Monday, December 31, 1979

Formula d'abiura suggerita a Faurisson da un ex studente (A.-M. M...)


Io, Robert Faurisson, figlio del defunto Robert Faurisson, dell'età di cinquant'anni, comparendo personalmente davanti a questo tribunale e in piedi davanti a Voi, Eminentissimi e Reverendissimi Giudici, citato in giudizio dalla Santa Lega Internazionale Contro l'Antisemitismo (LICA) e dalle Santissime Associazioni di deportati e vittime, Grandi Inquisitori in tutta l'Umanità contro la Perversità Nazista, gli occhi sul Rapporto Gerstein che tocco con le mie proprie mani,
Giuro che ho sempre creduto, che credo ora e che, con la Grazia dell'Antifascismo, continuerò per il futuro a credere a tutto ciò che la Santa LICA, apostolica e resistente, considera vero, predica ed insegna.
Ma dal momento che, dopo che la Santa Televisione mi ebbe comunicato l'ordine di non credere più all'opinione falsa che l'esistenza delle camere a gas per sterminare gli ebrei è una semplice congettura basata su delle dicerie e delle confessioni contraddittorie di cui alcune sono state riconosciute menzognere dalla stessa Santa LICA, e di non sostenere, difendere né insegnare, sia oralmente, sia per iscritto questa falsa dottrina; dopo essere stato informato che la detta dottrina era contraria alla Santa Tesi Ufficiale; dato che ho scritto e fatto stampare diversi testi nei quali espongo questa dottrina condannata, presentando in suo favore un'argomentazione molto convincente, senza portare alcuna soluzione definitiva; sono stato, per questo motivo, sospettato veementemente d'eresia, vale a dire d'aver sostenuto e creduto che le camere a gas, concepite espressamente come mattatoi industriali per uomini, non erano mai esistite.
Perciò, volendo cancellare nell'animo di questi Inquisitori e di ogni Antifascista fedele questo veemente sospetto a giusto titolo contro di me, io denuncio con cuore sincero e con una fede antifascista non simulata, gli errori e le eresie suddette, ed in generale ogni altro errore ed eresia ed iniziativa contraria alla Santa Resistenza; io giuro per il futuro di non dire, né affermare a voce e per iscritto, più nulla che permetta di nutrire su di me simili sospetti, e se mi capitasse di incontrare un eretico o presunto tale, io lo denuncerei a questo Tribunale, alla Santa LICA o alla Polizia del mio luogo di resistenza.
Giuro inoltre e prometto di accettare e d'osservare rigorosamente le penitenze che mi sono state o mi sarebbero imposte da questo Tribunale; e, se non mantenessi una delle mie promesse e giuramenti, mi sottometto a tutte le pene e castighi che sono imposti e promulgati dalla Sacra Resistenza e dalle altre Costituzioni generali e particolari contro simili delinquenti.
Con l'aiuto della Santa Televisione e del documento Gerstein originale che tocco con le mie proprie mani.
Io, sottoscritto Robert Faurisson, ho abiurato, giurato, promesso e mi sono impegnato come sopra; e in fede di ciò, per attestare la verità dalla mia propria mano, ho firmato la presente ordinanza della mia abiura e l'ho recitato parola per parola a Parigi al Palazzo di Giustizia il giorno / mese / anno /.
Ultimo suggerimento, fatto a Faurisson, giunto dalla casa dei morti dopo una lunga discussione tra G. Galilei, P. Rassinier, Gesù Cristo, K. Marx e C. von Clausewitz.

Le « ghetto-boy » et Simone Veil : deux symboles de l’imposture du génocide ?


Le ghetto-boy a été retrouvé en 1978. Il n’a nullement été assassiné par les Allemands dans un prétendu « camp d’extermination ». Il vit à Londres avec son père et sa mère. Il est richissime. Ce « ghetto-boy » était devenu un symbole : le symbole d’un prétendu « génocide » du peuple juif. Il va de soi que, s’il devait rester un symbole, ce ne pourrait plus être que le symbole de l’imposture du « génocide ».

Le cas de Simone Veil est tout à fait semblable, quoique dans un sens inverse de celui du ghetto-boy de Varsovie. Simone Veil, elle aussi, est très riche. Elle jouit apparemment d’une santé florissante. Elle a longtemps été notre ministre de la Santé. Elle est devenue présidente du Parlement européen. On nous rappelle avec insistance qu’elle a été internée à Auschwitz. Mais ce que l’on nous cache, c’est qu’elle est... morte à Auschwitz. Elle a été gazée à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944. Elle fait officiellement partie de l’immense cohorte des (faux) morts et des (faux) gazés du camp d’Auschwitz. Elle est, elle aussi, à sa façon, un symbole de l’imposture du « génocide ».

Simone Veil n’a pas de responsabilité personnelle dans le fait que des historiens, plus soucieux de propagande que de vérité, aient fabriqué de longues listes de prétendus gazés dans lesquelles son nom de jeune fille (Simone Jacob, née le 13 juillet 1927 à Nice) figure parmi les noms d’autres femmes ou jeunes filles qui, elles non plus, en réalité, n’ont pu être gazées le 16 avril 1944. En revanche, le ghetto-boy a une responsabilité personnelle, sinon dans la création de sa légende, du moins dans la persistance et dans le succès de cette légende. Ce n’est que contraint et forcé qu’il a révélé le pot aux roses. Trop de gens s’étaient mis à exploiter le filon, notamment en Israël, et se vantaient d’avoir connu de près le ghetto-boy. L’intéressé avait donc dû, à la longue, rappeler son existence et son identité.

