Thursday, March 1, 1984

Précisions sur "Céline devant le mensonge du siècle"


J’ai consacré deux articles à Céline devant le mensonge des chambres à gaz hitlériennes [1]. Les deux Américains Stanford L. Luce et William K. Buckley viennent de rendre compte de ces deux articles dans leur bibliographie critique [2].

Ils ont commis des erreurs qui sont dues en partie à une lecture trop rapide et en partie à la nécessité de s’exprimer le plus brièvement possible. 

Traduit de l’anglais, leur compte rendu du premier article se lit ainsi :

[Faurisson] qualifie de « mensonge du siècle » l’affirmation selon laquelle il a existé des chambres à gaz en Allemagne. Il parle de Céline en rapport avec ce « mensonge ». 

Je pense qu’il aurait été plus exact de dire : 

[Faurisson] qualifie de « mensonge du siècle » l’affirmation selon laquelle les Allemands auraient utilisé des chambres à gaz homicides à la fois en Allemagne et hors d’Allemagne. Il relève que Céline a détecté que, soudain (le 19 août 1960), la vérité officielle a opéré discrètement un étonnant repli : pour elle, il n’y avait pas eu de chambres à gaz homicides en Allemagne même : Buchenwald, Dachau, etc. 

Le compte rendu du second article se lit ainsi : 

[Faurisson] présente des extraits de lettres de Céline à Paraz (1950-1951), où Céline se rend compte que sa vie est mise en danger à cause des « magiques » chambres à gaz des nazis. Faurisson recueille le mot de « magique » [et] se demande si quelque sioniste américain a inventé le concept de génocide. Il suggère (suggests) que les chambres à gaz d’Auschwitz sont des attrapes pour touristes [et] qu’il n’y a pas de preuve réelle de leur existence durant la guerre : elles sont des objets « magiques » tout comme les soucoupes volantes.

Je pense qu’il aurait été plus exact de dire : 

[Faurisson] présente des extraits de lettres de Céline à Paraz (1950-1951), où Céline dit que, si on l’assassinait, son meurtrier serait acquitté sous prétexte que lui, Céline, a été du côté de ceux qui ont utilisé les monstrueuses chambres à gaz. Il ne croit plus à « la chambre à gaz ». Il qualifie cette invention de « magique » : « C’était tout, la chambre à gaz ! Ça permettait TOUT ! » Faurisson tient cet adjectif pour le plus approprié à une invention sans consistance réelle (avec truquages pour touristes à Auschwitz et ailleurs). On a fabriqué un mot, celui de « génocide », pour qualifier un crime qui n’a pas plus existé que l’arme spécifique de ce crime ; le fabricateur de ce mot est un sioniste américain (Raphaël Lemkin).

Dans mon article, je n’avais pas cru nécessaire de nommer Raphaël Lemkin. Rassinier en avait parlé ainsi que de l’ouvrage de ce dernier : Axis Rule in Occupied Europe. Lemkin avait rédigé son ouvrage en 1943 et l’avait publié en 1944. Le Publishers Weekly du 10 novembre-10 décembre 1944 en avait fait le « Livre juif du mois » (Jewish Book of the Month). Je renvoie sur ce sujet à « Raphael Lemkin and the Invention of “Genocide” », par Dr James J. Martin [3].

Je voudrais éclairer de quelques remarques complémentaires la perspicacité de Céline sur ce sujet. 

Il parle de «la chambre à gaz» au singulier. Ce singulier est judicieux. Il implique que nous avons affaire non pas à des réalités physiques et diverses mais à une représentation mentale stéréotypée qui, si on l’analyse en psychologue ou en sociologue, apporte de précieuses informations sur la manière dont se constitue une croyance personnelle ou un mythe collectif. Edgar Morin, sociologue d’origine juive, a fort bien saisi, lui le spécialiste des phénomènes de rumeurs, que les révisionnistes avaient décelé là un type de rumeur. Aussi a-t-il écrit, en utilisant, lui aussi, le singulier : « Il importe à mon avis de re-vérifier la chambre à gaz dans les camps nazis » [4].

