Thursday, September 30, 1993

"Libération", "Le Monde" et "Le Nouvel Observateur" sur "Les Crématoires d’Auschwitz" de Jean-Claude Pressac


Le 23 septembre, j’ai rendu compte du dossier consacré par L’Express au livre du pharmacien Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse, CNRS éditions, 1993.


Je passerai ici en revue ce que Libération, Le Monde et Le Nouvel Observateur ont publié sur le même sujet. Je ne reviendrai pas sur les points déjà traités dans mon compte rendu du 23 septembre. Prochainement, je produirai une recension du livre même de Pressac.


– Libération [1]


L’article de Libération n’apporte guère d’éléments nouveaux par rapport au dossier de L’Express. J.-C. Pressac s’y présente comme un ancien «proche de Faurisson», un disciple repenti. Il déclare:


La thèse de Robert Faurisson [...] s’appuyait sur une assez bonne connaissance des invraisemblances techniques du processus d’extermination [à Auschwitz] tel que les historiens l’expliquaient [...]. J’ai été un proche de Faurisson qui m’a assez bien formé à la critique négationniste à la fin des années soixante-dix [...]. Il faut savoir que Faurisson en savait beaucoup. Il disposait de plans et de photos qu’on n’avait jamais vus.


– Le Monde [2]


L’article du Monde est surprenant. Il est signé de Laurent Greilsamer, lequel, en son jargon, se félicite de ce que J.-C. Pressac « récus[e] une certaine idée de l’histoire qui voudrait que seule la mémoire soit noble». J.-C. Pressac confie au journaliste comment il en est venu à douter des témoignages, puis à les écarter : «Personne ne pouvait m’expliquer les contradictions des témoignages auxquelles je me heurtais». Aussi a-t-il, en conséquence, «délibérément tourné le dos aux témoignages des survivants pour s’intéresser aux ruines des crématoires et aux documents préservés de la destruction». « Le drame », ajoute-t-il, « c’est que l’histoire de l’extermination ne reposait que sur des témoignages. Or beaucoup ne tiennent pas». Il ne croit guère à la thèse du «langage codé» : « Il n’y a jamais eu camouflage, contrairement à ce que l’on dit » chez les SS constructeurs des crématoires et des chambres à gaz. Il évalue «à 800.000 le nombre des morts dans [le camp d’Auschwitz] alors que les chiffres les plus couramment cités étaient de plusieurs millions ». Il estime qu’«en France, la loi Gayssot interdit de s’exprimer librement». Il révise « ce que la communauté des historiens croyait acquis ». Il dénonce la « couardise universitaire » et les chercheurs qui « se sont tus pour conserver leurs précieux fauteuils».


L. Greilsamer a la prudence de ne pas faire état du document sur les détecteurs de gaz.


– Le Nouvel Observateur [3]


L’enquête du Nouvel Observateur est encore plus surprenante. Elle est de Claude Weill. En plus d’une interview de J.-C. Pressac, elle comprend des interviews de Pierre Vidal-Naquet, Raul Hilberg et Claude Lanzmann. J’y suis nommé plus de vingt fois mais la parole ne m’est pas accordée une seule fois bien que je paraisse dans cette enquête en posture d’accusé et même de faussaire.


J.-C. Pressac dénonce en Faurisson «une intelligence brillante, mais perverse, diabolique».


A la question : « Pensez-vous que dorénavant les révisionnistes seront réduits au silence ? » P. Vidal-Naquet répond : «J’en doute. Les révisionnistes sont réfractaires à tout argument. Le seul révisionniste que Pressac ait convaincu, c’est lui-même».


Pour R. Hilberg, le livre de Pressac semble soulever plus de questions «cruciales» qu’il n’apporte de réponses.


De son côté, à la question : « Quelle importance accordez-vous à la parution du livre de Jean-Claude Pressac ?» C. Lanzmann répond :


C’est une pierre supplémentaire qui vient s’ajouter à l’immense édifice du savoir déjà accumulé sur la solution finale. Rien de plus, rien de moins. Cela seulement. Présenter ce livre comme l’ont fait le journal de TF 1 et certains autres médias relève de la désinformation. Si l’on excepte le document de la firme Topf und Söhne sur les détecteurs de gaz, il n’y a rien dans l’immense article de L’Express qui ne soit archiconnu.


C. Lanzmann emploie à six reprises, et avec raison, le mot d’«archiconnu». (En ce qui concerne les détecteurs de gaz (Gasprüfer), il semble ignorer que ces instruments étaient d’un usage courant dans les opérations de désinfection.) Il dénonce chez Pressac un homme hanté par Faurisson et Faurisson seul :


Faurisson est le seul interlocuteur qui compte aux yeux de ce converti. Il doit, pour être entendu de lui, parler son langage, faire sienne sa démarche, épouser sa problématique, exhiber la preuve cruciale, l’ultima ratio qui convaincra son ancien maître. D’où l’importance démesurée attachée au document (qui ne sera en aucun cas, on peut en être sûr, le mot de la fin pour Faurisson) sur les détecteurs de gaz. Même pour les réfuter, on légitime ainsi les arguments des révisionnistes, qui deviennent ce par rapport a quoi, à qui, tous se situent. Les révisionnistes occupent tout le terrain.


