Thursday, January 19, 1995

Les falsifications d’Auschwitz d’après un dossier de "L’Express"


« Auschwitz : la mémoire du mal ». C’est sous ce titre que L’Express présente un dossier de vingt pages sur le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau [1]. Éric Conan est le principal responsable de ce dossier qui, tout en reprenant la thèse habituelle de l’extermination des juifs, tend à donner raison aux révisionnistes sur deux points principaux : on a beaucoup exagéré le nombre des morts et, sur le chapitre de la « chambre à gaz » qu’on visite à Auschwitz-I, on a eu recours aux « falsifications », au « travestissement » et à « l’artifice ».

Sur le premier point, le public pourra prendre connaissance du nouveau nombre des morts, considérablement révisé à la baisse, mais sans qu’on lui révèle quel était l’ancien nombre (4 millions) et sans qu’on lui dise que ce nouveau nombre (1,5 million) est, lui aussi, contestable car il résulte non pas d’une enquête historique proprement dite mais d’une décision de la présidence de la République polonaise !

Sur le second point, le public continuera d’être trompé : « Pour l’instant, on laisse [la chambre à gaz] en l’état et on ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard », a déclaré Krystyna Oleksy, l’une des responsables du musée national d’Auschwitz.

Colligeons, page après page, les extraits révisionnistes de ce dossier exterminationniste. Les soulignements sont de notre fait. Nous nous limitons à l’article même d’Éric Conan.

– Pages 54-55, légende de la photographie : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de susciter de nouvelles accusations de falsification. »

– Page 57 : « des bâtiments à l’authenticité déjà bien malmenée [...]. Quelle part de ces vestiges date encore de 1945 ? “Au moins 60 %”, précise Witold Smrek [conservateur général], agacé par les critiques qui s’élèvent à présent contre quarante années de préservation-construction d’Auschwitz. [...] Toutes ces précautions — ce souci de bien faire, de ne pas être taxé de falsification — illustrent les efforts récents des autorités polonaises pour délivrer l’ancien camp d’extermination de quarante ans d’une mémoire communiste qui avait modelé le site jusqu’à en nier la signification. » [Commentaire : les communistes sont ici accusés d’avoir été des négateurs ou des négationnistes.]

– Page 58 : « La morgue du crématoire [I] servit à cet usage [de gazage homicide] dans les premiers mois de 1942 » [Commentaire : É. Conan cherche à minimiser la durée d’activité de cette embarrassante chambre à gaz qui, selon la version officielle, aurait fonctionné de l’automne 1941 jusqu’à la fin de l’année 1942].

– Page 60 : Stefan Wilkanowicz [vice-président du Comité international du Musée d’État d’Auschwitz] : « Les plus grosses énormités ont été rectifiées, mais les principales discussions n’en finissent pas et sont loin d’être tranchées. Je peux même dire que des débats essentiels, douloureux, parfois imprévus, ne font que commencer ! »

« Le Comité international a tout de même été contraint, il y a seulement quelques semaines, de mettre un terme à une controverse qui durait depuis cinq ans. Il vient de remplacer, pour les prochaines cérémonies du cinquantième anniversaire, la plaque commémorative de Birkenau (en vingt langues) qu’il avait fait immédiatement déposer en 1990. Elle était le signe le plus visible et le plus gênant de l’emprise communiste sur le site. On pouvait, en effet, y lire : “Ici, de 1940 à 1945, quatre millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été torturés et assassinés par les meurtriers hitlériens”. Non seulement le chiffre était grossièrement erroné, mais le texte ne faisait aucune allusion à l’identité juive de 90 % des victimes. [...] »

«Pendant des dizaines d’années, cette négation du judéocide fut l’une des constantes de l’approche stalinienne. » [Commentaire : Pendant quarante ans, les grands de ce monde, y compris Valéry Giscard d’Estaing et le pape Jean-Paul II, ont cautionné ce chiffre mensonger de quatre millions en venant s’incliner devant les dix-neuf – et non les vingt – plaques commémoratives. Les communistes sont, ici, à nouveau accusés d’avoir « nié » le « génocide des juifs ». En réalité, ils ont bel et bien mentionné les juifs parmi les victimes, allant jusqu’à leur consacrer un pavillon particulier dans le musée. Selon l’usage, É. Conan accuse les communistes pour décharger les juifs.]

– Page 62 : [Commentaire : É. Conan explique que, pendant cinq ans, on s’est disputé sur le nouveau chiffre à inscrire sur le monument de Birkenau. Il dit :] «Selon les évaluations les plus sérieuses – celles de Raul Hilberg, Franciszek Piper et Jean-Claude Pressac – de 800.000 à 1,2 million de personnes ont été assassinées à Auschwitz, dont de 650.000 à 1 million de juifs.» [Commentaire : ces totaux sont ceux des morts et non des assassinés. En 1993, J.-C. Pressac évaluait le nombre des morts à 775.000, chiffre arrondi à 800.000 [2], mais, l’année suivante, il révisait ces chiffres à la baisse : de 630.000 à 710.000 morts et, parmi ceux-ci, de 470.000 à 550.000 juifs gazés [3]. F. Piper, lui, évalue le nombre des morts à un chiffre compris entre 1,1 et 1,5 million [4]. Par conséquent, les estimations du nombre des morts vont de 630.000 à 1,5 million, ce qui donne une idée du caractère spéculatif de ces estimations.]

« La discussion fut tendue. La solution logique consistait à reprendre l’estimation – 1,1 million de tués, dont 960.000 juifs – établie par le département d’histoire du musée et issue de dix ans de travaux de Franciszek Piper. Ou à n’indiquer aucun chiffre, comme le proposait le musée. Serge Klarsfeld suggérait de ne pas mentionner de chiffre global, inconnu [...]. Stefan Wilkanowicz, en bon conciliateur, avait proposé la formule : “Plus d’un million”. Faute d’accord au sein du comité, l’affaire fut finalement tranchée à la chancellerie de la présidence de la République : 1,5 million”. Il n’y eut, en revanche, aucune discussion sur la nécessité de combler l’ “oubli” à propos de l’identité juive de la majorité des victimes. Le texte définitif est explicite : “Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en majorité des juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et un avertissement. »

