Monday, January 22, 1979

Lettre à M. Pierre Joffroy, auteur de "L’Espion de Dieu. La passion de Kurt Gerstein"


(au sujet de sa lettre du 11 janvier envoyée au Monde, au Monde juif...)

Vous m’adressez une lettre insultante. C’est votre affaire. Je vous répondrai courtoisement comme c’est, je pense, mon droit.
Vous prenez au sérieux ce que vous appelez le « témoignage » de Kurt Gerstein. Le malheur est que dans votre livre de 1969 vous avez reproduit une toute petite partie de ce « témoignage » écrit et que vous n’en avez pas recherché toute les parties constituantes (les « compléments », par exemple, et surtout, des « brouillons » en français, qui sont tout à fait édifiants). Encore faut-il préciser que cette toute petite partie, vous ne l’avez pas lue. C’est ce que démontre, d’une part, votre livre et, d’autre part, ce que vous m’avez révélé de vos méthodes de travail lors d’une conversation téléphonique que je vais me permettre de vous remettre en mémoire. J’ai consigné sur une fiche la substance de notre conversation. C’est le 14 juin 1974 au soir que je vous ai appelé au téléphone à votre domicile. J’ai noté : « Embarras spectaculaire. Total bafouillage. Incapable de me dire de quoi ce texte (p. 283 sqq.) est la reproduction. N’avait pas noté que, p. 284, cela faisait 60.000 morts par jour. Répond que ce n’était pas forcément tous les jours. (Or Gerstein dit bien « par jour » dans deux cas et « maximum par jour » dans un autre cas). N’avait pas noté que 700-800 (gazables entassés) sur 25m2 = 28 à 32 personnes par m2. Répond qu’on les entassait et qu’on jetait des enfants par-dessus. Je lui fais remarquer : 1m80 de hauteur. Lui, n’avait noté que vingt-cinq millions (de cadavres) : « chiffre un peu exagéré peut-être. » M’affirme que le livre de Friedländer, c’est un livre de Poliakov sur lequel Friedländer n’a travaillé que quelque quatre ou cinq semaines. Ne s’est pas arrêté à ces détails qui semblent tant m’intéresser. Garde une confiance entière. Prépare un roman qui me surprendra beaucoup plus (« apocalyptique » ?).»

Dans cette conversation, je ne vous avais pas soumis une vingtaine    d’autres    énormités    de    cette    « confession »    ou    de    ce « témoignage » du seul document RF-350 ou PS-1553. Je ne vous ai pas parlé des fantastiques variations du texte selon qu’il se trouve reproduit par les NMT américains, par le 6 Bureau du QG de la Police d’Israël et, surtout, par les différentes moutures mises au point par Léon Poliakov dans Bréviaire de la haine (regardez de près les différentes éditions d’après les dates d’achevé d’imprimer), comme dans Le Monde juif (les stupéfiants remakes du numéro de janvier-mars 1964), dans La Terre retrouvée (1er  avril 1964), les versions transformées    de    Heydecker    et    Leeb,    celles    de    Rothfels    ou    de Schoenberner (car les textes en allemand ont subi les mêmes traitements), etc.

Je vous renvoie aux magistrales analyses de Paul Rassinier. Je vous renvoie à la thèse d’Olga Wormser-Migot, notamment page II, note 1, et à la page 426 : « nous arrivons difficilement, pour notre part, à admettre l’authenticité intégrale de la confession de Kurt Gerstein – ou la véracité de tous ses éléments. » Je vous renvoie même    aux    efforts    désespérés    que    fait    G. Wellers [1]    pour    tenter    de répliquer à Paul Rassinier : l’ingénieur Kurt Gerstein était « troublé », « profondément et violemment frappé » par ce qu’il a vu en 1942 ; il est « resté au comble de l’émotion » trois ans après en rédigeant son rapport pour les polices française ou américaine. Il en oubliait sa table de multiplication ou même d’addition : 5×4 = 25 ; 3+3 = 2+2 ; 25 × 1,9 = 45. Il en imaginait un enfant de quatre ans offrant un petit morceau de ficelle consécutivement à trois mille personnes sagement alignées ; lui, le spécialiste de l’acide cyanhydrique, il en débitait sur la question de pures incongruités : juifs de Theresienstadt tués par l’acide au plein vent des fossés : « Pour empêcher ce conseil diabolique, je déclarais impossible cette méthode... » mais on les tue ; « La méthode pour tuer les enfants était de leur tenir sous le nez un tampon à l’acide prussique. »