Mme Simone Veil a, bien involontairement, apporté sa contribution à ce que Céline appelait, dès 1950, le caractère magique de la chambre à gaz. Le 26 avril 1983, la première chambre de la cour d’appel de Paris rendait son arrêt sur la plainte pour « dommage par falsification de l’Histoire » qu’avaient déposée contre moi neuf associations de juifs, de résistants, d’anciens déportés parce que je contestais l’existence des chambres à gaz de Hitler. L’arrêt faisait justice des accusations de légèreté, de négligence, d’ignorance délibérée et de mensonge portées contre moi. Contre le vœu le plus cher de ces associations, la cour concluait : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. »

J’étais néanmoins condamné pour « dommage à autrui », si j’ai bien compris, pour manque de cœur. Deux semaines après cet arrêt, S. Veil, dont l’un des fils avait plaidé pour ces associations, adoptait la position de repli suivante :

Au cours d’un procès intenté à Faurisson pour avoir nié l’existence des chambres à gaz, ceux qui intentent le procès [ont été] contraints d’apporter la preuve formelle de la réalité des chambres à gaz. Or, chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins [5]

On peut se demander par quelle magie les Allemands ont réalisé cette prouesse et où sont les preuves de cette nouvelle affirmation de S. Veil. Que doit-on désormais penser des innombrables preuves et témoins qu’on nous présente depuis quarante ans à l’appui de la thèse de l’existence des chambres à gaz ? Enfin, s’il n’y a ni preuve, ni témoin, devant quoi se trouve-t-on, sinon devant une croyance de caractère religieux ? 

Voici une autre remarque sur la perspicacité de Céline. Grâce à la magique chambre à gaz, tout est permis, y compris la persécution, le vitriolage et l’assassinat. 

En Allemagne, la persécution se fait de plus en plus cynique contre les auteurs révisionnistes. Je ne pourrais plus dire le nombre de gens soit rétrogradés dans leur fonction, soit exclus de leur profession, soit jetés en prison, soit condamnés à de lourdes amendes pour avoir osé dire que les chambres à gaz de Hitler n’ont pas existé. Parmi tous ces cas, je prendrai celui du Dr Wilhelm Stäglich. Ce magistrat de Hambourg s’est vu contraindre à prendre une retraite anticipée (avec privation d’un cinquième de sa retraite pendant cinq ans) et son titre de docteur en droit lui a été retiré par l’université de Göttingen de qui il l'avait obtenu en 1951 ! Son gros ouvrage (Der Auschwitz-Mythos. Legende oder Wirklichkeit ?) a été saisi ainsi que les plombs de composition. En Allemagne, des ouvrages de ce genre, quand ils ne sont pas saisis, sont mis à l’index officiel (Indizierung). 

En France, Michel Caignet, en février 1981, a été atrocement vitriolé par un Yves Aziza dont le nom a été connu dans l’heure mais qui n’a été arrêté ni à ce moment-là, ni plus tard et, en février 1984, la malheureuse victime ne parvient toujours pas à obtenir de l’appareil judiciaire que ce dernier s’occupe vraiment de son affaire. 

En Allemagne, une étudiante juive vient d’assassiner à Cologne le professeur Hermann Greive. Cela s’est passé le 25 janvier 1984. Pas un mot dans la presse française. A une exception près qui vaut la peine d’être citée pour la manière, le ton et le contexte. Il s’agit d’un article de Jean-Paul Picaper, envoyé spécial du Figaro en Israël, publié sous le titre : « Kohl-Shamir : le courant est passé » [6]. On notera que le professeur H. Greive, loin d’être un révisionniste, avait seulement le tort d’être allemand et d’enseigner la théologie judaïque. Sous l’intertitre « Rassurer », on pouvait lire ces lignes, dont je souligne intentionnellement quelques mots :

Cependant la journée [de visite de Kohl à Shamir] a été endeuillée par le drame de l’Institut Martin Buber de l’université de Cologne : une étudiante en théologie judaïque, qui a fait feu sur des professeurs d’origine non-juive, a tué l’un des grands spécialistes allemands du judaïsme, le professeur Hermann Greive. Ce dernier avait découvert les trois lettres inédites de Théodore Herzl que M. Kohl a offertes aujourd’hui au mémorial dédié au souvenir du fondateur du mouvement sioniste. L’étudiante, auteur de l’attentat, aurait été fanatisée, apprend-on ici [en Israël], par un séjour dans une communauté juive orthodoxe de Jérusalem. Ce malheur ne semble pas devoir ébranler la confiance – bien au contraire – que le chancelier a tenté de communiquer à ses hôtes [israéliens]. Il les a rassurés en leur expliquant que les Allemands n’avaient nullement l’intention de se soustraire à leur responsabilité historique [etc.]

