Tuesday, February 27, 1990

Lettre à Ernst Nolte

Cher Collègue, 
J’espère que vous avez bien reçu ma lettre du 4 février. Je vous confirme mon jugement du livre de Pressac. J’ajoute que j’en connaissais déjà tous les documents, à l’exception de quelques-uns qui ne sont que des « frères » de ceux que je connaissais. 

J’ai lu votre article de Junge Freiheit de ce mois. 

Je me permets de vous signaler qu’il n’a jamais existé d’expertise des «chambres à gaz» par les Polonais ou les Soviétiques. Ainsi que je le rappelais dans ma Réponse à Pierre Vidal-Naquet publiée en 1982, ce que le juge d’instruction Jan Sehn a ordonné, c’est une expertise de six pièces de zinc dont il affirme qu’elles provenaient du Leichenkeller-1 du Krema-II (la fameuse « chambre à gaz » en sous-sol !!!) et vingt-cinq kilos et demi de cheveux (avec quelques barrettes, une paire de lunettes, etc.). Comme vous le verrez par la photocopie que je vous envoie ci-joint, l’expertise avait été rédigée [en polonais] le 15 décembre 1945 par le Dr Jan Z. Robel, directeur de l’Institut d’expertises judiciaires, 7, rue Copernic, à Cracovie. Si vous le désirez, je peux vous envoyer copie d’une traduction en français de cette expertise qui signale la présence de restes d’acide cyanhydrique (cyanures). Rien d’étonnant à cela. Ce qui est remarquable, c’est précisément l’absence de toute expertise de l’arme du crime de la part d’un... institut d’expertises judiciaires. Une « chambre à gaz » en sous-sol, c’est tellement inepte que même un fanatique comme Jan Sehn ou un menteur comme Davidowski devaient s’en rendre compte. Le fameux toxicologue français Truffert avait eu un haut-le-corps quand je lui avais montré le plan et la situation de cette prétendue «chambre à gaz». 

Je vous trouve imprudent de mentionner le livre de Pressac sans l’avoir lu. Cher collègue, je travaille depuis tant d’années sur ce sujet que vous devez bien vous douter que je le connais assez bien et qu’il serait, par exemple, peu vraisemblable qu’un document important m’ait échappé. Je vous fais une proposition : bien que débordé de travail et de soucis, je m’engage à répondre à vos consultations. Je ne pourrai certes pas vous envoyer beaucoup de documents parce que je n’en ai pas le temps mais demandez-moi seulement de vous donner brièvement mon avis. Cela ne vous engage à rien. 

Les condamnations et les violences pleuvent. Ma santé est mauvaise. Mais je me battrai jusqu’à mon dernier souffle, jusqu’en janvier 1994. J’arrêterai alors, si je suis encore en vie, ce dont je doute fortement. Ihr ergebener.

27 février 1990

Thursday, February 15, 1990

Mon ami Ernst Zündel


Mon ami Ernst Zündel vient d’être définitivement condamné à neuf mois de prison parce qu’il a, sur le prétendu Holocauste des juifs et sur les prétendues chambres à gaz homicides du IIIe Reich, exactement la même opinion que moi. 
Je considère donc que je viens en quelque sorte d’être moi aussi condamné à neuf mois de prison pour « délit d’opinion ». J’ai assisté mon ami tout au long de ses différents procès. Jamais, depuis 1945, les révisionnistes n’ont à ce point accumulé devant des tribunaux une masse aussi impressionnante de preuves de ce que nous avons raison et de ce que les tenants de l’histoire officielle ont tort. Le « rapport Leuchter » constitue l’une de ces preuves mais il y en a bien d’autres. C’est précisément parce que nous avons trop raison que les gens en place prennent peur devant les énormes conséquences du révisionnisme et c’est cette peur qui leur dicte des condamnations comme celle d’Ernst Zündel par des magistrats canadiens.

Le Canada se ridiculise et se déshonore. Ce que la reine d’Angleterre permet en Angleterre, elle l’interdit au Canada. Je m’explique. E. Zündel s’était contenté de diffuser en 1981 une brochure imprimée et librement diffusée en Angleterre dès 1975 : Did Six Million Really Die ? et signée Richard Harwood (nom de plume d’un citoyen britannique). Jamais la Justice anglaise, en la personne de la reine Elizabeth, n’a poursuivi l’auteur de cette brochure. En revanche, la Justice canadienne, en la personne d’« Elizabeth Regina », a poursuivi, jugé, condamné et emprisonné E. Zündel, simple diffuseur d’un écrit autorisé en Angleterre depuis quinze ans. Dans la salle du tribunal de Toronto, il y avait, au-dessus de la tête du juge, le blason de la reine d’Angleterre avec les formules françaises bien connues : « Honi soit qui mal y pense » [sic] et « Dieu et mon droit ». Le procureur était appelé « The Crown » (la Couronne). Les témoins recevaient une convocation lancée par « Elizabeth Regina ». Je suis donc en droit d’affirmer que, ce que la reine d’Angleterre autorise en son royaume, elle le refuse en son dominion. Une liberté accordée à Londres est refusée à Toronto, et cela par la même personne. Voilà une absurdité parmi cent autres où conduit la défense frénétique d’un mensonge.

