Thursday, June 27, 1996

La victoire des révisionnistes ?


La page de couverture de L'Événement du jeudi comporte une photographie de l'abbé Pierre et a pour titre : «Holocauste : la victoire des révisionnistes». L'essentiel du dossier consacré à ce sujet s'étend sur dix pages ; on trouve aussi des éléments sur le sujet à quelques autres pages [1].

Tous les articles sont uniformément hostiles aux révisionnistes. A ces derniers on ne donne jamais directement la parole et les propos qu'on leur prête sont, en général, déformés ou tronqués.

Le directeur de la publication explique que la première victoire des révisionnistes est d'avoir imposé l'utilisation du mot « révisionnistes » en page de couverture pour bien faire comprendre quel était le sujet traité. Le mot de « négationnistes » n'aurait pas convenu.

On reconnaît que les révisionnistes ont remporté tant de succès que, dans le camp de leurs adversaires, « le désarroi concurrence la confusion » et que « la panique a gagné les rangs des démocrates » [2].

Simone Veil pense qu'il faut désormais abroger la loi Gayssot (loi essentiellement antirévisionniste). Pierre Vidal-Naquet, Bernard-Henri Lévy et Pierre-André Taguieff ne savent plus que faire. P. Vidal-Naquet déclare, lui qui, dans le passé, m'a chargé jusque devant les tribunaux : «Je suis prêt à tuer Faurisson, mais pas à le poursuivre en justice [3] » et, à propos de l'abbé Pierre, il ne voit qu'une solution : il faut le ridiculiser, «le caricaturer, le délégitimer». Le philosophe Alain Finkielkraut «rage» (sic). Jean-François Kahn se pose des questions sur les constantes accusations portées contre les révisionnistes dans les médias : «à quoi rime cette espèce de chasse aux sorcières délirante, ce maccarthysme retourné qui consiste, deux fois par semaine, à démasquer, à traquer, à débusquer un nouveau “révisionniste” ou “négationniste” ? » Il ajoute qu’« on organise un lynchage [de révisionniste] par semaine». «De grands historiens ont été ébranlés par Faurisson», reconnaît P.-A. Taguieff.

Nos adversaires sont convaincus que, pendant plus de quinze ans, nous avons, Pierre Guillaume, ses amis et moi-même, agi en fins stratèges.


La réalité est différente : les révisionnistes ont accumulé des découvertes. Ce sont leurs seules vraies victoires.


Car nous ne parvenons pas, du moins en France, à obtenir un débat avec la partie adverse et à faire entendre nos voix dans les grands médias. Le jour même où L'Événement du jeudi annonçait « la victoire des révisionnistes », le tribunal de grande instance de Bordeaux condamnait le libraire bordelais Jean-Luc Lundi, père de onze enfants, à un mois de prison avec sursis et cinq mille francs d'amende pour exposition et vente de livres révisionnistes. Assorti d'une mise à l'épreuve de cinq ans, le jugement a, en outre, ordonné la destruction des livres saisis dans sa boutique : c'est-à-dire cinquante-deux exemplaires, soit des Annales d'histoire révisionniste, soit de la Revue d'histoire révisionniste. On peut s'étonner d'une telle mesure puisque ces deux revues n'ont fait l'objet d'aucune interdiction de publication ; en revanche, un arrêté de Pierre Joxe en date du 2 juillet 1990 les a frappées d'une interdiction de publicité.


«Et si l'abbé Pierre avait raison ?» La question vient d'apparaître, dans Paris, sur des affiches en caractères jaunes sur fond noir. Nos censeurs de L'Événement du jeudi sont perturbés par cet affichage public tout autant que par l'utilisation d'Internet par les révisionnistes.


Ils savent que, pour eux, le danger vient actuellement, d'une part, de l'influence de l'abbé Pierre et, d'autre part, de la puissance d'Internet.


Prochains rendez-vous à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris (4, boulevard du Palais) pour deux procès instruits sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot :


– mardi 24 septembre 1996, à 13 h 30, contre Me Éric Delcroix pour son livre sur La Police de la pensée contre le révisionnisme ;


– vendredi 15 novembre 1996, à 13h30, contre moi-même pour mon communiqué du 19 avril 1996 à l'AFP à propos de l'affaire Garaudy-abbé Pierre ; ma dernière condamnation remonte au 13 juin 1995 pour mon livre Réponse à Jean-Claude Pressac.