Les céliniens ont droit à ce type d’information pour mieux mesurer ce qu’il y avait chez Céline d’aigu, de pénétrant et de prophétique. Son antithèse : le philosophe Jean-Paul Sartre, ni « dansant » ni « flûtant » à coup sûr, ni clairvoyant le moins du monde.

________ 


[Publié dans Le Bulletin célinien, Bruxelles, n° 18, mars 1984, p. 5-7. Voy. aussi, in Ecrits révisionnistes (1974-1998), les deux premiers articles sur ce sujet publiés dans le même Bulletin au troisième et au quatrième trimestre 1982, « Céline devant le mensonge du siècle » (vol. I, p. 315-322) et « Céline devant le mensonge du siècle (suite) » (vol. I, p. 322-324).]



Notes

[1] Le Bulletin célinien, n° 3, p. 4-8, et n° 4, p. 5-6. 
[2] Luce et Buckley, A Half-Century of Céline. An Annotated Biography, 1932-1982, New York & Londres, Garland, p. 124, aux cotes 737 et 73. 
[3] James J. Martin a ensuite publié une étude sous forme de livre, The Man who invented Genocide. The Public Career and Consequences of Rafael Lemkin, Torrance, Californie, Institute for Historical Review, 1986. [NdÉ]
[4] Edgar Morin, Pour sortir du XXe siècle, Paris, Fernand Nathan, 1981, p. 192.
[5] France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47. 
[6] Le Figaro, 26 janvier 1984, p. 4.

Des extraits du "Droit de vivre" de décembre 1978 à mars 1984 (n° 441 à 499)


n° 441 de décembre 1978 (vingt-deux mentions de « Faurisson ») :
– Première page non numérotée du dossier : « ... la LICA... en accusant les faussaires. De Rassinier à Darquier, de Faurisson à Brigneau... ... ces hommes animés de haine raciale... » 
– p. VII, titre : « R. Faurisson devrait être poursuivi pour mensonges sur les camps de concentration ... »
4e  colonne : « ... manipulation de l’histoire faite par les professeurs... entorses faites à l’histoire par M. Faurisson... » 
– p. 23, Faurisson non nommé mais désigné par le contexte et considéré comme un émule de Darquier : « Darquier sera extradé. Ceux qui marcheront sur ses traces ne feront pas d’aussi vieux os. Tôt ou tard, ils trouveront les antiracistes sur leur route. »

n° 442 de janvier 1979 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 9, 2colonne : « ... Faurisson... mon propos s’adresse aux hommes et aux femmes... qui risquent... de prêter l’oreille aux dénigrements et aux affirmations fallacieuses des apologistes du nazisme. »
– même page : « En réponse aux affirmations mensongères de Darquier (de Pellepoix), de Faurisson qui s’est fait le chantre des contre-vérités historiques... »

n° 443 de février 1979 (cinq mentions de «Faurisson») :
– p. 4 , 1re colonne : « ... l’esprit étroit de M. Faurisson... qui n’hésite pas à pousser l’ignominie jusqu’à remettre en cause l’authenticité du Journal d’Anne Frank ». 
– p. 31, 3e colonne : « Alors, M. Faurisson, M. Darquier..., où est la falsification ? »