C. Lanzmann annonce la parution en novembre dans sa revue Les Temps modernes d’un «article fulgurant» montrant que l’extension du révisionnisme a pris les proportions d’une «catastrophe».


Il juge «scandaleuses» les interviews où J.-C. Pressac frappe de suspicion ou de nullité les témoignages sur les chambres à gaz homicides.


Il vise, en particulier, l’article susmentionné de L. Greilsamer dans Le Monde.


Il considère que la publicité faite à l’ouvrage du pharmacien est «une faute morale». S’en prenant, sans le nommer, à P. Vidal-Naquet, il déclare :


Le triste est qu’un historien, menacé sans doute dans son statut ontologique par la véracité, la force, l’évidence des témoignages [rapportés par C. Lanzmann lui-même dans son film Shoah] n’hésite pas à cautionner cette perversité. Un historien abdique devant un pharmacien, qui par ailleurs « révise » à la baisse, selon des calculs bien à lui, le nombre des victimes. Qu’on y prenne garde, on dira peut-être dans vingt ou cinquante ans : « Bien sûr, les chambres à gaz ont existé, mais on n’y a jamais gazé que des poux ou des menteurs ». Ce sera l’ultime avatar du révisionnisme.


Conclusion


Ces articles de Libération, du Monde et du Nouvel Observateur confirment l’impression donnée par le faux scoop de L’Express. On songe ici aux communiqués de victoire des armées en retraite. Les déclarations fracassantes, les coups de cymbales et le son du clairon ne parviennent pas à dissimuler l’ampleur du désastre. En 1943, après leur capitulation à Stalingrad, les Allemands n’avaient plus eu pour unique ressource que de vanter, sur le mode héroïque, les mérites de la «défense élastique». On s’y croirait. C. Lanzmann, lui, est le seul à ne pas tenter de donner le change. Il voit poindre à l’horizon la victoire des révisionnistes et la capitulation des exterminationnistes. Ses affres ont leur raison. Voilà quinze ans, je prenais publiquement l’initiative – c’était la première fois au monde – de placer «le problème des chambres à gaz» sur le plan scientifique et matériel. Mon audace avait longtemps paru sacrilège. Aujourd’hui, les adversaires des révisionnistes se voient contraints d’avancer sur le terrain où j’espérais les voir s’engager. Et C. Lanzmann redoute que ne se lève cette fois-ci, pour son camp, le vent de la défaite.


30 septembre 1993



Notes


[1] «Des documents ignorés sur la Shoah. Le devis d’Auschwitz», Libération, 24 septembre 1993.


[2] L. Greilsamer, «Un chercheur amateur révèle la machinerie des crématoires d’Auschwitz. Les plans de la mort», Le Monde, 26-27 septembre 1993.


[3] C. Weill, « Auschwitz : enquête sur la mécanique de l’horreur », Le Nouvel Observateur, 6 octobre 1993.

Thursday, September 23, 1993

Sur Auschwitz : encore un scoop bidon


L’Express publie quelques articles ou documents à propos d’un ouvrage du pharmacien Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse, éditions du CNRS [1]. On y prétend, une fois de plus, river son clou au révisionnisme historique. Mais, en réalité, une fois de plus, sous le couvert de prétendues révélations et de commentaires tonitruants, on est contraint d’y faire de nouvelles et importantes concessions aux révisionnistes.


Pour commencer, ce livre n’a rien d’une nouveauté, si l’on en juge par les extraits qu’on en a choisis et le résumé qui en est proposé. Il semble qu’il s’agisse seulement de la traduction, de l’adaptation et du résumé en français de l’énorme et grotesque ouvrage que J.-C. Pressac avait publié en 1989, à New York, à l’enseigne de la Beate Klarsfeld Foundation sous le titre prometteur et mensonger de: Auschwitz. Technique and Operation of the Gas Chambers. Selon toute apparence, l’ouvrage fut rapidement retiré de la vente. J’en avais rendu compte dans la RHR n° 3 sous le titre de «Auschwitz. Technique and Operation of the Gas Chambers ou Bricolage et “gazouillages” [2] à Auschwitz et Birkenau selon J.-C. Pressac». J’avais montré que l’auteur parlait surtout des fours crématoires et des chambres à gaz de désinfection. J’avais rappelé que des mots comme «Vergasung», «Gaskammer», «Gasprüfer» [3], en lesquels il croyait voir des «indices», disait-il, et non des «preuves», ajoutait-il, de gazages homicides n’avaient qu’un sens normal et bénin. J’avais montré qu’en passant il avait procédé, de son propre aveu, à une formidable révision des faits et des chiffres de la littérature holocaustique.


