Wednesday, December 31, 1986

Introduction à la réédition, en brochure, de l’interview à "Storia Illustrata"

La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais ne devons-nous pas appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés ?

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (Paul Rassinier, Arthur R. Butz, Wilhelm Stäglich,...) ont spécialement étudié est le suivant : s’il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés et qu’il a mis nombre d’entre eux en camps de concentration, Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ?

Ma réponse, comme celle de ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde, est que la prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi, à cet effet, de chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre. Aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes, horreurs involontaires comme les épidémies de typhus qui ont ravage les camps. Ceux qui croient sincèrement aux atrocités de fiction forgées sur le compte de l’Allemagne – essentiellement à partir de photos de typhiques morts ou moribonds – ne sont évidemment pas des menteurs mais les victimes d’une erreur historique.

Les révisionnistes usent de documents et d’arguments. Ceux qui ne sont pas d’accord avec les révisionnistes doivent répondre par des documents et des arguments. La répression et la censure sont des crimes contre l’esprit.

31 décembre 1986

Monday, December 22, 1986

Préface à une traduction en arabe du mémoire de Marie-Paule Mémy et de mon "Mémoire en défense"


La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais nous devons, néanmoins, appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés.

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (en France, Paul Rassinier ; aux États-Unis, Arthur Robert Butz ; en Allemagne, Wilhelm Stäglich ; en Italie, Carlo Mattogno...) ont spécialement étudié est le suivant :

– il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés ; 
– il est incontestable qu’il a mis un certain nombre d’entre eux en camps de concentration ;
– mais Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ? 

Ma réponse à cette question est identique à celle de tous ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde malgré la politique de silence ou de répression qui est menée contre eux depuis tant d’années. Notre réponse est la suivante :

La prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi à cet effet de prétendues chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre.

Nous pensons que cette propagande est nocive. A Auschwitz, on n’a gazé que les poux. 

En effet, aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : des horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes ou bien des horreurs involontaires comme les épidémies de typhus ou de fièvre typhoïde qui ont ravagé les camps de concentration.

Beaucoup de gens croient sincèrement aux atrocités de fiction qui ont été forgées sur le compte de l’Allemagne. Ils s’imaginent que les monceaux de cadavres qu’on leur a si souvent montrés sont la preuve que les Allemands ont tué systématiquement des déportés. En réalité, il s’agit là de déportés morts principalement d’épidémies diverses et de sous-alimentation dans les conditions effroyables des dernières semaines de la guerre. Dans une Allemagne d’apocalypse, ruinée par la guerre, exsangue, au bord de la famine, écrasée sous un tapis de bombes, où ravitaillement, médicaments, transports divers ne parvenaient plus à destination, il est évident que les déportés, transférés de camp en camp devant l’avance des vainqueurs de l’Est et de l’Ouest, ont vécu un calvaire. C’est le résultat de ce calvaire que les Alliés ont filmé et montré au monde entier. Ils ont par là excusé leurs propres abominations ou ils les ont même cachées.

Beaucoup de ces gens ont vu des fours crématoires dans ces camps libérés. Ces fours servaient à brûler des cadavres. 

Beaucoup de gens ont vu des chambres à gaz de désinfection dans ces mêmes camps. Ces chambres à gaz servaient à la désinfection des vêtements.

Ces fours et ces chambres répondaient à un souci d’hygiène.

Il est significatif que, sous l’effet d’une certaine propagande, beaucoup de gens aient fini par croire que ces chambres et ces fours auraient été conçus pour un but exactement contraire : pour anéantir la vie ! 

Beaucoup de gens racontent qu’ils ont visité, dans certains camps, des chambres à gaz homicides. En réalité, ce qu’ils ont vu, ce sont des pièces inoffensives (des salles de douche, des chambres froides...) que des responsables de musées (à Auschwitz, au Struthof, à Mauthausen, à Majdanek...) présentent fallacieusement comme des pièces où les Allemands auraient gazé d’innocentes victimes.

Les visiteurs de ces musées devraient ouvrir les yeux. Les lecteurs de livres ou de documents sur la déportation devraient se réveiller de cette léthargie où on cherche à les maintenir. J’ai personnellement cru à ces mythes. Je ne traite donc pas de menteurs les gens qui continuent d’y croire. Je les considère plutôt comme les victimes d’un mensonge historique : celui du « génocide », de l’ « holocauste » ou de la « shoah ».

