Saturday, September 20, 2014

"Paris Match" se surpasse dans le bobard des chambres à gaz de Sobibor !

Voyez la présentation de quinze photographies à 
Elle se déroule toute seule à raison d'une image toutes les 35 secondes environ ; sinon on passera d'une photo à la suivante en cliquant dans la partie droite de chacune.
Merveilleux foutage de gueule ! Pas l'ombre de l'ombre d'une chambre à gaz nazie.
Bravo Paris Match ! Son ancienne devise : « Le poids des mots, le choc des photos ». Sa devise depuis 2008 : « La vie est une histoire vraie ».
Compliments au milliardaire Arnaud Lagardère.
Et attention ! Voilà 70 ans que nous attendions « une preuve, une seule preuve » de l'existence et du fonctionnement d'une seule de ces monstrueuses chambres à gaz nazies, de ces « usines de mort » héritières des « usines à cadavres » attribuées aux Boches par la propagande des vainqueurs de la Première guerre mondiale !
« Le délire de mentir et de croire s'attrape comme la gale ».
« La magique chambre à gaz ».
« Rien de tel que les yeux de la foi ».
« Attache-toi, Bouboule, tu t'envoles ».
« J'hallucine ».
« Par ici la monnaie, le flouze, la thune ».
« Arnaque first ».
« Vive Madoff ! Vive Elie Wiesel ! »
« Les chambres à gaz ? Hélas ! Il y a de plus en plus d'eau dans le gaz et, chez les historiens, de plus en plus de mou dans la corde à nœuds ».
« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu » (réponse de 34 historiens français, dont Fernand Braudel, à Faurisson, publiée dans Le Monde, le 21 février 1979).
Panique : Le Monde (journal oblique) va-t-il enfin se décider à nous annoncer la bonne nouvelle de Sobibor ? Pourquoi Louis Dreyfus s'obstine-t-il ainsi à imiter « de Conrart le silence prudent » ?
Peace and Love ! Et tout pour Tsahal ! Shalom !    
20 septembre 2014
Note du 27 septembre : Pour annoncer ce non-événement (découverte de rien du tout qui ressemble à une chambre à gaz homicide) le site internet du Monde présentait, le 18 septembre, des images semblables à celles de Paris Match – du sable, des pierres, des briques ... – dans une vidéo de 58 secondes
De mon côté j'ai envoyé à mes correspondants, le 22 septembre, la remarque suivante : « On en est encore à espérer qu'il en parlera un jour dans sa version papier. Que peut-il bien attendre encore ? ». Jusqu'à présent la version papier du Monde n'a pas fait état de la découverte de notre siècle shoahtique, réalisée tout dernièrement au petit parc d'attractions de Sobibor en Pologne.

Thursday, September 18, 2014

Gregory Chelli, suite

(Signalé par Paul-Eric Blanrue)


Pendant un an et cinq mois je me suis plaint auprès du commissariat de police de Vichy du harcèlement exercé par le juif Gregory Chelli, alias Ulcan, contre ma personne et contre mes proches, en particulier contre ma femme ainsi que contre l'un de mes fils et ses enfants. Mes plaintes n'ont eu aucun résultat. 

Ajoutant foi aux inventions du voyou juif, à deux reprises la Brigade anticriminalité (BAC) a fait irruption à mon domicile en pleine nuit comme si j'étais un dangereux criminel. Elle aurait pu se tromper une fois, mais deux fois ?

Après tout, Le Monde, journal oblique, ne m'a-t-il pas, depuis quarante ans décrit comme un monstre ? A ses yeux je fais partie des « fortes têtes du mensonge » et des « gangsters de l'histoire » (5-6 juillet 1987, p. 31) ? Toute la grande presse et tous les médias officiels lui ont emboîté le pas. J'ai été accablé de tant de procès que je ne saurais en dire le nombre. Et j'ai subi dix agressions physiques dont pas un seul auteur n'a été arrêté. 

Quand, en de rares occasions, j'ai appelé à mon secours soit les autorités universitaires, soit la force publique (en particulier les gardes du Palais de justice de Paris), je me suis vu expressément signifier qu'il n'était pas question pour elles de me prêter assistance alors que j'étais en danger de mort. En revanche, à Paris, c'est sous la direction de Moshe Cohen, officier de Tsahal, et en plein accord avec la police française que les milices juives multipliaient leurs violences.

