Sunday, December 31, 1978

Céline en joie


Le quatrième des Cahiers Céline [1] est en grande partie constitué d’inédits. En plus de quatre-vingt-deux lettres et cartes postales (dont une soixantaine d’Afrique même), on y découvre un sonnet libertin et un poème ou fragment de poème, tous deux datés de 1916, trente lignes d’une traduction de Kipling (?) et, enfin, une nouvelle, de ton enjoué, intitulée des Vagues. Les négligences orthographiques, ainsi que je l’ai pour ma part toujours souhaité, sont respectées par l’éditeur ; certaines sont dignes d’un grand seigneur !
Pendant neuf mois, de fin juin 1916 au 2 avril 1917, Louis des Touches (de Lentillière) est surveillant, puis gérant de plantation au Cameroun. Son métier, son directeur, le climat, tout paraît plaire à ce jeune homme entreprenant que seuls des ennuis dus à sa blessure de guerre obligeront à regagner l’Europe. Sa soif d’activité et de connaissance est comparable à celle d’un Rimbaud, la joie et la générosité en plus. Il est médecin et ingénieur. Il se livre au commerce de l’ivoire et du cacao. D’Europe, ses nombreux amis (« Je ne me serais jamais cru aussi sympathique ») l’accablent de lettres et de cadeaux. L’immense culture de Céline n’a jamais été un secret pour les céliniens. Ici elle se découvre pleinement. Auteurs classiques ou modernes, les lectures du jeune homme sont impressionnantes. Les citations, manifestement faites de mémoire, abondent. On découvre qu’à Londres il fréquentait assidûment la section des manuscrits du British Museum. Il possède deux langues étrangères : l’anglais et l’allemand. Pour ce qui est de ses qualités de cœur, je recommande de lire la lettre du 20 août 1916 où, d’une façon drôle et émouvante, il explique pourquoi il ne saurait prendre maîtresse parmi les noires. Il se méfie du soleil, qu’il juge « froidement mortel », et de l’alcool, qui « dissocie les globules du sang », tandis que l’eau, elle, les « associe ». Il répugne à la quantité, qui est « fixe », et il recherche la qualité, qui est « variable et imprévisible » : du Bergson en quelque sort. « S’il y avait beaucoup de Bergson, la vie, ma bien chère Simone, serait plus douce, je vous le dis ». La guerre ainsi que la propagande débitée contre les Boches le dégoûtent. Héroïsme et patriotisme sont des impostures. Malgré tout, il aime son pays. Il croit à l’amélioration de la destinée humaine. Il croit au progrès, malgré les tueries.

Progrès [2] : tel est le titre narquois qu’il donnera dix ans plus tard à une pochade bouffonne en quatre tableaux, jusqu’ici inédite. Aux animateurs de cafés-théâtres en mal de texte à représenter, je signale cette farce subtile, qui est faussement languissante en son début et qui prend ensuite tournure de façon ébouriffante. D’un salon bourgeois assez cossu on passe à une maison de rendez-vous pour finir au ciel. Les personnages sont Gaston La Garenne, perpétuellement anxieux ou furieux, sa tendre épouse Marie, sa belle-mère, Mme Punais, qui pousse Marie à cocufier Gaston avec leur voisin, M. Berlureau, employé de ministère et pianiste (un pianiste chauve). Il y a encore la vieille et gaie Mme Doumergue, artiste de l’âme, décidée depuis toujours à arriver vierge au Bon Dieu, une « madame » avec ses « poules » (« c’est pas un bordel ici »), une troupe de clients venus voir et non consommer (« Ils sont impossibles ces types-là, ils n’y touchent pas, c’est des peintres »). Survient une splendide Américaine, venue voir elle aussi. Elle se dénude, elle danse, elle disparaît. Gaston en est « berlue ». Il en oublie le ministère Cropichon (tous des francs-maçons). Il oublie ses persécuteurs : Lempreinte, Larpentin, Sacharn et Palotin. La beauté existe sur cette terre : tel est le message du Nouveau Monde. On peut croire que la vie conjugale de Gaston connaîtra quelque amélioration. D’un trou du ciel, un brave homme de Bon Dieu, flanqué de Mme Doumergue qu’il a rappelée à lui et flanqué aussi d’un coucou mécanique en guise de Saint-Esprit, contemple Gaston et Marie goûtant un « bonheur précieux » à deux pas de l’Opéra, du côté du  passage Choiseul. 

Progrès est un exemple de ces fantaisies légères que Céline a toujours appelées de ses vœux. Dans une lettre d’Afrique, il cite Urbain Gohier : « La littérature française de demain devrait être purement française c’est à dire vive, saine, gaie réconfortante ». Progrès témoigne par ailleurs d’un sens aigu du jeu de scène comique, de la fantaisie propre au théâtre (chœurs de bouffons portant loups et dominos, pantins à l’unanimité mécanique, deus ex machina). L’accompagnement musical est très varié : chansons, dites populaires, au texte énigmatique, air de ronde « américain et foxtrotesque », « musique céleste » avec « harpes, harmonium et un peu de banjo. Tout cela « rêveur » (Céline y insiste).