– Page 68 : « Autre sujet délicat : que faire des falsifications léguées par la gestion communiste ? Dans les années cinquante et soixante, plusieurs bâtiments, qui avaient disparu ou changé d’affectation, furent reconstruits, avec de grosses erreurs, et présentés comme authentiques. Certains, trop “neufs”, ont été fermés au public. Sans parler de chambres à gaz d’épouillage présentées parfois comme des chambres à gaz homicides. Ces aberrations ont beaucoup servi aux négationnistes qui en ont tiré l’essentiel de leurs affabulations. L’exemple du crématoire-I, le seul d’Auschwitz-I, est significatif. Dans sa morgue fut installée la première chambre à gaz. Elle fonctionna peu de temps, au début de 1942 : l’isolement de la zone, qu’impliquaient les gazages, perturbait l’activité du camp. Il fut donc décidé, à la fin d’avril 1942, de transférer ces gazages mortels à Birkenau, où ils furent pratiqués, sur des victimes essentiellement juives, à une échelle industrielle [Commentaire : É. Conan fait du roman]. Le crématoire-I fut, par la suite, transformé en abri antiaérien, avec salle d’opération. En 1948, lors de la création du musée, le crématoire-I fut reconstitué dans un état d’origine supposé. Tout y est faux : les dimensions de la chambre à gaz, l’emplacement des portes, les ouvertures pour le versement du Zyklon B, les fours, rebâtis selon les souvenirs de quelques survivants, la hauteur de la cheminée. A la fin des années soixante-dix, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée rechignaient alors à les reconnaître. Un négationniste américain vient de tourner un film vidéo dans la chambre à gaz (toujours présentée comme authentique) : on l’y voit interpeller les visiteurs avec ses «révélations». Jean-Claude Pressac, l’un des premiers à établir exactement l’histoire de cette chambre a gaz et de ses modifications pendant et après la guerre, propose de la restaurer dans son état de 1942, en se fondant sur des plans allemands qu’il vient de retrouver dans les archives soviétiques. [Commentaire : FAUX. R. Faurisson avait trouvé ces plans en 1976 et les avait publiés en 1979 ; ces plans et les ruines actuelles – très parlantes – prouvent que les révisionnistes avaient raison !] D’autres, comme Théo Klein [ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France], préfèrent la laisser en l’état, mais en expliquant au public le travestissement : “l’Histoire est ce qu’elle est ; il suffit de la dire, même lorsqu’elle n’est pas simple, plutôt que de rajouter de l’artifice à l’artifice.” Krystyna Oleksy, dont le bureau directorial, qui occupe l’ancien hôpital des SS, donne directement sur le crématoire-I, ne s’y résout pas : “Pour l’instant, on la laisse en l’état et on ne précise rien aux visiteurs. C’est trop compliqué. On verra plus tard.” » [Commentaire : autrement dit, on a menti, on ment, on mentira.]

Conclusion

En quoi peut-on me reprocher d’avoir dénoncé « à la fin des années soixante-dix» tant de falsifications ? Pourquoi m’a-t-on alors traité de falsificateur ? Pourquoi, aujourd’hui encore, me traite-t-on de falsificateur et pourquoi continue-t-on de me poursuivre devant les tribunaux, où trois procès sont encore pendants pour «contestation» de la vérité historique officielle ?

Le dossier de L’Express constitue une révision de l’histoire mensongère d’Auschwitz. Bien d’autres révisions de cette histoire sont à venir. S. Wilkanowicz a raison de déclarer que « des débats essentiels, douloureux, parfois imprévus, ne font que commencer». Il faudra progressivement admettre qu’il n’a pas existé à Auschwitz la moindre chambre à gaz homicide et que le total des morts – surtout à cause des épidémies – a dû s’élever à 150.000 personnes.

En attendant, les innombrables visiteurs du crématoire I pourront, d’ores et déjà, soumettre aux guides la déclaration de Mme Oleksy et exiger des explications sur l’imposture de la « chambre à gaz ».

19 janvier 1995

Notes


[1] L'Express, semaine du 19 au 25 janvier 1995, p. 54-73.

[2] J.-C. Pressac, Les Crématoires d'Auschwitz..., p. 148.

[3] J.-C. Pressac, Die Krematorien von Auschwitz..., p. 202.

[4] Y. Gutman and M. Berenbaum (editors), Anatomy of the Auschwitz Death Camp, p. 71-72.

Wednesday, January 11, 1995

Auschwitz: i fatti e la leggenda


All'inizio del 1940, Auschwitz era solo una città di 13.000 abitanti, dell'Alta Slesia tedesca. Nel maggio dello stesso anno, alla periferia di Auschwitz s'incomincia a costruire, sull'area di una caserma dell'artiglieria polacca, un "campo di transito" per 10.000 detenuti polacchi. Negli anni che seguirono, con l’aggravarsi della guerra, Auschwitz divenne il centro di un agglomerato di circa quaranta campi e sotto-campi e la capitale di un enorme complesso agricolo e industriale (miniere, petrolchimica, fabbriche di armamenti), dove lavoravano numerosi detenuti, ebrei e polacchi in particolare, a fianco di lavoratori civili. Auschwitz fu, di volta in volta o successivamente, un campo di concentramento e un campo di lavori forzati e lavoro libero. Non fu mai un campo di "sterminio" (espressione inventata dagli alleati). Nonostante le drastiche misure igieniche e i numerosi edifici o baraccamenti ospedalieri, a volte dotati degli ultimi ritrovati della scienza medica tedesca, il tifo, che era endemico nella popolazione ebrea polacca e tra i prigionieri di guerra russi, operò, insieme alla febbre tifoidea e ad altre epidemie, devastazioni nei campi e nella città di Auschwitz tra la popolazione concentrazionaria e quella civile, come tra gli stessi medici tedeschi. È così che, durante tutta l’esistenza del campo, queste epidemie, unite per taluni alla fame, al caldo, al freddo ed a terribili condizioni di lavoro in questa zona di paludi, causarono, dal 20 maggio 1940 al 18 gennaio 1945, la morte di molte persone, tra le quali probabilmente 150.000 detenuti [1].

Le voci su Auschwitz

Come è normale in tempi di guerra e di propaganda di guerra, varie voci si svilupparono a partire da questi fatti drammatici. Soprattutto verso la fine della guerra e soprattutto negli ambienti ebrei al di fuori della Polonia, ci si mise a raccontare che i tedeschi uccidevano ad Auschwitz, su ordine ricevuto da Berlino, milioni di detenuti in maniera sistematica. Secondo queste voci, i nazisti avevano installato delle "fabbriche della morte", particolarmente per gli ebrei; sezionavano i detenuti vivi (vivisezione) o li bruciavano vivi (nelle fosse, negli altiforni o nei crematori); o ancora, prima di bruciarli, gasavano gli ebrei in mattatoi chimici chiamati "camere a gas". In questo circuito fatto di voci si ritrovano alcuni miti della Prima Guerra Mondiale [2].