Le ghetto-boy est ce tout jeune garçon à casquette qu’on voit lever ses petits bras en l’air sous la menace des armes des soldats allemands. La photo a fait le tour du monde. Les textes de présentation de cette photo sont variables mais tous donnent à entendre que la scène s’est déroulée lors de l’insurrection du ghetto de Varsovie vers avril-mai 1943 et l’on nous dit – ou bien on nous laisse entendre – que cet enfant et le groupe de juifs qui l’entourent ont été conduits vers un « camp d’extermination ». Or, la réalité aurait été toute différente. A en croire le Jewish Chronicle, c’est en 1941 que se situait la scène [1]. L’enfant (et tout le groupe qui l’entourait, portant des sacs ou des ballots) avait été surpris par des soldats allemands en train d’effectuer une opération de police déclenchée à l’occasion de la venue à Varsovie d’une importante personnalité nazie. « J’étais un voleur de première force ; je volais pour survivre », devait déclarer au Jewish Chronicle l’ex-ghetto-boy. L’enfant avait été conduit au poste de police. Sa mère, qui n’avait pas assisté à la scène de l’arrestation et qui se demandait ce que son fils était devenu, était allée le réclamer au poste de police. L’enfant lui avait alors été remis par la police allemande.

A côté des vrais résistants, des vrais déportés, des vrais médaillés, des vrais morts ou assassinés, il existe des cohortes entières de faux résistants, de faux déportés, de faux médaillés, de faux morts ou assassinés. L’historien se doit de vérifier cas par cas toutes les listes de héros ou de victimes qu’on lui présente. Il ne doit accueillir qu’avec circonspection des phrases du genre de : « Toute ma famille a disparu. » Il doit exiger les identités complètes de ces disparus et vérifier, cas par cas, s’il y a lieu d’accuser les Allemands. Avec les moyens dont nous disposons aujourd’hui et, en particulier, avec les ordinateurs, ce travail de recherche est tout à fait possible.

Mais d’ores et déjà nous possédons pour les juifs déportés de France – qu’il s’agisse de juifs français ou étrangers – d’un document précieux : Le Mémorial de la déportation des Juifs de France rédigé par Me  Serge Klarsfeld, édité et publié par Beate et Serge Klarsfeld en 1978 à Paris. Ce livre qui coûte cent vingt francs est de six cent cinquante-six pages de format 21 x 29,5 cm ; comme ses pages ne sont pas numérotées, je le citerai ici d’après ma propre pagination. L’auteur de ce gros ouvrage est résolument exterminationniste. Il cautionne les positions les plus contestables de l’histoire officielle. Il travaille au CDJC de Paris (Centre de documentation juive contemporaine) dans le même esprit qu’un Georges Wellers. Je ne relèverai pas ici, mais seulement dans une étude à venir, les manipulations auxquelles Me Klarsfeld n’a pas craint de se livrer. Le titre de l’ouvrage est à lui seul fallacieux. Il donne à entendre – et c’est bien ainsi qu’il a été présenté à sa sortie – que ce livre est un « annuaire de la mort » alors qu’en réalité il s’agit de listes de personnes qui ont fait partie de convois ferroviaires à destination principale mais non exclusive des camps de concentration, et cela du début à la fin de la déportation des juifs de France, c’est-à-dire de mars 1942 à août-septembre 1944. Mais laissons ces points de côté et sachons que, derrière le tapage publicitaire qui a accueilli ce gros livre, on se trouve devant une pièce qui marquera une date importante dans l’histoire véridique de la déportation. Cette date de 1978 me paraît presque aussi capitale que celle du 19 août 1960. C’est ce jour-là, on le sait, que l’hebdomadaire Die Zeit publiait l’extraordinaire « rétractation » du Dr Martin Broszat. Ce membre éminent de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, exterminationniste convaincu, confiait piteusement à Die Zeit qu’il n’avait pas fonctionné une seule « chambre à gaz » sur tout le territoire de l’Ancien Reich.

L’histoire est ainsi faite. Elle conduit à réviser ce que la foule croit acquis une bonne fois pour toutes. Son essence est d’être révisionniste.

Qu’il l’ait voulu ou non, le livre de Me Klarsfeld nous permet d’établir de longues listes de faux gazés avec, presque à chaque fois, nom, prénom, date et lieu de naissance, date et lieu de départ du convoi, date et lieu d’arrivée du convoi.