n° 444 de mars 1979 (dix-neuf mentions de « Faurisson ») :
– Couverture : « Pour falsification de la vérité historique reprise par Minute, le Professeur Faurisson est assigné... » 
– p. 4, 2e colonne : « pseudo-historien Faurisson... les falsifications de l’histoire des Rassinier et autres Faurisson... » p. 9, 1re colonne : « Pour répondre à ces provocations remettant en cause la vérité établie... tronquant les textes... que fallait-il faire ? [l’article lui étant consacré, Faurisson n’est pas nommé mais désigné]... M. Faurisson, chef de file des détracteurs de l’Histoire... manqué de prudence et de sérieux... pas fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de rigueur... conclusions historiques sont fausses... »
– p. 9, 2e colonne : « ... a travesti la vérité pour tromper l’opinion... en faussant l’histoire... ... M. Faurisson... ne doit plus être autorisé à poursuivre l’œuvre malfaisante qu’il a entreprise pour dénaturer les faits... »
– p. 25, 2e colonne : Dans un article intitulé « La Fraude historique dénoncée au cours d’un dîner-débat à Lille » : « ... M. E. Dejonghe, maître-assistant à l’université de Lille-III... en soulignant le rôle de Rassinier, d’Harwood et, aujourd’hui, de Faurisson... démontrer le mécanisme de la fraude historique... »
– p. 35, 4e colonne : « ... à cause des Faurisson et autres nostalgiques... »

n° 447 de juin 1979 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 23, 1re colonne : « Pour faire éclater la vérité sur le génocide ordonné par Hitler, la LICA poursuit M. Faurisson devant les tribunaux où il aura à répondre de ses tentatives de falsification de l’histoire. »

n° 449 de septembre 1979 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 3e colonne : « ... les thèses défendues par l’"historien" Faurisson... »

n° (453 ?) de janvier 1980 [?] (au moins deux mentions de « Faurisson ») :
– Dans un appel de Jean Pierre-Bloch : « ... pour réduire au silence une propagande mensongère... Faurisson... »

n° 461 d’octobre 1980 (deux mentions de « Faurisson ») :
– p. 4 : « Si prochainement la justice doit avoir à se prononcer sur les affirmations mensongères du pseudo-historien Faurisson, ce sera parce que la LICRA a déposé une plainte contre ce professeur, qui aura ainsi l’occasion de s’expliquer sur sa façon de réécrire l’histoire en puisant dans la documentation qu’il a consultée tout ce qui allait dans le sens de sa thèse, oubliant intentionnellement le reste, c’est-à-dire le plus important. » 
– p. 15, 2e colonne : « ... ou Faurisson, autre exemple avec ses travaux pseudo-historiques. »

n° 462 de novembre 1980 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 2e colonne : « ... unissent leurs voix à celles des faussaires de l’histoire pour nier les chambres à gaz et les victimes du nazisme... Avec Faurisson et Thion, ils osent prétendre... »

n° 463 de décembre 1980 (Extrait : une mention de « Faurisson »)

n° 464 de janvier 1981 (neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. 3, 2e colonne : « ... falsification de l’histoire des camps de concentration... pseudo-historien Robert Faurisson... pour lui interdire de jouer avec la vérité historique et de pécher par omission volontaire pour développer ses thèses... »
– p. 5, 2e et 3e colonne : « ... le pseudo-historien... ceux qui... – c’est le cas Faurisson – jouent avec la vérité historique en utilisant seulement les documents qui justifient ses thèses passant volontairement sous silence ceux qui, au contraire, pourraient réduire à néant ses affirmations péremptoires. »

n° 465 de février 1981 - (neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. de couverture : « ... l’objet du procès... soumettre à l’appréciation du juge civil un certain nombre de fautes telles que le tronquage de citations, l’"oubli" de documents, la fausseté de traductions etc. qui... » « Le glissement que Faurisson s’efforce d’opérer quant à l’objet du procès est révélateur... » « Il n’accepte pas de se battre en défendant la qualité et l’honnêteté de son travail, combat sans doute trop difficile !... démasquer les procédés fautifs de Faurisson. Car qui va vérifier les citations et s’apercevoir de leur tronquage : ou qui a les connaissances historiques, lexicales ou chimiques pour mettre à nu l’habile mécanisme falsificateur de Faurisson ?... démasquer l’imposture... De ce procès-là, Faurisson ne veut pas. »
– p. 16, 3e colonne : Dans une lettre d’Alain de Rothschild au Monde citée dans D.D.V. : « ... procès Faurisson... polémiques d’où les... falsificateurs de l’Histoire sortent toujours gagnants. »