Mais j’en viens au grief que vous me faites. Pour vous, je « prétends » qu’on a « suicidé » Gerstein et je m’appuie pour dire cela sur une réflexion – rapportée par vous – d’un médecin-légiste sur le rapport d’expertise établi en 1945 par le professeur Piedelièvre. Désolé. Il fallait me citer correctement. J’ai fait suivre « suicidé » d’un point d’interrogation placé entre parenthèses : (?). Je ne « prétends » pas détenir la vérité sur la mort de Gerstein. Je dis : je doute fortement de la thèse officielle du suicide. Et pourquoi ce doute ? A cause du rapport de Piedelièvre. Cette sommité de la médecine légale aurait rédigé un rapport sans aucune valeur scientifique. Vous osez dire que le médecin-légiste qui a critiqué ce rapport l’a fait « d’un point de vue strictement formel » (souligné par vous) :    « pas    assez    long,    pas    assez    précis,    manque    de    détails significatifs. » Désolé là encore. Ce médecin critique le rapport sur le fond et sur la forme, et cela dans les termes les plus sévères. Vous auriez dû me citer ses propres paroles que vous reproduisez à la page 262 de votre livre : « Ne me faites pas rire ! Ça, un rapport ! Je vais vous en montrer, moi, des rapports. Tenez ! Ça comporte dix, quinze pages quand c’est fait sérieusement... Votre expert ne parle même pas de l’état des poumons. N’indique pas si le mort est blanc ou bleu. Aucune mention de l’existence ou non d’ecchymoses autour du sillon de pendaison. Pas un mot sur la nature du nœud. Des rapports comme ça ne veulent strictement rien dire. » (Souligné par moi).

Pour ma part, je souhaiterais que le débat sur le « génocide » se poursuive sans injures ni insultes.

22 janvier 1979

[1] G. Wellers, « La “solution finale de la question juive” et la mythomanie nazie », Le Monde juif, n° 86, avril-juin 1977, p. 46 à 62.

Tuesday, January 16, 1979

Lettera di Robert Faurisson pubblicata dal quotidiano "Le Monde" il 16 gennaio 1979, p. 13


