Thursday, January 23, 1992

Lettre à Jacques Lesourne et à Nicolas Weil


Objet : Les mille et un mensonges du Monde sur le même sujet et toujours dans le même sens 
(19-20 janvier 1992, p. 2)

Messieurs, 

Merci d’enrichir ma collection de vos mensonges. Le « procès-verbal » (non daté, non signé, sans en-tête, sans référence), dit de Wannsee, prévoyait l’évacuation (Evakuierung) des juifs vers l’Est et non l’extermination des juifs. Vous prétendez qu’il prévoyait la mise à mort des juifs. Pour cela, vous falsifiez gravement les deux fameux alinéas qui portent sur la remise en liberté des juifs après la guerre (Freilassung) et un renouveau ou une reconstruction juive (eines neuen jüdischen Aufbaues). Sionisme et national-socialisme ne s’entendaient pas mal du tout. 

La thèse de « Wannsee » avait été abandonnée à la fin des années soixante-dix sous l’influence de Schleunes, Adam et Broszat ; Hilberg (!) s’était rallié à l’interprétation qui s’imposait (évacuation et non extermination) ; au colloque de Stuttgart (3-5 mai 1984), « Wannsee » était enterré. 

Vous ressuscitez le vieux mensonge. Il le faut bien. Phénomène d’intégrisme fort connu dans les cas de crise et de panique : on remet en circulation les pires bateaux, la fausse monnaie, les pieux mensonges. 

Je prépare une compilation des mensonges du Monde sur le prétendu « Holocauste » (recension 1992). Merci de votre Kollaboration.

23 janvier 1992

Saturday, January 18, 1992

Fax à Ernst Zündel


Cher Ernst, 

Je vous remercie de votre fax sur l’éventualité de déposer une plainte pour publication de fausses nouvelles, contre Sabina Citron (et sa clique) en raison de ce qu’elle dit sur « Wannsee ». 

Mon avis est qu’en tant qu’universitaires, nous aurions d’excellents arguments pour montrer que « Wannsee » n’avait rien à voir avec « une rencontre de hauts dignitaires du gouvernement nazi [prenant] la décision [...] d’assassiner tout homme, femme et enfant juif en Europe ». Même les universitaires qui sont aux côtés de Sabina Citron le savent et l’ont dit (Jäckel et Cie) et, si « Wannsee » avait été l’endroit pour une telle décision, Hilberg et Cie ne diraient pas qu’en fait aucune décision n’a été prise d’« assassiner » les juifs. Et il n’y aurait pas de discussion entre les tenants de la théorie « intentionnaliste » et ceux de la théorie « fonctionnaliste » : les premiers diraient : « Nous avons raison puisque le 20 janvier 1942, à Wannsee, l’"intention" de l’assassinat était clairement présente. » En fait, à « Wannsee », il s’est tenu une rencontre interministérielle (sans aucun haut dignitaire du gouvernement nazi excepté Heydrich) où Heydrich a dit que désormais « l’émigration serait remplacée par l’évacuation des juifs vers l’Est ». Ces mots (en anglais, ils sont quatorze) sont ceux, figurez-vous, de la Staff Evidence Analysis (SEA) [Service allié chargé de l’analyse des preuves et documents] ; ils ont été écrits par un J. Lester le 29 septembre 1949 pour résumer le « procès-verbal » de Wannsee (doc. NG-2586). Les mots de Heydrich étaient : Die Evakuierung der Juden nach dem Osten (p. 3 du document). Au fameux « congrès de Stuttgart » (3-5 mai 1984), les « historiens » défendant l’« Holocauste » ont implicitement accepté cette vision de « Wannsee ».

Mais ce qui peut être clair pour des spécialistes risque de n’être pas clair pour les membres d’un jury. 

Et souvenez-vous que, ce que vous auriez à démontrer, c’est que S. Citron publie quelque chose qu’elle sait être faux. Rappelez-vous l’article 181 (ex-177) du code pénal du Canada : « Quiconque publie délibérément une déclaration, une histoire ou une nouvelle qu’il sait être fausse...» Rappelez-vous aussi les mots qui suivent : «et qui cause ou peut causer un tort ou un dommage à un intérêt public [...] » Tout cela signifie qu’il vous faudrait convaincre onze ou douze simples gens du Canada : 

1. Que « Wannsee » n’a pas décidé l’assassinat des juifs d’Europe (et implicitement que rien d’autre n’a décidé un assassinat qui n’a pas existé) ;
2. Que S. Citron a délibérément publié, à propos de « Wannsee » quelque chose qu’elle savait être faux ; 
3. Qu’en agissant ainsi, elle a causé ou pu causer un tort ou un dommage à un intérêt public du peuple canadien.

Il serait aisé, pour l’avocat de Sabina Citron, de montrer que la dame croyait ce que chacun au Canada croit au sujet de l’« assassinat » des juifs et qu’elle a le droit d’ignorer que quelques universitaires ont changé d’avis sur « Wannsee » dans les années quatre-vingts (spécialement) ; et puis, même si elle a diffusé ou publié quelque chose qu’elle savait être faux, quel est l’intérêt public qui en a souffert ? Bien sûr, quelques individus au Canada et, en particulier, Ernst Zündel souffrent à cause de ce mensonge mais ils ne représentent pas le public dans son ensemble. Rappelez-vous que vous auriez à définir cet « intérêt public ». La loi exige cette définition précise.

Imaginez les conséquences si vous perdiez votre procès. Dans le monde entier, les médias en tireraient la conclusion que « Wannsee » avait, à juste titre, été décrit comme la rencontre où les nazis avaient pris la décision d’assassiner ces pauvres juifs. Les médias auraient tort de le dire mais, vous le savez, ils le diraient.