Ces deux inédits apportent, somme toute, une éclatante confirmation à ceux que frappaient, chez Céline, son goût de la vie, son sens de la beauté, ses capacités d’enthousiasme et ce qu’il trouvait d’ailleurs en lui-même d’« un peu con », entendez par là  d’un peu « naïf ». Plus tard, même dans l’expression du désespoir, on sentira chez ce faux misanthrope, ce râleur, ce nihiliste, un cœur chaud et généreux, une âme vive, un poète, un artiste. Quelle disgrâce, pour certains professeurs notamment, d’avoir fait de Céline un homme de « nausée », une sorte de Sartre « existenglaireux » ! [3]

Citation (à propos du prince Catulesco) : « Son pensoir d’élection était le Pont des Arts » (p.  195).


31 décembre 1978



[1] Cahiers Céline, 4 (« Lettres et premiers écrits d’Afrique, 1916-1917 »), N.R.F., Gallimard, janv. 1978, 214 p., 39F.
[2] Progrès, Mercure de France (Editions Gallimard), 1er trimestre 1978, env. 126 pages (petit format) non numérotées.
[3] L’annotateur ou présentateur de ces deux inédits a multiplié les recherches érudites. On doit lui en savoir gré. Il lui arrive toutefois de commettre de lourdes erreurs. Certaines ont déjà été relevées par Jean Mistler (L’Aurore, 21 fév. 1978, « Céline en Afrique »). J’en vois d’autres. Par exemple, p. 144 et 203, Céline se voit reprocher par l’annotateur d’avoir écrit « Tircis » pour « Thyrsis » qui est, dit-il, la véritable orthographe du nom du personnage de Virgile. Il n’y a qu’un malheur pour cet annotateur (qui me paraît souvent hostile à Céline), c’est que Céline songeait ici à Racan et non à Virgile (« Tircis, il faut penser à faire la retraite »). D’autre part, dans Progrès, Céline ne dénonce pas « les méfaits du progrès » ! C’est là prendre une œuvre à contresens !

Notes céliniennes


La Société d’études céliniennes a reçu de M. Robert Faurisson les notes suivantes qui sont une version rédigée d'interventions orales faites en marge des communications du colloque.




1. Les « données de mentalité »

Dans sa communication sur les « données de mentalité », M. Poli tente une mise au point sur les idées de Céline. Et il s'abstient de tout jugement. Je trouve qu'il a bien fait. Je constate en effet que Céline est souvent jugé sur des idées qu'il n'a seulement jamais eues. Et puis à quoi sert de juger ? M. Poli nous présente avec clarté le développement harmonieux d'une « mentalité ». Quelques points nous en étaient bien connus, mais encore fallait-il en trouver l'agencement, ainsi que le rapport avec des points beaucoup moins connus de cette « mentalité » : la notion d'« âme », par exemple, chez Céline. M. Poli y est parvenu. Il nous rappelle par ailleurs combien il serait intéressant d'étudier, chez ce cœur sensible et généreux et chez ce « rêveur bardique » qu'était Céline, le dégoût que lui inspirait, par-delà l'Église, le christianisme même.

2. La subtilité du racisme antijuif de Céline
Il serait étonnant que Céline manifeste dans ses idées politiques – fussent-elles racistes – une absence de cœur et une lourdeur d'esprit qu'on ne lui voit nulle part ailleurs. J'espère montrer, lors du prochain colloque, que l'antisémitisme de Céline, qui tient à la fois d'un racisme instinctif et d'une sorte de réflexion anticolonialiste, n'est pas dénué d'intelligence et de cœur. On peut, comme c'est son cas, être raciste sans se faire à proprement parler d'illusion sur la beauté, la force ou les vertus de sa race par rapport à d'autres races.



3. Une idéologie de « petit bourgeois » ?


Il est possible que, par certains de ses aspects, l'idéologie célinienne s'apparente à celle d'un « petit bourgeois », encore que le mot soit galvaudé et que je lui préfère celui de « poincariste » que nous suggère Trotski ou encore ceux de « hobereau déclassé ». Les deux pôles de l'idéologie célinienne me paraissent être l'égalitarisme et le racisme ; or, la mentalité du « petit bourgeois » répugne à l'égalitarisme et elle ne laisse pas vraiment de place au racisme en tant que tel. Céline, qui n'est ni « boutiquier », ni « bas de plafond », se situe en tout cas aussi loin que possible de l'esprit « poujadiste ». Il a trop parcouru le vaste monde pour cela et il a connu les aventures du cœur et de l'esprit : on le voit à chaque moment de son œuvre. Il est bien vrai que, dans ses pamphlets, il tient à mettre la « petite bourgeoisie » en garde contre une politique qui la conduit à la guerre et qui, en fin de compte, se révèle dangereuse pour ses intérêts de boutique, mais la France était peut-être, comme encore aujourd'hui, faite en majorité de « petits bourgeois ». S'adresser à ces derniers, c'était alors s'adresser à « la France ». Mais, de toute façon, Céline lance les mêmes avertissements aux paysans, aux ouvriers (« Putois Jules terrassier ») et aussi à la noblesse française qu'il considère pourtant comme pourrie jusqu'à l'os. Il sait trop bien que la guerre moderne ne fait plus de détail.

