Monday, March 22, 1993

Lettre de Robert Faurisson à Jürgen Graf, pour servir d’introduction à "Der Holocaust-Schwindel"


Je n’ai pas encore lu votre livre et ne puis donc en rédiger la préface comme je me proposais de le faire le moment venu. Vous le savez, ni vous, ni moi nous ne sommes responsables de cet état de fait. Les seuls responsables sont ici le terrorisme intellectuel et la censure qui, dans nos deux pays – pour vous la Suisse et pour moi la France – s’exercent contre les publications révisionnistes. En France, la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, votée par les socialistes et les communistes, interdit l’expression du révisionnisme historique sous peine de prison, d’amende, de suspension des droits civiques et, dans bien des cas, cette dernière peine équivaut à l’interdiction professionnelle. Cette loi a déjà trouvé son application dans près de trente procédures engagées contre des révisionnistes qui sont des universitaires, des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens, des étudiants. D’un moment à l’autre, une loi du même genre va sans doute faire son apparition en Suisse ; elle prohibera la publication et la diffusion de votre ouvrage. C’est l’imminence de ce danger qui vous contraint à une publication d’urgence avant que ne tombe le couperet d’une loi liberticide. Vous avez dû précipiter les travaux d’impression et vous n’avez donc pu me soumettre en temps voulu les épreuves de votre ouvrage.


Vous êtes encore jeune, enthousiaste et vous frémissez d’indignation devant le formidable mensonge historique que constitue le prétendu «Holocauste» des juifs. Cette jeunesse, cet enthousiasme et cette capacité d’indignation marqueront votre livre, je le suppose, de qualités et de défauts particuliers. J’envie vos qualités. Quant à vos défauts, laissez-moi vous dire que j’aurais voulu vous en corriger avec la sévérité que vous me connaissez et j’aurais aussi souhaité redresser certaines de vos inévitables erreurs. Le sort en décide autrement. C’est ainsi que votre livre que, pour ma part, j’aurais souhaité de caractère aussi froidement historique que possible, du moins pour sa partie essentielle, deviendra de bout en bout une sorte de témoignage : le témoignage d’un homme un peu trop sincère dans ses élans qui, découvrant une vérité inattendue, veut au plus vite en avertir ses contemporains.


Il m’est venu sous la plume une expression qui peut laisser croire que je n’ai pas la froideur de l’historien. Je viens, en effet, d’évoquer le «formidable mensonge historique que constitue le prétendu “Holocauste” des juifs». Qu’on me lise avec attention ! Je ne parle pas ici d’un mensonge pur et simple et je ne traite pas de menteurs ceux qui affirment croire en cet « Holocauste». Je parle de « mensonge historique », c’est-à-dire d’une légende ou d’un mythe qui a trouvé sa place dans l’histoire au même titre que cent autres légendes ou mythes auxquels on adhère avec d’autant plus de sincérité qu’apparemment presque tout le monde paraît y croire. Les médias audiovisuels qui contribuent, pour beaucoup d’entre nous, à forger nos opinions en bien des matières, nous répètent à satiété que, durant la seconde guerre mondiale, les Allemands ont suivi à l’égard des juifs une politique qui peut se définir en ces termes : selon un ordre, et conformément à un plan criminels, les Allemands auraient procédé à une tentative d’extermination physique des juifs notamment par l’emploi d’une arme nouvelle: des abattoirs chimiques qu’on appelle chambres à gaz homicides ; le total des morts juives dues à ces chambres à gaz, mais aussi aux fusillades, à la famine, aux épidémies se serait élevé au nombre de six millions, ce qui représenterait à peu près le chiffre de la population suisse tout entière. Tout cela est faux. Ces inventions sont à mettre au compte d’une certaine propagande de guerre et de haine. Elles auraient dû prendre fin avec la guerre ; le paradoxe est qu’au lieu de disparaître, on en aggrave la répétition.


