Friday, April 30, 1982

Exposition de la déportation 1933-1945 : Remarques sur cette exposition


Cette exposition se tient sous l’égide du ministère des Anciens Combattants et plus précisément de la Commission de l’information historique pour la paix.

Actuellement (fin avril-début mai 1982) elle occupe l’Esplanade du Trocadéro à Paris. Elle est appelée à parcourir la France entière. Elle montre certaines des horreurs de l’histoire des camps de concentration (uniquement allemands) mais – fait curieux – elle commence à laisser soupçonner aux visiteurs que les prétendues chambres à gaz homicides pourraient bien n’être qu’un mythe.

Nous avons relevé toutes les photographies qui portent pour légende « chambres à gaz » et voici tout ce que nous avons trouvé :

Panier électronique sans numérotation intitulé 
« La mort. La Libération »

Photo 01. La chambre à gaz du Struthof

On n’aperçoit en fait que le petit bâtiment qui est censé contenir, dans une de ses parties, une chambre à gaz homicide. Depuis que, dans le journal Libération à la fin de 1978, le professeur Faurisson a invité chaque Français passant près de Strasbourg à faire un tour au Struthof pour voir de ses yeux l’absurdité de cette prétendue chambre à gaz homicide, aucune visite n’est plus autorisée. Une affichette prétend qu’en raison d’actes de vandalisme la visite n’est possible qu’en la compagnie d’un gardien. Or, si l’on prend la peine d’aller chercher un gardien, on s’entend répondre que « Toute visite est strictement interdite, c’est la consigne ». On peut le regretter pour les visiteurs qui auraient l’occasion de voir, comme le disait la plaque intérieure, une « chambre à gaz en état d’origine », une chambre à gaz, il est vrai, où à tous les coups le gazeur aurait été le premier à se gazer. Figurait également à l’intérieur du bâtiment le texte dit de LA confession de Kramer qui fut commandant du camp. Cette confession est absurde. Et ce que le visiteur ignore, c’est que ses geôliers ont obtenu de Kramer une autre confession, tout aussi absurde et totalement contradictoire de la première. Enfin, dans une autre pièce, le petit bâtiment contenait des fosses à choucroute et à pommes de terre baptisées... « fosses à cadavres ».

Photo 02. Intérieur de la chambre à gaz de Mauthausen

De la toute petite pièce ainsi nommée à Mauthausen on ne voit qu’une toute petite partie : quelques pommes de douche et des tuyaux. On remarquera que le dispositif d’ouverture et de fermeture de la tuyauterie se manœuvre de l’intérieur de la pièce : une sorte de gazage en self-service ! Les pommes de douche sont plaquées au plafond et rien ne les raccorde à la tuyauterie mais c’est là un point qui ne peut pas se constater sur la photo.


Photo 03. Belzec : véhicule servant à asphyxier

On ne voit en tout et pour tout qu’une petite partie de l’arrière d’une Volkswagen immatriculée POL 28545 et de la tuyauterie. En fait, là encore il s’agit d’une toute petite partie d’un montage photographique qu’on trouve au complet dans un ouvrage sur le IIIe Reich écrit après la guerre [1] et où la VW est couplée avec un camion, le tout dans la prétendue chambre à gaz d’Auschwitz-I et non à Belzec. Sur le photo-montage original, on apercevait dans la partie gauche l’ombre portée gigantesque et sépulcrale d’une sorte de gestapiste à imperméable et à chapeau mou.

Photo 04. La chambre à gaz de Majdanek

On n’aperçoit qu’un mur et une porte, très flous. Le connaisseur des lieux distingue pourtant là le mur et la porte d’une des chambres à gaz de fumigation sises à l’entrée du camp de Majdanek et sans rapport avec la photo suivante.

Photo 05. Intérieur de la chambre à gaz de Majdanek

C’est une simple salle de douche! D’ailleurs, aujourd’hui, elle est honnêtement présentée à Majdanek comme une simple salle de douche !

La photo n’est pas du tout prise sous son angle habituel. Elle nous cache qu’à la gauche du photographe se trouve une série de simples vitres donnant sur l’extérieur. Si ces vitres nous étaient montrées, nous nous rendrions compte qu’il ne pouvait pas s’agir d’une chambre à gaz homicide : il suffirait en effet aux détenus de briser les vitres pour que le gaz se répande à l’extérieur, pour que l’air frais s’engouffre à l’intérieur et pour que les détenus sautent par les fenêtres qui sont à hauteur d’homme.

Panier électronique n° 1 intitulé
« Un régime, l’internement, la déportation »

Aucune photo de chambre à gaz homicide.

Panier électronique n° 2 intitulé
« Les lieux »

Photo 42. Mauthausen. La chambre à gaz

Il s’agit de la même photo que la photo n° 2 du panier électronique sans numérotation.

Photo 73. Neuengamme, la chambre à gaz

On n’aperçoit qu’une cour à ciel ouvert entre trois bâtiments ! Depuis 1960 les historiens officiels ont de toute façon déclaré qu’il n’y avait jamais eu de chambre à gaz homicide à Neuengamme, ainsi d’ailleurs que dans tout l’Ancien Reich (Allemagne dans ses frontières de 1937).