Il faut lire avec attention les pages neuf à douze du Mémorial. On y découvre que les chiffres de « gazés » pour chaque convoi ont été mis au point, non pas, comme on aurait pu le penser, par les autorités du musée national d’Auschwitz en Pologne, mais par les autorités du CDJC de Paris. L’origine des manipulations dont je vais donner quelques exemples est à chercher non pas du côté des communistes polonais mais du côté de juifs français dont l’organisme fonctionne en partie avec l’argent du contribuable français que lui verse le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Ce n’est pas que les communistes polonais aient été dupes de ces chiffres puisque le mécanisme de leur détermination a été manifestement le même pour tous les pays. Ils ont sans vergogne « fabriqué » des gazés sans nous révéler leurs modes de calcul. Il semble qu’en gros ce calcul ait été le suivant : on a comptabilisé comme « gazés » les déportés qui auraient dû arriver à Auschwitz mais qui n’y sont pas arrivés ; on a également baptisé comme « gazés » les déportés qui, arrivés à Auschwitz, n’y ont pas été immatriculés. Nous allons voir comment les manipulateurs ont été ainsi amenés à commettre de fatales erreurs que Me Klarsfeld, prenant les devants de la critique révisionniste, a lui-même relevées. Notons toutefois que ce dernier ne nous révèle pas plus que ses devanciers comment il a procédé pour faire ses propres comptes de « gazés », car, bien entendu, tout en réduisant sensiblement le nombre des « gazés », Me Klarsfeld maintient qu’on gazait à Auschwitz. Notons enfin le curieux mode de calcul qu’il a employé pour déterminer, parmi l’ensemble des déportés juifs de France, le nombre des survivants et celui des morts. Me Klarsfeld nous demande de considérer comme morts tous les juifs qui ne sont pas revenus en France tout de suite après la guerre pour s’y déclarer vivants! Pris de scrupule, il est tout de même allé consulter les archives belges pour voir si des juifs déportés de France ne s’étaient pas, après la guerre, installés en Belgique. Or, quand on sait que la très grande majorité des juifs déportés de France étaient des étrangers, on ne voit pas pourquoi ces gens seraient revenus après la guerre dans un pays qui les avait livrés aux Allemands. Me Klarsfeld aurait pu étendre ses recherches à une bonne dizaine de pays étrangers. Le Service international de recherches d’Arolsen lui aurait certainement permis de dépister bien des juifs survivants dans ces pays-là. Pour commencer, Me Klarsfeld aurait pu préciser à ses lecteurs qu’il avait systématiquement accordé la nationalité française à tous les enfants nés en France de parents étrangers. Si une législation souhaitée par Me Klarsfeld fait de ces enfants-là des citoyens français, il se trouve qu’à l’époque ce n’était pas le cas pour la législation en vigueur : aux yeux d’une loi française qu’on peut déplorer ou critiquer, ces enfants étaient des étrangers.

La guerre a pris fin le 8 mai 1945. Me Klarsfeld considère comme morts les juifs, étrangers pour la très grande majorité d’entre eux, qui ne sont pas revenus en France se déclarer vivants, au plus tard le 31 décembre 1945 ! C’est se moquer. Pour commencer, on se demande pourquoi ces gens seraient venus se déclarer vivants au ministère des Anciens Combattants qui ne tenait officiellement aucune liste de «survivants» et ne demandait donc pas qu’on aille frapper à sa porte pour y compléter sa liste officieuse. Ensuite, si je comprends bien Me Klarsfeld, toute personne qui serait passée au ministère à partir du début de janvier 1946 pour s’y déclarer vivante serait comptée comme morte dans les listes du Mémorial. Ce type de comptabilité surprend d’autant plus que, depuis trente-cinq ans, ce ministère tient liste ouverte de tous ceux qui, chaque année, se réveillent d’un long engourdissement pour demander à être enregistrés comme anciens déportés politiques ou résistants, soit en leur propre nom, soit pour un ayant-droit ; ces étranges retardataires sont accueillis, leur cas est examiné et, si leur dossier est reconnu valable, les associations d’anciens déportés les reçoivent avec plaisir dans leur sein. Quand on voit que, malgré d’importants intérêts financiers, des gens attendent trente-cinq ans pour signaler leur existence aux pouvoirs publics, on se doute que beaucoup d’hommes et de femmes ont négligé de se faire porter sur des listes officieuses où leur inscription ne leur apportait aucun avantage d’aucune sorte.

Le Mémorial permet d’établir de longues listes de faux gazés. Je répète qu’il s’agit de faux gazés au point de vue même de Me Klarsfeld. Mais un complément au Mémorial est nécessaire pour certaines vérifications. Il s’agit des Cahiers d’Auschwitz. Ces Cahiers sont publiés en polonais, en russe et en allemand. En allemand, ils portent le titre de Hefte von Auschwitz. Je les désignerai ici sous le titre de Hefte que je ferai suivre du numéro de tomaison, du chiffre de l’année de parution et du numéro de page. Il s’agit d’une publication réputée scientifique et de caractère officiel, émanant du musée d’Oswiecim (nom polonais d’Auschwitz). Six numéros de ces Hefte sont particulièrement précieux ; ils contiennent le «calendrier des événements du camp de concentration d’Auschwitz». Ce calendrier a demandé de longues années de travail. On s’y reporte couramment pour savoir la provenance et le sort des convois de déportés de tout pays. A vrai dire, l’esprit de propagande y est presque toujours présent et seules ont été triées les informations propres, dans l’esprit des communistes polonais, à charger les « fascistes allemands ». On a, d’autre part, la surprise d’y voir noter la plupart du temps le nombre des « gazés » à l’unité près, mais nous ne reviendrons pas sur ce point. Nous nous contenterons d’en relever les anomalies signalées par Me Klarsfeld lui-même.

