Friday, May 17, 1996

En Allemagne : Trois événements révisionnistes le même jour


Ce 17 mai 1996, Udo Walendy a été condamné par le tribunal de Bielefeld à une peine de dix-huit mois de prison ferme pour diverses publications révisionnistes. Le tribunal a refusé d'entendre l'expert dont l'inculpé avait demandé l'audition parce que cet expert avait reconnu à Walendy une certaine expertise.


La Deutsche National Zeitung fait le point sur l'affaire du Dr Erwin Adler, maître de conférences de sciences politiques à l'Institut Scholl de l'université de Munich. D'après la Süddeutsche Zeitung, l'universitaire aurait dit que, certes, des juifs ont été, pendant le temps du IIIe Reich, arrêtés, placés en camps de concentration ou tués, mais que la question était : « Les juifs ont-ils été systématiquement gazés ou bien n'ont-ils pas été gazés ? » Il aurait dit qu'il n'avait, personnellement, pas de réponse à cette question et il aurait ajouté qu'il ne fallait pas s'accrocher bec et ongles à cette question de « gazage ou non gazage» puisqu'un juif frappé à mort, abattu à coups de fusil ou bien tué par la famine était, tout autant qu'un juif gazé, une victime. D'une part, les grands journaux et, d'autre part, les autorités universitaires et l'association cultuelle juive de Munich manifestent d'autant plus d'émoi que l'Institut Scholl porte le nom de Hans et Sophie Scholl, ces conjurés de « la Rose blanche » exécutés à Munich le 22 février 1943 pour résistance au national-socialisme [1].


La Frankfurter Allgemeine Zeitung publie un « Appel des Cent : La liberté d'opinion est en péril ! » Cent universitaires, scientifiques, éditeurs, libraires s'élèvent contre, notamment, la pratique judiciaire qui consiste à répéter qu'un fait est « de notoriété publique » et qu'il n'y a pas lieu de prendre en considération les arguments contestant la réalité de ce fait [2].


17 mai 1996



[1] Deutsche National Zeitung, 17 mai 1996, p. 5.


[2] Frankfurter Allgemeine Zeitung, 17 mai 1996, p. 12.



La croisade des démocraties (à partir d'une idée de D. Irving)

Extrait. Parliamentary debates, House of Commons, Official Report, Wednesday 26th Jan., 1949. Volume 460, n° 46, p. 950 :

Mr. Churchill : ... But I think the day will come when it will be recognised without doubt, not only on one side of the House but throughout the civilised world, that the strangling of Bolshevism at its birth would have been an untold blessing to the human race.

Mr. Cocks (Broxtowe) : If that had happened we should have lost the last war.

Mr. Churchill : No, it would have prevented the last war [1].


Il est courant de se tromper d'ennemi et de conclure au terme d'une effroyable boucherie : "We killed the wrong pig."

La Grande-Bretagne, poussée par les Américains et les juifs (à ce qu'avait dit Chamberlain dans un moment de confidence à Joseph Kennedy, ambassadeur des Etats-Unis à Londres), a décidé de partir en croisade contre l'Allemagne le 3 septembre 1939. C'était... pour la Pologne et pour arrêter Hitler ! Quatorze jours plus tard, ce motif n'avait plus de sens : Joseph Staline attaquait à son tour la Pologne. Le motif, pour continuer la guerre contre cet admirateur de l'Angleterre et de l'Empire britannique qu'était Adolf Hitler (voyez la mission Rudolf Hess), devint... la sauvegarde de l'empire britannique. Pour cela, Winston Churchill fit alliance avec Franklin Roosevelt dont l'une des principales préoccupations était de contribuer à la fin de l'empire britannique et de l'empire français. La guerre des démocraties et, en particulier, de la démocratie (royale) des Britanniques perdait de plus en plus de son sens avec la formidable expansion de la tyrannie soviétique en Europe et en Asie. Les démocraties armaient l'Union soviétique et pilonnaient l'Europe, s'acharnant à tuer les populations civiles allemandes, sans aucun souci pour les trésors artistiques à jamais détruits (de l'abbaye de Monte Cassino à Dresde, la Florence de l'Elbe). Dotées d'une puissante économie, elles développaient, mieux que tout autre régime, tous les moyens imaginables et inimaginables (la bombe atomique) de tuer un peu partout dans le monde. Elles couvraient les crimes soviétiques à Katyn et ailleurs. Leur guerre devenaient (sauf pour l'économie américaine qui, enfin, se sortait du marasme) de plus en plus suicidaire.