Depuis la publication de ce pensum en anglais, l’auteur s’est rendu à Moscou et à Wiesbaden. En a-t-il rapporté des documents bouleversants ? Dans le dossier de l’Express, je n’aperçois nulle trace de tels documents. Ceux que je vois sont connus depuis longtemps. Je constate seulement que, chez J.-C. Pressac, les incertitudes s’aggravent, les spéculations se multiplient, les récits romanesques abondent. La «chambre à gaz» que les touristes visitent à Auschwitz continue de perdre son crédit : elle n’aurait que « très peu » servi (théorie du «gazouillage» chère à l’auteur). Les gazages systématiques de Birkenau n’auraient commencé qu’en juillet 1942. Il y aurait eu beaucoup de «pannes». Himmler aurait, en novembre 1944, donné l’ordre de cesser ces gazages mais cet ordre, présenté jusqu’ici comme écrit (et donc prouvable), est devenu «oral» (et donc improuvable).


Et, surtout, le nombre des morts d’Auschwitz continue sa descente. Il ne serait plus de 9 millions (c’est le chiffre fourni dans Nuit et Brouillard ; il est faux que, comme le dit l’Express, le chiffre donné dans ce documentaire, plein d’erreurs, soit de 4 millions), ni de 4 millions (Tribunal de Nuremberg), ni de 1,2 million (Hilberg), ni de 1,1 million (Piper), ni de 950.000 (Bédarida), mais de... 800.000. Il faudra bien, un jour, parvenir au vrai chiffre qui doit se situer aux environs de 150.000 victimes (la plupart mortes du typhus ou, comme le dit Arno Mayer, de « mort naturelle»).


Nous attendons depuis un demi-siècle un ouvrage technique intitulé non pas Les Crématoires d’Auschwitz mais Les Chambres à gaz homicides d’Auschwitz. Evidemment, cet ouvrage contiendrait ce que nous réclamons depuis si longtemps et qui serait élémentaire: une photographie, un dessin ou une maquette de cet incroyable abattoir chimique avec l’explication de sa technique et de son fonctionnement. Pourquoi cette stupéfiante lacune ?


23 septembre 1993


Notes


[1] L’Express, 23 septembre, p. 76-80, 82-87.


[2] Le mot de « gazouillage(s) » est de Pressac qui l’emploie dans ses conversations privées où il confie volontiers qu’il ne croit pas, en réalité, à la thèse des gazages systématiques et à grande échelle mais seulement à des gazages occasionnels et improvisés que, d’un mot, il appelle des... « gazouillages ».


[3] Le 2 mars 1943, la firme Topf et fils d’Erfurt adresse à la direction des constructions d’Auschwitz une lettre concernant une commande de dix détecteurs de gaz cyanhydrique pour le Krematorium-II d’Auschwitz. Il n’y a là rien d’étrange. La lettre est commerciale et sans aucun caractère secret. Elle porte en toutes lettres «Gasprüfer-Krematorium» (détecteurs de gaz-crématoire). Les appareils sont appelés «Anzeigegeräte für Blausäure Reste» (détecteurs pour restes d’acide cyanhydrique). C’est ce que, dans mon Mémoire en défense..., p. 171, j’ai appelé «appareil de détection du gaz restant », qui est la traduction de « Gasrestnachweisgerät ». Ces appareils se trouvaient partout où s’entreposait le matériel de gazage (Vergasung) et partout où se pratiquaient des désinfections au Zyklon. Vu les ravages exercés par le typhus à Auschwitz et vu l’accumulation des cadavres de typhiques dans les crématoires, l’utilisation de ces détecteurs à papier sensible était normale. Depuis 1922 et encore aujourd’hui, le Zyklon s’emploie à la désinfection des locaux d’habitation, des silos, des bibliothèques, des navires, etc.


Wednesday, September 22, 1993

Les juifs pourraient renoncer au mythe de la chambre à gaz nazie


Après l’avoir dénoncé, persécuté, condamné comme le pire des criminels, les juifs se sont vus contraints, devant l’abondance des découvertes révisionnistes sur la réalité du camp de Treblinka, de relâcher John Demjanjuk, à qui ils auront, au total, infligé un calvaire de seize années. Quant à Yasser Arafat que, pendant vingt ans, ils ont présenté comme un nouvel Hitler, ils viennent de lui faire, au moins en apparence, d’importantes concessions. Dans les deux cas, les juifs ont estimé que le prestige et l’avenir de l’État d’Israël, ainsi que l’idéologie politique qu’est le sionisme, exigeaient ce genre de révisions.