L'imbarazzo dei "liberatori" sovietici

I Sovietici occuparono Auschwitz il 27 gennaio 1945. Ciò che essi scoprirono era talmente contrario a quello che divulgava la propaganda che si può dire che restarono a bocca aperta. Per la sua stessa organizzazione e per le sue installazioni sanitarie, talmente moderne agli occhi dei Sovietici, quel campo era tutto il contrario di un "campo di sterminio". Così per diversi giorni la Pravda rimase in silenzio e, sul momento, nessuna commissione d'inchiesta alleata fu invitata a venire a constatare sul luogo la verità di Auschwitz. Finalmente, il primo febbraio, la Pravda ruppe il silenzio. Solo per mettere in bocca a un prigioniero, uno solo, le seguenti parole:

I nazisti uccidevano con il gas i bambini, i malati così come gli uomini e le donne inabili al lavoro. Bruciavano i cadaveri in forni speciali. Nel campo c'erano dodici di questi forni.

E per aggiungere che il numero dei morti era stato valutato in "migliaia e migliaia" e non in milioni, l'indomani il grande reporter ufficiale del giornale, Boris Polevoi, affermava che il mezzo principale usato dai tedeschi per sterminare le loro vittime era l'elettricità:

[Si utilizzava una] catena elettrica dove centinaia di persone erano uccise simultaneamente da una corrente elettrica; i cadaveri cadevano su di un nastro mosso lentamente da una catena e così avanzavano verso un altoforno.

La propaganda sovietica era disorientata e poté mostrare solamente in alcuni film le persone, morte o morenti, che i Tedeschi, in ritirata, avevano lasciato sul posto. C'erano anche, come mostrano i cinegiornali dell'epoca sulla liberazione del campo, numerosi bambini vivi così come degli adulti in buona salute. La propaganda ebraica venne allora in soccorso a quella sovietica.

La propaganda ebraica alla fine del 1944

Nella primavera del 1944, due ebrei evasi da Auschwitz si erano rifugiati in Slovacchia. Là, con l'aiuto di correligionari, iniziarono a mettere a punto una storia dei campi di Auschwitz, di Birkenau (campo annesso ad Auschwitz) e di Majdanek, da loro descritti come dei "campi di sterminio".

Il più famoso di questi ebrei era Walter Rosenberg, alias Rudolf Vrba, il quale vive ancora oggi in Canada. Il loro racconto, altamente fantasioso, passa in seguito, sempre attraverso ambienti ebraici, in Ungheria, in Svizzera e, infine, negli Stati Uniti. Qui prese la forma di un rapporto dattiloscritto pubblicato dal War Refugee Board, nel novembre del 1944, sotto l'egida della presidenza degli Stati Uniti; il War Refugee Board doveva la sua creazione a Henry Morgenthau Junior (1891-1967), segretario del Tesoro, che si sarebbe reso celebre per il "piano Morgenthau" che, se fosse stato applicato da Roosevelt e Truman, avrebbe portato all'annientamento fisico, dopo la guerra, di decine di milioni di Tedeschi.

Questo rapporto servì come base per la "verità" ufficiale di Auschwitz. I Sovietici vi si ispirarono per il loro documento URSS-008 del 6 maggio 1945 che, al processo di Norimberga, si vide accordare, come il loro rapporto su Katyn, lo statuto di documento "di valore autentico", che era proibito contestare. Secondo questo documento, i Tedeschi avevano ucciso ad Auschwitz più di 4.000.000 di persone, segnatamente li si gasava con l'insetticida chiamato "Zyklon B". Questa "verità" ufficiale sarebbe sprofondata nel 1990.


II 15 aprile 1946 uno dei tre comandanti successivi di Auschwitz, Rudolf Höss (da non confondersi con Rudolf Hess) "confessa" sotto giuramento, davanti ai suoi giudici e davanti ai giornalisti del mondo intero, che, dal tempo della sua gestione, cioè dal 20 maggio 1940 al primo dicembre 1943, almeno 2.500.000 detenuti di Auschwitz erano stati uccisi con il gas e che almeno altri 500.000 erano morti per la fame e per le malattie, per un totale di almeno 3.000.000 di morti per quel solo periodo. Mai, neppure per un istante, R. Höss fu interrogato o contro-interrogato sulla materialità dei fatti straordinari che riportava. Fu affidato ai Polacchi. Redasse a matita, sotto la sorveglianza dei suoi carcerieri comunisti, una confessione nella dovuta e prevista forma. Dopo di che fu impiccato ad Auschwitz il 16 aprile 1947. Fatto curioso, si dovette attendere il 1958 per avere comunicazione, parziale, di questa confessione conosciuta poi dal grande pubblico sotto il titolo di Comandante ad Auschwitz [3].

Impossibilità fisico-chimiche

La descrizione, estremamente rapida e vaga, dell'operazione di gassazione dei detenuti, come R. Höss la riferiva nella sua confessione scritta, era impossibile per ragioni di ordine fisico e chimico. Non si deve confondere una gassazione per esecuzione con una gassazione suicida o accidentale: in una gassazione per esecuzione si vuole uccidere senza essere uccisi!

Lo Zyklon B è un insetticida a base di acido cianidrico, utilizzato a partire dal 1922 a tutt’oggi. È molto pericoloso. Aderisce alle superfici. Si disperde difficilmente. È esplosivo. Gli Americani, in alcuni stati, utilizzano il gas cianidrico per l'esecuzione dei loro condannati a morte. Una "camera a gas per esecuzione" è necessariamente molto sofisticata e la procedura lunga e pericolosa. Ora, R. Höss, nella sua confessione, diceva che la squadra incaricata di estrarre 2.000 cadaveri da una camera a gas vi entrava non appena dopo aver acceso il ventilatore e procedeva a questa fatica di Ercole mangiando e fumando, cioè, se si capisce bene, senza maschere antigas. Impossibile. Nessuno sarebbe potuto entrare così in un oceano di acido cianidrico per manipolare migliaia di cadaveri cianurizzati, essi stessi divenuti intoccabili perché impregnati di un forte veleno che uccide per contatto. Anche con maschere antigas munite di filtro speciale per l'acido cianidrico il lavoro sarebbe stato impossibile, poiché questi filtri non potevano resistere a lungo in caso di respirazione pesante dovuta ad uno sforzo fisico, anche di debole intensità.

Una risposta di 34 storici

Nei numeri di Le Monde del 29 dicembre 1978 e del 16 gennaio 1979 esponevo brevemente le ragioni per le quali, conoscendo i luoghi e la pretesa procedura seguita, ritenevo che le gassazioni di Auschwitz erano tecnicamente impossibili.

Il 21 febbraio, sempre su Le Monde, apparve una dichiarazione di 34 storici che si concludeva così: "Non bisogna domandarsi come, tecnicamente, un tale omicidio di massa sia stato possibile. È stato possibile tecnicamente perché è accaduto".