Fino al 1960 ho creduto alla realtà di questi giganteschi massacri nelle “camere a gas”. Poi, leggendo Paul Rassinier, ex deportato in quanto  membro della Resistenza ed autore della Menzogna d’Ulisse, ho cominciato ad avere dei dubbi. Dopo quattordici anni di riflessione personale, e poi quattro anni di un’ostinata indagine, ho acquisito la certezza, al pari di altri venti autori revisionisti, di trovarmi dinanzi ad una menzogna storica. Ho visitato e rivisitato Auschwitz e Birkenau dove ci viene presentata una “camera a gas ricostruita [1] e delle rovine chiamate “crematori con camere a gas”. Allo Struthof (Alsazia) ed a Majdanek (Polonia), ho esaminato dei locali presentati come delle “camere a gas allo stato originario”. Ho analizzato migliaia di documenti, in particolare nel centro di documentazione ebraica contemporanea di Parigi: archivi, stenogrammi, fotografie, testimonianze scritte. Ho perseguito instancabilmente le mie ricerche  specialiste e storiche. Ho cercato, ma invano, un solo deportato in grado di darmi la prova di avere realmente visto, con i propri occhi, una “camera a gas”. Soprattutto non volevo un’abbondanza illusoria di prove; ero pronto ad accontentarmi di una prova, una sola prova. Questa prova, io non l’ho mai trovata. Invece ,ciò che ho trovato sono molte false prove, degne dei processi di stregoneria e disonoranti per i magistrati che se n’erano accontentati. E poi ho trovato il silenzio, l’imbarazzo, l’ostilità e , per finire, le calunnie, gli insulti, le percosse .
 Le repliche che ha appena suscitato il mio breve articolo su “La diceria d'Auschwitz”, le ho lette più d’una volta in diciotto anni di ricerche. Non discuto la sincerità degli autori, ma dico che queste repliche brulicano di errori, segnalati da lungo tempo da persone come Rassinier, Scheidl e Butz.
 Ad esempio nella lettera, che mi si cita, del 29 gennaio 1943 (lettera che non reca nemmeno l’abituale timbro di “Segreto”), Vergasung non significa “gasazione”, ma “carburazione”. Vergansungskeller designa il locale, nel sottosuolo, dove avviene la miscela “gassosa” che alimenta il forno crematorio. Questi forni, con il loro dispositivo di aerazione e di ventilazione, provenivano dalla ditta Topf & Söhne di Erfurt (NO-4473).
 Begasung designava la gasazione degli indumenti nelle autoclavi. Se il gas impiegato era lo Zyklon B – preparazione di “B[lausaure]”, vale a dire d’acido prussico o cianidrico – si parlava di “camere a gas azzurre ”. Niente a che vedere con le pretese “camere a gas-mattatoi”!
 Si deve citare correttamente il Diario del medico Johann Paul Kremer. Si vedrà così che, se questi parla degli orrori d’Auschwitz, lo fa per allusione agli orrori dell’epidemia di tifo del settembre-ottobre 1942. Il 3 ottobre scriverà: “Ad Auschwitz, strade intere sono annientate dal tifo”. Lui stesso contrarrà ciò che egli chiama “la malattia d’Auschwitz”. Ne moriranno dei Tedeschi. Quanto alla separazione dei malati e delle persone sane, questa era la “selezione” o una delle forme dell’“azione speciale” del medico. Questa separazione si faceva sia all’interno dei fabbricati, sia all’esterno. Mai Kremer ha scritto che Auschwitz era un Vernichtungslager, vale  a dire, secondo una terminologia inventata dagli Alleati dopo la guerra, un “campo di sterminio” (con questa espressione intendete: un campo dotato di una “camera a gas”). In realtà, ha scritto: “Non per niente Auschwitz è chiamato il campo dell’annientamento (das Lager der Vernichtung).” Secondo il significato etimologico della parola, il tifo annienta coloro che esso colpisce. Altro grave errore di citazione: alla data del 2 settembre 1942 il manoscritto di Kremer riporta: “Questo mattino, alle tre, ho assistito fuori, per la prima volta, ad un’azione speciale.” Storici e magistrati sopprimono tradizionalmente la parola “fuori” (draussen) per far dire a Kremer che questa azione si svolgeva in una “camera a gas”. Infine, le scene atroci davanti all’“ultimo bunker” (si tratta del cortile del bunker n° 11) sono delle esecuzioni di condannati a morte, esecuzioni alle quali il medico era obbligato ad assistere. Tra i condannati si trovano tre donne arrivate in un convoglio dall’Olanda: esse sono fucilate [2].
 I fabbricati dei “Krema” di Birkenau erano perfettamente visibili [3] da tutti. Lo provano molte planimetrie e foto, che ugualmente provano l’impossibilità materiale radicale per questi “Krema” di aver avuto le “camere a gas”.
 Se, a proposito d’Auschwitz, mi si citano, ancora una volta, le confessioni, le memorie o i manoscritti – miracolosamente – ritrovati (tutti documenti che già conosco), voglio che mi si mostri in che cosa le loro precisazioni imprecise differiscono dalle precisazioni imprecise di tutti i documenti che hanno fatto dire ai tribunali militari degli Alleati che esistevano delle “camere a gas laddove, in fin dei conti, si è finito per riconoscere che non ce n’erano state: ad esempio in tutto il vecchio Reich!
 Avevo citato i documenti industriali NI-9098 e 9912. Bisogna leggerli prima di oppormi le “testimonianze” di Pery Broad e di R. Höss o – perchè no? – le “confessioni”, dopo la guerra, di J. P. Kremer. Questi documenti stabiliscono che lo Zyklon B non faceva parte dei gas qualificati come soggetti a ventilazione; i suoi fabbricanti sono obbligati a convenire che esso è “difficile da ventilare, visto che aderisce alle superfici”. In un locale saturo di cianuro per lo Zyklon B non si può entrare con una maschera al filtro “J” – il più potente dei filtri – che al termine d’una ventina di ore per procedere ad un test chimico di sparizione del gas [4]. Materassi e coperte devono essere battuti all’aria aperta per una o due ore. Orbene, Höss scrive [5]: “Una mezz’ora dopo aver lanciato il gas, si apriva la porta e si metteva in azione l’apparecchio di ventilazione. Si cominciava immediatamente ad estrarre i cadaveri”. Immediatamente (sofort)! Ed egli aggiunge  che la squadra incaricata di maneggiare duemila cadaveri impregnati di cianuro entrava in questo locale (ancora pieno di gas, non è vero?) e ne tirava fuori i corpi “mangiando e fumando”, cioè, se ho ben compreso, senza nemmeno una maschera antigas. È impossibile. Tutte le testimonianze, per quanto vaghe o discordanti siano sul resto [6], sono concordi almeno su questo punto: la squadra apriva il locale, sia immediatamente, sia “poco dopo” la morte delle vittime. Io dico che questo punto, da solo, costituisce la pietra d’inciampo della falsa testimonianza.
 È interessante visitare in Alsazia la “camera a gas” dello Struthof. Sul posto si legge la confessione di Josef Kramer. È attraverso un “foro” (sic) che Kramer versava “una certa quantità di sali cianidrici”, poi, “una certa quantità di acqua”: il tutto sprigionava un gas che uccideva quasi nel giro di un minuto. Il “foro” che si vede oggi è stato fatto così grossolanamente con un colpo di scalpello che quattro mattonelle di maiolica ne sono state spezzate. Kramer si serviva di un “imbuto a rubinetto”. Io non vedo né come egli poteva impedire a questo gas di rifluire attraverso questo foro grossolano, né come poteva accettare che il gas, disperdendosi attraverso il comignolo, si diffondesse sotto le finestre della sua villa. Passiamo in una stanza vicina e, lì, che mi si spieghi questa faccenda di cadaveri conservati per il professor Hirt in “vasche al formolo”, che altro non sono, in effetti, che vasche per la conservazione di crauti e patate munite di semplici piani ribaltabili di legno non trattato per l' impermeabilizzazione.
 La più banale delle armi, se sospettata di aver ucciso o ferito, è oggetto di una perizia giudiziaria. Si constata con sorpresa che queste prodigiose armi del crimine che sono le “camere a gas” non sono mai state oggetto di una perizia ufficiale (giudiziaria, scientifica o archeologica) di cui si possa esaminare la relazione [7].
 Se per disgrazia i Tedeschi avessero vinto la guerra, suppongo che i loro campi di concentramento ci sarebbero stati presentati come dei campi di rieducazione. Contestando io questa presentazione dei fatti, sarei stato senza dubbio accusato di fare obiettivamente il gioco del “giudeo-marxismo”. Né oggettivamente né soggettivamente io sono un giudeo-marxista o un neo-nazi. Provo dell’ammirazione per i Francesi che hanno lottato coraggiosamente contro il nazismo. Essi difendevano la buona causa. Oggi, se affermo che le “camere a gas” non sono esistite, lo faccio perché il difficile dovere di essere sincero mi obbliga a dirlo.   
                                                  16 gennaio 1979