4. La « trépanation »

Où Céline a-t-il personnellement écrit qu'il avait été trépané ?


5. Bagatelles juives pour un massacre des Aryens ? [1]
Du point de vue de l'auteur, ce « massacre » est celui des Aryens. Il sera perpétré par la volonté des juifs. Ces derniers veulent provoquer une croisade contre Hitler. Ils font tout pour « nous filer au casse-pipe » mais, quant à eux, comme en 14, ils trouveront mille subterfuges pour essayer de se planquer. Énumérant cent turpitudes de la grande ou de la petite « musique juive », Céline les présente comme autant de « bagatelles juives », comme autant d'inoffensives babioles qui préludent à la grande boucherie, c'est-à-dire au massacre des Aryens. Cela en 1937. L'année suivante, dans L'École des cadavres, il mettra de nouveau les Aryens en garde contre la volonté juive de les dresser pour en faire des cadavres. Peine perdue ! Il ne sera pas écouté. L'Europe continentale – et non pas seulement la France – se trouvera vite dans de « beaux draps ».



6. « Alors tu veux tuer tous les juifs ? » [2]
A cette question de son confident Gustin, Céline répond que, si la guerre doit éclater, il faudra bien que les juifs "saignent". (Il l'a dit et répété sur tous les tons, ce sera leur guerre.) Si, le moment venu, les juifs le poussent, lui, en première ligne, il les butera tous, ces « pousse-au-crime ».


7. « Luxez le juif au poteau ! » [3]

Céline n'a jamais préconisé le massacre des juifs. Cette phrase, dont on lui fait souvent le reproche, est l'objet d'un contresens. Elle signifie, non pas : « COLLEZ LE JUIF AU POTEAU [d'exécution] ! », mais... « COIFFEZ LE JUIF AU POTEAU [d'arrivée] ! » La page d'où cette phrase est extraite porte en épigraphe : « S.O.S. » et commence en ces termes : « Plus de tergiverses ! Plus d'équivoques ! – Le communisme Labiche ou la mort ! Voilà comme je cause ! Et pas dans vingt ans, mais tout de suite ! » 

Céline, en effet, appelle de ses vœux un communisme à la bonne franquette faute de quoi les Français connaîtront le communisme juif, marxiste ou stalinien. Il faut faire vite. Il faut coiffer le juif au poteau d'arrivée de la course au communisme. « Vinaigre ! Luxez le juif au poteau ! y a plus une seconde à perdre ! C'est pour ainsi dire couru ! ça serait un miracle qu'on le coiffe ! une demi-tête !... un oiseau !... un poil !... un soupir ! ... [4] »



8. Insouciance et jubilation céliniennes


« Ballet veut dire féerie ». A la fin de Bagatelles, dans le ballet de « VAN BAGADEN », Céline, comme il lui arrive souvent, entonne un hymne à la joie et à l'insouciance. Van Bagaden est un vieux tyran qui n'aime que l'or. Le pauvre Peter est son esclave soumis (soumis au point de prendre la défense de son maître qui l'a enchaîné). Mais le tyran va mourir dans son or. Le présent est tout à la joyeuse rébellion des mutines ouvrières, des marins, des ouvriers. Le livre se termine sur « toute cette joie, cette folie... l'immense farandole... » Les communistes du (théâtre) « Marinski » voulaient que Céline leur présente un ballet moins « archaïque » et plus « sozial » que « La Naissance d'une fée ». Eh bien, nous y voici! Avec le ballet de « VAN BAGADEN », ils auront du « sozial » et même de la « Révolution ». Mais à la manière de Céline. Vive la libération des travailleurs dans l'ivresse de la joie et de l'enthousiasme ! La tyrannie de l'or et du travail, souvent dénoncée dans le cours du livre, va prendre fin. Le communisme arrive, non pas celui – « concombres et délation » – du camarade Toutvabienovi(t)ch, mais celui – art, danse, musique et rythme – des « colonisés » qui se libèrent et retrouvent spontanément le lyrisme intime de la race. « Le Communisme doit être folie avant tout, par dessus tout Poésie », pourra-t-on lire dans L'École des cadavres [5]. On notera que la « libération » se situe dans cette Flandre chère au cœur de Céline.


9. La signification des trois arguments de ballet

Céline n'est pas clair quand, par opposition à l'art contemporain qualifié de «juif», il nous vante l'art du patrimoine aryen. Il ne fournit guère d'exemple de cet art qui serait sans doute « pudeur, musique, rythme, valeur » [6]. Les exemples des « Cromagnons – ces graveurs sublimes » – ou de Couperin laissent entendre qu'il recherche dans l'art une forme d'ingénuité et de raffinement authentique qui paraissent à jamais perdus. Et pourtant, le retour aux sources n'est peut-être pas impossible. Je suis tenté de croire qu'aux yeux de leur auteur les trois arguments de ballet constituent des exemples d'un art « aryen » rénové ou restitué. Ceux-ci ne seraient pas de simples divertissements conçus pour alléger une œuvre de caractère principalement politique, mais ils serviraient ce dessein politique. Tristes ou gais, mais toujours passablement ingénus (et peut-être même d'une ingénuité volontairement appuyée), ils se proposeraient en exemples de ce « ton personnel, racial et lyrique » [7] dont les Français, abrutis et dénaturés, devraient apprendre à retrouver le goût. En ce sens, et si l'on veut bien se rappeler qu'en musique le mot de « bagatelle » désigne une composition courte et légère, on pourrait dire que les arguments de ballet de « La Naissance d'une Fée » et de « Voyou Paul. Brave Virginie » sur lesquels s'ouvre le livre, ainsi que l'argument de ballet de « VAN BAGADEN » sur lequel termine l'auteur, sont des « bagatelles » aryennes, aussi typiquement françaises que le rigodon par exemple, et opposables en tous points aux sinistres « bagatelles » d'une « musique juive » qui, selon l'auteur, n'est, elle, qu'un prélude à « l'immense tuerie prochaine » [8]