Secondo me gli "sterminazionisti", come io li chiamo, segnavano là una palese capitolazione. Sul piano della scienza e della storia, il mito delle camere a gas naziste riceveva un colpo fatale. Dopo questa data, nessuna opera sterminazionista è venuta a portarci dei chiarimenti su questo punto, e soprattutto non quella di Jean-Claude Pressac fallacemente intitolata Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers [4]. Per iniziare, è finito il tempo in cui gli storici osavano dirci che era autentica quella tale camera a gas presentata ai turisti come "allo stato originale", "allo stato della ricostruzione" o "allo stato di rovine" (delle rovine possono essere parlanti). Le pretese camere a gas di Auschwitz non erano nient'altro che delle celle frigorifere per la conservazione dei cadaveri in attesa della cremazione, così come attestano i piani che ho scoperto nel 1976.

"Mostratemi o disegnatemi"

Nel marzo 1992 lanciai a Stoccolma una sfida di portata internazionale: "Mostratemi o disegnatemi una camera a gas nazista!" Precisai che non ero interessato ad un edificio che si supponeva contenesse una tale camera a gas, né a un lembo di muro, né a una porta, né a dei capelli, né a delle scarpe. Volevo una rappresentazione completa dell'arma del delitto, della sua tecnica, del suo funzionamento. Aggiungevo che, se ora si pretendeva che i Tedeschi avessero distrutto quest'arma, bisognava che la si ridisegnasse. Rifiutavo di credere ad una "realtà materiale" priva di rappresentazione materiale.

L'Holocaust Memorial Museum (Washington)

II 30 agosto 1994 visitai l'Holocaust Memorial Museum di Washington. Non trovai alcuna rappresentazione fisica della magica camera a gas. Allora, davanti a quattro testimoni, nel suo ufficio, domandai a Michael Berenbaum, Direttore della Ricerca del museo, di spiegarmi questa anomalia. Dopo essersi violentemente adirato, finì per rispondermi che "era stata presa la decisione di non dare alcuna rappresentazione fisica della camera a gas nazista!" Non cercava neppure d'invocare l'esistenza nel suo museo di un plastico artistico del crematorio II di Birkenau: sapeva benissimo che questo plastico, d'altronde non riprodotto nel suo libro-guida del museo [5], non era altro che una creazione artistica senza alcuna relazione con la realtà.

La rotta degli sterminazionisti

Ebbi anche l'occasione di ricordare a M. Berenbaum alcuni eventi disastrosi per la causa sterminazionista.

Nel 1968, nella sua tesi, la storica ebrea Olga Wormser-Migot aveva riconosciuto che esisteva un "problema delle camere a gas" e aveva scritto che Auschwitz-1 era "senza camera a gas" (quella "camera a gas" visitata da milioni di turisti!) [6].

Nel 1983 un Britannico, sebbene difensore della leggenda dello sterminio, rivela come Rudolf Höss, prima di deporre davanti al tribunale di Norimberga, fosse stato torturato da ebrei appartenenti ai servizi inglesi di sicurezza militare, e che poi finì con il confessare a forza di calci, pugni e frustate, esposizione al gelo e privazione del sonno [7].

Nel 1985, al primo processo ad Ernst Zündel a Toronto, il testimone n° 1, Rudolf Vrba, e lo storico n° 1 della tesi sterminazionista, Raul Hilberg, erano crollati al momento del contro-interrogatorio condotto dall'avvocato, che io assistevo in quella sede, Douglas Christie [8].

Nel 1988 lo storico ebreo americano Arno Mayer, che affermava di credere al genocidio e alle camere a gas, scriveva: "Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable I...]. Besides, from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, but probably overall, more Jews were killed by so-called 'natural' causes than by 'unnatural' ones" (Le fonti per lo studio delle camere a gas sono nello stesso tempo rare e dubbie [...]. Inoltre, dal 1942 al 1945, certamente ad Auschwitz, ma probabilmente anche sempre altrove, le cause dette "naturali" uccisero più ebrei che non quelle "non naturali" [sottoalimentazione, malattie, epidemie, sfinimento]) [9].

Nel 1992 Yehuda Bauer, professore all'Università ebraica di Gerusalemme, tacciava di "silly" (assurda) la tesi secondo la quale la decisione di sterminare gli ebrei era stata presa il 20 gennaio 1942 a Berlino-Wannsee [10]. Nel 1993, Jean-Claude Pressac valutava il numero di morti di Auschwitz (ebrei e non) a un totale di 775.000 e, nel 1994, a una cifra compresa tra 630.000 e 710.000 [11].

Quello stesso anno il professor Christopher Browning, collaboratore dell'Encyclopedia of the Holocaust, dichiarava: "Höss was always a very weak and confused witness" (Höss è sempre stato un testimone molto debole e confuso) ed ebbe la disinvoltura di aggiungere: "The revisionists use him all the time for this reason, in order to try and discredit the memory of Auschwitz as a whole" (È per questo che i revisionisti lo diano sempre, per cercare di screditare la memoria di Auschwitz nella sua totalità) [12].

Ad Auschwitz, fino all'inizio del 1990, chiunque poteva constatare che, sulle diciannove lastre metalliche del grande monumento di Birkenau, era scritto, in diciannove differenti lingue, che 4.000.000 di persone erano morte in questo campo; ora, queste lastre sono state ritirate verso l'aprile del 1990 dalle autorità del museo di Auschwitz che, ancora oggi, non sanno con quale cifra rimpiazzare quella falsa, di fronte alla quale sono venuti ad inchinarsi tutti i grandi del mondo, compreso Giovanni Paolo II [13].

In appoggio alla loro tesi i revisionisti dispongono di tre diverse perizie eseguite rispettivamente da F. Leuchter [14], G. Rudolf [15] e W. Luftl, e del principio di una perizia polacca [16], mentre gli sterminazionisti non osano intraprendere una perizia dell'arma del crimine.

Tutti gli ebrei sopravvissuti ad Auschwitz e, in particolare, i "bambini di Auschwitz", cioè coloro i quali sono nati nel campo o vi hanno vissuto i loro anni d'infanzia, sono prove viventi del fatto che Auschwitz non ha mai potuto essere un campo di sterminio.

Non solo non esiste né un ordine né un piano, né la traccia di una direttiva né di un budget per questa grande impresa che sarebbe stata lo sterminio sistematico degli ebrei; non solo non esiste un solo rapporto d'autopsia che stabilisca la morte di un detenuto per gassazione, né una perizia ufficiale sull'arma del crimine, ma non esiste alcun testimone delle camere a gas a dispetto di ciò che qualche autore di best-seller vorrebbe farci credere.

Nel suo libro La Nuit (La Notte), testimonianza autobiografica pubblicata nel 1958, Elie Wiesel non menziona una sola volta le camere a gas di Auschwitz: dice che gli ebrei erano sterminati in fornaci o nei forni crematori! Nel gennaio 1945, i Tedeschi gli lasciarono la scelta, così come a suo padre, d'aspettare i Sovietici o di partire verso la Germania; dopo averci pensato bene, padre e figlio decisero di fuggire con i loro "sterminatori" tedeschi piuttosto che aspettare i lori “liberatori” sovietici. Ciò si trova in bella evidenza in La Nuit, che basta leggere con attenzione [17].