La religion de l’«Holocauste» est en péril ; bâtie sur tout un ensemble de mythes, elle a exigé, de la part des juifs, bien des renoncements et elle va, dans un proche avenir, exiger d’eux un renoncement suprême : il leur faudra abandonner le mythe de la chambre à gaz nazie. La surabondance des découvertes et des publications révisionnistes sur ce mensonge se révèle accablante pour les historiens et les intellectuels juifs. Pour devenir un pur article de foi religieuse, la croyance en l’«Holocauste» des juifs devra se délester du mythe de plus en plus encombrant de cette absurde chambre à gaz qui aurait défié, si elle avait pu exister, toutes les lois de la physique et de la chimie.


Dans un récent passé, les juifs ont déjà prouvé qu’ils étaient capables, non seulement d’abandonner certains mythes de l’«Holocauste», mais de se présenter, par la même occasion, en pourfendeurs de ces mythes. Ils sont allés jusqu’à s’approprier d’importantes découvertes révisionnistes et à se présenter en champions de la vérité historique. Après avoir longtemps accusé l’Allemagne de crimes imaginaires fondés sur des rumeurs, ils l’accusent d’avoir elle-même fomenté ces rumeurs dans un esprit d’hostilité aux juifs.


C’est ainsi que, dans leur ensemble, les historiens juifs ont fini par reconnaître que l’histoire du savon juif, pourtant entérinée par le tribunal de Nuremberg, n’était qu’une fiction. Par un extraordinaire retournement, ils ont ensuite mis cette fiction sur le compte des Allemands qui, selon la nouvelle version juive, auraient colporté cette histoire de savon en vue d’effrayer les juifs.


Ces mêmes historiens ont dû admettre que le chiffre de quatre millions de morts à Auschwitz, pourtant imposé d’office par le tribunal de Nuremberg, constituait une énorme exagération. Ils avaient pris l’habitude de préciser ou de laisser entendre que la plupart de ces victimes étaient juives. En 1990, ils ont réduit ce chiffre à environ un million, un million et demi, en maintenant que la plupart des victimes étaient juives et en imputant aux Polonais l’invention du chiffre d’origine ; les Polonais, expliquent-ils, avaient ajouté de deux millions et demi à trois millions de victimes polonaises dans le but de minimiser la souffrance des juifs. Précisons, en passant, que le nouveau chiffre d’un million à un million et demi devra à son tour être réduit à probablement cent cinquante mille morts (pour la plupart dues au typhus).


Si, à son tour, le mythe de la chambre à gaz nazie devait être abandonné, les juifs ne manqueraient probablement pas d’imputer l’invention et le succès de ce mythe aux Allemands et aux Polonais. Le principal responsable deviendrait l’Allemand Rudolf Höss, prisonnier des Polonais après l’avoir été des Britanniques. Dans ses prétendus «mémoires», dont nous sommes redevables à ses geôliers polono-communistes, ce SS se voit déjà reprocher par certains juifs d’avoir glissé des absurdités ou des énormités relatives aux chambres à gaz «comme autant de bombes à retardement contre les juifs».


Les historiens juifs, passant sous silence les découvertes révisionnistes, s’institueraient en découvreurs du «mensonge des chambres à gaz». Ils rappelleraient que l’historienne juive Olga Wormser-Migot a écrit, dans sa thèse universitaire, en 1968, qu’Auschwitz-I était «sans chambre à gaz» et que, d’après elle, d’une façon plus générale, il existait bel et bien un «problème des chambres à gaz». Ils citeraient l’historien juif Arno Mayer, professeur à Princeton, qui, en 1988, écrivait que «les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et sujettes à caution». Ils mentionneraient J. G. Burg et peut-être David Cole.


Sur le chapitre des persécutions subies depuis un demi-siècle par les révisionnistes, ils auraient la partie un peu moins facile mais ils pourraient décliner toute responsabilité en la matière. Les persécutions subies par les révisionnistes allemands seraient imputées aux gouvernements allemands successifs ; celles subies par les révisionnistes autrichiens seraient imputées au gouvernement autrichien et à ce «nazi» de K. Waldheim qui ont signé récemment la loi anti-révisionniste ; quant aux révisionnistes français, leur persécution serait le fait du gouvernement français et de la loi qui porte le nom d’un communiste : la loi Gayssot. Dans tous les autres pays du monde il serait possible de rejeter ainsi sur les gouvernements en place et sur leur système judiciaire la responsabilité de la persécution.


L’«Holocauste» lui-même, désormais épuré de toute contingence matérielle, n’offrirait plus de prise à la contestation. D’un sens idéalement vague et accédant au statut de vérité hypostatique, il s’intégrerait pleinement à la religion juive. Il deviendrait l’article de foi privilégié d’une religion millénaire.