Voici trois types d’anomalies dont la responsabilité première incombe au CDJC de Paris et la responsabilité seconde au musée d’Oswiecim :

1) convois de pure fiction avec « gazés » fictifs ; 
2) convois dirigés ailleurs que sur Auschwitz avec « gazés »
fictifs ; 
3) convois réellement parvenus à Auschwitz avec vrais « gazés »
et « gazés » fictifs. 

Je me contenterai de quelques exemples de ces trois anomalies :

1) Convois de pure fiction avec, par conséquent, gazés de pure fiction :

– convoi du 24 juin 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 109, 509 gazés fictifs ;
– second convoi du 28 oct. 1943, Hefte n° 6, 1962, p. 74, 728 gazés fictifs ;
– second convoi du 20 janv. 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 75, 749 gazés fictifs.

                        Total : 1 986 gazés fictifs.

Pour ces convois on se reportera notamment aux pages 10 et 470 du Mémorial. On pourrait ajouter encore le convoi « arrivé » fictivement à Auschwitz le 28 mars 1943 et comptant mille gazés fictifs ; voyez Hefte n° 4, 1961, p. 86, et le Mémorial, p. 416.

2) Convois dirigés ailleurs que sur Auschwitz et, par conséquent, non gazés :

convoi parti de Drancy le 4 mars 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 80, ainsi que le Mémorial p. 386-389, 1 000 gazés fictifs ;
– convoi parti de Drancy le 6 mars 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 81, ainsi que le Mémorial, ibid., 1 002 gazés fictifs ;
convoi parti de Drancy le 15 mai 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 95, ainsi que le Mémorial p. 53, 1 410 gazés fictifs.

Le raisonnement tenu par nos « historiens » officiels semble avoir été le suivant : « Puisque ces convois sont bien partis de Drancy et puisque, d’autre part, on ne trouve pas trace de leur arrivée à Auschwitz, c’est qu’ils ont été intégralement gazés.» En réalité, les personnes des deux premiers de ces convois étaient descendues en gare de Cholm pour rejoindre le camp de Majdanek, tandis que celles du troisième de ces convois étaient dirigées pour partie sur Kaunas (Lituanie) et pour partie sur Reval (Estonie). D’une façon générale, il faut voir à la page 12 du Mémorial comment des milliers d’autres personnes ont été comptabilisées comme gazées parce qu’au lieu d’être sélectionnées pour le travail à Auschwitz elles l’avaient été à Cosel, ville située à cent vingt kilomètres d’Auschwitz !

3) Convois avec, pour Me Klarsfeld, « vrais gazés » et « gazés fictifs » :

– convoi du 13 avril 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 88, ainsi que le Mémorial p. 509 ;
– convoi du 20 mai 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 80, ainsi que le Mémorial p. 531.

Dans ce type de convois, les Hefte ont commis la fatale erreur de décréter qu’hommes et femmes avaient été gazés à l’exception d’un nombre donné d’hommes, d’où ils déduisaient que toutes les femmes avaient été gazées. En conséquence, on n’aurait dû trouver aucune survivante de ces convois. Or Me Klarsfeld a bien dû se rendre à l’évidence et constater que les survivantes ne manquaient pas, à en juger simplement par les listes minimales et minimisantes qu’il avait en sa possession.

En bonne logique, Me Klarsfeld aurait dû conclure que pour ces convois les statistiques de gazage n’avaient aucune valeur. En effet, prenons l’exemple du premier de ces convois. Voici ce qu’en disent les Hefte :

Transport du camp de Drancy, mille cinq cents juifs. Après la sélection, cent soixante-cinq hommes [en allemand : Männer] ont été remis au camp comme détenus ; ils ont reçu les numéros 184 097 à 184 261. Les autres gens ont été gazés [en allemand : Die Übrigen wurden vergast].

Me Klarsfeld fait, à la page 509 de son Mémorial, le commentaire suivant :

Le « calendrier » d’Auschwitz ne mentionne aucune femme sélectionnée mais cela est inexact, car en 1945 on comptait soixante-dix femmes survivantes de ce convoi.

A ces soixante-dix femmes Me Klarsfeld est bien obligé d’ajouter Simone Jacob, devenue célèbre sous le nom de Simone Veil. Autrement dit, voilà nos comptables de gazages pris soixante-et-onze fois en flagrant délit d’erreur. Comment leur accorder la moindre confiance pour le reste ? Et d’où vient que Me Klarsfeld ne pose pas ici publiquement la question qui s’impose et qu’on peut formuler ainsi :

Mais, enfin, d’après quel critère les juifs de Paris et les Polonais d’Oswiecim ont-ils déterminé le nombre des gazés ? Et, pour commencer, comment ont-ils fait pour attribuer la mention de « gazé », ne serait-ce qu’à un seul déporté ?

Car les formidables « erreurs » commises en ce qui regarde les déportés juifs de France, il n’y a aucune raison qu’elles n’aient pas été aussi commises pour tous les autres déportés.