La menzogna di Auschwitz

Dichiarai nel 1980: "Attenzione! Nessuna delle 60 parole che sto per pronunciare mi è dettata da una opinione politica. Le prétendu génocide des juifs et Ies prétendues chambres a gaz hitlériennes forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l'Etat d'Israël et le sionisme international et dont Ies principales victimes sont le peuple allemand MAIS NON PAS SES DIRIGEANTS et le peuple palestinien tout entier (II preteso genocidio ebraico e le pretese camere a gas naziste formano una sola e medesima menzogna storiografica, che ha permesso una gigantesca truffa politico-finanziaria di cui i principali beneficiari sono lo stato d'Israele e il sionismo internazionale e di cui le principali vittime sono il popolo tedesco MA NON I SUOI DIRIGENTI e tutto il popolo palestinese).

Oggi non ritirerei una parola di questa dichiarazione, nonostante le aggressioni fisiche, i processi, e le multe che ho subito dal 1978 e nonostante l'incarcerazione, l'esilio o la persecuzione di tanti revisionisti. Il revisionismo storico è la grande avventura intellettuale di questa fine secolo. Ho solo un rimpianto: di non poter trovare, nei limiti di questo articolo, lo spazio necessario per rendere omaggio al centinaio di autori revisionisti che, dopo il Francese Paul Rassinier e passando per l’Americano Arthur R. Butz, il Tedesco Wilhelm Stäglich, l’Italiano Carlo Mattogno e lo Spagnolo Enrique Aynat, hanno accumulato sulla realtà storica della seconda guerra mondiale una mole di lavoro di pregio eccezionale.

Un'ultima parola: i revisionisti non sono dei negazionisti, né dei personaggi animati da turpi intenzioni. Essi cercano di dire ciò che è stato e non ciò che non è stato. Sono positivi. Ciò che annunciano è una buona notizia. Continuano a proporre un dibattito pubblico, in piena chiarezza, anche se, fin qui, è stato loro risposto soprattutto con l'insulto, la violenza, con la forza ingiusta della legge o ancora con delle vaghe considerazioni politiche, morali o filosofiche. La leggenda di Auschwitz deve, presso gli storici, lasciare il posto alla verità dei fatti.

11 gennaio 1995

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Note

[1] Questa cifra di 150.000 morti corrisponde forse al numero degli uccisi del più grande "crematorio per vivi" del mondo: quello del bombardamento di Dresda, "la Firenze dell'Elba", compiuto dagli aviatori anglo-americani nel febbraio 1945.
[2] Durante la Prima Guerra Mondiale gli alleati hanno accusato i Tedeschi di utilizzare delle chiese come camere a gas e di far funzionare fabbriche con la combustione dei cadaveri. Sul primo punto, si veda "Atrocities in Serbia. 700,000 Victims" (The Daily Telegraph [Londra], 22 marzo 1916, p. 7) da confrontare con "Germans Murder 700,000 Jews in Poland. Travelling Gas Chambers" (The Daily Telegraph, 25 giugno 1942, p. 5).
[3] Comandante ad Auschwitz. Memoriale autobiografico di Rudolf HössTorino, Einaudi, 1960; nuova ed. 1992. Per una puntuale confutazione delle "confessioni" di Höss, cfr. C. Mattogno, Auschwitz: le "confessioni" di HössParma,  La Sfinge, 1987 (N.d.T.).
[4] Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989.
[5] The World Must Know. The History of the Holocaust As Told in the US Holocaust Memorial Museum, Boston, Little-Brown, 1993, p. 137-143.
[6] Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945)Parigi, Presses Universitaires de France, 1968, p. 157, 541- 545.
[7] Rupert Butler, Legions of Death, London, Hamlyn, 1983, pagina dei riconoscimenti (acknowledgements) e p. 234-238.
[8] Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian "False News" Trial of Ernst Zündel 1988, Toronto, Samisdat Publishers, 1992; cfr. l'indice dei miei Ecrits révisionnistes (1974-1998) alle voci "Vrba, Rudolf" e "Hilberg, Raul”.
[9] The "Final Solution" in History, New York, Pantheon, 1988, p. 362, 365.
[10] "Wannsee's importance rejected", Jewish Telegraphic Agency, The Canadian Jewish News, 30 gennaio 1992.
[11] Les Crématoires d'Auschwitz, Parigi, CNRS éditions, 1993, p. 148; Die Krematorien von Auschwitz, Monaco, Piper Verlag, 1994, p. 202.
[12] Christopher Hitchens, "Whose History is it ?", Vanity Fair, dicembre 1993, p. 117.
[13] Per la documentazione fotografica della rimozione cfr. Revue d'histoìre révisionniste n° 3, nov.-dic. 1990 / genn. 1991, p. 30-32 (N.d.T.).
[14] Per una traduzione, parziale, in lingua italiana, Rapporto LeuchterParma, Edizioni all'Insegna del Veltro, 1993; in lingua francese, Annales d'histoire révisionniste, n° 5, estate-autunno 1988, p. 51-102. Leuchter ha redatto altri rapporti meno noti: The Second Leuchter Report. Dachau, Mauthausen, Hartheim, Decatur (Alabama, USA), D. Clark, 1989 (cfr. Revue d'histoire révisionniste n° 1, maggio-giugno-luglio 1990, p. 49-114); The Third Leuchter Report. A Technical Report on the Execution Gas Chambers at Mississippi State PenitentiaryToronto, Samisdat Publishers, 1989; The Fourth Leuchter Report. An Engineering Evaluation of Jean-Claude Pressac's Book "Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers", Boston, Fred A. Leuchter Associates,  1991. Cfr. C. Mattogno, Intervista sull'OlocaustoSalerno, Edizioni di Ar, 1995, p. 36-37 e relative note (N.d.T.).
[15] Da Mattogno presentata come "prova chimica" per eccellenza. Cfr. C. Mattogno, op. cit., pp. 39-40 (N.d.T.).
[16] Cfr. Revue d'histoire révisionniste n° 5, nov. 1991, p. 143-150 (N.d.T.).
[17] La Nuit, Parigi, Editions de Minuit, 1958, p. 128-130. Si deve rimarcare che, nell'edizione tedesca della celebre opera, le parole "crematorio(i)" o "forni crematori" sono state sistematicamente sostituite con l'espressione "camera(e) a gas" (in tedesco "Gaskammer[n])", al fine di mettere del gas là dove E. Wiesel, nel 1958, aveva dimenticato di metterlo (Die Nacht zu begraben, Elischa, trad. di Curt Meyer-Clason, Francoforte, Ullstein, 1962).