n° 466 de mars 1981 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 2e colonne : « Prétendant avoir fait œuvre d’historien, abusant de sa qualité d’universitaire..., M. Faurisson aura à répondre de l’imperfection de ses travaux, de ses citations tronquées ou incomplètes, des conclusions auxquelles il a abouti dans le but délibéré de falsifier une page dramatique de l’histoire du monde... la vérité qu’il a volontairement malmenée... »

n° 468 de mai 1981 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 21, 2e colonne : « ... le procès Faurisson n’a qu’une base : celle d’une jurisprudence concernant des informations fausses. »

n° 469 de juin 1981 (cent-six mentions de « Faurisson ») :
– p. 17, titre : « Faussaire de l’Histoire du génocide hitlérien Faurisson est confondu par les avocats de la LICRA... son “œuvre historique”... s’est livré à des manipulations de textes... mensonges... la perversion intellectuelle de l’"historien"... »
– p. 17, 1re colonne : « ... manipulations de témoignages et documents authentiques... tentative de falsification... » 
– p. 17, 2colonne : « ... mensonge... » 
– p. 18, 1re colonne : « ... mensonge... Mais ces faits, Faurisson et ses amis les ont, soit niés, soit falsifiés. Avec des faussaires, on ne débat pas, on saisit la justice et on les fait condamner... aligner des mensonges... »
– p. 18, 2colonne : « ... allégations mensongères... Faurisson est un homme malhonnête qui cultive, de manière systématique, le mensonge... » 
– p. 18, 3e colonne : « ... mensonge de l’accusé ... l’embarras de cet imposteur... son mensonge... »
– p. 18, 4colonne : « ... la flagrante imposture commise par Faurisson » 
– p. 19, 3e colonne : « N’est-ce pas là une manipulation ? »
– p. 19, 4e colonne : « ... le faussaire... thèses pseudo-scientifiques ... fabriquer une histoire fallacieuse...»
– p. 36, 3colonne : (Selon le DDV) « Il [Otter] réfuta à la barre les fausses affirmations de Faurisson ».

n° 470 de juillet-août 1981 (soixante-neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. de couverture : « Faurisson condamné par les tribunaux pour falsification de l’histoire... »
– p. 8, titre : « M. Robert Faurisson disqualifié » Sous-titre : « La LICRA le fait condamner pour provocation à la haine raciale et pour falsification de l’histoire du génocide et des chambres à gaz »... « M. Faurisson... disqualifié... malhonnêteté intellectuelle... discours politique de M. Faurisson qui reposait sur des faux, des omissions calculées, des silences complices, des truquages et des tronquages de documents... »
– p. 9, 1re colonne : «... celui qui prétend faire œuvre d’historien » 
– p. 9, 3e colonne : « ... ce faussaire de l’histoire... » 
– p. 9, 4e colonne : « ... Faurisson a commis une faute grave en faussant, truquant, tronquant des documents retenus par les instances judiciaires... un chercheur peu sérieux aux méthodes trop partiales pour être honnêtes... »

n° 471 de septembre 1981 (deux mentions de « Faurisson ») :
– p. 22, 3e colonne : « ... Faurisson ... distinguer la vraie de la fausse [monnaie spirituelle]... »

n° 472 d’octobre 1981 (une mention de « Faurisson »)

n° 473 de novembre 1981 (neuf mentions de « Faurisson »)

n° 474 (numéroté 475) de décembre 1981 (quatre mentions de « Faurisson »)

n° 475 de janvier 1982 (trois mentions de « Faurisson »)

n° 476 de février 1982 (trois mentions de « Faurisson »)

n° 477 de mars 1982 (onze mentions de « Faurisson »)
– p. 18, 5e colonne : « ... Robert Faurisson... On est en pleine falsification de l’histoire... » 
– p. 28, 5e colonne (article intitulé « Les Faussaires ») : «... processus mensonger... mensonge orchestré... » « les faussaires du type Faurisson... »

n° 478 d’avril 1982 (deux mentions de « Faurisson ») 

n° 479 de mai l982 (trois mentions de « Faurisson»)