Les listes de déportés sont nominales. Les listes de « gazés » devraient l’être aussi puisque l’on se permet de donner le nombre des « gazés » à l’unité près, le plus souvent.

Me Klarsfeld a publié la liste nominale des déportés juifs de France. D’un trait de plume infiniment discret il a signalé à ses lecteurs les noms des survivants ou plus exactement les noms de ceux auxquels, avec une extraordinaire parcimonie, il a accordé la mention de « survivants ». Il lui reste pour la prochaine édition de son ouvrage à marquer d’un signe quelconque les noms des déportés qui, d’après lui, ont été « gazés ». Et, bien entendu, il nous ferait savoir d’après quelles preuves vérifiables il se permet d’accuser les Allemands d’avoir commis le crime affreux de gazer telle ou telle personne.

Me Klarsfeld a le mérite d’avoir corrigé ce qu’il appelle les « erreurs » du CDJC de Paris et celles du musée d’Oswiecim. Mais il faut être clair sur ce point. Me Klarsfeld a corrigé seulement les « erreurs » – la foule des « erreurs » – qu’il ne pouvait pas ne pas corriger. Il a, comme on dit, « limité les dégâts ». Il est, en effet, trop évident que, si un convoi n’a pas existé, ce convoi n’a pu avoir de « gazés ». De la même façon, si un convoi est allé ailleurs qu’à Auschwitz, ce convoi ne risque pas d’avoir été « gazé » à Auschwitz. Enfin, si des personnes officiellement considérées comme « gazées » réapparaissent bien vivantes, en chair et en os, comme, par exemple, Mme Simone Veil, c’est apparemment qu’elles n’ont pas du tout été tuées en « chambre à gaz ». Il est dommage pour nos historiens officiels qu’ils aient commis l’étourderie d’écrire à propos de tel convoi :

Mille cinq cents juifs [...] cent soixante-cinq hommes remis au camp comme détenus [...] les autres gens ont été gazés.


Il suffisait dans ce cas de retrouver parmi les survivants une ou plusieurs femmes pour que l’« erreur » se découvre. Il aurait mieux valu pour ces historiens se ménager une porte de sortie en prévoyant pour chaque envoi deux lots d’hommes (les sélectionnés et les « gazés ») et deux lots de femmes (les sélectionnées et les « gazées »). C’est d’ailleurs ce qu’ils ont presque toujours fait. Le système a du bon. Il permet, si l’on découvre après la guerre des survivants de tel ou tel convoi, d’inclure automatiquement et rétroactivement ces miraculés parmi... les sélectionnés. Rien de plus simple : si l’ancien déporté est mort, c’est qu’il a été enregistré comme « gazé » et, si l’ancien déporté est vivant, c’est qu’il a été enregistré comme « sélectionné pour le travail ».


Résumé du cas particulier de Simone Veil


A la page 519 du Mémorial de la déportation des juifs de France de Me Klarsfeld, on découvre dans la colonne de gauche le nom de Simone Jacob, née le 13 juillet 1927 à Nice. Cette jeune fille a fait partie d’un convoi de mille cinq cents juifs, hommes et femmes, parti de Drancy (où les juifs étaient internés dans un groupe d’HBM, ou habitations à bon marché) le 13 avril 1944. Pour savoir ce qu’est officiellement devenu ce convoi, il suffit de se reporter aux Hefte von Auschwitz. Ces Hefte ont été rédigés par les autorités du musée d’Oswiecim en Pologne. Ces autorités ont travaillé, pour les juifs de France, avec le CDJC de Paris (dont le principal responsable scientifique est Georges Wellers) ; c’est même le CDJC qui a, d’après Me Klarsfeld, la principale responsabilité dans l’historique des convois et la comptabilité générale de la déportation des juifs de France. Le Heft no 7, publié en 1964 (soit près de vingt ans après la guerre, ce qui laissait une marge de réflexion aux historiens, archivistes et statisticiens pour vérifier leurs affirmations), porte à la page 88 de l’édition allemande que ce convoi est arrivé à Auschwitz le 16 avril 1944. On lit exactement ceci :

Transport du camp de Drancy, 1 500 juifs. Après la sélection, 165 hommes ont été remis au camp comme détenus ; ils ont reçu les numéros 184097 - 184261. Les autres gens ont été gazés.


La jeune Simone Jacob a donc été gazée. Si l’on se reporte par ailleurs à ce que nos historiens officiels ont écrit sur l’opération du gazage, il est possible de préciser que Simone Jacob a été gazée le jour même de son arrivée, c’est-à-dire le 16 avril 1944, très précisément à Auschwitz-Birkenau.


Or, Simone Jacob est en fait revenue d’Auschwitz. Son numéro d’immatriculation était le 78651, si je dois en croire Le Nouvel Observateur du 5 mars 1979, p. 34. Elle n’a pas été enregistrée par le ministère des Anciens Combattants. Soixante-dix de ses compagnes du même convoi ont, elles, été enregistrées dès 1945 comme survivantes mais le nombre des survivantes est certainement très supérieur à ce chiffre.


Simone Jacob, par son mariage, est devenue Simone Veil. Elle est présidente du Parlement européen. Elle a beaucoup fait pour obtenir la projection en France du film d’horreur et de propagande qu’est Holocauste. Elle a en quelque sorte présidé le faux débat sur Holocauste. Elle s’est montrée extraordinairement discrète, pour ne pas dire fuyante, sur le sujet des « chambres à gaz ».

