fours ont été supprimés et la chambre froide, ainsi que d'autres pièces, ont été transformées en un abri antiaérien avec une salle d'opération chirurgicale pour l'hôpital SS situé à proximité.

J'ai fait ces découvertes en 1975/1976 et j'en ai publié le résultat de 1978 à 1980.

• Eric Conan

Quinze ans plus tard, un historien-journaliste, Eric Conan, pourtant très hostile au révisionnisme, publie dans L'Express (19-25 janvier 1995) une longue étude, «Auschwitz : la mémoire du mal», où il dénonce les falsifications du crématoire et de sa « chambre à gaz ». Voici, sur ce point, les conclusions de son enquête (j'en souligne quelques mots) :

En 1948, lors de la création du musée, le crématoire I fut reconstitué dans un état d'origine supposé. Tout y est faux : les dimensions de la chambre à gaz, l'emplacement des portes, les ouvertures pour le versement du Zyklon B, les fours rebâtis selon les souvenirs de quelques survivants, la hauteur de la cheminée. A la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d'autant mieux ces falsifications que les responsables du musée rechignaient alors à les reconnaître (p. 68).

E. Conan a interrogé une autorité du Musée d'Etat d'Auschwitz sur ce qu'il appelle un « travestissement » et sur ce que, d'après lui, Théo Klein, ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), appelle un «artifice»:

Krystyna Oleksy, dont le bureau directorial, qui occupe l'ancien hôpital des SS, donne directement sur le crématoire I, ne se résout pas [à dire la vérité sur la chambre à gaz] : « Pour l'instant, on la laisse en l'état et on ne précise rien au visiteur. C'est trop compliqué. On verra plus tard » (Ibid.)

La réponse de cette personne revient à dire : « On a menti. On ment. On mentira… jusqu'à nouvel ordre ».


• Robert Jan van Pelt et Debórah Dwork

En 1996, deux historiens d'origine juive, le Canadien Robert Jan van Pelt et l'Américaine Debórah Dwork, consacrent un ouvrage à Auschwitz, de 1270 (date de la fondation de la ville) à nos jours (Auschwitz / 1270 to the Present, publié à Londres par Yale University Press, 1996, 443 p.). Ils y affirment, à leur tour, que les autorités du Musée d'Etat d'Auschwitz ont procédé à des altérations, des transformations, des falsifications du site d'Auschwitz I en ce qui concerne à la fois le bâtiment d'accueil des prisonniers et le crématoire I avec sa « chambre à gaz ». Les auteurs emploient les mots suivants (traduits de l'anglais) : «offuscation d'après-guerre», « ajouts », « effacements », « suppression », «reconstruction», « pour une large part une reconstruction d'après-guerre » (p. 363), « reconstruit », « usurpation », « re-créé » (p. 364), « falsifié » (p. 367), «le fait de falsifier» (p. 369).

Ils écrivent à propos de la chambre à gaz :

[Après la guerre] on installa dans le toit quatre ouvertures à couvercles comme pour verser le Zyklon B dans la chambre à gaz au-dessous (p. 364).

Ils précisent qu'aucun panneau ne signale des transformations au sujet desquelles…

…les guides observent le silence quand ils conduisent les visiteurs de ce bâtiment qui, s'imagine le touriste, est l'endroit où c'est arrivé (Ibid.).


• Appel à l'UNESCO

Le site d'Auschwitz est tout entier inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial des lieux à protéger. Certains pays arabo-musulmans, qu'irrite le procès intenté en France à Roger Garaudy pour sa mise en doute des chambres à gaz, pourraient, si ce dernier était condamné le 27 février 1998, saisir l'UNESCO du cas de la «chambre à gaz» emblématique d'Auschwitz I ; ils pourraient, par la même occasion, réclamer une expertise des ruines de la chambre à gaz du crématoire II à Auschwitz-Birkenau ; le toit — effondré — de cette chambre à gaz n'a visiblement jamais possédé aucun des quatre orifices spéciaux de 25 cm x 25 cm qui, dit-on, auraient été destinés au versement des granulés de Zyklon B. Comment, dans ce cas, une opération de gazage homicide aurait-elle, simplement, pu commence

26 janvier 1998

The "Gas Chamber" of Auschwitz I

Since 1948, the year of the founding by the Polish communists of the Auschwitz State Museum, millions of tourists have visited the crematorium of the main camp (Auschwitz I) with its "gas chamber" (500,000 visitors per year in the early 1990's).

That crematorium and that "gas chamber" are presented by the guides as genuine, but recalcitrant visitors who put questions to the authorities have been told, since my own visits of 1975 and1976, that it is in fact a "reconstruction" (understood to be an identical replica of the original). In reality, the whole is neither genuine nor an identical replica of the original. In 1941-42, it was the most conventional of crematoria with, especially, a cool room for the corpses and an incineration block with six ovens; in 1943-44, the six ovens were done away with and the cool room, along with other parts of the building, were transformed into an air-raid shelter with a surgical operating room serving the nearby SS hospital.