Auschwitz : les faits et la légende


Au début de 1940, Auschwitz n’était encore qu’une ville de Haute-Silésie allemande, peuplée de treize mille habitants. En mai 1940, dans la banlieue d’Auschwitz commença de s’édifier, sur l’emplacement d’une caserne d’artillerie de l’armée polonaise, un « camp de transit » pour dix mille détenus polonais. Dans les années qui suivirent, avec l’aggravation de la guerre, Auschwitz devint le centre d’un ensemble de près de quarante camps et sous-camps et la capitale d’un énorme complexe agricole et industriel (mines, pétrochimie, usines d’armement…) où travaillaient de nombreux détenus, polonais et juifs en particulier, aux côtés de travailleurs civils. Auschwitz fut, à la fois ou successivement, un camp de prisonniers de guerre, un vaste camp de transit, un camp-hôpital, un camp de concentration et un camp de travail forcé et de travail libre. Il ne fut jamais un « camp d’extermination » (expression inventée par les Alliés).
En dépit de mesures d’hygiène drastiques et de la multiplicité des édifices ou des baraquements hospitaliers, parfois munis des derniers perfectionnements de la science médicale allemande, le typhus, qui était endémique dans la population juive polonaise et chez les prisonniers de guerre russes, opéra, avec la fièvre typhoïde et d’autres épidémies, des ravages dans les camps et dans la ville d’Auschwitz au sein de la population concentrationnaire, même parmi les médecins allemands, et dans la population civile. C’est ainsi que, durant toute l’existence du camp, ces épidémies, alliées, pour certains détenus, à de terribles conditions de travail dans cette zone de marécages, à la faim, à la chaleur et au froid, causèrent, du 20 mai 1940 au 18 janvier 1945, la mort de probablement cent cinquante mille détenus [1].