Sa contestation n’en serait que plus sacrilège. Les révisionnistes se verraient alors accuser de vouloir persécuter les juifs pour leur foi. Ils seraient présentés en adeptes de l’intolérance religieuse. Les juifs, eux, se décriraient en apôtres de la tolérance religieuse et en défenseurs de la vérité historique ; la preuve : sans eux l’humanité aurait continué de croire au mythe de la chambre à gaz nazie.


Les juifs qui, par le passé, ont tant œuvré en faveur du communisme, n’ont-ils pas fini par se décrire en champions de l’anticommunisme, en dénonciateurs du «mensonge communiste» ?


22 septembre 1993


Monday, September 13, 1993

Quelques dénonciations du shoah-business


1. The devastating barb : « There's no business like Shoah business » is, sad to say, a recognizable truth.
(L'accablante pique « il n'y a pas de business qui vaille le shoah-business » est, c'est triste à dire, une vérité palpable.)
Leon A. Jick, « The Holocaust : its Use and Abuse within the American Public», Jérusalem,
Yad Vashem Studies, XIV (1981), p. 316

2. Dans le cas du génocide des Juifs, il est évident qu'une des idéologies juives, le sionisme, fait du grand massacre une exploitation qui est parfois scandaleuse.
Pierre Vidal-Naquet, Les Juifs, la mémoire
et le présent, Paris, Maspero, 1981, p. 215

3. Many Israelis feel offended by the way in which the Holocaust is exploited in the Diaspora. They even feel ashamed that the Holocaust has become a civil religion for Jews in the United States. They respect the works of Alfred Kazin, Irving Howe, and Marie Syrkin. But of other writers, editors, historians, bureaucrats, and academics they say, using the word Shoa, which is the Hebrew for Holocaust : « There's no business like Shoa business ».
(Beaucoup d'Israéliens se sentent offensés par la façon dont l'Holocauste est exploité dans la diaspora. Il ressentent même de la honte à l'idée que l'Holocauste soit devenu une religion civile pour les juifs des Etats-Unis. Ils respectent les travaux d'Alfred Kazin, Irving Howe et Marie Syrkin. Mais à propos des autres écrivains, rédacteurs, historiens, bureaucrates et universitaires ils disent, en utilisant le terme Shoa, qui est le mot hébreu pour Holocauste : « il n'y a pas de business qui vaille le shoah-business. »)
Jacobo Timerman, The Longest War. Israel
in Lebanon, New York, Knopf, 1982, p. 15

4. The Eichmann trial in 1961 [...] was exploited in a cold-blooded way as «a means of practical policy, aimed at practical gains». – One of the principal gains, [Boaz Evron] says, was to heighten the sense of guilt of the Germans : to put Germany in a situation of permanent disadvantage in the eyes of the world and to exploit this situation not only by extracting still greater payments in reparation for the crimes of the Nazis, but by insisting at the same time (quite rightly) that mere money could not compensate for the sufferings of the Jews [...] moral blackmail [...] moral blackmail.
(Le procès Eichmann, en 1961, [...] a été exploité de sang-froid comme «moyen d'une politique concrête visant des bénéfices concrets». – L'un des principaux bénéfices, dit [Boaz Evron], fut d'accroître le sentiment de culpabilité des Allemands : de mettre l'Allemagne dans une situation d'infériorité aux yeux du monde entier et d'exploiter cette situation non seulement en extrayant le versement de réparations toujours plus considérables pour les crimes commis par les nazis, mais aussi en insistant en même temps (et à juste titre) sur le fait que l'argent ne peut pas compenser les souffrances des juifs [...] chantage moral [...] chantage moral.)
Michael Adams [dans un long compte rendu d'un article de Boaz Evron publié en hébreu dans le magazine
littéraire Yiton 77 de Tel Aviv], « About Use and Misuse of the Holocaust by the State of Israel», Jewish Chronicle (Londres), 4 octobre 1982

5. [A Los Angeles, le rabbin Schulweis déclare :] «Auschwitz nous a servi d'argument définitif quand tous les autres ont échoué. C'était le moyen le plus sûr pour collecter des fonds pour des yeshivoth [écoles religieuses] ou l'enseignement du judaïsme, pour des foyers de vieillards ou des orphelinats, et pour Israël.»
Murray Zuckoff, « Contre le mauvais usage de l'holaucauste [sic] comme référence», Tribune Juive, 3 décembre 1982, p. 19

6. La communauté juive américaine a le sentiment de plus en plus marqué que l'Holocauste a été et continue d'être «banalisé» et commercialisé, a récemment affirmé dans la revue Judaism, une universitaire, Mme Deborah Lipstadt, professeur d'études juives à la prestigieuse université de Californie (UCLA). – Elle précise qu'un nombre croissant de juifs sont d'avis qu'il y a «beaucoup trop d'Holocauste», que trop d'argent, de temps et d'énergie sont investis dans son évocation, et que l'attention dont il est l'objet a un aspect « malsain ». D'autres juifs, écrit-elle encore, prétendent que l'Holocauste a été «commercialisé» par divers groupes et institutions pour des objectifs qui leur sont propres, et que les carrières de certains groupements et même individus « ont été édifiées sur l'exploitation grossière de l'intérêt suscité par l'Holocauste».
Traduction d'un extrait de Jewish Digest, « Choa. La Banalisation de l'Holocauste ». [R. Faurisson : l'original texte en anglais devrait se trouver dans Modern Judaism (February 1983 ?)]