n° 480 de juin 1982 (vingt-deux mentions de « Faurisson »)
Couverture : La falsification de l’histoire ... les manipulations pseudo-scientifiques (p. 6)... après sa condamnation l’an passé pour falsification de l’histoire... » 
– p. 6, 1re colonne: « ... Robert Faurisson... le pseudo-historien... chef de file d’une pseudo-scientifique école “révisionniste”... Faurisson n’est pas plus un historien que les médecins d’Auschwitz n’étaient des soignants... C’est un diffamateur et un provocateur... ses élucubrations meurtrières... »

n° 481 de juillet-août 1982 (six mentions de « Faurisson »)
– p. 4, 1re colonne : « ... M. Faurisson... pour falsifier les faits historiques... en insultant la mémoire des véritables victimes ... » – p. 5, 2e et 3e colonnes : « ... les thèses mensongères et diffamatoires d’un professeur d’université française, M. Robert Faurisson... le pseudo-historien »
– p. 16, 2e colonne : « les falsifications de l’histoire dont le chef de file, M. Robert Faurisson, a fait l’objet de poursuites... »

n° 485 de décembre 1982 (quatre mentions de « Faurisson »)

n° 486 de janvier 1983 (deux mentions de « Faurisson »)
– p. 2, 4e colonne : « ... Une nouvelle fois, les avocats de la LICRA, Me Charles Kormann et Me Bernard Jouanneau, ont fait la démonstration que l’accusé [Faurisson] avait écarté avec légèreté de nombreux éléments... »

n° 488 de mars 1983 (quatre mentions de « Faurisson ») :
– p. 2, 3e et 4e colonnes : titre : « L’Affaire du Faussaire Faurisson (suite) » « ... l’"historien"... pour falsification de l’histoire... »

n° 490 de mai 1983 (sept mentions de « Faurisson »)

n° 491 de juin 1983 (onze mentions de « Faurisson ») :
– p. 11, 1re colonne : « ... le “savant” Faurisson, l’infatigable “chercheur de la vérité, vérité, vérité, rien que vérité”... »
– même page, 3e colonne : « ... l’"historien"... l’imprudent, l’impudique, le grotesque Faurisson ! »

n° 492 de juillet 1983 (huit mentions de « Faurisson ») :
– p. 3, 1re colonne : « ... l’"historien"...»

n° 494 d’octobre 1983 (neuf mentions de «Faurisson» à ne pas compter) :
– p. 6, 2e et 3e colonne : premier droit de réponse de M. Faurisson, suivi d’une réplique : « le mot de la fin... M. Faurisson [a tenté de faire état de] faux grossiers [les prétendus carnets d’Adolf Hitler]. »

n° 495 de novembre 1983 (trois mentions de « Faurisson ») 

n° 496 de décembre 1983 (une mention de « Faurisson »)
– p. 9, 5e colonne : (« ... Barbie-Faurisson même combat »)

n° 497 de janvier 1984 (cinq mentions de « Faurisson »)
– p. 4, 1re colonne : « ... "historien" à ses heures, condamné par les tribunaux pour ses travaux consacrés aux camps de concentration où, selon l’expression de Darquier de Pellepoix, on ne gazait que les poux... le "travail historique" auquel s’était livré M. Faurisson... chef de file français du courant dit "révisionniste" dont les buts sont d’interpréter l’histoire de la dernière guerre de façon à occulter les crimes nazis... l’"historien"... »

n° 499 de mars 1984 (huit mentions de « Faurisson », à ne pas compter) :
– p. 5, 2e et 3e colonnes : second et – à ce jour – dernier droit de réponse de M. Faurisson, suivi d’une N.D.L.R.

REMARQUE : Le nom du professeur Faurisson a été mentionné au moins 382 fois. Dans ce décompte n’apparaissent pas les 17 mentions des n° 494 et 499 puisque, aussi bien, il s’agit, dans ces deux numéros, de textes en droit de réponse envoyés par le professeur au DDV. 
Un certain nombre d’exemplaires du DDV n’ont pu être examinés : la collection des archives consultables de la LICRA est incomplète ainsi que la collection de la Bibliothèque nationale (annexe de Versailles).