La rumeur d’Auschwitz

Comme il est normal en temps de guerre et de propagande de guerre, de multiples rumeurs se développèrent à partir de ces faits dramatiques. Surtout vers la fin de la guerre et surtout dans les milieux juifs extérieurs à la Pologne, on se mit à raconter que les Allemands tuaient à Auschwitz des millions de détenus de manière systématique, sur un ordre venu de Berlin.
Selon ces rumeurs, les Nazis avaient installé des « usines de mort », notamment pour les juifs ; ils disséquaient les détenus vivants (vivisection) ou bien ils les brûlaient vivants (dans des fosses, dans des hauts-fourneaux ou dans des crématoires) ; ou encore, avant de les brûler, ils gazaient les juifs dans des abattoirs chimiques appelés « chambres à gaz ». On retrouve là certains des mythes de la première guerre mondiale [2].
L’embarras des libérateurs soviétiques
Les Soviétiques occupèrent Auschwitz le 27 janvier 1945. Ce qu’ils découvrirent était tellement contraire à ce que colportait la propagande qu’on peut dire qu’ils en restèrent bouche bée. Par son organisation même et par ses installations sanitaires, tellement modernes aux yeux des Soviétiques, ce camp était tout le contraire d’un « camp d’extermination ». Aussi, pendant plusieurs jours, la Pravda resta-t-elle silencieuse et, sur le moment, aucune commission d’enquête alliée ne fut invitée à venir constater sur place la vérité d’Auschwitz. Enfin, le 1er février, la Pravda sortit de son silence. Ce ne fut que pour mettre dans la bouche d’un prisonnier, et d’un seul, les mots suivants :
Les hitlériens tuaient par le moyen de gaz les enfants, les malades ainsi que les hommes et les femmes inaptes au travail. Ils incinéraient les cadavres dans des fours spéciaux. Dans le camp il y avait douze de ces fours.
Et d’ajouter que le nombre des morts était évalué à « des milliers et des milliers » et non à des millions. Le lendemain, le grand reporter officiel du journal, le juif Boris Polevoï, affirma que le moyen essentiel utilisé par les Allemands pour exterminer leurs victimes était… l’électricité :
[On utilisait une] chaîne électrique où des centaines de personnes étaient simultanément tuées par un courant électrique ; les cadavres tombaient sur une bande lentement mue par une chaîne et avançaient ainsi vers un haut-fourneau.
La propagande soviétique était dans le désarroi et put seulement montrer dans ses films les personnes mortes ou mourantes que les Allemands, en retraite, avaient laissées sur place. Il y avait aussi, comme le montrent les actualités de l’époque sur la libération du camp, de nombreux enfants vivants ainsi que des adultes en bonne santé. La propagande juive vint alors au secours de la propagande soviétique.
La propagande juive à la fin de 1944
Au printemps 1944 deux juifs évadés d’Auschwitz s’étaient réfugiés en Slovaquie. Là, avec l’aide de coreligionnaires, ils commencèrent à mettre au point une histoire des camps d’Auschwitz, de Birkenau (camp annexe d’Auschwitz) et de Majdanek, décrits par eux comme des « camps d’extermination ». Le plus connu de ces juifs était Walter Rosenberg, alias Rudolf Vrba, lequel vit encore aujourd’hui au Canada. Leur récit, hautement fantaisiste, passa ensuite, toujours dans des milieux juifs, en Hongrie, en Suisse et, enfin, aux États-Unis. Il prit la forme d’un rapport dactylographié publié par le War Refugee Board, en novembre 1944, sous le timbre de la présidence des États-Unis ; le War Refugee Board devait sa création à Henry Morgenthau Junior (1891-1967), secrétaire au Trésor, qui allait se rendre célèbre par le « plan Morgenthau » qui, s’il avait été suivi par Roosevelt et Truman, aurait abouti à l’anéantissement physique, après la guerre, de millions d’Allemands.
Ce rapport servit de matrice à la « vérité » officielle d’Auschwitz. Les Soviétiques s’en inspirèrent pour leur document URSS-008 du 6 mai 1945 qui, au procès de Nuremberg, se vit accorder, comme leur rapport sur Katyn, le statut de document « à valeur authentique », qu’il était interdit de contester. Selon ce document, les Allemands avaient tué à Auschwitz plus de quatre millions de personnes, notamment en les gazant avec l’insecticide appelé « Zyklon B ». Cette « vérité » officielle allait s’effondrer en 1990.
Le 15 avril 1946 l’un des trois commandants successifs d’Auschwitz, Rudolf Höss (à ne pas confondre avec Rudolf Hess) « confessa » sous la foi du serment, devant ses juges et devant les journalistes du monde entier, que, du temps de son commandement, c’est-à-dire du 20 mai 1940 au 1er décembre 1943, au moins deux millions et demi de détenus d’Auschwitz avaient été exécutés par le gaz et qu’au moins cinq cent mille autres avaient succombé à la faim et à la maladie, ce qui faisait un total d’au moins trois millions de morts pour cette seule période. Pas un instant, R. Höss ne fut interrogé ou contre-interrogé sur la matérialité des faits extraordinaires qu’il rapportait. Il fut livré aux Polonais. Sous la surveillance de ses geôliers communistes, il rédigea au crayon une confession en bonne et due forme.
Après quoi, il fut pendu à Auschwitz le 16 avril 1947. Curieusement, il fallut attendre 1958 pour avoir communication, partielle, de cette confession connue du grand public sous le titre de Commandant à Auschwitz.
Impossibilités physico-chimiques
La description, extrêmement vague et rapide, de l’opération de gazage des détenus, telle que la relatait R. Höss dans sa confession écrite, était impossible pour des raisons d'ordre physique et chimique. Il ne faut pas confondre un gazage d’exécution avec un gazage suicidaire ou accidentel : dans un gazage d’exécution, on veut tuer sans être tué !
Le Zyklon B est un insecticide à base d’acide cyanhydrique, utilisé depuis 1922 et encore aujourd’hui. Il est d’une grande dangerosité. Il adhère aux surfaces. Il est difficile à évacuer. Il est explosible. Les Américains utilisent le gaz cyanhydrique pour l’exécution, dans certains États, de leurs condamnés à mort. Une chambre à gaz d’exécution est nécessairement très sophistiquée et la procédure est longue et dangereuse. Or, R. Höss, dans sa confession, disait que l’équipe chargée d’extraire deux mille cadavres d’une chambre à gaz pénétrait dans les lieux dès la mise en marche d’un ventilateur et procédait à cette tâche herculéenne en mangeant et en fumant, c’est-à-dire, si l’on comprend bien, sans même un masque à gaz. Impossible. Personne n’aurait pu ainsi pénétrer dans un océan d’acide cyanhydrique pour y manipuler des milliers de cadavres cyanurés, eux-mêmes devenus intouchables parce que imprégnés d’un violent poison qui tue par contact. Même avec des masques à gaz au filtre spécial pour l’acide cyanhydrique la tâche eût été impossible car ces filtres ne pouvaient pas résister en cas de forte respiration due à un effort physique, même de faible intensité.
Une réponse de trente-quatre historiens
Dans Le Monde du 29 décembre 1978 et du 16 janvier 1979, j’exposais brièvement les raisons pour lesquelles, connaissant les lieux et la prétendue procédure suivie, j’estimais que les gazages d’Auschwitz étaient techniquement impossibles. Le 21 février 1979, toujours dans Le Monde, parut une déclaration de trente-quatre historiens qui se concluait ainsi : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. » Selon moi, les « exterminationnistes », comme je les appelle, signaient là une capitulation en rase campagne. Sur le plan de la science et de l’histoire, le mythe des chambres à gaz nazies venait de recevoir un coup fatal. Depuis cette date, aucun ouvrage exterminationniste n’est venu nous apporter des éclaircissements sur ce point, et surtout pas celui de Jean-Claude Pressac, fallacieusement intitulé Auschwitz : Technique and Operation of the Gas Chambers. Pour commencer, le temps est fini où les historiens osaient nous dire qu’était authentique telle chambre à gaz présentée aux touristes comme « en état d’origine », « à l’état de reconstitution » ou « à l’état de ruines » (des ruines peuvent être parlantes). Les prétendues chambres à gaz d’Auschwitz n’étaient que des chambres froides pour la conservation des cadavres en attente de leur crémation, ainsi que l’attestent les plans que j’ai découverts en 1976.
Montrez-moi ou dessinez-moi…
En mars 1992 je lançais à Stockholm un défi de portée internationale : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie ! » Je précisais que je n’étais intéressé ni par un bâtiment censé contenir une telle chambre à gaz, ni par un pan de mur, ni par une porte, ni par des cheveux, ni par des chaussures. Je voulais une représentation complète de l’arme du crime, de sa technique, de son fonctionnement. J’ajoutais que, si l’on prétendait maintenant que les Allemands avaient détruit cette arme, il fallait qu’on me dessine cette arme.
Je refusais de croire à une « réalité matérielle » dépourvue de représentation matérielle.
L’Holocaust Memorial Museum
Le 30 août 1994 je visitais l’Holocaust Memorial Museum de Washington. Je n’y trouvais aucune représentation physique de la magique chambre à gaz. Devant quatre témoins, dans son bureau, je demandais alors à Michael Berenbaum, Research Director du musée, de m’expliquer cette anomalie. Après s’être violemment emporté, il finit par me répondre que « la décision avait été prise de ne donner aucune représentation physique de la chambre à gaz nazie » ! Il ne chercha même pas à invoquer l’existence dans son musée d’une maquette artistique du crématoire-II de Birkenau. Il savait que cette maquette, qu’il ne reproduisait d’ailleurs pas dans son livre-guide du musée [3], n’était qu’une création artistique sans rapport avec la réalité.
La débâcle exterminationniste
A M. Berenbaum j’eus l’occasion de rappeler quelques événements désastreux pour la cause exterminationniste. En 1968, dans sa thèse, l’historienne juive Olga Wormser-Migot avait reconnu qu’il existait un « problème des chambres à gaz » et elle avait écrit qu’Auschwitz-I était « sans chambre à gaz » (cette « chambre à gaz » visitée par des millions de touristes !) [4].
En 1983 un Britannique, pourtant défenseur de la légende de l’extermination, révélait comment Rudolf Höss, avant de déposer devant le tribunal de Nuremberg, avait été torturé par des membres, juifs, de la Sécurité militaire britannique, puis était passé aux aveux à force de coups de pied, de coups de poing, de coups de cravache, d’exposition au froid et de privation de sommeil [5].
En 1985, au premier procès d’Ernst Zündel à Toronto, le témoin n° 1, Rudolf Vrba, et l’historien n° 1 de la thèse exterminationniste, Raul Hilberg, s’étaient effondrés lors de leur contre-interrogatoire mené par l’avocat Douglas Christie, que j’assistais [6].
En 1988 l’historien juif américain Arno Mayer, qui affirmait croire au génocide et aux chambres à gaz, écrivait :
Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable […]. Besides, from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, but probably overall, more Jews were killed by so-called “natural” causes than by “unnatural” ones [7].
En 1992 Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, qualifiait de « silly » (inepte) la thèse selon laquelle la décision d’exterminer les juifs avait été prise le 20 janvier 1942 à Berlin-Wannsee [8].
En 1993 J.-C. Pressac évaluait le nombre des morts d’Auschwitz (juifs et non juifs) à un total de 775.000 et, en 1994, à un chiffre compris entre 630.000 et 710.000 [9].
Cette même année le professeur Christopher Browning, collaborateur de l’Encyclopedia of the Holocaust, déclarait : « Höss was always a very weak and confused witness » et il avait l’aplomb d’ajouter : « The revisionists use him all the time for this reason, in order to try and discredit the memory of Auschwitz as a whole [10]. »
A Auschwitz, jusqu’au début de 1990, tout le monde pouvait constater que, sur dix-neuf plaques de métal du grand monument de Birkenau, était inscrit en dix-neuf langues différentes que quatre millions de personnes étaient mortes dans ce camp ; or, ces plaques étaient retirées vers avril 1990 par les autorités du musée d’Auschwitz qui, aujourd’hui encore, ne savent toujours pas par quel chiffre remplacer le chiffre mensonger devant lequel étaient venus s’incliner tous les grands de ce monde, y compris le pape Jean-Paul II.
A l’appui de leur thèse, les révisionnistes disposent de trois expertises différentes (F. Leuchter, G. Rudolf, W. Lüftl) et même du commencement d’une expertise polonaise tandis que les exterminationnistes n’osent toujours pas entreprendre une expertise de l’arme du crime. Tous les survivants juifs d’Auschwitz et, en particulier, les « enfants d’Auschwitz », c’est-à-dire ceux qui sont nés dans le camp ou qui y ont vécu leurs jeunes années, sont des preuves vivantes qu’Auschwitz n’a jamais pu être un camp d’extermination.
Non seulement il n’a existé ni un ordre, ni un plan, ni trace d’une instruction ou d’un budget pour cette vaste entreprise qu’aurait été l’extermination systématique des juifs ; non seulement il n’existe ni un rapport d’autopsie établissant la mort d’un détenu par gaz-poison, ni une expertise officielle de l’arme du crime, mais il n’existe aucun témoin des chambres à gaz en dépit de ce que quelques auteurs de best-sellers voudraient nous faire croire. Dans La Nuit, témoignage autobiographique publié en 1958, Élie Wiesel ne mentionne pas une seule fois les chambres à gaz d’Auschwitz ; il dit que les juifs étaient exterminés dans des fournaises ou dans des fours crématoires ! En janvier 1945, les Allemands lui laissèrent le choix, ainsi qu’à son père, d’attendre les Soviétiques sur place ou de partir vers le cœur de l’Allemagne.
Après mûre réflexion, le père et le fils décidèrent de fuir avec leurs « exterminateurs » allemands plutôt que d’attendre leurs libérateurs soviétiques. Cela se trouve en toutes lettres dans La Nuit, qu’il suffit de lire avec attention [11].