27 juin 1996

Notes

[1] « Holocauste : la victoire des révisionnistes », p. 16-25 et p. 3, 5, 10, 13.


[2] Id., p. 23.


[3] Interrogé à Paris le 14 décembre 1992 par la correspondante du réseau américain National Public Radio sur ma condamnation du 9 décembre, Pierre Vidal-Naquet avait répondu en anglais : « Je hais Faurisson. Si je le pouvais, je le tuerais personnellement » (voy. samizdat : « Pierre Vidal-Naquet tuerait Faurisson », 10 mars 1993)


Tuesday, June 18, 1996

Affaire Notin : Les organisations juives font la loi


Depuis 1990, Bernard Notin, maître de conférences en sciences économiques à l'université Lyon-III, ne peut plus exercer son métier, parce qu'ainsi en ont décidé – envers et contre les lois de la République – les institutions et les organisations juives de Lyon représentées par le Dr Marc Aron [1] ainsi que l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).


Tout le monde se tait devant cette anomalie : les collègues de B. Notin, le président de son université, le ministre de l'Éducation nationale, la Ligue des droits de l’homme, les grands médias. On se tait, soit parce qu'on approuve un tel excès de pouvoir, soit parce qu'on a peur de ces organisations qui sont capables, on le sait, de déclencher à volonté la chasse aux hérétiques.


Le 7 juin 1994, quand le quotidien Le Monde a cru devoir annoncer que le maître de conférences allait être mis à la disposition de l'université Mohamed Ier d'Oujda (Maroc) sur la demande du doyen de la faculté de sciences économiques, l'UEJF a exercé de telles pressions sur le plan international que cette université a, dans les quarante-huit heures, fait savoir qu'elle n'envisageait pas d'engager B. Notin [2].


Le quotidien Le Monde s'est, dès le début, acharné sur la victime. En particulier, il a servi d'organe de transmission aux chasseurs de révisionnistes avec un article d'Edwy Plenel intitulé : «Un article jugé raciste et révisionniste suscite des protestations».


Le crime de l'universitaire était d'avoir signé, dans une revue spécialisée au tirage confidentiel et publiée avec le concours du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), une étude iconoclaste sur le rôle des médias en France [3]. En passant, l'auteur évoquait le traitement, par ces médias, du sujet des chambres à gaz homicides ; il laissait voir son scepticisme sur l'existence de ces abattoirs chimiques et donnait pour référence, à ce propos, le livre de Serge Thion : Vérité historique ou vérité politique ?.


La campagne alors déclenchée contre le jeune enseignant (trente-neuf ans, cinq jeunes enfants, salaire unique) allait passer les bornes de ce qu'on a pu connaître en la matière. La Revue d'histoire révisionniste en a traité et je n'y reviendrai pas [4].


Le 11 juillet 1990, le tribunal de grande instance de Paris condamnait B. Notin sur le fondement de l'article 1382 (dommage causé à autrui) à verser vingt-cinq mille francs de dommages-intérêts au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). Jugement confirmé par un arrêt du 15 mai 1991. En appel, la condamnation était portée à vingt-neuf mille francs.


Sur le plan administratif, le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) décidait également de prendre une sanction mais l'affaire est, aujourd'hui encore, pendante devant le Conseil d'État.


B. Notin a tenté de reprendre ses cours mais les organisations juives sont venues sur place pour l'en empêcher.


Chaque année, régulièrement, il demande par écrit au président de son université de l'affecter à une tâche d'enseignement et de lui fournir, en conséquence, un «emploi du temps». Il ne reçoit aucune réponse à ses lettres.


Le 3 février 1993, il avait été conduit à signer un communiqué de presse à valeur d'abjuration publique. Dans ce texte, après avoir protesté contre le sort qui lui était fait (« On prétend de nouveau, illégalement, et par la pression physique, m'interdire d'enseigner et d'exercer le métier pour lequel les contribuables me paient »), il déclarait qu'il ne remettait pas en cause l'existence du génocide des juifs ainsi que des chambres à gaz nazies ; il ajoutait que son ambition n'avait jamais été de «réécrire l'histoire de travers» et concluait notamment : «Si j'ai causé, involontairement, la moindre souffrance à qui que ce soit, je lui en demande pardon». Peine perdue : l'obstruction continuait.