Ce mensonge est exclusivement d’origine juive. Il est né dans certains milieux juifs de Slovaquie et de Pologne, pendant la guerre. Il a transité, par l’intermédiaire de milieux juifs établis en Suisse, vers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les milieux juifs américains ont procédé à son lancement officiel avec, en novembre 1944, la publication d’un rapport mensonger du War Refugee Board sur Auschwitz. Ce rapport, émanant de la Maison Blanche, a servi de support à un énorme édifice de mensonges que, par la suite, tous les Alliés, y compris les Soviétiques, ont contribué à édifier sur le compte de l’Allemagne vaincue. Le « procès de Nuremberg » vient en quelque sorte de là. Les Alliés ont pu disposer souverainement de l’Allemagne, laquelle a été amputée d’un tiers de son territoire, coupée en deux parties et occupée par quatre puissances victorieuses. Au « procès de Nuremberg », on a affirmé sans apporter le moindre commencement de preuve, que le nombre des victimes juives s’élevait à six millions. Devant une pareille hécatombe, qui aurait été effectivement tout à fait exceptionnelle dans l’histoire, on a estimé que les juifs avaient droit à une réparation tout à fait exceptionnelle, elle aussi, dans l’histoire : en conséquence, on leur a donné un territoire qui appartenait à un autre peuple. C’est ainsi qu’a été créé en 1948 l’État d’Israël. L’année suivante, Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial, et Ben Gourion, chef du gouvernement israélien, ont exigé du chancelier Adenauer, chef du gouvernement allemand, de colossales réparations financières dont ils ont obtenu le principe par le « traité du Luxembourg » en 1952. Depuis cette date, le contribuable allemand, quel que soit son âge et même s’il est né longtemps après la guerre, verse à l’état d’Israël des sommes dont Nahum Goldmann lui-même a admis qu’elles étaient « astronomiques ». Ces réparations continueront d’être versées au-delà de l’an 2000.

Parfois on prête aux révisionnistes l’idée suivante : « Les juifs ont inventé ce mensonge du génocide, des chambres à gaz et des six millions pour extorquer de l’argent à l’Allemagne. » Les révisionnistes ne disent pas cela. Ils disent : « Des juifs ont inventé ce mensonge pendant la guerre. Il est normal, en temps de guerre, de mentir sur le compte de l’ennemi. Plus tard, plusieurs années après le conflit, d’autres juifs ont eu l’idée d’exiger de l’argent de l’Allemagne ; il se peut qu’ils l’aient fait de bonne foi ; il se peut que, se considérant comme les victimes d’un épouvantable massacre systématique, ils se soient dit : l’Allemagne nous doit réparation ». Comme on le voit, il n’y a là ni complot, ni conjuration, mais une sorte d’évolution naturelle des esprits à partir de la croyance en un mythe qu’on s’est soi-même forgé. C’est courant dans l’histoire. Les juifs ont leurs mythes comme toute communauté a les siens. Et tout le monde cherche normalement à tirer profit d’une situation donnée ; mais il arrive qu’à trop vouloir en tirer bénéfice, on se fasse du tort à soi-même. A mon avis, c’est ce qui arrive en ce moment aux juifs. Ils se sont intoxiqués de leur propre religion de l’holocauste et cherchent trop à en intoxiquer le reste du monde. Ils provoquent une réaction de scepticisme et de rejet. Ils sont, d’une certaine manière, responsables du phénomène révisionniste et de son succès croissant. L’arme n° 1 de l’Etat d’Israël, ce n’est pas sa bombe atomique, c’est sa propagande autour du prétendu « holocauste ». Or, cette arme va se révéler de plus en plus fragile. Elle n’est fondée après tout que sur un de ces phénomènes d’illusion collective comme l’Histoire en a déjà connu et qui se maintiennent par des moyens artificiels.

Il se trouve maintenant des juifs pour dénoncer la religion de l’« Holocauste ». Mais ils sont très peu nombreux et ne seront probablement jamais d’une grande efficacité pour un retour au bon sens et à la raison. 

Dès 1933, les milieux juifs internationaux ont lancé une vigoureuse campagne contre Hitler. Ils ont appelé à la croisade contre l’Allemagne. Ils ont salué la guerre contre ce pays comme la guerre du Bien contre le Mal. Hitler a traité les juifs européens en ennemis déclarés. Il a mis au travail forcé ceux qui pouvaient travailler. Les autres ont été neutralisés par toutes sortes de mesures comme on en prend contre des « ennemis de l’État ». Certains ont dû végéter dans des camps de concentration ou de transit. Beaucoup de juifs sont morts et beaucoup de juifs ont survécu. Il n’y a pas eu d’ordre d’extermination des juifs et, dans les faits, il n’y a pas eu d’extermination. Bien entendu, comme dans toute guerre, il a pu se produire des massacres dont juifs et non-juifs ont été les victimes. Bref ce que les juifs ont vécu de 1939 à 1945 a été atrocement banal.