Plus fuyant ou plus discret encore s’est montré un autre participant à ce faux débat : M. Maurice Benroubi. Ce personnage venait de se vanter dans L’Express lors d’une interview recueillie par le journaliste Philippe Ganier-Raymond d’avoir travaillé aux « chambres à gaz » et d’être, par conséquent, un de ces témoins exceptionnels dont tout le monde entend parler et que personne ne parvient jamais à localiser [2]. Hélas pour nous, M. Benroubi ne devait, le soir du faux débat, pas même prononcer les mots de « chambre à gaz ». Pour une fois, je me permettrai une supputation : Mme Simone Veil ou M. G. Wellers ou un autre participant de ce débat à sens unique – ou encore tous les participants à la fois – avaient demandé à cet encombrant témoin de garder pour lui son « témoignage ». Me croira-t-on si j’affirme que j’avais prédit à mon entourage que M. Benroubi, plus que personne, se montrerait tout à fait discret sur le sujet des « chambres à gaz » ?


Le cas de Simone Veil n’a rien d’exceptionnel. L’ouvrage de son ami Me Serge Klarsfeld nous permet de citer par leurs noms des milliers de « gazés » fictifs. Mme Simone Veil est pour beaucoup de journalistes une personnalité de valeur exemplaire, admirable, symbolique. Pour ma part, je découvre, grâce en partie à Me Serge Klarsfeld, qu’elle peut aussi symboliser à sa manière l’imposture du « génocide ».

31 décembre 1979


[1] 11 août 1978, p. 1-2.
[2] L'Express, 3 au 9 mars 1979, p. 5 et 107-110.



Formule d’abjuration suggérée à R. Faurisson par une ancienne étudiante (A.-M. M...)


Moi, Robert Faurisson, fils de feu Robert Faurisson, âgé de cinquante ans, comparaissant en personne devant ce tribunal et debout devant vous, Très éminents et révérends Juges, assigné par la Sainte Ligue Internationale Contre l'Antisémitisme (LICA) et les Très Saintes Associations de déportés et victimes, Grands Inquisiteurs dans toute l’Humanité contre la Perversité Nazie, les yeux sur le Rapport Gerstein que je touche de mes propres mains,

Je jure que j’ai toujours cru, que je crois à présent et que, avec la Grâce de l’Antifascisme, je continuerai à l’avenir de croire tout ce que la Sainte LICA, apostolique et résistante, tient pour vrai, prêche et enseigne.

Mais parce que, après que la Sainte Télévision m’eut notifié l’ordre de ne plus croire à l’opinion fausse que l’existence des chambres à gaz pour exterminer les juifs est une simple conjecture basée sur des rumeurs et des aveux contradictoires dont certains ont été reconnus mensongers par la Sainte LICA elle-même, et de ne pas maintenir, défendre, ni enseigner, soit oralement, soit par écrit cette fausse doctrine ; après avoir été notifié que ladite doctrine était contraire à la Sainte Thèse Officielle ; parce que j’ai écrit et fait imprimer divers textes dans lesquels j’expose cette doctrine condamnée, en présentant en sa faveur une argumentation très convaincante, sans apporter aucune solution définitive ; j’ai été, de ce fait, soupçonné véhémentement d’hérésie, c’est-à-dire d’avoir maintenu et cru que les chambres à gaz, conçues expressément comme abattoirs humains industriels, n’avaient jamais existé.

Pour ce, voulant effacer dans l’esprit de ces Inquisiteurs et de tout Antifasciste fidèle ce soupçon véhément à juste titre conçu contre moi, j’abjure et je mande d’un cœur sincère, et avec une foi antifasciste non simulée, les erreurs et hérésies susdites, et en général toute autre erreur et hérésie et entreprise contraire à la Sainte Résistance ; je jure à l’avenir de ne plus rien dire, ni affirmer de voix et par écrit, qui permette d’avoir de moi de semblables soupçons, et s’il m’arrivait de rencontrer un hérétique ou présumé tel, je le dénoncerais à ce Tribunal, à la Sainte LICA ou à la Police de mon lieu de résistance.

Je jure aussi et promets d’accomplir et d’observer strictement les pénitences qui m’ont été ou me seraient imposées par ce Tribunal ; et, si je contrevenais à l’une de mes promesses et serments, je me soumets à toutes les peines et châtiments qui sont imposés et promulgués par la Sacrée Résistance et les autres Constitutions générales et particulières contre de semblables délinquants.

Avec l’aide de la Sainte Télévision et du document Gerstein original que je touche de mes mains,

Moi, Robert Faurisson, soussigné, j’ai abjuré, juré, promis et engagé comme ci-dessus ; et en foi de quoi pour attester la vérité de ma propre main, j’ai signé la présente cédule de mon abjuration et je l’ai récitée mot à mot à Paris au Palais de justice le jour / mois / année /.

Ultime suggestion faite à Faurisson venue de la maison des morts après un long débat entre G. Galilée, P. Rassinier, Jésus-Christ, K. Marx et C. von Clausewitz.