Ce qui, en revanche, est exact, c’est que les Allemands ont suivi une politique antijuive. Ils ont cherché une «solution finale territoriale de la question juive» (territoriale Endlösung der Jüdischen Frage) par l’émigration des juifs, si possible, et par l’évacuation, l’expulsion ou la déportation des juifs, si nécessaire. Pendant la guerre, ils ont mis un grand nombre de juifs européens dans des camps de concentration, de travail ou de transit. Ils envisageaient la création, après la guerre, et avec la remise en liberté des juifs (bei Freilassung), d’un foyer national juif (jüdischer Nationalstaat) à Madagascar ou ailleurs mais, à cause des intérêts de la nation arabe, certainement pas en Palestine.


Beaucoup de ces camps ont été ravagés par d’abominables épidémies et tout le monde aujourd’hui connaît les photographies de typhiques, morts ou moribonds, trouvés à la fin de la guerre dans les camps surpeuplés d’une Allemagne d’apocalypse. Le véritable nombre des victimes juives n’est pas connu parce qu’il n’a pas encore été recherché de manière scientifique avec tous les moyens dont on dispose maintenant grâce à l’ordinateur. Trop de personnes ou de groupes préfèrent s’en tenir à un chiffre comme celui de six millions que même des historiens juifs ne considèrent plus que comme «symbolique». De ce point de vue, un organisme porte une responsabilité particulière dans la dissimulation de la vérité: l’Internationaler Suchdienst d’Arolsen-Waldeck. Cet organisme, qui a son siège en Allemagne, dépend du Comité internationale de la Croix-Rouge, sis à Genève. Jusqu’en 1978, il possédait une section historique (Historische Abteilung) ouverte aux chercheurs. Dès qu’il est apparu que, grâce aux innombrables documents consultables à Arolsen, le mythe des chambres à gaz, de l’extermination des juifs et des six millions devenait insoutenable, l’Internationaler Suchdienst, cédant à la pression internationale, a clos sa section historique, supprime certaines de ses publications et déclaré qu’il se mettait désormais au service exclusif des «victimes du national-socialisme». C’est, en effet, par cet organisme que doivent passer les millions de «survivants» ou d’ayant-droits qui, jusqu’en l’an 2030, ont perçu ou percevront des indemnités financières versées par le contribuable allemand. J’appelle souvent « Arolsen» l’une des quatre capitales, en Allemagne, du «mensonge historique». Les trois autres capitales sont Ludwigsburg avec sa Zentrale Stelle des Landesjustizverwaltungen zur Verfolgung von NS Tätern, Munich avec son Institut für Zeitgeschichte et Bonn avec son gouvernement tout entier et, en particulier, son ministère de la Justice.


Il y a lieu de penser que, parmi les quarante à cinquante millions de morts de la seconde guerre mondiale, les juifs ont eu environ un million de morts. Pour Auschwitz même, le chiffre «symbolique» de toutes les victimes juives et non-juives avait été fixé par le tribunal militaire international de Nuremberg à quatre millions (document URSS-008 ayant valeur de preuve d’office grâce à l’article 21 du statut de ce tribunal). Jusqu’en avril 1990, d’innombrables visiteurs ont pu voir ce chiffre inscrit en caractères de bronze et en dix-neuf langues différentes sur les stèles d’un monument devant lequel venaient s’incliner tous les grands de ce monde. En avril 1990, ces inscriptions ont été enlevées par les autorités mêmes du musée d’Auschwitz. De longues tractations ont suivi pour savoir quel nouveau chiffre on substituerait à l’ancien. Aujourd’hui, en mars 1993, il semble qu’on s’achemine vers le chiffre d’un million et demi. Mais le jour viendra où il faudra sans doute admettre que le vrai chiffre des morts d’Auschwitz a été d’environ cent cinquante mille. Aucun être humain n’a été gazé à Auschwitz ni par le moyen du Zyklon B ni autrement et, si les Allemands avaient disposé de plus de Zyklon B, il serait mort moins de détenus, car ce produit servait à la désinsectisation (Entseuchung und Entwesung). Pour reprendre une formule connue, «à Auschwitz, on n’a gazé que des poux». (Il n’y a nul scandale pour des nonnes à occuper aujourd’hui le bâtiment du théâtre d’Auschwitz dans une partie duquel les Allemands entreposaient les boîtes de Zyklon B ; ces femmes ne résident pas dans un lieu où se dissimulait l’arme d’un crime abominable mais dans un, bâtiment où, sous l’emblème de la Croix-Rouge, on entreposait du matériel sanitaire).