Aujourd’hui, il est facile de constater que les juifs sont loin d’avoir disparu. Même quarante ans après la guerre, les « survivants » juifs des camps et, en particulier, d’Auschwitz, font beaucoup parler d’eux. Chaque juif survivant est la vivante preuve qu’il n’y a pas eu d’extermination des juifs par Hitler. Assurément, chacun d’entre eux a tendance à se présenter comme une exception et nous dit que c’est « par miracle » qu’il a personnellement échappé à un gigantesque massacre. Mais, quand les exceptions et les miracles se multiplient à ce point, on se trouve plutôt devant un phénomène naturel. Dans leur vaste majorité, ces « survivants » ont connu successivement plusieurs camps de concentration ; beaucoup y ont été des enfants, non astreints au travail ; ils étaient en quelque sorte des « bouches inutiles » ; les Allemands, selon la logique qu’on leur prête, auraient dû exterminer ces gens. Ils ne l’ont pas fait tout simplement parce qu’il n’y avait pas d’ordre en ce sens. Des juifs comme Simon Wiesenthal voudraient nous faire croire que Hitler les a placés successivement dans toute une série de camps pour les y tuer mais que, « par miracle », Hitler aurait à chaque fois oublié de les tuer. Là encore, on devrait se rendre compte d’une évidence : les camps où Hitler faisait mettre les juifs n’étaient pas des camps d’extermination, puisque tant de juifs en sont revenus.

Les responsables israéliens sont particulièrement anxieux, non pas devant le terrorisme, non pas devant les moyens militaires des pays arabes ou musulmans, mais devant les progrès du révisionnisme historique. Begin et Navon l’ont dit. Un sioniste a, pour ainsi dire, résumé leur pensée quand il a écrit : « Were the Holocaust shown to be a hoax, the number one weapon in Israel’s propaganda armoury disappears [1]. »

22 décembre 1986



[1] Dr W. D. Rubinstein, School of Social Sciences, Deakin University, Australie, dans Nation Review, 21 juin 1979, p. 639, « Si l’Holocauste apparaissait comme une imposture, l’arme n° 1 de l’arsenal de la propagande d’Israël disparaîtrait. »

Monday, December 1, 1986

Don Quichotte chez les juifs


Don Quichotte, n.m. : Celui qui, comme le héros célèbre de ce nom, se fait à tout propos, et même hors de propos, le redresseur des torts, le défenseur des opprimés ; qui soutient, dans un esprit généreux et chimérique, une cause qu’il n’a pas les moyens de faire triompher. Faire le Don Quichotte. Il s’est fait le Don Quichotte de toutes les causes perdues (Dictionnaire de l’Académie française, 8e édition, 1932) [souligné par RF] 
 

Néron n’a pas incendié Rome ; Bonaparte n’a pas fait empoisonner les pestiférés de Jaffa ; le Lusitania n’était pas un paquebot inoffensif ; les Uhlans n’ont pas coupé de mains aux enfants belges ; on ne gazait pas d’hommes à Auschwitz, on n’électrocutait pas de juifs à Belzec, on n’en tuait pas non plus à la vapeur d’eau à Treblinka ; pas de savon juif ou d’engrais juif. Le bombardement de Dresde n’a peut-être pas fait deux cent cinquante mille ou cent trente-cinq mille morts, mais peut-être de trente-cinq à soixante-dix mille morts. Les victimes de l’Épuration en France n’ont pas été cent cinq mille mais peut-être entre dix et quatorze mille. En 1982 la Pologne n’était pas couverte de camps de concentration. Quid de l’URSS ? L’idée selon laquelle les juifs auraient eu une histoire particulièrement tragique tiendrait-elle si on faisait le compte de tous les morts de tous les pogroms et si on comparait ce total au total des morts de tous autres groupements humains qui ont occupé une place dans l’Histoire ? Après tout, on pourrait raconter l’histoire de la France comme celle d’un pays avec lequel tous ses voisins, successivement, à travers les siècles ont été méchants, sans que la France, elle, y fût pour rien. Tous comptes faits, les juifs ne seraient-ils pas à envier plutôt qu’à plaindre ?

1er décembre 1986