Thursday, June 7, 1990

Lettre à Jean Tulard


Mon cher collègue, J’ai sous les yeux un texte que Le Monde de ce jour présente, en page 2, comme une lettre de vous. Je suppose qu’il ne s’agit que d’un extrait et je vois que le titre n’appartient qu’au journal. Auriez-vous l’obligeance de m’envoyer une copie intégrale de votre lettre, si vous le voulez bien ? 

On m’avait fait entendre votre interview à RTL aux informations de midi du 16 septembre 1989. Tout ce que vous disiez sur mon compte était élogieux. Vous avez notamment déclaré en propres termes : « Et il y a [chez Faurisson] une démonstration enfin très très rigoureuse qu’il présente, très très logique ; évidemment, c’est quelqu’un formé par l’université – c’est parfaitement argumenté – et qui montre qu’il ne pouvait pas y avoir de chambres à gaz dans les camps de concentration, du moins ceux qu’il a vus. » Les auteurs du dépliant intitulé : « Faut-il interdire les révisionnistes ? » ont correctement reproduit ces propos que rien dans le contexte ne vient démentir et que tout dans ce même contexte corrobore. Ils ont seulement supprimé le mot d’« enfin » et les répétitions de « très ». 

Ces propos étaient largement publics. 

Je conserve un bon souvenir de l’entrevue que vous m’aviez accordée le 21 novembre 1986 à la Sorbonne. Je déplore cette lettre ou cet extrait de lettre du Monde.

7 juin 1990

Sunday, June 3, 1990

Lettre à M. Tedjini Haddam, recteur de la mosquée de Paris



Monsieur le Recteur, 

Vous voudrez bien, je vous prie, trouver ci-joints un exemplaire de la première et récente livraison de la Revue d’histoire révisionniste ainsi qu’un dépliant intitulé « Faut-il interdire les révisionnistes ? » 


Je me permets d’appeler votre attention sur l’alinéa suivant de la page 7 de notre revue :

Depuis longtemps, les intellectuels du monde arabo-musulman s’intéressaient au révisionnisme. Aujourd’hui, Mondher Sfar, d’origine tunisienne, franchit le pas et entre de plain pied dans un domaine où il devient indispensable que s’exprime, à son tour, la subtilité d’esprit des intellectuels de la double culture, islamique et européenne (p. 38-50). Ahmed Rami, de son côté, Berbère d’origine marocaine et vivant à Stockholm, a repris le flambeau transmis par Ditlieb Felderer. Avec une vigueur peu commune, il a réussi, par ses publications et par son action à la tête de Radio Islam, à lancer un débat historique aux répercussions internationales [1].

Il vous intéressera peut-être de savoir que, le 17 décembre 1980, lors d’un entretien avec Ivan Levaï sur les ondes d’Europe n° 1, je résumais en une phrase de soixante mots les conclusions des recherches révisionnistes. Voici cette phrase, que je faisais précéder d’une mise en garde pour signaler qu’aucun de ces mots ne m’était inspiré par une sympathie ou une antipathie politiques :


Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l’État d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier.


 Je souhaite qu’une lecture attentive de tous ces mots et de leur agencement permette de voir que je ne reprends nullement à mon compte la thèse du « complot juif ». Pour nous, il n’existe pas de « complot juif » ni, d’ailleurs, de « complot contre les juifs ». Il existe, tout au plus, une conjuration des imaginations, une croyance générale, une conviction sincère. De plus, je ne prends la défense ni de l’Allemagne ni du peuple palestinien, mais de la vérité, un bien grand mot peut-être, que je définirais comme « ce qui est vérifiable», « ce qui est exact », « ce qui est le contraire du mensonge ». Parmi les victimes « non principales » de ce mensonge historique, il va de soi que figurent les jeunes générations juives élevées dans les croyances aberrantes de la religion de l’« Holocauste ». 


Dans une lettre publiée par Le Monde du 2 juin (p. 2), M. Théo Klein qui, à la fois, critique et sollicite M. Hamadi Essid en appelle à l’union des Arabes et des juifs contre le révisionnisme. C’est précisément cette lettre et cet appel qui m’ont inspiré l’idée de vous écrire.
3 juin 1990

[1] RHR, n° 1, rubrique « Suède », p. 172-174.