Le dernier cours de B. Notin remonte au 2 mai 1990. Depuis plus de six ans, la situation du maître de conférences, aujourd'hui âgé de quarante-cinq ans, constitue une anomalie du point de vue de la loi et du droit. Les organisations juives savent qu'aucune loi ne les autorise à prendre de telles sanctions de fait. Ces organisations portent atteinte au droit de chacun d'exercer le métier pour lequel il est payé. Quant aux autorités de l'Éducation nationale, elles ne peuvent ignorer qu'un fonctionnaire a le droit, dans l'exercice de sa fonction, à la protection de l'État.


Les institutions et les organisations juives, porte-parole de la communauté juive, bénéficient, en France, de privilèges. L'affaire Notin montre qu'elles peuvent dicter leur loi à l'État. Je ne connais, dans notre pays, aucune autre institution, aucune autre organisation, aucune autre communauté capable de lancer une affaire de ce genre, de persécuter un homme avec cet acharnement, de le poursuivre jusque dans l'exil, et tout cela, sinon avec l'approbation de tous, du moins dans le silence général.


On aime à répéter qu'en France « les juifs sont comme tout le monde ». Personnellement, au vu de l'affaire Notin, j'ai peine à le croire.


18 juin 1996



Notes


[1] Le Dr Marc Aron porte, plus que personne, la responsabilité de la situation qui m'a été faite pendant dix-sept ans et qui est aujourd'hui faite, depuis plus de six ans, à B. Notin. Le Dr M. Aron présidait, à la fin des années soixante-dix, le comité de liaison des institutions et organisations juives de Lyon ; membre éminent de la loge, exclusivement juive, des B'naï B'rith, il présidait également la section européenne du Congrès juif mondial. Pour sa situation au début des années quatre-vingt-dix, voy. E. Ratier, Mystères et secrets du B'naï B'rith..., Paris, Facta, 1993, p. 284-287.


[2] E. Plenel, « Un article jugé raciste et révisionniste suscite des protestations » 28-29 janvier 1990, p. 9.


[3] B. Notin, « Le rôle des médias dans la vassalisation nationale : omnipotence ou impuissance ? », Economies et Sociétés, Presses universitaires de Grenoble, 1989, n° 8, p. 117-133.


[4] Voy., en particulier, la Revue d'Histoire Révisionniste n° 1, p. 143-146 ; n° 2, p. 155-162 ; n° 3, p. 206.

Saturday, June 8, 1996

Je bois du petit lait

(Dans le style – recherché – de Jean-Pierre Azéma)


« Pour ce qui est des chambres à gaz,
je suis prêt à vous suivre.»
(René Rémond, 23 novembre 1978)



Hier, avec Garaudy, c'était du gâteau. Avec l'abbé Pierre, c'était pain béni. Et, avec Régine, ça fumait.


Aujourd'hui, avec les nageuses olympiques, ça baigne. Avec la prof de chimie, ça gaze. Et, avec la zizanie des intellos du Monde, c'est la vie en rose.


Et demain ?


Pour demain, j'en attends de belles et de bonnes.


Il faudra bien que crève la baudruche. « C'est un bidon phénoménal, ce grand martyre de la race juive » (Céline, 1937). Les menteurs et les bonimenteurs ont voulu nous enfler avec leurs magiques chambres à gaz et nous promener dans leurs impossibles camions à gaz. L'intox n'a pas marché. Elle ne marchera jamais. Les chambragazeries pètent de partout. « Auschwitz über alles !», c'est terminé, c'est kaputt. Il ne restera que l'«Holocauste», une idée creuse, pleine de vide, pleine de vent, avec laquelle on n'a pas fini de nous bassiner.


On panique dans les chaumières juives. On foire au Monde et à Libé. A la télé, les spécialistes de l'entourloupe se grattent : le moment venu, comment annoncer que le mur de Judée s'est effondré ?


Là, mon petit doigt vient de m'en apprendre une qui vaut son pesant de shuzpah (en juif : culot). On envisage de « préparer les esprits ». Le grand soir venu, quand, après plus de cinquante ans de bobard et d'arnaque, il faudra tout balancer, le zombie de service, l'œil rivé au prompteur, n'aura qu'à nous réciter :


Découverte d'une nouvelle horreur nazie! Les chambres à gaz nazies n'ont, en fait, jamais existé ! Goebbels avait inventé ce mensonge pour discréditer les juifs !


Ce sera le couronnement de plus d'un demi-siècle de canulars holocaustiques et journalistiques, une mirobolante carpentrasserie, un vrai nanan.


En attendant, je bois du petit lait !


8 juin 1996