Friday, February 28, 1997

Aux Pays-Bas : justiciers et tartufes


Le 28 février, Rivarol rapportait qu’aux Pays-Bas une association de résistance dont le prince Bernhard est le protecteur avait écrit au chancelier Helmut Kohl pour lui demander que d’anciens Waffen-SS néerlandais, blessés de guerre, ne perçoivent plus de pension de l’Allemagne, pour le motif, selon cette association, que «la SS était une organisation criminelle et que ceux qui sont entrés volontairement dans cette organisation sont co-responsables des crimes de guerre commis, même s’ils n’en sont pas personnellement les auteurs».

Il est exact que les juges du Tribunal militaire international de Nuremberg ont largement utilisé, au profit des vainqueurs et au détriment du vaincu, la notion de responsabilité collective et qu’à ce titre les SS ont été déclarés membres d’une organisation criminelle : tous les SS à la seule exception, bizarre, du corps des Reiter-SS. Cette exception vient de ce que le ministère public avait soudain découvert que le prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld, époux de la princesse Juliana, avait fait partie de ce corps de cavalerie SS. Or, les Pays-Bas avaient signé l’accord instituant le Tribunal de Nuremberg : ils accusaient et, par personnes interposées, ils jugeaient l’Allemagne vaincue [1] !

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[Cet article était signé « J. A. », pour Jessie Aitken, un nom de plume souvent utilisé par le professeur. Publié dans Rivarol, Paris, le 7 mars 1997.]


[1] Pour plus de détail sur l’affaire, on se reportera au tout récent ouvrage de W. Höttl, Einsatz für das Reich, Coblence, Verlag S. Bublies, 1997, p. 371.

Friday, February 21, 1997

Trois affaires révisionnistes en deux mois



Du 20 décembre 1996 au 18 février 1997, trois affaires révisionnistes ont éclaté successivement à Honfleur, à Toulouse et à Lyon. 

A Honfleur, un jeune professeur de mathématiques, Vincent Reynouard, a été mis à pied en raison d'opinions révisionnistes exprimées en dehors de ses cours. Elèves et parents d'élèves exigent sa réintégration.

A Toulouse, le directeur des études de l'Institut d'études politiques, Jean de Quissac, a dû démissionner de son poste tout en conservant sa chaire d'histoire pour avoir, dit-on, déclaré à ses étudiants lors d'un cours consacré aux fascismes : « La thèse officielle, c'est six millions de morts. Mais il faut bien comprendre que, scientifiquement, il y a un million et demi de juifs morts prouvés. » De nombreux étudiants ont pris la défense du professeur et ont fait circuler une pétition pour affirmer : « Les propos rapportés ne sont pas ceux qui ont été tenus par le professeur d'histoire, ni dans leur forme ni dans leur esprit [1]. »

A Lyon, l'historien et journaliste Gérard Chauvy voit le PDG d'Albin Michel bloquer la sortie de son livre sur les époux Aubrac-Samuel. Intitulé Aubrac, le livre est sous-titré : Une légende de la résistance à l'épreuve de la critique historique. En 1987, à l'occasion du procès Barbie, l'auteur s'était signalé par son antirévisionnisme et par l'orthodoxie de ses vues. Aujourd'hui, il déclare : « J'ai fait un travail d'historien. Je travaille sur des documents et pas sur des impressions ou seulement des témoignages. Et le blocage de mon livre repose la grande question : est-il possible en France de reconsidérer, sans se faire taxer de révisionnisme, ce qui passe pour une vérité établie depuis cinquante ans ? [2] »

21 février 1997


[1] Le Monde, 19 février 1997.

[2] Le Progrès, 18 février 1997 ; Le Monde , 21 février 1997.


Monday, February 17, 1997

Forfaiture du Comité des droits de l'homme de l'Office des Nations Unies à Genève


Le Comité des droits de l'homme de l'Office des Nations Unies à Genève estime que la France n'a pas violé mes droits en me condamnant, sur le fondement de la loi Gayssot, le 9 décembre 1992 (arrêt Françoise Simon) pour mon interview du Choc du mois (de septembre 1990). Il cautionne la thèse – aujourd'hui devenue insoutenable – de l'existence des prétendues chambres à gaz nazies.

J'avais déposé ma plainte le 2 janvier 1993. C'est le 8 novembre 1996 que ce comité a fait cette "constatation". On trouvera ci-joints le texte français (25 pages : www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/0/2631a1742ad443a9802566f20036058b?Opendocument), le texte anglais (24 pages : http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/0/4c47b59ea48f7343802566f200352fea?Opendocument) ainsi qu'une page 127 intitulée "Annexe II : Membres et Bureau du Comité des droits de l'homme, 1995-1996" (à www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/0/433fec0df1c1a668802567b60049fb78/$FILE/N9602482.pdf).

A première lecture, le nombre des sottises et des malhonnêtetés que j'ai relevées dans la version française (je n'ai pas lu la version anglaise) est tel qu'il décourage toute recension, toute rectification. Certaines fantaisies sont étonnantes : par exemple, on me fait parler du cas du révisionniste Philippe Costa. Or, ne n'ai jamais mentionné ni ce cas, ni ce nom.

Je ne trouve quasiment rien de mon argument central : l'impossibilité physico-chimique des prétendues chambres à gaz nazies. C'est en raison de cette impossibilité que je qualifiais ces chambres à gaz de "magiques". On s'est contenté de relever cet adjectif et de m'en faire grief comme d'une preuve d'antisémitisme.

Mais je tiens, par dessus tout, à souligner un fait particulièrement intéressant du simple point de vue de l'histoire. C'est, je le répète, le 8 novembre 1996 que ce jugement a été rendu à Genève. Or, plus de deux mois auparavant, le journal suisse Le Nouveau Quotidien venait de publier, dans ses livraisons du 2 et du 3 septembre 1996, une longue étude de l'historien, franchement antirévisionniste, Jacques Baynac qui concluait à l'absence de preuve de l'existence de ces chambres à gaz nazies !

Le 19 octobre 1996, j'avais pris le soin d'envoyer à ce Comité des droits de l'homme non seulement une copie de la longue étude de J. Baynac mais un commentaire en français et en anglais.

Mon commentaire en français était intitulé : "Selon un historien orthodoxe, on n'a pas encore prouvé l'existence des chambres à gaz nazies" tandis que mon commentaire en anglais portait pour titre : "No Evidence of the Nazi Gas Chambers".

Et à propos de ces trois pièces (l'étude de Jacques Baynac et mes deux commentaires) j'écrivais :

"[Ces] pièces montrent que le Gouvernement français m'a bel et bien condamné – lourdement condamné – en particulier parce que je conteste l'existence d'une arme criminelle dont il faut bien reconnaître aujourd'hui que son existence n'est nullement prouvée. C'EST GRAVE !"

Ces derniers mots étaient en majuscule.

La faute du gouvernement français était, en effet, "GRAVE". La faute du Comité des droits de l'homme de l'Office des Nations Unies à Genève est GRAVISSIME. Il s'agit d'une forfaiture commise en pleine connaissance de cause.

17 février 1997