Les chiffres des morts ont leur importance. La manière dont les victimes sont mortes importe aussi. Enfin, les faits matériels sont à établir avec scrupule avant tout commentaire ou jugement. Avant d’accuser les Allemands d’avoir utilisé des chambres à gaz homicides, il aurait fallu établir l’existence de cette arme du crime. Nul tribunal, nul historien ne s’en est soucié.


Si nous affirmons, au terme de nos recherches, que ces chambres à gaz n’ont pas existé et sont même, dans l’état actuel de la science, proprementinconcevables, c’est pour toute une série de raisons qui sont d’ordre physique, d’ordre chimique, d’ordre topographique (par exemple vu la topographie d’Auschwitz, de Treblinka, etc.), d’ordre architectural (par exemple, vu l’architecture des crématoires censés avoir contenu, près des fours, de telles chambres à gaz homicides), d’ordre documentaire et d’ordre historique. Il faut croire que l’argumentation révisionniste est solide. En 1981, un professeur d’histoire de l’université de Princeton se distinguait par la dureté de ses attaques contre Noam Chomsky qui avait défendu mon droit au doute et à la recherche. Noam Chomsky était juif. Ce professeur l’était aussi. Il s’appelait Arno J. Mayer. En 1988, soit sept ans après ces attaques, il consacrait au sort des juifs européens durant la seconde guerre mondiale un ouvrage dont le titre était The “Final Solution” in History. J’en extrais deux courts passages qui devraient donner à réfléchir aux censeurs du révisionnisme :


– Sur les chambres à gaz :


Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable [1].


On nous avait toujours dit que ces sources étaient innombrables et totalement sûres.


Sur les morts dans les camps :


Besides, from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, but probably overall, more Jews were killed by so-called “natural causes” than by “unnatural ones” [2].


Or, on nous avait toujours dit le contraire.


Voilà deux déclarations qui tomberont sous le coup de la nouvelle loi suisse. Tandis que les universitaires américains auront, comme Arno J. Mayer, le droit de poursuive leurs travaux de recherches et d’en publier le résultat, les universitaires suisses, eux, bénéficieront du droit à la paresse : il leur suffira de consulter la bible du tribunal de Nuremberg. S’ils ne sont pas d’accord avec le contenu de cette bible, il leur restera le droit de se taire.


Il n’a pas existé d’«Holocauste» des juifs mais il y a eu une tragédie juive qui s’inscrit dans un conflit mondial riche en bien d’autres tragédies, notamment, en Europe, la tragédie allemande et la tragédie russe et, en Extrême-Orient, la tragédie japonaise et, peut-être la pire de toutes, la tragédie chinoise. Toutes sont dignes de notre compassion, une compassion qui doit aller aux vraies souffrances de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Quant au terme d’« holocauste», sans l’ornement d’une majuscule ostentatoire, il ne me semble s’appliquer vraiment qu’à l’holocauste des cités allemandes et japonaises où les populations civiles ont été systématiquement brûlées dans le déluge du phosphore ou du feu nucléaire déversé par les aviateurs britanniques ou américains.