7. I first heard the bitter pun « there's no business like Shoah business » while working at YIVO [Institute for Jewish Research], an institution almost exclusively staffed by Holocaust survivors or their children. The joke acknowledged the seemingly limitless appetite for Holocaust materials, mainly as fund-raising tools within the Jewish community, but also as a source of identity – even a perverse ethnic pride – as well as the antidote to the fascination with Nazism outlined above.
(J'ai entendu pour la première fois l'amer calembour «il n'y a pas de business qui vaille le shoah-business» alors que je travaillais à l'Institut Yivo (spécialisé dans la recherche sur les juifs), une institution dont le personnel est presque exclusivement composé de survivants de l'Holocaustes ou de leurs enfants. Cette plaisanterie témoignait de l'appétit apparemment sans limite dont ils témoignaient pour les documents sur l'Holocauste, qui servaient surtout à collecter des fonds à l'intérieur de la communauté juive, mais aussi de source d'identité – et même d'une certaine fierté ethnique perverse – aussi bien que d'antidote à la fascination exercée par le nazisme que j'ai évoquée plus haut.)
J. Hoberman, « Film. Shoah Business », Village Voice (New York), 28 janvier 1986, p. 65 [J. Hoberman défendait le film de Claude Lanzmann contre l'attaque lancée par
Pauline Kael dans The New Yorker]

8. [In a B'nai B'rith lecture in Jerusalem, Sir Immanuel Jakobovits, the British Chief Rabbi, said that the Holocaust was not] an event different from any previous national catastrophe [for the Jews] in spite of the existence of « an entire industry, with handsome profits for writers, researchers, filmmakers, monument-builders, museum-planners and even politicians ».
([Dans une conférence organisée par le B'nai B'rith à Jérusalem, Sir Immanuel Jakobovits, le grand rabbin d'Angleterre, a dit que l'Holocauste n'était pas] un événement différent des autres catastrophes nationales [qui avaient affecté les juifs], en dépit de l'existence de « toute une industrie qui rapportait de confortables profits aux écrivains, aux réalisateurs de films, aux constructeurs de monuments, aux muséographes et même aux politiciens. »)
Haim Shapiro [Jerusalem], « Chief Rabbi assails Holocaust “industry”», Jewish Chronicle (Londres), 4 décembre 1987, p. 3

9. War and Remembrance [...] only minimalizes the historical events and issues it is exploiting. The deliberate extermination of millions of Jews and the death and mutilation of many other millions in the Second World War are merely an expensive and logistically complex backdrop to the soap operatics of the plot, and the promotion of products sanctioned by author Herman Wouk. [...] all the sufferings [...] have once again been reduced to mere fodder for the merchants of conspicuous consumption.
(War and Remembrance (Guerre et souvenir) [...] ne fait que minimiser les événements et les problèmes historiques que le film exploite. L'extermination délibérée de millions de juifs ainsi que la mort et la mutilation de beaucoup d'autres millions d'hommes au cours de la seconde guerre mondiale se réduisent à n'être plus que l'arrière-plan coûteux et complexe à monter pour une intrigue de feuilleton et la promotion de produits approuvés par l'auteur Herman Wouk. [...] toutes les souffrances [...] ont été une fois de plus réduites en forage distribué par les marchands de consommation voyante.)
John Haslett Cuff, « War and Merchandising »,
The Globe and Mail (Toronto), 17 novembre 1988, p. A 18

10. The newspaper Ha'Aretz (December 16) published an attack by a director of the Yad V'shem Holocaust Center on the Wiesenthal Center in Los Angeles. The displeasure of Yad V'Shem over what it sees as the commercialization of the Holocaust by the Wiesenthal Center has long been known, but this is the most open attack yet [...]. [Said the director :] « The Jewish people does many vulgar things but the Wiesenthal Center raised it to a complete level : The optimum use of sensitive issues in order to raise money... ».
(Le journal [israélien] Haaretz, du 16 décembre [1988] a publié une attaque du directeur de l'Institut Yad Vashem contre le centre Wiesenthal de Los Angeles. Le mécontentement de Yad Vashem devant ce qu'ils considère comme une commercialisation de l'Holocauste par le centre Wiesenthal est connu depuis longtemps mais cette attaque est la plus explicite à ce jour [...] . [Le directeur a déclaré :] « Le peuple juif fait beaucoup de choses vulgaires mais le comble est atteint par le centre Wiesenthal : l'usage optimum des questions sensibles pour amasser de l'argent... »)
« Sad», The Jewish Press (Brooklyn, New York),
23 décembre 1988

11. [...] Ce que j'appelle le Shoah business.