Panier électronique n° 3 intitulé 
« Les lieux (suite) »

Photo 08. Sachsenhausen. La chambre à gaz

On n’aperçoit qu’un homme vu de dos, ainsi que de la tuyauterie. L’ensemble est flou. Oranienburg-Sachsenhausen se trouvait à trente kilomètres de Berlin et, pour les historiens officiels, ce camp n’a jamais possédé de chambre à gaz homicide. Cela n’a pas empêché les anciens du camp de prétendre le contraire dans un livre récent intitulé Sachso. Ils le prétendent sans fournir la moindre preuve et, notamment, le plan qu’ils ont dessiné du camp ne permet pas de reconnaître où se trouvait précisément cette prétendue chambre à gaz homicide.

Photo 26. Struthof, chambre à gaz. Extérieur

Il s’agit encore une fois de la photo 01 du panier électronique sans numérotation.

Panier électronique n° 4 intitulé
« Les déportés »

Aucune photo de chambre à gaz homicide.


– Autres remarques –

1. – Sur le Struthof

Une grande reconstitution sous vitrine représente le camp du Struthof. Remarquez à droite, en bas, le tout petit bâtiment avec sa cheminée extérieure. C’est le bâtiment qui, en une de ses parties, contient la fameuse « chambre à gaz » du Struthof déjà vue à plusieurs reprises.

2. – Sur Dachau

Dans la partie droite d’un panneau situé non loin de l’entrée de l’exposition, on lit les mots suivants : Four crématoire, chambre à gaz (photo prise à la Libération). Un déporté est montré entrouvrant la porte n° 2 d’une série de chambres à gaz. Sur la porte, on lit en allemand Horaires de gazage de... heures à ... heures ; puis est dessinée une tête de mort accompagnée des inscriptions suivantes : Attention ! Gaz ! Danger de mort. Ne pas ouvrir. Il s’agit à l’évidence de chambres à gaz de désinfection (voyez le tas de vêtements à gauche). D’ailleurs, selon la version des historiens officiels, il n’y a jamais eu de gazages homicides à Dachau.

3. – Sur Auschwitz

On remarquera qu’il n’y a aucune photo de la prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz-I, qui est pourtant visitée chaque année par des centaines de milliers de touristes, polonais et étrangers. Il n’y a non plus aucune photo des ruines des quatre prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz-II ou Birkenau, qui étaient censées gazer des dizaines de milliers de victimes par jour. Pas de photo, pas de reconstitution, pas de plan, pas de dessin : rien.

Toutefois, parmi les récitants enregistrés au magnétoscope, on entend G. Wellers parler très brièvement des chambres à gaz d’Auschwitz. Du même G. Wellers on trouve sur le sujet une interview écrite, à la page 16 de la revue qui est vendue pour dix francs à l’entrée de l’exposition. Au magnétoscope, G. Wellers montre un plan allemand de ce qu’il ose appeler une des chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau. Il n’y a qu’un malheur pour lui, c’est que ce plan porte lisiblement le mot de Leichenkeller, qui signifie « cellier à cadavres » ou « salle froide enterrée ». Il s’agit, en effet, non pas d'une chambre à gaz homicide, mais d'une chambre froide aux dimensions caractéristiques (trente mètres sur sept), semi-enterrée afin d'être protégée de la chaleur. 

Ces plans allemands n’avaient rien de secret. Quant aux commandes de portes étanches au gaz munies d’un dispositif en caoutchouc et d’un judas, il s’agissait de commandes de portes de chambres à gaz de désinfection (Entwesungskammer), comme l’atteste le registre de la serrurerie d’Auschwitz où toute commande était enregistrée et contrôlée.

G. Wellers dit qu’on a trouvé des traces d’acide cyanhydrique sur le système de ventilation de cette pièce. Le fait est tout à fait normal étant donné qu’une morgue peut se désinfecter au Zyklon B (produit à base d’acide cyanhydrique, inventé en 1922 et encore utilisé aujourd’hui dans le monde entier). Et s’il y avait des chambres de désinfection fonctionnant au Zyklon B, il est encore plus normal qu’on ait trouvé de l’acide cyanhydrique dans leur système d’aération !

Un dernier point :

G. Wellers parle de quatre chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau actuellement en ruines. S’il s’abstient de mentionner celle que l’on fait visiter intacte à l’entrée du camp principal, c’est peut-être parce que le professeur Faurisson a retrouvé les plans de cette prétendue chambre à gaz homicide et qu’il a pu dénoncer la supercherie : en un premier temps, l’endroit avait été une morgue et, en un second temps, un abri antiaérien, avec salle d’opération, pour l’hôpital voisin.

D’une façon générale, cette exposition officielle de 1982 marque une évolution intéressante du mythe des chambres à gaz homicides : les fragments que l’on nous montre de prétendues chambres à gaz homicides se font de plus en plus petits. On va vers l’infinitésimal, le zéro, le néant. Déjà beaucoup de ces chambres à gaz homicides ne sont plus montrées du tout : on se contente de nous en montrer le bâtiment qui est censé les contenir. 

N.B. Le livre de Georges Wellers intitulé Les chambres à gaz ont existé contient douze photographies ; pas une ne représente une chambre à gaz homicide.

                                                                                30 avril 1982

[1] R. Neumann, Hitler. Aufstieg und Untergang des Dritten Reiches. Ein Dokument in Bildern, Munich, Verlag Kurt Desch, 1961, p. 194-195.