Et puis, miracle, dans une Allemagne ravagée, l'armée britannique découvrit le camp de Bergen-Belsen, lui-même dévasté par le typhus. Des émissaires allemands étaient allés au-devant des troupes de Sa Majesté pour les prévenir du danger. Mais quelle aubaine pour Churchill ! Un bon coup de propagande et le camp où, faute de ravitaillement, de médicaments et d'insecticide Zyklon B, les gens mouraient comme des mouches, devint, en un tour de main, un camp "d'extermination" où les Allemands tuaient systématiquement leurs détenus. Churchill découvrait enfin pourquoi la Grande-Bretagne se battait : ce n'était plus ni pour la Pologne, ni pour l'empire britannique mais... pour la civilisation !

Pas moins ! On avait été barbare... pour la civilisation. On allait d'ailleurs persister dans la barbarie en instituant de faire juger les vaincus par les vainqueurs. Le Tribunal militaire international (trois mensonges en trois mots) et tous les tribunaux de même espèce allaient, de 1945 à 1996 (au moins), condamner des soldats, des officiers, des bureaucrates qui avaient pour seul tort d'avoir perdu la guerre.

17 mai 1996

[1] Mr Churchill : ... Mais je pense que le jour viendra où l'on reconnaîtra, et non pas seulement d'un seul côté de cette Assemblée mais dans tout le monde civilisé, que, sans l'ombre d'un doute, si l'on avait étranglé le bolchevisme dans son berceau, cela aurait été un incommensurable bienfait pour toute la race humaine. — M. Cocks (député de Broxtowe) : Si cela était arrivé, nous aurions perdu la dernière guerre. — M. Churchill : Non, cela aurait empêché la dernière guerre.

Le mythe de l’« Holocauste » en trois mots juifs


Le prétendu « Holocauste » des juifs et les prétendues chambres à gaz nazies forment une seule et même imposture. La gravité, l'étendue et la durée de cette imposture ne peuvent surprendre que ceux qui ignorent tout un aspect de la tradition juive. Pour illustrer cet aspect et pour en expliquer le caractère naturel chez les juifs, il suffit de connaître le sens et la portée de deux mots hébreux et d'un mot yiddish : ceux de « Shoah », de « shutzpah » et de « schnorrer ».

Au terme de « génocide » ou d’« Holocauste », les juifs préfèrent souvent un mot de leur cru, celui de « Shoah », lequel signifie « catastrophe ». Étant hébreu, ce mot présente, aux yeux des juifs, l'avantage de mieux distinguer le malheur qu'ils ont subi pendant la seconde guerre mondiale de tous les malheurs qu'ont pu connaître pendant la même période tous les non juifs (également appelés « gentils » ou « goïm »). Et c'est ainsi que nous sommes priés de croire que six millions de morts juives pèsent beaucoup plus que quarante millions de morts chez les goïm.

Les juifs sont généralement convaincus qu'ils sont le peuple « élu », et cela dans tous les sens du mot, c’est-à-dire qu'ils ont été choisis par Dieu pour le meilleur et pour le pire. Ils constituent la meilleure part de l'humanité (selon Jean Kahn, ils ont « un supplément d'âme ») mais, en même temps, quand ils souffrent, leur souffrance est spécifique et infinie. Pour cette raison, un crime commis contre un seul juif doit bouleverser l'humanité entière et réclamer vengeance jusqu'à la fin des temps. Aux yeux d'une telle élite, le fait qu'en février 1945 des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants allemands ont été engloutis dans les fournaises du bombardement de Dresde (« le plus grand crématoire du monde pour vivants ») n'est rien en comparaison du fait que, peut-être, selon des témoins juifs, un Britannique d'origine polonaise aurait, en 1941-1942, sous l'occupation allemande, tué trois juifs en Biélorussie. Sous la pression d'organisations juives, cet homme de quatre- vingt-cinq ans va être jugé pour meurtre [1]. Pendant ce temps, à Londres, le responsable du « crématoire pour vivants » de Dresde, le maréchal de la Royal Air Force, Sir Arthur Harris, a sa statue.

Le mot hébreu de « shutzpah » désigne l'impudence, le culot, l'aplomb. Les juifs donnent parfois comme exemple humoristique de shutzpah celui d'un fils qui, après avoir tué successivement son père, puis sa mère, s'avise de réclamer une pension d'orphelin [2].