I made these discoveries in 1975/1976 and published the subsequent results from 1978 to1980.

• Eric Conan

Fifteen years afterwards, the reporter-historian Eric Conan, although quite hostile to revisionism, published in the Express (Paris) of 19-25 January 1995 a lengthy study, "Auschwitz : la mémoire du mal" (Auschwitz: the Memory of Evil), in which he denounced the falsifications of the crematorium and its "gas chamber". Concerning this point, here are the findings of his inquiry, to certain words of which I add emphasis:

In 1948, during the museum's creation, crematorium I was reconstituted in its supposed original state. Everything in it is false: the gas chamber's dimensions, the location of the doors, the openings for the pouring in of the Zyklon B, the ovens, rebuilt according to what some survivors remembered, the height of the chimney. In the late 1970's, Robert Faurisson exploited these falsifications all the better as the museum administration balked at acknowledging them (p. 68).

E. Conan questioned a museum official about what he calls a "misrepresentation" and about what, according to him, Théo Klein, former president of the CRIF, the "representative council of Jewish organisations of France", calls an "artifice":

Krystyna Oleksy, whose director's office, which occupies the old SS hospital, looks straight out on to crematorium I, has not resigned herself [to telling the truth about the gas chamber]: "For the time being, it is to be left 'as is', with nothing specified to the visitor. It's too complicated. We'll see to it later on."

This person's reply amounts to saying: "We have lied. We are lying. And, until further notice, we shall continue to lie."

• Robert Jan van Pelt and Debórah Dwork

In 1996 two historians of Jewish origin, the Canadian Robert Jan van Pelt and the American Debórah Dwork, devoted a work to the history of Auschwitz, from 1270 AD (year of the town's founding) to current times (Auschwitz / 1270 to the Present, published in London by Yale University Press, 1996, 443 pp.). They in turn state that the authorities at the Auschwitz State Museum have proceeded to make alterations, transformations, and falsifications of the Auschwitz I site as concerns both the detainees' reception building and crematorium I with its "gas chamber". The authors use the following words: "postwar obfuscation", "additions", "deletions", "suppression", "reconstruction", "largely a postwar reconstruction" (p. 363), "reconstructed", "usurpation", "re-created" (p. 364), "falsified" (p. 367), "falsifying" (p. 369).

On the subject of the gas chamber they write:

[After the war] four hatched openings in the roof, as if for pouring Zyklon B into the gas chamber below, were installed (p. 364).

They point out that no sign calls the public's attention to any changes, on which...

...the guides remain silent [...] when they take the visitors through this building that is presumed by the tourist to be the place where it happened (ibid.).


• Appeal to UNESCO

The entire Auschwitz complex is registered by UNESCO as a protected world heritage site. Some countries of the Arab-Islamic world, irritated by the prosecution in France of Roger Garaudy for having called the gas chambers into question, could, if the latter were convicted on 27 February 1998, bring an action at UNESCO for the case of the emblematic "gas chamber" at Auschwitz; they might, at the same occasion, demand a forensic examination of the remains of the gas chamber at Auschwitz-Birkenau's crematorium II; the caved-in roof of this gas chamber has visibly never possessed any of the four special 25 by 25 cm (9 7/8 in.) holes which, we are told, were meant to allow the pouring in of the Zyklon B pellets. That being the case, how could an execution gassing operation simply have begun?

January 26, 1998

Thursday, January 15, 1998

Procès Garaudy : le témoignage du pasteur Parmentier


Le 8 janvier, le pasteur Roger Parmentier témoigne en faveur de son ami Roger Garaudy. Il se présente en spécialiste d'herméneutique (interprétation, en général, de tous les textes anciens et, en particulier, des livres sacrés). Il précise qu'il est entraîné à la lecture attentive des textes. Sa femme, dit-il, est archiviste. Il estime que, dans le livre de R. Garaudy, « il y a des pages de trop », celles qui traitent de l'extermination des juifs et des chambres à gaz nazies. Pour sa part, en réponse à une question de Me Charrière-Bournazel, avocat de l'une des parties civiles, il affirme qu'il croit à l'existence des chambres à gaz car... « de Strasbourg à Paris j'ai ramené », dit-il, « des prisonniers qui m'en ont parlé ».

Il tient d'autres propos, que je ne rapporte pas ici, sur d'autres sujets. 

En 1996, il avait écrit au sujet des révisionnistes, appelés par lui «négationnistes » :

On appelle « négationnistes » les nazis d'aujourd'hui qui veulent réviser l'Histoire pour donner raison aux nazis d'hier. 