18 janvier 1992

Fax to Ernst Zündel


Dear Ernst,

Thank you for your fax about the possibility of laying false news charges against Sabina Citron and her bunch because of what she says on "Wannsee".

My opinion is that we, as academics, could show with excellent arguments that "Wannsee" had nothing to do with "a meeting by high ranking nazi government officials [making] a decision [...] to murder every Jewish man, woman and child in Europe." Even academics who are on the side of Sabina Citron know that and have said it (Jäckel and Co.) and, if "Wannsee" had been the place of such a decision, Hilberg and Co. would not state that there was in fact no decision made for the "murder" of the Jews. And there would not be any discussion between the partisans of the "intentionalist" argument and those of the "functionalist" one: the former would say: "We are right because, on January 20, 1942, at Wannsee, the 'intention' of murder was clearly present." In fact, at "Wannsee", there was an inter-ministerial meeting (with no high ranking nazi government officials except Heydrich) where Heydrich said that, from now on, "emigration is to be replaced by the evacuation of the Jews to the East." Mind you: those 14 words are those of the Staff Evidence Analysis (SEA) by J. Lester on September 29, 1949 (Doc. NG-2586). Heydrich's words were: "Die Evakuierung der Juden nach dem Osten" (p. 3 of the document). At the famous "Stuttgart Kongress" (May 3-5, 1984) this version of "Wannsee" was implicitly accepted by the "historians" defending the "Holocaust".

But what may be clear for specialists might not be clear at all for members of a jury. 

And remember that what you would have to demonstrate is that S. Citron is publishing something that she knows is false. Remember article 181 (formerly 177) of the Canadian Criminal Code: "Every one who wilfully publishes a statement, tale or news that he knows is false...". Remember also the following words: "and that causes or is likely to cause injury or mischief to a public interest [...]". All this means that you would have to convince 11 or 12 simple people of Canada :
        1. that "Wannsee" did not decide the murder of the European Jews (and, implicitly, that nothing else decided on a murder that did not take place);
        2. that S. Citron wilfully published something that she knew was false about "Wannsee";
        3. that, by so doing, she caused or was likely to cause injury or mischief to a public interest of the Canadian people.
It would be easy, for Sabina Citron's lawyer, to show that the lady believed what everyone in Canada believed about the "murder" of the Jews and that she was entitled to be unaware that some academics had changed their mind about "Wannsee" in the 80's (especially), and, even if she had been spreading or publishing something that she knew to be false, what kind of public interest suffered from that? Of course, a few individuals in Canada and especially Ernst Zündel are suffering because of this lie but they are not the public at large. Remember that you would have to define this "public interest". The law requires that specification.

Imagine the consequences if your case were lost. It would come down in the media all over the world that "Wannsee" had been correctly described as the meeting where the Nazis took the decision to murder those poor Jews. In saying so the media would be wrong but, as you know, they would say it.

January 18, 1992

Wednesday, January 15, 1992

Lettre à Jacques Lesourne et à Patrick Kéchichian

Objet: Les mensonges du Monde... (7 février 1992, p. 25)

Messieurs, 

Dans l’article intitulé « Brasillach révisé », vous écrivez en note : « Éric Neuhoff rappelle lui-même (p. 179) que Brasillach estimait qu’il fallait se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits. » 

Le contexte donne à entendre que Brasillach préconisait l’extermination ou à tout le moins la déportation des enfants juifs. 

FAUX ! Brasillach avait écrit :

L’archevêque de Toulouse proteste contre les mesures prises contre les Juifs apatrides en zone non-occupée et accuse le gouvernement du Maréchal de suivre des mesures étrangères ! Il parle de brutalités et de séparations que nous sommes tout prêts à ne pas approuver, car il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder de petits ; l’humanité est ici d’accord avec la sagesse [1]

Brasillach, tout comme Laval et les autorités religieuses juives, catholiques, protestantes, jugeait inhumaine la dislocation des familles. Je rappelle qu’on est allé, par la suite, jusqu’à faire voter des adultes juifs sur le point de savoir s’ils voulaient partir avec les enfants ou laisser ces enfants sur place en France.

Bravo pour vos mensonges. Merci pour ma collection.

15 janvier 1992

Tuesday, January 14, 1992

Lettre à Jacques Lesourne et à Frédéric Edelmann



Objet : Les mensonges du Monde sur le même sujet et toujours dans le même sens (8 février 1992, p. 17)

Messieurs, 

Dans l’article intitulé « Le souvenir d’une négation », vous parlez de la « reconstruction de la Nouvelle synagogue [de Berlin] (Oranienburgstrasse 30) détruite pendant la Nuit de Cristal le 9 novembre 1938 ».

FAUX ! Cette synagogue a été détruite par un bombardement de l’aviation britannique le 24 novembre 1943. Pendant la guerre – jusqu’à ce jour-là – elle a continué de célébrer des offices religieux dont je peux vous donner les horaires ; et ses bâtiments annexes du 28, du 29 et du 31 Oranienburgstrasse ont également été fréquentés ; ils contenaient services financiers, secours d’hiver, bureau de mariages, bureau de presse, service des écoles, etc. ; ils avaient leurs numéros de téléphone (y compris le téléphone de nuit).

Vous revenez sur « Wannsee » avec une référence aux articles mensongers du 20 et du 21 janvier. Vous récidivez dans le mensonge.

Mes remerciements pour votre Kollaboration dans ma compilation – à paraître – des mensonges du Monde.


14 janvier 1992