Il y a quelque candeur à s’indigner d’un mensonge historique. L’histoire est pleine de ces inventions qui lui sont aussi inhérentes que les fabrications de la propagande de guerre sont inhérentes à la guerre. En revanche, l’exploitation d’un tel mensonge, accompagnée de la persécution de ceux qui dénoncent cette exploitation, est autrement grave. Des juifs eux-mêmes critiquent l’exploitation de l’«Holocauste» (ou «Shoah») à des fins de propagande politique ainsi qu’en vue de substantiels bénéfices financiers. Dès les années soixante-dix, ils aimaient à dire : « There’s no business like Shoah- business. [3] » En face de ces juifs-là, qui ont le mérite de la clairvoyance, on remarque malheureusement une prolifération d’associations juives qui, sans vergogne, se livrent au commerce des vraies et des fausses souffrances subies, il y a un demi-siècle, par les juifs européens. Les responsables de ces associations en font trop. Pour reprendre l’heureuse expression d’un révisionniste suisse [G. A. Amaudruz] épris de justesse dans le choix des mots, ces juifs à la Simon Wiesenthal ne sont que des maximalistes.


Leur réussite dans le matraquage des esprits est exceptionnel (et l’on voudra bien noter que je ne parle pas de «complot»). Je voudrais donner ici un exemple du degré d’aveuglement ou de sidération auquel ils ont, avec l’aide des médias, conduit des milliards d’hommes depuis 1945. Prenons à nouveau la magique chambre à gaz, celle qui défie les lois de la physique et de la chimie. En bonne logique, ce siècle, qui se croit matérialiste et qui se décrit comme le siècle de l’image, devrait faire montre d’un extrême scepticisme sur le sujet puisque personne, en réalité, n’a vu de chambre à gaz nazie et puisque personne ne sait comment cette chambre était faite ni comment elle fonctionnait. Or presque tous les hommes en sont venus à croire le contraire; ils s’imaginent qu’ils savent comment fonctionnait cette arme terrifiante ; ils croient pouvoir la décrire; ils s’imaginent, pour certains, en avoir visité et ils sont persuadés de l’avoir vue à la télévision à maintes reprises, dans des films documentaires. La réalité est toute différente. Les locaux qu’à Auschwitz ou ailleurs on leur a présenté comme des chambres à gaz nazies (soit en l’état d’origine, soit à l’état de «reconstruction», soit à l’état de ruines) ne sont que des pièces inoffensives abusivement dénommées chambres à gaz. Il s’agit, en fait, soit de douches, soit de chambres froides de morgues (Leichenhalle ou Leichenkeller), soit d’abri anti-aérien où, pour d’évidentes raisons physico-chimiques, tout gazage d’êtres humains au Zyklon B aurait été impraticable ou aurait tourné à la catastrophe générale. Il n’y a pas de vraies photographies de chambres à gaz nazies.


Je voudrais brièvement rappeler ici comment le littéraire que je suis en est venu à découvrir les impossibilités physico-chimiques de la chambre à gaz nazie. Aujourd’hui, tous les révisionnistes connaissent notre argumentation physico-chimique mais je rappelle que, dans les années soixante-dix, à peu près personne n’en avait l’idée. Moi-même, de 1960 à 1976, j’avais accumulé, grâce à la lecture de Paul Rassinier et d’autres révisionnistes comme Arthur R. Butz, un grand nombre d’arguments d’ordre documentaire ou historique qui prouvaient que les chambres à gaz n’avaient pas pu exister. En 1975 et 1976, j’avais visité Auschwitz et j’y avais relevé beaucoup d’impossibilités physiques et de supercheries. J’avais été le premier au monde à découvrir les plans des crématoires d’Auschwitz censés avoir contenu des chambres à gaz homicides. Mais tout cela n’était pas décisif.