Ce jugement lapidaire avait été retranscrit, sans l'expression de la moindre réserve, par R. Garaudy lui-même [1]

A l'audience de ce jour (15 janvier 1998), le pasteur R. Parmentier, qui, après sa déposition, avait tenu à suivre les débats, m'a fait tenir la note suivante :

Je suis peu au courant de vos travaux... sauf de réputation. Or, j'aime avoir une opinion personnelle... Pourriez-vous me faire connaître un échantillonnage ? Merci. Je suis prêt à les régler... Merci.  [Suivent nom et adresse.]


Ce n'est pas la première fois – loin de là – qu'une personne réputée sérieuse a d'abord formulé contre les révisionnistes une condamnation des plus abruptes pour se rendre compte, par la suite, que son jugement avait été téméraire. 

C'est dire à quel degré de mise en condition, d'intoxication, de lavage des cerveaux les médias sont parvenus sur le compte des révisionnistes.

On relèvera au passage la malhonnêteté de R. Garaudy qui, ayant lu les révisionnistes pour les piller, s'est bien gardé de prévenir son ami le pasteur Parmentier de ce que sa condamnation était fausse et injuste. 

Le pasteur Parmentier, membre du parti socialiste, a toutes les apparences de l'honnête homme abusé.

Additif (octobre 1998)

Le pasteur Parmentier est exclu du parti socialiste pour avoir témoigné à la barre du tribunal en faveur de R. Garaudy.

15 janvier 1998


[1] R. Garaudy, Droit de réponse. Réponse au lynchage médiatique de l'abbé Pierre et de Roger Garaudy, Chennevières-sur-Marne, samizdat Roger Garaudy, 1996, p. 33-34.

Friday, January 9, 1998

Roger Garaudy au tribunal (Note sur un aspect du procès en cours)



A en croire Roger Garaudy, on dénature le contenu de son livre quand on l'accuse de contester l'existence des chambres à gaz, du génocide et des six millions. 

Décidément, les juges de la XVIIe chambre voient plus de fesses que de faces. Parmi les inculpés, c'est à qui leur tournera le dos au lieu de faire face. 

Jean-Yves Monfort, qui préside le tribunal, connaît son sujet. Il s'étonne de l'absence du nom de Faurisson dans l'édition Samiszdat. R. Garaudy lui répond qu'il ne voulait pas faire de livre historique. « J'aurais dû supprimer plus encore [...]. Il n'est pas dans mes habitudes de gommer [...]. Je regrette d'avoir trop insisté sur certains points historiques. »

Le président lui demande s'il n'a pas voulu, dans cette édition, se rendre «plus présentable» en supprimant le nom d'un révisionniste notoire. R. Garaudy répond qu'il a voulu éliminer « des noms pas connus à l'étranger ». Le président lui réplique qu'il est beaucoup question de Faurisson sur Internet. R. Garaudy dit qu'il n'entend rien à Internet. Or, à la dernière page de son avant-propos (p. 12), il précise que le texte de son livre est « accessible sur le réseau télématique Internet » et il va jusqu'à indiquer le site de Bradley Smith (Californie), qui diffuse un grand nombre de mes textes.

Enfin, parmi les quelques ouvrages qu'il a plagiés se trouve le «gros livre rouge des révisionnistes », celui de Barbara Kulaszka, préfacé par moi-même et contenant des extraits de mon témoignage à titre d'expert (p. 286-351, soit soixante-cinq pages sur double colonne), sans compter les mentions ou reproductions de quelques-uns de mes écrits.

R. Garaudy et P. Guillaume (lequel a fort probablement collaboré à la rédaction du livre) ont voulu éliminer le nom de Faurisson pour deux motifs : 

– éviter de se compromettre publiquement avec un homme dont les écrits sont toujours condamnés par la XVIIe chambre ;

– ne pas révéler le nom de celui qui a été outrageusement plagié. 

Récemment, j'ai retrouvé dans mes dossiers la copie d'une lettre que j'adressais le 2 décembre 1982 « à M. Roger Garaudy aux bons soins de Pierre Guillaume ». Cette lettre accompagnait un document que m'avait réclamé R. Garaudy.

« Qui toujours esquive et constamment se dérobe finit par trébucher ! » C'est ce qu'on pourrait dire de R. Garaudy qui, au terme d'un long combat défensif au cours duquel il a tenté de minimiser la portée révisionniste de son livre, a fini par lâcher : « Je n'ai jamais eu l'idée de créer un fonds de commerce avec les ossements de mes grands-pères ! » Il livrait ainsi en vrac, d'un seul coup, le fond d'une pensée que, tout au long d'un interrogatoire, il avait cherché à dissimuler.

8-9 janvier 1998