Traduzione a cura di Germana Ruggeri

Note:
[1]  Presentate ai turisti come se fossero originali.
[2]  Auschwitz vu par les SS, ed. del museo d’Oswiecim, p. 238, n. 85.
[3] Un campo di calcio “si trovava di fronte i crematori di Birkenau” (Tadeus Borowski, H. Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, 1975, p. 129).
[4] Il regolamento francese che riguarda l’impiego dell'acido cianidrico è draconiano come quello tedesco: vedere decreto 50-1290 del 18 ottobre 1950, ministero della sanità pubblica.
[5] Kommandant in Auschwitz, Deutsche Verlagsanstalt, Stuttgart, 1958, p. 126 e 166.
[6] Justiz und NS-Verbrechen, University Press Amsterdam, t. XIII (1975), p. 134 e 135.
[7] La credulità si accontenta di poco: è sufficiente che ci si mostri una porta munita di spioncino e di chiavistello a catenella (sistema a spagnoletta) ed eccoci davanti ad ... una “camera a gas”!
[Conformemente alla legge del 29 luglio 1881, noi (Le Monde) pubblichiamo il testo del Sig.r Faurisson. Ogni replica che lo chiamasse in causa aprirebbe a suo favore un nuovo diritto di risposta. Pertanto non riteniamo come chiuso il dossier aperto dalle dichiarazioni di Darquier de Pellepoix.]

Lettre de Robert Faurisson publiée par le quotidien "Le Monde" le 16 janvier 1979, p. 13


Une lettre de M. Faurisson


Jusqu'en 1960 j'ai cru à la réalité de ces gigantesques massacres en « chambres à gaz ». Puis, à la lecture de Paul Rassinier, ancien déporté résistant et auteur du Mensonge d'Ulysse, j'ai commencé à avoir des doutes. Après quatorze ans de réflexion personnelle, puis quatre ans d'une enquête acharnée, j'ai acquis la certitude, comme vingt autres auteurs révisionnistes, que je me trouvais devant un mensonge historique. J'ai visité et revisité Auschwitz et Birkenau où l'on nous présente une « chambre à gaz reconstituée [1] » et des ruines dites de « crématoires avec chambres à gaz ». Au Struthof (Alsace) et à Majdanek (Pologne), j'ai examiné des locaux présentés comme des « chambres à gaz en état d'origine ». J'ai analysé des milliers de documents, en particulier au Centre de documentation juive contemporaine de Paris : archives, sténogrammes, photographies, témoignages écrits. J'ai inlassablement poursuivi de mes questions spécialistes et historiens. J'ai cherché, mais en vain, un seul déporté capable de me prouver qu'il avait réellement vu, de ses propres yeux, une « chambre à gaz ». Je ne voulais surtout pas d'une illusoire abondance de preuves ; j'étais prêt à me contenter d'une preuve, d'une seule preuve. Cette preuve, je ne l'ai jamais trouvée. Ce que j'ai trouvé, en revanche, ce sont beaucoup de fausses preuves, dignes des procès de sorcellerie et déshonorantes pour les magistrats qui s'en étaient accommodés. Et puis j'ai trouvé le silence, la gêne, l'hostilité et, pour terminer, les calomnies, les insultes, les coups.