J’ai la manie de m’interroger sur le sens des mots. Un beau jour, je me rendis compte que, depuis de longues années, je m’intéressais au problème des chambres à gaz sans même m’être posé la question préalable: «Mais, au fait, qu’est-ce qu’une chambre à gaz ? » C’est alors que je pris conscience de ce que, comme la plupart des gens, je m’imaginais qu’une chambre à gaz pouvait être n’importe quelle pièce avec du gaz dans cette pièce. C’était une erreur. Je confondais la gazage d’exécution avec le gazage suicidaire ou le gazage accidentel. Dans le gazage d’exécution, on cherche à tuer avec du gaz mais on veut soi-même échapper aux effets de ce gaz : on ne veut ni être tué ni même être intoxiqué. Là est le hic. Là est le point qui change tout. De toutes les armes, le gaz est la moins maniable. Et que dire du Zyklon B ou de l’acide cyanhydrique qui est si dangereux ? J’étudiais donc le Zyklon B. Je découvrais qu’il s’agissait d’un produit inventé en 1922 et encore en usage, à l’heure où je l’étudiais, pour la désinfection et la désinsectisation. Je me lançais à corps perdu dans la lecture d’ouvrages ou d’articles techniques. Plus j’avançais dans mes investigations, plus il m’apparaissait difficile d’exécuter un être humain et, à plus forte raison, une foule d’être humains avec du Zyklon B. Il aurait fallu à ces chambres à gaz nazies une extraordinaire étanchéité, des moyens spécifiques d’apport et de répartition du gaz, un fantastique système d’évacuation du gaz après l’exécution, un procédé de neutralisation du gaz éjecté et, surtout, il aurait fallu je ne sais quelle machinerie pour rendre inoffensif le gaz qui, imprégnant profondément les cadavres, aurait rendu périlleuses toute approche et toute manipulation de ces cadavres. Le Zyklon B adhère longtemps aux surfaces. Il est long et difficile à ventiler et à évacuer. Il adhère au corps humain et il le pénètre à tel point qu’un homme qui vient d’être tué par une dose massive d’acide cyanhydrique ne peut plus être touché à mains nues. L’empoisonnement dans ce cas se fait par simple contact de la peau. Lisant les prétendus « mémoires» de Rudolf Höss, j’y découvrais d’abord que «la» chambre à gaz d’Auschwitz n’était pour ainsi dire pas décrite. Puis à ma stupéfaction, je me rendis compte, par le rapprochement de deux passages distincts de ces «mémoires» que, s’il fallait en croire Rudolf Höss, l’équipe de juifs du Sonderkommando chargée de sortir les cadavres après l’opération de gazage était censée faire ce travail gigantesque à mains nues et sans masque à gaz, dès l’ouverture des portes, cette ouverture se faisant aussitôt (sofort) la mort des victimes. Il s’agissait là d’une impossibilité radicale. Là, comme en d’autres points de ses «mémoires» rédigés en prison, R. Höss avait écrit sous la dictée de ses geôliers communistes.


Comment se fait-il, me demandai-je en 1977, qu’une nation comme la nation allemande, si fertile en esprits ingénieux et en chimistes de premier plan, n’ait jamais eu, au moins en apparence, d’ingénieurs, de chimistes, d’experts en criminologie, pour relever cette impossibilité radicale ?


Là-dessus, je songeais que les Américains utilisaient, dans certains pénitenciers, des chambres à gaz pour l’exécution de leurs condamnés à mort. Je me mis à étudier ces chambres à gaz où, précisément, on employait de l’acide cyanhydrique. Je visitais la chambre à gaz du pénitencier de Baltimore. Je me procurai la documentation nécessaire sur la procédure d’exécution. J’avais auparavant lancé une véritable enquête auprès de tous les pénitenciers américains disposant de ce système de mise à mort. L’ensemble des réponses reçues, ajouté à mes propres investigations sur place, me confirmait l’étonnant et nécessaire complexité de tout système d’exécution d’un condamné par recours à l’acide cyanhydrique. Je publiais par la suite des photographies qui, par leur simple juxtaposition, témoignaient d’une évidence criante: on se moquait de nous en nous montrant, à Auschwitz ou ailleurs, de pauvres et inoffensifs locaux baptisés, pour la circonstance, «chambres à gaz».


Là encore, j’étais perplexe: «Comment se fait-il, me demandai-je, qu’aux USA où se trouvent ces pénitenciers dotés de chambres à gaz d’exécution, il ne se soit pas manifesté un seul homme, même parmi les révisionnistes, pour dire que, vu le degré de sophistication scientifique indispensable à l’exécution d’un homme avec de l’acide cyanhydrique, les chambres à gaz nazies où l’on aurait exécuté des milliers d’hommes à la foi ne pouvaient relever que de la fantasmagorie ?»