Le mensonge d’Auschwitz
En 1980, je déclarais : « Attention ! Aucun des soixante mots de la phrase que je vais prononcer ne m’est dicté par une opinion politique. Le prétendu génocide des juifs et les prétendues chambres à gaz hitlériennes forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l’État d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand – mais non pas ses dirigeants – et le peuple palestinien tout entier ».
Aujourd’hui, je ne vois pas un mot à retirer de cette déclaration malgré les agressions physiques, malgré les procès, malgré les amendes dont j’ai souffert depuis 1978 et malgré l’emprisonnement, l’exil ou la persécution de tant de révisionnistes. Le révisionnisme historique est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle. Je n’ai qu’un regret : c’est de ne pouvoir, dans les limites de cet article, trouver la place nécessaire pour rendre hommage aux cent auteurs révisionnistes qui, depuis le Français Paul Rassinier et en passant par l’Américain Arthur R. Butz, l’Allemand Wilhelm Stäglich, l’Italien Carlo Mattogno et l’Espagnol Enrique Aynat, ont accumulé sur la réalité historique de la seconde guerre mondiale tant de travaux aux mérites éclatants.

Un dernier mot : les révisionnistes ne sont ni des négateurs ni des personnages animés de sombres intentions. Ils cherchent à dire ce qui s’est passé et non pas ce qui ne s’est pas passé. Ils sont positifs. Ce qu’ils annoncent est une bonne nouvelle. Ils continuent de proposer un débat public, en pleine lumière, même si, jusqu’ici, on leur a surtout répondu par l’insulte, par la violence, par la force injuste de la loi ou encore par de vagues considérations politiques, morales ou philosophiques. La légende d’Auschwitz doit, chez les historiens, laisser place à la vérité des faits.
11 janvier 1995


Notes

[1] Ce chiffre de cent cinquante mille morts correspond peut-être au nombre des tués du plus grand « crématoire-pour-vivants » du monde : celui du bombardement de Dresde, la « Florence de l’Elbe », en février 1945, par les aviateurs anglo-américains.
[2] Pendant la première guerre mondiale, les Alliés ont accusé les Allemands d’utiliser des églises comme chambres à gaz et de faire fonctionner des usines à cadavres. Sur le premier point, voyez « Atrocities in Serbia, 700,000 victims » (The Daily Telegraph, 22 mars 1916, p. 7) à comparer avec « Germans Murder 700,000 Jews in Poland. Travelling Gas Chambers » (The Daily Telegraph, 25 juin 1942, p. 5).
[3] The World Must Know. The History of the Holocaust as told in the United States Holocaust Museum, Boston, Little-Brown, 1993, p. 137-143.
[4] O. Wormser-Migot, Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945)Paris, PUF, 1968, p. 157, 541-545.
[5] R. Butler, Legions of Death, Londres, Hamlyn, 1983, page des « acknowledgements » et p. 234-238.
[6] B. Kulaszka, Did Six Million Really Die? ; voy. dans l’index des Ecrits révisionnistes (1974-1998) « Vrba, Rudolf » et « Hilberg, Raul ».
[7] « Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et sujettes à caution […]. Cela dit, de 1942 à 1945, certainement à Auschwitz, mais probablement aussi partout ailleurs, les causes dites “naturelles” tuèrent plus de juifs que les causes “non naturelles” [sous-alimentation, maladie, épidémie, épuisement]. » A. Mayer, Why did the Heavens not Darken? The "Final Solution" in History, New York, Pantheon Books, 1988, p. 362, 365.
[8] « Wannsee’s importance rejected », Jewish Telegraphic Agency, The Canadian Jewish News, 30 January 1992, p. 8.
[9] J.-C. Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz, Paris, CNRS éditions, 1993, p. 148 ; Die Krematorien von Auschwitz, Munich et Zurich, Piper, 1994, p. 202.
[10] « Höss a toujours été un témoin très faible et confus. C’est pourquoi les révisionnistes l’utilisent tout le temps en vue d’essayer de jeter le discrédit sur la mémoire d’Auschwitz dans sa totalité. » Cité par C. Hitchens, « Whose History is it? », Vanity Fair, décembre 1993, p. 117.
[11] É. Wiesel, La Nuit, Paris, Editions de Minuit, 1956, p. 128-130. Il est à remarquer que, dans l’édition allemande de ce célèbre ouvrage, les mots de « crématoire(s) » ou de « fours crématoires » ont été systématiquement remplacés par le mot de « chambre(s) à gaz » (en allemand « Gaskammer[n]) » afin de mettre du gaz là où E. Wiesel, en 1958, avait oublié d’en mettre.