Les juges canadiens ont osé soutenir qu’en condamnant E. Zündel ils ne condamnaient pas une opinion mais... un acte : l’acte de propager une information que l’on sait être fausse. La Justice canadienne qui n’a pas froid aux yeux, tranche de tout en histoire, en psychologie et en sociologie. En histoire, elle a décrété souverainement que l’Holocauste des juifs a existé. En psychologie, elle a sondé le cœur et les reins d’E. Zündel et découvert, sans l’ombre d’une hésitation que ce dernier, sait qu’il ment quand il dit que ledit Holocauste n’a pas existé. En sociologie, elle a prononcé, sans aucune enquête préalable, que ce prétendu mensonge d’E. Zündel trouble ou est de nature à troubler l’harmonie raciale et sociale du Canada tout entier. 

Les juges de la cour d’appel (Justices Brooke, Morden et Galligan) se sont livrés dans leur arrêt à de stupéfiantes attaques contre Douglas Christie, l’intrépide avocat de l’accusé. On cherche manifestement à intimider tout avocat qui se porterait à la défense d’un révisionniste ou de tout autre tenant d’une vue impopulaire. Nous devons manifester notre réprobation par des manifestations, des lettres, des appels téléphoniques auprès des ambassades du Canada, des consulats, des médias, des instances judiciaires canadiennes et, en particulier, par l’envoi de lettres au :

                      Judicial Council in Canada 
                      Room 450 112, Kent Street
                      Ottawa, Ontario K1A 0W8 (Canada)

En plus de l’action ci-dessus, je recommande une autre action dont j’ai eu l’occasion de remarquer qu’elle embarrasse les autorités canadiennes ou les simples citoyens du Canada. Je leur écris la lettre suivante :

J’ai entendu dire que, dans votre pays, on risque d’aller en prison si on rend public son doute sur l’Holocauste des juifs et sur les chambres à gaz ou, plus simplement, si on se contente de poser la question suivante : Est-il vraiment mort six millions de juifs durant la seconde guerre mondiale ?

Je me permets de vous demander respectueusement si ce que j’ai entendu dire là est vrai ou non.

Veuillez, je vous prie, trouver ci-joint une enveloppe à mon nom pour votre réponse. 

Actuellement le développement rapide du révisionnisme provoque une tétanisation de l’adversaire. Si la répression s’accroît, c’est le signe que nous sommes en train de gagner. Nul n’a fait plus qu’Ernst Zündel et Douglas Christie pour la défense de quelques-unes de nos libertés. Nous leur devons notre aide.

15 février 1990

Tuesday, February 6, 1990

Révisionnistes en prison


En Suède, Ahmed Rami, directeur de Radio Islam, vient d’être condamné à six mois de prison pour cause de révisionnisme et sa station de radio a été fermée. Déjà, en 1982, le révisionniste Ditlieb Felderer avait fait six mois de prison à la suite d’une condamnation prononcée par un tribunal de Stockholm.

En Autriche, le Dr Herbert Schweiger vient d’être condamné à un an de prison, au terme d’un procès expéditif, pour avoir dit que les chambres à gaz n’ont pas existé ; il avait déjà fait trois mois de prison préventive. 

Au Canada, Ernst Zündel vient d’entrer en prison (le 5 février) pour y accomplir une peine de neuf mois d’emprisonnement. Le tribunal de Toronto lui reproche d’avoir diffusé une brochure en anglais dont le titre signifie : « En est-il vraiment mort six millions ? ». Cette brochure, écrite par un Anglais et imprimée en Angleterre depuis 1974, n’a fait dans ce pays l’objet d’aucune poursuite du fait de la justice anglaise qui, comme on le sait, est représentée par « Elisabeth Regina ». Pourtant, au Canada, c’est au nom même d’« Elisabeth Regina » qu’Ernst Zündel a été poursuivi et condamné. La salle du tribunal était décorée aux armes de la reine d’Angleterre et le procureur était appelé « The Crown » (la Couronne). Ce que la reine permet en Angleterre, elle ne le tolère pas dans son dominion du Canada.

En Espagne, il en va autrement. Tuvia Friedmann avait porté plainte contre Léon Degrelle parce que celui-ci avait mis en doute l’existence des chambres à gaz. Elle a perdu son procès en première instance, en appel et, récemment (décision du 5 décembre 1989), devant le Tribunal suprême.

En France, les révisionnistes ont fini par avoir gain de cause devant les tribunaux et, comme vient de l’admettre La Lettre télégraphique juive (20 décembre 1989), « la négation de la Shoa n’est plus punie par la loi ».

6 février 1990