En 1988, grâce à ma correspondance des années soixante-dix avec les pénitenciers américains, E. Zündel devait découvrir un expert en chambres à gaz américaines : Fred Leuchter. J’allais voir ce dernier à Boston. Je me rappellerai toujours le moment où je découvris que cet homme, si vif d’esprit, ne s’était jamais interrogé sur la possibilité d’existence et de fonctionnement des chambres à gaz nazies. Il croyait à l’existence de ces chambres à gaz parce que tout le monde y croyait. Surpris par la documentation que je lui montrais sur le sujet, il allait accepter, vous le savez, de se rendre à Auschwitz et à Majdanek pour une enquête sur place. Aujourd’hui, tous ceux qui s’intéressent à la question de l’«Holocaust» connaissent le fameux rapport Leuchter, qui confirme pleinement la thèse révisionniste. D’autres expertises ont confirmé, ensuite, l’expertise Leuchter. Mais, à mon humble avis, cette frénésie d’expertises ne peut plus rien nous apporter d’essentiel. Je me félicite, bien sûr, de constater que des scientifiques allemands ou autrichiens fournissent enfin leur caution à nos découvertes mais – qu’ils veuillent bien me le pardonner – pourquoi les Allemands et les Autrichiens ne se sont-ils pas éveillés plus tôt ? Pourquoi a-t-il fallu que nous nous battions si longtemps, dans une solitude extrême, sur le terrain scientifique avant que les premiers intéressés songent enfin à nous apporter leur appui ? Et pourquoi les révisionnistes allemands eux-mêmes – qui, tel Wilhelm Stäglich, sont surtout restés sur le plan de l’argumentation historique ou judiciaire – n’ont-ils pas plus tôt trouvé un appui auprès de ceux de leurs compatriotes qui, sur le terrain de la physique et de la chimie, auraient pu leur apporter une aide décisive ?


Le paradoxe des ouvrages où l’on a, jusqu’à ces dernières années, essayé, vaille que vaille, de continuer de défendre la thèse absurde de l’existence des chambres à gaz nazies tient au fait que pas un seul de ces ouvrages ne contient une représentation matérielle de ces étonnantes chambres à gaz. Pas une photographie, pas un dessin technique, pas une maquette ne nous permettent, dans ces ouvrages, de voir et d’examiner l’intégralité d’une seule de ces chambres à gaz et d’en comprendre la technique et le fonctionnement. La dernière tentative des exterminationnistes date de 1989. Cette année-là, Serge et Beate Klarsfeld ont commis l’imprudence de publier en anglais un énorme ouvrage du pharmacien français Jean-Claude Pressac : Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers. Le titre est fallacieux. Rien dans ce pensum ne permet de voir à quoi pouvait bien ressemble ces chambres à gaz ainsi que leur technique et leur fonctionnement !


Beaucoup de révisionnistes ne se rendent pas compte que la seule question à poser à son adversaire est : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie», tout comme on pourrait dire: «Montrez-moi ou dessinez-moi les habits du roi [qui, en réalité, est nu] » ou « Montrez-moi ou dessinez-moi tout objet matériel en la réalité duquel vous voulez que je croie. » Ensuite, mais seulement ensuite, on discuterait de la réalité ou non de cette arme prodigieuse.