Les répliques que vient de susciter mon bref article sur « La rumeur d'Auschwitz », je les ai lues plus d'une fois en dix-huit ans de recherches. Je ne mets pas en cause la sincérité de leurs auteurs, mais je dis que ces répliques fourmillent d'erreurs, depuis longtemps signalées par les Rassinier, les Scheidl et les Butz.

Par exemple dans la lettre, qu'on me cite, du 29 janvier 1943 (lettre qui ne porte même pas l'habituelle mention de « Secret »), Vergasung ne signifie pas « gazage », mais « carburation ». Vergasungskeller désigne la pièce, en sous-sol, où se fait le mélange « gazeux » qui alimente le four crématoire. Ces fours, avec leur dispositif d'aération et de ventilation, venaient de la maison Topf & Fils d'Erfurt (NO-4473).

Begasung désignait le gazage de vêtements en autoclaves. Si le gaz employé était le Zyklon B – préparation de « B[lausäure] », c'est-à-dire d'acide prussique ou cyanhydrique – on parlait de « chambres à gaz bleues ». Rien à voir avec les prétendues « chambres à gaz-abattoirs » !

Il faut citer correctement le Journal du médecin Johann Paul Kremer. On verra ainsi que, s'il parle des horreurs d'Auschwitz, c'est par allusion aux horreurs de l'épidémie de typhus de septembre-octobre 1942. Le 3 octobre, il écrira : « A Auschwitz, des rues entières sont anéanties par le typhus. » Lui-même, il contractera ce qu'il appelle « la maladie d'Auschwitz ». Des Allemands en mourront. Le tri des malades et des bien-portants, c'était la « sélection » ou l'une des formes de l' « action spéciale » du médecin. Ce tri se faisait soit à l'intérieur des bâtiments, soit à l'extérieur. Jamais Kremer n'a écrit qu'Auschwitz était un Vernichtungslager, c'est-à-dire, selon une terminologie inventée par les Alliés après la guerre, un « camp d'extermination » (entendez par là : un camp doté d'une « chambre à gaz »). En réalité, il a écrit : « Ce n'est pas pour rien qu'Auschwitz est appelé le camp de l'anéantissement (das Lager der Vernichtung). » Au sens étymologique du mot, le typhus anéantit ceux qu'il frappe. Autre grave erreur de citation : à la date du 2 septembre 1942, le manuscrit de Kremer porte: « Ce matin, à 3 heures, j'ai assisté dehors, pour la première fois, à une action spéciale. » Historiens et magistrats suppriment traditionnellement le mot « dehors » (draussen) pour faire dire à Kremer que cette action se déroulait dans une « chambre à gaz ». Enfin, les scènes atroces devant le « dernier bunker » (il s'agit de la cour du bunker n° 11) sont des exécutions de condamnés à mort, exécutions auxquelles le médecin était obligé d'assister. Parmi les condamnés se trouvent trois femmes arrivées dans un convoi de Hollande : elles sont fusillées [2].


Les bâtiments des « Kremas » de Birkenau étaient parfaitement visibles [3] de tous. Bien des plans et des photos le prouvent, qui prouvent également l'impossibilité matérielle radicale pour ces « Kremas » d'avoir eu des «chambres à gaz».

Si, à propos d'Auschwitz, l'on me cite, une fois de plus, des aveux, des mémoires ou des manuscrits – miraculeusement – retrouvés (tous documents que je connais déjà), je veux qu'on me montre en quoi leurs précisions imprécises diffèrent des précisions imprécises de tous les documents qui ont fait dire aux tribunaux militaires des Alliés qu'il y avait des «chambres à gaz» là où, en fin de compte, on a fini par reconnaître qu'il n'y en avait pas eu : par exemple, dans tout l'Ancien Reich !