Notes


[1] Sur le sens à donner au titre de Bagatelles pour un massacre on pourra consulter le livre (30e édition) aux pages 86, 124, 133 et 134, 182, 200, 203, 225, 240, 244, 250, 260, 262, 269, 272, 278, 281, 297, 299, 323, 324...
[2] Céline, Bagatelles pour un massacre, aux pages 318 et 319.
[3]Céline, Les Beaux Draps, aux pages 197 et 198.
[4] Le mot de « luxer » appartient à l'argot des carabins. G. Esnault, dans son Dictionnaire des argots, en propose la définition suivante : « Remplacer par un autre, de droit, dans sa fonction (externes des hôpitaux, 1867), un invité absent à table (étud., 1903). ÉTYM. c.-à-d. « déboîter ; cf. allemand vertreten (luxer le pied), remplacer par quelqu'un ».
[5] Céline, L'École des cadavres, p. 132. 
[6] Céline, Bagatelles pour un massacre, p. 183. 
[7] Id., p. 176. 
[8] Id., p. 133.


--------
[Extrait de Céline, Actes du colloque international de Paris (27- 30 juillet 1976), Paris, Société d'études céliniennes, 1978. Voy. aussi, dans Ecrits révisionnistes (1974-1998) vol. I, p. 315 et 322 et vol. II, p. 483 et 927.]



Travaux publiés


Université Lyon-II. UER de Lettres et civilisations classiques et modernes. 


Robert Faurisson, maître de conférences. 


Thèse d’État : La Bouffonnerie de Lautréamont, 17 juin 1972, Université de Paris-Sorbonne. Thèse publiée sous le titre d’A-t-on lu Lautréamont ?

            A. - Livres publiés


– A-t-on lu Rimbaud?, J.-J. Pauvert, 1961, réimp. en 1971 sous le titre d’A-t-on lu Rimbaud ? suivi de L’Affaire Rimbaud (quelques éléments de la polémique déclenchée), 21x28 cm, 2 col., 63 p.
– A-t-on lu Lautréamont?, Gallimard, 1972, 14x21 cm, 445 p. 
La Clé des Chimères et Autres Chimères de Nerval, J.-J. Pauvert, 1977, 13,5x21 cm, 144 p. 


            B. - Articles publiés


– « La Leçon de Bardamu » (Céline), Les Cahiers de l’Herne, no 3, 1963, p. 306-311 ; 
– « Traduction prosaïque de La Chanson du mal-aimé » (Apollinaire), L’Information littéraire, nov. 1964, p. 207-211 ; 
– « Le Soulier de satin » (Claudel), L’Information littéraire, mars 1965, p. 81-92 ; 
– « Le Bateau ivre » (Rimbaud), L’Information littéraire, mars 1966, p. 83-88 ; 
– « Les Caves du Vatican » (Gide), L’Information littéraire, mai 1966, p. 124-130 ; 
– « Notes sur Alcools » (Apollinaire), L’Information littéraire, janvier 1967, p. 35-44 ; 
– « El Desdichado » (Nerval), L’Information littéraire, mars 1968, p. 94-98 ; 
– « La Vie antérieure » (Baudelaire), L’Information littéraire, mai 1970, p. 147-149 ; 
– « Sur quelques vers – trop connus – de Ronsard », L’Information littéraire, janvier 1971, p. 45-48 ; 
– « Les Divertissements d’Isidore » (Lautréamont), NRF, janvier 1971, p. 67-75 ; 
– « La Belle Énigme des Deux Amis de La Fontaine », L’Information littéraire, septembre 1972, p. 183-184 ; 
– « Les Faux-monnayeurs » (sur la « Nouvelle Critique »), Les Nouvelles Littéraires, 29 janvier 1973, p. 13-14 ; 
– « Lautréamont en perte de vitesse », Les Nouvelles Littéraires, 5 mai 1975, p. 6 ;
– « A quand la libération de Céline ? », Les Nouvelles Littéraires, 28 mai, p. 4-5, et 18 juin 1973, p. 2 ;
– « Céline au purgatoire », Les Nouvelles Littéraires, 24 juin 1974, p. 4 ; 
– « La Clé des Chimères » (Nerval), Les Nouvelles Littéraires, 20 janvier 1975, p. 8-9 ;
– « Céline dans de beaux draps », Les Nouvelles Littéraires, 17 novembre 1975, p. 5 ; 
– « Céline en joie », Les Nouvelles Littéraires, 22 juin 1978, p. 6.