Et puis voilà que soudain G. Chelli s'en est pris à des sites ou à des journaux certes transis de judéophilie mais qui estimaient qu'en Palestine les sionistes abusaient de leur force et, ce faisant, portaient tort à la réputation du peuple élu. Des antirévisionnistes ont alors goûté – un peu, très peu, dérisoirement peu – au traitement spécial jusqu'ici réservé à ces révisionnistes qui, paraît-il, assassinent les morts une seconde fois et qui, par le fait de contester l'existence des « chambres à gaz nazies », se permettent « des affirmations contraires aux bonnes mœurs et à l'ordre moral » (une magistrate française, dame Baluze-Frachet, dans un jugement rendu à Lyon le 27 juin 1979).

Gregory Chelli s'en est pris au journaliste Benoît Le Corre et, sur sa lancée, au père de ce dernier qui, du coup, a été pris d'une crise cardiaque et serait, aux dernières nouvelles, maintenu en coma artificiel. A son tour, la mère d'un autre journaliste, Aymeric Caron, aurait eu, elle aussi, un malaise (sic).

L'infarctus d'un Faurisson et les nombreuses séquelles de ses blessures doivent être passées sous silence mais tel ne saurait être le cas des « bonnes personnes ».

Il est possible qu'en conséquence la police française s'occupe enfin de Gregory Chelli.

Il est probable qu'elle le fera avec d'infinies mitaines. Il ne s'agit pas de contrarier une « communauté » (sic) dont le premier souci est de ne porter atteinte ni directement ni indirectement à l'un des plus carabinés mensonges de toute l'histoire des hommes : celui du prétendu génocide juif (remarquable par le nombre des miraculés qu'il a produits), des prétendues chambres à gaz (magiques par le fait qu'on n'en a vu aucune, fût-ce à l'état de ruines) et des six millions de victimes (chiffre d'autant moins soupçonnable qu'on le trouvait déjà dans la presse juive américaine bien avant 1900 sous la forme : « En ce moment six millions de nos frères sont en train de mourir en Europe. Aboulez vos dollars. Nous transmettrons »). 

Fric, mensonge and C° ! Violences, guerres et croisades. Et puis vengeance à perpétuité.

Qu'on n'aille pas compter sur moi pour me laisser intimider. Et cela d'autant moins que le Grand Mensonge de l'Holocauste, dans ces derniers temps, fait eau de toutes parts.

18 septembre 2014

Europe 1 est à recevoir cinq sur cinq !


Voyez, ci-dessous, l'encart bleu que la chaîne de radio Europe 1 s'est offert dans Le Monde du 9 septembre 2014, p. 12, en grand (17 x 19,5 cm) et spectaculaire format.
Il est, comme on voit, d'un blanc bleu à la pureté israélienne. 
Les cinq personnages qui y figurent semblent tout droit venus de Tsahal, d'un même pas conquérant.
Contrairement à l'image d'une France où sévirait l'antisémitisme, voici autour de Thomas Sotto, d'abord Jean-Pierre Elkabbach et Nikos Aliagas, puis Anne Sinclair et David Abiker.
La prochaine brochette pourrait comprendre, toujours à Europe 1 : Denis Olivennes, Nicolas Demorand, Alexandre Adler, Guy Birenbaum et Valérie Benaim.
La brochette suivante compterait : Olivier Duhamel, Michel Field, Cyril Hanouna, Anne Roumanoff et, de retour, Marc-Olivier Fogiel.
Les autres brochettes à venir apporteraient à leur tour autant d'heureuses surprises.
Un ennui nous ronge mais nous essaierons de le dissimuler sous un sourire vainqueur : chez les historiens de Lol(o), il y a de plus en plus d'eau dans le gaz et de mou dans la corde à noeuds. Certes un archéologue vient, paraît-il, de faire une belle découverte à Sobibor mais, comme le dit si bien Elie Wiesel, « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu'elles restent fermées au regard indiscret. Et à l'imagination » (Tous les fleuves vont à la mer / Mémoires, Le Seuil, 1994, p. 97). Aussi a-t-on eu l'idée de ne rien nous montrer de cette découverte sauf dans un cas où l'on ne voit que les fondations d'une quelconque petite maison ! (http://www.timesofisrael.com/71-years-later-sobibor-gas-chambers-unearthed). Pour voir, ne suffit-il pas des yeux de la foi ?
Il nous faut, coûte que coûte, nous imaginer de retour au glorieux jour d'octobre 1998 où Alain Finkielkraut lançait dans Le Monde, journal oblique :
Ah, qu’il est doux d’être juif en cette fin de XXe siècle ! Nous ne sommes plus les accusés de l’Histoire, nous en sommes les chouchous. L’esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. Les journalistes dressent des réquisitoires sans merci contre tout ce que l’Europe compte encore de collaborateurs ou de nostalgiques de la période nazie. Les Eglises se repentent, les Etats font pénitence, la Suisse ne sait plus où se mettre… (Alain Finkielkraut, « Mgr Stepinac et les deux douleurs de l’Europe », Le Monde, 7 octobre 1998, p. 14).
Shalom ! 
18 septembre 2014