[Ces mots ont été prononcés par Jean Kahn, dirigeant du Congrès juif européen le 7 Septembre 1989 dans un débat à la télévision française (La Cinq) avec un jésuite, le père Martelet, au sujet du carmel d'Auschwitz.]

12. [Said Ms Miller :] «I do not feel comfortable with the Holocaust being used as the vehicle for these huge fund-raising dinners for this [Simon Wiesenthal] centre, the “celebratisation” of the Holocaust. [...] I think that using the Holocaust to raise money to sell Israel Bonds is not an appropriate way to contribute to those who died. I really don't want to see the Holocaust become another fund-raising vehicle for any group. I'm not even comfortable with all these private, large donations to the US Holocaust Museum.» [...] Ms Miller resents commemoration being used not only as a fund-raising tactic, but in order to gain political support for Israel.
([Mme Miller a dit :] «Je n'aime pas qu'on utilise l'Holocauste comme support pour ces énormes dîners de bienfaisance au profit de ce centre [Simon Wiesenthal], la “mondanisation” de l'holocauste. [...] Je pense que se servir de l'Holocauste pour collecter des fonds et vendre des bons d'État israéliens n'est pas une manière décente de rendre hommage à ceux qui sont morts. Je ne veux pas voir l'Holocauste devenir un instrument de la collecte de fonds, quelqu'en soit le groupe bénéficiaire. Je n'aime d'ailleurs pas non plus ces énormes dons privés en faveur de l’US Holocaust Museum.» Mme Miller refuse que les commémorations prennent place non seulement dans des stratégies de collecte de fonds mais comme des moyens d'accroître le soutien politique apporté à Israël.)
Andrew Silow Carroll, «How to Remember the Holocaust», Australian Jewish News, 24 août 1990

[A. S. Carroll est reporter au Washington Jewish Week, où cet article est d'abord paru. Il s'entretient ici avec l'écrivain américan Judith Miller, auteur d'un nouveau livre One, by One, by One : Facing the Holocaust, qui porte sur les façons appropriées – et inappropriées – de garder le souvenir de l'Holocauste.]

13. Too many books are written on the Holocaust. There are too many films and television plays that exploit the subject such as [...]. There is a fascination with the Holocaust and with Nazism. There may, in fact, be « no business like Shoah business ». The problem is that many of these productions, if not most, are historically inaccurate, sentimental, roma[n]tic, exotic, and hyperbolic and so they ultimately distort and cheapen the Holocaust. – The popularization and commercialization of the Holocaust is not only unhistorical but it is antihistorical [...]. – There are still many survivors alive and already their past has been turned into falsification and fiction.
(On écrit trop de livres sur l'Holocauste. Il y a trop de films de cinéma et de télévision qui exploitent le sujet, tels [...]. Il y a une fascination exercée par l'Holocauste et par le nazisme. Il se pourrait, en fait qu’« il n'y a[it] pas de business qui vaille le Shoah-business». Le problème vient de ce que beaucoup de ces production, sinon même la majorité d'entre elles, sont historiquement inexactes, sentimentales, romantiques, exotiques et hyperboliquee, en sorte qu'en fin de compte elles déforment et banalisent l'Holocauste. La vulgarisation et la commercialisation de l'Holocauste n'est pas seulement non-historique, elle est anti-historique. [...] Il y a encore de nombreux survivants et déjà leur propre passé a été falsifié et transformé en fiction.)
Michael N. Dobkowski ["professor of religious studies"], « German Reunification : a Jewish View », Martyrdom and Resistance (New York), septembre-octobre 1990, p. 4

14. Le rabbin Dr André Ungar, du New Jersey, USA, écrit : « [Le professeur Eugen Heimler] haïssait l'emphase, l'hypocrisie, les fonceurs et les poseurs, le jargon des universitaires et la lavasse des psy, et les colporteurs professionnels de l'Holocauste ».
[Nécrologie] « Professor Eugene Heimler »,
Jewish Chronicle (Londres), 14 décembre 1990, p. 13