     Dans d’autres périodiques, des articles sur « La Dissertation littéraire», « Le Commentaire composé », (La Franco-Ancienne, revue des professeurs de français, de latin et de grec) « Cent minutes avec Henry Miller » (dans une revue ronéotypée du sanatorium des étudiants de France de St Hilaire-du-Touvet, vers 1953), « Une Enfantine de Larbaud » (dans une revue éditée par la Compagnie fermière de Vichy, vers 1958), « Comprendre Rimbaud », etc. Inédit : Vocales Rimbaldi, 4 pages en latin, remis à Jean Paulhan, vers 1961.

          C. - Autres travaux 

– Andromaque (Racine), Hachette, 1970, ref. 1976 (livre de l’élève et livre du maître) ; 
– Scénario d’un film documentaire sur Rimbaud (1970) (6 mn. Le film a été fait et projeté) ;
– « Notes sur Céline » dans Actes du Colloque international de 1976 (Société d’études céliniennes, 1978, p. 179-83) ; 
– « Quelques exécutions du "Maquis Bernard" (Charente) », Défense de l’Occident, juillet 1977, p. 44-49 ;
« Le "Problème des chambres à gaz" », Défense de l’Occident, juin 1978, p. 32-40.

          D. - En préparation


– Travaux littéraires sur : un poème de Hugo, des mystifications de Lautréamont, le vocabulaire de Céline ;

– Travaux historiques sur le Journal d’Anne Frank, quelques aspects de l’« Épuration », le mythe des « chambres à gaz ».

E. - Spécialité : Critique de textes et documents (littérature, histoire, médias...). Recherche, en particulier par la critique interne, du sens et du contresens ainsi que du vrai et du faux. Le critique, le chartiste, l’historien devant la popularité de la fable, la difficulté d’être vrai, le devoir d’être vrai.


31 décembre 1978

Friday, December 29, 1978

Lettera di Robert Faurisson pubblicata dal quotidiano "Le Monde" il 29 dicembre 1978


“Il problema delle camere a gas  [a]” 
o “la diceria di Auschwitz”

Nessuno contesta l’utilizzo dei forni crematori in alcuni campi tedeschi. La frequenza stessa delle epidemie, in tutta l’Europa in guerra, esigeva la cremazione, per esempio di cadaveri di ammalati di tifo (vedere le foto dell’epoca).
 È l’esistenza delle “camere a gas”, autentici mattatoi chimici, che viene contestata. Dal 1945, questa contestazione va aumentando. I grandi mezzi d’informazione non l’ignorano più.
 Nel 1945, la scienza storica ufficiale afferma che delle “camere a gas” avevano funzionato, tanto nel vecchio Reich quanto in Austria, tanto in Alsazia quanto in Polonia. Quindici anni dopo, nel 1960, essa rivedeva il suo giudizio. “Prima di tutto” (?) le “camere a gas” non avevano funzionato se non in Polonia [b]. Questa lacerante revisione del 1960 annullava le mille “testimonianze”, le mille “prove” delle pretese gasazioni ad Oranienbourg, a Buchenwald, a Bergen-Belsen, a Dachau, a Ravensbrück, a Mauthausen. Dinnanzi gli apparati giudiziari inglesi o francesi i responsabili di Ravensbrück (Suhren, Schwarzhuber, Dr Treite) avevano confessato l’esistenza d’una “camera a gas” di cui avevano anche descritto, in modo vago, il funzionamento. Scenario comparabile per Ziereis, a Mauthausen, o per Kramer a Struthof. Dopo la morte dei colpevoli, si scoprirà che queste gasazioni non erano mai avvenute. Fragilità delle testimonianze e delle confessioni!
 Nemmeno le “camere a gas” di Polonia – si finirà bene per ammetterlo – hanno avuto più realtà. È agli apparati giudiziari polacchi e sovietici che noi dobbiamo l’essenziale delle nostre informazioni su di esse (vedere, ad esempio, l’incredibile confessione di R. Höss, Kommandant in Auschwitz: Autobiographische Aufzeichnungen).
 Il visitatore attuale d’Auschwitz o di Majdanek scopre, in fatto di “camere a gas”, i locali in cui ogni gasazione sarebbe finita in catastrofe per i gasatori ed il loro entourage. Un’esecuzione collettiva con il gas, anche ammesso che sia praticabile, non potrebbe identificarsi con una gasazione suicida o accidentale. Per gasare un solo prigioniero alla volta, mani e piedi legati, gli Americani impiegano un gas sofisticato, e questo in uno spazio ridotto, da cui il gas, dopo l’uso, è aspirato per essere poi neutralizzato. Pertanto, come si poteva, ad esempio ad Auschwitz, far contenere duemila (e perfino tremila) uomini in uno spazio di duecentodieci metri quadrati (!), poi riversare (!) su costoro dei granuli di un banale e violento insetticida chiamato Zyklon B; infine, immediatamente dopo la morte delle vittime, inviare senza maschera antigas, in questo locale saturo d’acido cianidrico, una squadra incaricata di estrarre i cadaveri impregnati di cianuro? Dei documenti troppo poco conosciuti [c] mostrano d’altro canto: 1° che questo locale, che i Tedeschi avrebbero fatto saltare, prima della loro partenza, non era che un tipico obitorio (Leichenkeller), interrato (per metterlo al riparo dal calore) e provvisto d’una sola piccola porta d’entrata e d’uscita; 2° che lo Zyklon B non poteva eliminarsi con una ventilazione accelerata e che la sua evaporazione richiedeva almeno ventun’ore. Mentre sui crematori d’Auschwitz si possiedono migliaia di documenti, ivi comprese le fatture, fino all’ultimo pfennig, non si possiede sulle “camere a gas”, che, sembra, fiancheggiavano questi crematori, né un ordine di costruzione, né un progetto, né un ordine, né uno schema, né una fattura, né una foto. Durante i cento processi (Gerusalemme, Francoforte, ecc.) non si è potuto produrre nulla.
 “Io ero ad Auschwitz. Non vi si è trovata una ‘camera a gas’”. Si ascoltano appena i testimoni a discarico che osano pronunciare questa frase. Li si persegue in giudizio. Ancora nel 1978, chiunque in Germania reca testimonianza a favore di Thies Christophersen, autore di La Fandonia di Auschwitz *, rischia una condanna per “oltraggio alla memoria dei morti”.
 Dopo la guerra, la Croce Rossa internazionale (che aveva condotto la sua inchiesta sulla “diceria di Auschwitz” [d], il Vaticano (che era ben informato sulla Polonia), i nazisti, i collaboratori, tutti dichiaravano con molti altri: “Le ‘camere a gas’? non ne sapevamo nulla.” Ma come si può esser a conoscenza di cose che non sono esistite?
 Il nazismo è morto, è ben morto, con il suo Führer. Oggi resta la verità. Osiamo proclamarla. L’inesistenza delle “camere a gas” è una buona novella per la povera umanità. Una buona novella che si avrebbe torto a tenere ancora per molto tempo nascosta [e].
29 dicembre 1978