J'avais cité les documents industriels NI-9098 et 9912. Il faut les lire avant de m'opposer les « témoignages » de Pery Broad et de R. Höss ou, pourquoi pas, les « aveux », après la guerre, de J.P. Kremer. Ces documents établissent que le Zyklon B ne faisait pas partie des gaz qualifiés de ventilables ; ses fabricants sont obligés de convenir qu'il est « difficile à ventiler, vu qu'il adhère aux surfaces ». Dans un local cyanuré par le Z. B, on ne peut pénétrer, avec un masque au filtre « J » – le plus sévère des filtres – qu'au bout d'une vingtaine d'heures pour procéder à un test chimique de disparition du gaz [4]. Matelas et couvertures doivent être battus à l'air libre pendant une à deux heures. Or, Höss écrit [5] : «Une demi-heure après avoir lancé le gaz, on ouvrait la porte et on mettait en marche l'appareil de ventilation. On commençait immédiatement à extraire les cadavres.» Immédiatement (sofort) ! Et d'ajouter que l'équipe chargée de manipuler deux mille cadavres cyanurés entrait dans ce local (encore plein de gaz, n'est-ce pas ?) et en tirait les corps « en mangeant et en fumant », c'est-à-dire, si je comprends bien, sans même un masque à gaz. C'est impossible. Tous les témoignages, si vagues ou discordants qu'ils soient sur le reste [6], s'accordent au moins sur ce point : l'équipe ouvrait le local, soit immédiatement, soit « peu après » la mort des victimes. Je dis que ce point, à lui seul, constitue la pierre de touche du faux témoignage.

En Alsace la « chambre à gaz » du Struthof est intéressante à visiter. On y lit sur place la confession de Josef Kramer. C'est par un « trou » (sic) que Kramer versait « une certaine quantité de sels cyanhydriques », puis « une certaine quantité d'eau » : le tout dégageait un gaz qui tuait à peu près en une minute. Le «trou» qu'on voit aujourd'hui a été si grossièrement fait par un coup de burin que quatre carreaux de faïence en ont été brisés. Kramer se servait d'un « entonnoir à robinet ». Je ne vois ni comment il pouvait empêcher ce gaz de refluer par ce trou grossier, ni comment il pouvait admettre que le gaz, s'évacuant par la cheminée, aille se répandre sous les fenêtres de sa villa. Qu'on passe dans une pièce voisine et, là, qu'on m'explique cette affaire de cadavres conservés pour le professeur Hirt dans des «cuves à formol», qui ne sont, en fait, que des cuves à choucroute et à pommes de terre, munies de simples abattants de bois sans étanchéité.

L'arme la plus banale, si elle est soupçonnée d'avoir tué ou blessé, fait l'objet d'une expertise judiciaire. On constate avec surprise que ces prodigieuses armes du crime que sont les « chambres à gaz » n'ont, elles, jamais fait l'objet d'une expertise officielle (judiciaire, scientifique ou archéologique) dont on puisse examiner le rapport [7].

Si par malheur les Allemands avaient gagné la guerre, je suppose que leurs camps de concentration nous auraient été présentés comme des camps de rééducation. Contestant cette présentation des faits, j'aurais été sans doute accusé de faire objectivement le jeu du « judéo-marxisme ». Ni objectivement, ni subjectivement je ne suis judéo-marxiste ou néo-nazi. J'éprouve de l'admiration pour les Francais qui ont courageusement lutté contre le nazisme. Ils défendaient la bonne cause. Aujourd'hui, si j'affirme que les « chambres à gaz » n'ont pas existé, c'est que le difficile devoir d'être vrai m'oblige à le dire.

16 janvier 1979

Notes:


[1] Présentée aux touristes comme étant d'origine.
[2] Auschwitz vu par les SS, éd. du musée d’Oswiecim, 1974, p. 238, n. 85.
[3] Un terrain de football « se trouvait contre les crématoires de Birkenau » (Tadeus Borowski, d’après H. Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, Fayard, 1975, p. 129).
[4] La réglementation française concernant l’emploi de l’acide cyanhydrique est aussi draconienne que l'allemande : voir décret 50-1290 du 18 octobre 1950, ministère de la Santé publique.
[5] Kommandant in Auschwitz, Deutsche Verlagsanstalt, Stuttgart, 1958, p. 126 et 166.
[6] Justiz und NS-Verbrechen, University Press Amsterdam, t. XIII (1975), p. 134 et 135.
[7] La crédulité générale se contente de peu : qu'on nous montre une porte munie d'un œilleton et de verrous à bascule (système espagnolette) et nous voilà devant… une « chambre à gaz » !



[Conformément à la loi du 29 juillet 1881, nous [Le Monde] publions le texte de M. Faurisson. Toute réplique le mettant en cause ouvrirait à son profit un nouveau droit de réponse. Nous n'en considérons pas pour autant comme clos le dossier ouvert par les déclarations de Darquier de Pellepoix.]