15. « Das Shoah-Business ist die einzige wirkliche Wachstum industrie der Vereinigten Staaten», spottet Brewster Chamberlin, Archivar am "Holocaust Memorial Museum in Washington" [...]. Michael Lerner, Herausgeber der Zeitschrift Tikkun, orthodoxer Jude und notorischer Querdenker [sagte] : « Wir sollten langsam damit anfangen, uns eine Antwort auf diese Frage zu überlegen. “There is no business like Shoah business” wird unsere schwarzen und roten Brüder nicht zu frieden stellen. »
(« Le Shoah-business est la seule industrie qui connaisse une croissance aux Etats-Unis» plaisante Brewster Chamberlin, archiviste au Holocaust Memorial Museum de Washington. [...] Michael Lerner, directeur de la revue Tikkun, un juif orthodoxe et un penseur non-conformiste [a dit] : « Nous devrions commencer lentement à apporter une réponse à ces questions. Le “il n'y a pas de business qui vaille le shoah-business” ne pourra pas satisfaire nos frères noirs et rouges. »)
Henryk M. Broder (juif), « Das Shoah-Business »,
Der Spiegel, 19 avril 1993, p. 249, 256

[Les traductions entre parenthèses sont dues aux éditeurs des Ecrits Révisionnistes (1974-1998).]

13 septembre 1993


Friday, September 10, 1993

The Adventure of Revisionism

With rare exceptions, a revisionist researcher is not an intellectual closeted in his study. Even if he were to choose a hermit's life, society would soon see to the end of his isolation.

To begin with, a revisionist must be willing to travel wherever his research requires, and to carry out investigations on the spot. And because he'll receive no help from the authorities - on the contrary - the revisionist must learn to outwit his adversaries and overcome a hundred obstacles to achieve his goals. Life itself becomes his teacher.

He must establish and cultivate contacts with fellow revisionists around the globe, for no researcher can isolate himself from the work of others. Speaking for myself, revisionism has brought me to many lands, in particular the United States of America, Canada and Germany, as well as Britain, the Netherlands, Belgium, Norway, Sweden, Austria, Switzerland, Spain, Italy, Poland, and a few other countries. (Historical revisionism is also growing in Australia, New Zealand, Ukraine, Japan, Tunisia, South Africa, Iran and Peru.)

In cultivating these contacts, one discovers the ways that different mentalities - Anglo-Saxon, Germanic, Latin, Arab, Jewish, Catholic, Protestant, Muslim and atheist - confront one of the mightiest taboos in history: the Jewish "Holocaust." Revisionism, which lays bare the taboo, thus uncovers differences in outlook as well.

It reveals, too, what individuals are made of and how institutions actually function. I like to watch the face of a man or a woman, an oldster or a teenager, as he or she trembles upon hearing, for the first time, the sacrilegious words of a revisionist. With some, the face colors and the eyes light up: curiosity is aroused. Others pale; the person who believed in his own tolerance discovers his bigotry, and the one who had easily opened his heart quickly slams it shut.

Confronted by revisionism, institutions likewise show themselves for what they are: products of circumstantial arrangements on which time has conferred an aura of respectability. The judiciary, for instance, claims to defend justice (a virtue!) or to uphold the law (a necessity), and would have us believe that, as a group, judges care for truth. But, when a judge finds himself obliged to try a revisionist, how odd to watch as he jettisons the scruples he and his colleagues claim to honor! When faced with a revisionist, there exists for a judge neither faith, nor law, nor right. In confronting revisionism, the judiciary shows just how rickety it is.

As for the petty little world of journalism, the media demonstrates how it, more than anyone, is careful to traffic only in authorized ideas and wares; while at the same time it fosters, through its antics, the illusion of a free circulation of ideas and opinions - not unlike jesters in a tyrant's court.

The revisionist lives dangerously. Police, judges and journalists lurk in wait for him. He may end up in prison - or the hospital. He risks economic ruin for himself and his family. Little of that matters to him. He lives, he dreams, he imagines. He feels that he is free. It's not that he cherishes illusions about the impact of his findings. These frighten everyone; they are too much in contradiction to accepted knowledge. These findings strike at two great human mysteries: the general mystery of fear, and the specific mystery of the need for belief, belief in something, no matter what.

One historian, after finishing a five-volume History of Mankind, was once asked: "After all is said and done, what is the chief motivation of human history?" After a long hesitation, he replied: "Fear." There is no question that fear is an overwhelming factor, and that it assumes in man, more than in beast, the most striking, and sometimes the most ludicrous, forms, no less than the most deceptive disguises. In most men, but certainly not in all, the mystery of fear combines with another mystery: that is, as already indicated, the need, the desire, or the will to believe for the sake of believing. For this there is a saying in English that we lack in French: "the will to believe." Céline said: "The fury to lie and TO BELIEVE spreads like the itch." (La rage de mentir ET DE CROIRE s'attrape comme la gale.) Before him, La Fontaine noted: "Man is frozen to truths. He is on fire for lies." (L'homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges.)

Revisionism can correct history, but it will correct nothing of human nature. On the other hand, the future will prove the revisionists, as writers of history, were right. There is already too much evidence to show that the progress of revisionism is inexorable. Revisionism is destined for a place in history as "the great intellectual adventure of the end of the century."

From The Journal of Historical Review, Vol. 13, Number 5, September-October 1993.