Traduzione a cura di Germana Ruggeri
Note
[a] L’espressione è di Olga Wormser-Migot, Le Système concentrationnaire nazi, 1968, Presses universitaires de France, 1968.
[b] “Keine Vergasung in Dachau, del Dr Martin Broszat, direttore dell’istituto di storia contemporanea di Monaco.
[c] Da una parte, fotografie del museo d’Auschwitz (negativi 519 e 6228); dall’altra parte, documenti di Norimberga (NI-9098 e http://robertfaurisson.blogspot.com/1977/01/traduction-du-document-ni-9912-de.html).
[d] CICR, Documents sur l’activité du Comité international de la Croix-Rouge..., serie II, n° 1, che riproduce parzialemente (io ho copia del testo integrale confidenziale) il documento n° 9925: Visite au commandant du camp d’Auschwitz d’un délégué du CICR (settembre 1944), p. 91 e 92. Una frase capitale di questo documento è stata abilmente amputata di tre parole nel libro di Marc Hillel, Les Archives de l'espoir, p. 257, e la frase più importante (“Gli stessi detenuti non ne hanno parlato”) è stata saltata.
[e] Tra la ventina di autori che negano l’esistenza delle “camere a gas”, citiamo Paul Rassinier, ex deportato (Il Vero Processo Eichmann, ossia Gli incorreggibili vincitori), e soprattutto l’Americano A. R. Butz per il suo rimarchevole libro The Hoax of the Twentieth Century (La Mistificazione  del XX° secolo).
* La Sfinge, Parma, 1984 (NdT). 

Lettre de Robert Faurisson publiée par le quotidien "Le Monde" le 29 décembre 1978



« Le problème des chambres à gaz (a) » ou « la rumeur d’Auschwitz »


Nul ne conteste l’utilisation de fours crématoires dans certains camps allemands. La fréquence même des épidémies, dans toute l’Europe en guerre, exigeait la crémation, par exemple des cadavres de typhiques (voy. les photos).

C’est l’existence des « chambres à gaz », véritables abattoirs humains, qui est contestée. Depuis 1945, cette contestation va croissant. Les grands moyens d’information ne l’ignorent plus. 

En 1945, la science historique officielle affirmait que des « chambres à gaz » avaient fonctionné, aussi bien dans l’ancien Reich qu’en Autriche, aussi bien en Alsace qu’en Pologne. Quinze ans plus tard, en 1960, elle révisait son jugement : il n’avait, « avant tout » (?), fonctionné de « chambres à gaz » qu’en Pologne (b). Cette révision déchirante de 1960 réduisait à néant mille « témoignages », mille « preuves » de prétendus gazages à Oranienbourg, à Buchenwald, à Bergen-Belsen, à Dachau, à Ravensbrück, à Mauthausen. Devant les appareils judiciaires anglais ou français, les responsables de Ravensbrück (Suhren, Schwarzhuber, DTreite) avaient avoué l’existence d’une « chambre à gaz » dont ils avaient même décrit, de façon vague, le fonctionnement. Scénario comparable pour Ziereis, à Mauthausen, ou pour Kramer au Struthof. Après la mort des coupables, on découvrait que ces gazages n’avaient jamais existé. Fragilité des témoignages et des aveux !