Les juifs déportés ignoraient qu’ils allaient à la mort


Dans L’Etoile jaune à l’heure de Vichy. De Drancy à Auschwitz, de Georges Wellers (préface de Jacques Delarue, postface du R.P. Riquet, éd. Fayard, ach. d’imp. le 20 avril 1973, VI-454 p.), on lit :

Aucun de ces milliers de futurs déportés que Wellers vit pendant les dernières heures précédant le départ n’avait le moindre soupçon concernant le terrible sort qui l’attendait [1]. [...]
L’extermination systématique des Juifs, l’existence des chambres à gaz spécialement construites à cet effet en Pologne appartiennent à cette catégorie de faits que l’on ignorait à l’époque [2]. [...]
Je peux affirmer d’une façon catégorique que l’on n’avait aucun soupçon concernant l’assassinat systématique auquel en réalité étaient voués les Juifs au bout du voyage en déportation [3]. [...] 
Et si quelqu’un me trouve naïf et sot, qu’il sache que tous les Juifs étaient pareillement naïfs et sots [4].

Moi, R. Faurisson, j’ajoute qu’il convient de :

1) Se rappeler qu’il y avait des volontaires pour quitter les camps d’internement et pour se joindre aux gens partant en déportation. Ces volontaires, on les appelait les « optants » (Mémorial... de Klarsfeld, p. 190 [pagination personnelle ; voir juste avant la liste alphabétique du convoi n° 21]).

2) Retrouver mention du fait suivant : au camp des Milles, en Provence, on a fait voter les gens pour savoir s’ils décidaient ou non d’emmener leurs enfants avec eux en déportation.

3) Ne pas accorder créance à la pièce présentée par Klarsfeld dans son Mémorial sous le titre suivant : « La véhémente et lucide protestation du Consistoire central », 25 août 1942. Ce texte cité page 207 a pour référence au CDJC les cotes CCXIII-15 et CDLXXII-89. Or, vérification faite, sur ma demande, par un de mes anciens étudiants, il s’agit de textes dactylographiés par un anonyme sur des feuillets parfaitement anonymes.


[1] J. Delarue, préf. à G. Wellers, L’Etoile jaune à l’heure de Vichy. De Drancy à Auschwitz, Paris, Fayard, 1973, p. V.
[2] G. Wellers, L’Etoile jaune à l’heure de Vichy..., p. 4.
[3] Id., p. 5.
[4] Id., p. 7.

Saturday, December 15, 1979

Exemple d’une falsification dans l’avertissement au lecteur de "Mein Kampf"


Le Monde du 16 mai 1978 (p. 7) annonçait que la LIC(R)A venait d’engager une action civile devant le tribunal de Paris contre les Nouvelles Editions latines de F. Sorlot à la suite de la diffusion par cet éditeur du livre Mein Kampf d’Adolf Hitler. Voici l’article du Monde :

Plainte contre Mein Kampf 

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICA) a engagé une action civile devant le tribunal de Paris contre les Nouvelles Editions latines, la Société lorraine des magasins modernes, à Paris, et les Nouvelles Galeries, à Thionville, à la suite de la diffusion par cet éditeur et ces magasins du livre Mein Kampf, d’Adolf Hitler. La LICA s’appuie sur le fait que la réédition mise en vente ne respecte pas les dispositions légales concernant les nouveaux tirages : indication du millésime, nom de l’imprimeur ou du producteur, les lieu et date du dépôt légal initial.

L’arrêt de la cour d’appel de Paris en date du 11 juillet 1979 ordonnait que chaque exemplaire du livre contiendrait un texte, à mettre au point, qui aurait pour but de montrer aux lecteurs à quels crimes Mein Kampf avait conduit.

Le texte, rédigé sous la responsabilité de M.Henri Noguères, est de huit pages. Il manifeste l’inquiétude de la LIC(R)A devant le progrès des idées révisionnistes. Il contient la phrase suivante :

« Certains “historiens” nient l’évidence des génocides perpétrés par les nazis afin de rendre à nouveau présentable cette doctrine de Mein Kampf. »


Sans doute afin de mieux faire pièce à ces négateurs de l’existence des chambres à gaz, le rédacteur du texte a-t-il voulu mentionner ces chambres à gaz comme une pure évidence que même un général SS aurait spontanément cautionnée devant le Tribunal militaire international de Nuremberg. Une telle caution n’existant pas dans la réalité, on n’a pas hésité à la forger de toutes pièces. On a pris une déclaration authentique du général SS von dem Bach-Zelewski ; en un premier temps, on l’a gravement dénaturée ; puis, en un second temps, pour faire bonne mesure, on lui a ajouté une fin qui constitue un faux pur et simple.