"Right to Reply" letter published by "Le Monde"


Until 1960 I believed in the reality of those gigantic massacres in “gas chambers”. Then, upon reading Paul Rassinier, a wartimerésistant and deportee who had written Le Mensonge d’Ulysse, I began to have doubts. After fourteen years of personal reflection, then four years of sustained research, I became certain, as have twenty other revisionist authors, that I had before me a historical lie. I have visited and revisited Auschwitz and Birkenau where the authorities exhibit a "reconstituted gas chamber [1]” together with remains said to be those of "crematoria with gas chambers". At Struthof (Alsace) and at Majdanek (Poland), I have examined the buildings presented as "gas chambers in their original state". I have analysed thousands of documents, particularly at the Paris Centre de documentation juive contemporaine: archives, transcripts, photographs, written testimonies. I have tirelessly pursued specialists and historians with my questions. I have tried to find, but in vain, a single deportee who could prove to me that he had really seen, with his own eyes, a "gas chamber". I especially did not want an illusory abundance of evidence; I was willing to settle for one proof, one single proof. I have never found that proof. What I have found, on the contrary, is much false evidence, worthy of the witchcraft trials, dishonouring the judges who have admitted it. And then I have found silence, embarrassment, hostility, leading in the end to slander, insults, physical blows.

The retorts recently prompted by my brief piece on "The Rumour of Auschwitz" are those which I have read more than once in eighteen years of research. I do not call into question the sincerity of their authors, but I will say that they are teeming with errors long since pointed out by the likes of Rassinier, Scheidl and Butz.

For example, in the letter of January 29, 1943 (bearing the regular mention "Secret") that is quoted to me, Vergasung does not signify "gassing", but rather "carburetion". Vergasungskeller designates the room, below ground, in which the "gaseous" mixture that fed the crematory oven was prepared. This oven and others like it were supplied by the firm Topf und Söhne, of Erfurt (Doc. NO-4473).

Begasung designated the gassing of clothing in autoclaves. If the gas used was Zyklon B - "B [lausäure] preparation" that is, Prussic acid or hydrogen cyanide – then "blue gas chambers" were mentioned. Nothing to do with the purported "slaughterhouse-gas chambers"!

The Diary of physician Johann Paul Kremer must be cited correctly. It will thus be seen that, if he speaks of the horrors of Auschwitz, it is in allusion to the horrors of the typhus epidemic of September-October 1942. On October 3 he was to write: "At Auschwitz, whole streets have been annihilated by typhus." He himself would contract what is called "the Auschwitz disease". Germans died of it. The sorting of the sick and the well was the "selection", or one of the forms of "special action", carried out by doctors. This sorting was done either inside the buildings or outdoors. Never did Kremer write that Auschwitz was a Vernichtungslager, i.e. in the terminology invented by the Allies after the war, an "extermination camp" (by which is to be understood: a camp equipped with a "gas chamber"). In reality, he wrote: "It is not for nothing that Auschwitz is called the annihilation camp (das Lager der Vernichtung)." In the etymological sense of the word, typhus annihilates those whom it strikes. Another serious translation error: under the date of September 2, 1942, Kremer's manuscript reads: "At three a.m. today I was, for the first time, in attendance during a special action outdoors." Historians and judges traditionally suppress the word "outdoors" (draussen) to have Kremer appear to say that the action in question took place in a "gas chamber". Finally, the horrid scenes before the "last Bunker" (i.e. in the yard of Bunker 11) are executions of the condemned, executions the physician was obliged to attend. Among the condemned were to be found three women who had arrived in a convoy from Holland: they were shot [2].

The "Krema" buildings of Birkenau were perfectly visible [3] to all. A good number of plans and photographs prove this, and they prove as well the thorough material impossibility that these "Kremas" could have contained "gas chambers".

If, as regards Auschwitz, someone quotes to me, yet another time, confessions, memoirs, or miraculously unearthed manuscripts (with which I am already acquainted), I shall ask to be shown in what way the imprecise precision of their information differs from the imprecise precision of the information in all the documents that led the Allied military tribunals to rule that there were "gas chambers" where, in the end, it has since been acknowledged there were none: for example, in the whole of the former Reich!