Les « chambres à gaz » de Pologne – on finira bien par l’admettre – n’ont pas eu plus de réalité. C’est aux appareils judiciaires polonais et soviétique que nous devons l’essentiel de notre information sur elles (voy., par exemple, l’ébouriffante confession de R. Höss, Commandant à Auschwitz).

Le visiteur actuel d’Auschwitz ou de Majdanek découvre, en fait de « chambres à gaz », des locaux où tout gazage aurait abouti à une catastrophe pour les gazeurs et leur entourage. Une exécution collective par le gaz, à supposer qu’elle soit praticable, ne pourrait s’identifier à un gazage suicidaire ou accidentel. Pour gazer un seul prisonnier à la fois, pieds et poings liés, les Américains emploient un gaz sophistiqué, et cela dans un espace réduit, d’où le gaz, après usage, est aspiré pour être ensuite neutralisé. Aussi, comment pouvait-on, par exemple à Auschwitz, faire tenir deux mille (et même trois mille) hommes dans un espace de deux cent dix mètres carrés (!), puis déverser (!) sur eux des granulés du banal et violent insecticide appelé Zyklon B ; enfin, tout de suite après la mort des victimes, envoyer sans masque à gaz, dans ce local saturé d’acide cyanhydrique, une équipe chargée d’en extraire les cadavres pénétrés de cyanure ? Des documents trop peu connus (c)  montrent d’ailleurs : 1° que ce local, que les Allemands auraient fait sauter avant leur départ, n’était qu’une morgue typique (Leichenkeller), enterrée (pour la protéger de la chaleur) et pourvue d’une seule petite porte d’entrée et de sortie ; 2° que le Zyklon B ne pouvait pas s’évacuer par une ventilation accélérée et que son évaporation exigeait au moins vingt-et-une heures. Tandis que sur les crématoires d’Auschwitz on possède des milliers de documents, y compris les factures, au pfennig près, on ne possède sur les « chambres à gaz », qui, paraît-il, flanquaient ces crématoires, ni un ordre de construction, ni une étude, ni une commande, ni un plan, ni une facture, ni une photo. Lors de cent procès (Jérusalem, Francfort, etc.), rien n’a pu être produit.

« J’étais à Auschwitz. Il ne s’y trouvait pas de “chambre à gaz”. » A peine écoute-t-on les témoins à décharge qui osent prononcer cette phrase. On les poursuit en justice. Encore en 1978, quiconque en Allemagne porte témoignage en faveur de T. Christophersen, auteur du Mensonge d’Auschwitz, risque une condamnation pour « outrage à la mémoire des morts ».

Après la guerre, la Croix-Rouge internationale (qui avait fait son enquête sur « la rumeur d’Auschwitz » (d), le Vatican (qui était si bien renseigné sur la Pologne), les nazis, les collabos, tous déclaraient avec bien d’autres : « Les "chambres à gaz" ? nous ne savions pas. » Mais comment peut-on savoir les choses quand elles n’ont pas existé ?

Le nazisme est mort, et bien mort, avec son Führer. Reste aujourd’hui la vérité. Osons la proclamer. L’inexistence des « chambres à gaz » est une bonne nouvelle pour la pauvre humanité. Une bonne nouvelle qu’on aurait tort de tenir plus longtemps cachée (e).

_____________
[Publié dans Le Monde, 29 décembre 1978. 

Notes

(a) L’expression est d’Olga Wormser-Migot, Le Système concentrationnaire nazi, 1968, Presses universitaires de France, 1968.
(b) « Keine Vergasung in Dachau », par le DMartin Broszat, directeur de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich.
(c) D’une part, photos du musée d’Auschwitz (nég. 519 et 6228) ; d’autre part, documents de Nuremberg (NI-9098 et NI-9912).
(d) CICR, Documents sur l’activité du Comité international de la Croix-Rouge..., série II, n°1, reproduisant partiellement (j’ai copie du texte intégral confidentiel) le document n° 9925 : Visite au commandant du camp d’Auschwitz d’un délégué du CICR (septembre 1944), p. 91 et 92. Une phrase capitale de ce document a éte habilement amputée de trois mots dans le livre de Marc Hillel, Les Archives de l’espoir, p. 257, et la phrase la plus importante (« Les détenus eux-mêmes n’en ont pas parlé ») a été sautée.
(e) Parmi la vingtaine d’auteurs qui nient l’existence des « chambres à gaz », citons Paul Rassinier, ancien déporté (Le Véritable Procès Eichmann), et surtout l’Américain A. R. Butz pour son remarquable livre sur The Hoax of the Twentieth Century (L’Imposture du XXe siècle).

Letter to "Le Monde"

"The Problem of the Gas Chambers[1]"

or "The Rumour of Auschwitz"


No one questions the use of crematoria in certain German camps. The mere frequency of epidemics throughout Europe at war demanded the cremation, for example, of the bodies of typhus victims (see photographs).

It is the existence of "gas chambers", veritable slaughterhouses for humans, that is called into question. Since 1945, the questioning has been growing. The mass media are aware of this fact.