Si un homme veut savoir ce qu’est, par exemple, une maison, un moteur, une arme, une centrale nucléaire, un four crématoire, une chambre à gaz pour l’entraînement des recrues au port du masque, une chambre à gaz pour la désinfection des habits, une chambre à gaz pour le traitement des fruits, il n’a que l’embarras du choix. Il pourra consulter des ouvrages ordinaires ou techniques, des dictionnaires spécialisés ou non-spécialisés, des encyclopédies. Il y découvrira des photographies, des maquettes, des explications techniques. Mais si le même homme, qui accuse les Allemands d’avoir créé et utilisé l’une des armes les plus abominables qu’avait conçues le génie humain, veut simplement savoir, en fin de compte à quoi cette arme pouvait bien ressembler, il ne trouvera... rien. Rien, sinon peut-être d’indigentes photographies ou esquisses accompagnées d’une légende purement affirmative telle que : « Chambre à gaz». Le mutisme, sur ce point, des ouvrages historiques, scientifiques ou techniques et le silence des dictionnaires et des encyclopédies sont éloquents. Le grand public ne se rend pas compte qu’on l’abuse. Il ne voit pas qu’il n’a, en fait, jamais vu de chambre à gaz nazie. Les juges qui condamnent les révisionnistes nous infligent peines de prison, amendes et sanctions diverses parce que nous refusons de croire en une chose matérielle qu’ils sont eux-mêmes incapables de nous montrer ou de nous décrire.


Ce phénomène général d’ignorance, d’aveuglement, de crédulité se rencontre aussi dans la foi qu’on accorde trop souvent aux «innombrables témoignages des survivants des camps». Là encore, il suffirait d’un instant de réflexion pour ouvrir les yeux sur la réalité. Le fait même qu’il existe d’«innombrables survivants» va à l’encontre de la thèse selon laquelle les Allemands auraient, pendant des années, mis des juifs dans des camps pour les y exterminer. Il est vrai que chacun de ces «survivants» se présente comme un «miraculé» et même, puisque beaucoup d’entre eux sont allés de «camps d’extermination» en «camps d’extermination», comme un «miraculé» à la puissance n. Mais enfin, si mois après mois, nous apprenions par les livres, par les journaux et par la télévision qu’à Lourdes il vient de se produire un miracle de plus, les lecteurs ou les spectateurs deviendraient – et c’est normal – de plus en plus sceptiques. Des miracles à répétition ne sont plus des miracles mais soit de faux miracles, soit des manifestations d’une loi naturelle et normale. L’étrange, quand il s’agit des «miraculés» juifs des prétendus «camps d’extermination» allemands est que, plus ces miraculés se multiplient, plus on croit au miracle de leur survie. La réalité est que ces camps étaient, comme je l’ai dit, des camps de concentration, de travail ou de transit ; aussi est-il normal qu’un demi-siècle après leur internement dans ces camps on voie encore apparaître aujourd’hui, bel et bien vivants, d’anciens détenus comme Simon Wiesenthal, Simone Veil, Samuel Pisar, Élie Wiesel, Henri Krasucki et tant d’autres juifs qui se parent du titre de «survivants». Loin d’être des témoins de l’«Holocauste», ils sont des preuves vivantes qu’il n’y a pas eu d’«Holocauste». Le titre de «survivant» est d’ailleurs abusif. Les anciens combattants russes et allemands de Stalingrad ne seraient-ils pas des «survivants» ? Et nous tous, civils ou militaires, qui avons survécu à l’abominable boucherie de 1939-1945, ne serions-nous pas, nous aussi, des «survivants» ? Pourquoi faut-il que, par une sorte de réflexe conditionné, nous ne songions qu’aux juifs lorsqu’il est question des «survivants», de même que nous ne pensons qu’aux Allemands (et à leurs alliés de la dernière guerre) quand on nous parle de «criminels de guerre» ?