Le mot yiddish de « schnorrer » désigne le mendiant institutionnel. Le schnorrer estime qu'il a droit à l'aumône et que c'est à lui de déterminer, en toute liberté, le montant de cette aumône. Il insulte ceux qui lui refusent son dû ou lui en contestent le montant. Pour faire valoir ses droits et pour châtier les récalcitrants, il en appellera aux institutions [3].

Afin d'illustrer ce qu'un schnorrer, doté de shutzpah, peut tirer d'une habile exploitation de la Shoah [4], on consultera Le Paradoxe juif, livre de Nahum Goldmann, président du Congrès juif mondial et « presque le pape des juifs » [5]. Pour ce personnage, qui avait le franc-parler du parfait cynique : « La vie juive est composée de deux éléments : ramasser de l'argent et protester. » Le récit de ses tractations avec Konrad Adenauer, chancelier d'Allemagne fédérale, est hallucinant pour un goy. Ce haut représentant de la communauté juive internationale ne fait mystère d'aucun des subterfuges, ni d'aucun des chantages qui lui ont permis d'extorquer d'une Allemagne encore exsangue l'engagement d'avoir à verser aux juifs et à l'État d'Israël quatre-vingts milliards de DM [6]. Il raconte, par exemple, deux épisodes qui appartiennent, dit-il, « au chapitre “Comment gagner des millions en racontant des histoires” ». Ces histoires-là sont dignes d'un pur schnorrer. Le chantage auquel il se livre auprès de Raab, chancelier d'Autriche, est tout aussi parlant. Raab, juif et ancien détenu d'un camp de concentration, refuse d'abord de lui verser une somme de trente millions de dollars pour un « arrangement » en faveur des juifs. C'est alors que N. Goldmann le menace de louer à Vienne une salle de deux mille places pour y faire projeter gratuitement le film de l'entrée de Hitler dans la capitale autrichienne en 1938 : on y constate l'enthousiasme des Viennois [7]. Raab cède. Quelques années plus tard, lors d'une visite à Washington, Raab se voit à nouveau réclamer la même somme par N. Goldmann. Il se rebiffe et dit : « Nous avons conclu un arrangement : comment pouvez-vous revenir dessus ? » N. Goldmann lui fait alors comprendre, menace voilée à l'appui, qu'on peut toujours revenir sur un arrangement. Raab lui cède donc une nouvelle fois. Son successeur au poste de chancelier d'Autriche devient Kreisky, un juif lui aussi. N. Goldmann va trouver le nouveau chancelier et lui réclame une nouvelle tranche de trente millions de dollars, mais, l'affaire n'ayant pas trouvé sa fin au moment de la rédaction du livre, nous ignorons si le schnorrer Nahum Goldmann a encore une fois obtenu satisfaction.

Personnellement, je donne tort à ceux qui tentent d'expliquer le mensonge du prétendu « Holocauste » par l'idée d'un « complot juif ». Dans un tel cas, les juifs n'ont nul besoin d'ourdir un complot [8]. Il leur suffit, tout simplement, d'obéir à des usages millénaires, ceux de la tradition juive.

17 mai 1996

Notes

[1] Cas de Szymon Serafinowicz. En Allemagne, voyez le cas de Theodor Oberländer, âgé de quatre-vingt-onze ans, totalement aveugle et à demi paralysé ; déjà persécuté par le régime communiste allemand qui l'avait condamné par contumace (jugement cassé après la réunification de l'Allemagne), il passe maintenant en jugement à Cologne. De son côté, le juif Markus Wolf, ex-éminence de la police communiste de la RDA, joue les vedettes médiatiques.
[2] On découvre une récente illustration de ce qu'est la shutzpah dans la plainte de la chanteuse Régine Schekroun (« la reine des boîtes de nuit ») contre la compagnie American Airlines ; pour les détails, voy. « La contre-attaque de Régine », Le Figaro , 21 mai 1996, p. 10.

[3] Sur certains traits de ce mendiant institutionnel, voy. L. Rosenzweig, « Schnorrer », Le Monde, 26 avril 1996, p. 29.


[4] Les juifs eux-mêmes désignent par l'expression « Shoah Business » l'exploitation du prétendu « Holocauste ». Ils disent même : « There's no business like Shoah Business ». L'expression, issue des milieux juifs new-yorkais, semble remonter au début des années soixante-dix.