Tuesday, September 2, 2014

Maître Eric Dupond-Moretti : « [Faurisson,] cette saloperie qui nie les camps de concentration »


En janvier 2014, lors de l’émission télévisuelle de Thierry Ardisson « Salut les terriens », l’avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti s’était dit prêt à défendre sous conditions Pétain, Hitler et Dieudonné mais, en revanche, il se refusait totalement à défendre Faurisson, « cette saloperie qui nie les camps de concentration ». Rendant compte de l’émission, Thierry de Cabarrus, chroniqueur politique, se pâmait d’admiration devant la force de conviction de l’avocat et la qualité de ses arguments qu’il jugeait dignes du réquisitoire d’un procureur. Il écrivait :
Ce réquisitoire implacable en six points, le rappeur Rost a bien tenté de l’affaiblir en demandant, à juste titre, à Dupond-Moretti pourquoi il accepterait de défendre Pétain et Hitler, comme il l’avait déclaré en tout début d’émission, mais pas Dieudonné.
Ce à quoi l’avocat a répondu qu’il ne fallait « pas tout confondre ».

Tout criminel a droit à un défenseur, quelle que soit la monstruosité de sa faute, à condition que cet avocat conserve sa liberté de penser et ne soit pas contraint, par exemple, de faire l’apologie du nazisme (à la 13e minute). Dès lors, Dupond-Moretti pourrait évidemment être l’avocat de Dieudonné : « Je suis prêt à défendre Dieudonné s’il accepte l’idée qu’il s’est fourvoyé. »