In my article I cited the industrial documents NI-9098 and 9912. One should read these before countering what I say with the "testimonies" of Pery Broad and R. Höss or (why not?) the "confessions" made by J. P. Kremer after the war. These documents establish that Zyklon B was not in the category of gasses considered susceptible to ventilation; its makers had to agree that it was "difficult to remove by ventilation since it sticks to surfaces". For the carrying out of a chemical test proving the disappearance of the gas from its confines, a room infused with hydrogen cyanide by Zyklon B fumigation can be entered only by someone wearing a gas mask fitted with a "J" filter – the very strongest – and only twenty hours or so after the fumigation [4]. Mattresses and blankets must be beaten in the open air for between one and two hours. Nevertheless, Höss wrote [5]: "Half an hour after the start of gassing, the door was opened and the ventilation device turned on. Immediately [the team] began removing the bodies." Immediately (sofort)! And he goes on to add that this team, assigned to handle two thousand cyanide-infused corpses, entered the place (which was still full of gas, was it not?) and took them out "eating and smoking [as they went about it]", that is, if I understand rightly, without any gas masks. This is impossible. All the testimonies, as vague or conflicting as they may be about the rest [6], agree at least on this point: the squad opened the chamber, either immediately or "shortly following" the victims' demise. I say that this point, in itself, makes up the touchstone of the false testimony.

In Alsace, the Struthof camp's "gas chamber" is interesting to visit. The confession of Joseph Kramer can be read on the spot. It was through a "hole" (sic) that Kramer used to pour a “certain quantity of hydrogen cyanide salts", then, "a certain quantity of water", a mixture giving off a gas that killed in about a minute. The "hole" seen there today was made in so sloppy a manner, with a chisel, that four faience tiles were broken. Kramer used a "funnel with a tap". I see neither how he could keep the gas from spattering back out of this crude hole, nor how he could thus willingly allow that gas, leaving the structure’s chimney, to spread towards the windows of his own house. Moving on to an adjacent room, I should like to have an explanation of this business of the corpses preserved by Professor Hirt in "vats of formalin" which are, in fact, nothing other than vats for sauerkraut and potatoes, with simple, non-airtight wooden lids. 

The most commonplace weapon, if suspected of having killed or wounded someone, is subjected to forensic examination. It will be noted with some surprise that these prodigious criminal weapons that are the “gas chambers” have never been subjected to any official examination (whether legal, scientific or archaeological) on which a report may be read [7]

If, to the general misfortune, the Germans had won the war, I suppose that their concentration camps would have been presented to us as re-education camps. By contesting that presentation of the facts, I should doubtless have found myself accused of being an objective ally of “Judeo-Marxism”. I am neither objectively nor subjectively a Judeo-Marxist or a neo-Nazi. I feel admiration for those Frenchmen who courageously struggled against Nazism. They defended the right cause. If today I state that the “gas chambers” did not exist, it is because the difficult duty to be truthful obliges me to do so.

[In accordance with the law of July 29, 1881, we (Le Monde) hereby publish Mr Faurisson’s text above. Any response directed against him or his statements would in its turn offer him a new right of reply.

Nonetheless, we do not consider the case opened by Darquier de Pellepoix’s declarations to be closed.] *


Notes:

* Louis Darquier de Pellepoix (1897-1980) was head of the Vichy government's Commissariat général des affaires juives ("General Office for Jewish Affairs") from May 1942 to February 1944. With the advent of "Liberation" and the subsequent Épuration (purge), he fled to Spain, where he lived until his death. In 1978, some French journalists, besieged with letters from Professor Faurisson and sensing that an "affaire Faurisson", which had been lying quiet like live coals since July 1974, threatened eventually to flare up, decided to make a firebreak. One Philippe Ganier-Raymond, a reporter and part-time swindler (previously held liable by a Paris court, with the aid of Faurisson, for literary fraud concerning a text written by Céline), got in on the act. In October of 1978, in the weekly L'Express, he published an alleged interview with Darquier de Pellepoix in which the latter was quoted as stating that at Auschwitz only lice had been gassed. Thanks to this subterfuge, Faurisson ended up seeming, a few weeks afterwards, like the twin of a wartime collaborator. [Translator’s note.]


[1] Presented to tourists as being in its original state.
[2] Auschwitz vu par les SS, Museum of Oswiecim edition, 1974, p. 238, n. 85 [the English edition, KL Auschwitz seen by the SS, had been published in 1972.]
[3]A football pitch "was located beside the Birkenau crematoria" (Tadeus Borowski, in the words of H. Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, Fayard, 1975, p. 129) [German edition: Menschen in Auschwitz, Vienna, Europa Verlag, 1972.]
[4] French regulations concerning the use of hydrogen cyanide are as draconian as the German: see the Ministry of Public Health decree no. 50-1290 of October 18, 1950.
[5] Kommandant in Auschwitz, Stuttgart, Deutsche Verlagsanstalt, 1958, p. 126 and 166
[6] Justiz und NS-Verbrechen, University Press Amsterdam, t. XIII (1975), p. 134-135.
[7] The general gullibility is easily satisfied: it is enough to show people a door fitted with a peephole and catch-bolted and there we have it: a “gas chamber”!