[5] Nahum Goldmann, Le Paradoxe juif [Conversations en français avec Léon Abramowicz], Stock, 1976 ; voy., en particulier, les pages 67, 152-167, 231.


[6] Le gouvernement de Bonn semble avoir versé à ce jour cent milliards de DM. Il prévoit de verser des « réparations » jusqu'en l'an 2030. A ces sommes il convient d'ajouter les importantes contributions accordées aux juifs ou à l'État d'Israël par les Länder (c’est-à-dire les provinces), par les grandes entreprises industrielles ou bancaires et par nombre d'associations allemandes. Par ailleurs, d'autres pays se voient, eux aussi, contraints de verser, sous peine de boycottage américain ou international, des «réparations» ; tel est, en ce moment, le cas de la Suisse ou de la Hongrie. La France, pour sa part, va verser de l'argent aux juifs en conséquence de la déclaration qu'au lendemain de son élection à la présidence de la République Jacques Chirac a cru devoir faire sur la culpabilité des Français dans «les crimes de l'État français (1940-1944) ». Le paradoxe est qu'en France un ancien résistant sera ainsi amené à payer pour des « crimes » qu'il combattait.


[7] On oublie trop souvent que, dès 1918, les Autrichiens ont manifesté leur désir d'être rattachés à l'Allemagne. Le 12 novembre 1918, la république est proclamée à Vienne ; elle se rattache au Reich allemand. Ce n'est qu'en raison de l'opposition des Alliés que cette dernière décision est annulée.


[8] Il est plaisant d'entendre les juifs se plaindre ou se moquer de ce que certains goïm parlent de «complot juif». Nul n'est plus porté à voir partout des complots que le juif élevé dans la croyance que l'antisémitisme est le résultat d'une sorte d'entente millénaire qui va des Égyptiens de l'Antiquité aux Allemands du IIIe Reich en passant, pour ainsi dire, par tous les peuples de la terre, de siècle en siècle et pour l'éternité. L'idée de « complot» est, en ce sens, typiquement juive.


Wednesday, May 15, 1996

Au sujet du témoignage Rogerie Lettre à Max Clos responsable de la rubrique «Opinions» du «Figaro»


Dans Le Figaro de ce jour, André Rogerie a signé un étrange témoignage. Il n’a pas le droit d’écrire : « J’ai assisté à la Shoah à Birkenau », ni d’écrire que les juifs non gazés « savaient aussitôt que la famille qu’ils venaient de quitter avait été gazée». Dans Vivre, c’est vaincre, écrit en 1945, imprimé, paraît-il, en 1946, et réédité en 1988 par Hérault-éditions (Maulévrier, Maine-et-Loire), A. Rogerie dit seulement qu’il a entendu parler de chambres à gaz [1]. La description extrêmement succincte qu’il en donne, ainsi d’ailleurs que des fours [2], est contraire à la version aujourd’hui en vigueur à propos de Birkenau : gaz arrivant par les pommes de douches (!) et fours électriques (!). Les photos aériennes prises par l’aviation alliée durant l’été 1944 – quand A. Rogerie se trouvait à Birkenau – prouvent que les cheminées des crématoires n’avaient pas de cette «fumée, noire et épaisse» montant tous les jours «par l’énorme cheminée». Ce qui semble vrai, en revanche, c’est que notre homme bénéficiait, dans ce camp même d’Auschwitz-Birkenau, d’un sort privilégié. Il était installé au bloc des « caïds » [3], bénéficiant d’une « planque royale » dont il garde de «bons souvenirs» [4]. Il y mangeait des crêpes à la confiture et y jouait au bridge [5]. Certes, « il ne se pass[ait] pas que des événements gais » [6] mais, au moment de quitter Birkenau, il a eu cette pensée : «A l’encontre de bien d’autres, j’y ai été moins malheureux que partout ailleurs» [7].


15 mai 1996



[1] A. Rogerie, Vivre, c’est vaincre, Maulévrier, Maine-et-Loire, Hérault-éditions, 1988, p. 70, 85.


[2] Id., p. 75.


[3] Id., p. 82.


[4] Id., p. 83.


[5] Id., p. 84.


[6] Id., p. 84.


[7] Id., p. 87.


Wednesday, May 8, 1996

Lettre à August von Kageneck


Monsieur,


A en croire Le Monde, vous auriez écrit que cette Wehrmacht à laquelle vous avez appartenu aurait «servi d’instrument au plus monstrueux crime de l’Histoire». Le plus curieux est que vous n’auriez personnellement rien vu de ce crime ; vous auriez tout juste « entendu parler » d’un massacre de juifs, à peine votre « unité avait-elle quitté la petite ville ukrainienne » [1].