Ce qui ne semble pas être le cas quand, dans un spectacle, le « comique » fait monter Faurisson sur scène, « cette saloperie qui nie les camps de concentration », ou quand un type en pyjama le rejoint « avec une étoile jaune » sur la poitrine (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1124551-dieudonne-l-implacable-requisitoire-de-me-dupond-moretti-dans-salut-les-terriens.html).
Dans le blog qui porte son prénom, « Nicole » avait alors rétorqué :
Faurisson n’a jamais nié l’existence des camps de concentration, comme [Dupond-Moretti] le prétend, ce qui donne la mesure de son rapport à la réalité, mais [la réalité] des chambres à gaz homicides, ce qui est tout autre, quand on sait qu’un spécialiste comme Fred Leuchter dit qu’elles sont TECHNIQUEMENT impossibles ! » [Le blog de Nicole, http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-dupont-moretti-me-donne-la-nausee-122024266.html].
Du coup, en ce 28 août, sur les antennes d’Europe 1, changeant son fusil d’épaule, Dupond-Moretti modifiait sa formulation et lançait : « J’aurais pu défendre Faurisson à la condition qu’il ne me demande pas de dire que les chambres à gaz n’ont pas existé » (http://www.europe1.fr/france/me-dupond-moretti-aucune-lecon-n-a-ete-tiree-de-l-affaire-d-outreau-2214817, dans le dernier segment, à 2’59”).
Dupond-Moretti ne fait là qu’illustrer une tradition que respectent tant de ses confrères du barreau français. Pour ma part, j’ai observé le même comportement chez Me Jacques Isorni, Me Jacques Vergès-le-parfait-casseur-d’assiettes, Me Gilles-Jean Portejoie, Me Gilbert Collard (député du Front national) et aussi quelques autres avocats dits d’extrême droite qui, dans leur défense de Barbie, de Touvier, de Papon, ont joué la connivence avec l’accusation. Au lieu de plaider : « Mon client n’a encouru aucune responsabilité dans le crime des crimes, celui de l’envoi de juifs dans des camps d’extermination ; cela pour la bonne raison que de tels camps et une telle politique d’extermination n’ont jamais existé », ils ont préféré faire chorus avec les menteurs ou les crédules, affirmant ou laissant affirmer la réalité de tels crimes ou de tels camps et ils se sont contentés de plaider que leur client n’avait encouru aucune responsabilité personnelle en l’affaire. Telle a été en somme l’attitude des avocats allemands durant le procès de Nuremberg et tant d’autres procès tout aussi dégradants. Pour ces gens, un tabou ne se heurte pas de front ; il se respecte, quitte à rester sourd à la voix de sa propre conscience.
Lors de mes diverses gardes à vue, les policiers ne sont jamais parvenus à obtenir qu’un avocat accepte de venir m’assister comme la loi, pourtant, le prévoit. Tant s’est ancrée la conviction que, par prudence, mieux vaut ne pas « tente[r] de briser ce tabou qui protège notre société » (ces mots sont de T. de Cabarrus résumant la pensée de Dupond-Moretti au moment où ce dernier répond au rappeur Rost : voyez le point 3 à http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1124551-dieudonne-l-implacable-requisitoire-de-me-dupond-moretti-dans-salut-les-terriens.html).
Chez nos brillants avocats ce comportement de refus ou de fuite peut s’expliquer par la répugnance qu’inspire généralement mon nom chez nos « élites » ainsi que par la peur omniprésente que suscitent à la fois les organisations juives, les grands médias, les pouvoirs publics et la loi Fabius-Gayssot. Ce même comportement peut aussi être dû à une contingence qu’ignore le grand public mais que connaissent bien les gens du métier qui ont assisté à mes propres procès ou qui en ont entendu parler par leurs confrères : j’attends de mes avocats qu’ils ne cherchent pas à arrondir les angles, à entrer si peu que ce soit dans les concessions d’usage, à se faire bien voir de la basoche ; ils me doivent et se doivent de parler sans crainte, d’appeler un fripon un fripon, de « porter la plume dans la plaie » (Albert Londres), de montrer, en s’aidant de la pléthore d’arguments que je leur prépare, que ces histoires d’« Holocauste » ou de « Shoah », ces chambragazeries, ces diableries ne sont que d’atroces inventions d’un autre âge nées d’une propagande de guerre et de haine qui n’a que trop duré. D’ailleurs, mille signes en attestent, le Grand Mensonge est déjà mort sur le plan strictement historique et scientifique et c’est précisément pour détourner notre attention du fiasco des historiens proprement dits que le tam-tam holocaustique se fait plus bruyant que jamais dans le monde des grands médias, du spectacle et de la sacro-sainte « Mémoire (juive) ».
Un avocat, s’il se prétend un homme ou une femme de caractère, se doit de ne composer ni avec le mensonge historique ni avec ceux qui, avocats, procureurs ou magistrats, d’une manière ou d’une autre se font, peu ou prou, les défenseurs dudit mensonge.   

PS : Quand Dupond-Moretti se lâche plus complètement, il peut, d’aventure, dire au sujet de Dieudonné : « S’il me demande de dire que la Shoah n’a pas existé, s’il me demande de chanter Shoananas, s’il me demande de faire des quenelles, s’il me demande de citer Faurisson comme témoin de moralité, hors de question que je le fasse. Je le défendrai d’autant plus volontiers que je sais qu’il a de l’argent ». La dernière phrase s’accompagne d’un sourire entendu mais elle est à prendre au sérieux : l’avocat de Bernard Tapie y parle d’or ; son œil, qu’il a terne, s’allume ; sa face, qu’il a grise, s’anime : Sa Suffisance Dupond, déjà rebondie, prend alors toutes ses aises (http://www.jeanmarcmorandini.com/article-316937-eric-dupond-moretti-assure-qu-il-defendrait-volontiers-dieudonne-regardez.html).