Il n’existe rigoureusement aucun témoin qui puisse attester de l’existence et du fonctionnement des chambres à gaz nazies. Après la guerre, il s’est trouvé quelques imposteurs qui se sont présentés en témoins et on a publié des ouvrages censément écrits par des «témoins des chambres à gaz». Ces imposteurs avaient beau jeu de multiplier leurs témoignages à la barre des tribunaux puisqu’aucun juge, aucun procureur, aucun avocat de la défense n’osait faire subir à ces gens l’épreuve, pourtant normale, du contre-interrogatoire sur la matérialité du fait rapporté. Il a fallu attendre 1985 pour que, pour la première fois au monde, un témoin de ce genre soit contre-interrogé. Cela se produisit à Toronto (Canada) au premier « procès Zündel». Le témoin était le meilleur des témoins possibles, le Dr Rudolf Vrba, qui était à l’origine de ce qu’ont appelle soit les «Protocoles d’Auschwitz», soit le «War Refugee Board Report» (publié à Washington en novembre 1944). L’avocat d’Ernst Zündel s’appelait Douglas Christie. J’étais le conseiller de ce dernier et, à mesure que se développait le long contre-interrogatoire du Dr. Vrba, je fournissais à D. Christie les questions à poser. L’épreuve fut crucifiante pour l’imposteur qui, acculé dans ses derniers retranchements, finit par admettre que, dans son prétendu témoignage, partout présenté comme criant de vérité et d’une exactitude maniaque, il avait eu recours à ce qu’il appelait pudiquement la « licence poétique ». A ce même procès on assista à l’effondrement, aussi, du meilleur expert possible de la thèse exterminationniste, le Dr Raul Hilberg, auteur de The Destruction of the European Jews. Là aussi, je conseillais l’avocat Douglas Christie («The battling barrister»).


Lors de mes procès, il m’arrive de rencontrer dans la salle du tribunal des juifs qui se présentent à moi comme des «témoins des chambres à gaz». Le malheur est qu’ils refusent de venir témoigner à la barre. Mon, habitude est de regarder ces témoins dans les yeux et de leur faire la plus simple des demandes : « Décrivez-moi la chambre à gaz et l’opération de gazage que vous prétendez avoir vues.» Ils battent immédiatement en retraite et me disent que, s’ils avaient vu cela, ils ne seraient pas là pour me parler. D’où je déduis que ces gens sont des imposteurs puisque, aussi bien, ils se présentaient à moi ès qualités en «témoins des chambres à gaz ». De la réponse de cces personnes, je déduis également que’il n’y a pas pu exister de témoins des chambres à gaz et que des gens comme Martin Gray et Filip Mükker sont aussi des imposteurs. En 1983, S. Veil a jeté l’éponge; elle a alors déclaré: «Chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins [4]. » Je ne reviendrai pas ici sur cette pirouette et je demanderai simplement qu’on enregistre bien l’aveu de Simone Veil : il n’y a pas de témoins des prétendus gazages homicides d’Auschwitz ou d’autres camps.


Un seul énorme mensonge historique a ainsi entraîné une multitude de moindres mensonges, de calomnies, d’accusations diffamatoires qui, par leur abondance et leur répétition, ont créé une mise en condition des esprits. Ce mensonge historique et cette humiliante mise en condition ont-ils quelque chance d’une longue survie ? Malheureusement, je le crains. Mais il s’agit la d’un chapitre sur lequel je ne m’étendrai pas ici. Ce que je sais, c’est que l’«Holocauste» prend un caractère religieux de plus en plus prononcé parce que le débat historique ou scientifique entre révisionnistes et exterminationnistes a définitivement tourné à l’avantage des révisionnistes. Aussi les révisionnistes ont-ils à subir une répression de plus en plus accentuée mais le révisionnisme historique, lui, ne pourra que, l’emporter à la longue.


Il est, comme l’a dit un jour un avocat français, Pierre Pécastaing, «la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle». Cette aventure est dangereuse et exaltante. Aussi attire-t-elle de plus en plus de jeunes esprits, enthousiastes et désintéressés, tels que le vôtre.



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[Texte original français de «Brief an der Verfasser» (22 mars 1993), en guise de préface au livre de Jürgen Graf, Der Holocaust-Schwindel, p. IV-XIV.]


22 mars 1993


Notes


[1] «Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et sujettes à caution. »A. Mayer, The “Final Solution”..., p. 362.


[2] « D’ailleurs, de 1942 à 1945, certainement à Auschwitz mais probablement [aussi] dans l’ensemble [des camps], les causes dites “naturelles” tuèrent plus de juifs que les causes “non-naturelles”. », Id.., p. 365.


[3] « Rien n’est plus rentable que... », jeu de mots à partir de l’expression proverbiale « There’s no business like show-business ». [NdÉ]


[4] France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47.