Supposons un instant que Daniel Vernet ait fait de votre livre un fidèle compte rendu. Je dirais qu’à mon avis, de ce crime (« le plus monstrueux crime de l’Histoire »), vous n’avez pas pris le soin d’établir la réalité. Je doute fort que vous vous soyez livré à une étude de tous les crimes réels de l’Histoire, préalable pourtant nécessaire à une comparaison des crimes commis respectivement par les vainqueurs et par les vaincus de la seconde guerre mondiale.


Je crains que vous ne soyez de ces Allemands qui goûtent un plaisir morbide à s’humilier devant les vainqueurs, notamment les juifs.


En classant ce papier de D. Vernet dans le dossier qui porte votre nom, j’ai retrouvé la lettre que vous m’adressiez le 30septembre 1987. Vous m’écriviez : « Car je crois à l’existence des chambres à gaz, comme je crois au témoignage de Rudolf Höss réuni dans un livre (Kommandant in Auschwitz) que j’estime être le document de base pour la compréhension du phénomène national-socialiste». Ces derniers mots, c’est moi qui les souligne. Voyez ce que je vous ai répondu le 2 octobre 1987. Et constatez enfin, avec mon article du 3 mars 1994 et ses pièces jointes («Le témoignage du “commandant d’Auschwitz” est déclaré sans valeur !»), qu’au terme d’un combat de plusieurs années pour le rétablissement de l’exactitude des faits, ce que je vous disais sur le sujet a reçu comme une confirmation officielle : « Höss a toujours été un témoin très faible et [très] confus », a été obligé de dire Christopher Browning, qui a eu l’aplomb d’ajouter: «C’est pour cette raison que les révisionnistes l’utilisent tout le temps, afin d’essayer de discréditer la mémoire d’Auschwitz dans son ensemble» !


Il vous faudra trouver un autre document. Je vous en suggère un : au lieu de la confession de Rudolf Höss, extorquée par ses geôliers juifs (britanniques ou polonais), la confession de l’abbé Pierre. Ce dernier vient, enfin, d’admettre que Roger Garaudy avait tort de se montrer profondément sceptique sur l’existence des chambres à gaz nazies; les organisations juives et ses amis juifs ont obtenu qu’il avoue l’existence de ces abattoirs chimiques. C’est bien la meilleure preuve que l’arme du plus monstrueux crime de l’Histoire a existé. Un prêtre, vivant dans un pays démocratique, aurait-il la moindre raison de mentir ?


Si D. Vernet a déformé le contenu et le sens de votre livre, je vous conserve mon estime. S’il a dit vrai, vous n’avez plus mon estime.


P.J. – Votre lettre du 30 septembre 1987;

– Ma réponse du 2 octobre 1987;

– Mon article du 3 mars 1994 (avec, notamment, l’extrait de Vanity Fair contenant la déclaration de Christopher Browning sur R. Höss [2]).


8 mai 1996



[1] D. Vernet, « Fin du mythe de la Wehrmacht », Le Monde (des livres), 3 mai 1996, p. X.


[2] Ch. Hitchens, « Whose History is it ? », Vanity Fair, décembre 1993, p. 110-117.


Thursday, May 2, 1996

Une « immense victoire » pour la cause révisionniste


Dans L'Événement du jeudi de cette semaine, paru ce matin, Jean-François Kahn intitule sa chronique : « Comment, avec l'abbé Pierre, on sert la soupe à Le Pen et Faurisson [1]. »


Il estime que les médias font trop de bruit autour des succès de ces deux hommes. On a, dit-il, ainsi ouvert «un véritable boulevard non seulement devant les séides de Le Pen, mais devant ceux de l'ignoble Faurisson». Il ajoute : « Car les faits sont là : la cause révisionniste, sinon négativiste, vient de remporter une immense victoire» avec l'affaire Roger Garaudy-abbé Pierre.


A l'occasion de cette affaire, Joseph Sitruk, grand rabbin de France, avait souhaité l'organisation d'une grande confrontation de spécialistes sur la réalité de l'holocauste. J.-F. Kahn demande : «Faurisson et Le Pen, même dans leurs rêves les plus fous, pouvaient-ils espérer mieux [2] ? »


Il note que Le Figaro a publié une lettre de lecteur où il est dit : « Je sais que la Shoah a été le scandale, l'abomination de l'Histoire, mais que répondre à mon fils s'il me dit que, s'il faut une loi pour y croire, c'est faux ? »


Pour terminer, J.-F. Kahn déplore que le président croate Tudjman vienne de « réitérer des prises de position quasiment “négationnistes”, et cela dans l'indifférence générale ».