NB : Dans sa livraison de septembre 2014, la revue L’Histoire (de Michel Winock) publie un article, particulièrement nul et vide, d’Olivier Thomas (p. 34). Intitulé « Décrypter la haine », il est présenté dans les termes suivants : « Médias / Michaël Prazan et Valérie Igounet expliquent, dans un documentaire pédagogique, ce qu’est le négationnisme ». Ce documentaire, Les Faussaires de l’histoire, sera projeté le 28 septembre 2014 sur France 5. A ne pas manquer !                                    
2 septembre 2014
                                                                                      

Tuesday, August 26, 2014

La chutzpah de Claude Lanzmann

L’illusionniste juif Claude Lanzmann, « écrivain et cinéaste », est l’auteur du film Shoah, un gigantesque navet juif de près de neuf heures et demie : un vrai « documenteur » qui ne renferme pas la moindre preuve de ce que les Allemands auraient suivi une politique d’extermination quelconque de ses coreligionnaires. Il ne contient rien que « du rien » ! Et cela à telle enseigne que son auteur a lui-même déclaré : « Il fallait faire ce film avec du rien, sans documents d’archives, tout inventer » (Le Matin de Paris, 29 avril 1985, p. 12), ou encore : « A force de filmer ces pierres de Treblinka, sous tous les angles, elles ont fini par parler » (Libération, 25 avril 1985, p. 22). C. Lanzmann a fait parler les pierres comme d’autres ont fait parler, chanter et pleurer les chaussures ou les brosses à dents de récupération qui, dans les usines et les camps d’une Europe en disette, étaient destinées au recyclage (voyez mon article : « Shoah, film de Claude Lanzmann : Vers un krach du shoah-business… »).

A près de 90 ans, notre homme reste quasiment insurpassable dans le domaine de la chutzpah (en hébreu, un admirable culot, une rare insolence, une merveilleuse outrecuidance). Je ne ne lui connais en la matière que deux rivaux capables de lui damer le pion : Elie Wiesel, le grand et grotesque faux témoin d’Auschwitz, et feu Simon Wiesenthal, lequel avait survécu à onze camps où, à chaque fois, par un miracle répété, les Allemands avaient omis de le tuer.

Ce 21 août, en page 16 du Monde, C. Lanzmann s’est vertueusement encoléré contre quatre juifs qui ont eu le mauvais goût de désapprouver les exploits de Tsahal à Gaza. Titre du factum : « ‘Quatre mousquetaires’ pro-Gaza en croisade contre Israël / MM. Brauman, Debray, Morin et Mme Hessel ont tort ».

Plusieurs passages de la bulle d’excommunication fulminée par C. Lanzmann relèvent, pour ce qui est de la dialectique talmudique, du grand soleil à la barre fixe. Faute de place, je ne citerai que trois extraits :

1) La vérité est que, depuis la Shoah et la mort de six millions de juifs, qu’on a presque honte d’oser rappeler, les Israéliens accordent à la vie de chacun des leurs un prix sans mesure, une valeur telle que ce pays semble autoriser ses ennemis à exercer sur lui un chantage permanent, qui débouche sur des provocations de la pire espèce. – Ce n’est pas le lieu ici de disserter sur la relation unique entre le judaïsme et la vie qui, depuis la Shoah précisément, n’a cessé de croître et de s’approfondir ;

2) Ce n’est pas la première fois que l’armée d’Israël pénètre dans Gaza et, chaque fois, ses pertes sont si lourdes, au trébuchet de l’histoire de ce peuple, qu’on comprend ses réticences à envoyer ses enfants à une mort certaine ;

3) Les gens ne meurent ni de faim ni de soif à Gaza, les magasins regorgent de marchandises, il suffit d’avoir de l’argent et la lutte des classes existe là-bas comme ailleurs. Les riches Gazaouis, qui vivent dans leurs grandes villas des hauteurs, ne font pas la charité aux réfugiés qu’ils entretiennent comme un cancer.

« Il suffit d’avoir de l’argent » : sommes-nous assez bêtes pour n’avoir pas songé à cette vérité première surtout devant les cadavres des enfants palestiniens ? On aura noté que le brave homme « a presque honte d’oser rappeler » ce qu’il ne manque pourtant jamais de nous rappeler partout, toujours et en toute circonstance : la juteuse Shoah. Et puis admirons son grand salto arrière : juste après avoir confessé sa « presque honte » de rappeler la Shoah, il la rappelle à nouveau quatre lignes plus loin. ­– C. Lanzmann passera à la postérité pour avoir été, à la différence de juifs comme Rony Brauman, Régis Debray, Edgar Morin et Christiane Hessel, incroyablement dénué d’intelligence, de sagacité et tout simplement d’humanité.
26 août 2014