La déclaration originelle

Le 7 janvier 1946, devant le Tribunal militaire international, le Dr Thoma, avocat de l’accusé Rosenberg, allait poser une question au général von dem Bach-Zelewski. Cette question portait sur une réflexion du général Ohlendorf, censé avoir fait massacrer en Russie quatre-vingt-dix mille personnes de juin 1941 à juin 1942. Ohlendorf avait dit que dans son esprit de tels massacres ne correspondaient pas à l’idéologie nationale-socialiste. Interrogé sur ce point, von dem Bach-Zelewski avait répondu devant le tribunal :

Personnellement, je suis d’un autre avis. Si, pendant des années, on prêche la doctrine que la race slave est une race inférieure et que les juifs ne sont pas même des êtres humains, une telle explosion est inévitable. [1]


La déclaration, reprise dans le jugement final

Dans le jugement final, cette déclaration devait réapparaître sous une forme légèrement différente, que voici :

Lorsqu’on demanda au témoin Bach-Zelewski comment Ohlendorf avait pu trouver naturel le meurtre de quatre-vingt-dix mille personnes [on ne précise pas : en un an], il répondit : « J’estime que, si l’on enseigne pendant des années la doctrine selon laquelle la race slave est une race inférieure et le juif à peine un être humain, un tel aboutissement [au lieu de : explosion] est inévitable. » [2]


La déclaration reprise et transformée sous l’autorité de M. Henri Noguères

Aux pages 2 et 3 du texte à insérer dans Mein Kampf on lit :

Mais comme l’indiquait lors du procès de Nuremberg le général des SS Bach-Zelewsky :

« ... Si vous prêchez pendant dix longues années que les peuples slaves constituent une race inférieure et que les juifs sont des sous-hommes, il s’ensuivra logiquement qu’on acceptera comme un phénomène naturel le fait de tuer des millions [et non plus quatre-vingt-dix mille personnes en un an] de ces êtres humains. De Mein Kampf le chemin conduit directement aux fournaises d’ Auschwitz et aux chambres à gaz de Majdanek. » 

La LICRA n’a jamais travaillé autrement.


Note de l'auteur en 2011 : On remarquera qu'en 1978, pour Henri Noguères, à  Auschwitz on brûlait les gens dans des fournaises (comme dans La Nuit d'Elie Wiesel) tandis qu'à Majdanek on les empoisonnait dans des chambres à gaz !


[1] TMI, IV, p. 514. 
[2] TMI, I, p. 261.



Explication d’une phrase


« Hitler n’a jamais ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion. »

– Explication –

Hitler a toujours considéré les juifs comme ses ennemis et il les a traités en conséquence.


Hitler et les nazis ont dit : « Les juifs et les Alliés veulent notre anéantissement mais ce sont eux qui seront anéantis. »

De la même façon, les juifs et les Alliés ont dit : « Hitler et les nazis veulent notre anéantissement, mais ce sont eux qui seront anéantis. »

Pour un camp comme pour l’autre, il s’agissait de gagner la guerre et contre les militaires et contre les civils (hommes, femmes, enfants, vieillards confondus).

Les Alliés ont eu beau accumuler les mesures coercitives contre les minorités allemandes ou japonaises, jugées dangereuses en pleine guerre ou indésirables après la guerre, ils ont eu beau procéder à des internements en très grand nombre ou à d’énormes déplacements ou déportations de populations civiles, jamais ils n’ont ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de son appartenance à ces minorités.

De même pour Hitler avec les minorités juives.

Cela dit, et Hitler et les Alliés portent, aux yeux de la morale et de l’histoire, l’entière responsabilité de tous les maux, de toutes les persécutions, de toutes les morts subies par les minorités civiles de tous les pays en guerre.

Thursday, December 6, 1979

Sur un texte de Serge Thion


J’ai reçu le texte Le Comment du pourquoi de Serge Thion, document qui mérite, bien entendu, d’être diffusé. Deux réserves de ma part, cependant :
 
1) Je ne me tiens ni pour un homme de droite ni pour « une manière d’anarchiste de droite » (p. 2 et 4) ;
 
2) Je pense que le texte de M. Thion, par ailleurs précis, ne devrait    peut-être    pas    se    contenter    d’indiquer,    page    28,    qu’« un institut officiel français se refuse » à publier les chiffres de son étude sur la déportation mais dire de quel institut il s’agit précisément (je suppose qu’il s’agit du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale à la tête duquel sont MM. Henri Michel et Claude Lévy).
 
Si on me tient pour un homme de droite, il faut le dire. M. D. me taquine souvent et gentiment sur mes idées de gauche ou sur mes amis de gauche et il est un peu éberlué de me voir tenu pour un homme de droite. Dans le procès du Matin de Paris, il voulait dire au tribunal que j’étais un homme de gauche parce que telle était sa conviction et puis il y avait les vingt à vingt-cinq ans de SNES ou SNESup, ma responsabilité de secrétaire de section syndicale pendant un an ou deux, l’affaire Audin, mon attitude en 1968, ma détestation du national-socialisme. C’est moi qui lui avais demandé de ne pas mettre de politique dans cette affaire et j’avais ajouté que je ne me sentais ni de droite, ni de gauche (ce qui, paraît-il, est le signe d’une appartenance à la droite). L’autorité et la religion me font peur, c’est sûr, mais je suis trop autoritaire pour être de gauche et je serais facilement intolérant à l’égard des esprits religieux. Pour le reste, je ne me suis pas examiné. Incompétent : voilà, je suis incompétent en matière de politique, d’idéologie et de toutes ces matières que je trouve pourtant quelquefois intéressantes. Ah ! Et puis je crois au progrès social, ce progrès auquel plus personne ne semble croire.

[…]