Sur les antennes de France-Inter, Ivan Levaï s'est fait largement l'écho, ce matin, de cet article de J.-F. Kahn.


2 mai 1996



[1] J.-F. Kahn, L'Événement du jeudi, 2 mai 1996, p. 12-13.


[2] Henri Roques et moi avons immédiatement fait savoir, chacun de notre côté, que nous désirions participer à cette confrontation. Mais le grand rabbin est vite revenu sur ce souhait ; il dit maintenant qu'il ne faut surtout pas d'une confrontation de spécialistes sur le sujet.

Wednesday, May 1, 1996

L’abbé Pierre


Deux preuves, sinon trois, viennent de nous être administrées de ce que le génocide de six millions de juifs et les chambres à gaz nazies ont réellement existé.


– Première preuve : sous la pression du grand rabbin Joseph Sitruk et d’organisations comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), l’abbé Pierre a expressément reconnu l’existence des chambres à gaz nazies ; selon lui, il n’y a même pas lieu d’en réviser le nombre.


– Deuxième preuve : sous la pression du même grand rabbin et des mêmes organisations, le même abbé Pierre a estimé qu’il n’y avait pas lieu de vérifier le chiffre des six millions.


– Troisième (possible) preuve : Jean Kahn [1], président d’un grand nombre d’institutions juives aussi bien françaises qu’internationales, aurait déclaré à la radio, le 30 avril, qu’on pouvait fort bien prouver l’existence des chambres à gaz nazies mais que procéder à la démonstration reviendrait à tuer une nouvelle fois les morts.


Après quelques tergiversations, la LICRA vient de déclarer, en ce 1er mai, que les rétractations de l’abbé Pierre n’étaient pas satisfaisantes ; elle a décidé l’exclusion de l’abbé.


Or, voici ce que j’écrivais le 27 avril :


En cette fin du mois d’avril, l’affaire Garaudy-abbé Pierre bat son plein. Elle ne semble pas près de s’apaiser même si les deux principaux intéressés veillent à prendre leurs distances d’avec le révisionnisme. Les juifs ne pardonnent jamais la moindre atteinte à leur tabou. Les excuses, les rétractations, les explications, les flatteries ne répareront pas l’offense qui leur a été faite. Ils seront sans pitié. Ils frapperont d’autant plus fort celui qui aura, ne fût-ce qu’un instant, ployé l’échine.


Dans sa livraison de novembre 1992, en page 8, Le Droit de vivre, organe de la LICRA, publiait la liste alphabétique des cent un «membres à titre personnel» du comité directeur de la LICRA. De Pierre Aidenbaum à Daniel Zinskind, en passant par Marc Aron, Robert Dreyfus, Patrick Gaubert, Alain Jakubowitz, Arno Klarsfeld, Charles Libman, Jean, Jean-Pierre et Claude Pierre-Bloch, Rita Thalmann et Michel Zaoui, il semble qu’environ 90 % de ces membres étaient juifs. Il faut se rappeler que la LICRA, dirigée successivement par Bernard Lecache, Jean Pierre-Bloch et, aujourd’hui, Pierre Aidenbaum, a toujours été, et reste, beaucoup plus préoccupée par l’antisémitisme que par le racisme.


Le 25 avril, au terme de son passage devant le grand sanhédrin de la LICRA, l’abbé Pierre avait demandé à Pierre Aidenbaum la permission de l’embrasser. [2]


On n’embrasse pas son bourreau.


1er mai 1996



[1] « Roi de France » comme Ignatz Bubis est « empereur d'Allemagne ».


[2] « Puis, se tournant vers le président Pierre Aidenbaum qui le raccompagnait à sa voiture, le vieux prêtre a ajouté : “Permettez-vous que je vous embrasse ?” » (France-Soir, 26 avril, 1996 p. 2). On pourra se faire une idée de la probité de P. Aidenbaum en notant que, le 1er mai, aux informations de 20 h de France 2, on a vu et entendu ce dernier présenter les révisionnistes comme des personnes qui contestent l'existence des... « camps de concentration » (sic).