In 1945, the official historiography affirmed that the "gas chambers" had been used in the former (pre-1938) Reich as well as in Austria, in Alsace as well as in Poland. Fifteen years later, in 1960, it revised its judgment: "gas chambers" had operated, "first and foremost" (?), only in Poland [2]. This drastic revision of 1960 reduced to naught a thousand "testimonies", a thousand "proofs" of alleged gassings at Oranienburg, at Buchenwald, at Bergen-Belsen, at Dachau, at Ravensbrück, at Mauthausen. Appearing before British or French judicial bodies, the heads of Ravensbrück camp (Suhren, Schwarzhuber, Dr Treite) had admitted the existence of a "gas chamber" whose functioning they had even, in a vague manner, described. A comparable scenario had been acted out by Ziereis, of Mauthausen, or by Kramer, of Struthof. After the deaths of those condemned men it was discovered that those gassings had never taken place. Flimsiness of testimonies and confessions!

The "gas chambers" of Poland — as will surely be admitted in time — had no more reality about them. It is to the Polish and Soviet judicial bodies that we owe most of our information on them (see, for instance, the horrifying confession of R. Höss: Commandant of Auschwitz).

Today's visitor to Auschwitz or Majdanek discovers, in the way of "gas chambers", facilities in which any gassings would have spelt catastrophe for the gassers and their entourage. A collective execution by gas, supposing that it were practicable, could not at all be likened either to a suicidal or to an accidental gassing. In order to gas a single convict at a time, with his wrists and ankles shackled, the Americans employ a special gas [hydrogen cyanide] within a small space, from which, after its use, it is extracted and subsequently neutralised. So then, how could two thousand people (and even three thousand) be held in an enclosure of 210 square metres (!), at Auschwitz, for example, to have a common and powerful insecticide called Zyklon B poured onto them (!); finally, just after the victims' death, how could a team be sent, without gas masks, into that place saturated with hydrogen cyanide in order to remove the cyanide-infused corpses? Some too little-known documents [3] show, moreover: 1) That the structure in question, which the Germans are said to have blown up shortly before their departure, was nothing but a typical morgue (Leichenkeller), built underground (to protect it from the warmth of the air) and fitted with a single small door for entry and exit; 2) That the Zyklon B could not be evacuated by a rapid ventilation and that it needed at least twenty-one hours to evaporate. Whereas thousands of documents on the Auschwitz crematoria (including invoices precise to the last Pfennig) are in our possession, neither a directive to build, nor a study, nor an order for building materials, nor a blueprint, nor a bill, nor any photograph is attested as regards the "gas chambers", which, we are told, adjoined those crematoria. At a hundred trials (Jerusalem, Frankfurt, etc.), no evidence has been produced.

"I was at Auschwitz. There were no 'gas chambers' there." Those who dare bear witness on behalf of the accused by pronouncing that sentence are hardly listened to. They are prosecuted. Still in 1978, anyone in Germany who speaks out in favour of Thies Christophersen, author of Die Auschwitz-Lüge ("The Auschwitz Lie"), risks a conviction for "offending the memory of the dead".

After the war, the International Red Cross (which had investigated "the rumour of Auschwitz") [4], the Vatican (which had been quite well informed about Poland), the Nazis, the collabos, all declared, along with many others: "The 'gas chambers'? We did not know." But how can anyone know of things that have not existed?

Nazism is dead and gone, together with its Führer. There remains today the truth. Let us dare to tell it publicly. The non-existence of the "gas chambers" is good news for humanity. Good news that it would be wrong to keep hidden any longer [5].

Notes:
[1] The phrase is that of Olga Wormser-Migot (Le Système concentrationnaire nazi, thesis published by the Presses Universitaires de France, 1968).
[2] “Keine Vergassung in Dachau”, by Dr Martin Broszat, director of the Institute of Contemporary History in Munich (Die Zeit, August 19, 1960, p. 16).
[3] On the one hand, photos from the Auschwitz Museum (negatives 519 and 6228), and, on the other hand, papers from the Nuremberg trial (NI-9098 and NI-9912).
[4] See The Work of the ICRC for Civilian Detainees in German Concentration Camps from 1939-1945, International Committee of the Red Cross, Geneva, 1975 [French edition 1946] reproducing in part (I have a copy of the full confidential text) document No. 9925: “Visit by an ICRC delegate to the Commandant of Auschwitz Camp (September 1944)”, p. 76-77 [French edition, p. 91-92]. A crucial sentence of this document was deftly truncated of three words in the book by Marc Hillel, Les Archives de l'espoir ("The Archives of Hope"), Fayard, 1977, p. 257, and the most important sentence ("The inmates themselves said nothing [about a gas chamber]”) was simply left out.
[5] Among the score of authors who refute the existence of the "gas chambers", I shall cite Paul Rassinier, wartime deportee (Le Véritable Procès Eichmann, Les Sept Couleurs, 1962, distributed by Maurice Bardèche, 5, rue Rataud, 75005 Paris) and, especially, the American A. R. Butz for his remarkable book on The Hoax of the 20th Century, 1976, distributed by the Historical Review Press [fourth paperback edition, corrected and expanded, 2015].